Accueil > Idées | Par Roger Martelli | 31 juillet 2014

Après la mort de Jaurès, l’échec tragique du socialisme

L’assassinat de Jaurès, le 31 juillet 1914, marque un tournant dans l’histoire du mouvement ouvrier. Le socialisme n’aura pas su conjurer la guerre, ni donner une place aux vaincus dans la paix qui s’ensuivit. Récit d’une défaite.

Vos réactions (170)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

À l’été 1914, beaucoup en Europe poussent au conflit, quelques-uns agissent pour l’empêcher et la plupart, indécis, suivent sans mesurer pleinement la portée des choix qui se tissent alors. Ceux qui veulent la guerre savent ce qu’ils font, conservateurs ou modernisateurs, nationalistes impatients d’en découdre, impérialistes ivres d’hégémonie mondiale ou aristocrates de la terre et de la guerre, sur le déclin mais actifs. Ceux qui veulent la paix savent aussi quels sont leurs mobiles, négociants qui préfèrent la paix des échanges, antimilitaristes de conviction ou socialistes persuadés que l’émancipation ouvrière transcende les frontières.

Si les premiers l’emportent, c’est qu’ils ont le vent en poupe, dans des sociétés bouleversées par un siècle d’industrialisation et de soubresauts sociaux. Le nationalisme a pour lui d’être simple, transclassiste et chargé d’affectivité. Le socia- lisme pouvait être une alternative. En 1914, il est même en ascension. Pas assez, toutefois, pour enrayer la marche à la guerre...

De 14 à 18, une double défaite

Août 1914 fut ainsi une grande bifurcation dans l’histoire du mouvement ouvrier. En quelques années, le socialisme subit une double défaite : face à la guerre en août 1914, qu’il ne parvient pas à conjurer et auquel il se rallie massivement, sitôt qu’elle est enclenchée ; face à la paix, entre 1917 et 1919, une paix dont il ne peut pas empêcher qu’elle soit une paix de vainqueurs, humiliante pour les vaincus, source d’amertume et de ressentiment. De cette double défaite est née la séparation, en organisations distinctes et rivales, du socialisme et du communisme. L’assassinat de Jaurès, le 31 juillet 1914, est la métaphore inattendue de cet échec. Après sa mort, les socialistes français renoncent à la lutte pacifiste, acceptent les crédits de guerre, puis s’engagent dans l’union sacrée. Pour une part, ce choix est inscrit dans la palette des positionnements internes au Parti socialiste d’avant 1914.

Charles Andler, professeur de langue et de littérature germanique à la Sorbonne, incarne la méfiance à l’égard d’une social-démocratie allemande suspecte de vouloir pactiser avec l’État impérial. Marcel Sembat, journaliste et homme politique, incarne la masse, pacifiste de conviction mais persuadée qu’une fois la guerre déclenchée, il n’y aura plus de marge de manœuvre pour le socialisme. Enfin, Albert Thomas, homme politique, incarne la sensibilité, minoritaire mais cohérente, d’un réformisme assumé : une fois la guerre déclenchée, les socialistes devront montrer qu’ils sont les meilleurs pour la conduire.

Jaurès se serait-il rallié ?

Jusqu’à sa mort, Jaurès est l’homme d’une réelle mais fragile synthèse. Il n’est pas antimilitariste, mais il est pacifiste, passionnément. Lucide, il mesure les difficultés, mais jusqu’au bout il joue la carte de l’optimisme. Il n’est pas contre la guerre en général. Comme les révolutionnaires du siècle précédent, il distingue les guerres offensives et les guerres défensives : quand la patrie est menacée, les socialistes doivent se dresser pour la défendre. Mais comment décider si une guerre est défensive ou ne l’est pas ? Qu’aurait fait Jaurès au début du mois d’août ? Aurait-il maintenu son hostilité, contre vents et marées, comme la minorité de gauche de l’Internationale ? Se serait-il rallié à la stratégie "défensiste", au nom de la patrie menacée ? Voilà une question à laquelle l’historien ne peut répondre. Mais rien n’interdit d’imaginer.

Ainsi, jusqu’au 30 juillet, Jaurès garde l’optimisme chevillé au corps, confiant dans l’attitude d’un gouvernement français qu’il croit acquis au parti pris pacifiste. Le 30 juillet, il se rend compte que son optimisme était démesuré et que, d’une certaine manière, il a été lui-même floué. Tout laisse entendre qu’il se prépare à dénoncer, dans l’Humanité, des « fauteurs de guerre » parmi lesquels, cette fois, les responsables de la France prendraient leur place.

Jaurès pouvait-il ranger le gouvernement français parmi les fauteurs de guerre le 31 juillet et, quelques jours plus tard, estimer que la guerre était pour la France une "guerre défensive" ? La logique n’est pas évidente. Aurait-il, in fine, voté les crédits de guerre ? Peut-être se serait-il, en aout, trouvé plus proche de la distance prise par les socialistes indépendants anglais que de l’engagement belliciste des sociaux-démocrates allemands. Mais, en tout état de cause, quand bien même il aurait voté l’effort de guerre, il aurait a minima donné, à la participation socialiste, une autre tonalité que celle qui accompagna l’union sacrée.

Le destin du socialisme français en aurait-il été modifié ? À chacun d’en décider, en toute liberté.

Extrait du dossier Jaurès, numéro d’été de Regards.
 Sommaire et points de vente.

Vos réactions (170)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Totalement d’accord avec ce point de vue...1920...Tours avec Jaurès...avec le recul...çà rend encore plus poignant la célébration du centenaire de son assassinat...Hollande...lui n’aurait pas été assassiné..çà c’est certain !

    Dominique FILIPPI Le 31 juillet 2014 à 14:40
  •  
  • Être fidèle à Jaurès, c’est tout faire pour unifier les forces éparpillées de la gauche .

    Être fidèle à Jaurès, c’est aussi se positionner clairement par rapport à la direction du pcf dont le seul but est de durer pour essayer de conserver des places.

    Être fidèle à Jaurès, c’est ne pas renvoyer dos à dos Laurent et Mélenchon mais de choisir Melenchon plutôt que Laurent.

    Être fidèle à Jaurès, c’est se prononcer pour des assises de la transformation sociale qui en finiraient avec les chapelles PCF, PG, Ensemble, NPA, LO, etc...

    Être fidèle à Jaurès, c’est non seulement en finir avec le divorce entre les paroles et les actes MAIS
    C’EST AUSSI PRENDRE DES RISQUES...

    Dominique FILIPPI Le 31 juillet 2014 à 23:38
  •  
  • Au contraire,Etre fidèle à Jaurès,c’est renforcer le PCF celui grâce à qui ’l’huma’ fondé par Jaurès existe toujours envers et contre tous !..
    Il faut,surtout arrêter JLM ,l’usurpateur et fossoyeur du PCF,au bilan catastrophique :
     soutien inconditionnel à F.Mitterand,celui de la francisque, des des dizaines de guillotinés de la guerre d’Algérie puis de Maastricht et de l’euro germanique.
     soutien aux guerres de l’OTAN,USA,Israël ;Irak,Serbie,Bosnie,Lybie etc..
     parfait hypocrite comme le montre ’sa vraie-fausse retraite’ et l’utilisation du pseudo Santerre.
     reprise en copier/collé des discours de Jacques Duclos,Georges Marchais pour se faire élire par l’électorat PCF ,dernière (’récidive’ européennes de 2014) .alors qu’il n’est pas communiste mais au contraire très riche(+ d’un million d’euros de patrimoine) grâce à ces multiples rentes d’ancien ministre,sénateur,député européen,permanent du PS pendant longtemps etc...N’en jetons plus,mais la lanterne de certains,illuminés naïfs à mémoire courte,doit être rallumée..Non,ce n’est pas en bavant de haine anti-PCF que le fdg se renforcera .Cependant ,ainsi ,vous exprimez tout haut les desseins de certains:tuer le PCF..Faudra vous lever tôt..

    Maurice Le 2 août 2014 à 06:19
  •  
  • @Maurice

    Je parie que Maurice trouvait J.L.M très bien quand il "renforçait "....ce qui fut "le parti révolutionnaire de la classe ouvrière"... au printemps 2012...OU quand l’affectivité brouille totalement la lucidité politique...d’un honnête homme ( car je suis persuadé , camarade, que tu es quelqu’un de parfaitement estimable, sincère et honnête ).

    Dominique FILIPPI Le 2 août 2014 à 11:46
       
    • Et toi, censeur dominique filipi,es tu quelqu’un de parfaitement estimable, sincère et honnête ?
      si oui,méfies toi de JLM ,il ne t’a pas tout dit...faire de la politique ,ce n’est pas être béni Oui-Oui comme toi, du Sieur santerre (dit Méluch )de façon aveugle,bornée et fanatique..
      Même JLM n’est pas mélenchoniste ;et il a de bonnes raisons de ne pas l’être .....

      maurice Le 2 août 2014 à 13:31
  •  
  • @Maurice

    Le Cardinal Cajetan a un entretien en 1519 avec Luther pour le ramener dans le Giron de l’Église Une Sainte Apostolique et Romaine...Charles Quint et Luther lui-même pensent que l’entretien a été positif et se quittent satisfaits...Lorsque Cajetan rend compte au Saint-Père à Rome de son entretien, il commence ainsi : "ce frère a les yeux profonds, c’est pour cela qu’il lui vient de si étranges idées en tête"...Quand je te lis, j’ai la même impression...d’immense impossibilité à communiquer vraiment...

    Dominique FILIPPI Le 2 août 2014 à 18:14
       
    • @fillipi
      Quitte le 16ième siècle,relis le programme du CNR,prends la mesure de ce qu’apporte la sécu,les allocations familiales,les allocations chômages ,les 5 semaines de congés payés,la CMU,les 35 heures,les RTT,les prud’hommes,les pensions retraites des fonctionnaires et tu commenceras enfin à faire des commentaires intéressants,basés sur ce qu’a apporté le PCF...?
      Ton idole,Méluch à part sa Mitterranndolatrie délirante,Maastricht,l’Euro,les guerres de l’OTAN qu’a t il apporté ?
      Pourtant grâce au PCF et à ma voix,il a été réélu député européen et se positionne déjà pour être un candidat inutile pour 2017 .Qu’il continue à tenir les discours du PCF et son rêve narcissique se réalisera en 2017...Sinon:pas de campagne 2017... Parceque toi et lui,vous nous g.... avec votre haine anti-pcf digne de l’UMPSFN.

      Maurice Le 3 août 2014 à 12:43
  •  
  • @Maurice

    Mélenchon-Luther au Tribunal du Saint Office !

    Dominique FILIPPI Le 3 août 2014 à 15:20
  •  
  • @fiippi
    pftttttttttttttttttttt.......

    Maurice Le 3 août 2014 à 18:57
  •  
  • On a beau ne plus être au 16ème siècle, les réflexes inquisitoriaux n’ont pas disparu, aidés par une vague sensation apocalyptique, liée aux risques qu’encoure l’humanité, sur ce qu’elle fait de cette planète... Du coup, existent même chez des gens supposés généreux, des comportements du style : « -Terminus, tout le monde descend... tout le monde » !... La guerre de tous contre tous contaminant les militants eux-mêmes...

    Aubert Dulac Le 5 août 2014 à 07:29
       
    • Exactement !
      Après la déroute inédite du FDG aux Européennesde Mai 2014 , Il faut cesser ces insultes incessantes contre la direction du PCF,ses militants et ses organisations.
      Un ami m’a dit et il a raison :’Mélenchon doit adhérer au PCF et devenir son secrétaire général puisque nous les électeurs du PCF ,nous sommes les seuls à voter pour lui...’
      Alors,Oui, détruire le PCF,c’est détruire le FDG.
      Quant aux anti-PCF,moralisateurs-destructeurs du communisme ,pseudo-mouvementistes et fossoyeurs du parti ’de la sociale’ ,(le PCF),arrétez !
      Vous,les partisans de ’ La guerre de tous contre tous qui contaminent les militants eux-mêmes...’:STOP !!!
      ..ou ce sont les militants du PCF qui se défendront contre vous...Trop c’est trop !Cessez ces querelles d’allemands !

      Alain Le 5 août 2014 à 07:52
  •  
  • @Alain
    Il ne s’agit pas d’insultes mais de constatations. Cessez de considérer comme du racisme anticommuniste ou effets de la propagande bourgeoise toute critique de la direction du PCF aussi implacable et dure à lire soit-elle...Vous réagissez affectivement et non rationnellement.

    @AUbert Dulac

    Il ne s’agit pas de descendre mais de monter dans le train...

    Dominique FILIPPI Le 5 août 2014 à 11:32
  •  
  • Parfaitement d’accord avec Dominique.
    Le Front de Gauche (et notamment le PCF) est face à un choix qui conditionnera sa survie et sa capacité à créer une alternative de gauche :
     soit unir toutes les forces de gauche luttant contre l’austérité, la financiarisation de l’économie et la dépossession de la souveraineté populaire
     soit poursuivre les arrangements entre amis avec les "solfériniens" et se condamner à être ad vitam aeternam un supplétif du PS et à accompagner la politique anti-sociale qu’il promeut.

    @Maurice
    Le débat se situe bien à ce niveau. Je peux comprendre que vous n’appréciez pas JLM mais la question n’est pas "pour ou contre Jean-Luc Mélenchon ?" mais plutôt "veut-on une alternative de gauche dans ce pays ?". C’est la question à laquelle le PCF a à répondre et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas été clair lors des dernières échéances électorales...

    Cyril Le 5 août 2014 à 11:59
       
    • 100% d’accord avec ce texte...comme avec celui qui suit...

      La clarté du choix à faire est un préalable à la conquête d’une crédibilité politique...à commencer pour le PCF d’ailleurs...

      Dominique FILIPPI Le 5 août 2014 à 19:11
  •  
  • En l’occurrence, le maître mot qu’utilise le PCF depuis qu’il a eu à « muter » pour « résoudre » sa propre crise, qui date de quelques décennies, c’est « LE RESPECT » !... En fait, en se faisant une piqûre de rappel du Manifeste, comme quoi « le développement de tous dépend du développement de chacun », il a fallu attendre la fin du 20ème siècle pour qu’il reconnaisse complètement la liberté d’opinion de ses propres membres. (Je renvoie... au conseil national de novembre 98, rapport de Francette Lazard sur l’annulation de toutes les exclusions et mises à l’écart passées, « à quelques exception et condition près » !... Ce fut du genre : « Revenez camarades, on ne vous en veut pas du mal qu’on vous a fait ! Mais surtout qu’on n’en parle plus !... Surtout pas de procès en retour !.. »...)
    Mais le respect, c’est quoi ? C’est aussi le maître mot de Ségolène Royal. Il est une manière œcuménique de « respecter »... la diversité, qui renvoie en réalité au chacun pour soi !... Il existe une version réactionnaire et intimidante du respect (de l’ordre établi), qui aboutit effectivement à ce qu’on arrête tout, et on ne se parle plus, ce qui entérine le principe mortifère du diviser pour régner !... Il en existe aussi une vision progressiste, celle de Nelson Mandela... Sauf qu’aucun consensus n’est éternel, alors il faut bien avoir alors le courage intellectuel et la dignité de regarder en face et sans pause ce qui nous divise : « les échecs, les limites, pour aller plus loin »...
    Certes, depuis sa relative mutation, « Le-Parti » ne prétend plus exactement avoir toujours raison, il a abandonné, en ayant attendu cinq ans après la chute du Mur, le centralisme démocratique, il « n’applique » plus des thèses préalables, en obligeant à se confesser ceux qui ne les auront pas « comprises » : désormais, il n’a juste que jamais tort !... Car reconnaître des torts et des défauts, accepter la critique, ce serait toujours accepter, à croire Monsieur Maurice, qu’on vous tue !... En fait la capacité d’autocritique COLLECTIVE n’a toujours pas lieu d’être, car son impossibilité se justifie désormais du pragmatisme de « la diversité dans l’espace des opinions et des situations », mais aussi d’une adaptation dans le temps aux exigences de l’heure, un ordre du jour succédant au précédent comme un clou chasse l’autre !!!... On peut oui, alors se demander : qui donc, Monsieur Maurice, a la mémoire courte, corollaire d’une stratégie à la petite semaine ?
    Pierre Laurent prétend qu’il faut marcher sur deux jambes : d’une part se respecter les uns les autres, dans une diversité productive. Et d’autre part « respecter les décisions prises ». Ah bon ? Pour moi, la dialectique ne marche pas mécaniquement, comme un homme, sur deux jambes, mais sur trois temps : ce n’est pas une valse à deux temps, comme dirait l’autre !... Lénine a jadis posé la capacité d’assimilation critique comme essentielle à une prise de parti révolutionnaire. Le troisième temps, c’est la capacité collective de retour critique sur ce qu’on a fait. Sans quoi, c’est trop facile de se fabriquer des frères ennemis et des ennemis intimes, lorsque la critique qu’on a évacuée « revient de l’extérieur » !...

    Aubert Dulac Le 5 août 2014 à 14:28
  •  
  • Il se trouve que Pierre Laurent a écrit un livre qui s’appelle le pari communiste. Parce que cela fait écho à notre discussion, mais aussi parce que pour moi cela relie mon affection pour cet homme, proche d’Aragon, et la raison, voici un extrait des paroles d’Antoine Vitez parlant, autour du pari de Pascal, avec Jean-Louis Trintignant dans le film « Ma nuit chez Maud » de Rohmer, qui vient de repasser sur Arte la nuit dernière : « C’est Gorki ou Lénine ou Maïakovski qui disait, je ne sais plus, ...qui disait à propos de la révolution russe, à propos de la prise du pouvoir, que la situation était telle à ce moment-là qu’il fallait choisir LA chance sur mille, parce que l’espérance, en choisissant CETTE chance sur mille, était infiniment plus grande qu’en ne la choisissant pas. » Ca dit que l’Histoire S’ECRIT, qu’elle ne repasse pas les plats, et qu’il y a à tel ou tel moment LA bonne décision à prendre, toujours inédite, qui rend les choses possibles, ou pas, avec « les risques », comme vous dites Dominique Filippi, et la part d’incertitudes afférents...
    Antoine Vitez, ce communiste, a par exemple autrefois dit « à temps » ce qu’il pensait d’une signature du Programme Commun avec laquelle il n’était pas d’accord, ...et aussi de l’erreur d’une rupture des négociations pour son actualisation en 1977, à partir du moment où cette stratégie avait été adoptée : on peut être « opportuniste » dans le bon sens du terme, comme cela se dit dans le sport, dans la mesure où cela est lié au soucis de cohérence, qui donne de la lisibilité devant les masses, et donne de la valeur au concept d’expérience...
    Pour reprendre le terme de respect, sur lequel j’ai disserté préalablement, « certains », comme ils disent, qui se disent communistes, devraient considérer comme « respectable » la souffrance politique de ceux qui ont sincèrement considéré que telles décisions politiques ont été synonymes de rendez-vous manqués, et de ruine de la perspective, sans prendre cela pour de l’anticommunisme !... Cela s’appelle le courage de chercher la vérité et de la dire à temps, et d’en tirer les conséquences pratiques !... Et cela ne nous éloigne pas de Jaurès...

    Aubert Dulac Le 5 août 2014 à 20:15
       
    • ...Car... : le concept de « respect » peut fort bien être utilisé pour imposer un plafond de verre aux échanges, pour déterminer ce qui est permis ou pas de se dire... Tant pis si parfois nous brisons la glace, pour un dialogue à ciel ouvert et, comme c’est la mode récurrente de le dire, ..."sans tabou"....

      Aubert Sikirdji Le 20 octobre 2014 à 14:04
  •  
  • D’accord ,entièrement d’accord sauf que.....
    vous ne critiquez ni le pg, ni ensemble,ni gauche unitaire,ni le pcrof,ni le M’pep,ni le Mup,votre fiel ne vise que la matrice PCF .
    Or le PCF, s’étiole sous vos diatribes,s’érode ,va disparaître pour au maximum laisser la place à JLM,mortel parmi les mortels et après dans qq années:un fdg sans JLM et sans le PCF ? en 2018,y aura plus que le PS..
    Votre mouvementalisme sans parti pris où la critique vise ceux qui ont le nez au milieu de la figure,les oreilles rouges de chaque côté etc...est infantile !
    C’est plus une crise de nerfs d’ado contre Maman PCF,qu’un discours constructif.
    Au fond,vous enragez que le PCF soit le seul parti qui tienne la route dans l’opposition de gauche à Holland.
    Alors vous préférez casser le jouet PCF plutôt que de l’aider. ..Beurkkkkkkk.

    Maurice Le 5 août 2014 à 20:22
       
    • C’est à moi que vous parlez de fiel, Monsieur Maurice ? Je vous ne le permets pas. Vous profitez d’internet pour manquer de l’élémentaire tenue, qui rend impossible tout échange. Excusez-vous !...

      Aubert Dulac Le 5 août 2014 à 20:31
  •  
  • @Aubert Dulac

    Tu n’as pas compris que le PCF est" le seul parti qui tienne la route dans l’opposition de gauche à Holland"....comme à Paris aux municipales...comme à la prochaine Université d’été du PS...comme aux prochaines sénatoriales...

    On doit être complètement obtus pour que cela ne nous saute pas aux yeux...

    Dominique FILIPPI Le 6 août 2014 à 00:03
       
    • @dominique filipi
      Crois tu que de tels propos,acerbes,amers à la limite Ubuesques vont ramener des voix donc des élus ?
      Les gens savent que le PCF défend les lois sociales, le statut de la fonction publique bref la nation française.
      Il suffirait de recentrer les discours sur ces fondamentaux pour qu’il retrouve les 11 à 12% habituels que Mélenchon a détourné à son profit personnel puisque le fdg n’ en a pas profité,pourquoi ?
      Parce que ce n’est pas un parti mais un mouvement et que à un moment donné les mouvements cessent.
      C’est la supériorité des partis sur les mouvements:immatures,nébuleux,inconsistants qui s’évaporent et ne marquent pas la société...
      Pas le PCF,qui a marqué profondément notre pays,la France !
      les citoyens le savent !
      C’est parce que la direction a favorisé le mouvementamisme du fdg,au lieu du PCF que aujourd’hui au pays de ’liberté-égalité-fratenité’ sur les un million d’élus seuls 4500 se réclament du PCF alors qu’il représente bien plus.!
      C’est fini pour toi ,dominique filipi et tes discours haineux,envieux et amers contre le PCF !
      Il survivra,sans toi sauf si tu abandonnes ton sentiment arrogant de supériorité écoeurante qui ne trompe que toi.
      Les faits ont invalidé tes théories anti-pcf,et tu as du mal à le digérer...

      Maurice Le 6 août 2014 à 08:52
  •  
  • Ce que tu dis était parfaitement juste encore dans les années 1960 et - quoique déjà un peu juste -1970...
    Il n’y a aucune haine dans mes propos ; simplement une supplique pour que tu mettes ta montre à l’heure...Une fois ta montre mise à l’heure ( lors d’une visite à Lourdes ?), tu auras toute ta place dans le train qui remplacera les chapelles PCF, PG, Ensemble, LO, NPA,etc..C’est,selon moi, le nouveau train ou la disparition de la gauche pour très longtemps.A moins de préférer avoir raison avec 1,89% d’autres comme en 2007...

    Dominique FILIPPI Le 6 août 2014 à 09:15
  •  
  • Je me tiens au vouvoiement sur internet. Cela vaut mieux. Surtout sur un site non modéré. Ce n’est pas que naturellement, si nous étions dans le vis-à-vis et l’échange normal qui interdit les lâchetés de toutes sortes (voir ce qu’Emanuel Lévinas dit du visage humain... et un poète comme Paul Eluard..., etc.), je n’aie pas envie de tutoyer... Mais il arrive que le tu tue !... Encore une blague d’adolescent attardé, direz-vous, Monsieur Maurice... Tant qu’à faire, je vais même vous la faire dans le style enfantin : à vous lire traitant autrui de fiéleux, d’arrogants et de bavants de haine, etc., une seule réponse possible : regardez-vous dans la glace, et commencez par vous essuyer la commissure des lèvres, car c’est celui qui dit qui est !... Dans un genre plus adulte, il existe un proverbe qui dit la même chose : honni soit qui mal y pense !...
    En attendant il ferait bas voir que nous nous mettions définitivement à votre niveau !... On n’en sortirait pas.
    Vous avez adopté la posture du hérisson : « DU » communiste substantiel campant sur ses acquis et tirant, dans le déni de réalité, sur le premier « mouvementiste » qui passe... Ca se précise. Mais ne vous rappelez-vous pas qu’il s’agit d’un vieux débat ? Voir Rosa Luxemburg... C’est justement LE MOUVEMENT qui permet et justifie les « acquis sociaux »... L’humanité dimanche titre "qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?"... L ’invention des congés payés a pu s’appuyer sur le mouvement des auberges de jeunesse... Justement, si le terme de Front de Gauche a été provisoirement adopté, ce fut pour réaliser, comme l’a dit le PCF, « un Front Populaire du 21ème siècle »...
    Actuellement, le problème n’est pas seulement que Pierre Laurent aille à l’université d’été du PS, c’est que nous allons être en recul sur la connivence des différentes universités d’été du dit Front de Gauche (dans le premier anniversaire d’un reproche fait par PL à Jean-Luc Mélenchon... d’avoir mal parlé de Manuel Valls, qui a inauguré une « dégradation d’ambiance »...), mais aussi et d’abord... qu’on n’a vu aucun dirigeant national du PCF au rassemblement-forum de Notre-Dame-des-Landes de juillet. Direz-vous que c’est normal : puisque « c’est des mouvementistes » ?
    Par pitié, essayez de DISCUTER.

    Aubert Dulac Le 6 août 2014 à 12:58
       
    • à moins d’un miracle...

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2014 à 13:50
  •  
  • Croire aux possibles, cher Dominique, c’est croire aux miracles...
    Mais encore deux mots, puisqu’il est question de la Haine, qui interdirait d’envisager un « travailler ensemble », qui passe par le visage de l’autre...
    En l’occurrence, en ne me servant que de Paul Eluard.... Deux citations :
    1/- Novembre 36 : « Que l’homme délivré de son passé absurde
    Dresse devant son frère un visage semblable
    Et donne à la raison des ailes vagabondes. »
    2/- Critique de la poésie (1932) : « C’est entendu je hais le règne des bourgeois
    Le règne des flics et des prêtres
    Mais je hais plus encore l’homme qui ne le hait pas
    Comme moi
    De toutes ses forces.
    Je crache à la face de l’homme plus petit que nature
    Qui à tous mes poèmes ne préfère pas cette Critique de la poésie. »
    Parlant avec quelqu’un, qui a bien connu Eluard, de cette dernière phrase, je lui ai demandé s’il ne trouvait pas qu’il y avait là une pointe de stalinisme ? Il m’a dit que oui.
    Cela me fait dire la chose suivante : certes, le révolutionnaire est un entraîneur à la haine légitime que constitue la haine de classe. Le problème c’est que c’est à double tranchant : dans révolutio-n-n-aire il y a deux « haines » : une à usage externe, une à usage interne : cela peut fortement l’amener à se tromper d’adversaire !... Surtout en situation de crise. Et du coup, la Révolution, ne reconnaissant pas ses propres enfants, les dévore. C’est dire que telle organisation politique, historiquement puissante, n’a besoin de personne pour se tuer elle-même...

    Aubert Dulac Le 6 août 2014 à 14:12
  •  
  • Sarthre disait :’chaque conscience veut la mort des autres consciences’.Cette conception peut être dépassée grâce à l’action collective de classe,défensive et offensive.
    Or l’époque est à la défense des acquis,du communisme français,de l’internationalisme,celui qui passe par la défense du programme du CNR.l’offensive est illusoire,il faut vraiment prendre les gens pour des imbéciles lorsque les mélenchonistes clament que la révolution ,c’est pour l’an prochain,quelques jours aprés ’la grève générale’.Faire de la politique n’est pas une activité littéraire même si,
    Vous,Albert Dulac avait des connaissances.Votre vision s’ancre dans l’histoire,ses poètes.C’est Océanique,vous avez la mémoire PCFienne,certes mais nous sommes en 2014,le PCF est en slip,il faut le rhabiller..
    Vous Dominique Filippi n’avait qu’une colère.Celle ci est
    Dirigée uniquement contre le PCF.
    Pour faire le plus de dégats possibles,vous dissociez la mauvaise direction des bons militants..Venin virulent..
    Cette manigance vous fait voir ’le grand arbre’(dixit le modeste Méluch en parlant de lui) et pas la forêt(nous).
    Irresponsable et dangereux,cela participe à la destruction d’un parti pour le transformer en Mélenchonisme,c.a.d en ’Rien’.
    Eh,Oui Rosa luxembourg n’était pas raisonnable même si elle était admirable.
    L’organisation communiste, contrairement aux humains,survit au Mouvement.
    l’Histoire le montre.depuis Baboeuf....
    69 ans après le CNR,le PCF est toujours là,pour le bonheur du peuple.
    Que reste t il des spartakistes,bolchéviks et autres mouvementistes ?
    Mélenchon n’est qu’un riche petit bourgeois qui a su récupérer l’héritage délaissé de Duclos,Thorez et Marchais.
    Mais ,il ne pèse rien en comparaison des apports à la Nation du PCF ,son poids,la défense par le PCF de la sécurité sociale,des lois sociales françaises etc...
    Le paradoxe,c’est que ce sont les faux amis du PCF comme Mélenchon et d’autres qui peuvent tuer le PCF en le fusionnant dans un FDG fumeux.
    Le PCI,Le PCE ont disparu comme cela.
    Au point par exemple que la direction D’Izquierda a porté plainte contre des andalous qui se présentaient sous l’étiquette PCE au lieu d’ Izquierda.
    Au dernières européennes le PCE a été interdit par le fdg espagnol comme ,il l’était sous Franco....En france,nous sommes à deux doigts..
    C’est le but du fdg:subtiliser les forces du PCF en le fondant dans le fdg d’où la nécessité de dézinguer tout azimuts à la Dominique Filippi,la direction du PCF..
    L’étape d’après,c’est :-remplacer les lois sociales françaises par les lois européennes bien moins favorable au peuple.
    Entre le PCF et le Mélenchonisme,il est nécessaire de choisir le PCF car le parti survit aux aventuriers et au mouvement.
    La république sociale du CNR doit être préservée en France.
    Cela passe par une renaissance du PCF.
    C’est un devoir sacré car hors PCF, le fdg ne pèse rien ou presque !

    Maurice Le 6 août 2014 à 16:13
       
    • Ouh là ! Si, en plus que Rosa Luxemburg était une dame admirable, mais pas raisonnable, les spartakistes et les bolcheviques eux-mêmes étaient des mouvementistes, ça va loin !... Il me semblait que « le PCF éternel » était lui-même issu du bolchevisme... Alors vous défendez quoi, au juste, comme théorie révolutionnaire ? (Je vais sans doute revenir par la suite sur ce que vous dites de l’aventurisme et du « mélenchonisme », comme sur d’autres choses... En tout cas, enfin nous discutons réellement !...)
      Le mouvement, par définition, s’oppose à l’immobilisme. Vous me comprenez, branché poésie. Tant qu’à faire, histoire de questionner l’image d’être suprême et de solidité d’un PCF, contre celle de « liquidation », je vous soumets cette citation de René Crevel, autre surréaliste communiste : « certains prophétisent la fin de l’éternel. Nous nous contenterons de travailler à la fin de l’immobile ».
      Merci en tout cas de cette citation de Jean-Paul Sartre : « chaque conscience veut la mort des autres consciences »... (Convenons qu’en la matière, chacun se doit de se mettre d’abord lui-même en question... : vous le premier vous n’en êtes pas dispensé !...) Il se trouve qu’elle fait écho à une autre de Hegel, que l’on trouve dans la phénoménologie de l’esprit, et que je cite « de mémoire », comme pouvant servir d’illustration au phénomène de transformation-déformation-perversion sectaire de la générosité militante :
      ...Car c’est ce qui se passe lorsque : « les battements du cœur pour le bien être de l’humanité passent dans le déchaînement d’une présomption insensée, dans une fureur de la conscience pour se défendre de sa propre destruction : il en est ainsi parce que cette conscience projette à l’extérieur de soi la perversion qu’elle est elle-même, et s’efforce de la concevoir et de l’exprimer comme un Autre » !... C’est un peu plus développé que votre citation, mais ça dit trop bien le phénomène d’exclusivisme et d’intolérance, qui se traduit en peur de l’autre !...
      Cette peur de l’autre qui rétrécit les hommes, Jaurès se faisait, soit-dit en passant, un devoir pédagogique de la résorber... Car on sait bien qu’elle n’évite pas le danger...
      Soit dit en passant, j’ai un frère jumeau et j’ai dû, plus que d’autres, « travailler » la question de la rivalité mimétique (comme dit René Girard)... C’est une question essentielle, dans le militantisme. Sous couvert d’émulation, l’on est trop souvent en échec relationnel parce que l’on ne dépasse pas le stade mimétique !... Cela me frappe votre histoire de Mélenchon qui soi-disant ne ferait, en ce sens, que du copié-collé de Marchais, etc. Nous parlons ici « d’autonomie » du dit Front de Gauche, cela doit justement poser la question de ce qu’est une organisation qui tend vers l’émancipation réciproque : non cela ne se réduit pas, si vous me permettez cette blague, à « cher PCF, je t’aime en slip ! Et reste-z-y !... »

      Aubert Dulac Le 6 août 2014 à 17:34
  •  
  • @ Aubert Dulac
    « cher PCF, je t’aime en slip ! Et reste-z-y !... »
    C’est exactement çà dans le discours subliminal inconscient de Maurice et de quelques milliers d’autres...
    Il ne vient pas une seconde à l’esprit de nombreux adhérents PCF que critiquer et changer la direction politique de son parti qui se vautre dans l’opportunisme politique le plus plat, ce n’est pas anéantir l’empreinte communiste si importante en France (4 millions d’encartés entre 1920 et 2014 ; un Français sur 5 en moyenne a habité une commune dirigée par un communiste durant la même période ; un électeur sur 5 ou même sur 4 a voté communiste pendant plusieurs décennies du 20e siècle ) MAIS LA SAUVER !

    Dominique FILIPPI Le 6 août 2014 à 18:44
       
    • C’est en ce sens que l’affectif submerge, Althusser disait sur-détermine, le rationnel.

      Dominique FILIPPI Le 6 août 2014 à 18:49
  •  
  • Critiquer et changer l’orientation politique de son parti ? Euh... Jusqu’à nouvel ordre, le PCF se définit comme se voulant « au cœur de la Gauche »... ce qui surdétermine affectivement l’idée de Gauche, qui masque désormais la radicalisation de la fracture politique... Mais « le Parti de Gauche » n’a pas changé de nom pour ça !... En fait, il y a toujours un certain coefficient de « retard » de l’affectif sur l’effectif, sur l’évolution réelle des choses, retard des consciences sur les structures..., pas forcément ni toujours dramatique. L’embêtant, ce n’est pas les « nostalgies » que nous trimbalons tous, plus ou moins, liées à nos divers ancrages politiques d’origine : c’est lorsque celles-ci nous interdisent de prendre les décisions qui s’imposent à temps.
    Je ne suis, par exemple, certainement pas sur la même longueur d’onde que Jean-Luc Mélenchon par rapport à Mitterrand, je n’ai jamais, certainement jamais voté pour lui, et je ne le regrette pas. Mais JLM a le mérite de développer un récit honnête de sa trajectoire, qui permet à chacun de se positionner à son tour, à sa façon. Comme dit l’autre, pas de copié-collé !... Il reste que l’affectif, la passion, c’est notre seul moteur.

    Aubert Dulac Le 6 août 2014 à 21:27
       
    • Pour le meilleur et pour le pire...

      Mais maintenant les enjeux sont beaucoup trop importants et il faut avoir la force de dépasser ses préventions pour aller à l’essentiel. Si les différentes sensibilités de la gauche n’en sont pas capables, c’est qu’elles n’ont pas vraiment envie d’arriver au pouvoir , c’est que chacune de ses composantes s’accommode de la situation actuelle.C’est évident pour le PCF et aussi dans un autre genre pour LO et le NPA.Quant au PG ,sans les autres composantes, il n’est pas grand chose...

      Il est très difficile parfois d’empêcher les suicides collectifs...car on en est tout près...

      Dominique FiLIPPI Le 6 août 2014 à 22:43
    •  
    • Vous versez dans le Freudo-marxisme,discutable,au moment :
       où l’espérance de vie en bonne santé diminue
       où l’âge de départ à la retraite est reculée prés de la mort..
       où l’OTAN prépare une guerre en Ukraine etc..
      Quand Marx évoque ’la Praxis’,il n’évoque ni le freudisme,ni le narcissisme.
      Que devient la société française ?
      Où en est le PCF après la séquence du fdg ?
      Ce sont des quetions concrètes.Or le communisme est selon Marx ,l’analyse concrète du réel.
      Il s’agit de parler politique.
      Comment une clique de dirigeant comme JLM a manipulé la vie des militants dans ce processus suicidaire pour le PCF appelé fdg !
      C’était consternant. On offrait dans nos réunions électorales - concernant des élections dont les communistes allaient, bien sûr, supporter le poids - des droits de parole divers et variés à des hors-PCF,des individus de la société civile(sic) ou des "associatifs".
      Oui, beaucoup trop. Je n’ai pas vécu la dernière campagne électorale (pour cause de fdg) aussi près du terrain que d’autres, mais je l’ai vécu il y a déjà quelques années. Car c’est une dérive ancienne, qui date du règne de Hue. C’est là que cette vision d’un parti politique forcément corrompu par les enjeux de pouvoir devait se « purifier » au contact de ces gens désintéressés qui venaient de la vie associative. Et une manière de se « purifier » était d’inviter à s’exprimer toute sorte de donneurs de leçons qui, du haut de leur dignité « associative » expliquaient aux militants chevronnés comment il fallait faire de la politique… Cette conception a été même théorisée sous la forme du « parti outil », organisation dépourvue de toute réflexion propre mais dont les moyens militants étaient « à la disposition des citoyens » pour que ceux-ci puissent faire avancer leurs projets.
      Depuis vingt ans maintenant, on n’a eu cesse de dévaloriser toute réflexion interne au Parti. C’est ailleurs que cela se passe : dans des ’fabriques’, « collectifs », des « forums » ou autres « rencontres citoyennes ». Comme si les militants du Parti n’étaient pas eux aussi à l’écoute des citoyens et capables de jouer le rôle de relais, et qu’il fallait écouter les citoyens directement et leur donner un pouvoir d’intervention direct. Bien entendu, ce vernis idéologique couvre en fait une formidable imposture. Les directions mélenchonistes n’ont envie d’écouter personne, que ce soit les militants ou les citoyens. Ce rideau « fdg » permet en fait de s’affranchir des processus de décision formels et permet aux directions de faire ce qu’elles veulent en expliquant que ce sont « les citoyens » qui le demandent. Rappelons nous de Marie-George Buffet et son appel à « s’affranchir de la gangue statutaire »…Avançons à l’aveugle !
      Je peux tout de même vous rassurer sur un point : ailleurs qu’au PCF ce n’est guère mieux…Surtout chez les Mélenchonistes.
      Les militants communistes de base ont beaucoup de patience.
      Beaucoup trop. A partir d’un certain seuil, la patience devient un vice.
      Ils leur font leur boulot de campagne, la charge financière et militante revenant au Parti, dont on se demande si au fond les militants n’essayent pas d’expier des fautes supposées.lesquelles ,le bolchévisme ?
      Oui. Mais il faut dire qu’on les a tellement culpabilisés…Cela fait longtemps que l’URSS est hors sujet.
      Chaque fois qu’une politique voulue par la direction échoue, on leur explique que c’est parce que les militants « ne l’ont pas prise à bras le corps ». Quand on fait des listes, on les écarte sous prétexte qu’il faut libérer des places pour des « gens issus de la société civile » beaucoup plus légitimes qu’eux,comme les ’fdg’.
      Lorsqu’ils essayent de réfléchir, on ne les écoute pas alors que n’importe quel non communiste « associatif » ou pas, a table ouverte à l’Humanité.
      La doctrine du « parti outil » transforme les militants en clés à molette,simples servants de Mélenchon ou de de simples exécutants au profit d’un éphémère notable du fdg ? écoeurant !
      Ce n’est pas ma conception de la dignité.
      Il n’empêche que le PCF est aujourd’hui presque une étoile morte. Il y a eu pourtant des efforts louables ces dernières années : la « revue du projet » et « progressistes » sont des documents dont le but déclaré – lancer le débat et les échanges sur des questions de fond .
      Mais les moyens manquent car ils sont parasités par les Mélenchonistes.
      Aux dernières élections européenes, 2millions d’euros,viennent d’être subtilisés au PCF par un Mélenchon,élu seulement par l’électorat communiste...
      Sur des sujets fondamentaux comme : la démocratie, la Nation, l’Etat, les rapports de production, la question du marché, la monnaie, l’Europe, le Parti est sec.
      Et il est sec parce qu’il a une direction d’apparatchiks fdg, obsédés par le sociétal.
      Des personnes pour qui la tactique fdg est tout, et la réflexion n’est rien.
      Cette direction n’est pas disposée à ouvrir un débat sur le fdg parce que, n’ayant pas de réflexion propre, elle ne se sent pas capable de le contrôler.
      Elle n’est pas disposée donc à prendre le moindre risque intellectuel face aux Mélenchonistes qu’elles semblent craindre.
      Elle fonctionne donc dans un « entre soi -fdg », ne dialoguant qu’avec ceux qui sont d’accord avec son auto-phobie anti-PCF, qui ne permet l’expression d’aucune idée nouvelle ou différente. Regardez la liste des intervenants dans le journal l’humanité. Combien d’entre eux risquent d’écrire des choses qui pourraient pousser les militants communistes à s’interroger sur les certitudes fdg ,suicidaires mais réelles de certains dirigeants ?

      Maurice Le 7 août 2014 à 07:40
  •  
  • J’ai trop d’expérience politique pour connaître la vanité « inconsciente » et perverse (je parle en général) de chefs de troupes, qui lancent « - Si nous ne sommes même pas capables » de ci, de ça... C’est toujours une manière d’instrumentalisation. Dire « si nous n’avons pas envie d’arriver au pouvoir, c’est que nous nous accommodons de la situation actuelle », pardon de vous dire, Dominique, que c’est quelque peu maladroit et de mauvaise méthode. Personnellement, je vais le dire de manière abrupte : « je ne veux pas du pouvoir. » Et le parti de gauche ne constituera pas la nouvelle avant-garde pour y parvenir. L’expression « prenez le pouvoir » du « programme-l’humain-d’abord » est d’ailleurs, à mon sens, quelque part ambigüe. Non pas que je sois « pour l’impuissance » : il y a mille chemins pour retrouver de la puissance d’agir, dans le cadre d’un projet, qui est d’ailleurs plus et mieux qu’un programme... Nous avons à faire face aujourd’hui non seulement à un enjeu de savoir quel serait enfin un pouvoir gouvernant pour le peuple, mais à quelque chose de plus profond : en 68, Mitterrand avait prétendu le pouvoir vacant, et désormais les gens constatent, alternance après alternance, que tout pouvoir est vacant : dans le sens qu’il est en vacance de solutions réelles. Dans cette situation, il y a des choses à faire qui ne préparent pas seulement un accès au pouvoir, mais aussi si ce n’est plus, la désobéissance, et la dissolution du principe de pouvoir. Des exemples pourraient être pris... Soulignons simplement que l’éco-socialisme (je préfère dire éco-communisme, c’est théoriquement plus riche...), ça ne peut pas seulement dépendre d’un état stratège...
    Autre remarque : j’ai employé en début de ce post le terme de vanité "inconsciente", ce n’était pas dans le sens de l’inconscient, mais seulement de l’inconscience. Je ne faisais donc pas à mon tour de la psychanalyse de comptoir, et encore moins de blog ! Je dis cela pour préciser que parler, comme vous l’avez fait précédemment, de « discours subliminal inconscient de Maurice et de quelques milliers d’autres... », ça non plus ce n’est pas de très bonne méthode. Maurice a dit quelque chose, ce n’est pas pour lui faire dire le contraire...
    (Soit dit en passant, même à supposer qu’une formation politique soit dans le parfait accord des paroles et des actes, cela ne garantira pas encore que ceux-ci ne tournent pas à l’acte manqué !... Tout simplement, comme je l’ai dit hier au PCF, parce qu’il n’est au pouvoir de personne de plier le réel à sa volonté !...)
    Je prends donc acte, personnellement, Maurice, que vous voudriez bien « rhabiller le PCF », et non le déshabiller... La question, c’est : avec quoi ? Car elle ne date pas d’hier. Je me rappelle avoir vu et entendu naguère Georges Marchais, à l’époque de la discussion sur l’abandon nécessaire du concept de dictature du prolétariat... argumenter en se contentant qu’il en allait d’un vieux concept comme d’un vieux costume : quand il est usé, on en change !... Le problème c’est que « la voie démocratique et pacifique au socialisme » s’est réduite à une voie électorale : singulièrement l’autogestion est resté un mot sur le papier... Croyez-vous, Maurice, vraiment, qu’il n’existe plus de luttes offensives possibles ? Que « le bonheur du peuple » ne soit qu’une question de défense et conservation des acquis ? Pour reprendre un propos que tient souvent Roger Martelli : l’héritage ne se dilapide-t-il pas, hors de l’assomption des nouveaux enjeux ? Sur ce point, je renvoie par exemple à une autre discussion que j’ai eue en parallèle, où il est question des propositions de Bernard Friot, et ...du dépassement du salariat :
    http://cronos.lomosapien.over-blog.com/article-31-juillet-2014-centenaire-d-un-defunt-republicain-et-socialiste-124271825-comments.html#anchorComment

    Aubert Dulac Le 7 août 2014 à 01:10
  •  
  • @Aubert Dulac , Maurice et surtout tous les autres...

    Entre Aubert Dulac qui craint la confusion entre Pouvoir et Étatisme et Maurice qui veut rhabiller un astre mort tout en craignant tous les faux frères ...on n’est pas près de sortir des craintes...Moi, la seule chose que je crains , c’est la disparition de la gauche car on en est là...

    Que valent nos différences en regard de ce qui serait une immense catastrophe pour la majorité de la population ?

    Je ne vois qu’une issue : l’unité de la gauche de transformation sociale préalable à la constitution d’un Front du peuple ( pas un Front Populaire à l’ancienne).

    A l’évidence , on en est très loin.

    Il en va donc de la responsabilité INDIVIDUELLE de chacun d’entre nous de se prononcer et militer pour des États Généraux de la Gauche, fondateurs d’un mouvement ou parti unifié qui indiquerait au peuple qu’une issue existe. C’est ce tout début d’embryon qui existait dans les rassemblements de masse de JLM en Mars-Avril 2012 et pas une armée de Maurice suivant comme un seul homme les consignes du Camarade Laurent...C’est cela qu’il faut à tout prix retrouver en l’institutionnalisant. C’est comme cela qu’on retrouvera une crédibilité aujourd’hui inexistante.

    Je le confirme...si nous n’en sommes pas capables et surtout si nous ne sommes pas assez nombreux pour être efficaces , c’est que les craintes l’emportent sur la volonté de sortir , de nous sortir , du merdier dans lequel on est et qu’on est dans un renoncement plus ou moins honteux.

    Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 08:38
       
    • "qui indiquerait au peuple" n’étant pas à prendre évidemment au sens d’avant-garde éclairée..."

      Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 08:40
  •  
  • Quand nous sommes sur la défensive, il faut resserer les rangs et non pas dissoudre la principale force c.a.d le PCF.
    Les seules transformations sociales actuelles sont des régressions.
    C’est insulter les militants de faire croire que la révolution est pour demain.
    Faire grève longtemps n’est pas signe de succès.
    Bien au contraire comme l’a montré la lutte perdue contre le recul de l’âge de la retraite.Pourtant,il y en eu des ’mouvements’..
    D.Filippi,vous insultez continuellement Maurice,ses camarades du PCF,dans quel but ?
    La haine ?..stérile..
    Détruire pour reconstruire ?...infantile..
    Comme en Italie,Espagne,Grèce ?..inefficace
    Votre stratégie de liquidation rejoint celle de L’UMPFN.
    Or,Il y a suffisamment de destructeurs au sein d’une partie du PS et de L’UMPFN,pour que vous modériez votre venin anti-PCF.Or vous en ëtes incapable même après avoir lu les analyses remarquables de Maurice.Vous êtes comme un Robot destructeur,une sorte de Terminator anti-PCF:suspect ,non ?
    C’est ça votre projet,achever le PCF de l’intérieur du fdg ?
    Mais,présentez vous seul aux élections ,sans les forces du PCF et nous verrons ce que vous pesez électoralement.
    Rien,bien sûr comme les dernières élections l’ont montré là où le PCF n’était pas dans le fdg.
    Pourtant si le PCF reprend son programme de défense des lois sociales,de la Nation,de l’augmentation du pouvoir d’achat (programme volé par le FN..),il a un bel avenir devant lui .
    A une condition:sans les Histrions sociétaux arrivistes du fdg .
    Ces anti-PCF n’évoquent que des faux problèmes au PCF pour administrer des remèdes qui tueront le malade !

    Alain Le 7 août 2014 à 10:22
       
    • Or du PCF point de salut.Il peut tout de même venir à l’esprit que PCF peut continuer sa route sans l’opportunisme méprisable de sa direction qui n’a qu’un seul but : DURER. Ce n’est en étant immergé dans le fidéisme aveugle comme vous le faites vous et Maurice - sans forcément en avoir conscience, c’est cela la surdétermination selon Althusser-que vous sauverez l’empreinte communiste. Votre comportement est ABSURDE.

      Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 19:52
  •  
  • Visiblement et à mon grand regret, tous les conservatismes se rejoignent contre Dominique Filippi. En vous lisant, nous avons l’impression que la situation de notre pays et les conditions de vie des Français sont suffisamment favorables pour "laisser du temps au temps".
     Pour Maurice et Alain : laisser du temps pour que le PCF retrouve sa grandeur d’antan et puisse à lui seul rassembler la gauche dans un projet émancipateur dont on peine à voir les contours (comme le dit Maurice lui-même)
     Pour Aubert Dulac : laisser du temps pour définir un nouveau concept de pouvoir voire une dissolution du principe de pouvoir. La "voie électorale" deviendrait alors caduque.
    Selon moi, l’urgence de la situation nous oblige à être (je vais utiliser un mot que je déteste) pragmatique. Avec un PS ultra-libéral et un FN qui s’est imposé comme la seule alternative aux "forces de gouvernement", l’heure n’est plus au débat sur le sexe des anges mais au rassemblement de toutes les forces authentiquement de gauche. Il s’agit là d’une simple question de survie pour la gauche et la condition du changement pour la population qu’elle est censée représentée (les catégories populaires).
    Je dirai simplement à Maurice et Alain que l’Histoire ne repasse pas les plats et que le PCF, s’il ne fait pas le choix de l’unité avec les forces de gauche (celles-ci n’incluant pas les solfériniens), poursuivra son déclin. Un déclin que, vous pouvez me croire, je regrette car le PCF a longtemps constitué le parti de la transformation sociale et le point de convergence des espoirs de la classe ouvrière.
    Quant à Aubert Dulac, je suis d’accord avec certaines de vos remarques mais votre "je ne veux pas du pouvoir" me choque totalement. Comment comptez-vous améliorer le sort des catégories défavorisées sans que des forces de gauche prennent le pouvoir ? Par des citations ? Vous parlez d’éco-communisme, comment les citoyens ou salariés seuls pourraient imposer cette forme d’organisation de la propriété et de la production contre un État ultra-libéral ? Si on ne souhaite pas prendre le pouvoir et changer concrètement la vie des gens, on ne fait pas de politique mais de la philosophie...

    Cyril Le 7 août 2014 à 13:51
  •  
  • @ Messieurs Maurice et Alain
    « Défendre, défendre, défendre..., resserrer les rangs » !... En tant qu’errant de la révolution citoyenne à l’humeur vagabonde, ça me resserre et me désole, des propos comme ça, au lieu de me libérer.., oui, pour l’offensive, et pas seulement pour la défensive. Vous Maurice et Alain, les deux solides, justifiez encore cette expression naguère posée par Althusser : le PCF comme forteresse assiégée, sauf que depuis le concept d’outil lui aurait largement fait prendre l’eau !...
    Je n’ai jamais, personnellement, accepté l’idée d’outil. Un outil n’a pas de mémoire, il n’a d’usage qu’au présent, alors qu’un parti, c’est une mémoire active, mise au service du présent. D’autre part, outil dit instrument : qui y continue d’instrumentaliser qui ? Ce n’est pas précisé. Non, « Le-Parti », ce n’est pas un outil, ce sont des camarades en chair et en os... Il consiste, comme le dit Bertolt Brecht (mort en 56, ce qui n’est pas anodin...) dans un poème : non pas dans un bureau garni de téléphones, mais sous le veston de chacun, en rapport avec l’autre, auquel il dit : « ne te sépare pas de nous ! Nous pouvons nous tromper, et toi aussi tu peux te tromper : ensemble c’est différent !... » (Je n’ai pas le texte sous la main)
    Sauf que, allons au fond des choses... : depuis, l’expression parti communiste a été largement questionnée, à bon droit. Non, ce n’est pas un faux problème, Monsieur Alain, si je vous dis, hors toute « provocation meurtrière », que cette expression est devenue une hérésie, un oxymore. C’est une affaire THEORIQUE : Le communisme ne s’assigne pas à résidence. Il n’a pas son siège dans la maison du Parti. Il comporte l’enjeu AU PRESENT de la fin de la politique. Et donc des partis. Il n’est en tout cas certainement pas une identité, mais un devenir. (René Crevel disait qu’« au revenant s’oppose le devenant »...) Oui le communisme est mouvement instituant, mouvement de mise en commun. (Voir le dernier livre de Dardot et Laval).
    Sinon, Monsieur Alain, vous exagérez grave d’ainsi traiter Dominique Filippi. Comme si vous pouviez redoubler d’agressivité devant son agressivité supposée, vous passez vous de l’insulte à l’injure : c’est inadmissible de le traiter de robocop !... On ne s’élève pas à rabaisser ainsi son semblable. En plus, ce n’est pas sérieux, votre idée qu’il voudrait « achever le PCF de l’intérieur... du Front de Gauche » !.. Bien avant l’existence du Front de Gauche, le PCF s’est vidé de son sang, à prétendre faussement que « certains » prétendaient l’achever de l’intérieur... Je vais vous dire la même chose qu’à Maurice : par pitié, essayez de discuter vraiment !...
    La question de finir, terminer, achever, c’est une vraie question, pas à prendre à la légère : le marxisme s’est lui-même voulu un matérialisme « achevé »... Il a d’ailleurs achevé Marx !...
    @ Cyril
    Bonjour. Mon « je ne veux pas du pouvoir » était une provocation, afin que nous discutions.
    1/- « Prenez le Pouvoir » et même « l’humain d’abord », ou que-sais-je, « l’homme au cœur », pourraient être, à la limite, des formules de management. Cela ne gêne pas les managers, aujourd’hui, de faire croire aux salariés que « l’entreprise c’est eux », que celle-ci procèderait d’une « diffusion des pouvoirs » !... Cela leur donne une contenance, faute de pouvoir s’interroger sur le contenu de leur travail. D’autre part, c’est une formule qui élude la responsabilité propre des instances responsables. « Prenez le Pouvoir », ça peut fort bien servir pour telle ou telle organisation à s’abriter derrière « le Peuple ». Ce que j’appelle en quelque sorte la « délégation de pouvoir à l’envers ».
    2/- Le « Pouvoir » sur la nature pose désormais gravement problème. Voir la dernière déclaration du PCF sur la transition énergétique, et le maintien du nucléaire.

    Aubert Dulac Le 7 août 2014 à 14:51
       
    • Aubert Dulac est bien bon de répondre...je ne réponds pas aux injures qui disqualifient à elles seules celui qui les profère. C’est aussi la preuve que mes arguments sont pertinents.

      Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 19:59
  •  
  • Avons-nous le désir de sortir du dialogue de sourds et d’accorder nos violons ? Il faut dire (pardon pour le jeu de mot facile) que « le saint faux nie » toujours ce qui le dérange... Il se refuse d’aller vers la symphonie. Il campe toujours dans sa sainte fureur d’emprunt, face à « l’ennemi », qu’il voit partout, tel le Mal... Comme s’il était toujours au centre de tout ! Je fus naguère moqué avec d’autres, autrement dit « certains » communistes désormais considérés comme peu sûrs, dès lors que « critiques » ! Arnaud Spire le dit dans un livre, après « Lénine (ou l’éternel retour du concret) », en remuant le couteau dans le pléonasme : « - Critiques ? C’est une blague, tout communiste est par définition « critique », dans son être même !... » Sauf que continuer de parler d’être forcément critique, une fois naturalisé communiste, c’est toujours comme d’être... suprême, ou d’homme nouveau... Tout cela a avorté en stalinisme. Et l’on ne peut pas faire comme si cela n’avait pas eu lieu. « Regarder ce passé en face », ce n’est pas pour s’auto flageller, mais pour le comprendre, et le « dépasser », comme on dit. Assumer la chose et la dépasser : pour commencer, en soi-même !... Comprendre que parler d’être critique par nature, cela ne sauvegarde pas de la paranoïa : c’est justement L’EXPERIENCE CONCRETE qui l’a montré, à partir du constat historique que le Bleu du Ciel de l’espérance a viré au Bleu Gendarme. Ce n’est pas une question individuelle : c’est devenu une question de structure, dans le socialisme dit réel, dans lequel s’est métamorphisé, et stoppé l’espérance, sous prétexte de se réaliser !...

    Maurice nous a invité à « regarder la liste des intervenants dans le journal l’humanité ». En voici un, tiens : Arnaud Spire, parmi d’autres qui ne disent certes pas la même chose : « ...deux courants traversent le Front de gauche, celui d’une force gauchiste impatiente et autoritaire et celui de la construction précaire d’un large rassemblement populaire. En fait, ce piège «  mou  » et invisible vise à faire disparaître le Parti communiste français (PCF) de la vie politique française, alors qu’il faisait, je le rappelle, 28 % des voix au lendemain de la Libération. »

    C’est cela, votre tendance, Maurice et Alain ?

    Aubert Dulac Le 7 août 2014 à 17:09
       
    • Je suis d’accord avec cela.

      Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 19:55
  •  
  • Le problème, c’est qu’« on » a fait un fleuve de posts (surtout moi), et rien résolu. Même rien dit. Alain, Maurice, vous n’avez rien dit, rien de rien de cette question qu’ « on » vous a posée : que pensez-vous de la stratégie présente de votre parti, glorieux parti qui jadis avait réponse à tout ?... N’a-t-il plus rien à dire ? Est-on au Parti pour s’y taire ? Pierre Laurent, Olivier Dartigolles, questionnés, c’est du genre « sans commentaire ! Nous serons la prochaine rentrée dans une nouvelle séquence, nous « travaillons », et on espère que Jean-Luc sera bien reposé, parce que « la situation » réclame l’engagement de toutes les forces !... C’est bien aimable, mais encore ? Personnellement, je ne suis pas d’accord pour « attendre » de quelle teneur sera la réunion du dit Front de Gauche au sommet du 6 septembre. Nous sommes tous concernés, pour savoir désormais c’est quand qu’on va où ? Ok, « on » sera à la fête de l’Huma. Pour se dire quoi ?

    Aubert Dulac Le 7 août 2014 à 22:16
  •  
  • "Pour se dire quoi ?".......Qu’on ne peut avoir raison contre son parti...comme on disait dans les années 50...

    Quant au sommet du 6/09, moi j’en attends de la clarté.

    IL FAUT A TOUT PRIX CREVER L’ABCÈS.

    Dominique FILIPPI Le 7 août 2014 à 23:32
  •  
  • Ah oui ? Mais en un sens l’abcès est déjà crevé. Le désaccord est déjà public. L’annonce a été faite par Mélenchon dans son dernier billet de blog du 11 juillet : « Nos devoirs pour la rentrée comportent donc une question qu’il faudra maintenant trancher une bonne fois pour que le peuple à son tour puisse trancher par ses bulletins de vote, le moment venu. » Que faut-il « à tout prix » de plus ? Ne radotons pas !...
    Sinon, non non et non, cher Dominique, les amis Maurice et Alain ne méritent pas cela, encore une fois ne leur faites pas dire ce qu’ils n’ont pas dit. Maurice l’a très bien exprimé, et Alain a acquiescé : il n’y a plus de problème d’autocensure des communistes, par discipline de Parti, comme dans les années 50. C’est à vous de mettre votre montre à l’heure. Ce dont nous avons entendu une déploration, c’est en revanche que ce Parti se serait laissé entraîner dans le mouvementisme : l’autocensure alors provient d’autre chose, à savoir, me semble-t-il, du fait que « Le-Parti », en quelque sorte, n’a plus d’adresse, et que chacun serait renvoyé à lui-même... J’avoue qu’au fond de moi-même je ne suis pas sans comprendre ce genre de désarroi !...
    D’ailleurs qu’en face, le parti de gauche donne des leçons de « cohérence » ne peut que renforcer la blessure de certains vieux communistes... De ce point de vue, « le centralisme démocratique » était justifié d’une transparence : « faire ce qu’on dit et dire ce qu’on fait !... » Si je l’ai critiqué il y a trente ans, à savoir dix ans avant qu’il soit abandonné, c’était à cause de l’illusion de toute puissance que cela induisait : et donc un peu plus que de la cohérence : du monolithisme...
    D’ailleurs, comme dirait Julio Iglesias, « je n’ai pas changé » : je critique aujourd’hui pour la même raison le genre de centralisme pédagogique « tout beau tout neuf » du PG. Je ne dis certes pas cela par criticisme négatif : il me semble que quelqu’un, dans nos échanges a posé le terme de praxis : en ce sens je suis à même de développer, à l’aide de nouvelles théorisations que nous avons à portée de main, ce par quoi, à, mon avis, les formes traditionnelles de la politique peuvent et doivent être remplacées.
    Car il s’agirait de faire écho au titre du billet de Roger Martelli, qui pourrait ne servir que d’introduction... à plusieurs livres !!!... « L’échec tragique du socialisme » est un vaste sujet.

    Aubert Dulac Le 8 août 2014 à 02:59
       
    • Je viens de lire le livre de Martelli...

      Bien sûr Maurice et Alain ont eux aussi changé d’époque mais comme tu le dis toi-même "Alain, Maurice, vous n’avez rien dit, rien de rien de cette question qu’ « on » vous a posée : que pensez-vous de la stratégie présente de votre parti, glorieux parti qui jadis avait réponse à tout ?..."...

      Donc est-ce si différent en dehors d’un effort -tardif- d’argumentation entrecoupé d’injures comme au bon vieux temps ?...

      Est-ce à dire que tous les survivants encartés encore au PCF sont ainsi...j’ose espérer que non...ceci dit - et là c’est une constatation et non une affirmation péremptoire - bien peu nombreux sont ceux qui interviennent sur ce blog pour défendre leur Parti de façon différente de Maurice et Alain. D’une façon plus générale, sur une question aussi sensible que l’avenir de la gauche - en cet été maussade où prendre la plume peut être un dérivatif à l’ennui - c’est une petite poignée d’anciens ou encore actifs militants qui interviennent...Je trouve cela bien inquiétant...

      Dominique FILIPPI Le 8 août 2014 à 08:18
  •  
  • Enfin,un débouché vers le ’large’ est ouvert dans ce débat difficile avec certains.
    L’éclaircie est une fois de plus dans cet échange advenue par Aubert Dulac.
    Merci,donc pour vos citations d’Hegel entre autre .
    Le contenu brillant et éclairant de vos interventions relance le débat vers la Praxis..
    Oui,la Praxis.Avec sa complexité et l’outil collectif qui va avec.
    Oui un parti Communiste français.
    Parce que la France est le pays de la commune et des 36000 communes.Pas à cause du soviétisme totalement inapproprié au 21 ième siècle français,n’en déplaisent aux ’bolchéviks’qui pullulent au fdg..
    Une précision:le stalinisme,le trotskysme,le polpotisme,le maoisme peuvent ëtre regroupés (grosso-modo,j’en conviens),sous l’ensemble :’Bolchévik’ du ’putsch grand soir’.
    Or le PCF provient d’un vote majoritaire des socialistes de la SFIO se transformant en SFIC à cause de la boucherie de 14-18..Déjà,la voie démocratique anti-bolchévik.
    C’est le seul PC qui a une matrice quasi intégralement socialiste avec des élus,des biens institutionnels,un journal,l’Huma,bref une intégration réussie dans cette république à la devise admirée par tous les communistes du Monde’Liberté-égalité-fraternité’...
    C’est la raison pour laquelle Lénine se méfiait du PCF.
    Plus tard ,c’est le PCF avec l’eurocommunisme(Aragon-Kanapa-Marchais cf la bio d’Aragon par Juquin) qui se méfia du PCUS,’pourtant financeur , en partie de ses activités).

    Aujourd’hui,une renaissance du PCF est possible,tant mieux.
    ’Ensemble’,le PG peuvent en profiter à condition qu’ils soient loyaux vis à vis de la direction du PCF,(tout au moins en public),y compris sur Internet.A cet effet,un nouveau programme commun pourrait être utile parceque logique.
    Quant au fdg,il est trop ’gauchiste’ c’est à dire réducteur.
    Ce fdg est inadapté.C’est un poids mort.
    J’illustre mon propos :
     Comment défendre le programme du CNR avec des gauchistes qui ne comprennent pas la spécificité de l’état social français issu du CNR ?
     Comment avoir des élus avec des gens qui pensent que les élections sont’des pièges à con’ ?
     Comment s’allier avec l’es socialistes accablés’ avec des gens qui les vomissent ?
     Comment avoir une certaine proportion d’élus ,sur le million d’élus en France,sans une adaptabilité locale avec des irresponsables fdgistes qui dézinguent à tout va les élus locaux méprisés en ’solfériniens’,tels des ados capricieux pour qui rien n’est jamais assez bien ?
     Pourquoi ces gens là ne lisent-ils pas Baboeuf,Gramsci,Sève,Saint just,Louise Michel ,P.Blottin avec un esprit auto-critique plutôt que donneur de leçons ?

    Le fdg actuel rassemble des gauchistes,des forts en gueule mais ce fdg n’est pas à la hauteur du communisme français attendu par le peuple.
    Car l’empreinte du PCF dans le roman national est considérable.
    L’oeuvre collective du PCF est unique considérable et elle impacte positivement la vie du peuple.
    Elle correspond à un sommet de civilisation.
    Les français en ont conscience même si les votes ne suivent pas(les sondages montrent l’image positive du PCF) .
    La solution c’est un maintien et un développement du PCF concomittant d’un développement communiste informel humble et si ça vous chante ’mouvementiste’.
    Ceci,sans agressions réciproques,dans le respect mutuel,(Ensemble,pg,pcorf,mup etc..)..Il faut aussi arrêter le fdg gauchiste actuel pour reformater un système d’alliance responsable et non gauchiste.

    Alain Le 8 août 2014 à 08:04
       
    • Tout ceci est bien gentil mais quid des 1,89% de 2007 ? Quid de ce que tu penses du comportement de la direction de ton parti à Paris lors des Municipales, de la visite que je considère comme "alimentaire" de Laurent à l’Université d’été du PS fin Août ? Quid de l’acharnement mis par la direction du PCF à trouver de "bons" socialistes dans un groupe parlementaire socialiste totalement faisandé alors que cette direction sait très bien qu’il n’y a rien de bon à attendre de ces gens là ?

      Je le dis avec gravité - et ce sera ma dernière intervention sur cette trop longue et en définitive bien peu nombreuse série d’interventions relatives à l’héritage de Jaurès - IL N’Y A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE POUR LES COMMUNISTES QUI NE VEULENT PAS QUE L’EMPREINTE COMMUNISTE DISPARAISSE ( POUR CE QUI EST DU PARTI, SA DIRECTION S’EN CHARGE TOUTE SEULE...) QUE MILITER POUR QUE SOIT VIRÉE SA DIRECTION - CE SERAIT LA MEILLEURE SOLUTION - SOIT QUITTER CE PARTI ET MILITER Y COMPRIS EN REJOIGNANT DANS UN PREMIER TEMPS LES AUTRES FORMATIONS D’UN FDG AUJOURD’HUI SELON MOI MORT...PUIS MILITER POUR DES ÉTATS GÉNÉRAUX D’UNE NOUVELLE GAUCHE ENFIN CRÉDIBLE...
      TOUT LE RESTE N’EST QUE LITTÉRATURE.

      Dominique FILIPPI Le 8 août 2014 à 08:44
    •  
    • 1/- Soviétisme : il ne suffit pas de tourner la page du 20ème siécle, voir de la déchirer. Le problème que ce qui s’est annoncé comme Union soviétique n’en n’ait gardé que le nom, ne pourra pas se balayer d’ici peu : du genre « ah si tous les comités populaires du monde pouvaient se donner la main... »

      2/- « Putsh du Grand Soir » ; j’ai trouvé une belle formule dans le livre récent de Mathieu Belhasen, « La santé mentale : vers un bonheur sous contrôle... » : « Dans les temps actuels où les forces révolutionnaires semblent se situer à droite – montée du racisme, des xénophobies, de la haine des pauvres, reconstruction des catégories sociales dangereuses – il s’agit de s’approprier une autre forme d’élan révolutionnaire qui n’attendra plus le grand soir mais se déploiera au fur et à mesure de la journée du monde. »

      3/- « Un nouveau programme commun » : il ne devrait pas s’appeler l’humain d’abord, c’est trop peu dire, mais l’égale liberté.

      4/- « Ce fdg est inadapté » : ben... gauche, comme front, c’est un peu désuet. C’est encore trop synonyme de cartel aléatoire...

      5/- « le programme du CNR » : il ne s’agit pas seulement de défendre notre modèle social. Mais, encore une fois, comme le dit Roger Martelli : à toutes occasions, faire fructifier l’héritage, sans quoi il se dilapide. Il y a une dimension qui est restée dans les cartons, à savoir la participation démocratique, pour commencer dans les entreprises. Les communistes n’ont historiquement pas su poursuivre cet enjeu : à l’époque de « la Nouvelle Société » de Chaban Delmas, on n’a su que répondre « collaboration de classe ! » à l’idée de participation, alors qu’il fallait dire « chiche ! Cogestion conflictuelle !... »

      6/- « Les élections sont des pièges à cons » ? Ce n’est certainement pas ça que dit Mélenchon. Au contraire, il est non seulement pour la voie électorale, mais pour un peuple qui se constitue, en votant souvent, sur tel et tel sujet. Sauf qu’on ne change pas la vie en passant fréquemment dans les cabines électorales, dites « isoloirs », histoire de se rhabiller, et déshabiller l’adversaire. Les élections, ça réduit le débat politique de façon totalement binaire, à une affaire d’échiquier politique. L’intérêt par exemple du mouvement de 2005 contre le TCE, c’est qu’on a pu faire autre chose, agir sur des idées.

      7/- « Pourquoi ne pas lire » ? Je pique l’exemple de Lucien Sève, ajoutons son fils Jean : c’est là que sont les nouvelles pistes, les « nouvelles théorisations que nous avons à portée de main », ai-je écrit plus haut... Qui permettront de sortir du Socialisme par le Communisme en actes...

      8/- « La solution c’est un maintien et un développement du PCF concomittant d’un développement communiste informel humble et si ça vous chante ’mouvementiste’. » J’ai une différence, personnellement, avec les formulations de Lucien Sève. Il est en effet devenu courant d’opposer la verticalité avec l’horizontalité du « mouvement ». C’est parce que le vertical a, de très longue mémoire d’hommes, toujours été confondu avec la raideur du hiérarchique. Effectivement, le hiérarchique écrase et nie le réel en mouvement. Le vertical, pas forcément : on en a besoin, pour par exemple, veiller à « l’égalité de traitement des territoires »... En ce sens, j’ai eu connaissance d’un terme que je ne connaissais pas : « l’holarchie »...

      Aubert Dulac Le 8 août 2014 à 15:39
  •  
  • Pendant ce temps l’actu idéologique n’arrête pas : Robert Hue sort un livre : « Les partis politiques sont morts… et ils ne le savent pas ». « Nous sommes dans une crise économique, mais surtout dans une crise institutionnelle. C’en est fini de la monarchie présidentielle. François Hollande est le 7e et dernier président de ce type de la Ve République ; il est en bout de course. Il faut un changement institutionnel pour redonner le goût de la politique aux Français, dépasser le présidentialisme, redonner plus de pouvoir au parlement issu du peuple. Cette crise est celle des partis politiques tels qu’ils sont aujourd’hui. »
    Et Jean-Vincent Placé : « Mélenchon a fait 11% en 2012, il en fera 2 en 2017 », « Les gens du Parti de gauche vont finir à 70 dans une salle enfumée, dont la moitié sera composée de dirigeants » Il ajoute : « C’est fini tout ça. À l’ère de l’individualisme, il n’y a plus un mec réellement communiste en France »,

    Aubert Dulac Le 8 août 2014 à 11:07
  •  
  • « La perte du croyant, c’est de rencontrer son église. Pour notre dommage, car il ne sera plus fraternel par le fond » (René Char). Oui, Dominique, le dit Front de Gauche (ne vaudrait-il pas mieux l’appeler « alternative populaire » ?) a pour une bonne part et pour l’instant quelque chose de mort-né.
    Je suis très d’accord avec vous pour dire que si nous n’étions pas en retard sur l’Histoire, nous devrions déjà en être à nous poser la question d’un fonctionnement plus organique de cette « alternative populaire », où des gens qui sont foncièrement les mêmes, à part leurs petites différences, fertiles après tout, refusent bêtement de se mettre dans une convergence à hauteur des exigences. C’est pourquoi je suis à « Ensemble ! » ...Et c’est pourquoi, j’ai repris au bond l’importance de Lucien Sève, et de ses propositions profondément argumentées de refondation : nous bagarrer sur le sexe des anges, sur des « visions » républicaines, ce n’est pas comme cela qu’on avance : c’est sur DES CHANTIERS qu’on voit et qu’on provoque les convergences, dans toutes leurs amplitudes possibles et imaginables. Je reproche à la limite encore plus à Pierre Laurent, ou tel autre dirigeant national du PCF, de ne pas être venu, à la différence de Martine Billard, José Bové, etc., parler au rassemblement de Notre-Dame-des-Landes (qui comportait de nombreux forums simultanés) que d’aller bientôt à l’université du PS, alors que ces pauvres "mouvementistes" ont certainement autant si ce n’est plus besoin qu’on parle avec eux que des militants PS !...
    Ceci dit, parler de mouvement, parti... Je ne pense pas que nous nous soyons mis hors-sujet, par rapport à Jaurès. C’est, un siècle après, la même question : comment cette humanité en gésine peut-elle faire pour s’approprier sa vie ?

    Aubert Dulac Le 8 août 2014 à 17:35
  •  
  • Les discours de Maurice et Alain sont hélas bien représentatifs de la logorrhée qui règne en interne au PCF, par laquelle les cadres s’efforcent de justifier leurs choix récents (notamment pour les municipales à Paris !!) et de re-fidéliser les militants de base. La surdité qui en résulte vis-à-vis des partenaires fait peur pour la suite.

    Ce sont pourtant ces choix qui, depuis plus de trente ans contredisent et ruinent tous les efforts des militants sur le terrain, les leurs comme ceux des autres. Ils s’imaginent encore que par la magie de ses trois lettres, le "PCF" est encore ce qu’il était du temps du CNR ou même du temps de J. Duclos, et qu’il a encore devant lui un avenir de parti dirigeant, entité à laquelle personne ne croit plus et dont personne ne veut plus. Dans leur désir (suicidaire) de continuer à être implantés à (presque) n’importe quel prix dans les institutions de la république (laquelle ?!), avec leurs élus locaux souvent devenu aussi magouilleurs que les autres politiciens en place, et leur journal (qui a dû être renfloué de 4 millions par les autorités "compétentes", tellement sa lecture comble les voeux des héritiers de Jaurès et des citoyens de gauche avides de s’y abonner), ils se montrent incapables de voir que depuis 2005, 2008 et 2012, la situation politique française a complètement changé ; que le peuple de gauche ne votera plus jamais pour une combine commune avec le PS qui a piétiné son NON au TCE, et qui, parvenu au pouvoir, pratique désormais tranquillement la politique de soumission OTAN-Bruxelles-Medef. Ils ne comprennent pas qu’une fois le bi-partisme installé, - ce qu’ils ont laissé faire sans le dénoncer, alliance électoral(ist)e oblige -, il ne sera plus possible d’en sortir si on se met encore à la traîne de l’une des composantes, sous prétexte de s’implanter, ou avec l’espoir d’infléchir ce qui n’est déjà même plus du ressort de l’AN, comme la politique d’austérité.

    L’avenir de la gauche de combat en France est du côté de la Constituante, de la VIe République souveraine, de la lutte frontale contre la finance au pouvoir, et de l’écosocialisme. Ainsi que de l’internationalisme des luttes. La force politique nouvelle en gestation devra donc être à la fois horizontale - sur le modèle des communautés d’action à thème, décrites par Lucien Sève et reprises par Jean Sève, comme il a été dit plus haut, - et verticale, car il faut une attitude commune sans équivoque sur la questions des alliances éventuelles ("avec des socialistes peut-être, avec le PS non"). À propos, nos logorrhéeurs et zélateurs de choc se sont-ils demandé pourquoi, depuis si longtemps, tant de communistes sincères et militants dévoués ne sont plus au parti ?

    Autrement Le 8 août 2014 à 19:17
       
    • D’accord avec l’essentiel de ton propos mais attention à force d’être autrement on est nulle part...Soutiens Melenchon ; même s’il n’est pas Dieu , c’est encore le moins mauvais !

      Dominique FILIPPPI Le 9 août 2014 à 12:08
  •  
  • « Théoriquement », je suis toujours un communiste. Ce n’est pas une qualité particulière. Ce qui est terminé, c’est d’en faire une essence ou une identité : un patriotisme de Parti. TER-MI-NE ! Car le premier Ubu venu pourrait le dire plus souvent qu’à son tour,... comme Nicolae Ceausescu par exemple : « - Personne n’a le monopole de la vérité » !... Ceci dit, c’est quoi le communisme ? Pas une production de bonheur : mais une production de CONCRET, à contre-sens du monde marchand qui fait abstraction de l’homme et de l’homme une abstraction. Encore qu’il faille mettre des guillemets à « l’homme » !... Le bonheur n’est pas une obligation : on peut se battre avec l’énergie du désespoir. Le bonheur, ça vient de surcroit, ou pas... « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » : le Club Med pourrait le dire, qui - trouvaille publicitaire- a su nous faire cette proposition : d’être « re » !... Car forcément, le plaisir, on en re-demande !!!...
    En matière de communisme, Marie-George Buffet l’a dit lorsque naguère elle prit ses fonctions de première dirigeante : nous serions prévenus, elle n’était pas une « re », une retruc, une remachin, genre ...les reconstructeurs-novateurs-fondateurs, et j’en passe... Elle restait une communiste, point. Fort bien, ça disait une CONTINUITE dans l’engagement.
    N’empêche : les héritages, ça se dilapide, hors d’une REPRISE intelligente !!!... C’est la troisième fois que je dis ça, que c’est maître Roger Martelli qui l’a dit !...
    Rien ne sert de RADOTER sur le CNR !... Ne voyez-vous pas, disait Henri Lefèbvre, que le monde moderne s’abîme dans la redondance et les commémorations ?... Ce qui bégaye, il faut le reprendre « consciemment », pour le porter plus loin...

    Aubert Dulac Le 9 août 2014 à 11:26
       
    • Tes textes sont trop longs. Va à l’essentiel et soutiens Mélenchon au lieu de distribuer de façon logorrhéique les bons et les mauvais points.En toute fraternité.

      Dominique FILIPPPI Le 9 août 2014 à 12:11
  •  
  • C’est quoi la bonne longueur ? 1200 signes, comme sur le blog de Jean-Luc, juste pour lui dire qu’on l’aime ?

    Aubert Dulac Le 9 août 2014 à 12:47
       
    • Un peu court...et j’espère que tu ne le penses vraiment pas...à force de faire l’intello sur son aventin...on ne fait en définitive plus grand chose...et sans aucune ironie, c’est en toute fraternité que je te dis cela.

      Dominique FILIPPI Le 9 août 2014 à 13:48
  •  
  • ...Sur mon aventin ? Imaginez-vous, cher Dominique, (pardon pour le vouvoiement, c’est, encore une fois, une règle absolue que je me suis fixée, sur la toile) ...que je ne me suis pas élevé tout seul.
    C’est l’occasion de vous dire ce qui me motive, dans ma manière un peu déroutante de, comme vous dites, faire l’intello. Soit dit en passant, aucune des citations poético-philosophiques que j’ai faites ne sont de la loggorhée, et à traiter par le mépris : elles sont justement l’expression d’une quête de fraternité. ELLES SONT MOI, me représentent intimement. Elles ne sont pas « gratuites », dans le mauvais sens du terme, et n’ont, au fond, rien à voir avec du pédantisme...
    Maintenant, si vous voulez que je dise quelque chose en faveur de Mélenchon, c’est possible. Et là, tant pis, ça va encore faire un peu intello : pour ce faire, je reprends votre soucis de placer la raison au-dessus de la passion. Dans la question immense de sortir du vingtième siècle... un nom vient comme celui d’Hannah Arendt, qui a parlé de « banalité du mal »... J’ai eu la chance, comme beaucoup d’auditeurs de Daniel Mermet, d’entendre parler Zygmunt Bauman : il réplique à Hannah Arendt que non, le Mal n’est pas banal, il est rationnel. Autrement dit, il fait système. C’est pourquoi il est très difficile de dire simplement et individuellement à des gens pris dans un système politique « - M’enfin ! Soyez raisonnable ! »
    C’est Gaston Bachelard qui parle, plus que de rationalisme : de « surrationalisme ». J’habite dans la région... de Michel Onfray. Ce semi-benêt vient de commettre un livre, où il prétend arraisonner... Don Quichotte ! Il prétend le chapitrer, sur la nécessité de revenir au principe de réalité. Mon grand-père spirituel, Lucien Bonnafé, psychiatre communiste qui fut à la base de la révolution psychiatrique en France, et a, entre autres, joué un rôle important au PCF sur le terrain des LIBERTES... parlait lui de « carences de quichottisme », autrement dit du « scorbut de l’esprit » que constitue le manque d’imagination.
    Imaginez-vous que : je reconnais les qualités quichottesques de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons besoin de lui.

    Aubert Dulac Le 9 août 2014 à 15:35
       
    • Je m’excuse de t’avoir peut-être un peu blessé mais ce que je voulais - avec maladresse j’en conviens -te dire que l’heure n’est plus aux analyses aussi utiles et légitimes soient-elles , je crois qu’on est tous peu ou prou d’accord là-dessus sur le pourquoi du comment. L’heure est à l’engagement militant et à la dénonciation des philistins pour essayer de sortir du merdier dramatique dans lequel l’Histoire nous a tous mis...et c’est très très loin d’être gagné...

      Dominique FILIPPI Le 9 août 2014 à 15:57
  •  
  • Des philistins et des "jésuites"...

    Aubert Dulac Le 9 août 2014 à 16:15
       
    • qui sont encore aussi dangereux que les philistins car parmi nous !

      Dominique FILIPPI Le 9 août 2014 à 17:09
  •  
  • ...Sauf que, ouh là ! ...Je regrette mais dommage, c’est trop tard, c’est un mauvais point ! - d’avoir écrit ça. C’est une facilité impardonnable, que de parler de jésuitisme... Non non, ce n’est sûrement pas là où je voulais en venir, histoire de couper court... C’est ennuyeux (mais "l’ennui porte conseil")... Ce serait trop simple de parler purement et simplement de « double jeu » des communistes. Même si en un sens, et pour une part, ça se traduit par ça : les décisions (ou absence de décisions) actuelles n’arrangent rien. Foncièrement, je ne pense pas que ce soit un problème de duplicité, mais d’une sorte d’incurie historique qui s’est jouée depuis plusieurs décennies..., et que l’on aurait pu traiter de manière utile, en partant des élements que Maurice et Alain ont donné, afin de se demander sérieusement d’où c’est venu (car ce n’est pas tombé du Ciel !).

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 00:47
  •  
  • Il s’agit d’une incurie historique , je suis bien sûr d’accord avec çà, mais tellement intériorisée, que la surdétermination fonctionne à bloc sur un mode qui n’est pas du jésuitisme mais qui y ressemble (voir par exemple le silence de Thorez au C.C juste après le XXe Congrès du P.C.U.S ). Le livre de Martelli nous éclaire beaucoup sur cet élément de la culture du PCF.

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 08:51
  •  
  • enfin,le débat ne vous a rien appris.Vous en restez au culte de la personnalité2,le Mélenchonisme.
    Le paradoxe,c’est que ce sont les faux amis du PCF comme Mélenchon et d’autres qui peuvent tuer le PCF en le fusionnant dans un FDG fumeux.
    Le PCI,Le PCE ont disparu comme cela.
    Au point par exemple que la direction D’Izquierda a porté plainte contre des andalous qui se présentaient sous l’étiquette PCE au lieu d’ Izquierda.
    Au dernières européennes le PCE a été interdit par le fdg espagnol comme ,il l’était sous Franco....En france,nous sommes à deux doigts..
    C’est le but du fdg:subtiliser les forces du PCF en le fondant dans le fdg d’où la nécessité de dézinguer tout azimuts à la Dominique Filippi,la direction du PCF..

    Maurice Le 10 août 2014 à 10:38
       
    • Cher Maurice,

      Quand on ne procède pas à temps aux DEPASSEMENTS nécessaires, on a toujours peur de se faire doubler.

      Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 10:59
  •  
  • J’ajoute cette citation de Jean Cocteau : "l’Avenir n’appartient à personne. Il n’y a pas de précurseurs, il n’existe que des retardataires." Aussi bien, il n’existe pas de monopole de l’initiative historique légitime.

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 11:15
  •  
  • @Maurice

    " il n’existe pas de monopole de l’initiative historique légitime"

    à méditer...

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 12:15
       
    • Le Front de Gauche aurait mieux fait de s’appeler initiative populaire.

      Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 12:24
  •  
  • « Le vent glacé sur mon sourire
    Laisse une traînée de buée
    Quand je regarde l’avenir
    Au fond de mes yeux nécrosés
    Le vide à des lueurs d’espoir
    Qui laisse une ombre inachevée
    Sur les pages moisies de l’histoire
    Où je traîne ma frise argentée

    Mais mon regard s’efface
    Je suis l’étranger dans la glace
    Mais ma mémoire s’efface »
    Hubert Félix Thiéfaine

    « L’étranger dans la glace », voir Maupassant, « le Horla », lorsque qu’il signifie d’être habité de la peur de l’autre, du dédoublement...
    Etrange pays paranormal que ce pays moi-même... Dostoïevski est allé jusqu’à pondre une nouvelle où il rencontre un autre... qui a tout de lui-même !...

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 12:59
       
    • Cet étrange étranger, l’ennemi intime... En voici encore une expression, dans la chanson :

      "L’ENNEMI DANS LA GLACE",
      d’Alain Chamfort :

      "...il y a dans ma maison quelqu’un dont j’me méfie
      qui me défie
      qui s’assied à ma place, qui m’ressemble comme un frère
      qui respire mon air

      l’ennemi dans la glace
      dont le regard me glace
      il sourit mais j’le connais bien
      l’ennemi dans la glace
      dont le regard me glace
      il n’me veut pas du bien

      il y a chez moi un hôte indésirable
      insaisissable
      qui vit sous mon toit, qui dort dans mon lit
      qui jamais n’m’oublie"...

      Aubert Sikirdji Le 16 octobre 2014 à 13:54
  •  
  • @Aubert Dulac

    ou Front du Peuple...

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 13:01
       
    • ...Mais pas d’un peuple élu !... Lorsque Jean Marie Le Pen lança dans le débat public ce trait d’ironie mordante repris d’un « célèbre dramaturge », « Ben si le gouvernement n’est pas content du peuple, il n’a qu’à en élire un autre !... », il oublia soigneusement de dire au passage qu’il s’agissait de B.B. (Bertolt Brecht)..., un très grand dramaturge effectivement : communiste.

      Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 13:27
  •  
  • @Aubert Dulac

    Pour rire :..’Qui a eu la retraite la plus courte de l’histoire’ ?
    ...Méluche,deux heures de retraite..
    puis dès qu’il a appris que clémentine Autain se positionnait pour 2017,Méluche a aussitôt oublié sa fatigue pour fabriquer un texte hypocrite:Aucune attaque anti PCF, encensant Jaurès,sur son blog JLM où ses adorateurs JLM se bousculent !
    Est ce son Webmaster qui rédige ses propos à la gloire de JLM,commentaires lénifiants,admiratifs et naïfs sur ce blog ?
    à moins que ce soit le ci-devant Santerre lui même ?
    Faire beaucoup de bruit comme les Oies peut effrayer le challand et ’on est jamais aussi bien servi que par soi même’.
    Quelle mise en scène d’une vieille Diva ,Méluchequi ne veut pas quitter la scène au profit d’une plus jeune.,Autain
    Pour cela,Méluche essaie de se mettre le PCF dans sa poche !...Kolossal-subtilité !
    Bravo vieille branche oh !..pardon:grand arbre !

    Maurice Le 10 août 2014 à 14:08
       
    • Relis ce que tu viens d’écrire et s’il te restes deux sous de sens critique , tu conviendras comme nous tous du ridicule de tes propos.Et tant pis si tu penses que je suis animé par une je ne sais quelle haine anti -PCF...

      Je souhaite du fond de l’esprit mais aussi du coeur que tu en sois capable...

      Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 14:37
  •  
  • Reste sans s !

    Dominique Filippi Le 10 août 2014 à 14:49
  •  
  • Pourquoi donnes tu des ordres ?
    as tu vocation à être un chefaillon de ce fdg dans lequel le PCF se serait dissout ?
    C’est pour ça que tu te tortilles sur ce blog en éructant sentences,jugement et consignes ?
    as tu besoin de la piétaille communiste pour te filer du fric et te coller des affiches ?
    es tu angoissé à l’idée qu’elle te fasse défaut ?
    Cherches tu un poste d’adjudant-chef dans le fdg mélenchonisé où tu aboierais :’Tous sur une ligne et silence dans le rang,celui du FDG mélenchonisé ?’
    Désolé,sans moi...chez moi,pas de Masochisme !
    D’ailleurs,puisque je constate que ça te rend furieux,je vais faire la promotion de Clémentine Autain : elle est très chouette cette petite !
    Elle se prend pas pour un grand arbre !
    en 2017,elle aura grandi...
    Quant à mon commentaire précédent:c’était ironique.Désolé,tu es blessé,ça a fait mouche,pourtant je pensais que tu avais le sens de l’humour au vu de tes attaques anti-PCF !
    Certes,tes écrits sont Mélenchoniens,monolithiques,rigides.mais après tout,ne dit pas :’Fontaine,je ne boirai pas de ton eau’.Une Clémentine,en 2017,c’est pas une bonne idée ?faut pas insulter l’avenir...

    Maurice Le 10 août 2014 à 15:10
  •  
  • "je vais faire la promotion de Clémentine Autain"...moi si j’étais Clémentine, je commencerais par me dire...comme Auguste Bebel à la fin du XIXe siècle...

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 16:57
  •  
  • en effet,le positionnement politique de Clémentine Autain, lui permet de rassembler les féministes,les jeunes,et les sans-partis.
    Les abstentionnistes se reconnaissent plus aisément en elle qu’en cette vieille baderne usée de JLM.
    cela fait du monde !....

    Maurice Le 10 août 2014 à 17:38
  •  
  • .à la recherche d’une nouvelle compagne de route après J.L.M et puis si elle devient moins bien , on en trouvera une autre ou un autre...SURTOUT continue sur ce registre ! Tu es en train de te faire plein de copains sur ce blog ! Je veux parler de ceux qui aiment les caricatures !

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 18:06
  •  
  • @ Maurice, pour rire, petit dialogue improbable :

     Dis, Maurice, si Thorez été plus cool, on s’en serait tous mieux porté !...

     Comment ça : si Jaurès été plus cool ?

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 20:57
  •  
  • dialogue de sourd , mon intervention sur Jaurés mise à la trappe !désolé mais j’ai ma conception de Jaurés !

    loulou61 Le 10 août 2014 à 21:24
       
    • et il n’est pire sourd......

      Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 22:02
  •  
  • Plus sérieusement, mais avec toujours un peu d’humour...

    Vous avez posté, le 7 août à 7h 40 : "Quand Marx évoque « la Praxis », il n’évoque ni le freudisme, ni le narcissisme."

    Je vous répondrai que se vouloir le parti du plus grand nombre n’a jamais empêché le nombrilisme. Vous n’êtes pas vacciné contre cela.

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 21:33
       
    • surtout quand on sait que les 4/5 des adhérents et des militants sont partis en trois décennies ...que le premier parti de France est celui des ex...et que le dernier score est de 1,89% ! il y a vraiment de quoi être nombriliste !

      Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 22:12
  •  
  • Tout ceci est bien gentil mais quid de Clémentine Autain ? Quid de ce que tu penses du comportement de la direction du PG à Paris lors des Municipales, de la visite que je considère comme "alimentaire" de Mélenchon à la Fête de l’huma ?
    Je le dis avec gravité - et ce sera ma dernière intervention sur cette trop longue et en définitive bien peu nombreuse série d’interventions relatives à l’héritage de Jaurès - IL N’Y A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE POUR LES PGISTES QUI NE VEULENT PAS QUE L’EMPREINTE FDG DISPARAISSE QUE MILITER POUR QUE SOIT VIRÉE LA DIRECTION DU PG- CE SERAIT LA MEILLEURE SOLUTION - SOIT QUITTER LE PG ET MILITER Y COMPRIS EN REJOIGNANT DANS UN PREMIER TEMPS LES AUTRES FORMATIONS D’UN FDG AUJOURD’HUI SELON MOI MORT...PUIS MILITER POUR DES ÉTATS GÉNÉRAUX D’UNE NOUVELLE GAUCHE ENFIN CRÉDIBLE,AFIN DE PORTER La CANDIDATURE DE CLEMENTINE AUTAIN,VITE !
    AVANT QUE MELENCHON NE L’AMADOUE...
    TOUT LE RESTE N’EST QUE LITTÉRATURE.

    Maurice Le 10 août 2014 à 22:05
       
    • Tout à fait et j’espère que cela a enclenché en toi une réflexion salutaire...on peut toujours rêver....et là je t’assure que c’est ma dernière intervention sur cette série consacrée à Jaurès !

      Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 22:17
    •  
    • Clémentine Autain n’est pas la clé de l’avenir, mais nous tous !...

      Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 22:24
  •  
  • @Maurice

    je voulais parler du texte originel (voir plus haut) et non de celui que tu as arrangé..j’avais lu trop rapidement....

    Dominique FILIPPI Le 10 août 2014 à 22:22
  •  
  • Lucien Sève a proposé un nouveau type d’organisation : sans Direction !...

    Aubert Dulac Le 10 août 2014 à 22:37
  •  
  • Qui parlait d’infantilisme ? Les voilà tous barrés !...
    @ Maurice,
    Vous ne vous êtes même pas rendu compte que vous comptiez sur en quelque sorte un caractère envoûtant sur vos interlocuteurs de votre immobilité. Mais la vie, c’est autre chose.
    1/- Si vous me permettez l’expression, la « dé-finlandisation historique complète des consciences », la désintoxication du dit « modèle soviétique » ne se réduit pas à un simple abandon, comme vous dîtes du « principe » de culte de la personnalité ! Ce n’est pas cela le seul critère d’une attitude critique bien comprise. Pour faire bien trop simple, mais tant pis : on va dire que c’en est une condition nécessaire, mais pas suffisante.
    2/- Que la tactique soit devenue tout, comme vous dîtes, au PCF, et la réflexion rien, que le PCF soit devenu pratiquement une étoile morte, non, non, ce n’est pas la faute d’autrui, et cela ne vient à mon avis pas d’une dérive qui date de l’époque de Hue. C’est plus ancien. De l’époque de Georges Marchais. Je ne me résouds pas, personnellement, aux GENERALITES sur la fin du dit « Communisme » (ainsi appelé, de toute façon, par abus de langage), à la débandade en tout cas des forces qui se sont rassemblées sous cette étiquette, sur la base d’un incommensurable malentendu conceptuel. Disons qu’en France, qui est effectivement le pays de la Commune, les ressources auraient existé pour que ces forces manifestent à temps des capacités de renouveau, de « se transcender », se dépasser, encore plus qu’elles ne l’ont fait !... Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ère Marchais a manifesté une très grande ambivalence, de ce point de vue !... Au final catastrophique. L’époque Hue n’a fait que tenter d’effacer l’ardoise, mais vainement. Vous pouvez maintenant continuez de jouer à la colère de carton, vous ne pourrez plus convaincre personne. La réalité c’est que vous confondez deux choses : je dirai que oui, pour emprunter un « principe » des situationnistes, les « communistes » français devaient nécessairement passer par une forme d’autodissolution, seule condition pour ne pas aller à l’auto-liquidation... Je sais que c’est extrêmement difficile de comprendre cette distinction. Mais il arrive que l’on « meure de ne pas mourir » !...

    Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 01:30
  •  
  • .@Aubert Dulac Mais il arrive que l’on « meure de ne pas mourir » !...Le Phénix en France,c’est le PCF !Il meurt et renait.
     Le PCF anarchisant est mort avec Thorez.
     Le PCF de la résistance dans les années cinquante.
     le PCF pro soviétique dans les années 70.
     Le PCF du programme commun dans les années 80.
     Le PCF gouvernemental en 1984 puis 2007.
     Le PCF des comités anti-libéraux est mort avec le score de1,9% de MGB.
     le PCF de la mutation(auto destruction) est mort avec le départ de R.Hue.
     le PCF mélenchoniste doit mourir après l’échec des européennes de 2014.
    Pour citer Aubert Dulac,’ il arrive que l’on « meure de ne pas mourir » !...’.
    C’est la raison pour laquelle,il faut clore le Mélenchonisme.
    J’aurai préféré voter pour un candidat PCF plutôt que pour JLM qui mène une aventure personnelle.
    Renforcer le PCF,est plus important pour moi,que favoriser les égo:celui de JLM ..
    En effet,en voyant grandir mes enfants,je constate que la matrice PCF est la seule à produire un excellent journal ;l’huma,à propager des idées novatrices,pacifiques et à créer des lieux unitaires.
    Sans le PCF,ni le PG,ni la GA n’existerait.
    Or les fdgistes détruisent cette matrice PCF,sans vergogne ni reconnaissance..
    Ce n’est pas responsable.
    Les ennemis du PCF sont mes ennemis.
    Je ne veux pas d’une France sans PCF car ce ne serait plus la France !

    Maurice Le 11 août 2014 à 08:08
       
    • Mon pauvre Maurice, vous êtes une vraie caricature ! Vous imaginez les autres sur votre modèle, vous êtes pétri de Paris-match, JDD, NouvelObs et Cie, toute l’idéologie du Chef !...Que ferez-vous quand vous aurez été exclu du PCF pour suivisme aveugle, attitude religieuse et manque d’auto-critique ?
      Thorez, un autre Maurice (un vrai Fils du peuple et communiste en son temps, celui-là, j’ai assisté à ses obsèques), avait dit :"Que les bouches s’ouvrent !" Mais pas pour gober les mouches…

      Autrement Le 11 août 2014 à 09:20
  •  
  • @Autrement
    L’enterrement de Thorez,c’était ,il y a un demi siècle.
    Les bouches se sont ouvertes depuis.
    Avec brio, de façon responsable pas à la manière d’Autrement.
    C.a.d avec,Mépris,projection de sa propre perversité,et dissimulation .
    Sous un concept fumeux ’Autrement’ ,exprime le mépris habituel des petits chefaillons du fdg envers les communistes.
    Vous êtes tellement frustrés que le PCF n’obéisse pas à vos injonctions.
    Le PCF est la Terreur des chefaillons frustrés !
    Vous fabriquez de la division,de la manipulation,du mépris et de la dissimulation :
     c’est ça le fdg,’une structure sans chef’ anti-PCF ?
     En plus ;ça se voit trop dans vos réactions sur ce blog !
    vous n’avez pas les ficelles de Martelli.Avec vous c’est du brut de décoffrage anti-PCF !
    C’est ça qui est bien.Vous exprimez tout haut ce que d’autres dissimulent:la haine du PCF.
    Celui qui est à plaindre ce n’est pas moi.
     j’ai mon quotidien l’huma ,à la fête duquel j’irai,heureux et non pas comme Autrement,fiéleux,de façon hypocrite pour aller à la soupe.
    je ne lacherai rien car je suis fier d’être communiste.
    En plus,sur ce blog j’arrive à faire sortir du bois les loups du fdg qui s’y cachent.
    SVP,continuez à suinter de haine anti-PCF.
    En effet,certains membres du PCF ont besoin qu’on leur ouvre les yeux !
    Bref,merci,et sachez que pour moi tout va bien ! :-)
    Chantons ensemble :
    ’Il n’est pas de sauveur suprème,Ni Dieu,Ni césar,Ni Méluche’..

    Maurice Le 11 août 2014 à 11:11
  •  
  • Le résultat de la pensée unique, c’est croire à la limite que remettre le monde à l’endroit relèverait d’un acte unique, du genre je me suis fait naturalisé coco, et c’est bon !... Plus qu’une chose à faire ensuite, « défendre » mon beau Parti, roi des forêts, contre tous les prétendants bouffeurs de coco vain... Dure lutte, mais je la mènerai jusqu’au bout ! Moi y en a en être un jusqu’au-bouliste : j’enverrai bouler tout le monde, s’il le faut !...
    Histoire de fous !... Oui, l’on voit jusqu’où peut mener le fidéisme, la perversion de fanatiques intégristes, qui refuseront de se laisser désintégrer par tous les moyens. Il se trouve que c’est d’actualité : une actualité que nous nous devons de PENSER !...
    Freud, quant à lui a posé la question aux communistes : comment se fait-ce qu’ayant pris le parti d’une laïcisation de la politique, pour ne pas dire carrément de l’Athéisme, contre La Religion (voir les aveux de culpabilité, du genre « c’est promis, saint Karl Marx, nous ne nous livrerons plus à aucun culte de la personnalité, il n’y a plus aucun Dieu, surtout sur terre !... »),... vous ayez reconduit LES MEMES INTERDITS DE PENSER QUE LA RELIGION ?
    Cela peut ramener, par exemple, après Jaurès et la guerre de 14, à nous poser le problème en très grand des différents avatars, des différentes versions de l’idéologie pacifiste : le désir de paix ayant engengré une « RELIGION DE LA PAIX », célébrées par des fidèles sommés de choisir leur « CAMP » !... Des fidèles, finalement « pacifistes-que-ça » !... (Hitler lui-même prétendait vouloir la paix : à condition de débarrasser préalablement des juifs la surface de la terre...)
    Et La Guerre recommença....

    Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 12:02
       
    • Il y a toujours de l’impensé, de l’inaperçu dans une discussion. Le judicieux qui dira « permettez-moi de vous faire observer » ci ou ça... qui dénouera le débat, aura gagné. Quoique gagner ne soit pas son truc : la vie n’est pas qu’une partie d’échecs. Gagner, dans un poème d’Aragon chanté par Ferrat, ça donne « gagner pour vous, pour moi perdant, avoir été peut-être utile »... Qu’un jour, un jour pourtant vienne, couleur d’orange, les orages s’étant éloignés... Parce que les hommes auront gagné, tous autant qu’ils sont, EN INTELLIGENCE !!!!...

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 13:25
    •  
    • Et Jacques Prévert ajouta derrière : "Quelle connerie la guerre !..."

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 13:27
  •  
  • @Autrement,Prenez en de la graine !
    Les textes de Aubert Dulac sont remarquables tant dans le style que par le contenu.
    Les acquis de ses textes,me réconcilient avec le débat.
    En plus je suis souvent parfaitement d’accord avec Aubert !

    Oui,le culte de Mélenchon peut tuer inutilement,le PCF.
    Suivre Mélenchon , le fdg,aveuglément est non seulement idiot mais dangeureux .Regardez le score du FN depuis que Mélenchon ’s’en occupe’.
    Les individus à œillères comme Dominique Filippi ou Autrement,sont polarisés,et obsessionels, fdg.
    Quoiqu’il arrive et pour toujours !
    Ils ont tout des bureaucrates illuminés,ronds de cuir ,hargneux et dogmatiques.
    C’est pourquoi,il est sain de les remettre à leur place.
    Cependant,en ce qui me concerne,je vais prolonger l’assimilation des textes de Monsieur Aubert Dulac.
    Dans le silence et en méditant...
    Si mon projet arrive à termes,je rédigerai un texte et je le publierai ici.
    Cela permettra à d’éventuels lecteurs influencés par Dominique Filippi ou Autrement,de changer d’avis.
    J’espère démontrer en quoi l’imposture gauchiste doit être dénoncée au profit du renforcement du seul PCF.
    Je me demande même si ce n’est pas l’évidence que le PCF disparaitra dans le fdg qui motive Dominique Filippi ou Autrement dans leurs propos fielleux.
    Heureusement qu’ils ne sont pas au pouvoir.
    Ils interneraient en Hôpitaux Psychiatriques,les gens comme moi.
    Qu’ils sachent cependant que je ferai tout ,pour qu’ils n’arrivent jamais au pouvoir en utilisant le mensonge et l’insulte contre le PCF comme ils le font ici !
    Maintenant,Je vais rédiger mon texte :à toute à l’heure..

    Maurice Le 11 août 2014 à 14:01
       
    • Dans "Dialogue d’exilés", Brecht a posé la situation d’exilé, comme la meilleure pour s’exercer à la dialectique.
      ...Quid des exilés volontaires sur la toile ?

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 15:34
    •  
    • On vous en prie, Maurice : pour votre prochain texte, ne forcez point votre talent, vous ne feriez rien avec grâce.

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 15:43
  •  
  • Soyez certain que ce sera ’gras cieux’..comme il convient pour décheviller les écailles de certains censeurs en herbe..

    Maurice Le 11 août 2014 à 16:10
  •  
  • COPIE DU POST SUR L’APPEL A SIGNER : "GAUCHE : NE PLUS TARDER"...BONNES VACANCES !!!

    J’ai signé ce texte....

    Sans illusions...Comme on jette une bouteille à la mer...

    En tout cas plusieurs choses me semblent acquises :

    * Les affligés PS sont au pied du mur. Rubicon ou pas ?Réponse à l’automne.

    * Laurent et ses apparatchiks ...à la soupe socialiste ou pas ? Réponse à l’automne.

    *Clémentine Autain ...dans la clarté du choix proposé par J.L.M et le PG ou pas ? Réponse à l’automne.
    COPIE DU POST ENVOYÉ SUR L’APPEL A SIGNER "GAUCHE : NE PLUS TARDER" AVANT DE PRENDRE DES VACANCES

    De toutes ces réponses dépendront l’avenir de l’espoir suscité par les 11% de 2012.

    TOUT LE RESTE EST SANS IMPORTANCE.

    Dominique FILIPPI Le 11 août à 16:05

    Dominique FILIPPI Le 11 août 2014 à 16:18
       
    • Qu’est-ce que c’est que cette blague, Dominique, que cette histoire de question-réponses à JLM ? Je suis à Ensemble : croyez-vous que nous l’avons attendu pour être dans la clarté ?

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 17:14
    •  
    • Pour moi Ensemble et tous les autres ne sont que des chapelles ; il faut un fédérateur, à tout prix un fédérateur qui fasse entrer en coalescence toutes les bonnes volontés... et pas un chef...Mélenchon a fait des erreurs importantes mais le positif l’emporte sur le négatif. Ce sont les hommes qui incarnent des idées qui font l’Histoire et non les idées en elles-mêmes qui virent vite à la masturbation intellectuelle.Je sais bien que tout cela va paraître épouvantablement simpliste mais sans J.L.M et sa médiatisation, les 11% n’auraient pas été possibles.

      Dominique FILIPPI Le 11 août 2014 à 18:24
    •  
    • Il faut une représentation : elle peut être tournante.

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 18:27
    •  
    • C’est vieux comme le militantisme, l’objection de masturbation intellectuelle. Je l’ai toujours, toujours connue. Pour faire repartir le train, comment est-ce qu’on fait ? Comment est-ce qu’on raccorde les tuyaux et qu’on raccroche les wagons ? Nous n’avons connu que les prémisses du dit Front de L’Alternative Populaire. Mais si le FLAP a fait un flop, il ne suffit pas de se dire « -pas glop ! pas glop !... », il faut aller profond, pour en trouver les causes : elles ne sont pas de simple indiscipline !...

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 18:52
  •  
  • De mon parcours dans et hors PCF depuis + de 45 ans, de mes expériences de salarié, de retraité,de militant syndicaliste et politique, quelles questions, quels éléments de réponses, quelles pistes de réflexions puis-je apporter au processus des Assises et au débat ?
    Des questions :
    Etre ou ne pas être communiste ?
    Qui est communiste, qui ne l’est pas ?
    Vrai ou faux communiste ?
    Etre communiste est-ce un état permanent, irréversible ?
    CE QUE JE CONSIDERE COMME DECISIF :
    On ne nait pas communiste,
    On ne décide pas d’être communiste,
    C’est dans le processus de production et dans le rapport social vécus par chaque individu, que se construit sa conscience de classe.
    Elle lui permet de donner du SENS (au double sens du mot : orientation et signification) à sa vie, à son engagement, de réaliser son DESSEIN (au double sens intention et but).
     Etre communiste c’est avoir conscience que la lutte des classes existe comme réalité objective.
     Etre communiste c’est agir sur cette réalité pour la transformer, c’est persévérer à chercher, à trouver, à emprunter le(s) chemin(s) (au sens de direction objective) du communisme, dans un processus long et complexe.
    Alors à celle et celui qui se dit communiste, je lui dis : « chiche » et plus provocateur : « prouves-le ».
    Et je me questionne moi-même…et je cherche…
    C’est ainsi que je m’approprie le texte de MARX et ENGELS dans L’IDEOLOGIE ALLEMANDE :
    « Le communisme n’est pas pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses. »

    Maurice Le 11 août 2014 à 16:23
       
    • Vous voyez, Maurice, que vous y êtes venu, au mouvement !

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 17:16
    •  
    • ...« Pas un état, ni un idéal, mais un mouvement !... » Aussi bien le stalinisme ne pouvait être « condamné », dans le milieu des années 70, par Georges Marchais, comme une simple perversion de cet idéal !... De même, lorsque Marie-George Buffet a pris ses fonctions en suggérant que les problèmes du Parti avaient leur solution si nous conformions nos comportements à notre idéal, cela ne constituait pas une analyse : seulement une déclaration de moralisme, remplaçant un autre moralisme, afin d’« être », comme nous disions, « mieux communistes » !... Si nous voulions vraiment passer à autre chose, il aurait fallu sortir de l’enfermement ontologique : cesser « d’être » communiste, comme par définition !... Comme on dit qu’on « est » chrétien, musulman ou boudhiste...
      Pas étonnant, pour rappeler ce que j’ai écrit plus haut, que dans ces conditions, il pouvait y avoir un grand malentendu sur l’idée de communistes « par définition critiques » !... L’idéalisme, et c’est aussi valable au PG, c’est toujours de fait une perte de sens critique. Et personne n’est vacciné contre ce « défaut », qui peut se faire tare, tôt ou tard...
      Alors, comment « prouve »-t-on son communisme ? J’ai une histoire cocasse sur ce point. C’est un mec qui se dit communiste, mais sans carte, et « avec des critiques »... Son copain PC, pas sectaire, lui dit : « ça ne t’engage à rien, viens-z-y voir le Parti à l’intérieur, je t’invite à la prochaine réunion de cellule !... La discussion est libre, tes critiques, tu pourras les soumettre... » Il y va, et même à plusieurs réunions : ça lui plait. Il adhère !... Et puis un beau jour, ça se corse, ses critiques ne cadrent plus : « - Camarade, qu’il se voit répliquer par un responsable de section, tes critiques sont une preuve : tu es en train de subir la pression de l’extérieur !... » No comment.

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 21:16
    •  
    • L’on n’est pas quitte avec le matérialisme historique, en affirmant l’objectivité de la lutte des classes. Lénine l’indique dans « l’Etat et la Révolution » : l’innovation marxienne n’est pas dans le seul fait de reconnaître cette réalité. Son mérite politique réside dans la capacité d’envisager son dépassement, qui passe par le principe (ainsi nommé dans l’ancienne expression) de la dite « dictature » du « prolétariat », qui n’est déjà plus un Etat au sens classique, mais un demi-Etat, inaugurant son dépérissement complet, en même temps que l’abolition des classes !... Une conscience marxienne se place d’entrée de jeu dans l’ensemble de cette vision-visée, sans quoi elle reste une semi-conscience. Cela veut dire qu’un « matérialisme intégral » ne se résume pas à une position objectiviste, qui nous ramène à un « état » donné, et ne nous laisserait comme seul question que : « dans quel état j’erre ?.. » !... C’est le capital, en revanche, qui nous considère comme des objets, des « ressources » humaines, du matériel humain qui rapporte... Il faut lui laisser ce « réalisme »-là !... Dans le vocabulaire qui s’est fait vulgate marxiste, on a y compris trop parlé de « nécessité » historique, sans creuser le problème du « possible » !... Et de fait, l’on n’a pas évité de tomber dans le bas-côté de l’Histoire, en matière de lutte contre la dite « fatalité », ce qui était pourtant la vocation communiste !... Tant de rendez-vous manqués se sont produits, de ce fait !... Tant de moments cruciaux ont été mal traités !... En fait, l’idéologie bourgeoise consiste en un dédoublement : elle est subjectiviste par en haut (= « des goûts, des couleurs »), et objectiviste par en bas, lorsqu’il s’agit de réduire chaque chose, êtres humains compris, à sa stricte « valeur » d’échange. Le rôle du message communiste, qui permet de « se construire une conscience de classe », c’est de sortir d’une schizophrénie imposée, c’est de surmonter le clivage sans rivage entre l’objectivité et la subjectivité, que la tyrannie morale du capital institue. Par exemple, il n’est pas logique que le Parti Socialiste ait pu se refaire sur le dos des communistes, dans les années 70, sur le terrain des libertés. De la même manière, le clivage maintenu entre « le social » et « le sociétal » est factice : c’est une production de l’idéologie dominante.

      Le 19 août 2014 à 18:41
  •  
  • "Nous" avons péché pendant un demi siècle, par obsession du PS. Vous ne croyez pas qu’il y a quelque chose d’autre à faire ?

    Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 17:42
  •  
  • @Aubert Dulac

    Les présidences tournantes , çà marche qu’en théorie et jamais en pratique car les hommes sont les hommes pour le meilleur et pour le pire ...

    Dominique FILIPPI Le 11 août 2014 à 19:00
       
    • Dans la manifestation parisienne du 12 avril, il y avait des PG qui portaient des pancartes, avec la photo de Jean-Luc. Jusqu’où irez-vous comme ça ?

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 20:06
  •  
  • Je ne suis pas au PG car à mon domicile et aux environs il n’y en a pas...

    Et pour les effigies , je ne me sens pas concerné ni de près ni de loin...

    Dominique FILIPPI Le 11 août 2014 à 21:02
  •  
  • Si le culte de la personnalité est aussi ridicule que désastreux, son contraire l’est tout autant

    Dominique FILIPPI Le 11 août 2014 à 21:04
  •  
  • Désastreux, mais pas que ridicule : il est naturel en temps de crise, qui toujours est propice aux remontées d’idéalisme pur et dur. Comme toutes les illusions, qui toujours renaissent. Il faut juste le savoir, afin de faire avec. Lorsque croit le péril, croit aussi ce qui sauve, c’est-à-dire tout autant le besoin stupide de sauveur suprême, que l’intelligence d’une complexité nouvelle... (Voir Edgar Morin, Stéphane Hessel, etc.)
    En vérité, avec cette histoire d’enfer des « contraires », nous touchons à une très grande question, surtout pas à balayer d’un revers de main, comme je l’ai d’abord fait lorsque je n’ai pas voulu vous suivre, précédemment, lorsque vous avez parlé d’un discours subliminal inconscient chez des gens du type de Maurice... (= les actes contredisent les discours !...)
    C’est ce que nous touchons tous du doigt lorsque nous parlons de comportement pécheur, qui forcément loupe son but, voire suicidaire – par définition, chez l’autre... Oui, la Bonne Foi qui déplace des montagnes peut sombrer en minable, abominable et ridicule mauvaise foi, et mauvaise volonté kafkaïenne !... Pourquoi ? Parce que nous parlons maintenant de la question de l’Idéalisme, nous pouvons le dire : c’est parce que l’idéalisme ramène la contradiction à une contrariété (voir le travail sur la Logique de Henri Lefèbvre...).
    Il se trouve que nous sommes toujours dans le sujet, car aucun socialisme n’a prouvé qu’il n’était pas le contraire du capitalisme, selon le « principe », n’est-ce pas, que l’inverse de l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est du pareil au même... Quelle impuissance, quelle incurie historique !...
    C’est dire qu’indépendamment de tout culte de la personnalité, il n’est pas anodin que LA FORME PARTI suppose qu’au PG, et au-delà, tout le monde soit supposé répéter en chœur que le but, ce serait « l’écosocialisme »... En même temps, je suis évidemment, arrêtez s’il vous plait de me faire vous le confirmer, d’accord avec vous sur la perspective formellement nécessaire d’un rapprochement organique de toutes les « chapelles »...
    Par ailleurs, il est un fait que Jean-Luc a déjà opéré un travail prométhéen : sortir le courant révolutionnaire de l’ornière. Continuons !...

    Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 23:09
       
    • Erreur : il y a un "ne pas" de trop, j’ai voulu écrire qu’"aucun socialisme n’a prouvé qu’il ETAIT le contraire du capitalisme."

      Aubert Dulac Le 11 août 2014 à 23:58
  •  
  • Cyril, le 7 août à 13:51 : « Selon moi, l’urgence de la situation nous oblige à être (je vais utiliser un mot que je déteste) pragmatique. »
    J’en viens à ma conclusion : pourquoi ai-je prétendu que l’ère Marchais fut au final calamiteuse ? Parce que de la même manière que « Le Socialisme » n’a pas prouvé qu’il était le contraire du capitalisme, le pragmatisme n’a pas prouvé qu’il était le contraire du dogmatisme. Marchais a eu un réel mérite de vouloir « secouer la poussière » dogmatique. Mais le résultat de la prise de distance avec le dit modèle soviétique, puis de l’échec provoqué de l’Union de la Gauche, sur le Programme Commun, en 77, qui fut abusivement considéré comme inspiré du modèle Front Populaire, ce fut l’incroyable slogan sur lequel il aurait soi-disant se baser à l’avenir : « PLUS DE MODELE DANS L’ESPACE NI DANS LE TEMPS » !!!... C’est pourquoi je dis que je comprends le désarroi de communistes, qui n’a fait qu’empirer avec le déclin de leur Parti. D’autant que vu que l’on n’a tablé que sur une relance, dans un style rénové et en quelque sorte "nettoyé" de l’image et de L’IDEAL (comme je l’ai montré), on s’en est bête-et-méchamment pris aux communistes qui ne marchaient pas dans la combine. De ce point de vue, je considère que la "conscience collective" communiste de l’ère Marchais ne pouvait pas rejeter en dehors d’elle la possibilité, en fait la faute majeure de « nouveau retards » ; qu’il faudrait, oui, établir UN RETARD DE 77, CONFIRME ET AMPLIFIE EN 84 !!!... (Il y a trente ans, après de précédentes élections européennes...) Alors le PCF a littéralement implosé !... Les incommensurables gâchis sont actuellement RECONNUS par les dirigeants, mais JAMAIS EXPLIQUES, dans la mesure où l’ère Marchais (changé en statue du Commandeur), reste sanctuarisée !!!...
    Entre temps, qu’est-ce qui est resté comme stratégie « pragmatique » de fait ? L’électoralisme, la soumission à l’agenda électoral !... Et, mutatis mutandis, le « néo-communisme » a été profondément marqué d’ambiguïté : l’on a confondu communisme de nouvelle génération avec ...de la nouvelle génération de dirigeants !.... Passez muscade, « on a changé de siècle, n’en parlons plus !... »
    On ne peut pas avancer historiquement à l’aveugle. Aujourd’hui, nous avons avec Jean-Luc quelqu’un qui PENSE. Mais tout ne dépend pas de lui. On ne peut se contenter d’une DEMI-relance conceptuelle, « complétée d’idéal ». L’idéal, chez Jaurès, était sous-tendu d’un réel et permanent effort de théorisation. Il est indispensable de produire, face au capitalisme en fase terminale, du MODELE DE CONTRASTE. Cela signifie une vigilance par rapport à toute tendance idéaliste qui suppose une dispense de repenser les concepts. Les communistes ont trop connu le psitacisme (la simple répétition, comme des perroquets, de « LaLigne ») pour s’y adonner à nouveau.

    Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 00:52
       
    • 100% d’accord avec tout ! J’ai bien assimilé le livre de Martelli "l’empreinte communiste" paru en 2011.Et pour cause...j’ai vécu depuis les années 50 cette radioscopie d’un désastre mais aussi cette "jeunesse du monde"...l’empreinte est toujours bien présente...

      Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 07:34
  •  
  • Ce matin,Filipot du FN cite Jaurès sur Europe1.
    A part le PCF,JLM,Martelli dans la nébuleuse communiste ni Autain,ni LO,ni NPA,ni POI, ni PRCOF ne citent Jaurès ,pourquoi ?

    Maurice Le 12 août 2014 à 08:33
       
    • ...Parce que, dira Dominique, nous sommes encore éparpillés. En attendant, sur ce coup-là, Martelli et Clémentine, c’est du pareil au même. Je te rappelle que nous sommes sur le site de Regards. Et puis le site d’Ensemble ! a repris l’article de Roger.
      Du coup, je te tutoie... Bon, ben, Dominique, Maurice, désormais je vous tutoierai... Nous nous sommes assez fréquentés pour cela.

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 09:50
    •  
    • @ Maurice
      Avant de lire ton dernier post, je te réponds d’abord sur des questions qui traînent... Merci de l’information, ) propos d’Europe 1 de ce matin. Quel culot monstre ce Philippot !... Cela montre la profondeur de défi idéologique où nous sommes !...
      Maintenant, je voudrais donc revenir sur un point. Car te répondre sur « l’opposition entre le social et le sociétal » : c’est d’ailleurs un thème du FN... Cette opposition est une opposition pernicieuse et fallacieuse, sur laquelle se positionne l’ensemble de La Droite... (La revanche sur 68 y est un thème central)... Si l’on se replace du point de vue des libertés –on pourrait même dire de LA liberté, du CHOIX DE VIE(S) -, il n’y en a aucune, d’opposition, (...Les « naturalistes » homophobes qui, à la limite, prétendent que La Famille n’est affaire que l’alliance de sexes opposés, ce sont eux qui y tiennent, à « l’opposition » bien classique et père-pétuelle, entre les gens !!!...)
      J’ai précédemment réussi à « conclure », sur ma vision du pourquoi et du comment, de l’état actuel du PCF, vu les explications historiques que j’ai produites, inspirées de Sève, Martelli, ...mais aussi de mon plus que grand ami Lucien Bonnafé....
      L’idée de modèle de contraste, et donc de faire autrement, de faire le contraire des modèles culturels et pratiques existants, c’est de lui... Lucien Bonnafé a joué un rôle, comme je l’ai déjà signalé, à un moment historique charnière (pas qu’à celui-là, d’ailleurs... Il était déjà « entraîné »...). Au milieu des années 70, « les accords d’Helzinki » ont donné du grain à moudre aux dissidents de l’Europe de l’Est : l’Empire a continué de se fissurer, malgré le retour de bâton de 68 en Tchéchoslovaquie... Si les dirigeants de ces régimes considéraient en effet le volet « droits de l’homme » comme un chiffon de papier, pas les dissidents ! Ils s’en sont servi, et cela a débouché par exemple sur « la Charte 77 » (Vaclav Havel, etc.) En France, la question des libertés (exemple : l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques) a été saisie efficacement par le PCF. Une « déclaration des libertés », produite par un groupe, animé par Pierre Juquin, auquel participa Bonnafé, a été tirée en plaquette, diffusée au porte à porte, et la fête de l’Humanité de 1975 fut l’occasion d’un débat mémorable animé par Bonnafé...
      Malheureusement, on a réduit l’enjeu à une affaire TACTIQUE : à une affaire de concurrence d’influence et de rivalité avec le PS, qui était en train de se refaire sur ce terrain, au détriment des communistes !... Juquin a eu cette formule « confidentielle » : nous allons damer le pion aux socialistes !... Alors qu’il s’agissait d’un enjeu stratégique de longue haleine et d’immense portée !!!!!!!!!... La déclaration des libertés avait vocation d’être placé en tête de la Constitution, comme nouvelle déclaration des droits de l’homme et du citoyen de notre temps.
      Au final, les soviétiques ont fait savoir leur mécontentement, par une lettre au PCF datant de 77. Et la plaquette de la « Déclaration des Libertés » a été mise au pilon. Oui, il faut parler du climat de recentrage idéologique de 77 (ou une part de mystère demeure)... et donc d’un « nouveau RETARD » !!!... Deux ans plus tard, au 23ème congrès, nous ne savions plus à quel saint nous vouer : en pleine schizophrénie, « nous » avons pu affirmer simultanément que nous étions pour une stratégie autogestionnaire, nonobstant le fait... que le bilan des pays du socialisme réel était globalement positif !...

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 11:00
  •  
  • Jaurès aimé être un artiste...
    Blague à part, je reprends sur : c’est quand qu’on va où ?
    Plutôt que d’avoir peur, comme un vieux coco coincé, de La Liquidation et des Liquidateurs, il vaudrait mieux repartir d’un problème plus vaste, dans un temps où « tout fout le camp » : parlons du contexte général. Zygmunt Bauman parle de « modernité liquide »... Il y a aussi Michel Clouscard, qui a fait des travaux essentiels sur la modification du capitalime que l’on dit aujourd’hui néolibéral : après 68, « la libération du marché du désir », dans un capitalisme « de la séduction », où l’imaginaire commercial supplante le pouvoir de l’imagination... Aidons-nous aussi de Bernard Stiegler, sa mise en cause du « consumérisme » et de la nouvelle prolétarisation, etc., etc.
    C’est en fonction de ce qui se passe dans ce monde réellement, que nous nous devons, non pas « pragmatiquement », mais EN PRATIQUE (ce qui suppose énormément de théorie(s)), nous poser l’exigence impérative de FAIRE LE CONTRAIRE !... J’insiste, j’insiste, j’insiste : il faut en ce sens que le(s) forum(s) populaire(s) réguliers(s) qui s’instituent autour des Grands Projets Inutiles, où le Moment Notre-Dame-des-Landes (= « nous ne voulons pas de cet aéroport, ni du monde qui va avec !... ») a pris une valeur centrale, ...ne cesse(nt) de prendre de l’ampleur ! Le mot essentiel, c’est CONVERGENCE(S).
    En ce sens, le but, c’est l’amalgame, oui, la coalescence des expériences, plus simplement de produire « une Ligne » pour militants dévoués, et prêts à « l’appliquer » !... (Culturellement parlant, j’adore cette expression de Jean-Louis Barrault : « moi je n’ai pas de ligne, mais une tresse »...). Le PG ne s’est-il pas proposé d’être, comme il a dit initialement, « un parti creuset » ? Sans oublier ce que Jean-Luc Mélenchon a précisé après les européennes : « Rappelons-nous l’objectif : non pas construire un parti révolutionnaire, mais un peuple qui le soit. » Donc : plus de nombrilisme réducteur de Parti !... En clair, une gauche de révolution ne cessera plus de pratiquer le METISSAGE de connaissances et d’expériences, qui permettra qu’enfin les bonnes idées se ré-emparent des masses, (plus de manière autoritaire) !...

    Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 09:17
  •  
  • Excellent Aubert Dulac.
    Mais Pierre Laurent comme JLM veulent juste chanter : ’Jaurès voulu être un...élu’.
    Or JLM veut empêcher PL d’être un élu alors que PL a donné plusieurs circonscriptions PCF au PG/ensemble.
    La pratique suppose de la théorie suivie de pratique,d’une évaluation théorique puis de nouveau de la pratique,etc....
    C’est la raison pour laquelle les individus,fussent ils de bons idéologues (JLM) ne suffisent pas.
    La Praxis est aussi,évidemment, de la pratique.
    Exemple,comme élu européen de la circonscription SudOuest,JLM ne vaut rien.C’est pas une critique,c’est un constat qu’il dissimule derrière un classement bidon où permanents) a déposé le plus de questions écrites...J’ai voté pour lui.Mais pour le suivi des dossiers et sa présence physique ,il est un des plus mauvais député européen.
    Les électeurs du SO le savent,puisqu’il a perdu plusieurs centaine de milliers de voix entre 2012(11%) et 2014(6,5%).Un candidat local PCF aurait été mieux élu.
    Ensuite,sur la question électorale ,cher Aubert Dulac,tu as énormément de lacunes.
    L’indigence de ton texte est qu’il s’abstrait des contingences et des pratiques d’élu de terrains,du local.
    Exemple,Pierre Laurent fera un bien meilleur sénateur de Paris que n’importe qui d’’ensemble’, du PG,de LO,deNPA,duPOI, du PRCOF,duMUP,duM’peep et même du PS !
    C’est une évidence pour les parisiens car Pierre Laurent depuis des décennies suit les affaires parisiennes.
    Cet aspect est nié avec la plus grande des mauvaises foi par le PG/Ensemble.
    Alors qu’eux mêmes ont des candidats déconnectés du local comme Myriam Martin la Toulousaine qui est allée se planter à Nantes( où un communiste aurait pu être élu) uniquement parce que le PG voulait la griller après son excellent score en 2009,au profit de JLM.
    Oui à Nantes,dans le SudOuest et ailleurs, il aurait mieux valu des candidats locaux c.a.d du PCF reconnus par les électeurs.Même Dominique Filippi reconnait ce que tout le monde sait,il n’y a pas de militants locaux du PG,ni d’ensemble.
    Or,c’est cela, le local qui fait que la forme parti,PCF est indispensable car à part JLM,le PG n’a presque pas de militants reconnus.
    Le PCF est donc absolument nécessaire.Il doit être préservé et renforcé.Il est le seul pilier de l’opposition de gauche autour duquel peut se construire un rassemblement avec les socialistes affligés principalement.
    Comme il a servi d’unique pilier au score de 11% de JLM.

    Maurice Le 12 août 2014 à 10:51
       
    • Chez moi à Dax, ceux qui restent au PCF....te ressemblent énormément...je veux parler de la communauté culturelle....

      Ils sont heureux entre eux, bardés de certitudes....je leur ai conseillé d’adhérer à un club de pétanque !

      Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 11:50
    •  
    • Je constate que là, Maurice, vous répondez enfin à la question posée : quelle votre appréciation de la stratégie PcF.

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 13:15
  •  
  • Je me répète ...100% d’accord....c’est plus court qu’un copier-coller de ce que tu viens d’écrire.

    Quand je discute avec des gens sceptiques sur le FDG mais que je leur parle de Grenoble aux Municipales...leurs oreilles se tendent car là on l’a la coalescence...

    Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 10:59
  •  
  • ...."le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses"....

    Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 11:01
  •  
  • 100% avec Aubert Dulac.....

    Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 11:21
  •  
  • Encore merci à Aubert dulac pour ses références à Lucien Bonnafé et à la plaquette ’vivre libre’ de 1975 !

    Merci pour se rappel de ce qui constitua ’le sel de l’eurocommunisme’.
    Ne soyez pas trop rude avec Pierre Juquin.
    Il a écrit d’excellentes mémoires politiques et une extraordinaire bio d’Aragon.

    Maurice Le 12 août 2014 à 11:35
       
    • Cher Maurice,
      J’ai une très grande affection pour Pierre Juquin. (Je l’ai recroisé à la dernière fête de l’Huma. Nous avons parlé entre autres du livre qu’il a naguère coécrit sur l’écosocialisme...) J’ai lu ses mémoires, pas encore ses livres sur Aragon, qui désormais font autorité. Imagines-toi que lorsque j’ai connu la personne qui allait devenir ma femme, nous avons commencé par habiter à Massy, dans l’Essonne (qui est un endroit qui a vu grandir une grande star de la télé : Arthur (je plaisante)... Qui est un endroit, en tout cas, que JLM connaît bien...) Pierre était de sa cellule d’enseignantes (de ma femme, pas de Jean-Luc). Nous avons milité ensemble. Ce fut par exemple un extraordinaire candidat pour les législatives : un débat avait été organisé avec un candidat de droite qui n’a pas touché terre. Tellement Pierre a été brillant, le type il l’a applaudi. J’te dis pas !... Pierre fut d’un magnifique talent politique. Quel gâchis !... Je l’ai connu, dans un meeting, tiens... à la patinoire de Grenoble, au début des années 70, avec Marchais, du temps où ils étaient copains. Pierre, bien sûr, « chargé de parler aux intellectuels » : et commençant pas... « Non ! Les communistes ne lisent pas Marx comme Don Quichotte les romans de Chevalerie !... » (Freud aurait dit : s’il dit non, ça veut dire que si !... Pourquoi pas...) Plus tard, c’est Marchais qui fut dur avec lui, le traitant à la télé, soi-disant à la suite de tel « jeune communiste », de « vieux politicien » !!!... Quelle tragédie !... A pleurer !...
      En tout cas, nous avons ENSEMBLE (avec Martelli, eh oui !...) vécu la crise du milieu des années 80, dans la fédération de l’Essonne : je te renvoie au site des « Vérités du Matin », de Francette Lazard et René Piquet, où je suis intervenu sous mon vrai nom. ( « Dulac » est un pseudo) : http://les-verites-du-matin.fr/?p=1300

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 12:14
    •  
    • J’ajoute cette pire des duretés, de Marchais envers Pierre Juquin, en page 297, à la toute fin de son livre passablement mal nommé "Démocratie", du printemps 1990, où il dispose de la notion de normalité, en évoquant le moment de la crise de 84-85 :

      "Il faut bien le dire, au niveau du Comité central, nous avons été en échec (...). Nous n’avons pas pu faire revenir les camarades concernés à UNE ATTITUDE NORMALE DE DIRIGEANT COMMUNISTE."

      Il ajoute qu’il s’en est suivi que :

      "L’un s’est opposé de plus en plus vivement à la politique de son parti, puis à ce parti lui-même, jusqu’à se présenter à l’élection présidentielle contre son candidat. IL N’EST PLUS COMMUNISTE AUJOURD’HUI."

      Cette phrase me fait dire que, si c’est ça, MOI NON PLUS JE NE SERAI JAMAIS PLUS, comme par nature, COMMUNISTE. (Ni chrétien, musulman, ni pour autant boudeur, ...ni bouddhiste ).

      Je ne resterai attaché, comme dit Badiou, qu’à "l’hypothèse" communiste, et je ne resterai que théoriquement : UN communiste... C’est-à-dire quelqu’un qui continuera plus que jamais à en travailler la QUESTION, au-delà de ses pannes historiques...

      Aubert Sikirdji Le 15 octobre 2014 à 00:45
  •  
  • Tu as de la chance ,je n’ai pas fréquenté ces personnalités,si à l’aise avec l’eurocommunisme,mais je lisais France Nouvelle,Nouvelles critiques,les textes préparatoires au 22 ième congrès:un Eden intellectuel.
    Je me souviens aussi de daniel karlin(toujours avec nous) qui avec Tony Lainé(décédé) avait réalisé un film sur ’la vision de la folie’ je ne me souviens pas du titre exact..
    C’était en 1975,l’année de la parution en France de ’’archipel du Goulag’ auquel répondit ’l’URSS et nous’ de Cohen et Damette....
    ’’archipel du Goulag’ puis ’la roue rouge’,où j’appris que les ’démocraties populaires’ étaient de cruelles tyrannies policières et que le PCF était en partie financé par le PCUS.C’est le noeud du problème.
    Inexcusable ?Mais il se dit que Bouchardeau a été financé par khadafi et JLM par le Vénézuela.Et l’UMPS-FN par qui ?
    Avec toi,il est possible de se dire les choses au sujet du ’grand arbre’ sans angélisme ni naïveté..
    Au fait ,au P.U.F vient de paraitre ’L’eurocommunisme:le péril rouge en France et en Italie’
    par un chercheur Heurtebize qui a consulté toutes les archives de la CIA.
    Formidable,nous sommes plongés dans l’ambiance de l’époque..
    Tu seras où à la fête de l’huma ?à quel débat ?
    Ah j’ai le sentiment que nous avons des éléments en commun...
    Mais essaies de lire la bio de Juquin sur Aragon,
    Lecture éclairante,Bienfaisante,Superbe !
    Mais attention,nuits blanches de lecture garanties !

    Maurice Le 12 août 2014 à 14:31
       
    • Oui, j’ai eu une chance inouïe. Tony Lainé a terminé sa vie, je crois qu’on peut le dire, dans une grande souffrance politique. Exemple : lorsque avec Daniel Karlin (je tiens ce témoignage de sa bouche), ils ont profité du nouveau message venu de la Direction de la Direction de Le-Parti, invitant les communistes à s’exprimer, vu l’ambiance suite aux européennes de 1984, ils ont envoyé un texte à l’Huma. Ils revenaient sur un certain nombre de choses : l’intervention soviétique en Afghanistan etc. Eh bien, leur texte s’est retrouvé à leur grande surprise... publié par le Nouvel Observateur !!!... Tony Lainé posant la question à Roland Leroy, « qu’est-ce qui s’est passé ? » Celui-ci lui a répondu : « - Tu ne le sauras pas !... » En réalité , « ON » a visiblement voulu les faire passer, comme le disait le vocabulaire consacré, pour des tenants d’une activité « fractionnelle » !... Conformément, en haut lieu, à la mise en route d’une théorie du complot, que Jean-Claude Gayssot a par la suite « fort bien » « décrite » dans un livre...
      Nous parlions de mauvaise foi ?...

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 14:49
    •  
    • Foi, folie... Il arrive qu’il n’y ait que la folie qui sauve, si elle n’est pas laissée à l’abandon : le film dont tu parles de Karlin-Lainé, ce devait être comme leur livre : "la raison du plus fou". Autre livre : "le petit donneur d’offrandes".

      Aubert Dulac Le 13 août 2014 à 01:04
  •  
  • @Aubert Dulac

    Tout le monde admirait Juquin...même ceux qui ne le trouvaient suspect...Mon père a été à "L’école et la Nation" très proche de lui pendant une dizaine d’années...L’ouvriérisme a eu raison de lui....

    Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 14:36
  •  
  • bjr, moi aussi je me demande en dehors des elections ou rien ne bouge(depuis 2007 au moins) si on n’est pas devant un groupe de pote squi jouent à la petanque, j’ai rien contre !mais...nos élus ont souvent une forte implication locale mais pourquoi faire !! sinon voter les choix du PS ou s’abstenir( sur des augentattions de tensports scolaire ou de cantine) bien souvent il s’agit de familles aux renenus modestes !et en partie noa electeurs !
    pour revenir à Jean jaurés , il aurait tout simplement voter NON.depuis R.Hue le pcf est en fort recul méme si je l’avoue bien tard , c’est sous G.Marchais que ça a commencé !mais le capital faisait moins son mariole quand le pcf etait a 20% et que l’Urss existait !je suis au parti depuis 1975 et avant au JC ! Laurent ne sera jamais Marchais ,ni Juquin ,que j’ai contesté au 25éme congrés ! je me demande aprés avoir lu ses mémoires"de battre mon coeur n’a jamais cessé" si il n’avait pas raison.Il parlait en intellectuel ,mais son départ et des milliers d’autres ont fait que le parti est devenu un parti d’élus au bon vouloir du ps ! comme c’est le cas au prg !quans les communistes français se font traiter de sociaux démocrates, p.Laurent ne trouve rien a redire car les senatoriales approchaient..enfin avoir tout miser sur JL.Melenchon n’as pas été positif pour le pcf,méme si on a fait le boulot à 75%.bref,la voie démocratique n’est pas la seule voie electorale, faut revenir a nos sources, il y a luttes de classes.

    loulou61 Le 12 août 2014 à 15:12
  •  
  • Non tout le monde n’admirait pas Juquin.Il n’était pas en fase avec tout le monde...
    Pierre juquin raconte qu’il avait été prévu de longue date,avec Kanapa,éminence grise de Marchais, qu’en 1979 G.marchais aille à Moscou comme programmé avant l’invasion de l’Afghanistan pour rompre avec fracas les relations de vassalité avec le PCUS.
    Or Kanapa venait de mourir.
    L’impensable se produisit,En direct contre toute attente,Marchais fit un numéro époustouflant de pro-soviétisme :
    ’taisez vous Elkabach ou je vais me promener dans les rue de Moscou’.’je soutiens l’intervention en Afghanistan’,les gens ont retenu cela,le reste était inaudible...
    Place du colonel fabien la salle du CC était pleine de cadres intermédiaires du PCF de la Région Parisienne qui ont alors applaudi à tout rompre...
    Juquin dit sa surprise devant cette bouffée de joie de la totalité des cadres intermédiaires (c.a.d le parti réel )de retrouver un discours non-eurocommuniste.
    Ils retrouvaient les réflexes de crédulité et de fidélité à une URSS fantasmatique que le 22ième congrès leur avait oté.
    Personne ne guérit facilement de ses rêves d’enfant..Le PCF était eurocommuniste trés en haut(Kanapa-Marchais-Juquin),le reste nel’était pas,le prestige de l’URSS était immense dans le sparti réel.
    Juquin compris alors qu’il était très isolé,profondément coupé du parti réel.Son exclusion a été dramatique laché par Fitterman et tous les autres...Presque personne ne l’a suivi..
    Car P.Juquin avait beaucoup de contradicteurs dans le PCF.
    Dont un trés puissant parce que il était le financier du PCF : Gaston Plissonnier à l’allure sympathique...Nous parlions de mauvaise foi ?...Il se dit que la Corée du nord a financé ou finance aussi tel ou tel personnage.Pour Gaston Plissonnier,c’était l’URSS.
    Il n’a semble t il rien gardé pour lui.
    Il a tout reversé au PCF de l’époque,à ceux qui lui paraissaient sympathiques.
    Il valait mieux ne pas soutenir Juqquin à cette époque,n’est ce pas ?
    Ce financement occulte soviétique qui devait constituer une partie trés minime de son fonctionnement était sous le contrôle de Plissonier,donc...Je ne veux froisser personne de ce blog..
    Juquin a été littéralement seul ..quelqu’un allant même poser des orties sur son siège (pour n’évoquer que ce que je sais...)

    Maurice Le 12 août 2014 à 15:41
       
    • J’avais oublié de préciser "in petto"...l’admiration pour Juquin....de la part les "cadres intermédiaires"béni oui-oui dont tu n’as pas conscience de faire partie...et dont tu es la caricature malgré ton soi-disant "eurocommunisme"...

      Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 16:35
    •  
    • Faire partie, ou ne pas faire partie... En être, ou ne pas en être... De quoi ? Bonnafé, il appelait ça "les certitudiens"...

      Aubert Dulac Le 13 août 2014 à 09:24
  •  
  • Fête de l’Humanité, 2011 : Pierre Laurent a pu y déclarer, lors de son adresse aux personnalités, que pour lui « le passé était à sa place, et c’est l’avenir qu’il regarde ».

    Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 15:58
       
    • Pour te dire à quel point la direction du PCF était bornée en 1984....J’ai envoyé un texte préparatoire au Congrès qui a suivi où j’essayais d’analyser les raisons du recul communiste...et notamment tous les murs dans la tête...aussi bien théoriques que pratiques. J’ai eu droit à la descente de deux membres du C.C (dans une fédé pourtant de faible influence...les landes )pour me descendre en flammes...et un commentaire oral de Paul Laurent sur la faiblesse de mon analyse qui ressemblait déjà beaucoup à celle que fera Martelli des années plus tard...

      Dominique FILIPPI Le 12 août 2014 à 16:44
    •  
    • PL (PIERRE Laurent) est très très conscient ce qui s’est passé au PC, durant quelques décennies. C’est justement pourquoi il sait en appeler, comme je l’ai dit plus haut, au respect mutuel, dans les rapports entre militants. Ok c’est très bien. Mais le "respect" de l’Histoire, c’est autre chose, car cela équivaut à la reléguer « à sa place »... A un refus d’en déterrer le fil rouge. Lors du rapport de Francette Lazard de novembre 98, que j’ai déjà évoqué, comme devant « effacer » les exclusions passées, « l’histoire récente » fut considérée comme « trop récente » pour être reconsidérée !... Résultat, elle ne l’a jamais, jamais été !...
      Nous parlions « plaquette », comme ça se disait dans le jargon coco : je me souviens d’une autre plaquette que celle de la Déclaration des Libertés de 75 : celle qui fut éditée en 1970, un petit livre rouge, pour les 50 ans du PCF. Normal, à l’époque on disait encore que l’éducation historique était la première dimension de l’éducation communiste !... Quelle genre de « plaquette » sera éditée en 2020 ; quelle récit historique sera-t-il encore possible ?... L’Histoire du PCF sera-t-elle celle d’une « cathédrale engloutie » ? Pourtant, c’est le genre d’Histoire des plus faciles à écrire : y compris de manière résumée. Les archives ne manquent pas ! Il n’y a qu’à interroger Roger...
      La DIGNITE POLITIQUE des communistes est une affaire politique, pas humanitaire. Lorsque des gâchis incommensurables se sont produit, à une grande échelle collective, il ne suffit pas de reconnaître, presque cyniquement, « le caractère trop souvent irréparable » des souffrances occasionnées... Puis de ramener les brebis égarées au bercail, en les faisant passer une par une par le portillon de sécurité, pour s’assurer qu’elles sont bien habitées d’intentions « respectueuses » !!!... C’est ainsi que LA FORME PARTI continue de CONTENIR les gens, tout en continuant d’évacuer les contenus...
      Pierre Juquin, par exemple, a été implicitement désigné comme pas réintégrable, car par trop « déloyal » ! Imaginez, se présenter aux Présidentielles de son propre chef !... Mais en tout état de cause, je ne sache pas qu’il aurait souhaité être « réintégré » sur de telles bases pitoyables !... Aragon avait une expression ; je reste roi de mes douleurs.

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 16:59
  •  
  • comme moi j’ai envoye une contribution au 30e congrés, elle a été censurée ,juste avant j’etais encore un des dirigeants de ma fédération et méme un dirigeant syndical !
    j’ai eu droit a un blame car j’ai osé réunir des communistes sans demander l’avis au secrétaire féderal, je me suis mis en congé de parti pendant 9mois ! et des camarades m’ont demandé de revenir, depuis je suis toujours communiste encarté mais contestataire car les memes qui m’ont santionnés sont tour à tour hue, laurent, melenchon !
    moi je suis communiste ! donc la descente aux enfer ,je connais ! ,je suis pas d’accord avec p.Laurent, le pc est pas à sa plaçe ! a gerer l’austerité dans les mairies ou regions sur des listes communes !

    loulou61 Le 12 août 2014 à 16:55
  •  
  • Nous échangeons entre amis,non ?
    au fait ceux de la fase,Martelli et d’autres ont quitté bien aprés,1979,non ?...plus de 10 ans aprés ?..
    Pourquoi donner des leçons sur ces questions alors que oui Pierre laurent a raison :’le passé est passé’.
    Remuer le couteau dans le pléonasme c’est comme remuer le couteau dans la plaie,mais en faisant croire que ça fait du bien ?

    Maurice Le 12 août 2014 à 17:18
  •  
  • désolé, si vous étes entre amis, et je preferais marchais à Laurent !

    loulou61 Le 12 août 2014 à 17:24
  •  
  • je suis ok avec Aubert dulac sur les exclusions, dans mon département , un seul dirigeant et conseiller municipal à osé soutenir Juquin a la presidentielle, je fus le seul a pas participer à ce vote de sanction ! et pourtant ce camarade avait été conseiller général sous l’etiquette pcf avant !et il faisait partie de notre bonne classe ouvriere !
    à l’époque une vingtaine de cocos de sa section l’ont suivi !
    il a écrit "né dans un chou rouge" depuis le 30e congrés on a des courants de pensée, pour eviter de dire tendances !
    va t’on un jour s’asseoir autour d’une table et parler politique !

    loulou61 Le 12 août 2014 à 17:33
  •  
  • Oui ,je le comprends mais G.Marchais ne dirige plus le PCF depuis 20 ans.
    Nous comprenons les souffrances et la nostalgie mais nous vivons en 2014 !
    la question n’est pas,quel est le secrétaire du PCF que l’on préfère mais si sic Aubert dulac :
    ’« le passé était à sa place, et c’est l’avenir qu’il regarde »PL (PIERRE Laurent).
    Or Pierre Laurent est très conscient ce qui s’est passé au PC, durant quelques décennies. C’est justement pourquoi il sait en appeler, au respect mutuel, dans les rapports entre militants. .’

    Maurice Le 12 août 2014 à 17:37
       
    • Oui, loulou61 l’a dit :parler politique (et non Morale).
      Ce que je reproche personnellement à la dite Mutation de Robert Hue (ce n’est pas pour « bouc-émissariser » la personne, comme dit Daniel Pennac, que je dis cela ) : c’est qu’elle a cantonné la question de la « liquidation » de l’héritage du monolithisme, ou si l’on veut des « restes de stalinisme » en se contentant une nouvelle fois d’un simple « abandon », celui du centralisme démocratique, doublé d’une MORALISATION. Car de la même manière que la théorie du complot de 84 avait été ramenée à une histoire de comportements de dirigeants inadéquats, la notion de « Respect » fut produite en « diffusant la responsabilité historique entre tout un chacun »... Ce qui, pour parler comme nous le faisons, n’était pas très très « Ppolitique »... J’en veux pour preuve ce texte de Roland Leroy, extrait de son livre « La quête du bonheur », qui a valeur de mémoires, de 1995, pages 143-144 : « ... Aujourd’hui, à l’époque où les communistes se fixent comme objectifs de dialoguer avec des gens qui ne pensent pas comme eux, on pourrait... dire : un communiste qui ne comprend pas un autre communiste parce qu’il est différent de lui, n’est pas loin d’être dans l’impossibilité de communiquer avec quiconque. » Remplacer communiste(s) par catho(s), ça sera pareil.

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 17:53
    •  
    • Roland LEROY précise même en 4ème de couverture : "...chacun porte en son intimité, mêlés, les défauts du stalinisme et la volonté de s’en débarrasser..." Ah bon ? Aucune différence entre le comportement de DIRECTION, entre la responsabilité de DIRECTION, et celle du Pékin moyen ?

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 18:03
  •  
  • aprés tout c’est pas quel secrétaire national est ou serait le mieux, c’est quelle politique en accord avec nos congrés et quelles luttes on méme avec la population !
    nd des landes peu de comunistes !
    manif pour gaza dans ma ville de 15000 habitants un seul pcf encarte moi méme ,ouf j’avais envoye quelques messages ,et on s’est retrouvé a 3du fdg et en sus 2 cgt !!
    sur le nucléaire,on peut pas soutenir a 100% Comme certains comme moi dans les années 70 pour defendre le Larzac !
    les soufrances et la nostagie oui, mais on le voit bien a chaque congrés, plusieurs lignes s’oppose, mais comme un congres du pc n’as jamais perdu la face, la majorité en plaçe gagne sur les amendements ou textes preparatifs meme si certains pesent 40% , c’est à dire un paquet de militants !

    loulou61 Le 12 août 2014 à 17:47
  •  
  • L’on peut s’imaginer en avoir fini avec l’avant-gardisme, en étant sorti du découpage de la visée sur l’Avenir en « étapes » prévisibles, justifiant une « avant-garde » éclairée, pour ainsi dire « pré-datrice » du futur. Mais c’est oublier l’autre conséquence de la chose : que je nomme le « périodicisme ». Chaque « période » du passé, remisé à sa place, n’appartiendrait ainsi qu’au(x) dirigeant(s), responsables et jamais coupables, qui lui aurait donné son, ou leur nom. Aucune analyse historique ne serait plus requise. Comme dans 1984 d’Orwell, « le Passé » n’existerait plus. Nous ne vivrions plus que dans l’actuel, le « présentisme »... Ah ça, on aurait bien encore quelques commémorations de temps en temps, mais de plus en plus vidées de leur sens. Désormais, n’importe qui pourrait se réclamer de n’importe qui, quelle importance ? Plus rien n’aurait de saveur. Fin de Partie. Rideau.

    Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 19:21
  •  
  • C’est un travers du PCF comme des 9 appareils du fdg(PG,Ensemble,PCROF etc...).
    D’aiileurs,les chefaillons de ces 9 appareils du fdg vont s’entendre comme d’habitude le 06/09/2014 au dessus des militants.
     aucun mandat n’existe pour cette réunion
     la vie interne de chacune de ces organisations n’aborde jamais ces réunions du fdg.Pour cause seul le PCF a des militants,et les dirigeants ont roulé pour JLM depuis 2009.
    A la fin,ce sont les miiltants du seul PCF qui assument(financièrement,en militant les décisions des chefaillons du fdg.)
    or le PCF a perdu la moitié de ces élus avec ce système entre 2012 et 2014...Intolérable !

    Maurice Le 12 août 2014 à 19:27
       
    • Ben... c’est pas qu’il n’y en ait pas eu, jadis, des mandats !... Cela n’empêchait pas le "sommitalisme" !... Cela fait belle lurette que "nous" avons critiqué "les accords de sommet"... Parce qu’au sommet, il y en a toujours qui s’y croivent, avec l’hubris qui va avec !... Ca fait toujours des ravages à la base, au final. Parce que "l’ivresse décime".

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 20:48
    •  
    • ...Et donc devenir des communistes libertaires, n’est-ce pas la seule solution ?

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 20:53
  •  
  • ok avec maurice sur les dommages colatéraux ,mais comment faire car d’un coté on a les militants bien décidés a luter contre tous reculs méme imposé par une rigeur de droite et de l’autre des listes communes avec le ps aux municipales ou aux futures sénatoriales !les militants sont désabusés !pourtant le pc et le fdg auraient raison d’avoir des positions révolutionaires , seules possibiltés de gagner un jourcar le ps et l’ump sont dans la débacle comme on l’as connue au pc en 1981 !si on parle pas politique en poussant la porte chez le corant du ps qui fait de la resistance, en 2017 au 2eme tour c’est ump/fn.

    loulou61 Le 12 août 2014 à 20:04
       
    • Il faut nous battre, à mon avis, sur le sentiment d’impuissance : il faudrait pouvoir "nous" adresser en grand à la population, dire que ce n’est pas seulement "la classe politique traditionnelle" qui est usée, de gauche comme de droite : et qu’il y en a marre du changement pour le changement, du changement "pour voir", "pour essayer" : au pire, "essayer" une droite désormais FN-isée, ce serait la pire solution "finale" d’impuissance !!!!... L’excuse du "désespoir social" ne tient pas !... D’ailleurs, ce ne sont pas toujours les plus "désespérés", qui vote FN !

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 21:02
  •  
  • rigueur de gauche

    loulou61 Le 12 août 2014 à 20:05
  •  
  • Aubert Dulac, c’etait vrai pour le vote fn avant mais j’ai moi méme remarqué en 2014, que des gens qui etaient pas forcement désepérés ont votés fn pour la premiere fois et quelques fois c’etait des voix de jl melenchon !
    ça veut dire peut etre que le discours est pas assez adapté, les gens en ont marre de passer à la caisse, et d’entendre comme tu le dis si bien’changement pour changement’.beaucoup on cru qu’en renversant sarkosy, il y aurait une politique de gauche ! seuls les plus militants d’entre nous au soir du 1er tour de 2012, ont su qu’avec 12% ,ça péserait pas ! et puis les frondeurs du ps ,quel jeu ,ils jouent ! il nous faut trouver le programme qui convienne au plus grand nombre !

    loulou61 Le 12 août 2014 à 21:26
       
    • « On ne peut pas changer de peuple. »
      Mais (voir mon post du 10 août, à 13h27) le FN peut toujours ironiser sur cette évidence, en réalité il le fait : il pratique le cynisme qu’il dénonce. Car il compte lui aussi sur le remplacement du peuple républicain, par un sous-peuple, revenu à l’abandon de l’exercice de ses droits (voir le niveau des abstentions.), finalement réduit de fait à une partition entre ceux qui votent encore, et ceux qui ne votent plus. J’ai envie de dire que toute la classe politique, FN COMPRIS, est pour le respect de cette partition-là !...
      Il est dans la même logique néo-censitaire que les autres !...
      Citons l’article d’Etienne Adam, « Vers une crise politique indispensable », sur le site d’Ensemble ! : « Voici donc la démocratie sociale organisée suivant des règles qui sont celles-là mêmes en crise dans le champ du système politique. (...) ...les caractéristiques que l’on voit à l’œuvre : une démocratie quasiment censitaire qui accepte que de larges parties du peuple n’exercent plus leur droit de citoyen.
      Toutefois, rien n’est joué, et surtout pas le succès du PS et de son groupe dirigeant dans cette tentative de construire un consensus centriste contre nous et contre la droite. La crise de cette dernière, sa décomposition pourrait apporter à Hollande le temps nécessaire pour mener à bien sa dissolution du peuple de gauche et son remplacement par les nouvelles bases sociales – des cadres moyens modernes - recommandées par Terra Nova. »

      https://www.ensemble-fdg.org/content/vers-une-crise-politique-indispensable

      Aubert Dulac Le 12 août 2014 à 21:58
  •  
  • Allez, salut la compagnie.

    Aubert Dulac Le 13 août 2014 à 00:25
  •  
  • bonnes vacances à tous er à toutes:loulou61 ,Aubert Dulac,Cyrille,dominique,roger and Co... et vive le PCF !

    Maurice Le 13 août 2014 à 07:30
       
    • Bonnes vacances !

      Dominique FILIPPI Le 13 août 2014 à 10:27
  •  
  • Nostalgie de la matrice ? Il y en a qui me disent que je n’ai pas fait mon deuil du PCF. Ouais ouais, on connait !... La résilience est à la mode. Nous sommes entrés dans l’ère de la résilience !... Chapeau Boris Cyrulnik ! Tu perds ton boulot ? Change de boulot ! Tu perds ton parti en rase campagne ? Dis-toi bien que c’est de la vieille histoire obsolète !...
    En attendant, si je ne me suis jamais, jamais, jamais résolu, à certaines HORREURS DE NAGUERE : lorsque LE PCF S’EST « autrefois » VENGE SUR LUI-MEME du dit « Echec » de sa stratégie d’Union de la Gauche, le temps est venu de démontrer que ce ne fut pas vain : que CE N’EST PAS POUR QUE CA RECOMMENCE AVEC LE FRONT DE GAUCHE !... Qu’au premier échec relatif venu, nous suicidions à nouveau le débat, et nous évidions la discussion !...
    Lisez l’extraordinaire livre de Daniel Benaïd, sur Walter Benjamin : le pari mélancolique.

    Aubert Dulac Le 13 août 2014 à 15:39
       
    • Ce dernier post (- scriptum) sur le pas de la porte, résumant beaucoup de choses, et étant évidemment le dernier, après ce « déballage de conscience » exceptionnel auquel j’ai eu le besoin de me livrer !... Pardon à ceux qui auront trouvé cela exagéré.

      Aubert Dulac Le 13 août 2014 à 21:19
    •  
    • Te absolvo pecatti tui ...

      Dominique FILIPPI Le 14 août 2014 à 08:49
  •  
  • re-P.S. : « Nous n’irons pas au but un par un mais par deux
    Nous connaissant par deux nous nous connaîtrons tous
    Nous nous aimerons tous et nos enfants riront
    De la légende noire où pleure un solitaire. »
    Paul Eluard

    J’ajoute ceci, où Lucien Bonnafé « parle par ma voix » : non, nous ne sommes pas les pauvres cobayes solitaires d’orientations politiques décidées en dehors de nous ! ...Hors tout « défaitisme révolutionnaire », allons, tels Don Quichotte, où le devoir nous appelle. Notre péché n’est pas grand-chose, ...si ce n’est toute la misère du monde (y compris la misère morale et intellectuelle) que notre inaction laisse en plan !...

    A bons entendeurs, salut !...

    Le 16 août 2014 à 15:00
  •  
  • Je ne sais pas ce que Jaurès aurait fait s’il n’avait été assassiné en 1914 et n’étant pas voyante, je dirais que ça ne m’empêche pas de dormir. Ce dont je suis sûr c’est qu’il aurait été atterré par le merdier déclenché par Maurice et tout le temps perdu par les autres pour lui répondre au lieu de l’ignorer.

    Fulgence Le 30 août 2014 à 17:21
       
    • OK, Fulgence, ..."Ignorons-nous les uns les autres ! Le nouveau FdG est arrivé !.."

      Aubert Dulac Le 6 septembre 2014 à 12:15
  •