Accueil > Economie | Par Pierre Khalfa | 3 février 2014

Sortir de l’euro ? Pierre Khalfa répond à Marianne

À propos d’un dossier de Marianne sur la sortie de l’euro. Par Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic.

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« Sortir de l’euro ? Le débat interdit » titre Marianne (N° 876, du 31 janvier au 6 février). On pourrait ironiser en faisant remarquer que ce soi-disant débat interdit fait régulièrement l’objet d’échanges argumentés dans un certain nombre d’organes de presse, que ce soit à droite ou à gauche, que cette perspective est évoquée régulièrement par certains responsables politiques et qu’en pages intérieures Marianne reconnaît que « dans tous les ministères des Finances de la zone, comme dans tous les services de recherche et de gestion des risques des grands établissements financiers, tout le monde planche là-dessus ». Pour un débat interdit… On pourrait aussi faire remarquer que Marianne « oublie » de donner la parole à une position, celle pour qui la mise en place de la monnaie unique n’est qu’un des aspects d’un problème plus vaste, l’imposition en Europe par tous les gouvernements de politiques néolibérales menées au nom de la compétitivité.

Sommaire

L’Interview d’E.Todd, décryptage
Dévaluer n’est pas jouer
Et la dette dans tout ça ?
Pour un bras de fer !

L’Interview d’E.Todd, décryptage

Dans ce dossier, l’interview d’Emmanuel Todd mérite que l’on s’y arrête. On pourrait là aussi ironiser sur ses propos sondant l’inconscient de François Hollande « son inconscient sait, il a peur ». C’est le même Todd, partisan du « hollandisme révolutionnaire » qui, pendant la campagne électorale de 2012, soutenait François Hollande et prévoyait qu’il serait forcé par la crise de prendre des mesures anti-libérales…

Dans son interview, Todd traite le Parlement européen de « parlement bidon ». Pourtant, la comparaison entre le Parlement européen et le Parlement français ne tourne pas nécessairement à l’avantage de ce dernier. Ni l’un ni l’autre ne sont à l’initiative des lois et dans le cas français, l’utilisation d’une niche parlementaire pour présenter une proposition de loi n’a de chance d’aboutir qu’avec l’accord du gouvernement. Cependant, avec l’instauration de la codécision dans de nombreux domaines, le Parlement européen peut bloquer une directive en cas de désaccord avec le Conseil, à l’issue d’une procédure d’amendements et d’allers-retours avec le Conseil, ce qui est déjà arrivé à certaines reprises. Par contre, si le Parlement français peut théoriquement bloquer un projet de loi du gouvernement, il en est tout autrement dans la pratique, les parlementaires de la majorité étant soumis à une logique institutionnelle qui les rend, in fine, solidaires du gouvernement. Comme tous les anti-européens, Todd refuse de reconnaître que c’est parce que la démocratie a été vidée de son contenu au niveau national qu’elle est quasi-inexistante au niveau européen. Ainsi, si la construction européenne a vu l’émergence d’institutions supranationales, ce sont bien les États nationaux qui ont décidé, en bout de course, de ses orientations. Que ce soit dans le cadre des Conseils des ministres, du Conseil européen ou des Conférences intergouvernementales (CIG), les États ont gardé la haute main sur la construction européenne. Loin d’avoir été dépossédés de leur pouvoir, ils ont dominé la scène européenne… mais discrètement, depuis les coulisses ! L’histoire de la construction européenne a ainsi été celle des grandes manœuvres des États, celle de la diplomatie secrète, seulement troublée par les discussions avec la Commission. Ce mode de construction de l’Union a abouti au résultat que nous connaissons : une Europe antidémocratique et néolibérale.

Todd indique qu’une sortie de l’euro entraînerait « une révolution sociale, le nettoyage d’élites mal formées, vieillissantes, archaïques, quelque chose de comparable à ce qui s’est passé en 1945 ». Si sa caractérisation des « élites » actuelles a probablement une part de vérité, il y manque cependant un trait essentiel, celui d’être dominées par l’idéologie néolibérale de la compétitivité. On peut de ce fait douter que la sortie de l’euro entraine la révolution sociale annoncée, car à moins que celle-ci ne précède celle-là, la sortie de l’euro sera effectuée par ces élites et on ne voit pas vraiment pourquoi elles se feraient harakiri.

Dévaluer n’est pas jouer

Au-delà de cette interview un peu caricaturale, un argument revient en boucle dans les propos des partisans de la sortie de l’euro. Le retour à la monnaie nationale permettrait par la dévaluation de rétablir la compétitivité de l’économie française. En dévaluant, les produits français seraient ainsi plus compétitifs à l’exportation. Cette analyse repose sur la thèse que le problème central de l’économie française relève de la compétitivité-prix. Les produits français seraient trop chers. Outre que cette analyse est exactement celle du Medef qui prône une baisse du coût salarial, elle contredit tous les rapports un peu sérieux sur la compétitivité française, qui indiquent au contraire que le problème fondamental de l’économie française est la compétitivité-hors-prix, c’est-à-dire un manque criant d’innovation, une inadéquation à la demande, un tissu industriel désarticulé dominé par des grands groupes pressurant leurs sous-traitants. Dans cette situation, une dévaluation serait une mesure assez peu adéquate car, contrairement à ce qu’affirme le banquier d’affaires Phillipe Villin dans son interview, les constructeurs allemands de voitures ne vendent pas que du haut de gamme en France, et à modèle équivalent, les voitures allemandes sont aujourd’hui plus chères que les françaises : Peugeot ne serait donc pas sauvé.

Une dévaluation monétaire nous protègerait-elle d’une dévaluation interne opérée par la baisse de la masse salariale ? Évidemment non, car il faudrait alors lutter pour « défendre nos exportations » et historiquement les dévaluations se sont toujours accompagnées de politiques d’austérité. C’est d’ailleurs ce que le même Philippe Villin avoue au détour d’une phrase en indiquant que suite à la dévaluation de la monnaie, « nous serions sauvés, à condition aussi d’entreprendre les réformes structurelles qui s’imposent ». Dans la novlangue des économistes libéraux, l’expression « réformes structurelles » signifie baisse du coût du travail, coupes dans les dépenses publiques et remise en cause de la protection sociale.

Mais comme tous les pays sont aujourd’hui lancés dans une course à la compétitivité, les mesures d’austérité sont les mêmes partout. Dans une Europe économiquement intégrée où les fournisseurs des uns sont les clients des autres, une telle orientation se traduit par un jeu à somme nulle et est porteuse d’une logique récessive qui aggrave encore les difficultés des entreprises.

Les politiques d’austérité continueraient donc, ce d’autant plus que la dévaluation serait porteuse d’inflation découlant de la hausse des prix des produits importés. Défenseur de la sortie de l’euro, Jean-Marc Daniel, économiste expert à l’Institut de l’entreprise est bien obligé d’admettre dans son interview que « l’inflation grignoterait nos avantages compétitifs et la facture pétrolière exploserait dans des proportions qui feraient passer l’écotaxe que dénoncent les bonnets rouges pour une anodine ponction ». Refusant d’ailleurs de restaurer un contrôle des changes, mesure qu’il considère impopulaire, il n’évoque curieusement ni les fuites de capitaux inévitables en cas de dévaluation, ni la possibilité d’attaques spéculative contre la monnaie.

Mais l’essentiel n’est pas là. Une stratégie de dévaluation compétitive, qui vise à gagner des parts de marché contre les autres pays, engendrera une spirale de politiques économiques non coopératives. Loin d’induire plus de solidarité entre les peuples, une telle stratégie se traduirait par encore plus de concurrence, de dumping social et fiscal avec pour conséquence une aggravation des tensions xénophobes et nationalistes dans une situation où, partout en Europe, l’extrême droite a le vent en poupe. La sortie de l’euro s’avère un mirage dangereux et ne peut être un projet progressiste. D’ailleurs l’économiste André Orléan, un des fondateurs du réseau des Économistes atterrés, voit bien le problème puisqu’il note dans son interview que « la sortie de l’euro n’est pas (…) une fin en soi (…) elle devrait impérativement se tourner vers nos partenaires pour les convaincre de repenser en commun le cadre de notre coopération ». Mais comment alors plaider pour une nouvelle coopération, alors que les défenseurs d’une sortie de l’euro reconnaissent que celle-ci serait non coopérative.

Orléan note que « les sociétés du CAC 40 ont versé pour 43 milliards d’euros à leurs actionnaires sous formes de dividendes et de rachat d’actions. Ce montant est en hausse de 4 % par rapport à 2012 ». Cette situation n’a aucun rapport avec l’euro et une sortie de la monnaie unique n’y changerait rien. La question centrale, que les partisans de la sortie de l’euro laissent le plus souvent de côté, est celle de la domination du capitalisme actionnarial. Euro ou pas, sans s’y attaquer, rien ne changera.

Et la dette dans tout ça ?

Reste un débat, quelle conséquence d’une dévaluation sur l’encours de la dette ? Jusqu’à une date récente, tout le monde, y compris les partisans de la sortie de l’euro, admettait que l’encours de la dette serait augmenté en proportion de la dévaluation de la monnaie. Ainsi Jacques Sapir affirmait à l’époque : « Si on est dans le scénario d’une sortie isolée, alors la part de la dette détenue par les non-résidents augmentera. Comme on a 66 % de la dette détenue par des non-résidents, si le franc dévalue de 20 %, cela signifie un accroissement de 13,2 % de la dette publique [1]. » Les partisans de la sortie de l’euro arguent aujourd’hui du fait que l’essentiel de la dette publique française ayant été émise sous contrat de droit français, elle serait relibellée dans la monnaie nationale, par conséquent sans aucun effet à la suite d’une dévaluation. Un terme savant, repris par Marianne, est censé justifier ce point de vue : lex monetae.

Cette analyse pêche par plusieurs points. L’émission de la dette sous droit français garantit qu’en cas de conflit entre l’État et ses créanciers, ce conflit serait réglé devant les tribunaux français, ce qui d’ailleurs ne garantit aucunement que l’État l’emporte. Il y a ensuite deux cas de figures possibles. Si la zone euro éclate et que l’euro disparaît, les États devront passer entre eux une convention indiquant les taux de conversion entre l’euro et les nouvelles monnaies, les contrats en euros étant alors libellés dans les nouvelles monnaies aux taux de conversion négociés. Nul doute que les créanciers seront représentés à la table de négociation et défendront fermement leurs intérêts avec menace à l’appui. Si l’euro continue à exister comme monnaie, on ne voit pas pourquoi les créanciers, en particulier les non résidents, accepteraient qu’une dette libellée en euros le soit en une monnaie moins forte. Soit alors un accord est trouvé à travers l’activation de clauses d’action collectives, soit le gouvernement français passe en force. Dans les deux situations, il s’agit d’une annulation partielle de la dette. Ce qui est certes toujours possible, que ce soit avec une monnaie unique ou sans, à condition d’avoir la volonté politique de s’affronter aux marchés financiers.

Il ne s’agit donc pas d’une question juridique, contrairement à ce que pensent maintenant les partisans de la sortie de l’euro. En cas de disparition de l’euro, il faudra tenir bon à la table des négociations et trouver des alliés, ce qui suppose des compromis et donc la prise en compte des intérêts des créanciers. En cas de maintien de l’euro et en supposant même que les tribunaux français donnent raison à l’État, ce qui n’est aucunement acquis, les créanciers pourraient alors saisir d’autres juridictions (Londres ou New York par exemple) pour essayer de faire condamner la France. Il faudra alors refuser d’appliquer des décisions juridiques, ce qui suppose un bras de fer avec les institutions internationales et les marchés financiers. Bref, l’application de la lex monetae, soi-disant nouveau sésame pour une sortie tranquille de l’euro, risque d’être plus compliquée que prévue.

Pour un bras de fer !

Alors que faire [2] ? Serions-nous condamnés soit à l’impuissance en acceptant la situation actuelle, soit à nous lancer dans une aventure à haut risque avec une sortie de l’euro ? Il existe pourtant une troisième voie pour les peuples européens. Elle passe par un affrontement avec les institutions européennes et les marchés financiers. Aucun changement substantiel n’aura lieu sans ouvrir une crise majeure en Europe et sans s’appuyer sur les mobilisations populaires. Un gouvernement de gauche devrait expliquer qu’il est attaché à la construction européenne, mais qu’il refuse au nom de celle-ci que les droits sociaux soient détruits et les populations paupérisées.

Il devrait tenir le discours suivant : « L’euro est notre monnaie. Mais les traités l’ont placée sous la domination de la finance. La BCE finance les banques privées à taux quasi nul et celles-ci prêtent ensuite aux États à des taux exorbitants. Nous ne voulons plus être soumis aux marchés financiers. Nous voulons faire fonctionner l’euro au service des besoins sociaux et écologiques. Nous voulons placer nos banques sous contrôle citoyen pour qu’elles servent les vrais besoins de la société et non l’avidité de leurs actionnaires. Nous, gouvernement de ce pays, commençons à le faire chez nous. Nous invitons les mouvements sociaux et les peuples européens à faire de même partout, pour nous réapproprier ensemble notre monnaie et refonder l’Union européenne sur d’autres bases ».

Le gouvernement en question prendrait alors un certain nombre de mesures unilatérales en expliquant qu’elles ont vocation à être étendues à l’échelle européenne. Il s’agit de mesures unilatérales coopératives, en ce sens qu’elles ne sont dirigées contre aucun pays, contrairement aux dévaluations compétitives, mais contre une logique économique et politique et que, plus le nombre de pays les adoptant est important, plus leur efficacité grandit. C’est donc au nom d’une autre conception de l’Europe qu’un gouvernement de gauche devrait mettre en œuvre des mesures qui rompent avec la construction actuelle de l’Europe. Ainsi, par exemple, un gouvernement de gauche pourrait enjoindre sa banque centrale de financer les déficits publics par de la création monétaire. Cela pourrait d’ailleurs se faire indirectement sans même violer formellement les traités européens en utilisant comme intermédiaire un établissement public de crédit comme par exemple en France la Caisse des dépôts [3]. Fondamentalement, il s’agit d’engager un processus de désobéissance aux traités et par là même, un bras de fer avec les institutions européennes.

Une telle attitude montrerait concrètement qu’il existe des alternatives aux politiques néolibérales. Elle mettrait les gouvernements européens au pied du mur et les confronterait à leur opinion publique. Elle serait un encouragement pour les peuples à se mobiliser. Un discours résolument pro-européen, tourné vers la démocratie, la justice sociale et environnementale, trouverait un écho considérable auprès des autres peuples européens et des mouvements sociaux. Les dirigeants européens tenteront certes de mettre en œuvre des représailles. On menacera le peuple désobéissant d’un boycott économique total – une menace plus crédible d’ailleurs contre les petits pays que contre les plus grands, en particulier la France.

L’issue de ce bras de fer n’est pas donnée d’avance. Une exclusion forcée du pays rebelle, même si le Traité de Lisbonne ne prévoit aucune possibilité d’exclure un pays de la zone euro, serait-elle possible comme la Grèce en avait été menacée en cas de victoire électorale de la gauche radicale Siryza ? Un effet domino progressiste pourrait-il gagner d’autres pays qui scissionneraient et pourraient instaurer un euro-bis, avec des innovations fiscales et budgétaires, solidaires et écologiques, qui le rendraient viable ? Y aura-t-il un basculement de la zone euro par une refonte des traités ? Tout dépendra des rapports de forces construits qui pourront être construits à l’échelle européenne. La désobéissance européenne, en commençant si nécessaire dans un pays, peut être conçue et popularisée, non comme l’amorce d’un éclatement des solidarités européennes, mais au contraire comme un outil pour accélérer l’émergence d’une communauté politique européenne, un embryon de « peuple européen ».

La divergence avec les partisans de la sortie de l’euro porte sur deux points : d’une part, il n’est pas possible, d’un point de vue progressiste, de promouvoir une stratégie, la dévaluation compétitive, qui accroît la concurrence entre les peuples et les États ; d’autre part, si l’on ne peut exclure, dans certains cas, une sortie de l’euro, elle serait le résultat de la conjoncture et d’une bataille politique pour une refondation de l’Union européenne et non un projet politique a priori. Ces deux points sont évidemment liés. C’est parce que nous n’avons pas renoncé à la bataille pour une Europe de la solidarité, que nous ne pouvons porter un projet, la sortie de l’euro, qui en est la négation.

Notes

[1Cité par Libération du 16 janvier 2014.

[2Voir : Thomas Coutrot, Pierre Khalfa, Crise de l’euro : sortir du carcan, dans Nous désobéirons aussi sous la gauche !, sous la direction de Paul Ariès et René Balme, Editions Golias, septembre 2012 ; Fondation Copernic, Changer vraiment !, Editions Syllepse, juin 2012 ; Pierre Khalfa, Catherine Samary, La monnaie, l’euro, ne pas se tromper de débat, janvier 2011 ; Michel Husson, Quelles réponses progressistes ?, Les Temps Nouveaux, automne 2010 ; Jean-Marie Harribey, Sortir de quoi ?, avril 2011, http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/europe/debat-sortiedeleuro.pdf ; Daniel Albarracín, Nacho Álvarez, Bibiana Medialdea (Espagne), Francisco Louçã, Mariana Mortagua (Portugal), Stavros Tombazos (Chypre), Giorgos Galanis, Özlem Onaran (Grande Bretagne), Michel Husson (France), Que faire de la dette et de l’euro ?, Un manifeste http://tinyurl.com/euro13.

[3Il s’agit d’utiliser les possibilités offertes par l’article 123-2 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

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  • Il n’y a pas de démocratie sans souveraineté, et la première d’entre-elle la souveraineté monétaire. Les économies européennes étant hétérogènes, les droits sociaux étant eux aussi hétérogène. Prétendre vouloir faire fonctionner tout cela sous le régime de la monnaie unique est pour moi un contre sens. Euro monnaie commune O.K. Je constate que les europhiles fussent-ils de "de la gauche de la gauche" sont au diapason avec le besoin d’Aire chère au MEDEF. Aux européennes ce sera donc pour moi jour de pêche.
    administrateur site www.pcfbassin.fr

    Bernard Trannoy Le 6 février 2014 à 14:30
  •  
  • Concernant la dette, il me semble bien que le 01/01/1998 elle est passee du franc a l’euro du jour au lendemain sans probleme.se debarraser une monnaie qui n’a que 15 ans sera sans doute beaucoup plus facile que le passage franc _> euro.Les investisseurs y trouverons leur comptes dans une France qui aura de bien meilleur perspective d’avenir.

    ces deux publications sont interessantes (vous pouvez aller directement a la conclusion) :
    http://basepub.dauphine.fr/bitstream/handle/123456789/11693/235067_w60.pdf
    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73092

    C’est vraiment une honte que seul le FN se positionne pour la sortie de l’euro alors qu’une sortie de l’euro beneficirai le plus au jeunes et aux plus pauvres.

    Le statu quo ne peut pas continuer notre competitivite a decline par la simple faute de l’euro de 70% en 15ans par rapport aux US, de 40% par rapport a l’UK et Chine ( euro a 0.8 en 1998), aucun changement structurel (lire chomage) ne peut compenser ce massacre.

    J’ai ete tres pro europeen mais il faut reconnaitre l’erreur, la priorite devrait maintenant etre de sortir de l’euro/maastrich.Vous etre en train de sacrifier 2 generations pour absolument rien, les jeunes ( et maintenant moins jeunes) qui se sont vu voler l’opportunite d’avancer dans la vie ne ratraperont jamais le temps perdu.Un vrai gachi.

    Mon francais est un peu rouille ;-)

    Damien Le 7 février 2014 à 16:23
       
    • Tu as raison Damien, tous contre tous, tel est notre slogan !
      Au fait, c’est qui P. Arthus, c’est qui Natixis ?

      Antys Ossial Le 8 février 2014 à 12:16
  •  
  • Sans attendre les élections pour les Européennes, nous pouvons réaffirmer nos fondamentaux pour faire exister une EUROPE SOLIDAIRE....NON ??

    taper PETITION EUROPE SOLIDAIRE dans votre navigateur

    PrNICO(at)aol.com

    PrNIC Le 8 février 2014 à 19:00
       
    • c’est un peu bidon, dans l’etat actuel des choses il faudrait que les 28 gouvernements soient d’accord pour cette "europe solidaire"

      la probabilite que cela arrive est ZERO.

      pourquoi perdre votre temps a continuer cette fantaise Europeenne.

      Damien Le 9 février 2014 à 06:15
  •