Accueil > Politique | Entretien par La rédaction | 8 janvier 2014

Éric Coquerel : « Marquer le coup sur un sujet décisif pour l’avenir de l’autre gauche : sa stratégie »

Entretien – Éric Coquerel, secrétaire national aux relations unitaires du Parti de gauche, évoque les tensions avec le PCF au sein du Parti de la gauche européenne et la stratégie de lutte contre une social-démocratie devenue le « pilier du néolibéralisme ».

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Regards.fr. Lors du récent Congrès de Parti de la gauche européenne, le Parti de gauche (PG) a décidé de « suspendre » sa participation à cette instance internationale. Pourquoi cette décision ?

Éric Coquerel. Nous avons abordé ce congrès avec l’ambition d’influer sur trois axes : la rupture plus claire avec l’UE, l’écosocialisme et la confrontation assumée avec la social-démocratie. Nous avons bien avancé sur les deux premiers, tant dans la résolution finale que par l’adoption de la motion sur l’écosocialisme. L’élection d’Alexis Tsipras comme candidat à la présidence de la Commission européenne face à Martin Schultz marque aussi, évidemment, une volonté d’affronter le libéralisme de droite comme de gauche. Il restait la question de la présidence. Nous avions prévenu que la candidature de Pierre Laurent posait problème en raison justement de sa décision, pour les municipales, de mettre sur le même plan listes autonomes et alliance avec le PS. Il ne s’agit en rien d’un problème de personne. Nous avons proposé un compromis : une coprésidence paritaire qui aurait permis d’élire à côté de Pierre une responsable assumant nettement la confrontation avec la social-démocratie. La présentation de cet amendement nous a été refusée. En conséquence, notre délégation a choisi cette suspension jusqu’aux municipales. Cette mesure est provisoire et symbolique. Elle a pour objet de marquer le coup sur un sujet qui est en revanche décisif pour l’avenir de l’autre gauche : sa stratégie.

L’inflexion actuelle du pouvoir socialiste pose des problèmes redoutables à la gauche. Comment voyez-vous les lignes stratégiques qui en découlent pour la gauche de gauche ?

La sociale-démocratie européenne achève sa mue. Pour la première fois, un gouvernement "de gauche" en France défend la politique de l’offre, comme la droite ; le SPD choisit de soutenir Merkel et la droite plutôt que de tenter de rassembler la majorité de gauche et écologiste que lui offrait mathématiquement la composition du Bundestag. La social-démocratie est devenue l’un des piliers du néolibéralisme. Dès lors, si l’on veut que la solution vienne de la gauche, nous n’avons pas d’autre chemin que de lui contester la suprématie à gauche. C’est le seul moyen pour espérer impulser une majorité alternative. Tout autre choix, compte tenu du rapport de force actuel à gauche, nous assimilera à sa dérive libérale et, en France, ouvrira la voie au retour de la droite au pouvoir – voire l’arrivée de l’extrême droite.

L’année 2014 sera marquée par deux élections importantes, les municipales et les européennes. Sur les premières, des désaccords sensibles se sont exprimés entre le PCF et plusieurs des autres composantes du Front de gauche, dont le PG. En durcissant les termes du conflit, ne craignez-vous pas d’affecter la dynamique globale qui avait marqué les élections de 2012 ?

Je n’espère pas. Mais n’inversons pas la causalité. Le problème : pour la première fois depuis sa création, les partis du FdG abordent une élection nationale sans stratégie commune. Depuis 2009, parfois avec un vocabulaire différent, nous avons toujours été capables de proposer une ligne nationale : l’autonomie au premier tour vis-à-vis du PS, afin que les électeurs puissent choisir entre les lignes qui fracturent la gauche. Cette fois, le PCF, par la voix de son secrétaire général – raison pour laquelle nous l’interpellons nommément – assume une stratégie à géométrie variable : une fois avec ses partenaires du FdG, une fois derrière les socialistes. Et ce dans le premier scrutin suivant l’élection de François Hollande, ce qui le "nationalise" évidemment. D’ailleurs, tant dans le texte stratégique du FdG de janvier 2013 que dans le discours final de Pierre au PGE, les élections municipales et européennes sont reliées. Si l’on suivait cette stratégie, et quoi qu’en pensent les intéressés, le FdG serait ramené dans l’orbite du PS. Un cousin critique, bien sûr, mais un cousin quand même. Et s’il fallait se convaincre de l’utilisation que le PS va faire de ces alliances, il suffit d’écouter Luc Carvounas déclarant après le ralliement du PC à sa liste à Alfortville : « Que les communistes acceptent de soutenir le maire sortant, un proche de Manuel Valls, c’est un symbole ». Tout est dit.

Comment, dans ce contexte et dans la perspective des prochaines échéances électorales, concevoir la vocation du Front de gauche ?

Le Front de gauche reste notre espoir. Il ne faut pas le dilapider. Mais il ne s’agit pas seulement d’un cartel dans lequel tous les partis de l’autre gauche se tiendraient chaud. C’est une stratégie. On ne peut balayer les divergences sous le meuble dans l’espoir que les faire disparaître. Nous n’ignorons pas qu’après les européennes, il y aura les élections régionales et cantonales le même jour, et que le problème se reposera. Pour l’heure, nous demandons a minima qu’il ne puisse pas y avoir l’utilisation du sigle Front de gauche lorsqu’une de nos composantes choisit de partir au premier tour derrière le PS. C’est un compromis qui ne résoudra pas tous les problèmes posés, mais au moins sortirons-nous de la polémique pour avancer de nouveau. Par la suite, il faudra compter sur la force d’entraînement et l’intelligence collective du FdG pour en finir avec cette évidente contradiction : au moment où nous nous opposons de plus en plus nettement au gouvernement, y compris en votant contre son budget, comment se rallier électoralement au parti qui le supporte ?

Ne pensez-vous pas que la tension actuelle au sein de Front de gauche pose à plus long terme la question de son fonctionnement ? Avez-vous sur ce point une analyse et des propositions ?

Et si nous utilisions cette crise pour relancer une véritable implication citoyenne ? Profitions des campagnes derrière les listes autonomes aux municipales – de la campagne de masse que, j’espère, nous allons favoriser sur la TVA et, enfin je le souhaite, de notre bataille commune aux Européennes – pour relancer les assemblées citoyennes et l’adhésion directe. Il faut de nouveau ouvrir les fenêtres de nos partis en grand. Personnellement je me demande même si le moment n’est justement pas venu de relancer l’idée d’un grand parti commun.

LIRE AUSSI : Marie-Pierre Vieu : « Nous avons décidé de nous constituer en front. Pas en parti »

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  • citation : au moment où nous nous opposons de plus en plus nettement au gouvernement, y compris en votant contre son budget, comment se rallier électoralement au parti qui le supporte ?


    La question est naturellement posée aussi aux adhérents d "Ensemble"( qui sur ce point paraissent bien silencieux ...mais je peux avoir manqué des commentaires ! )

    PrNIC Le 8 janvier 2014 à 17:26
       
    • A ma connaissance, Ensemble ne se trouve nulle part au premier tour sur des listes PS....

      Laurent Lévy Le 8 janvier 2014 à 23:38
    •  
    • Hélas, contrairement à ce que suppose mon camarade Laurent, il y a quelques cas, notamment un chez nous en Gironde, ou il existe des listes communes PS-FDG (Ensemble compris, du moins certaines de ses composantes).
      La "Stratégie" est décidément bien brouillée, il faudra un beau tour de passe-passe pour la clarifier aux européennes.

      Thierry Chaigneau Le 9 janvier 2014 à 17:42
    •  
    • @laurent L

      je ne visais pas les "motivés" d’ENSEMBLE , en route pour des listes autonomes .

      Je posais la question de savoir si les adhérents d’ENSEMBLE avaient pu exprimer leur choix "collectivement"dans tel ou tel média , sur tel ou tel site !

      Nous sommes tellement dans le brouillard sur le sujet , qu’il nous est bien difficille d’avoir une présentation globale des engagements des militants "Ensemble" dans ces prochaines municipales !

      PrNIC Le 10 janvier 2014 à 13:27
    •  
    • J’apprends ici que vous avez même proposé une co présidence. Vous ne devez surtout pas tomber dans ce genre de concession. Une liste PGE avec un homme qui se présente dans son pays au côté de ceux qui dirigent l’Europe aujourd’hui, c’est du suicide. La seule solution tolérable serait un autre communiste, un vrai il n’en manque pas.

      reneegate Le 10 janvier 2014 à 14:09
    •  
    • A vallauris, ville de 28 000 habitants, Alpes Maritimes, le PG est avec le PCF sur une liste conduite par un socialiste. La seule liste de gauche
      Et heureusement, vu la menace de Front National qui pèse sur la ville.

      Le PG va-t-il exclure ses militants qui ont fait ce choix et leur secrétaire fédéral du 06 qui l’a approuvé ?

      Certes, ils auraient pu aller sur la liste du candidat EELV. Ca aurait permis à Martine Billard de dire "+1" que son compte de ligne EELV+PG.... à ceci près que c’est cette liste EELV qui a le soutien du PS fédéral (et pas la liste de son militant), que cette liste EELV se déclare "ni droite ni gauche" ou "et droite et gauche" selon les circonstances, et qu’il y a dans son comité de soutien, des fachos, et que le candidat EELV ne les renie pas.

      Alors des fois, l’appréciation locale des situations locales, ça a du bon, non ?

      communiste06 Le 12 janvier 2014 à 01:08
  •  
  • Pas un parti commun (pour devenir un parti social démocrate) mais des ponts et des passerelles pour élargir notre influence et faire grandir le PCF.....autour et par l’Humain ....

    Nino Le 8 janvier 2014 à 18:26
       
    • @nino

      ce que tu écris est la démonstration limpide d’un PCF investi dans le FdG pour sURTOUT la sauvegarde et l’extension du Parti !

      Le consensus de façade , sur les estrades des meetings, ne peut qu’éclater quand les non-dits des uns et des autres resurgissent pour sauver "leur boutique ou leur chapelle "

      PrNIC Le 10 janvier 2014 à 13:36
  •  
  • Que les PG fassent une liste fasse aux maires PCF de Arles et de Dieppe restent tout aussi un symbole fort de la stratégie d’effacement du PCF , lancée par François Mitterrand PS dur , pur et cru ....et reprise malheureusement pas un grand nombre de PG ...

    Le 8 janvier 2014 à 18:39
       
    • Que des gens reprochent au PG de faire la même politique anti-PC que le P$, alors qu’eux-mêmes s’allient au P$, ne manque pas de sel.

      le Prolo du Biolo Le 8 janvier 2014 à 20:41
    •  
    • Alors ça c’est bas ! A Arles PG PCF EELV NPA étaient groupés ensemble dans un mouvement local, le PCF a ensuite quitté ce mouvement, il ne peut s’en prendre qu’a lui même, surtout que même pour le secrétaire PCF départemental le maire est au PCF uniquement grâce à sa femme, il n’est pas communiste pour 2 sous... A Dieppe c’est encore plus drôle, le PCF avait fait un accord avec le PS, c’est donc tout naturellement que le PG a construit un programme de gauche avec EELV, seulement voilà, le PS a mit fin à l’accord et le PCF se retrouve seul. Je n’ai rien à ajouter.

      Hugo Daillan Le 9 janvier 2014 à 11:01
  •  
  • Oui ! je pense que le moment est venu d’aller plus loin, donc d’oser la création d’un grand parti du FDG dans lequel nous fusionnerions nos partis respectifs actuels ! Le FDG a suscité un très grand espoir lors des dernières élections présidentielles ! C’est une grande attente et surtout une immense responsabilité ! Notre ligne celle de la "vraie gauche", de la seule gauche ! doit pouvoir avancer sans ambiguïté ! Après les municipales, il y a les européennes, les cantonales, les régionales ; il serait suicidaire de recommencer la valse des désaccords locaux et de l’alliance avec le PS qui n’a plus rien de Socialiste ! Vivre, conquérir et gagner avec le FDG ou survivre avec 1% au mieux des voix pour chacun des partis actuels voilà le résultat probable ! Et bien sûr je ne parle pas de l’essentiel, la terrible déception des citoyens qui ont tellement besoin de cet espoir que nous avions semé aux Présidentielles, qui ont tellement besoin d’un VRAI CHANGEMENT !

    thewolff Le 8 janvier 2014 à 18:56
  •  
  • Ha non ! pas un parti. La force du Front de gauche est de ne pas en être un. Il en comporte, mais pas seulement. Un grand nombre ne veut pas être membre d’un parti, mais parti prenant du Font de gauche. Il faut au contraire l’ouvrir largement. Rt les bagarres entre PCF et PG ne sont pas faites pour me convaincre du contraire !

    Laguêpe Le 9 janvier 2014 à 09:30
       
    • Bagarres ? Le fait qu’on soutienne ou non le libéralisme serait une simple bagarre ?! Et bien avec ça on est mal barrés oui !

      Hugo Daillan Le 9 janvier 2014 à 11:02
    •  
    • Tout à fait d’accord , surtout pas un parti , restons multiples et passerelle entre partis et citoyens, préservons cette chose rare, la fluidité. Trop de nos militants refusent les partis. Et d’ailleurs bien que je sois au P.G. depuis le début et même depuis le début de PRS avec Mélenchon (10 ans quand même), je commence à me lasser sérieusement de dépendre des "négociations" au sommet. Tout me fait penser aujourd’hui que seuls les militants à la base possèdent la légitimité de "dire" le parti. Le sens de l’histoire est dans une logique ascendante exclusivement. Laurent ne "possède" pas plus le P.C. que Mélenchon le P.G. C’est la masse des militants qui en constitue la réalité, la vérité.

      ti mouche Le 16 janvier 2014 à 15:46
  •  
  • Trois observations :
    1. Contester l’hégémonie institutionnelle du PS sur la gauche, ce qui suppose évidemment d’être indépendant au moins au 1er tour, c’est bien. Coquerel a raison là-dessus.
    Seul impensé : quid de la crise de projet de la droite ?
    Car enfin, si l’on constate que l’UMP et le PS font une politique similaire (similaire, pas identique, tout comme sont similaires les politique du Parti républicain et du Parti démocrate aux Etats-Unis) ; que ce mouvement de proximité UMPS est général en Europe ; se pose alors la question pour une gauche véritable — qui cherche à recomposer et trouver par conséquent une langue commune aux salariés appauvris — de proposer aussi des réponses à l’égard de l’électorat de droite en déshérence.
    Or de cela, E. Coquerel ne parle pas.
    L’affaire est complexe, c’est vrai.
    Mais cette question mérite d’être sérieusement réfléchie au moment où la population a désormais bien du mal à s’identifier à un clivage gauche/droite, qui s’est perdu dans les affaires de la gestion gouvernementale du capitalisme financier.
    L’idée de "faire bouger les lignes" ou d’amener le centre de gravité de la vie politique en France vers nos idées nous contraint à un réexamen général plus inattendu qu’on le croit…
    2. Oui, E. Coquerel a raison d’insister sur la vocation trans-partis des Assemblées citoyennes. Nous avons trop tergiverser en ce domaine. Les Assemblées citoyennes doivent obtenir un vrai statut, les mettant en situation croissante de souveraineté, afin d’obliger chaque formation à se dépasser et à permettre que les non-encartés aient véritablement voix au chapitre. Des cartes d’adhésion doivent pouvoir être émises. Il a raison aussi de demander à ce que l’appellation "Front de gauche" ne puisse plus être utilisée à discrétion dans les compromissions avec le PS.
    Seulement, est-il lui-même (comme responsable du PG) bien placé pour faire ces propositions alors que le PCF et le PG n’ont pas cessé d’oeuvrer au sommet, plutôt qu’à la base, pour se mettre d’accord depuis la naissance du FdG ? Est-ce un constat d’échec de la méthode ?
    3. Le PG, qui avait vocation à incarner une formation transitoire de "parti-creuset", semble souhaiter redynamiser l’idée d’une recomposition permettant l’émergence d’un grand parti populaire.
    Or a-t-il lui-même réussi son pari de parti-creuset exemplaire, susceptible de donner envie d’une telle perspective ? Toute personne sérieuse a tout lieu d’être là-dessus sceptique…
    Dès lors, réactiver cette idée de grand parti peut apparaître fortement tactique, pour ne pas dire manoeuvrier à l’égard des autres formations du FdG.
    Un peu d’auto-critique de la part des responsables du PG permettrait peut-être de crédibiliser cette orientation ! "faute avouée est à demi pardonnée"…
    Pour finir, il ne peut pas être question de l’émergence d’un tel grand parti sans la garantie d’un fonctionnement interne vraiment démocratique, qui permette l’épanouissement des tendances et la mise au clair des statuts des élus par rapport aux militants. C’est donc notamment en faisant des propositions précises en la matière que pourraient être trouvés les chemins d’un tel parti qui, j’avoue, recueille mon adhésion.
    Bon courage à tout le monde, y’a du boulot. (Sans parler de la question de l’Europe qui, selon moi, sera un nouveau sujet de discorde dans le FdG. L’heure est à la politique, pas à l’activisme !)

    Marquis Le 9 janvier 2014 à 11:48
  •  
  • Tacler , ou construire ?
    On aurait déjà ......un PCF à 25% ET un PS à 18% .......les choses politiques changeraient considérablement déjà ....au niveau des rapports de forces en présence .....

    Nino Le 9 janvier 2014 à 13:00
  •  
  • Je suis de gauche aussi ne me demandez pas de voter pour un socialiste ou un de ses alliés .

    Lineand Le 13 janvier 2014 à 11:33
  •  
  • Bonjour M. Coquerel,

    Camarade, devrais-je dire !?

    Sur ma commune, Les adhérents du Parti Communiste ont eu depuis 2012 la volonté de mettre en œuvre une politique différente et nous avons travaillé à l’élaboration d’un programme avec des syndicalistes et des associatifs, notre projet de monter une liste indépendante avançait.

    Fin 2013, plusieurs rencontres ont eu lieu avec des militants du Parti de Gauche. Nous voulions parler programme, eux places sur la liste.
    A plusieurs reprises, des propos anti-communistes ont été tenus par des représentants locaux du Parti de Gauche lors de ces échanges.

    Après un derniers échange infructueux, nous apprenons par voie de presse qu’aucune alternative au PS n’existe sur ma commune pour les municipales, et que le Parti de Gauche décide de partir seul.

    Plusieurs tentatives de débauchage des membres de la liste que nous avions montée par des adhérents du Parti de Gauche nous ont été rapportées.

    Au vu de cette situation, nous n’avons plus les forces, après deux ans de travail pour être sur de pouvoir partir seuls dans l’aventure des municipales sans risquer de mettre en péril notre section.

    Alors qu’on ne vienne pas dire aux communistes que c’est notre parti qui met en difficultés le front de gauche,
    Nous en sommes la principale composante, que ce soit au niveau financier ou au niveau du nombre de bras.

    Nous ne demandons pas mieux que construire ensemble, mais cela n’est pas du goût de tout le monde...

    Le 16 janvier 2014 à 08:27
       
    • Bonjour
      Pardon de vous dire cela : mais il doit bien y avoir une autre explication à l’agissement des gens du PG. Votre texte d’appel, l’intitulé de votre liste en train de se faire, etc. prêtaient-ils le flanc à un malentendu par rapport au PS ?
      Amicalement.

      Marquis Le 16 janvier 2014 à 11:16
  •  
  • Une liste identifiée et indépendante au 1er tour, a toujours été (avant programme commun) la stratégie du PCF ! Les ralliements ou pas c’est pour le 2ème tour !
    Le FdG doit être présent partout au 1er tour ! Cela nous permet de nous compter et de peser !
    La stratégie du sauve-qui-peut des sièges d’élus est mauvaise pour notre mouvement, car elle nous décrédibilise !Comment peut-on être sur des listes politiques qui vont à contrario de nos valeurs ? Les électeurs qui ont porté le FdG à 11% lors de la présidentielle, et qui ne sont pas prêts à re-voter PS, face à l’immonde trahison de Hollande, ont besoin des listes autonomes du FdG.
    C’est pourquoi aussi le FdG ne doit pas être un parti, mais bien un Front de résistance !

    dominique58 Le 17 janvier 2014 à 11:08
  •  
  • Permettre l’adhésion des non encartés à une assoc FDG est impératif, nombreux sont déjà ceux qui militent sans carte comme moi. Faire un parti unique est une autre paire de manches et entrainerait automatiquement une scission au PC. Tout cela réclame temps, pédagogie et dépendra des résultats des listes contre nature PS/PCF en mars.

    Adrien78 Le 25 janvier 2014 à 00:13
  •  
  • Les méthodes du Parti de Gauche font penser à celles du Parti communiste des années 1960 1970 , à une différence près ... Il possède 12 000 militants seulement et réalisera seul 5 % des voix là où il se présente seul

    J ai adoré l’ exclusion d’ un militant du PG qui a pris un verre avec un candidat UMP : quand Mélen-show a tapé la discuté au parlement européen devant les caméras avec Le Pen fille , il a pris combien ?

    TH

    THIERRY HERMAN Le 7 février 2014 à 20:26
  •  
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