Accueil | Par Catherine Tricot, Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 27 décembre 2021

#LeDébrief. À 100 jours du premier tour de la présidentielle, l’incertitude à gauche

Dernier débrief de l’année 2021 : la rédaction de Regards fait le point sur la première partie de la campagne avec un focus à gauche bien sûr. Avec Catherine Tricot, Pierre Jacquemain et Pablo Pillaud-Vivien.

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  • Susciter de l’espoir est bien sûr infiniment mieux que de cultiver la désespérance. Le couple électoral qui arrive dans un peu plus de trois mois - présidentielle/législatives- a cette fois des caractérisrtiques bien particulières.

    Il va se tenir par temps de pandémie et nous ignorons quel sera le degré de dangerosité de cette dernière pendant la campagne électorale et au moment du vote. Ce qui doit conduire à la plus grande prudence, certes sanitaire mais aussi en matière de pronostics électoraux.

    Pour la première fois pour des élections considérées unanimement jusqu’ici comme les plus importantes, un nombre considérable d’électrices et d’électeurs de gauche et de l’écologie n’en attendent rien du point de vue des enjeux colossaux qu’elles sont censées soumettre au vote de nos concitoyens.

    Les candidats eux-memes de ce camp là, s’ils sont nombreux, ont tous et toutes renoncé à la gagne. Ils se contentent de vouloir exister pour eux et leurs formations politiques respectives, reportant leurs espoirs à des jours électoraux meilleurs.

    Cette fois, être le premier "des petits", tel est l’ambition de chacun. Elle n’a de sens que s’ils se présentent séparés.

    Du côtés des électeurs, le rejet du duo Macron/Le Pen est incontestable, avec la tentation de s’y opposer dès le premier tour avec un vote jugé utile même au prix du sacrifice de ses convictions. Avec aussi le choix de l’abstention à ce premier tour.

    Mais chez les électeurs de gauche et de l’écologie leur disparition de ce scrutin continue d’être rejetée par beaucoup. Non pas qu’ils se fassent des illusions sur ce qui pourrait en sortir mais tout simplement pour participer à la confrontation avec l’ambition d’y jouer un rôle politique qui ne se réduit pas au résultat.

    Un rôle de témoignage que seule la prise en compte de l’aspiration unitaire peut permettre de jouer. Laisser toute la place à Macron, à la droite et à l’extrême droite leur est intolérable. Qui pourrait les en blâmer ?

    Il en irait tout autrement si cette aspiration légitime et fort honorable se voyait détournée à des fins politiciennes par une ou plusieurs composantes. Le risque n’en est pas écarté. Si à un espoir, même ténu, succédait une nouvelle terrible déception, nous savons d’expérience que ce sont nos adversaires qui en tireraient bénéfice puisque, cette situation, est celle que nous affrontons aujourd’hui.

    Lulu Le 1er janvier à 10:30
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