Photo Steve Rhodes
Accueil > Monde | Par Guillaume Liégard | 4 juillet 2013

Affaire Snowden, la diplomatie de la serpillière

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

L’affaire Edward Snowden, cet informaticien de la NSA qui a révélé au monde l’écoute généralisée par les USA de ses partenaires européens, est désormais bien connue... Le gouvernement d’Obama est à sa poursuite pour - interdiction de rigoler - espionnage. Actuellement dans la zone internationale de l’aéroport de Moscou, Snowden a indiqué qu’il avait dressé une liste de 21 pays – dont la France - où il pourrait demander l’asile politique. L’extrême prudence des réactions du gouvernement français avait déjà montré qu’il n’était guère envisagé de se fâcher avec « l’ami américain ». L’ineffable Valls a indiqué qu’il n’était pas favorable à accorder l’asile politique.

Mais il fallait une touche d’infamie et de ridicule pour que le tableau soit complet. Sur la base d’une vague rumeur indiquant que Snowden pourrait être dans l’avion du président bolivien, Evo Morales, la France (ainsi que l’Italie, l’Espagne et le Portugal) a refusé le survol de son espace aérien, contraignant l’avion à une escale forcée en Autriche. Les excuses embarrassées du gouvernement français n’y changent rien, le mal est fait.

Bilan des courses, la France a réussi à se fâcher avec la Bolivie et toute une partie de l’Amérique latine pour remercier les Etats-Unis de l’avoir espionnée. Un bel exemple de diplomatie de la serpillière, là franchement, il n’y a qu’une seule chose à dire : chapeau Hollande.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Forum sur abonnement

Pour poster un commentaire, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas encore enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?