Accueil > Politique | Par Serge Knittel | 9 septembre 2014

À Montreuil, le Front de gauche approfondit ses débats

Le Front de gauche est bien décidé à rassembler, même si la nature de ce rassemblement reste inconnue : c’est l’acquis essentiel de l’assemblée de rentrée tenue à Montreuil samedi. Compte rendu + contribution de Robert Spizzichino.

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Présentée comme la « réunion de la dernière chance », l’assemblée de rentrée du Front de gauche, ce 6 septembre à Montreuil, peut prendre des allures de verre à moitié vide ou à moitié plein. La réunion, tenue pour partie à huis clos, en présence de pas loin de deux cents participants, a acté des lignes de forte convergence. Mais aussi la persistance de débats loin d’être anodins entre ses composantes. La nouvelle donne politique, ouverte par l’orientation sociale-libérale affirmée du gouvernement Valls II, a ravivé les questions sur la nature du rassemblement à mettre en œuvre.

Des points de convergence

Dans une ambiance studieuse et marquée par la volonté de l’ensemble des participants de ne pas commettre l’irréparable, les explications de texte ont bien eu lieu. C’est déjà l’avantage de cette rencontre que chacun l’ait abordée avec l’envie de ne pas casser le Front de gauche sans pour autant mettre son mouchoir sur ses convictions. Contrairement à ce que d’aucuns craignaient, la réunion, débutée à 9h30 pour se conclure en présence de la presse à 18 heures passées, n’a pas non plus été le théâtre d’un affrontement entre les seuls Parti de gauche et Parti communiste français. De nombreux "non alignés" ont exprimé leur voix, faisant remonter de riches expériences de terrain.

Au titre des points d’accord : la caractérisation de la ligne politique du deuxième gouvernement formé par Manuel Valls, à la suite de l’éviction des ministres jugés « trop proches des frondeurs »  : Montebourg, Hamon et Filippetti. L’ensemble des parlementaires Front de gauche votera, le 16 septembre, contre la confiance que réclame le premier ministre. Autre point de convergence, la nécessité de débattre, de manière constructive, avec les "frondeurs". Ainsi, Clémentine Autain a souhaité « tendre la main à tous », tout en marquant une distance nette vis-à-vis de la politique menée par l’exécutif.

« Les conditions de l’alternative »

Le débat avec les "gauches" du Parti socialiste repose, de facto, la question de l’élargissement du rassemblement, tel que le Front de gauche pourrait le porter. Et là, les divergences se sont exprimées. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a défendu, autour du Front de gauche, une « alliance rouge, rose, verte », prenant appui sur les démarches entamées par des clubs de réflexion tels Gauche avenir mais aussi sur les déclarations émanant de dirigeants écolos ou socialistes opposés à la ligne Valls. « Nous devons créer dès maintenant les conditions de l’alternative en rassemblant les Français et les forces politiques qui ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale », a précisé le chef de file des communistes. Un propos explicité par le conseiller régional PCF d’Île-de-France Francis Parny, un des coorganisateurs de cette journée : « Le rassemblement de la gauche que nous appelons de nos vœux ne peut plus prendre la même forme qu’il y a dix ou quinze ans… »

Une ligne qui n’a pas rassemblé l’ensemble des délégués. « Je ne doute pas de la sincérité du tourment des frondeurs socialistes, que je connais bien pour certains, a répondu, à distance, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche. Mais si ça se finit par des abstentions, à quoi bon… Les faits trancheront, mais on ne peut pas bâtir une stratégie sur l’évolution au PS.  » Éric Coquerel, secrétaire national du PG et organisateur de la journée, a jugé nécessaire de se tenir à distance du PS pour ne pas y être assimilé : « Nous ne sommes pas d’accord sur l’idée de rassembler la gauche, car pour les gens, la gauche va jusqu’à Valls et Hollande. »

L’exemple de Podemos

Aussi, pour certains intervenants, l’élargissement du Front de gauche doit se traduire par une adresse en direction des abstentionnistes et du mouvement social. Nombre de délégués ont plaidé pour une meilleure implication du Front de gauche dans les luttes sociales et sociétales. Jean-Luc Mélenchon a été plus loin en proposant, dans la ligne de son discours au Remue-méninges cet été, que le front de gauche devienne l’aile marchante d’un mouvement en faveur de la VIe République, « destiné à fédérer le peuple ». L’exemple de Podemos qui, en Espagne, talonne la social-démocratie, a plané sur Montreuil. La VIe République a certes été intégrée, dans la résolution finale, comme « un des moyens essentiels de sortie de la crise ». Pour autant, d’autres points de mobilisation ont été présentés comme nécessaires : travail du dimanche, seuils sociaux, utilisation du CICE, réforme territoriale… « Il s’agit de stopper Valls sur des points précis, tout en redonnant espoir », explique Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Des ajouts que Jean-Luc Mélenchon a pris le soin d’intégrer dans la démarche, comme autant de points d’appui pour une unité du Front de gauche.

Reste que d’autres modes de rassemblement ont été mis sur la table. Ensemble !, la troisième composante du Front de gauche, a ainsi voulu prendre appui sur l’expérience des collectifs unitaires anti-libéraux, nés avec la mobilisation pour le Non au Traité constitutionnel européen, en 2005. « Être clair sur notre positionnement et créer des passerelles », jusqu’à des socialistes, explique ainsi Clémentine Autain. Qui poursuit : « Nous sommes aujourd’hui en tension entre la nécessité d’occuper un espace politique distinct de la gauche gouvernementale et la difficulté de ne pas tomber pour autant dans la logique de cordon sanitaire avec le PS. »

À voir les visages des participants, l’exemple de l’échec des collectifs unitaires en 2006 est dans toutes les têtes. Et personne n’assumerait une nouvelle fracture au sein de la gauche radicale. Une nouvelle assemblée du Front de gauche devrait se tenir au mois de novembre pour approfondir les discussions en suspens.

Une « réunion Janus »

Contribution de Robert Spizzichino, co-animateur du Front de gauche sur la thématique "Ville-habitat-solidarités urbaines".


Un effort de préparation et d’organisation non négligeable, près de cent interventions lors des trois débats de la journée [1], dont la plupart d’excellente facture, une qualité d’écoute non entachée de manifestations partisanes, les principaux responsables politiques du Front de gauche présents et s’efforçant d’apporter leurs visions et leurs propositions… Que peut-on tirer de tout cela – en dehors du constat minimum selon lequel le Front de Gauche continue de vivre ?

Ce qui est notable, c’est que deux lectures antagonistes peuvent être faites de cette journée déclarée décisive pour l’avenir du Front de gauche, même s’il s’agissait avant tout d’un état des lieux à partager ; c’est d’ailleurs ce que pressentait sans doute Patrice Bessac, le maire de Montreuil qui, dans son introduction d’accueil, parlait de la césure politique entre les "Tristus" et les "Rigolus pour inviter les participants à se classer résolument dans le camp des Rigolus :

Version Tristus

L’une de ces lectures, celle des Tristus, est bien représentée par l’article de Stéphane Aliès dans Médiapart du 7 septembre, qui dit en substance :

Chacun est resté sur ses positions, on ne voit pas comment trancher les différends stratégiques, le travail à faire sur le projet, sur le programme, sur l’organisation, et même sur les analyses de la situation est énorme et on ne voit pas très bien qui va s’y coller ; on n’a pas senti d’ambiance symbole de renouveau et les quelques points de convergence mis en évidence relèvent du convenu et du banal, comme en témoigne d’ailleurs le communiqué diffusé à l’issue de la journée. Le seul acquis est celui du maintien en vie.

On doit bien convenir que cette lecture est tout à fait acceptable.

Version Rigolus

Mais une autre lecture existe, celle des Rigolus ; elle n’a pas fait l’objet d’un article, mais elle a été formulée implicitement par plusieurs participants dans des discussions de couloirs :

Dans la manière de formuler les stratégies possibles, chacun a fait des efforts pour dégager une base d’accord possible, éviter le dogmatisme et pour ouvrir des portes ; on a aussi pris en compte le fait que le Front de gauche devait se donner les moyens à l’avenir de gérer des débats stratégiques inévitables au sein de ce rassemblement jeune et issu de cultures diverses. Et si l’on fait une bonne synthèse des nombreuses propositions intéressantes faites par les participants à plusieurs niveaux, on dispose d’une feuille de route du Front de gauche qui peut, si elle est correctement mise en œuvre, se révéler mobilisatrice bien au-delà de ses composantes et dynamisante pour le peuple de gauche.

Cette lecture aussi est tout autant acceptable.

Alors, quoi ? La suite dépend totalement de la volonté politique conjointe des diverses composantes de faire ou pas du Front de gauche un outil renouvelé et commun, à la mesure de l’extrême gravité de la situation – il n’y en a pas d’autre d’opérationnel à l’heure actuelle, en attendant d’éventuelles constructions mouvementistes en perspective. Il faut espérer que les militants et sympathisants du Front de gauche soient partie prenante de ce choix, comme cela d’ailleurs a été évoqué lors de la journée. Alors, "Tristus" ou "Rigolus" ? Rien n’est encore acquis.

Notes

[1Le premier sur la situation politique et la stratégie du Front de Gauche, le second sur son fonctionnement et le troisième sur les initiatives à prendre et l’échéancier.

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  • Pour la période 2015 à 2017, deux statégies bien différentes sont possibles :

     la première stratégie c’est de convaincre le plus de Français possible, de gauche, de droite et ceux qui ne votent plus, que la condition nécessaire d’un changement en France, c’est de mettre en place une 6ème République. Pour que les petites entreprises, les moyennes entreprises, les salariés, les retraités vivent mieux. Qu’il y ait du travail, de l’activité économique, des services publics...

     la seconde stratégie c’est de trouver des points de convergences entre les partis de gauche (le propos est de Pierre Laurent), et aller à la bataille comme le PCF le fait depuis 40 ans, pour obtenir quelques petits avantages (surtout des places d’élus) ... Ce combat est perdant avant d’avoir lieu, car en France, les forces de gauche sont nettement minoritaires tellement elles se sont déshonorées aux yeux des Français ces dernières années (pour eux, le Ps est à gauche !) ... De plus les électeurs potentiels font en majorité une allergie aux hommes politiques (on les comprend !).

    Évidemment ces réunions du FdG semblent montrer que les lignes n’ont pas beaucoup bougées (mais je n’étais pas présent) , et que chacun suivra son petit chemin comme d’habitude pour chaque élection !

    Ma conclusion, c’est que seul le premier combat, celui d’unir tout le peuple, peut avoir une chance d’être gagnant. Autant les riches savent s’unir quand leur destin est menacé, autant les pauvres et les classes moyennes sont divisées. Unir la gauche est un objectif irréaliste, les 50 dernières années l’ont constamment montré. Plus grave les objectifs du PCF, du PG, et des autres partis de gauches, sont tellement différents, si éloignés que l’on ne voit pas sur quoi ils pourraient s’entendre comme première priorité ! La 6ème ? L’écosocialisme (le PCF qui veut plus de centrales nucléaires a déjà voté contre au PGE) ? La sortie de l’Euro ? La sortie de l’OTAN ? Le productivisme ? Le GMT (TAFTA) ?

    Et sans objectif principal commun, il n’y a pour la gauche aucun espoir !

    Pierre Magne Le 9 septembre 2014 à 10:31
  •  
  • "« Être clair sur notre positionnement et créer des passerelles », jusqu’à des socialistes, explique ainsi Clémentine Autain

    Oui, c’est fondamental. Par exemple annoncer :
     Nous sortons de l’Euro.
     Nous sortons de l’OTAN.
     Nous nationalisons les banques de dépôt pour créer une banque publique d’investissement.
     pour portons le SMIC à 1700 Euro en deux étapes sous 24 mois.
     Nous réunissons une Assemblée constituante pour mettre en place la 6ème République et donc rétablir la démocratie en France.
     Nous ne ratifierons pas le Grand marché transatlantique (GMT, TAFTA).
     Nous maintiendrons les 35 heure et la retraite à 60 ans.
     Nous nous engageons à construire 200000 logements sociaux par an.
     Nous nous engageons à suivre une politique indépendante pour la France (par rapport aux US-CE).
     Nous nous engageons à suivre une politique écosocialiste pour la France (donc diminution du nombre de centrales nucléaires, isolation de l’habitat...).

     nous nous engageons à suivre une politique sociale et de maintien des services publics.
     nous nous engageons à respecter la propriété privée et à suivre une politique de justice fiscale.
     et bien d’autres points ...

    Dans la mesure où les partis, et associations qui composent le Front de Gauche, s’engagent par écrit, sur une telle liste de mesures, et à ne pas s’associer avec le PS, ou un autre parti de droite aux élections, un grand pas sera fait. Et on pourra dire que le Front de Gauche revit !

    Pierre Magne Le 9 septembre 2014 à 11:34
  •  
  • A méditer pour ceux qui composent ce qui devrait être le Front de gauche :

    "L’Histoire ne repasse pas les plats."

    Aussi, préparons-nous à toutes éventualités, même les plus sombres"

    Pierre Magne Le 9 septembre 2014 à 11:46
  •  
  • Cette réunion du 6 a accouché d’un relevé factuel...Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on attendait mieux...Est-ce le début de l’agonie de la gauche ? Je ne peux le croire...Il est très difficile de faire du neuf...ne condamnons personne...Attendons la réunion de novembre...FIAT LUX !

    Dominique FILIPPI Le 9 septembre 2014 à 21:02
       
    • Oui, que la lumière fuse, que toute la lumière se fasse et soit faite.

      N’empêche que ces "discussions de couloir", "approfondissements de débat", passerelles, clubs et arrangements durent déjà depuis trente ans et ne produisent pas de mouvement de fond durable.

      Le vocabulaire contourne la crise mondiale du capitalisme, la montée des guerres et du fascisme européen, l’effondrement complet de la gauche traditionnelle PC compris dans la majorité des pays européens (exemples marquants : Italie, Pologne, Grèce ...).

      La réponse surgira comme toujours à l’extérieur des partis traditionnels, dans les occupations et débats publics, les assemblées et mouvements (Puerta del Sol...Podemos, p.ex.).

      Cet article me fait tellement penser aux grands et petits partis de gôche qui ont tous, sans exception aucune, raté l’envol de Mai 68 (le PCF freinait des quatre fers au début), ou encore décembre 95 ou encore la réponse immédiate de la jeunesse lors du second tout Le Pen - Chirac en 2002, ou encore le mouvement contre le CPE en 2006, porté par le mouvement étudiant et la base syndicale.

      Bref, le Fdg a annulé sa rencontre avec l’histoire, il sera donc débordé à la prochaine occasion. Tous les récits témoignent d’une thérapie de groupe montreuiloise sans perspective stratégique.

      Goldwasser Le 10 septembre 2014 à 01:38
  •  
  • @Goldwasser

    Bien sûr qu’on est tous déçus par le résultat de cette réunion qui semble avoir accouché d’une souris...Espérons que derrière cette apparence d’atonie du FDG , des évolutions positives ( cachées pour l’instant ) se produisent sur plusieurs points :

     La question des adhésions directes au FDG, décisive pour l’avenir de la gauche.

     La question du positionnement définitif du PCF par rapport au PS en tant que tel.

     Le positionnement définitif du PG par rapport aux "frondeurs" du PS et la possibilité ou non de faire quelque chose de concret avec eux.

     L’unité de vue sur la situation internationale qui reste à clarifier.

     En soi, donner du temps au temps pour une nouvelle réunion d’ici novembre n’est une bonne chose que s’il y a une volonté réelle de toutes les parties prenantes d’aboutir notamment sur la popularisation de la nécessité d’une VIe République et ne soit pas considérée comme du vent à moudre par le PCF.

     Le lien entre la question institutionnelle et son appropriation par les citoyens via les réseaux sociaux.Tout reste à faire.

    . L’évolution de la situation politique sur laquelle le FDG n’a que très peu de prise réelle.

    Dominique FILIPPI Le 10 septembre 2014 à 06:20
  •  
  • Les stratégies politiques ne valent rien si elles ne sont pas articulées à une doctrine politique.

    La 6ème république, c’est du vent.

    La seule ligne doit être celle-ci : sortie de l’euro et de l’UE, sortie de l’OTAN.

    Coma81 Le 10 septembre 2014 à 09:24
  •  
  • @ coma81

    Et les 60% qui n’ont pas voté, c’est du vent ?
    Leur dégoût c’est qu’une majorité vote dans un sens et les élus font le contraire.
    Seule une nouvelle constitution peut permettre de changer cette situation. Avec un referendum révocatoire.

    Pierre Magne Le 10 septembre 2014 à 10:06
  •  
  • @ coma81

    De toute façon la nouvelle Constitution n’empêche pas de sortir de l’EURO, de la CE, de l’Otan et de ne pas ratifier le GMT, et de faire campagne aussi sur ces points !

    Pierre Magne Le 10 septembre 2014 à 10:10
  •  
  • La survie du Front de Gauche est conditionnée par la fiabilité et l’honnêteté des communistes (y compris par le courage ou non des militants de base qui par leur silence cautionnent les forfaitures de leurs dirigeants ). On ne peut pas lutter avec des alliés dont on redoute, à raison, la défection à tout moment, on ne peut pas redonner le goût du combat à 60% d’abstentionnistes avec des alliés qui passent leur temps à creuser leur tombe et la nôtre en même temps.

    Fulgence Le 10 septembre 2014 à 10:18
       
    • @Fulgence

      Le positionnement du PCF fut (volontairement) cacophonique et peu entraînant aux municipales, mais l’ampleur historique de la défaite électorale, sans précédent depuis la libération, signale que même une ligne plus tranchée n’aurait pas suffi à éviter le coulage général de tous les courants issus du mouvement ouvrier (le NPA à moins d’1%, etc.).

      Le problème devient manifestement global (ne pas se focaliser sur le povre PS, le gouvernement impuissant ou la France). Jusqu’ici et depuis 71, tous les partis se sont contentés de bricoler des versions "plus à gauche" que le PS (Verts, PC, Chevènementistes, LCR, PG, ND), ou se sont profilés en contestation frontale contre le PS (LO, NPA).
      Donc les partis se sont tous définis en rapport et en lien avec le PS, le centre du pouvoir et l’idée d’un gouvernement de gauche (de centre-gauche, vraiment à gauche, union de la gauche, gauche plurielle, demain rose-rouge-vert etc.).

      Hélas, le Fdg n’a pas les forces et ressources pour dépasser ce schéma traditionnel, il en fait malheureusement la preuve. Des cadres politiques, élus et fonctionnaires de l’Etat qui se parlent entre eux à Montreuil, bien loin de l’image bigarrée, populaire, métissée, précaire mais vivace et souvent artiste et intello que donnent les rues et routes du pays.

      C’est toutes les formes politiques qu’il s’agit de repenser, dans une société fondamentalement ébranlée par la crise capitaliste mondiale et la fin des grands discours de l’Etat nation. Je ne pense pas qu’un gouvernement français dirigé par Martine Aubry ou Pierre Laurent ou JLM puisse rétablir le plein emploi par décret, d’autant que la réduction collective du temps de travail ne figure même plus en tête du programme.
      Par contre, organiser des mouvements avec leurs propres débats sur les perspectives d’avenir, ça le fait, on va le faire.

      Goldwasser Le 10 septembre 2014 à 12:40
  •  
  • Je trouve de très mauvais goût que cet article soit agrémenté d’une planche de bande dessinée, et de deux histoire, Tristus et Rigolus !
    .
    Depuis quand se permet-on de plaisanter ainsi pendant les enterrements ? C’est indigne !
    .
    Car tout indique que les partis représentés à cette réunion restent divisés, sur l’objectif principal, et que cette réunion était un des nombreux épisodes de l’enterrement définitif du Front de Gauche !
    .
    Sans objectif principal commun, et sans stratégie commune réellement suivie le Front de Gauche est définitivement mort, totalement mort.
    .
    Et dégât collatéral, les mots, gauche, politique, parti, syndicat, seront désormais des épouvantails, qui feront fuir les électeurs.
    .
    On peut faire confiance à certains partis, chez qui la gamelle est plus importante que tout autre considération ! Ils temporiseront jusqu’à la dernière minute ! Et de toute façon leurs statuts leur permettront de ne pas respecter les décisions nationales, sans parler ceux qui iront vers leurs intérêts personnels sans respecter les décisions localement prises démocratiquement !
    .
    Certains, dans ce qui constituait hier, le Front de Gauche sont plus attachés à leur parti qu’à leur patrie !
    .
    Triste, à vomir !
    .
    J’espère que ce billet pessimiste, encore plus que celui que j’ai fait il y a un an ne sera pas censuré par Regards (Pierre Magne Médiapart).
    .
    Si seulement je pouvais me tromper !

    Pierre Magne Le 10 septembre 2014 à 14:05
       
    • Si le Front de Gauche a été saboté par sa composante certes la plus importante numériquement, il n’en reste pas moins que son élan, ses combats étaient justes et son score de 11,5% en 2012 avec plus de 4millions d’électeurs-trices pour J-L Mélenchon, reste historique !Le FDG est mort avec de beaux restes, des militants qui à Ensemble, au PG, à la base sincère du PC et tous les sympathisants actifs qui ne veulent pas baisser les bras ! Alors tous ensemble évinçons les liquidateurs, et ouvrons l’adhésion directe à un Front du Peuple écosocialiste pour la VI ème République !

      Fulgence Le 10 septembre 2014 à 15:00
    •  
    • Ce que tu dis n’est pas à exclure du tout...je veux parler du primat absolu de la gamelle ...fort peu compatible, au demeurant, avec le référendum révocatoire !Pas étonnant que les communistes ne soient pas transportés d’enthousiasme !

      Je pense qu’en novembre, on ne pourra plus faire du stand by et qu’il faudra franchir le Rubicon, c’est à dire en clair que tous ceux qui n’ont pas une vision alimentaire de la politique se réunissent en ne tenant plus aucun compte de la direction communiste. Et il faut voir grand, c’est une condition essentielle de crédibilité. Voir grand, c’est faire tout ce qui est possible avec ceux qui restent à gauche au PS ; il y en a.Il faut à tout prix aller vers une alliance à tous les niveaux des sensibilités incarnées par Montebourg, Hamon, Emmanuelli au PS ( aussi sujets à caution soient-ils !, ce ne sont pas leurs personnes qui comptent mais l’incarnation d’une gauche social-démocrate qui existe encore en France ), d’Eva Joly et tous ceux qui à EELV partagent sa sensibilité, il y en a (voir Grenoble),d’Olivier Besancenot qui doit en finir avec le splendide solo stérile du NPA, de Clémentine Autain symbole d’une gauche mouvementiste et sociétale, BIEN ENTENDU DE JLM qui devrait prendre avec les précédents les initiatives publiques de Convocation des États Generaux pour une VIe République au niveau local (quand c’est possible), départemental ou régional (systématiquement) et bien évidemment national. Il n’est pas interdit de penser que ces États Généraux donneraient naissance à un mouvement politique structuré . C’est, à mon avis, dans cette direction qu’il faut aller si on veut éviter la ligne de cordon sanitaire contre les socialistes donc le gauchisme et si on ne veut vraiment plus de la ligne GAMELLE (qu’elle soit socialiste ou communiste).

      Dominique FILIPPI Le 10 septembre 2014 à 15:48
  •  
  • .
    .
    Vive le Front du peuple écosocialiste pour la 6ème République !
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    Pierre Magne Le 10 septembre 2014 à 16:46
       
    • OUI ! Mais pas pour refaire une addition de chapelles baptisée Front du Peuple ! On ne peut se réfugier derrière des formules basistes.....Pas faire un NPA ou EELV bis...Là est l’immense difficulté qu’il ne faut surtout pas sous-estimer d’où l’importance de voir grand et d’être sans apriori aucun par rapport à des personnes qui ne viennent pas de la gauche radicale.

      Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 06:17
  •  
  • @Pierre Magne

    Ne pas oublier aussi que..... quand on discute avec des citoyens non politisés...Mélenchon est considéré par nombre d’entre eux comme étant crypto ou communiste tout court !

    Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 06:25
       
    • Comment mobiliser parmi tous les Français ? Ceux qui votent et ceux qui se sont abstenus. Leur demander d’adhérer à un parti ou au Front du Peuple ne marchera pas car ils font un rejet total tout à fait justifié ! Une argumentation, une stratégie possible est décrite ci-dessous :
      En 2017, ou avant peut-être, ce sera la possibilité d’un grand changement dans le destin de la France : nous ne voterons pas pour un homme, nous voterons pour la 6ème République !
      L’homme élu à l’élection Présidentielle devra s’engager sur une seule responsabilité, un seul objectif, organiser une Assemblée constituante et sous un an ou deux, par un referendum faire approuver au Français cette nouvelle constitution. Le détail de cette nouvelle Constitution, ce sera des élus du peuple qui le définiront. Et l’homme élu à l’élection Présidentielle qui aura organisé cette démarche vers la 6ème, comme les députés de l’Assemblée constituante ne seront plus rééligibles ensuite !
      Nos élus actuels, qu’ils soient UMP ou Ps, n’ont à l’évidence pas agi dans l’intérêt des Français. La misère et le chômage ont fortement augmenté dans notre pays. Des milliards ont été dépensé sans contrepartie pour seulement au final augmenter les bénéfices de grandes sociétés dont les dividendes sont le plus souvent distribués à des étrangers ! La seule conclusion raisonnable : pour eux (les politiques), c’est, « du balai » ! Le non-cumul dans l’espace et dans le temps fera qu’ils ne seront plus éligibles !
      La 5ème République n’est pas démocratique. Elle fut construite sur mesure pour un homme, De Gaulle, pour mettre fin à la guerre d’Algérie et pour permettre notre départ de nos colonies. Elle a été modifiée depuis 1958 plus de 20 fois. Et ces modifications ont toujours été faites pour restreindre un peu plus ses possibilités démocratiques ! Elle ne profite qu’aux plus riches et ne respecte plus, ni l’égalité des droits, ni l’intérêt de tous les Français.
      En conséquence, si l’on veut revenir dans un État réellement démocratique, il faut mettre en place une 6ème République, démocratique, sociale et écologique.
      La séparation stricte des pouvoirs est nécessaire pour le Législatif, le Gouvernement, et la Justice.
      La mise en place d’un dispositif de referendum révocatoire au bout de deux ans (par exemple) est aussi nécessaire pour éviter que les élus se fassent élire sur un programme et en appliquent un autre.
      Cette nouvelle Constitution doit empêcher que les élus deviennent des professionnels de la politique (règles de non cumul dans le temps et l’espace).
      Revenir à une politique d’indépendance de notre pays est aussi nécessaire, et sa finalité est d’assurer le bien vivre et la paix pour les Français. Dans ce sens une sortie de l’Euro, et de l’OTAN est souhaitable à court terme.
      Une politique écologique planifiée de notre pays est aussi nécessaire car nous n’avons qu’un pays, la France, et qu’une planète, la terre. Si les conditions actuelles, si les abus actuels, continuent, dans quelques dizaines d’années, notre pays, nos mers, notre planète ne seront plus propice à la vie humaine.
      Un système communiste n’est pas souhaitable non plus car cette organisation de la société a été mise en place dans de nombreux pays depuis un siècle, et elle a toujours conduit à des dictatures, à des échecs, et à la misère, voire à pire. Mais les dérives actuelles du capitalisme financier mondial ne sont pas plus réjouissantes !
      Une démocratie, avec un secteur capitaliste et un secteur non capitaliste, où la propriété privé est protégée, mais avec une justice sociale, est la solution la moins risquée à terme pour gérer notre pays et permettre à tous ses citoyens de bien vivre, de mieux vivre.
      Pour conclure, il nous faut une 6ème République démocratique, sociale et écologique.
      Evidemment on ne demande pas aux citoyens d’adhérer à des partis (s’encarter), ou même d’adhérer au Front du Peuple, mais de se mobiliser, de se réunir pour discuter et pour rédiger, au niveau de leur ville, de leur circonscription, de leur département des cahiers de revendications.
      La conséquence sera que tous, les partis dits de gauche, les écolos, les gens de gauche, de droite, du milieu, devront se positionner sur la principale cause de nos problèmes actuels et donc sur l’objectif principal de notre mouvement (pour moi : revenir à un système démocratique).

      Le 11 septembre 2014 à 10:19
  •  
  • Dieu tout puissant ! J-L M un partageux, un rouge ?
    Marxiste ? Léniniste ? Trotskiste ? Vade retro Satanas !

    Fulgence Le 11 septembre 2014 à 08:39
  •  
  • @Pierre Magne

    TOTALEMENT D’ACCORD POUR CONCEVOIR LA FUTURE PRÉSIDENTIELLE COMME EG DE LA CONSTITUANTE MAIS QUID DE MONTEBOURG, EMMANUELLI, HAMON, FILIPETTI, TAUBIRA ? CEUX LA FAUDRA FAIRE AVEC EUX ...NON ? SANS EUX PAS DE DYNAMIQUE RÉELLE ? QUE CA NOUS PLAISE OU NON...ET CA ME PLAIT PAS MAIS QUEL MOYEN DE FAIRE AUTREMENT ? ET EN PLUS EN ÉTANT CONVAINCU QUE CES GENS LA NE SONT ET NE SERONT PAS DE LA VOLAILLE SOCIALISTE A PLUMER ....SANS PARLER D’OBAMA , DE MERKEL, DE CAMERON...LA POLITIQUE C’EST D’ABORD L’ART DU POSSIBLE. ET PAS UN DIALOGUE ENTRE BISOUNOURS !

    Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 12:12
       
    • C’est peut-être dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe, mais pas la révolution citoyenne. Emmanuelli ça a toujours été l’Arlésienne, Montebourg une danseuse opportuniste, Lienemann une manipulatrice qui ne quittera jamais le PS, Filipetti une fille de prolo embourgeoisée et amnésique, et Hamon ne vaut pas mieux. Quant à Taubira, elle n’a jamais été au PS et c’est la seule honnête.
      Ceux qui nous intéressent, ce sont les 60% d’abstentionnistes qui en ont mare des tous pareils/tous pourris ! Ceux qui contrairement aux nantis de la fausse gauche veulent que ça change vraiment pour et par le peuple !

      Fulgence Le 11 septembre 2014 à 15:13
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    • CE N’EST PAS LA PEINE DE HURLER ! (écrire en capitales équivaut à crier). On ne te lira pas davantage si tu écris en capitale, en gras ou dans des gros caractères. C’est un manque total de respect que de vouloir ainsi imposer son point de vue. Et tu te dis de gauche ?

      Gilbert Duroux Le 12 septembre 2014 à 03:15
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  • @Fulgence

    Entièrement d’accord sur ce que valent moralement ces gens là mais le hic c’est que sans ceux là les 60% ne feront jamais le pas d’un véritable engagement jusqu’au bout...c’est ainsi...inutile de verser dans le rêve d’un grand soir où une avant-garde éclairée montrerait le chemin au peuple...çà on a vu ce que çà a donné partout sur terre...Un pas en avant qu’il disait Vladimir Ilitch...pas deux...

    Et jusqu’au bout prend on vraiment la mesure ce que cela veut dire...cela veut dire se retrouver dans des luttes comparables à la période 1789-99...et çà ne peut se faire qu’avec des gens très différents de nous...sinon c’est le solo funèbre...

    Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 16:19
       
    • Tu veux un solo funèbre ?

      Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 16:33
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  • Il n’a jamais été question d’autre chose que du choix démocratique du peuple par les urnes et le "Front du Peuple" lutte pour la VIème sans compromission avec les vieux partis véreux et leurs dirigeants déconsidérés.
    Point barre et pas de solo funèbre !

    Fulgence Le 11 septembre 2014 à 20:17
       
    • Pour que le peuple choisisse et surtout anime,il faut qu’il soit sûr que c’est jouable...

      Dominique FILIPPI Le 11 septembre 2014 à 22:43
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  • @Gilbert Duroux

    Totalement d’accord pour concevoir la future présidentielle comme EG de la Constituante mais quid de Montebourg, Emmanuelli, Hamon, Filipetti,Taubira ? Ceux-là faudra faire avec eux... non ? Sans eux pas de dynamique réelle que çà plaise ou non et quel moyen de faire autrement ? Et en plus en étant convaincu que ces gens là ne sont et ne seront pas de la volaille socialiste à plumer... sans parler d’Obama, de Merkel, de Cameron...La politique c’est d’abord l’art du possible et pas un dialogue entre bisounours ?

    Maintenant que j’ai tout recopié en minuscule par respect pour les lecteurs ...j’aimerais ( si ce n’est pas une preuve d’irrespect...) avoir une réponse sur le fond car si j’ai écrit en majuscules c’est tout simplemnt parce que je considère que c’est là que se trouve la clé du problème....c’est à dire savoir faire la différence entre ce que sont les hommes et ce qu’on voudrait, toi comme moi, qu’ils soient. Et à bons entendeurs, Salut !

    Dominique FILIPPI Le 12 septembre 2014 à 07:40
       
    • "Montebourg, Emmanuelli ..." ton disque dur est rayé, Filippi. Deux solutions :
       le changer
       adhère au PS ou au PC avant qu’ils ne disparaissent...

      Fulgence Le 12 septembre 2014 à 10:27
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  • @Fulgence
    Relis "la maladie infantile du communisme "...et surtout surtout cultive bien l’entre soi des doux rêveurs...PS et PC sont à l’agonie et je n’ai aucun goût pour le masochisme...
    Je suis stupéfait de ce genre de réponse et vraiment ,du fond du cœur et de l’esprit, réfléchis et relis ce que j’ai écrit depuis le début...

    Dominique FILIPPI Le 12 septembre 2014 à 10:53
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