Accueil | Par Vigie médias | 6 février 2015

Comprendre la dette grecque

La fin de non-recevoir adressée par la BCE aux demandes de renégociation de la dette du nouveau pouvoir a sonné comme une déclaration de guerre. Pour comprendre le "bras de fer" en cours, il faut aussi comprendre en quoi consiste cette dette.

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Trois éclairages précieux pour comprendre la problématique de la dette de la Grèce : sa dimension économique et ses enjeux politiques pour l’Europe.

Questions sur la dette grecque

Coprésident de la Fondation Copernic, membre du conseil scientifique d’Attac, Pierre Khalfa a publié un exposé factuel des origines de la dette grecques, de sa restructuration, des demandes du nouveau gouvernement la concernant ou encore des conséquences qu’aurait son effacement.

« La Grèce a réussi, au prix d’une dévastation sociale sans précédent, à dégager un léger excédent primaire en 2014. Mais cela est totalement insuffisant pour lui permettre de payer les intérêts de la dette (…) Malgré des efforts inouïs, le peuple grec est toujours pris dans une spirale mortifère dont il ne peut sortir. »

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La dette grecque, une histoire européenne…

Les économistes de l’OFCE Catherine Mathieu et Henri Sterdyniak expliquent en quoi la dette grecque est un problème intrinsèquement européen, et pourquoi un compromis est la seule solution. Ils appellent notamment la France à soutenir la proposition de Syriza d’une conférence européenne de la dette.

« Le programme de Syriza comporte la reconstitution de la protection sociale, des services publics, d’un niveau de vie acceptable des retraités et salariés, mais aussi, très clairement, la réforme fiscale, la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, la recherche d’un nouveau mode de développement (…). C’est un chemin ambitieux qui suppose de lutter contre l’avidité et l’inertie des classes dominantes et de mobiliser la société tout entière, mais c’est le seul porteur d’avenir. »

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La bien triste Europe de monsieur Leparmentier

Enfin, sur un registre plus polémique mais pas moins nécessaire, Romaric Godin, rédacteur en chef adjoint économie de La Tribune, revient sur la présentation des faits par un des éditorialistes les plus en pointe de la détestation du nouveau pouvoir grec et de la répétition de la doxa libérale : Arnaud Leparmentier, son confrère du Monde (lire aussi "Réactions à la victoire de Syriza : les plus belles tartufferies").

« Au final, que retenir de cet éditorial ? L’image d’une Europe condamnée aux "ajustements", refusant toute solidarité interne et en même temps toute différence, montant les peuples les uns contre les autres, établissant une démocratie sur la base de critères économiques. L’Europe dont rêve Arnaud Leparmentier n’est en fait qu’un immense gâchis. »

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