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Accueil > Société | Par Jeanne Cherequefosse | 17 avril 2013

Mariage pour tous, la dernière croisade d’André Vingt-Trois

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« Une société de violence se prépare », déclarait ce mardi le cardinal André Vingt-Trois lors de son dernier discours devant la Conférence des évêques de France (CEF). Loin de s’alarmer du climat délétère et homophobe entretenu par le printemps francais, il s’émeut là de « l’invasion organisée et militante de la théorie du genre, particulièrement dans le secteur éducatif » et de « la cristalisation de revendications catégorielles de petits groupes, ou de sous-ensembles identitaires, qui pensent ne pouvoir se faire reconnaître que dans la violence. »


Selon lui, la loi préparerait « l’occultation de l’identité sexuelle comme réalité psychologique et la fermentation, la germination d’une revendication forte de la reconnaissance de la sexualité différenciée ». Une angoisse récurrente pour l’archevêque de Paris dont on rappellera les précédentes saillies, en novembre 2012 à Lourdes « ne pas reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société » et « je ne vois pas en quoi le fait de dire que le mariage ne peut se constituer sans la bisexualité, est homophobe. A moins qu’on dise que l’homosexualité est devenu la norme universelle sur laquelle il faut s’aligner. »

Aujourd’hui, déplorant l’abandon progressif « de la conception de la dignité humaine qui découle en même temps de la sagesse grecque, de la révélation judéo-chrétienne et de la philosophie des Lumières », traduisez la perte d’influence de l’Église catholique sur les moeurs de nos concitoyens, il avertit contre « les risques que l’on impose à la société sans aucune application du principe de précaution » au nombre desquels « les enfants et les adolescents formatés au libertarisme sexuel, les embryons instrumentalisés dans des recherches au mépris des derniers résultats internationaux »

Pas d’appel à manifester pour autant, tant le combat politique semble perdu : « Nous ne devons plus attendre des lois civiles qu’elles défendent notre vision de l’homme. » Mettant en garde les fidèles contre « la protections trompeuses d’une organisation en ghetto ou en contre-culture », il les invite désormais à mettre en conformité actes et paroles : « À quoi bon nous battre pour défendre la dignité des embryons humains, si les chrétiens eux-mêmes tolèrent l’avortement dans leur propre vie ? À quoi bon nous battre contre l’euthanasie si nous n’accompagnons pas humainement nos frères en fin de vie ? C’est l’exemple vécu que nous donnons qui sera l’attestation du bien-fondé des principes. »

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