Economie
L’ouvrage du CADTM, La Dette ou la Vie, donne à voir les enchaînements qui conduisent à la crise des dettes souveraines et montre que les pays industrialisés sont aujourd’hui en butte au pouvoir des grandes banques, comme les pays du Sud depuis trente ans. Ce parallèle est d’autant plus utile que certains de ces pays, comme l’Equateur, nous « montrent la voie » de la riposte : en se basant sur la doctrine juridique de la dette illégitime – contractée par les dirigeants d’un Etat contre les intérêts de (...)
Culture
C’est (presque) une première : le 15 avril 2008, 300 travailleurs sans papiers se mettaient en grève et occupaient leurs entreprises, en région parisienne. Seul moyen pour eux de lutter contre les politiques anti-immigration et anti-étrangers menées par le gouvernement Sarkozy depuis 2007. Et cela allait durer près de deux ans, avec la mobilisation de milliers de sans-papiers. Parfois devant les caméras, parfois dans l’ombre. Dans le passé, il y avait bien eu déjà quelques grèves ici ou là (notamment (...)
Idées
Lire Le capital en deux petites heures, trouver ça limpide et en redemander. C’est possible ? Oui, mais en manga. C’était, en 2008, le pari très réussi d’un éditeur japonais. L’ouvrage débarque en France et offre un vrai moment d’éducation populaire, avec l’imprimatur d’Olivier Besancenot, qui s’est fendu d’une introduction dans le ton de la bédé, sobre et efficace. Robin produit un fromage qui rencontre un franc succès sur le marché. Un investisseur renifle la bonne affaire et pousse Robin à transformer la (...)
Culture
Des histoires de vengeance, à travers des portraits de filles réhabilitant la mémoire de leur père disparu (True Grit, Winter’s Bone), de violence, de corps et de combats (Boxing Gym, Ma part du gâteau). Frontière Alice est passée de l’autre côté du miroir, au pays des merveilles. Mattie Ross, elle, s’est échouée dans les terres arides du western. Un territoire peu amène envers ces étrangères que sont les petites filles hautes comme trois pommes et pas plus grosses qu’un épi de maïs… « Les gens ne croient (...)
Une plongée au cœur des banques dans une vision désespérante d’un monde de surconsommation et d’absurdité. Sur fond de déclin du capitalisme et de montée des pays émergents, une mystérieuse organisation, dirigée par un personnage digne des bandes dessinées de Jacques Tardy, demande à Pierre, trader de haut vol, surdoué des mathématiques et véritable désastre humain, de mettre fin au capitalisme par manipulation des marchés financiers. À travers ce cheminement, Pierre retrouvera petit à petit son humanité. (...)
Le Je de Chloé Delaume n’est pas le signe d’un narcissisme boursouflé, c’est un Je « pour dire et pour lutter ». « L’autofiction un geste, un geste politique. Par le biais de l’autofiction, le Je peut se redresser, entrer en résistance. Ecrire le Je relève de l’instinct de survie dans une société où le capitalisme écrit nos vies et les contrôle. » Avec sa pâte envoûtante, citant Michel Foucault ou Judith Bultler, l’écrivaine livre un essai décapant autour d’un « genre » dans lequel elle se love avec talent (...)