Accueil > Politique | Par Nathanaël Uhl | 5 août 2013

« Unité de la gauche, osons le pari de la sincérité ! », par Nathanaël Uhl

La montée du FN, les évolutions des partis socialistes et sociaux démocrates, l’émergence de nouveaux mouvements populaire à l’échelle internationale…interrogent nos cadres politiques et questionnent la stratégie d’union de la gauche qui organise en profondeur la gauche française depuis 1965. Union de la gauche, break ou rupture ? Le débat doit s’organiser. Dans le numéro d’été de Regards, Jean-Luc Mélenchon livre sa vision. Ici, Nathanaël Uhl, nous donne son point de vue.

Vos réactions (36)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

La semaine qui me voit écrire cette contribution au débat sur l’unité de la gauche a commencé mardi 9 juillet en Grande-Bretagne. Là, le parti travailliste a asséné un coup de poignard dans le dos des syndicats. Conclusion d’une involution de la gauche britannique qui parachève une mue idéologique complète. Finies la redistribution et la défense des salariés, le New Labour d’Ed Miliban entend se poser en défenseur de la nation britannique. La gauche se déchire donc, puisque les syndicats sont organiquement liés au parti travailliste dont ils sont à l’origine.

Ailleurs, la gauche est ravagée par des conflits fratricides. En Allemagne, plutôt que de tendre la main à Die Linke pour construire une vraie majorité de gauche, le parti social-démocrate préfère s’allier à la CDU d’Angela Merkel. De la même manière en Grèce, le PASOK se range sous les fourches caudines de la droite plutôt que de bâtir un projet politique avec la gauche radicale de Syriza. Il n’y a guère qu’au Portugal – pays où l’union de la gauche n’a jamais existé – qu’un rassemblement des socialistes, des communistes, des écolos et des gauches associatives et syndicales pourrait prendre le pouvoir.

Dans ce paysage de désolation, la France est à la croisée des chemins. Depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande, les décisions politiques, les choix assumés par l’équipe gouvernementale, sont significatifs. « Le gouvernement a choisi le camp du MEDEF », résume Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT. La transcription de l’Accord national interprofessionnel en texte de loi, sans aucune modification et de manière autoritaire, puis l’annonce du contenu de la réforme des retraites ont aggravé les dissensions entre la gauche de gestion et la gauche de transformation sociale. Dans ce dernier camp, on trouve bien évidemment le Front de gauche dans son ensemble mais aussi des pans entiers du PS et d’EELV. Les tensions sont si vives que d’aucuns n’hésitent plus à parler de divorce entre les deux camps. Et d’aucuns se félicitent même que nous en arrivions là.

Cette situation est lourde de dangers. Comme le souligne Emmanuel Maurel, leader de la gauche du PS, « ce scénario serait l’assurance d’une victoire pour la droite, et pour longtemps ». Les exemples allemand et grec donnent du corps à son affirmation. C’est d’ailleurs à partir de cette réalité politique précise que le Front de Gauche avance sa proposition d’une majorité alternative composée du Front de gauche, des gauches syndicales et associatives mais aussi des éléments du PS et d’EELV qui sont disponibles, sur la base d’un projet politique, pour ce faire. C’est ce qu’a encore rappelé Jean-Luc Mélenchon en conclusion de son appel à la manifestation du 5 mai…

Pourtant, certains continuent à faire le pari de l’identité, de l’affirmation du « moi » politique, du Front de gauche comme clé de la victoire. Le Front de gauche est effectivement la gauche qui s’oppose à la politique menée par le Parti socialiste et ses alliés sociaux-libéraux, du PRG à la majorité au sein d’EELV. Le FDG ambitionne d’ouvrir une alternative politique à gauche. Je souscris totalement à cette définition de notre identité politique. Mais elle ne doit pas se doubler d’une attitude qui consiste à n’ouvrir le débat qu’à condition. A condition de rompre jusqu’à quitter qui le PS qui EELV.

Pour appuyer cette démarche de conditionnalité du débat, d’aucuns au Front de Gauche démontrent en quoi le PS serait devenu objectivement un parti de droite. Fort bien. Mais si chacun accepte de repartir du primat de la souveraineté populaire, il faut admettre que 95 % des citoyens de ce pays considèrent que le PS est toujours un parti de gauche, comme si les démonstrations faites et les discours de distanciation tenus n’avaient aucune prise sur eux. Le Front de gauche qui se veut outil politique à la disposition du peuple peut-il s’émanciper de la réalité imposée par le même peuple ?

C’est bien à partir de cette réalité que certains, dont je suis, défendent l’unité de la gauche, l’unité du peuple, comme outil politique principal dans la période. Il ne s’agit ni d’un « ralliement au PS », encore moins une esquisse de resucée de la « gauche plurielle ». Il s’agit de donner la priorité au rassemblement sur des bases politiques ; d’oser une démarche qui prenne au mot les militants de la gauche du Parti socialiste, d’Europe Ecologie-Les Verts et, au-delà, les centaines de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays qui se reconnaissent dans leurs discours. La stratégie de dépassement du Front de gauche pour construire le Front du peuple, oblige d’ailleurs les composantes du FDG à s’adresser aux abstentionnistes, aux non-inscrits mais aussi aux membres de la gauche du PS aussi bien que d’EELV. L’ambition de ce Front du peuple, contre la pérennisation d’un cartel d’organisations, rend la question de l’appartenance totalement secondaire.

Revenons-en aux fondamentaux avec Lénine. Prenant l’exemple de la Grande-Bretagne, il critique les communistes qui, au nom de leurs convictions révolutionnaires, refusent de soutenir le Parti Travailliste, alors dirigé par des éléments réactionnaires :

« Que les Henderson, les Clynes, les MacDonald, les Snowden soient irrémédiablement réactionnaires, cela est exact. Il n’est pas moins exact qu’ils veulent prendre le pouvoir (préférant d’ailleurs la coalition avec la bourgeoisie) ; qu’ils veulent administrer selon les vieilles règles bourgeoises […]. Tout cela est exact. Mais il ne suit point de là que les soutenir, c’est trahir la révolution ; il s’ensuit que les révolutionnaires de la classe ouvrière doivent, dans l’intérêt de la révolution, accorder à ces messieurs un certain soutien parlementaire. […] Agir autrement, c’est entraver l’œuvre de la révolution, car si un changement n’intervient pas dans la manière de voir de la majorité de la classe ouvrière, la révolution est impossible. Or ce changement, c’est l’expérience politique des masses qui l’amène, et jamais la seule propagande. »

Derrière ces mots se dessine une vision politique qui impose le primat de l’unité. Pas une unité entre partis, sur la base de négociations occultes. Il s’agit bien de l’unité organique de la classe ouvrière sur la base de mots d’ordre politiques clairs. C’est cela le Front du peuple qu’il est urgent de construire. Le Front de gauche dispose des mots d’ordre politiques clairs : refus de l’austérité en France et en Europe, SMIC à 1 700 euros, salaire maximum, etc. Il en a même fait un livre-programme qui porte le beau nom de l’Humain d’abord. Bon nombre de personnes se sentant proches des gauches du PS et d’EELV s’y retrouvent. Alors, chiche ! La bataille pour l’unité de la classe ouvrière est antinomique avec l’affirmation infantile d’une identité en contre. Elle exclut toute attitude sectaire, tout dogmatisme.

Vos réactions (36)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • J’enrage et je peste. Je fulmine. C’est sûr, je suis un homme de gauche. Nous avons ramassé les grains un à un, nous avons redonné le courage nécessaire au salariat pour qu’il puisse se débarrasser du sarkozysme avilissant. Nous avons fait et refait la démonstration que les politiques conduites par les sociaux libéraux étaient une accélération de nos souffrances. Plus personne, à gauche, ne conteste aujourd’hui l’ineptie des cette politique de l’offre !

    Et pourtant, nous qui savons faire, nous qui pouvons, ne sommes toujours pas au cœur de l’attente de nos concitoyens. Il nous faut tirer une ligne au dessus des basses fréquences, la chose est loin d’être simple.

    S’interroger sur la nature du Parti Socialiste est un débat sans fin. Il suffit juste de constater qu’il n’est plus le même qu’en 1997 car il est maintenant devenu un outil reconnu du libéralisme. Les satisfécits du MEDEF le prouvent. Pour autant la difficulté n’est pas levée car la grande majorité du salariat espère encore de son nom !

    Dans le même temps, nous sommes devenus la seule parole de gauche utile à la reconquête idéologique qui précède toujours les victoires électorales. Mais nous avons du retard. Beaucoup de retard. La nouvelle droite qui pourrit la société depuis bientôt trente ans s’est étalée avec entrain dans les draps du peuple rendu aboulique de la mollesse passionnée des fainéants de la rue Solferino !

    Dans le même temps, nous avons su donner à la Gauche républicaine, sociale et écologiste un logiciel nouveau et susceptible de nouer des synthèses dynamiques. Appelez-la comme vous voulez, mais cette synthèse écosocialiste est l’assise nécessaire, le fondement, le socle sur lequel nous allons construire la majorité politique nécessaire dont nous avons besoin pour gouverner.

    Le moment est périlleux pour notre Front de Gauche, il est à l’intersection de deux logiques. Feindre de croire qu’il est possible d’être l’aiguillon d’une gauche cotonneuse et avachie ne conduirait qu’à l’amplification des déceptions populaires, déjà trop bien ancrées dans nos propres rangs. Poursuivre la démonstration, déjà réussie, de l’échec annoncé de la conversion libérale des politiques des sociaux-démocrates européens, nous enferme dans une logique de contestation qui nous assigne au rang de ceux qui ne gouvernent jamais !

    A l’évidence l’alternative n’est pas là.

    Le seul débat qui nous occupe est de savoir comment et dans quel délais nous allons pouvoir gouverner ce pays.

    C’est cela l’urgence. C’est aussi cela qui fait suinter un air de crise autour de notre Front de Gauche !

    C’est donc l’occasion. C’est le moment de faire un choix. Le temps de la colère doit offrir la force nécessaire qu’il nous faut pour chasser les contrefacteurs du changement.

    C’est le moment opportun où l’impossible devient possible, l’immuable se met en mouvement, l’indécis choisit.

    Les mois qui viennent de passer ont montré que notre force était intacte. Les rassemblements de masse que nous avons impulsés sont la preuve de la disponibilité encore réelle de notre peuple à se mobiliser pour le changement. Le restera t-il encore longtemps ? Quand les coups se font de plus en plus rudes, c’est en se recroquevillant que l’on a moins mal.

    Le temps presse, comme à chaque fois que les institutions européennes et leurs politiques sont rejetés par le peuple, les griots expliquent qu’il faut davantage d’Europe, quand ce gouvernement se sera abattu par lui même, des sacrifices offerts aux banques, ils expliqueront qu’il faut plus de libéralisme. A Ayrault succédera Gallois ou un autre… pour continuer la même politique !

    Les mois qui arrivent doivent nous permettre d’articuler la mobilisation sociale sur les retraites que nous allons soutenir de toutes nos forces avec une offre politique puissante et crédible. C’est la seule façon d’éviter ce scénario catastrophe

    La politique c’est comme les échecs, il ne faut jamais jouer un coup avant l’autre. Pour construire la majorité nationale qui doit nous permettre de gouverner, après les élections européennes, pourquoi pas, le plus tôt sera le mieux, il nous faut faire la démonstration de notre capacité à construire pour de vrai, dans chaque commune, les équipes qui s’engagent contre l’austérité !

    Nous ne sommes pas l’aiguillon d’une bête qui par ailleurs est déjà morte et qu’il ne sert à rien de piquer, c’est parce que nous nous respectons et que nous savons voir le désarroi qui bâillonne l’immense majorité des militants de gauche et de l’écologie politique que nous devons proposer un nouveau rassemblement !

    Alain Bousquet Le 5 août 2013 à 16:56
  •  
  • Oui seul compte l’intérét général bien compris, abolir ce néo-libéralisme tous ensemble, redonner au Peuple ses pouvoirs de droit et d’humanité universelle et on oublie pas l’écosocialisme qui devrait nous mettre tous d’accords, du moins sur le principal...

    GUENOT MICHEL Le 5 août 2013 à 17:01
  •  
  • L’article se base sur un présupposé faux. Il prétend que le Front de Gauche ne discute avec les membres du PS que s’ils quittent le PS. Or, je ne vois rien qui permette de justifier cette affirmation. Bien au contraire, la majorité alternative qui pourrait se dessiner se composerait notamment d’actuels élus PS, qui n’auraient pas forcément besoin de quitter le PS.

    Antoine Hugo-Tefendarc Le 5 août 2013 à 17:32
       
    • non, non il faut relire pesemment Nath et Alain, pas d’emballement c’est un débat ouvert pour une stratégie de municipales, qui engendrera le futur, celà s’adresse aux militants EELV, PS et sympathisants " les électeurs " les abstentionnistes leur redonner l’envie ( c’est mal barré ) la gauche du PS et EELV ses fans, ils sont en eau trouble, pourquoi ne pas tendre la main, certains électeurs en ont ras le bol, c’est une élection locale dont les paramètres ne sont pas présidentielles..
      15% pour le FDG çà ennivrent, mais c’est pour dans 4 ans, le 1er tour prend-on un risque si le FDG part seul ? admettons, mais au second tour on fait quoi ?
      il s’agit de se rassembler sur nos convergences, il y en a..
      construire pas à pas, depuis quand le FDG feraient-ils un bon score aux municipales ?
      Gageons que les retraites vont nous rassembler effectivement via les syndicats, les assos etc ...

      GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 14:59
  •  
  • Perso, si le Fdg c’est ça, adieu. Et je ne serai pas la seule. Politique politicienne. Détestée. Ils ne sont pas foutus les PS de comprendre que leur gouvernement est traître a la Nation. Non seulement avec ce système, vous ne gagnerez pas de PS car ils méprisent le PC mais vous perdrez énormément de Fdg. Il y a une haine immense pour le PS. Votre parti n’est pas celui de la sincérité mais des accords électoraux. Ne prenez pas les gens pour des imbéciles.

    Ariane Walter Le 5 août 2013 à 19:09
       
    • Ariane.... Pourquoi dire qu il y a dans cet article un accord tacite ou implicite avec les solferiniens ?
      je ne lis rien de cela.... Relis, amie relis....

      Alain Bousquet Le 5 août 2013 à 19:45
    •  
    • toujours radicale Ariane, je fonce et tant pis pour le reste, oui Ariane rels Alain et Nath ...

      GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 15:01
  •  
  • putain c’est chaud, je me fais allumer sur twitter à cause de celà ...

    GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 02:39
  •  
  • Je trouve tout d’abord que lorsque Nathanaël Uhl traite d’infantiles - même si elle y met les formes- ceux qui ne pensent pas comme elle n’est pas un gage d’ouverture d’esprit et d’aptitude à débattre...Je trouve ensuite que le plus grave est qu’elle ne dit rien sur ce qui me semble être le préalable à tout espoir d’avancée en direction de tous ceux qui ont intérêt vital à l’écosocialisme...à savoir l’auto-dissolution de toutes les composantes du FDG et leur unification en un seul mouvement...car comment convaincre les gens qui votent PS depuis des lustres SI NOUS NE SOMMES MÊME PAS CAPABLES DE FAIRE PARTIE D’UNE SEULE ET MÊME ORGANISATION ! Cet aspect qui conditionne pourtant tout le reste - à moins de croire au spontanéisme des citoyens qui se jetteraient dans les bras d’un sauveur de gauche - semble être jusqu’à présent absent des préoccupations des intervenants .Si nous ne sommes pas capables de faire passer nos différences après ce qui nous rassemble dans un même parti ou mouvement, l’alternance à l’américaine n’est pas prête de s’achever avec toujours le même prétexte du nécessaire barrage au FN...JLM a réussi à rassembler le temps d’un scrutin les voix des candidats de la gauche de transformation sociale des scrutins précédents sur son nom ; la mobilisation du 5 mai prouve que des attentes existent...Alors qu’attendons-nous ?

    Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 09:50
       
    • bien dit ...

      GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 15:17
  •  
  • Il y a deux questions. 1) comment est-ce qu’on arrive au pouvoir 2) Une fois au pouvoir comment on fait pour appliquer notre programme (PG/FDG)

    1) Se retrouver à la tête du pays n’est pas chose aisée. On peut parier sur une victoire du FDG seul mais cette éventualité me semble irréaliste tant que la situation ne se dégrade pas plus. Car si ça va mal, ce n’est pas encore la Grèce et tant que les gens non-politisés ont un minimum de confort, ils vont répugner à renverser la table. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On attend de se retrouver dans le chaos, avec les risques de dérives vers le FN ?

    2) Non il faut y parvenir maintenant c’est pour ça que je suis pour l’union de la gauche. Avec la gauche du PS "maintenant la gauche" qui sont vraiment de gauche et EELV et avec tous ces types du PS qui ne sont pas idéologues pour un sou et qui suivront le chef tant qu’ils ont leur strapontin, avec ça on peut avoir une majorité.
    Il faut que le FDG mène dans cette bataille pour qu’une fois que nous arrivions au gouvernement nous puissions faire le programme le plus à gauche possible, et ça j’y crois, nous sommes les plus engagés, et à mon avis les plus en accord avec nous-mêmes, donc nous pouvons avoir le rapport de force en notre faveur.

    à Dominique Filippi : Je ne vois aucun intérêt à faire un seul parti, nous sommes une coalition et ça fonctionne parce que chacun est libre, si nous étions un seul parti les tensions entre Mélenchon, Laurent et les autres seraient plus vives qu’aujourd’hui. Inutile de s’encombrer d’intrigues pour être calife à la place du calife. Nous sommes plus homogènes que le PS qui est enfermé dans son unité. Voyez les problèmes qu’ont connus Die Linke et Syriza.

    Après la mer Le 6 août 2013 à 10:27
       
    • çà c’est vrai ...

      GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 15:21
  •  
  • "Si nous étions un seul parti les tensions entre Mélenchon, Laurent et les autres seraient plus vives qu’aujourd’hui"...peut-être... mais au moins une majorité déterminerait une ligne claire et ceux qui ne seraient pas d’accord soit s’inclineraient parce qu’ils sont des démocrates soit retourneraient au 1,89% de MGB...tandis que la structure actuelle peut virer à l’auberge espagnole (voir la préparation des Municipales...). Celà me semble tellement évident que je suis un peu gêné d’avoir à l’écrire...

    Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 10:50
       
    • celà me semble surréaliste ...

      GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 15:18
  •  
  • à Dominique Filippi : "une majorité déterminerait une ligne claire et ceux qui ne seraient pas d’accord soit s’inclineraient parce qu’ils sont des démocrates soit retourneraient au 1,89% de MGB..."

    Moi je trouve qu’en terme de contenu la ligne du FDG est nettement plus claire que celle du PS. Certes il y a des débats (comme sur l’euro ou l’écologie) mais c’est aussi ce qui fait avancer. Imaginez que pour faire un parti unique on impose l’abandon du nucléaire et que le PCF quitte le front de gauche, oui ce serait clair, mais ce ne serait pas très profitable, à moins de voir les choses comme le NPA. Et s’ils restent, vu à quel point certains sont attachés à cette énergie bon marché, ça risque bien d’être l’auberge espagnole quand même ce qui à terme provoquerait aussi une scission et il faudra alors créer une coalition et on sera revenu au point de départ.

    Les municipales c’est un problème mais il s’agit là de stratégie politique et non de contenu, et je ne suis pas sûr que faire un parti unique dissuaderait tout le monde de faire des alliances opportunistes.

    "Celà me semble tellement évident que je suis un peu gêné d’avoir à l’écrire..."

    Ne soyez pas gêné, il y a toujours des abrutis ignorants à qui il faire l’éducation ;)

    Après la mer Le 6 août 2013 à 11:24
       
    • "une majorité déterminerait une ligne claire et ceux qui ne seraient pas d’accord soit s’inclineraient parce qu’ils sont des démocrates soit retourneraient au 1,89% de MGB..."RELIS....1,89%...Le PC doit se mettre et/ou être mis face à un choix çà s’appelle la démocratie et comme l’écosocialisme ne peut être que démocratique ;s’il venait à partir, il se suiciderait.Qu’est-ce qui est mieux se suicider ou respecter la volonté majoritaire ?

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 12:02
  •  
  • Lorsqu’un cadre nous est imposé, d’où qu’il vienne, il faut en sortir.
    Vous ne voyez que le prisme des Partis.
    Si le Front de Gauche m’intéresse, c’est parce qu’il pose 2 concepts :
    1/ Place au peuple
    2/ Révolution citoyenne

    Point de salut hors de ces 2 démarches, me semble-t-il, à condition de ne les subordonner à rien d’autre et de les faire vivre réellement.

    Fraternellement.

    Marjorie Vanel Le 6 août 2013 à 11:56
       
    • Entièrement d’accord mais ne pas oublier que depuis 1789, l’expression populaire s’organise autour de partis politiques même si leur discrédit existe et que la révolution citoyenne ne peut se construire toute seule.

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 12:09
  •  
  • à Dominique Filippi : le PC a un poids historique, une identité forte et un grand nombre de militants, ils répugneraient terriblement à se "coucher" devant les partis minoritaires, et que ce soit une question de survie n’est pas une garantie qu’ils restent (on a vu ce le NPA a choisi).
    Mais j’espère en effet qu’ils resteraient, Laurent n’est pas Besancenot.
    Seulement ce ne sera pas sans tensions, et on risquerait à terme l’éclatement pour des querelles de chapelles, pourquoi se l’imposer ?
    Il me semble que notre point de désaccord vient du fait que vous pensez qu’un seul parti dissoudrait l’effet auberge espagnole. Moi je ne le crois pas, je pense que cet effet perdurerait, il y a trop d’identités différentes.
    Hors, l’effet auberge espagnole dans un parti ce n’est pas possible, ou ça éclate, ou ça devient le PS ça n’avance plus, l’avantage de la coalition c’est que ça permet d’avancer tout en étant une auberge espagnole.
    Dans 5 ans ce sera différent le FDG aura une histoire commune telle qu’une union sera peut-être possible. Même si je ne la souhaite pas.

    Après la mer Le 6 août 2013 à 13:31
       
    • Je pense que si les gens ont voté JLM c’est beaucoup plus en attente d’une autre gauche que par rapport à une volonté de résurrection du PCF dont il ne faut pas surestimer l’importance même s’il a une histoire derrière lui à la différence des autres qui n’en ont pas.Il faut donc que l’autre gauche montre aux gens qu’elle n’est pas prisonnière d’une histoire où le PCF ce n’est pas seulement - aux yeux du peuple qui est informé le Front Populaire et la Résistance mais aussi le soutien conscient ou inconscient à l’imposture stalinienne pour le plus grand nombre de citoyens...En tout cas ,à mes yeux ,il est essentiel qu’une clarification survienne sinon les gens se diront "pas de nuages pour ce qui les arrangent et beaucoup de silences pour ce qui les dérangent"...or le peuple avant de s’engager dans un combat à gros risques a besoin de certitudes démocratiques . C’est bien le moins que le mouvement révolutionnaire français lui doit vu le passif stalinien...

      Dominiqie FILIPPI Le 6 août 2013 à 14:01
  •  
  • les fusions se feront naturellement ou pas au sein du FDG, l’imposer serait une implosion, pas de rapport de force svp, c’est quoi ce truc ...
    je suis PG, et je pense FDG aussi et souvent, je ne suis pas au PG pour en faire une tour d’ivoire ou babylonienne, mais pour son ouverture d’esprit et de rassembleur...

    GUENOT MICHEL Le 6 août 2013 à 15:14
       
    • Il ne s’agit d’imposer quoi que ce soit à personne mais tout simplement d’appeler un chat un chat sans tourner autour du pot....Si aucune initiative allant vers la fusion n’est prise, on ne sera pas pris au sérieux par tous ceux qui ont intérêt au changement car les citoyens qui ne font partie d’aucune organisation politique accordent leur confiance à ceux qui commencent par être capables de faire partie d’une même organisation avant de prétendre "être au pouvoir dans dix ans".

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 16:49
  •  
  • Faire le pari du peuple pour l’union de toutes les forces progressistes

    Nathanaël Uhl (mensuel Regards) a le mérite de poser la question du rapport des forces à gauche pour hâter une majorité alternative aux politiques quasiment libérales du gouvernement Hollande. Les forces politiques existent mais fractionnées, divisées sur les modalités. D’un côté, ceux qui restent sur la position du il n’y a pas d’autre choix que l’austérité, de l’autre ceux qui disent l’inverse mais préconisent dans le désordre les remèdes. Pourtant l’urgence est là, bien là. Au moment où une Loi bouleverse de fond en comble toute l’organisation territoriale de la République au nom des directives européennes pour fusionner dans une structure autoritaire et technocratique les communes, les départements, éloignant encore davantage les lieux de décision de la vie des citoyens, je suis assez surpris du peu de protestation. Le coup d’Etat permanent c’est maintenant ! Donnons au moins raison à Mitterrand pour une fois même si l’homme s’est accommodé de la Ve par la suite. L’austérité, les récessions qu’elle impose ne mènent et ne mèneront qu’à l’esclavage, à la soumission du peuple aux intérêts du système bancaire et financier, à l’appétit des actionnaires des mastodontes qui règnent sur les marchés. Le peuple en général, le péquin moyen, n’y comprennent pas grande chose. Métropole Paris ? ANI ? Seuls les avertis et informés (pas par les medias à la botte) s’insurgent. Mais globalement, la majorité de gauche déplore que la gauche aille mal, qu’elle laisse faire une époque Sarkozy 2. Comment faire ? L’idée d’assises n’était pas mal. Pourquoi ne pas les localiser, dire aux gens ce qui se passe réellement, expliquer un glissement progressif vers l’autoritarisme…

    On peut et j’en suis redire et répéter que le primat de la gauche reste la pierre angulaire. Mais de quoi ? Un Front de gauche qui pense déjà aux places à répartir aux municipales… ou bien un Front du peuple, un Front populaire incluant l’ensemble des couches sociales du monde du travail dans leur diversité ? Il faut écrire les nouvelles pages sans doute en renonçant à quelques positions établies, à des unions hétéroclites qui sur le terrain fonctionnent et démontrent que la gauche qui gère fait bien les choses. Mais jusqu’à quand ? Les communes privées de leurs compétences, que pourront-elles faire demain ?

    Oui, il nous faut rassembler au-delà de nous-mêmes, de nos formations dans le Front de gauche et au-delà et briser la chape de plomb de l’idéologie dominante qui fait l’opinion Mais, à mon sens, le premier grand rassemblement doit être pour refuser la Loi inique, antidémocratique qui impose les métropoles car il s’agit bien de la fin programmée dans 1 ou 2 ans de tous les systèmes de représentation citoyens de notre pays. Ce n’est pas anodin d’ailleurs, les élus seront divisés par deux pour les départements, par 10 pour les communes… Un coup d’Etat parlementaire vient de se produire à la solde d’un président qui nous ment. Si nous ne mobilisons pas afin que le peuple de France soit consulté nous entrerons dans un temps illégitime pour la souveraineté populaire, un temps dictatorial.

    Patrick Pérez Sécheret, Ecrivain-poète

    pérez sécheret patrick Le 6 août 2013 à 15:46
  •  
  • moi j’aimerais bien :
    "oser une démarche qui prenne au mot les militants de la gauche du Parti socialiste, d’Europe Ecologie-Les Verts et, au-delà, les centaines de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays qui se reconnaissent dans leurs discours. La stratégie de dépassement du Front de gauche pour construire le Front du peuple, oblige d’ailleurs les composantes du FDG à s’adresser aux abstentionnistes, aux non-inscrits mais aussi aux membres de la gauche du PS aussi bien que d’EELV. "
    mais je suis plutôt comme Ariane
    "Perso, si le Fdg c’est ça, adieu. Et je ne serai pas la seule. Politique politicienne. Détestée. Ils ne sont pas foutus les PS de comprendre que leur gouvernement est traître a la Nation. Non seulement avec ce système, vous ne gagnerez pas de PS car ils méprisent le PC mais vous perdrez énormément de Fdg. Il y a une haine immense pour le PS. Votre parti n’est pas celui de la sincérité mais des accords électoraux. Ne prenez pas les gens pour des imbéciles."
    Car l’alliance même sur des principes de gauche , restera une alliance avec des menteurs , des salopards , des traîtres , des vendus à la finance , au FMI et aux USA
    Au lieu d’alliance on peut parler de démarche de gauche mais avez vous remarqué que ceux du PS qui disent tout comme le FDG , finissent toujours par appeler à soutenir ce gouvernement
    Avez-vous remarqué que les atermoiements du PCF et toutes leurs propositions de lutter ensemble contre l’ austérité , sont systématiquement perçus comme la défense de leurs sièges donc de leur pogon et jamais comme un élargissement à gauche
    et tous ceux qui se prétendront de près ou de loin amis avec le Parti Sournois seront sanctionnés à toutes les prochaines élections
    Rassembler au-delà du Front de gauche, oui, mais abandonner ne serais-ce qu’un petit bout de nos idées (d’ailleurs à bien re-définir entre nous ), l’Europe , l’écologie ,la retraite ..sera la fin du FDG .Donc l’ équation de faire venir des PS reste difficile sauf à ce qu’ils renoncent à leur adhésion mais sera réalisable par un vote utile de leur part et réalisée si nous quittons notre habit de perdant

    micmousse Le 6 août 2013 à 16:34
       
    • "oser une démarche qui prenne au mot les militants de la gauche du Parti socialiste, d’Europe Ecologie-Les Verts et, au-delà, les centaines de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays qui se reconnaissent dans leurs discours"cela passe par le courage politique du PG et du PCF qui doivent convoquer les ETATS GENERAUX de la gauche de transformation sociale afin d’ouvrir une perspective politique.Le courage ...ce n’est pas du surréalisme...c’est penser aux millions de gens dans la merde...avant de penser à sa boutique...

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 20:08
  •  
  • Le pire est la résignation qu’il n’y aurait plus d’histoire, de possibilité, renoncer à pouvoir faire ce qui a été possible dans la Résistance pour aboutir au programme des Jours heureux du CNR. Rien ne peut naître hors de la diversité et de la conviction profonde dans le peuple.

    pérez sécheret patrick Le 6 août 2013 à 16:43
       
    • Pour juguler le cancer de la résignation , il faut une initiative politique de fusion, c’est vital pour l’existence de la gauche.

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2013 à 20:11
  •  
  • Autant que je suis d’accord sur le fond autant je désapprouve totalement sur la forme. Une fusion de tous les partis du Front de gauche m’apparaît ni possible ni souhaitable. Pour 99% de la population, le Front de gauche est incarné par Mélenchon et personne n’accorde d’importance au PG, PC, Unitaires... Seulement, ce principe de la coalition permet au PC de garder la face. Avec l’histoire, l’enracinement militant et l’identité du PC, toute tentative de "fusion-absorption" serait considérée comme une attaque et une volonté hégémonique de Mélenchon. Non seulement ceci n’apporterait rien en termes de résultats électoraux mais cela conduirait automatiquement au sabordage du Front de Gauche. Et donc à l’impossibilité de construire une force alternative capable de prendre le pouvoir...

    Cyril Le 8 août 2013 à 18:44
  •  
  • Si 99% du Front de Gauche c’est Mélenchon et le renouvellement de la gauche qu’il incarne, je ne vois pas au nom de quoi une refondation de la gauche serait impossible.Des Etats Generaux (allant par adhésion individuelle bien au delà des composantes actuelles du FDG) montreraient la volonté d’en finir définitivement avec les chapelles où chacun pense à sa boutique.Cela peut sembler difficile voire utopique mais je suis convaincu qu’il faudra tôt ou tard en passer par là si on veut être crédibles et ne pas rester" la gauche de la gauche" face à "la droite de la droite".

    Dominique FILIPPI Le 8 août 2013 à 23:38
  •  
  • Cet article de Nathanael Uhl me laisse un peu circonspect. J’ai l’impression qu’il dit tout et son contraire. D’un côté, il critique la dérive ultralibérale des gouvernements socialistes ou sociaux-démocrates européens et invite à créer un Front du peuple sur les bases de l’actuel programme du Front de gauche. De l’autre, il met en garde contre une rupture entre "gauche de gestion et gauche de transformation sociale".
    Bien évidemment il faut que cette rupture se fasse. Les sociaux-libéraux qui soutiennent la politique du gouvernement actuel ne pourront pas être associés à une initiative de type "Front du peuple". En revanche, les militants socialistes et écologistes qui ne se reconnaissent pas dans la politique menée actuellement et souhaitent une rupture avec l’ordre libéral et "austéritaire" y ont toute leur place. Là est, selon moi, la seule "conditionnalité du débat"...

    Cyril Le 9 août 2013 à 15:16
  •  
  • "Le Front de gauche qui se veut outil politique à la disposition du peuple peut-il s’émanciper de la réalité imposée par le même peuple ?" Entièrement d’accord mais qu’est-ce qui empêche la partie la plus combative de ce futur Front du Peuple de montrer à "la souveraineté populaire" que ses différentes composantes sont capables d’en finir avec le passé en travaillant ensemble -après la tenue d’Etats Généraux de la Gauche- dans un seul et même parti ou mouvement ? En finir avec le passé est un préalable pour être audible ; en clair, si nous ne sommes pas capables de montrer aux citoyens que pouvons faire partie d’une seule et même organisation ...comment pourront-ils nous prendre au sérieux si nous disons que nous voulons gouverner la France ! Ils nous disent déjà "commencez déjà par accorder vos violons !"Il ne peut y avoir un discours PCF et un discours PG, il faut un seul et même discours , une seule et même pratique politique pour être pris au séeieux...et si j’en juge par la tournure que prend la préparation des Municipales....

    CINCINATUS Le 10 août 2013 à 07:55
  •  
  • "...primat de la souveraineté populaire, il faut admettre que 95 % des citoyens de ce pays considèrent que le PS est toujours un parti de gauche,..."
    Il me semble que l’élément de propagande massive et surpuissante qui conditionne à cette opinion (PS de gauche) manque dans le raisonnement. Il ne faudrait pas l’oublier aussi dans la définition d’une stratégie. Nous aurons ce boulet dans les jambes encore longtemps.

    "...la réalité imposée par le même peuple..." Je dirais plutôt "imposée au peuple", et devons-nous accepter qu’elle nous soit aussi imposée ?

    Ceci dit sans nier la nécessité de l’union comme proposée, simplement pour ne pas négliger cet obstacle.

    François Dubreuil Le 12 août 2013 à 10:28
  •  
  • "Mais elle ne doit pas se doubler d’une attitude qui consiste à n’ouvrir le débat qu’à condition. A condition de rompre jusqu’à quitter qui le PS qui EELV."
    Eh bien si : un PS ou un EELV gardant leur carte cautionne la politique de ce gouvernement dont absolument toutes les mesures sont de droite , guidées par le MEDEF et la finance
    _Si ils ne sont pas capables de l’observer et d’en tirer les conséquences , nous ne devaons pas leur faire cadeau de magaouiller dans leur sens et de baisser le froc une nouvelle fois
    Et non 95% des électeurs ne considèrent plus le PS comme un parti de gauche et il suffit de presque rien pour qu’ils les voient comme les arrivistes bouffis d’orgueil qu’ils sont
    Ils en est surement plus de 11 % qui les voient comme ceux qui tuent la classe ouvrière , à coups de renoncements , de mensonges et tu voudrais faire des compromis bidons , vidés de la substance de gauche pour te faire élire ?
    Non tu ne parles pas d’alliances mais sur quoi peuvent porter les compromis ??
    LE PS EST A DROITE .
    "oser une démarche qui prenne au mot les militants de la gauche du Parti socialiste, d’Europe Ecologie-Les Verts et, au-delà" : Ce n’est même plus possible de les rallier , le TSCG , l’ANI , tu l’as faite ta démarche , pour quels résultats : des crachats , des votes dans la gueule et ’une abstention dynamique’
    La retraite ? en 2010 ils avaient la même démarche que nous ( presque ) et maintenant ?
    Par contre si tu leur dis ’allez vous faire foutre avec votre politique de merde ’, tu feras une action sanitaire , salutaire , sans compromissions et même certains sournois de ce Parti Sournois , sentant le boulet de la défaite ,déserterons cette ’gôche de droite’ et viendrons sur nos listes pour appliquer le programme du FDG ( ben oui , toujours prêt pour garder un siège , ils sont formés pour ça au PS )

    micmousse Le 12 août 2013 à 22:02
  •  
  • En réponse à Nathanaël
    Tout ceci n’empêche pas une dénonciation en règle de ce qu’est aujourd’hui le P"S"
    C’est même nécessaire pour rallier provoquer le choc interne et rallier ceux d’entre eux qui hésitent encore.
    Quant aux 95 % de citoyens qui considèrent que le Parti solférinien est socialiste, le meilleur moyen de les convaincre est de démontrer que ce parti n’est qu’un auxiliaire des capitalistes qui jouent la carte "gauche" quant la carte droite ne marche plus.
    Nathanaël se défend de défendre la gauche pluriel, mais ça y ressemble étrangement.
    La clarté, la clarté, et les hésitants viendront.
    Ne jamais laissé croire un seul instant qu’il y a une once de progrès chez les sociolibéraux.

    Libertypress Le 13 août 2013 à 13:15
  •  
  • Prendre comme postulat que le PS est un parti de gauche dans la tête des français, fallait oser !
    Sur quelle planète vous vivez ?
    Tous ceux qui restent au lit le jour des élections sont tous ceux qui ont compris que voter UMP ou PS, ça change rien pour eux ... Tous dans le même sac avec un grand dégoût de la politique ...
    Ca serait bien de pas prendre les gens pour des idiots et d’arrêter les magouilles électoralistes à sans cesse lêcher les encartés du PS. Car si il y a un truc qui fait monter le FN, c’est bien ça et la politique de droite du PS ajoute aux frustrations et les poussent aussi dans ce sens.
    Faudrait pas nous refaire le coup du vote utile, ça commence à bien faire.
    Où avez-vous vu que voter PS fait barrage au FN ??? Il a jamais été aussi en forme. Faire barrage à la droite avec un parti de droite comme le PS qui ment, fait de la com et met la vaseline pour nous aller plus profond ?
    Le PS se casse la figure. Qu’on le laisse où il est et occupons-nous d’une union de la gauche autour de nous.
    On dirait que l’audace vous a quitté. La tiédasserie gauchisante ne mènera à rien, la radicalité concrète, si !

    Jeanne MOLL Le 14 août 2013 à 18:51
  •  
  • "Il s’agit bien de l’unité organique de la classe ouvrière sur la base de mots d’ordre politiques clairs. C’est cela le Front du peuple qu’il est urgent de construire."

    Toute la question est quels sont ces mots d’ordre que le PS aujourd’hui est prêt à appliquer dans sa politique gouvernementale ? On en voit pas beaucoup pour ne ne pas dire pas du tout. L’analyse de Lénine sur la situation anglaise ne peut être érigée en dogme. Les propositions du Parti Travailliste portaient des éléments positifs pour la classe ouvrière en dépit du caractère réactionnaire de la direction d’alors. La politique du PS au pouvoir est un recul continu des avancées obtenues de haute lutte en France. Alors pour reprendre encore Lénine : que faire ?

    Christian Rousseau Le 15 août 2013 à 16:06
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.