Accueil > Culture | Par Roger Martelli | 11 juillet 2016

1936-2016 : pour ne pas enterrer le Front populaire

Si l’année en cours en celle de la trahison, par un gouvernement "socialiste" des idéaux du Front pop, son héritage doit être cultivé. Une belle livraison de films, livres et expositions s’y attèle justement…

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1936… Tout le monde se souvient de cette année horrible où la France allait s’enfoncer dans la nuit de la "Sociale". Jusqu’à cette date, les saines relations sociales, le contrat individuel entre l’ouvrier et son patron, la négociation d’entreprise avaient porté la modernité industrielle, celle du chronomètre, des heures supplémentaires modestement rémunérées, de la durée du travail sans limite, de la flexibilité de l’emploi. Le patron décidait, l’ouvrier obéissait, le mécontent s’en allait : heureux temps que ceux-là…

En 1936, en quelques semaines, la France bascula dans le bolchevisme, l’étatisme échevelé, la dictature syndicale. On réduisit le temps de travail, on augmenta brutalement les salaires, on imposa la négociation par branche industrielle, on reconnut officiellement les syndicats et on décida de l’élection de délégués du personnel. Bref, les soviets étaient dans nos murs. Cerise sur le gâteau, on promut le droit à la paresse, en permettant aux salariés de s’adonner chaque année aux loisirs futiles, tout en étant payés. L’âge de bronze prenait la place de la douceur des Lumières. Aujourd’hui, heureusement, le pays redresse la tête, grâce à certains des héritiers heureusement repentis des criminels de 1936…

Trêve de plaisanterie. Le paradoxe est que le 80e anniversaire du triomphe du Front populaire coïncide avec l’abandon le plus déterminé de ce qui fut l’essence même de juin 1936 : le primat de la négociation collective de branche et de la loi sur le contrat individuel. Ce que le premier gouvernement socialiste de l’histoire française entérina en juin 1936 est défait en 2016 par un autre gouvernement qui se dit lui aussi socialiste.

Puisqu’on en est là et tant qu’il reste des congés payés, utilisons-les. Pour reconstituer notre force de lutte et pour réfléchir à une trajectoire.

Les films

Le meilleur moyen de s’instruire en se distrayant, c’est de regarder des images. Si vous voulez rester tranquillement chez vous, n’hésitez pas à acheter un DVD. En fait, il s’agit d’un triple DVD. Il nous est proposé par Ciné-Archives, la très efficace association qui gère le fonds d’archives cinématographiques du PCF. Les communistes des années trente se sont beaucoup intéressés au cinéma, dans lequel ils voyaient un formidable instrument de propagande et d’éducation populaire. Entre 1936 et 1938, le PC et la CGT commandent donc une série impressionnante de films, dont la confection est le plus souvent confiée à la coopérative cinématographique Ciné-Liberté.

Le premier DVD nous offre une version restaurée de La Vie est à nous, film de propagande réalisé au profit du PCF par Jean Renoir pour les élections législatives du printemps 1936. Le deuxième nous propose notamment un film de 1937, Le Temps des cerises : réalisée par Jean-Paul Dreyfus (Le Chanois), l’œuvre se présente comme la saga entremêlée de trois générations prolétaires et bourgeoises. Le troisième, enfin, regroupe plusieurs films syndicaux, dont un est consacré à l’épopée du travail cheminot (Sur les routes d’acier, 1938).


L’ensemble regroupe au total seize films militants, égrenés entre 1935 et 1938. Le tout est accompagné d’un volumineux livret, rédigé par des spécialistes (D. Tartakowsky, B. Eisenschitz, E. Loné, P Delavie, V. Vignaux, S. Wolikow, P. Gallinari, T. Perron). Chaque DVD mêle les œuvres de fiction et les documentaires, sur des réunions internes du PC (le congrès d’Arles de 1937), sur des manifestations publiques (Breiz Nevez, la fête du PCF à Pont-L’abbé en 1938), mais aussi… sur la construction de la cathédrale de Chartres ou sur le 9e grand prix cycliste de l’Humanité en 1937.

Les expositions

Pour qui veut quitter le cocon domestique, trois expositions sont disponibles.
Pour celle de l’Hôtel de Ville de Paris, il ne faut pas trop tarder : elle ferme ses portes le 23 juillet. Il serait dommage de la manquer : elle regroupe des photographies des plus grands reporters de l’époque, Capa, Ronis, Cartier-Bresson, Doisneau, Kertész, sans compter les "piliers" de Regards (eh oui…), Marcel Cerf et Pierre Jamet. L’exposition est surabondante, traitant à la fois de l’actualité et du monde du travail, de la vie quotidienne et des grands moment nationaux. Qui plus est, elle est gratuite….

C’est le cas aussi de celle qui est consacrée Marcel Cerf, à la Médiathèque Marguerite Duras, dans le 20e arrondissement de Paris. Cerf, on l’a dit, fut en 1936-1937 un des photographes de Regards, avant de devenir l’un des meilleurs connaisseurs de la Commune de Paris. En flânant dans l’expo, on se rendra aisément compte que, si sa renommée n’égala pas celle des Capa et Cartier-Bresson, son talent l’écarta de la médiocrité.

On le retrouve d’ailleurs dans la troisième exposition, la plus ambitieuse et sans nul doute la plus réussie. Pour la voir, il faut aller un peu plus loin, mais dans un cadre banlieusard ravissant. L’exposition est visible jusqu’au 31 décembre, dans les locaux du musée de l’Histoire vivante à Montreuil, un musée lui-même créé en 1939, quand le Front populaire célébrait le 150e anniversaire de la Révolution française. La structure du parcours est thématique : dire la politique, faire de la politique ; le temps des réformes et des grèves ; le temps du repos : culture, sports et loisirs. À cela s’ajoute, ce que les concepteurs de l’exposition ont appelé les "grands oubliés" : la guerre d’Espagne, le vote des femmes, les questions coloniales, les procès de Moscou.

Rien d’essentiel n’est oublié : les montées au Mur des Fédérés de 1871, les Auberges de la Jeunesse, l’exposition universelle de 1937. Regards y a sa place de choix… On découvre ou redécouvre Cerf et Jamet, ainsi que France Demay, cet ouvrier, militant de la Fédération sportive et gymnique du travail, par ailleurs photographe amateur passionné, qui nous laisse un regard inédit sur le sport rouge et ouvrier des années trente. Le tout, bien sûr, est accompagné d’images mobiles et de son, de focus sur des sujets des plus variés et d’une chronologie bien utile.

Les livres

Une exposition, cela fait "vacances", mais… cela ne dispense pas de lire. Les ouvrages sur 36 ne manquent pas cette année, comme vous vous en êtes sans doute rendu compte. Nous n’en retiendrons ici que quatre.


Didier Daeninckx, tout d’abord, a choisi 70 photographies de France Demay pour illustrer son Parfum de bonheur. L’image est mise en valeur par une fiction originale : en 1986, un journaliste narrateur interviewe une militante de la FSGT, Ginette Tiercelin, et évoque avec elle les congés payés, la découverte des pentes enneigées des Alpes et les Olympiades populaires de Barcelone de juillet 1936, le pendant progressiste des fameux JO de Berlin.

Plus érudit, Pascal Ory, spécialiste reconnu de l’histoire culturelle, nous plonge dans La belle illusion (la compression de La Belle équipe et de La Grande illusion), en nous faisant revivre la naissance de la "politique culturelle", du théâtre au CNRS, de l’Auberge de jeunesse à la télévision naissante, de Prévert au musée des Arts et traditions populaires. Gros volume que celui-là (plus de mille pages) : pas un livre de plage, mais on peut le lire à la fraîche…

Enfin, on ne se privera pas de d’absorber deux nouvelles synthèses sur la période du Front populaire, celles de Jean Vigreux et de Serge Wolikow. Choisir entre les deux ? Ce serait dommage. La première, publiée chez Taillandier, est plus volumineuse et plus globale aussi, vagabondant du politique au social et au culturel, fourmillant d’exemples concrets qui décentrent le regard vers le "bas", vers l’expérience quotidienne et militante, notamment dans un cadre provincial encore fortement ruralisé. La seconde, plus dense, est particulièrement fournie sur le monde communiste et nous offre une mise au point sur les connaissances les plus récentes à propos de l’environnement international, et notamment celui de l’Internationale communiste, dont Serge Wolikow est le grand spécialiste français. Les deux approches, de ce fait, se complètent davantage qu’elles ne se superposent. Lisez donc les deux livres… et vous manifesterez de plus belle à la rentrée.

Les films

La Vie est à nous, Le Temps des cerises et autres films du Front populaire, un coffret trois DVD et un livre, proposé par Ciné-Archives (www.cinearchives.org), 29 euros.

Les expositions

1936. Le Front populaire en photographie, Hôtel de Ville de Paris, Salle Saint-Jean, jusqu’au 23 juillet 2016. Entrée gratuite.

Photographies sur le Front populaire : le regard de Marcel Cerf, médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet Paris 20e. Jusqu’au 25 septembre 2016.

1936. Nouvelles images, nouveaux regards, Musée de l’Histoire vivante, 31 bd Théophile Sueur, 93 Montreuil. Jusqu’au 31 décembre 2016. Tarif : 2 euros.

Les livres

Didier Daeninckx, Un Parfum de bonheur. Le Front populaire de France Demay, Gallimard, 128 pages, 25 euros.

Pascal Ory, La belle illusion. Culture et politique sous le signe du Front populaire (1935-1938), Éditions du CNRS, 1038 pages, 37 euros.

Jean Vigreux, Histoire du Front populaire. L’échappée belle, Taillandier, 366 pages, 22,90 euros.

Serge Wolikow, 1936. Le monde du Front populaire, Cherche-Midi, 271 pages, 17,50 euros.

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Vos réactions

  • C’est vous qui enterrez le Front Populaire !!!

    C’est assez déprimant, de voir à quel point la "gauche" médiatique, de Regards à Politis en passant par Télérama, s’attelle méthodiquement à réécrire l’histoire de cette période au bénéfice "de la gauche" (en l’occurence du Parti Communiste et de la CGT), et surtout au détriment de notre mémoire collective des luttes.

    Ceux-là, CGT et PCF, étouffèrent les occupations d’usine et la grève générale qui menaçait de ne pas cesser, et d’exproprier très pratiquement les usines en ne les rendant ni à l’Etat ni au patronat.

    Les si fameux "acquis sociaux gagnés par le peuple" furent proposés par le patronat au gouvernement Blum, qui avait le choix : refuser et reconnaitre la légitimité populaire des occupations, ou accepter et soutenir le droit de propriété de la bourgeoisie.

    On sait ce qu’il en fut. Le mois de juin en fut la preuve sanglante, les gardes mobiles de l’Affront Populaire finissant ce sale boulot que les cadres syndicaux et politiques n’arrivaient pas à terminer : faire cesser les grèves et occupations.

    80 ans plus tard, vous finissez le boulot. Vous enterrez la révolte, vous écrasez sa mémoire. A quelle fin ? Avez-vous vous aussi de la soupe à la grimace nous vendre ?

    Vous pourriez au moins mentionner des points de vue "dissidents" (vu que vous recréez une orthodoxie...), comme l’ouvrage de Daniel Guérin, "Le Front Populaire, une révolution manquée", ou la petite brochure "Le Front Populaire au secours du capitalisme français" (https://infokiosques.net/spip.php?article95)

    Loïc Le 12 juillet à 09:54
  •  
  • Il faut absolument lire :
    "Juin 36" de Danos et Gibelin

    Vacher Roland Le 12 juillet à 10:15
       
    • et surtout "Gauchisme,maladie infantile du Communisme"

      stoj Le 20 juillet à 12:09
  •  
  • « Selon Wikipédia qui ose se dire « encyclopédie libre » !!!...La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») est un livre de Lénine achevé le 12 mai 1920 et portant initialement le sous-titre suivant : « Essai de causerie populaire sur la stratégie et la tactique marxistes » (sous-titre supprimé dans la plupart des éditions1,2).
    Dans cet essai, Lénine critique durement la stratégie suivie par une partie des communistes, membres de la Troisième Internationale, notamment les Hollandais, les Allemands, les Anglais et les Italiens. Leur ligne de refus de participation aux syndicats et aux élections, en régime de démocratie parlementaire, lui semble relever de la plus pure « puérilité » : au nom de la sauvegarde de la pureté et de la virginité des principes, il faudrait donc se priver de ces tribunes alors que l’immense majorité de la population travailleuse y croit encore.Lénine donne sa logique de l’enchaînement des événements révolutionnaires et notamment les grands traits de sa vision stratégique. Il exprime sa vision de la lutte politique en vue d’une prise de pouvoir. »
    ***
    Alors, bel inconnu, quelle est la liaison entre ce livre et "Juin 36" ? A vous...

    Vacher Le 20 juillet à 15:42
       
    • Le propos s’adressait au sieur Loïc .

      stoj Le 20 juillet à 19:18
  •  
  • Pour votre information, Bel(le) inconnue(e) stoj ...
    Notes de Lecture
    Juin 36, de J. Danos et M. Gibelin
    de J. Danos et M. Gibelin | Note de lecture70 ans après, juin 1936 reste une référence pour toute la classe ouvrière. Juin 36, c’est la grève générale en France avec, pour la première fois, les occupations d’usines. Juin 36, ce sont les conventions collectives, l’augmentation générale des salaires, la semaine de 40 heures et les congés payés. Juin 36, c’est aussi le titre d’un ouvrage qui vient d’être réédité, le premier livre jamais publié sur cette page d’histoire ouvrière, sous la plume de Jacques Danos et Marcel Gibelin, en 1952. Cet ouvrage est devenu lui aussi une référence. C’est devenu le " Danos et Gibelin ". À lire absolument !En 1952, Jacques Danos et Marcel Gibelin sont militants du PCI, section française de la IVe Internationale. En 1954, Pierre Lambert provoque l’exclusion de Marcel Gibelin. Gibelin est ainsi le premier d’une longue liste de militants éliminés par Lambert, sous des prétextes bidon (Gibelin aurait participé à une délégation syndicale en URSS sans prévenir la direction du PCI). Danos quitte aussitôt le PCI et Gibelin sera, par la suite, l’un des inventeurs des chèques-restaurant. Ils sont restés tous deux fidèles à l’appréciation des événements de 1936 qu’ils ont développée dans leur ouvrage.

    Du front unique au front populaire

    Le " Danos et Gibelin " embrasse toute la période qui s’ouvre en 1934 à la suite des émeutes fascistes du 6 février aux abords de la Chambre des députés et qui s’achève en 1938 par l’échec de la journée de grève du 30 novembre . En 1934, face à la menace fasciste, les travailleurs, durement frappés par la politique économique des gouvernements successifs, veulent l’unité de leurs organisations. Or, la direction du PCF rejette tout front unique prolétarien avec le PS. Cette politique de division a été criminelle en Allemagne, permettant à Hitler de l’emporter et d’écraser le mouvement ouvrier allemand paralysé par cette division. Mais, le 12 février 1934, les masses imposent au PC et au PS une seule et même manifestation monstre contre les ligues fascistes. Le " Danos et Gibelin " explique comment les chefs du PCF vont dénaturer le front unique ouvrier pour le transformer en un front populaire " élargi aux classes moyennes ", c’est-à-dire au Parti Radical, corrompu jusqu’à la moelle. Ainsi le front populaire prend-t-il naissance. C’est l’alliance contre nature des deux partis ouvriers avec le principal parti bourgeois de l’époque.

    " Les prolétaires veulent " aider " le gouvernement, mais à leur façon "

    l’un des mérites du livre est de démystifier la légende d’un gouvernement de front populaire qui aurait accordé des droits et garanties collectives aux salariés. C’est tout l’inverse.

    À chaud, Trotsky avait écrit : " Le déclenchement de la grève est provoqué, dit-on, par les " espoirs " que suscite le gouvernement de Front populaire [...]. Ce qui s’exprime avant tout dans la grève, c’est la méfiance ou tout au moins le manque de confiance des ouvriers, sinon dans la bonne volonté du gouvernement, du moins dans sa capacité à briser les obstacles et à venir à bout des tâches qui l’attendent. Les prolétaires veulent " aider " le gouvernement, mais à leur façon, à la façon prolétarienne ". Les auteurs de Juin 36 démontrent, pièces à l’appui, que les lois de 1936 sont l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes, arrachées par la grève générale.

    De la " reprise " à la " pause "

    Le " Danos et Gibelin " est bâti sur une documentation rigoureuse, détaillant les cahiers de revendications ouvrières et les accords imposés par les grévistes au patronat, expliquant comment les grèves se succèdent, se ramifient entre elles spontanément, au lendemain du 3 mai 36, lorsque le front populaire gagne les élections. l’ouvrage relate comment des dirigeants comme Thorez, chef du PC, vont s’ingénier à imposer la reprise du travail, ce qui permettra à Blum, chef socialiste du gouvernement, d’ordonner " la pause ", c’est-à-dire le retour à une politique d’austérité anti-ouvrière.

    Dans son introduction à l’édition de 1986 du livre, Marcel Gibelin notait : " la généralisation des conventions collectives, se substituant à la " discussion " du contrat individuel de travail, la reconnaissance des délégués ouvriers tendent [...] à porter un coup décisif au droit divin du patronat. Les congés payés, la semaine des 40 heures (la semaine des deux dimanches) tendent à assurer le droit au loisir, condition du droit à la culture. [...] Le souci constant des travailleurs et de leurs organisations est toujours de les préserver ou de les reconquérir ". Rien n’est plus actuel.
    Publié le vendredi 09 juin 2006

    Vacher Roland Le 21 juillet à 16:23
  •  
  • Mon ami Michel Lequenne ayant lu votre article et n’ayant pas la possibilité de poster son commentaire ici, le voici :

    "Comme à son habitude, il oublie des bricoles, le Martelli. Par exemple que le Front populaire était un Front de classes, avec la Parti bourgeois radical socialiste, et un certain Léon Blum, chef du gouvernement, qui se vanta, lors de son procès, d’avoir empêché la Révolution en 1936. Gouvernement qui participa ensuite à la “non intervention“ en Espagne, participant ainsi à la défaite de la guerre révolutionnaire. Il oublie aussi Thorez proclamant : « Il faut savoir finir une grève”, brisant l’élan révolutionnaire, y compris avec des morts à Clichy, sur des “conquêtes” qui nous dupèrent. Je le sais , j’ai vécu cela : des congés payés pour tous (augmentés pour ceux qui en avaient déjà), la semaine de 40 h avec la liberté du samedi après-midi ou entier, et des conventions collectives qui augmentaient certains salaires. Cela dura deux ans, les salaires réduits par l’inflation ; et en 1938 ce fut Rainaud avec sa voix aigre proclamant à la radio : “Elle est finie la semaine des deux dimanches”… On sait la suite !
    Martelli a pour idéal de recommencer cela ?"

    Vacher Roland Le 22 juillet à 09:45
  •  
  • Martelli n’a aucune ambition personnelle, il est comme tous les anciens staliniens ; depuis 1989 ; il est devenu " historien" .
    Comme tous les anciens coco, il réécrit l histoire a sa manière , il lâche du lest sur l URSS , mais au fond de lui ,il est persuadé que "seul" un PCF rénové et fort représente une alternative crédible.
    Alors là il nous vente le front popu, ca le change de nous bassiner avec le rôle historique de la CGT en 1968 , là aussi chers amis amateurs de vieillerie relisez André Barjonet, la révolution trahie de 1968.
    Mais le plus drôle dans tout ceci , c’est que tout le monde s’en fout ! , qui s’occupe encore de ces veilles lunes ?
    Roland VACHER " a connu cela ?" saperlipopette ( on disais comme ca non dans le temps " , c’est les jeunes qui vont etre content de le savoir ! Pathétique !

    buenaventura Le 22 juillet à 18:45
  •  
  • à buenaventura,
    Naîf, je pensais avoir en retour des propos concernant le sujet traité qui est "Que s’est-il passé en juin 36", en général les témoignages de ceux qui ont vécu ces événements sont souvent respectés, mais au lieu de cela je reçois des propos concernant la sénilité qui touche assez souvent des personnes de mon âge...c’est effectivement un sujet angoissant, mais j’ai souvent à proximité "quatre grains d’ellébore" que mon vieil ami Jean de LaFontaine conseillait déjà il y a plus de trois cents ans...Mais peut-être, cette recette vous serait aussi d’un bon usage...

    Vacher Le 23 juillet à 14:10
  •  
  • Holà, les gars, les filles ... 1936-2016 ... et si on parlait aussi du soulèvement fasciste de Franco, des premières interventions armées des fascistes italiens et des nazis allemands le 30 juillet, de l’assassinat de Federico Garcia Lorca en août, etc. N’est-ce pas aussi aujourd’hui un sujet de réflexion ... Le silence de Regards.fr est pour le moins décevant ... on peut toujours proposer un qualificatif plus adéquat ... on pourrait dire une "contribution" de plus pour oublier une guerre déjà largement occultée ...

    Luce Ide Le 25 juillet à 21:29
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