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Accueil > Monde | Par Roger Martelli | 20 décembre 2016

Syrie : le "réalisme" est le poison de notre temps

Le drame syrien, le cynisme de Bachar et de Poutine, les tergiversations occidentales, l’impuissance des démocrates sont les signes cruels que nous sommes au bout d’une méthode internationale épuisée. "Realpolitik" ou esprit de justice : il faut choisir.

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L’hypothèse de l’Américain Samuel Huntington est devenue réalité. Il nous promettait la "guerre des civilisations" ; nous avons "l’état de guerre" tout court. Le problème est que, lorsqu’une guerre est déclarée, malheur aux tièdes ! La morale civique, qui se confond avec la Realpolitik, conduit à tout faire pour la gagner. Tout, même l’indéfendable... Or, en matière d’identité, de culture ou de civilisation, les guerres ne se gagnent pas.

En pratique, la course à la tension, le jeu de la riposte et de la contre-riposte conduisent à l’abîme. Pour justifier la fermeté de "l’Occident" et de sa "civilisation", on évoque l’"ensauvagement" et le "retour de la barbarie" qu’alimentent sans fin nos images télévisuelles. Mais la barbarie ne fait-elle pas partie de notre monde depuis les conquêtes coloniales et les deux guerres mondiales ? N’avons-nous pas nous-mêmes pratiqué l’extermination massive de civils, le camp de concentration, le travail forcé, l’anéantissement des villes et l’assimilation brutale au nom de nos "valeurs", voire au nom de la République ? S’il y a un problème majeur, il tient en fait à ce que, jusqu’à ce jour, les puissances ont décidé du bien et du mal, de la guerre et de la paix, de la cruauté tenue pour nécessaire et du mal absolu qu’il faut éradiquer. Non pas les peuples, mais les puissances, c’est-à-dire des États.

La guerre des identités est une guerre sans raison

Au temps de la guerre froide, les deux camps ont pu penser, à un moment donné, que l’usage de la méfiance et de la violence était une nécessité. Le maccarthysme et le jdanovisme se faisaient écho, le général américain MacArthur demandait l’utilisation de la bombe atomique en Corée, et Mao Zedong expliquait qu’une guerre nucléaire pouvait provoquer un milliard de morts, mais que la population restante vivrait heureuse sous le communisme. Heureusement, aucune de ces logiques n’est allée jusqu’au bout, parce que, à chaque moment, dans chacun des deux camps, la raison a pu l’emporter. Mais, à l’époque, le conflit avait une rationalité fortement ancrée dans l’économique et le social, et la raison, au bout du compte, trouvait une base matérielle pour le réguler.

Or, quand le conflit porte sur des identités, quand l’autre est supposé mettre en question un mode de vie, une manière d’être chez soi, quand le soubassement de l’affrontement oppose la richesse d’un côté et le ressentiment de l’autre, si des centaines de millions de déshérités se mettent à penser qu’ils n’ont plus rien à perdre, est-on sûr que la raison, in extremis, sera en état de jouer ?

À ce jour domine le "paradigme réaliste", dont le politologue américain Hans Morgenthau, l’un des promoteurs de la doctrine américaine de l’"endiguement", a fourni la théorie la plus forte au début de la guerre froide. « La société en général, écrivait-il, est gouvernée par des lois objectives qui ont leur racine dans la nature humaine [autour] d’instincts biopsychologiques élémentaires tels que l’instinct de vie, de reproduction et de domination. [...] La politique internationale, comme toute politique, est une lutte pour la puissance. » Or rien n’est pire aujourd’hui que le "réalisme" de la puissance et de la guerre. Nul ne peut penser que la guerre disparaîtra de notre horizon d’un coup de baguette magique, que les stocks d’armement fondront comme la banquise et qu’il n’y a plus place nulle part pour des activités de défense des territoires. Mais la question qui nous est posée est toute simple : allons-nous longtemps laisser aller le monde tel qu’il va ?

La logique de la guerre ne fait que préparer la victoire des puissants

Comme au temps de la guerre froide, le monde semble relever d’une logique binaire : Islam et Occident, démocratie et terrorisme, mondialisation et souverainisme, impérialisme et anti-impérialisme. Qui n’est pas avec moi est contre moi ; les ennemis de mes ennemis sont mes amis… Il n’y a jamais eu autant d’esprit de guerre froide que depuis que le mur de Berlin et tombé. Beaucoup trop, à gauche comme à droite, nous expliquent qu’il faut en finir avec "l’angélisme". Être réaliste, ce serait désigner l’ennemi principal et tout faire pour le mettre à terre. Or se résigner à ce constat serait une folie.

Combattre le pseudo-réalisme n’est pas s’enliser dans le verbiage des demi-mesures, ce n’est pas verser dans l’apologie dérisoire du consensus. C’est prendre la mesure de ce que, s’il y a lutte entre des conceptions antagoniques du monde, la logique de la guerre ne fait que préparer la victoire des puissants. Staline, en 1947, pensait qu’il n’avait pas d’autre choix réaliste que d’accepter le bras-de-fer avec les États-Unis. Il ne savait pas que, en mettant le doigt dans l’engrenage, il créait les conditions de l’échec global du système qu’il voulait officiellement préserver. La lutte démocratique de masse rend possible la perspective de l’émancipation ; la logique de la guerre crée les conditions de son impossibilité.

Plutôt que le simplisme du choix binaire, il faut assumer des contradictions. Refuser le contournement ou l’humiliation de la Russie – dont les Occidentaux se rendent responsables depuis plus de trente ans – est juste ; ne pas accepter la brutalité cynique de l’État russe n’en est pas moins une nécessité. Vouloir éradiquer l’inhumanité de Daesh est un devoir ; penser que l’extension de la guerre et, pire encore, le bombardement de populations civiles en sont les conditions premières est une faute. Laisser faire l’inacceptable est impensable ; répondre à la barbarie par la violence aveugle est un gouffre.

Refonder la "communauté internationale"

La solution pour avancer, quel que soit le point du globe, n’est pas la guerre mais la justice. Pour aller dans ce sens, la seule voie raisonnable pourrait être la suivante :

1. Donner à la communauté internationale l’objectif d’une mondialité du développement humain sobre et durable, fondée sur la primauté des droits humains. Cela implique entre autres : d’abandonner la libéralisation du commerce prônée par l’OMC ; d’annuler les dettes illégitimes ; d’établir une fiscalité internationale permettant de préserver et d’élargir les communs ; de faire de la responsabilité sociale et environnementale des firmes multinationales un impératif contraignant ; de réformer radicalement les institutions financières internationales en les subordonnant aux instances de décision politique ; d’instaurer de nouveaux outils de régulation pour lutter contre la spéculation financière, le dumping et la concurrence entre les États.

2. Réformer radicalement le dispositif onusien. Son déclin et son impuissance ont été construits par les puissances. Nous en payons durement le prix. C’est le mouvement inverse qu’il faut construire sans tarder, pour donner une légitimité incontestable à toute intervention concertée, en tout point du globe. L’ONU doit être revalorisée ; elle ne le sera que si ses règles sont ouvertement subverties.

Tout d’abord, nous ne sommes plus en 1945. La source de la légitimité n’est plus dans le consensus supposé des puissances qui terrassèrent les fascismes. Elle ne peut aujourd’hui se trouver que dans l’Assemblée générale. Ses pouvoirs doivent donc être renforcés, pour l’instituer en Assemblée délibérative réelle, exerçant son contrôle sur les instances exécutives. À côté d’elle, pour être au plus près des populations toujours organisées politiquement en États, serait instituée une Assemblée des parlements nationaux.

En second lieu, le Conseil de sécurité serait transformé en augmentant le nombre de ses membres, notamment vers le "Sud", en généralisant le principe de rotation et en supprimant le droit de veto, qui donne aux cinq membres permanents un pouvoir exorbitant renvoyant à une époque résolument périmée. Des dispositifs intermédiaires pourraient être mis en place pour aller dans cette direction. Par exemple, comme cela a été proposé, l’Assemblée générale pourrait décider, dans l’urgence humanitaire, des cas où l’utilisation du droit de veto serait immédiatement suspendue.

Par ailleurs, on gagnerait à mettre en place des instances d’arbitrage, pour la régulation économique et sociale comme pour la prévention et le règlement des conflits. Elles seraient ouvertes à l’intervention des associations citoyennes, préciseraient les compétences universelles des tribunaux nationaux, définiraient les modalités et les limites de la mondialisation des juges. Elles fonderaient les possibilités d’une intervention internationale sur le principe de subsidiarité qui respecterait la souveraineté des peuples. Elle permettrait de lutter efficacement contre l’impunité.

Au total, le rôle des citoyens serait ainsi renforcé, sur l’ensemble des domaines qui dépassent l’échelle nationale. Par exemple, le rôle du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) serait élargi, en y renforçant la participation des forces politiques, des parlementaires nationaux et des ONG. Un droit d’initiative serait alors instauré en faveur des sociétés civiles, auquel les institutions internationales seraient tenues de répondre dans les formes appropriées.

Plus on retarde l’engagement de ces transformations structurelles, plus on conforte l’engrenage des inégalités, des discriminations, de l’amertume et de la haine. Mais ces pistes ne peuvent déboucher que si elles deviennent l’affaire des peuples. Plutôt que de les mobiliser sur la base du ressentiment et de la peur, mieux vaudrait le faire autour des valeurs d’égalité, de citoyenneté et de solidarité. Il ne manque pas de forces, mouvements, associations, États, ONG, institutions internationales même, pour permettre cette mobilisation démocratique.

Leur conjonction est la clé d’un réalisme vrai. Il est aux antipodes de la Realpolitik. Les guerres aujourd’hui ne se gagnent pas ; la seule solution est de s’en sortir.

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Vos réactions

  • Ca devrait être interdit d’écrire des articles omme ça. J’ai failli m’étouffer avec mon sand witch en lisant !
    Autant de naïveté, c’est consternant.

    RêvePolitik Le 20 décembre 2016 à 16:15
  •  
  • Ce qui est consternant en effet c’est que de tels sermons soient prononcés au moment même où il est devenu fatal que la catastrophe doive se produire car tout a été fait pour en arriver là et rien pour l’empêcher et ce depuis cinq ans. Voilà comment au nom de la condamnation du "réalisme" politique, a-posteriori, et au nom de la " mondialité du développement humain sobre et durable, fondée sur la primauté des droits humains" les plus belles et nobles intentions sombrent dans une sorte d’idéalisme pacifiste bêlant et de bonne conscience impuissante. Le réalisme (ou le courage) politique aurait consisté à désigner clairement les responsables de cette catastrophe d’une part et d’autre part à dénoncer les coupables d’actes barbarie qu’ils y commettent au lieu de renvoyer tout le monde dos-à-dos (voir le chapeau de cette article).

    Victor Le 20 décembre 2016 à 17:24
       
    • La Paix est le 1er des droits humains car ce sont les plus démunis qui meurent les plus nombreux. La Déclaration de Philadelphie en Juillet 1944 disait : " les inégalités sont responsables des Guerres." Les pauvres fous qui se font sauter se tuent et tuent. Les riches marchands de canons font sauter mais ne se font jamais sauter. Comme à chaque conflit. Oui, il faut cesser d’accepter la toute-puissance du Conseil de Sécurité et Oui, multiplier les convois humanitaires/ La croix Rouge est bien sortie du charnier de la Bataille de Solférino. Oui, il faut laisser les chiens de guerre à la niche et leur clouer le bec, même (surtout) sur cette liste !

      michel.mourereau Le 20 décembre 2016 à 20:24
    •  
    • Pour la Syrie, il convient de commencer par les faits. Assad, le père, initiateur de la dynastie, a massacré tous les communistes qui n’ont pas plié. J’avais comme ami à Paris dans les années 70 un des communistes rescapés, amoché par la torture. Le fils Assad a continué. Facile depuis Paris de prendre fait et cause pour un boucher dont les couteaux sont à 3000 km. Pour le peuple syrien, c’est autre chose. Effrayant.

      Le peuple a fini, heureusement, par se rassembler et exiger le minimum de démocratie, encouragé par la chute des dictatures en Egypte et Tunisie. Mais il a du faire face à un massacre immédiat des manifestations pacifiques. Sans armes suffisantes, notamment anti-aériennes, il a du faire face au déluge de feu et massacres de Assad et Poutine. Des pays OTAN et des dictatures arabes ont aidé à armer ces assassins, recrutés entre autres par Daesh.
      Dès la mobilisation pour la démocratie, Assad avait sorti de prison et mis à son service les fous et assassins religieux pour reprendre le contrôle des villes. A Alep le peuple a réussi à s’en débarrasser.

      Poutine a refait comme en Tchechénie : massacre de masse. Son ministre de la guerre vient d’annoncer les moyens utilisés 71 000 frappes aériennes mais il ne dit rien des populations massacrées. La révolution syrienne a été prise dans l’étau des dictatures régionales, appuyées par les impérialismes US et russe. Guerre inter-impérialiste, guerre du pétrole, guerre religieuse en partie aussi. Certains se trempent les mains dans le sang, comme en 14, ou comme pendant les guerres de religion en Europe.

      L’un et l’autre dictateurs méritent, tout comme les responsables de Daesh ou Bush, d’être jugés pour crimes contre l’Humanité. Ils mourront certains avant, mais seront jugés par les peuples et la mémoire historique.
      Pour les détails voir les centaines d’articles sélectionnés ici

      jim Le 24 décembre 2016 à 16:08
  •  
  • Article vraiment consternant !
    « Or, quand le conflit porte sur des identités,..  »
    Non cette guerre n’est pas une guerre de civilisation, ni une guerre de religion, c’est une guerre pour contrôler des pays, instituer le chaos, les rendre faibles, pour que de puissants protecteurs puissent les dominer et puissent faire passer des tuyaux pour le gaz et le pétrole, le reste, c’est du blabla !
    Les USA, l’Arabie saoudite, le Qatar, la France, la Grande-Bretagne fournissent des fonds, des armes à des gens qui en majorité ne sont pas syriens, et qui ne sont que des mercenaires. Ils l’ont fait déjà en Afghanistan en instrumentalisant Ben Laden et ses troupes pour affaiblir l’Union soviétique et l’empêcher de rejoindre les mers chaudes. Ensuite par des méthodes semblables, ils ont créé le même chaos en Irak, puis en Libye, et en dernier, cette tentative en Syrie.
    A chaque fois on accuse les dirigeants de ces pays de ne pas être des démocrate, d’avoir exterminé 200 000 de leurs sujets, d’être corrompus, et on leur fait directement ou par acteurs interposés une guerre, qui entraîne plus d’un million de morts civils comme en Irak… A chaque fois le remède est pire que le mal initial !
    La vérité est que l’on passe d’un monde dominé depuis 1945 par les USA à un monde multipolaire. Et que les USA, le perdant n’apprécie pas et se bat pour conserver sa suprématie. Il se bat par tous les moyens. Depuis 1914, sa méthode est toujours la même, susciter des guerres auxquels au départ il ne participe pas. Et de n’y participer que quand les adversaires sont épuisés et que la guerre est pratiquement terminée !
    Article totalement consternant !

    Pierre Magne Le 20 décembre 2016 à 20:12
       
    • Et vous, pas un mot, sur Assad, Poutine en Syrie.
      Vous nous sortez la propagande Russe.

      Sans vous en rendre compte, vous en venez à defendre les pires dictateurs de ce debut de siecle.
      Vous etes mur pour finir chez Le pen ou Melenchon, qui ont les exactement les memes propos que vous.

      bdpif Le 21 décembre 2016 à 09:50
  •  
  • Article hors sol.
    Rien sur le printemps Arabe, rien sur les révolutions de couleur, rien sur Hollande ni Fabius, rien sur le Quatar, rien sur l’Arabie Saoudite (c’est où ça, dite) ni bien sûr le Yemen, rien sur la Turquie, rien sur la Libye, rien sur les migrants (la mer, qu’on voit danser, le long des golfes clair, etc. etc.) , rien sur l’Irak, rien sur Gaza, rien sur le pétrole, rien sur les gazoduc rien sur l’Afghanistan, rien sur les drones, rien sur l’Ukraine, rien sur l’OTAN, etc. etc.
    Ce réalisme là, n’est pas le poison, il est le remède.
    Amen.

    Claude Animo Le 20 décembre 2016 à 22:20
  •  
  • Si l’on débat, que l’on sache de quoi l’on débat. Mon propos n’était pas de décortiquer les causes de ce qui se passe au Proche et Moyen Orient. Vous vous imaginez que j’ignore les responsabilités écrasantes à long terme des vraies puissances, celles des États-Unis, de l’Union européenne, de la France même ? Vous osez suggérer que je tais le substrat de tout cela, le gigantesque enjeu pétrolier, les intérêts géostratégiques, la sauvegarde de "leur" mondialisation ? J’oublierais leur utilisation honteuse de l’Arabie saoudite, du Qatar, du wahhabisme et j’en passe ?
    Ma seule question est toute simple : et alors ? Si la Syrie officielle, si la Russie de Poutine interviennent, c’est pour les droits de leurs populations, la partage des ressources pétrolières, la maîtrise partagée des espaces maritimes, la rupture avec la mondialisation ? Et donc, face aux puissances occidentales, il ne nous reste plus qu’à nous appuyer sur la brutalité de Bachar el-Assad et le cynisme russe ? Au nom de la responsabilité de l’Occident, on va tolérer cela ?
    Mais où vivez-vous pour oublier à ce point les valeurs qui nous rassemblent et pour lesquelles nous agissons ?
    Ces réactions sont exactement celles qui m’ont poussé à dire : assez ! Assez de ces discours qui se veulent réalistes et même anti-impérialistes et qui ne font que conforter la logique "pure" de la puissance et donc de la mondialisation telle qu’elle se fait.
    Si, face au règne de la finance, face aux politiques prédatrices de l’Occident, nous n’avions plus que la Syrie et la Russie pour nous en sortir, alors soyez sûrs que le capitalisme a déjà gagné. Comme il a gagné la guerre froide.
    Ce qui est consternant, Pierre Magne et Claude Animo, c’est de ne pas voir que la seule manière de s’en sortir est que les peuples se mobilisent pour changer les règles du jeu. Ce qui est hors-sol, c’est de penser ou de laisser entendre indirectement que la Russie et la Syrie contribuent à desserrer l’étau. Ce qui est pour moi inadmissible est de laisser dire, comme la droite et le PS, que désormais tout se mesure à l’aune de la guerre contre le terrorisme. C’est de continuer de faire comme si la question des inégalités, de l’exploitation des peuples, de l’appropriation cynique des biens communs, du dédain de l’ONU n’étaient pas le coeur des problèmes de notre temps. Si Poutine et el-Assad ont raison, Bush avait raison de décréter l’état de guerre et Hollande-Valls l’état d’urgence.
    Il ne peut pas y avoir une vérité à Paris et une autre à Alep. Je suis désolé mais, quelles que soient les responsabilités occidentales, la solution n’est pas de s’enfoncer toujours plus dans la guerre. C’est de s’en sortir. Et tant pis pour les exaltés qui y voient du pacifisme bêlant.

    Roger Martelli Le 21 décembre 2016 à 00:07
       
    • Article consternant
      et commentaire de Roger Martelli encore plus consternant !

       
      Les guerres ont toujours des objectifs de domination économique et politique d’un pays.
      .
      En Syrie, il s’agit de pétrole et de gaz. Le reste, cher Monsieur Martelli, c’est de l’habillage.

      Pierre Magne Le 21 décembre 2016 à 23:42
    •  
    • "Ce qui est consternant, Pierre Magne et Claude Animo, c’est de ne pas voir que la seule manière de s’en sortir est que les peuples se mobilisent pour changer les règles du jeu. "
      .
      L’histoire, au niveau mondial, prouve abondamment le contraire. Ce sont les plus puissants, les dominants, ceux qui dominent militairement dans un conflit... qui orientent le sens de l’évolution de ce conflit ...
      .
      Croire que les peuples en causes peuvent trouver une solution est de l’ordre du rêve, de l’utopie. Mais cela fait de si beau article de presse !
      .
      Mais si vous voulez dire que la solution en Syrie est politique, oui, je pense alors que vous auriez raison. Mais cette solution politique ne se fera qu’entre ceux qui sont les vrais acteurs, les vrais financeurs et les vrais instigateurs du conflit. Et je crois que c’est en cours ! Et nous verrons encore plus clair en février !

      Pierre Magne Le 21 décembre 2016 à 23:58
  •  
  • D’accord avec Martelli. Et la Syrie n’est pas le seul terrain de jeu des cyniques. L’accord entre Poutine et l’extrême droite autrichienne, les relations renouées avec la Turquie d’Erdogan, c’est du réalisme anti-impérialiste aussi ?

    Rey Le 21 décembre 2016 à 08:10
       
    • Vous avez l’air de vous étonner que Poutine tente de tirer son épingle de ce jeu de massacre. Personne ne soutient ce régime qui embastille nos camarades. Cessons de ne voir que ce que l’on veut bien nous montrer à voir.
      Je m’étonne de lire une analyse aussi partielle (ou partiale) sous la plume de R. Martelli. Bien qu’il s’en défende il participe du concert qui dédouane les véritables responsables de la déstabilisation de cette région du globe. L’OTAN, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les USA, la France , les hydrocarbures......connait pas .
      Pour être dans l’air du temps faudrait-il oublier que toutes les guerres depuis la nuit des temps ont pour origines la conquête de nouveaux territoires nécessaire à l’expansion du groupe qui mène la guerre, les ressources naturelles vitales à celui-ci ou la défense d’intérêts particuliers. Martelli s’est-il tellement éloigné de l’analyse matérialiste pour nous produire un tel essai d’inspiration néo-libérale ?

      choucroute Le 21 décembre 2016 à 11:25
  •  
  • Juste un mot pour dire mon entier accord avec l’article de Roger Martelli. Car il faut bien, à un moment, que ce ne soient pas que les raisonnements binaires qui s’expriment ici.
    Un problème quand même, la position assez douteuse de Mélenchon sur ce sujet... candidat promu par regard.fr

    Marc Sidonny Le 21 décembre 2016 à 11:40
       
    • Nous y voila. pourquoi ce réflexe pavlovien qui fait citer Mélenchon chaque fois qu’est prononcé le mot Poutine ?
      N’avez-vous pas l’impression d’être un tout petit peu manipulé ?

      choucroute Le 21 décembre 2016 à 12:09
    •  
    • Pavlov... encore un Russe ! :-)
      Je pointais simplement la petite contradiction pour R.M. de combattre la position campiste sur la Syrie et de soutenir JLM qui grosso modo défend cette position.

      Marc Sidonny Le 21 décembre 2016 à 18:54
    •  
    • Bonjour !

      Pourtant les parties "La logique de la guerre ne fait que préparer la victoire des puissants" et "Refonder la "communauté internationale" me paraissent cohérentes avec la position de JLM.

      Je n’ai absolument pas le niveau d’analyse / connaissance / compréhension des personnes intervenant ici, mais j’ai quand même le sentiment que JLM (dont le mouvement et le programme sont très stimulants et source d’espoir et disons le : clairement gênants pour les appareils établis) se fait canarder de manière hystérique, et j’ai du mal à penser que ce ne soit pas un minimum fait à dessein (cf. position de nos amis d’EELV/PS et autres médias comme Barthès & co qui s’empressent de relayer des interviews tronquées qui détournent totalement leur sens). Évidemment, beaucoup de critiques sont de bonne foi, mais le focalisation sur sa personne est étonnante — et cela occulte tout l’effort que nous faisons en termes d’éduc pop, production d’idées etc.

      Bidinou Le 21 décembre 2016 à 23:00
  •  
  • Juste un scoop : l’Union soviétique n’existe plus, à supposer qu’elle soit toujours intervenue pour défendre les droits des peuples...
    En tout cas, le régime bâti par Poutine est un régime autoritaire s’appuyant à la fois sur une partie des oligarques et sur l’appareil répressif, FSB en tête.
    Et lorsque Moscou intervient à l’étranger, c’est, comme les autres puissances, pour défendre ses intérêts tels que ce régime les conçoit.
    J’ai l’impression que cette évolution - vieille de 25 ans - est inconnue de certains intervenants dans ce débat.
    A quiconque doute de ce que j’écris, une question : si Poutine est à la tête d’un régime anti-impérialiste, pourquoi s’entoure-t-il d’une Internationale comprenant toutes les forces d’extrême droite, FN compris, qu’il conseille et finance ?

    Dominique Vidal Le 21 décembre 2016 à 12:56
       
    • Tout à fait. Mais laissons à César ce qui lui appartient dans la chronologie des faits. Que Poutine utilise le chaos crée par la déstabilisation de la Syrie ne devrait étonner personne. Et pourtant il s’en trouve pour intervertir la cause et les effets.

      choucroute Le 21 décembre 2016 à 13:16
  •  
  • Il est permis de rêver en cette période de fête. Nous ne sommes pas dans un conte de Noël. Il faut demander aux Syriens ce qu’ils pensent de ces cinq années de guerre effroyable. Il ne faut pas mettre les belligérants dos à dos, d’un côté une cohorte d’Islamistes d’importation soutenue par tout ce que compte sur terre de vendeurs d’armes et libéraux, néocons ou atlantistes de tout poil (EU, Allemagne, France et Angleterre… Arabie Saoudite, Qatar... et de l’autre un gouvernement, quoique l’on pense de son Président, légalement élu et qui le serait encore, haut la main si il y avait des élections demain ) soutenu par les Russes, les Iraniens…

    Dans cette affaire, il ne peut y avoir de juste-milieu, c’est une lutte à mort. Les enjeux sont tellement importants économiquement et politiquement, les haines tenaces entre belligérants, les rancœurs exacerbées, la paix des braves ne pourra malheureusement se conclure que lorsque l’une des parties jettera l’éponge (et encore) ou sera mort. C’est ce qui se passe, au prix de milliers de morts de civils, combattants et militaires. Sans parler des centaines de milliers de réfugiés que l’on manipule du côté de la Turquie ou de la Jordanie. Lorsque l’ennemie est en face de soi, il n’y a pas deux solutions, mais une, tuer ou être tué. Le reste concourt à l’angélisme qui n’est pas de mise dans ce monde.

    Dans cette guerre, puisqu’il s’agit de guerre, il n’y a pas les bons, les révolutionnaires ou les Islamistes modérés qui n’ont jamais existé, sauf dans l’esprit tordu de quelques intellectuels en recherche de notoriété et les méchants dont Bachar qui tue son peuple…. Il n’y a aucun cynisme chez Bachar ou Poutine, mais du réalisme qui a fait défaut à de très nombreux politiciens français et observateurs. La communauté internationale est une vue de l’esprit, il n’y a que des intérêts particuliers qui parfois se croisent ou convergent et souvent s’opposent. D’accord ou pas, ce qui fonde les sociétés sont les identités de chacun de ces peuples ou pays, l’histoire, la ou les religions, la culture, les luttes sociales, les intérêts partisans, l’argent... capitalisme ou pas. Le socialisme n’a pas réussi sa mue. Les peuples se tournent vers d’ autres destinées dont ils ont du mal a percevoir les contours : Trump, Poutine, un capitalisme à la chinoise… la montée des forces d’extrême droite comme variante du capitalisme.

    Cette guerre va sans doute encore perdurer un moment avec sa cohorte de larmes et de sang. Nous ne sommes pas dans un monde pavé de bonnes intentions, mais de violence. Celle-ci va s’intensifier au fur et à mesure que les perdants (l’occident) vont voir leurs privilèges disparaître, leur pouvoir leur filer entre les doigts. La libération d’Alep marque sans doute le début d’une autre phase historique comme l’a été celle du mur de Berlin ou la chute de Saigon. Fin de quelque chose et début d’une autre chose ?

    Il y a la lutte de classe et ses violences, il y a la lutte pour la suprématie mondiale qui n’est pas moins violente. Un nouveau monde multipolaire naît ou est entrain de naître, sans doute, mais pas avant d’avoir réduit, détruit ou mixer l’ancien monde unipolaire ou qui pensait l’être. Bonnes fêtes à vous.

    rody Le 21 décembre 2016 à 16:22
       
    • @rody
      Félicitation pour votre commentaire.
      .
      Et comme Rody, je souhaite de bonnes fêtes à tous les lecteurs de Regards, et surtout à ceux qui lisent les commentaires qui suivent ces articles.
      .
      Comme l’a dit Gaston Bachelard la vérité ne peut émerger que des avis contradictoires.

      Pierre Magne Le 22 décembre 2016 à 10:00
  •  
  • Je répète ma question aux (nouveaux) pro-russes : si Poutine est à la tête d’un régime anti-impérialiste, pourquoi s’entoure-t-il d’une Internationale comprenant toutes les forces d’extrême droite, FN compris, qu’il conseille et finance ?

    Dominique Vidal Le 21 décembre 2016 à 18:38
       
    • Ou avez-vous lu que quelqu’un prétend que Poutine est anti-impérialiste. Il défend les intérêts de la Russie et du capital russe. Comme le font les USA et toutes les autres puissances impliquées dans ce conflit.

      choucroute Le 21 décembre 2016 à 18:56
    •  
    • Monsieur Vidal, mais qui vous dit ici que Poutine est ce que vous leur faites dire ? Pourquoi cette équation d’égalité que vous faites arbitrairement et que vous leur prêtez. Il ne s’agit ici sur ce fil ni de Poutine ni d’Assad ? Il s’agit de tenter distinguer - pour certains du moins - entre les diverses parties prenantes (et elles sont fort nombreuses et inextricables pour partie) dans cette horrible guerre (qu’il n’est pas simple de caractériser) responsables des causes et des effets. Et ce n’est pas parce qu’on ne peut tout dire à la fois dans son commentaire, qu’en condamnant les uns on soutient intégralement les autres. Assez de ces faux débats bien de chez nous ! Mais pour vous, apparemment, comme pour la plupart des commentateurs mainstream, tenter d’opérer ce distinguo c’est déjà soutenir le diable et ses suppôts. Vous êtes bien placé pour savoir que Le Monde Diplomatique lui-même s’est montré ces dernières années fort discret et prudent sur la question (= drame) syrien et Poutine. Et pour cause et à juste titre (à mon avis) vu l’extrême complexité de la situation et des enjeux inter-impérialistes locaux et géopolitiques, la multitude et la diversité des puissances et factions intervenantes. Alors de grâce épargnez-nous ce genre d’interro pour le coup "binaire" (comme disent en ce moment ceux qui n’ont rien de précis à vous opposer et donc -of course - un incontournable "populisme)". Car on pourrait vous poser la même question en remplaçant "Poutine" par "puissances occidentales" et "forces d’extrême droite, FN" par "Arabie saoudite, wahhabites, Al Quaïda etc". Aussi, La "solution" de Roger Martelli, à savoir la Lutte des Classes et la Révolution Prolétarienne (oui je caricature), si je la partage dans l’idéal, elle ne me paraît d’aucun secours et in-fine ne dérange personne... Trop réaliste certainement.

      Victor Le 21 décembre 2016 à 19:22
  •  
  • Le conflit syrien rend-il fou ? On pourrait le penser en observant, sur le site de "Regards", des réflexes négationnistes :
     negationnistes des mouvements populaires. À force de faire joujou avec une géopolitique au rabais, on en oublierait qu’une vague révolutionnaire a déferlé sur le monde arabe. Le Diplo en beaucoup parlé. La rébellion syrienne s’inscrit dans ce cadre ;
     negationniste du caractère contre-révolutionnaire du régime de Bachar al-Assad et, avant lui, de son père. Les pouvoirs baasistes, longtemps expression du nationalisme arabe, ont dégénéré pour devenir les instruments d’une bourgeoisie mondialisée. Pour défendre les prédateurs, il ont depuis longtemps usé et abusé de la répression la plus sanglante. Le Diplo en a souvent parlé ;
     négationniste du rôle des puissances internationales et régionales. Que les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’Union européenne défendent leurs intérêts au Moyen-Orient n’empêche pas la Russie et l’Iran d’en faire autant, sans plus de respect pour les aspirations du peuple syrien. Moscou et Téhéran n’ont en vue que leurs intérêts. Le Diplo en parle depuis longtemps ;
     negationniste de la réalité de la guerre. Il faut n’avoir aucun sens de ce que signifient des mois de bombardements intensifs sur une ville pour imaginer un seul instant qu’ils ne fassent pas de victimes civiles. Un lecteur du Diplo ne ferait pas un tel contresens.
    Bref, je lis ici des contributions qui se situent hors du champ de la vraie gauche. Car c’est bien le lieu où je me situe. Me caractériser comme "mainstream" fera rire tous ceux qui ont suivi mon travail sur le conflit israélo-palestinien depuis plusieurs décennies. Débattons, oui, mais sur la base de nos valeurs. Pas de celles de l’extrême droite pour qui seul compte le nationalisme...

    dominique vidal Le 21 décembre 2016 à 23:32
       
    • Monsieur Vidal, un peu de retenue s’il vous plaît. Parmi ceux que vous traitez ici de négationnistes ignorants voire d’extrême droite, nombreux sont ceux qui ont concrètement soutenu non pas LES Révolutions Arabes (ce qui ne veut rien dire) mais des soulèvements populaires dans des pays arabes notamment tunisien et égyptien et qui continuent à le faire.Sans parler de la cause palestinienne.
      Vous avez une lecture sélective, bourrée de préjugés idéologiques et partiale des commentaires et réponses qui vous sont faits. Vous n’argumentez pas sur les faits en cours qui vous sont exposés, certainement par mépris de la "realpolitik" et probablement faute d’informations fiables, mais vous répondez par des imprécations autoritaires de procureur et procès d’intentions (votre question idiote ci-dessus, par exemple) . Inutile de tenter de débattre en ce moment avec des gens comme vous enfermés dans leurs certitudes arrogantes et leur bonne conscience au même titre que les propagandistes des médias dominants. Et quand la vérité historique dira sans conteste possible combien les faits historiques étaient différents (et bien plus complexes) des représentions que des gens comme vous ont voulu imposer, alors il sera trop tard pour en reparler... Quant au Diplo, pour y être abonné depuis des décennies, je maintiens : pas grand chose de bien impliquant(-é) par rapport à la question syrienne et la Russie de Poutine d’ailleurs (d’aucuns parlent de divergences au sein de l’équipe rédactionnelle internationale) : là encore, vous vous en sortez en me citant les archives du Diplo sur d’autres thèmes proches mais différents de celui du conflit syrien et de l’intervention russe dans ce conflit...

      Victor Le 22 décembre 2016 à 10:39
    •  
    • @ D. Vidal : Précision : vous n’êtes pas "mainstream". C’est votre discours qui je situe dans ce courant sur la question syrienne / Russie quand bien même vos présupposés sont différents de ceux des propagandistes néo-libéraux des puissances occidentales. Au même titre d’ailleurs que le billet d’Orient XXI "Requiem pour Alep" (Alain Gresh ?), sans plus. Pour autant croyez bien que je partage la plupart de vos "valeurs" comme vous dites.

      Victor Le 22 décembre 2016 à 10:52
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    • @Dominique Vidal

      Un grand merci pour votre commentaire. je commencais à être desespéré de ne plus voir des commentaires qui vont dans la réalité et de ne voir que les fruits de la propagande Russe par des gens de gauche de la gauche devenus completement oculte par les declarations de leurs dirigeants. D’une part, cette propagande Russe est lié par des propagandiste payés par la Russie (Reseau Voltaire, agoravox, et tout leurs sattelites), il vous suffit de taper sur google "Propagandistes russes" pour avoir cette confirmation,sur des sites neutres. Je vous vous mettre juste deux exemples propagandiste russes sur la syrie
      le premier, et ledeuxiemesur ces propagandistes russes

      D’où viens la notion fausse de "propagande Mainstream" ? Je l’ai vu arriver en direct des propagandistes russe sil y a environ deux ans, au moment où la propagande russe a changé de terrain, a arrêté de parler de l’Ukraine, et où la Russie est intervenu visiblement en faveur du régime de Assad. Ils ne parlaient pas depuis des années de la Syrie, et là subitement, ils se sont dis que pour réinventer une réalité sur le terrain, des milliers de temoignages de Syriens refugiés, les temoignages de centaines de journaliste, on pouvait reinventer la realité, et pour contrer sa propre propragande, dire que la réalité n’était que de la propagande payé par les USA et la France. Celà était destiné à la Russie, ou la propagande faisait rage. Abscence de liberté de presse. Et un peu pour l’occident, avec notement SPutnik.Com, sans trop d’espoir qu’evidement une telle tactique ne marche, mais hélas, nous ne sommes pas très fut fut les francais, ajoutons qu’ils ne s’interessaient pas à la Syrie, et pour finir des partis politiques qui ont pris cette propagande Russe, le Pen ( La faschisme, c ’est son dada), et un autre, Melenchon, qui reprends aussi la propagande des Russes et de Assad, et ses militants qui ne se rende pas compte, ne s’étant pas intéréssé à la guerre civile Syrienne et qui croient donc à cette propagande.

      bdpif Le 22 décembre 2016 à 13:50
  •  
  • En fait, pour en revenir au sermon pacifiste de Roger Martelli, les intervenants, pris dans le maëlstrom des infos et des réseaux sociaux, en ont oublié l’Avent, cher à nos petits villages par l’hiver embrumés et givrés. Roger nous adressait son exhortation urbi et orbi à la tolérance, la main tendue du fils du peuple aux chrétiens et autres...

    René-Michel Le 22 décembre 2016 à 13:33
  •  
  • Je me permets de recommander chaudement ceci :

    http://newparadigm.schillerinstitut...

    à l’attention notamment de ceux que le "réalisme" (ou la réalité ?) gène.

    Si les guerres, toutes les guerres, engendrent bourreaux et atrocités pour le plus grand malheur des populations innocentes, pour autant elles ne se valent pas et les responsabilités n’en sont également partagées ni identiques.

    Ils comprendront peut-être (???) qu’il n’y a pas d’un côté les Justes (le Bien) et de l’autre les Assassins (le Mal), mais que "« lancer une guerre d’agression (…) est non seulement un crime international ; c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en lui-même le mal accumulé de tous les autres », (...)".

    Si tenter de distinguer les causes premières et conséquences de cette guerre en Syrie, signifie pour certains ici excuser et encourager le pire en tant que "réalisme" nécessaire ( nécessité justifiée d’ailleurs par un certain éditorialiste de la "vraie" gauche qui titrait son édito lors de la guerre de Lybie de 2011 "La guerre du moindre mal"), on leur dira, comme ce fut récemment répliqué à notre 1er ministre français : "Connaître les causes d’une menace est la première condition pour s’en protéger."

    Victor Le 22 décembre 2016 à 14:24
       
    • Merci pour ce lien. L’intervention de Michel Raimbaud (ex ambassadeur de France dans le monde Arabe) est d’une qualité exceptionnelle.

      choucroute Le 22 décembre 2016 à 17:01
  •  
  • @ bdpif
    https://chomsky.info/199710__/
    ça date de 1997, c’est en anglais, l’auteur, éminent linguiste, a un nom à consonance russe certes (mais suffisamment connu pour ne pas vous le situer ) : l’emploi et la vulgarisation de la notion de médias ou propagande "mainstream" n’est pas un concept russo-poutinien, ne vous en déplaise . De même que vous ferez mieux d’écouter ceci avant de dire n’importe quoi au sujet de JL Mélenchon (à partir de la minute 13’:23’’ ).
    http://melenchon.fr/2016/12/15/revu...
    Propaganda, quant elle vous tient...

    Victor Le 23 décembre 2016 à 13:07
  •  
  • C’est un article consternant !!!
    Ni Bachar el Assad ni Poutine ne sont des saints certes, mais lire ça le jour où Alep a été libéré et où la foule de Alep ouest manifeste sa joie c’est presque ....
    Pour plagier De Gaule, j’aurais envie de dire
    Alep humilié, Alep martyrisé, mais Alep libéré

    Géron Le 23 décembre 2016 à 15:43
       
    • De Gaulle, c ’était le camp des rebelles. Pas celui de Assad.
      Vous avez pris vos sources sur Sputnik.com
      C ’est plus le camp Assad.
      Plagiez plutot Goebbels " Un mensonge répété 10 000 fois deviens une verité".

      Parce que vous y participez dans ce mensonge. Et puis c ’est le même camp, les faschistes, et Assad.

      bdpif Le 23 décembre 2016 à 18:09
  •  
  • Alep vue par De Gaulle !
    http://www.lequotidien-oran.com/?ne...

    Victor Le 23 décembre 2016 à 20:29
  •  
  • Bonjour
    C’est peut être , un constat amer, mais c’est comme cela...
    le réalisme est la base de la politique souvent, la géopolitique , la géostratégie gouverne souvent les grands de ce monde.
    Mais aussi la logique de domination, j’ai souvent apprécier un homme comme Laborit, qui nous expliquer cette lutte pour la domination, qui habiter l’humain.Comment mettre fin a tout cela, voila le grand combat. Domination économique, compétition, concurrence, lutte territoriale, lutte pour s’approprier les richesses, luttes pour imposer sa foi, son idéologie......
    Le cerveau reptilien, qui n’est uniquement pas le cerveau de nos dirigeants, mais de tous (du moins du plus grand nombres), va t-il s-autodétruire dans cette lutte pour la domination, comme les dinosaures ont disparue.
    Nous n’avons pas changer, depuis plusieurs millénaires !!!! ????

    bob Le 24 décembre 2016 à 15:49
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  • Syrie : le "réalisme" est le poison de notre temps par jim
    Pour la Syrie, il convient de commencer par les faits. Assad, le père, initiateur de la dynastie, a massacré tous les communistes qui n’ont pas plié. J’avais comme ami à Paris dans les années 70 un des communistes rescapés, amoché par la torture. Le fils Assad a continué. Facile depuis Paris de prendre fait et cause pour un boucher dont les couteaux sont à 3000 km. Pour le peuple syrien, c’est autre chose. Effrayant.

    Le peuple a fini, heureusement, par se rassembler et exiger le minimum de démocratie, encouragé par la chute des dictatures en Egypte et Tunisie. Mais il a du faire face à un massacre immédiat des manifestations pacifiques. Sans armes suffisantes, notamment anti-aériennes, il a du faire face au déluge de feu et massacres de Assad et Poutine. Des pays OTAN et des dictatures arabes ont aidé à armer ces assassins, recrutés entre autres par Daesh.
    Dès la mobilisation pour la démocratie, Assad avait sorti de prison et mis à son service les fous et assassins religieux pour reprendre le contrôle des villes. A Alep le peuple a réussi à s’en débarrasser.

    Poutine a refait comme en Tchechénie : massacre de masse. Son ministre de la guerre vient d’annoncer les moyens utilisés 71 000 frappes aériennes mais il ne dit rien des populations massacrées. La révolution syrienne a été prise dans l’étau des dictatures régionales, appuyées par les impérialismes US et russe. Guerre inter-impérialiste, guerre du pétrole, guerre religieuse en partie aussi. Certains se trempent les mains dans le sang, comme en 14, ou comme pendant les guerres de religion en Europe.

    L’un et l’autre dictateurs méritent, tout comme les responsables de Daesh ou Bush, d’être jugés pour crimes contre l’Humanité. Ils mourront certains avant, mais seront jugés par les peuples et la mémoire historique.
    Pour les détails voir les centaines d’articles sélectionnés ici

    Jean Dufour Le 24 décembre 2016 à 16:15
       
    • @ Jean Dufour
      « Le peuple a fini, heureusement, par se rassembler et exiger le minimum de démocratie, encouragé par la chute des dictatures en Egypte et Tunisie. Mais il a du faire face à un massacre immédiat des manifestations pacifiques. »
      C’est vrai. Mais attention à ne pas commettre des raccourcis ou des ellipses -volontairement ou pas- qui réduisent, simplifient et modifient la réalité si tant est que quelqu’un puisse déjà vraiment la connaître. Voici un témoignage de première main dont on ne verrait pas pourquoi il serait mensonge ou propagande : il vaut la peine d’être lu intégralement, jusqu’au bout.
      https://lundi.am/J-avais-17-ans-qua...

      Victor Le 24 décembre 2016 à 19:12
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  • Cher Roger Martelli, j’aimerais connaître ton sentiment sur l’article de Manuel Borras sur RT et Sputnik. Tu dois avoir pris un coup de jeune à la lecture de cette prose digne d’ Edgar Hoover...

    René-Michel Le 28 décembre 2016 à 10:44
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  • Bonjour
    Voir sur youtube intervention Mèlenchon : Voeux de Mr Mèlenchon, une France non alignée , pour la paix

    bob Le 7 janvier à 13:49
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  • Bonjour
    Dans l’article de L. Raim :Apocalypse Trump ou le frisson stérile du catastrophisme , j’ai fait une intervention en sixiéme position
    Ou est le camp de la Paix !?...
    Qui fait échos a l’appel de Gorbatchev (le monde se prépare a la guerre), modestement. Il nous faut nous réveiller , et arrêter de choisir un camp.

    bob Le 29 janvier à 11:43
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