Accueil > Politique | Par | 6 mai 2013

Front de Gauche, et maintenant ? Pierre Khalfa

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

La campagne présidentielle a installé le Front de gauche (FdG) sur la scène politique. Depuis, la politique menée par le gouvernement Hollande enfonce chaque jour un peu plus la France dans la crise économique et sociale qui, avec l’affaire Cahuzac, tend à se transformer en crise politique. Dans cette situation le FdG doit se fixer comme ambition de devenir majoritaire à gauche et d’exercer le pouvoir.

Le FdG est encore un cartel d’organisations. Il doit devenir un mouvement politique de type nouveau en étant capable d’accueillir en son sein les adhésions individuelles et en se dotant d’un mode de fonctionnement plus collectif qui permette de dépasser les clivages entre les organisations membres. Si des avancées sur ces points ont eu lieu, elles restent cependant trop timides.
Le FdG doit dire clairement qu’il s’oppose à la politique menée par ce gouvernement et doit en finir définitivement avec les positionnements ambigus qui ont pu exister à certains moments.

Ce positionnement n’interdit évidemment pas d’essayer de peser sur le gouvernement, ni d’approuver ponctuellement telle ou telle mesure qu’il pourrait prendre. Le texte «  stratégie  » adopté par le FdG va dans le bon sens, même si tous les problèmes ne sont pas résolus.

Le FdG doit à chaque moment indiquer qu’une autre politique est possible. Que faire contre le chômage et la précarité, comment lutter contre les inégalités, comment satisfaire les besoins sociaux, comment amorcer la transition écologique ? Sur tous ces points, et bien d’autres, le FdG n’est pas assez audible. Il faut qu’il indique concrètement ce que devrait faire un véritable gouvernement de gauche.
La communication du FdG devrait se focaliser sur cet objectif.

Le FdG doit être capable d’impulser la construction d’un large rassemblement de toutes les forces ou courants qui s’opposent à la politique menée en combinant la mobilisation citoyenne (comme le 5 mai) et le débat sur les mesures d’urgence qu’il faudrait prendre pour sortir de la situation actuelle. Il s’agit de promouvoir une démarche unitaire sur la base d’un contenu politique qui permette à la fois le rassemblement le plus large et une rupture nette avec la politique actuelle. Pour cela, le FdG doit clarifier son rapport au mouvement social en rompant avec un comportement visant à le subordonner.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Forum sur abonnement

Pour poster un commentaire, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas encore enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?