Accueil > Economie | Chronique par Bernard Marx | 5 septembre 2013

Les économistes ne sont pas tous des sales types

Revue de presse périodique de ce que disent les économistes sur le monde tel qu’il va et tel qu’il pourrait aller mieux.

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Deux mots sur le titre - Pourquoi avoir choisi « les économistes ne sont pas tous de sales types » et non « les économistes c’est rien que des sales types », comme une figure supplémentaire du catalogue des êtres détestables dressé par l’écrivain Jacques A. Bertrand (Les autres c’est rien que des sales types, éd. Julliard, 2009) ? C’était tentant. Les professionnels de cette profession ont fourni le cadre intellectuel utilisé pour justifier hier la dérégulation de la finance et aujourd’hui celle du « marché du travail ». Ils affichent leur foi dans les libres marchés, foi qu’ils présentent comme une vérité scientifique universelle. La crise déclenchée en 2007/2008 n’a pas vraiment ébranlé leur crédo, ni la prédominance politique et médiatique de leurs idées.
Cependant tous les économistes ne se chauffent pas du même bois. Certains ne se résignent pas à la domination de cette orthodoxie. Issus de filiations théoriques diverses- keynesienne, marxiste, institutionnaliste…- ils fournissent des critiques et des analyses variées, parfois contradictoires, souvent utiles, pour ceux qui songent encore à changer les structures de la société et les comportements afin de réaliser des principes d’efficacité et de justice sociales dans le domaine économique.

Au sommaire

L’euro
La « reprise »
L’initiation à l’économie

Euro : en sortir ou pas ?

Les élections pour le renouvellement du parlement européen auront lieu en France le 25 mai 2014.
La gauche devra choisir. Appellera-t-elle à une mobilisation populaire pour « en finir » avec l’Europe ou pour la changer ? Un choix qui portera nécessairement sur l’Euro : faut-il en sortir ou non ?
L’été a été riche en contributions d’économistes sur ce sujet. Une préparation de terrain pour un choix crucial de stratégie qui devra être opéré avant le printemps :

• En juin, les économistes communistes ont pris clairement position contre une sortie de l’Euro (www.economie-politique.org)

• En juillet, Jean-Luc Mélenchon a débattu longuement, sous l’égide d’Arrêt sur image, avec l’économiste Jacques Sapir, partisan d’une sortie de l’euro (www.dailymotion.com) . Jacques Sapir a par ailleurs violemment critiqué les arguments des économistes communistes (russeurope.hypotheses.org)

• En août, un autre partisan d’une sortie de l’Euro, l’économiste Frédéric Lordon s’est expliqué dans Le Monde diplomatique (www.monde-diplomatique.fr).

Diagnostic à peu près partagé

Tous partagent le diagnostic d’un échec de la construction actuelle de l’Euro. Les économistes communistes dénoncent l’utilisation « qui est faite de l’euro si favorable à la domination des marchés financiers et des grandes banques ». Frédéric Lordon et Jacques Sapir insistent de plus sur les enjeux de souveraineté auquel est toujours associée la monnaie. C’est un point mis en relief par d’autres économistes comme Michel Aglietta (Zone euro éclatement ou fédération, Michalon, 2012) ou André Orlean. « La monnaie, a récemment expliqué celui-ci, renvoie à la possibilité pour un groupe social de s’accorder sur une représentation commune de la valeur économique,... En ce sens, la monnaie est toujours étroitement liée à la souveraineté. Si on examine l’euro sous cet angle, il vient immédiatement à l’esprit que l’euro est une monnaie incomplète... Toute la question de l’euro est dans cette absence de souveraineté. L’Union européenne n’est pas un corps politique ; elle est la réunion de 28 corps politiques distincts et séparés. Pour l’essentiel, elle repose sur une technocratie et non sur une politique. L’énigme consiste à comprendre comment, dans de telles conditions, il a pu paraître possible à cette technocratie de lier tous ces pays séparés par une monnaie unique. Cette question est complexe mais un élément de réponse se trouve dans la doctrine néolibérale en ce qu’elle croit que la monnaie est inutile parce que la concurrence à elle seule suffirait à produire une économie efficace. On a vu son absurdité en 2008-2010 » (l’Humanité, 7 août 2013).
Cela a produit une Europe de plus en plus hiérarchisée entre le « Nord » et le « Sud » et, face à la crise, la mise en œuvre de désastreuses politiques d’austérité et de réformes structurelles qui se limitent en fait à la recherche généralisée d’une baisse des coûts salariaux.

Divergence des solutions

A partir de là les voix divergent franchement :

De la monnaie unique à la monnaie commune - Pour Frédéric Lordon, l’euro « rénové progressiste et social » est une « pure illusion » : ni les marchés financiers, ni l’Allemagne ne le laisseront faire. Comment imaginer que les marchés acceptent qu’on leur retire « leur pouvoir disciplinaire » ? Comment imaginer que l’Allemagne accepte d’en finir avec ses principes monétaires qu’elle juge vitaux et qu’elle a imposé dans les traités de l’Union ? Il ne reste alors qu’une solution « Récupérer la souveraineté monétaire », « car certains Etats membres ont besoin de dévaluations, certains de laisser se creuser les déficits ; certains de répudier une partie de leur dette, d’autres d’inflation. Et tous ont surtout besoin que ces choses-là redeviennent des objets possibles de délibération démocratique ! ». Frédéric Lordon ( et Jacques Sapir) prônent non pas une explosion de l’euro mais une dissolution organisée avec la mise en place d’une monnaie commune : l’euro resterait la monnaie des transactions avec les pays hors de la zone euro. Mais les monnaies nationales des pays de la zone seraient rattachés à l’euro selon des parités fixes et ajustables et ne seraient pas directement convertibles à l’extérieur. Dans ce système, « La Banque centrale européenne fait office de bureau de change interne et externe mais est privée de « tout pouvoir de politique monétaire. Celui-ci est rendu à des banques centrales nationales dont il appartiendra aux gouvernements de juger s’ils entendent en reprendre les rênes ou non ». Le contrôle des changes et des mouvements de capitaux serait rétabli. Sur ces bases, il serait possible de reconstruire un projet européen y compris celui d’un « grand marché ». Mais certainement pas à 27 : « on ne saurait y faire entrer que des économies ayant des modèles socio-productifs semblables et corrélativement des structures de coûts voisines. Ne seraient par conséquent admis dans cette nouvelle Europe économique et monétaire que des pays dont le salaire moyen ou minimum n’est pas inférieur à 75% - ou quelque autre seuil à déterminer - de moyenne des salaires moyens ou minimum des autres Etats membres ».

Pour sa part Jacques Sapir argumente sur les avantages d’une dissolution de l’euro : deux scénarii sont envisageables : l’éclatement sauvage parce que l’euro devient insupportable pour tel ou tel pays ou l’éclatement négocié. Dans les deux cas le point clé est que les pays de l’Europe du Sud dévaluent leur monnaie, par exemple la France de 25%, l’Italie de 30%, la Grèce de 50%... Cela se traduit par une réévaluation de la monnaie allemande. Quelle que soit la politique menée, cela entrainerait, selon lui, dans tous les pays de l’Europe du sud, un gain de croissance, une diminution massive du chômage et une reprise maitrisée de l’inflation qui faciliterait la baisse de la dette publique. Les gains seraient maxima si la politique économique d’accompagnement soutient l’investissement. Il serait moindre si la priorité reste le désendettement. Pour la France, Jacques Sapir parle d’un choc positif de 5 points de croissance et d’1 à 3 millions de chômeurs en moins. Naturellement, les comptes sociaux retourneraient à l’équilibre. Par contre l’Allemagne serait perdante : elle subirait un choc négatif de 2 points de PIB et une déflation des prix. Mais elle pourrait le compenser par une politique monétaire et salariale de relance.

L’euro autrement - Jean-Luc Mélenchon s’inscrit dans une stratégie d’euro rénové. « Je veux, dit-il, une Europe à la française ». Cette formule, à mon sens, insensée - si l’objectif est bien de rassembler les peuples européens sur un projet commun - recouvre un programme en quatre points : le contrôle des capitaux aux frontières de l’Union, une convergence sociale, un protectionnisme solidaire et un changement de cap de la BCE qui doit pouvoir prêter aux Etats. La sortie de l’euro et sa dissolution doivent, selon lui, être utilisés comme une menace et un moyen de pression pour que l’Allemagne accepte ce qu’elle refuse actuellement. Il alerte notamment sur les risques d’affrontement et de dérives nationalistes des peuples et des gouvernements au sein de l’Europe dans le contexte d’un éclatement de l’euro. Le Front national fait du reste de la sortie de l’euro un ses principaux chevaux de bataille (www.frontnational.com), et Jacques Sapir est en la matière une des références de Marine Le Pen comme on le voit dans les extraits d’une émission de M6 diffusée au cours du débat d’Arrêt sur image.

Une faiblesse de l’argumentation de Jean-Luc Mélenchon est qu’il ne met pas en cause les analyses de Jacques Sapir en ce qui concerne les effets prétendument positifs d’une dissolution de l’euro et des dévaluations monétaires dans les pays de l’Europe du sud. Si cela était on ne voit pas pourquoi il ne faudrait pas opter directement en faveur d’une telle stratégie.

C’est à une telle critique que se livrent pour leur part les économistes communistes qui qualifient la sortie de l’euro « d’illusion démagogique et dangereuse ». Selon eux, une dévaluation de 25% du Franc et un retour aux monnaies nationales n’entraineraient pas du tout un rebond de la croissance et de l’emploi tirés par les exportations : « C’est ne pas comprendre à quel point le surcroît de compétitivité-prix que cela prétendrait donner aux exportations françaises se ferait surtout au détriment de nos partenaires d’Europe du sud, l’Allemagne voyant au contraire son excédent commercial gonflé par une dévalorisation du travail des Français qui rendra meilleur marché ses importations en provenance de son principal partenaire commercial…Ce serait là le scénario noir de la surenchère entre dévaluations compétitives et rétorsions protectionnistes qui ferait s’entre-déchirer les pays européens ». Une telle stratégie ne fait pas sortir l’Europe des politiques d’austérité. Or ce sont ces politiques « qu’il faut mettre en cause, avec les luttes pour la relance d’une croissance de progrès social ».

Les économistes communistes pointent aussi les effets négatifs sur la dette : « Le retour au Franc dévalué entraînerait automatiquement un enchérissement de 25 % sur les quelques 1140 milliards d’euros de titres de dette détenus hors de France. Exprimés en francs, les intérêts payés bondiraient, alors même qu’ils absorbent déjà quelque 50 milliards d’euros par an ! Par contre, la dévaluation du Franc permettrait à des capitaux étrangers, allemands notamment, de mettre la main à très bon compte sur nombre de nos atouts productifs ». L’argument est contesté par Jacques Sapir qui souligne au contraire que 85% de la dette a été émise en contrats de droit français et qu’ils seraient relibellés en Francs sans tenir compte de la dévaluation. On comprend mal pourquoi il en serait ainsi, pour les emprunts libellés initialement en Euros, mais en tout état de cause, une prime de risque de change serait exigée par les prêteurs pour les nouveaux emprunts.
Une dissolution de la zone euro ne serait pas une restauration de la souveraineté, souligne l’un de ces économistes, Denis Durand : « Ce serait placer en lutte les unes contre les autres, des entités nationales pesant très peu sur le cours de évènements à l’échelle du monde ». L’hégémonie du dollar serait confortée.
Les économistes communistes préconisent au contraire de lutter pour « un autre euro et une autre utilisation de la BCE » : « Appuyons-nous sur l’échec de la construction actuelle de l’euro non pour régresser par rapport aux besoins de changements et de solidarité entre européens, mais pour un nouveau type de croissance et de développement…A partir des luttes pour l’emploi et les salaires, contre le rationnement du crédit pour les PME, exigeons que la BCE cesse de refinancer les crédits accordés aux spéculateurs et aux entreprises qui suppriment des emplois, précarisent ou délocalisent. Exigeons qu’ elle refinance les crédits pour les investissements matériels et de recherche des entreprises à des taux d’intérêts d’autant plus abaissés, jusqu’à 0 % voire en dessous, que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formations correctement rémunérés, plus de progrès écologiques ».

Mais la construction d’une autre utilisation de l’euro est-elle concevable sans avancée de l’union politique européenne ? La faiblesse de l’argumentation des économistes communistes est qu’ils n’abordent pas ce problème incontournable.

Reprise : en avoir ou pas ?

« La reprise elle est là » a affirmé François Hollande le 14 juillet. Mi-août, les résultats économiques du 2ème trimestre 2013 publiés par l’Insee pour la France et par Eurostat pour la zone euro semblent lui donner raison. Ils font état d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,5 % en France au cours de ce trimestre et de 0,3 % du PIB pour la zone euro. Il serait cependant imprudent d’en conclure qu’une reprise est installée et que la politique d’austérité suivie en Europe et en France commence à porter des fruits autres que véreux.

Commentaires de l’économiste Cédric Thellier (cib.natixis.com) : « C’est une stabilisation et non une reprise ». « Nous tablons (pour la zone euro) sur un ralentissement de la croissance dès le prochain trimestre (+0,1%) – un retour en territoire négatif ne pouvant être exclu. Par la suite, la reprise ne sera que très progressive. Au total, nous attendons une croissance annuelle négative de -0,6% en 2013 et de seulement +0,7% en 2014 ». Et de lister les problèmes selon lui persistants (cib.natixis.com) :

  • « - difficultés des banques dans les pays périphériques et taux d’intérêt en conséquence très élevés ;
  • - poursuite du désendettement des ménages et des entreprises ;
  • - hausse rapide dans beaucoup de pays du taux d’endettement public, ce qui devra être corrigé, et menace d’une nouvelle crise financière ;
  • - freinage des économies (France, Italie) par la compétitivité et la profitabilité insuffisantes ;
  • - investissement des entreprises insuffisant pour reconstruire les capacités de production (le PIB potentiel) ;
  • - très grande faiblesse de la croissance à long terme de la zone euro ;
  • - stagnation du commerce mondial donc des exportations de la zone euro ».

    Cedric Thellier, du service de recherche économique de la Banque Natixis pointe tous ces obstacles sans les relier aux effets négatifs de la politique d’austérité. Au contraire il la justifie d’une certaine manière au moins pour la France et l’Italie en diagnostiquant des problèmes « de compétitivité et de profitabilité insuffisantes » que l’on peut traduire par « coûts salariaux excessifs ».

    A la mi-juillet, avant que les résultats du 2ème trimestre soient connus mais alors que l’optimiste du gouvernement français s’affichait déjà, l’économiste Xavier Timbeau directeur du département Analyse et prévision à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), interviewé par Libération affichait son scepticisme en continuant de mettre en cause la « politique d’austérité qui plombe la croissance » (www.liberation.fr). « En janvier 2013, explique-t-il, l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, reconnaissait que les multiplicateurs avaient vraisemblablement été sous-évalués. En clair, un multiplicateur élevé signifie que les politiques budgétaires restrictives enfoncent les économies dans un véritable cercle vicieux. Or ces multiplicateurs se sont révélés supérieurs à 1, ce qui signifie qu’une contraction des dépenses publiques d’un euro entraîne une baisse de plus d’un euro du PIB. Résultat : les comptes publics continuent de se dégrader et l’échéance du retour sous la barre des 3% de déficit public est reportée...Il est temps d’admettre que l’effort en matière de hausse des impôts et de baisse de la dépense publique a atteint ses limites. Maintenant il faut arrêter et trouver d’autres solutions, notamment du côté d’une plus grande coordination européenne. Mais le gouvernement semble avoir fait son choix : de la rigueur cette année, de la rigueur l’an prochain et encore de la rigueur en 2015. Qui peut croire que cette cure d’austérité sera payante, alors même que les pays émergents, censés être les nouvelles locomotives de l’économie mondiale, commencent eux aussi à monter des signes de faiblesse. »

Initiation à l’économie : en revenant de l’expo

L’exposition « Krach, boom, mue ? » est présentée à la Cité des sciences de la Villette jusqu’en janvier 2014. Elle a pour but de familiariser les jeunes ( et les pas jeunes) avec les concepts, les modes de pensée et les données de base de l’économie. Elle est produite par la Cité des sciences et de l’industrie, en partenariat avec la Banque de France et préfigure un peu la future « Cité permanente de l’Économie et de la Monnaie » pilotée par la Banque de France qui verra le jour en 2015.

André Orlean et Gilles Raveaud de l’Association française d’économie politique ont pris la plume pour dire leurs préoccupations (Le Monde, 23 Aout 2013, www.lemonde.fr) . Selon eux, cette initiative « répond à un besoin pressant d’informations et de connaissances que chaque citoyen ressent dans sa vie quotidienne comme dans sa vie politique, mais écrivent-ils « nous ne sommes pas convaincus par ce que nous avons vu ». « On y trouve assurément des salles intéressantes et bien faites », notamment « le grand tableau qui ouvre l’exposition et qui présente un panorama des théories économies…fort instructif en ce qu’il montre que la pensée économique est faite d’une grande diversité de traditions intellectuelles ». Mais cela est submergé par le postulat général de l’exposition selon lequel « il serait possible de proposer une description neutre des mécanismes économiques, c’est-à-dire dépourvu de parti pris théoriques », un postulat qui ne tient pas. Pour qu’un musée de l’économie soit utile, il faut qu’il rende compte pleinement de débats contradictoires au lieu de « prétendre présenter au public une vérité exclusive ». D’où l’inquiétude des deux économistes sur le projet en cours de cité permanente de l’économie et de la monnaie : « Aujourd’hui engagée dans une certaine politique monétaire, ne faut-il pas craindre que la Banque de France (maitre d’œuvre du projet) cherche à légitimer celle-ci et néglige les approches qui en contestent la pertinence ? »

Effectivement, cette exposition a d’indiscutables qualités pédagogiques. Mais on est du côté de l’homo oeconomicus et non du côté des rapports sociaux qui s’établissent dans la transformation de la nature en produits en vue de répondre aux besoins humains. Dans cette exposition il est donc beaucoup question des marchés, éventuellement de ses imperfections, mais ni du capitalisme ( le mot n’est pas prononcé), ni des inégalités. Les biens publics ou les biens communs n’existent pas. Le film d’animation consacré au travail nous informe dès le départ que « pour les économistes, en général, le travail est un marché ». Les crises financières sont provoquées par des dictateurs exotiques qui menacent de ne pas payer leurs dettes… Bref, le visiteur a intérêt à avoir l’esprit critique en alerte maximale.

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Vos réactions

  • Pédagogique et sensé.
    Merci Bernard de reprendre la plume.

    Le Duigou J-CH Le 9 septembre 2013 à 10:39
  •  
  • Avec le temps et l’âge, je finis par penser que l’économie n’est pas une science, mais une religion. Alors en ces temps de laïcité, il serait à propos de penser et de cesser de croire, du moins remettre un temps de réflexion scientifique et humaine.

    Il est temps de ne plus penser argent, mais ressource et partage de ce qui fait vivre. Matérialiste, quoi !

    Jean-Marc Le 10 septembre 2013 à 08:20
  •  
  • A Jean-Marc. A mon avis, l’Economie n’est pas un religion mais une science humaine. Tout peut s’expliquer par la théorie des systèmes. En particulier si l’on considère que l’argent est un outil de "progrès" matériel qui produit des "déchets" sortes d’effets secondaires du système.

    Peretz Le 5 octobre 2013 à 08:34
  •  
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