Accueil > Culture | Par Roger Martelli | 27 mai 2015

50 nuances de rouge

Professeure de Lettres, Pascale Fautrier a publié son roman Les Rouges en 2014, la saga d’une "dynastie" familiale de gauche. Il sort ce mois-ci en édition de poche. Une occasion de se plonger dans ce livre attachant.

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Tout le monde n’a pas la chance d’être dans une famille où l’on est communiste depuis… 1789. Dans celle de Pascale Fautrier on a été continûment jacobin après 1789, démocrate socialiste en 1848-1849, insurgé en décembre 1851, communard avec Zéphirin Camélinat, puis guesdiste, socialiste et communiste avec le même Zéphirin, figure totémique de la saga familiale. Communiste, on l’est à fond, bouffeur de socialistes jusqu’en 1934, antifasciste avant-guerre, résistant, stalinien à 100% puis à 100% critique avec Bernard, le père, brillant et intransigeant, jusqu’à la rupture avec le PCF, si douloureuse pour tant de communistes "fervents".

Tout cela se passe en Bourgogne, dans l’Yonne, au pied de la basilique de Vézelay, où fut prêchée la première croisade et d’où partent encore les pèlerins de Compostelle, puis à Migennes, ville cheminote et fief communiste, jusqu’à il y a peu. Dans cette famille enracinée, on n’a connu que le bleu de la Grande Révolution et le rouge de la révolte ouvrière.

Héritage formidable, héritage écrasant

Avec une telle continuité de mémoire, l’histoire intime et l’histoire tout court se chevauchent. Par héritage et transmission soigneusement entretenue, génération après génération, on finit par "être" soi-même le peuple, l’univers ouvrier, le combat prolétarien, le communisme comme architecture de valeurs, comme mode de vie et comme parti. Héritage formidable, héritage écrasant qui donne toute sa singularité à ce qui est, en même temps, une histoire commune, pouvant se partager avec tant d’autres.

Pascale Fautrier a choisi une forme qui, à elle seule, dit cette complexité et cette totalité. Elle est la narratrice de la saga, mais sa voix est alternativement la sienne, celle de sa grand-mère qui a lui a donné les mots et les images de ses racines, celle de ses aïeux, celle de son père. Ce livre vaut d’être lu, car il raconte en même temps l’Histoire avec un grand "H", des histoires particulières et une histoire personnelle, qui ne fait pas le tri entre le public et le privé, le politique et l’intime. Pour qui ne connaît pas l’histoire, ce livre est un acte d’éducation populaire et une réflexion sur l’histoire, sur la politique, sur l’engagement, sur une conviction qui peut fonctionner comme une foi. Pour qui la connaît un peu mieux, c’est une manière originale de penser la dialectique redoutable de l’individu et du collectif, de l’éthique de la vérité et des intérêts partisans.

Comment rester rouge ?

On n’est pas obligé de s’intéresser à tout. On peut préférer l’évocation d’Antoine, le vigneron jacobin, ou de Zéphirin, le bronzier communard, plutôt que celle de "JC" – Jean-Christophe Cambadélis – l’étudiant trotskyste et anticommuniste devenu un hiérarque de la rue de Solferino. Mais dans tout le parcours, quel que soit le personnage central, il y a le désir, dans chaque membre de la lignée, de rester fidèle à un engagement d’égalité réelle et de totale liberté.

Rouge, toujours, solidaire et libre, sans compter. Comment l’être aujourd’hui, après tant de tensions, de générosité et de souffrance, d’espoirs fulgurants et de rudes désillusions ? Pascale Fautrier avoue qu’elle ne saurait le dire de façon simple. Continuer et être fidèle, à une couleur, à une idée, à un parti pris ? Sans doute, mais pas de la même manière. Continuer, lucidement, sans oubli et sans cynisme : Pascale Fautrier a essayé de vivre cette tension. À sa manière, dans ses dialogues, aimants et/ou tendus, avec sa grand-mère, avec son père ou avec "JC". On apprécie ou on n’apprécie pas les choix retenus, à tel ou tel moment. Mais on ne peut rester indifférent devant l’écriture élégante et vive, l’honnêteté, la sensibilité et la volonté farouche de persister, contre vents et marées.

Les Rouges , de Pascale Fautrier. Points-Seuil, 8,80 euros.

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Vos réactions

  • J’ai combattu "JC" alias Cambadellis au début des années 70 à la fac, à Nanterre. Il était aussi sympathique et franc du collier qu’aujourd’hui. Je ne vois vraiment pas ce que ce petit aparatchik manipulateur vient foutre dans un bouquin intitulé "les rouges " où il n’a pas sa place, pas plus que ne l’aurait son alter ego Pierre Laurent qui l’a invité Place du Colonel Fabien à la mi-mai. L’histoire des rouges après la désastreuse, liberticide et sanguinaire épopée de la troisième internationale, des paradis socialistes et des partis "fréres" est à inventer dans les luttes d’aujourd’hui et de demain avec toujours à l’esprit : "Plus jamais ça et plus jamais avec ces partis là ni ces hommes politiques là ou leurs descendants éventuels" (toute ressemblance...n’est pas fortuite). Et je ne lirai pas ce bouquin parce que je porte la même histoire, qu’elle à tendance nuire encore ces temps ci en nous entrainant dans le mur de l’échec comme toujours et que certains jours j’aimerais pouvoir faire de ce passé définitivement table rase .

    Fulgence Le 30 mai 2015 à 23:32
       
    • "plus jamais avec ces partis là ni ces hommes politiques là ou leurs descendants éventuels" ????

      Arfff, tout seul alors ? parce que l’un est trop rouge, l’autre pas assez.

      Ah, le collectif est quelque chose de dur à apprendre. ça me fait marrer ceux qui parlent d’inventer des choses ... mais selon leur seule idée et leur seule voie.

      Cher camarade, tu seras hélas obligé de faire avec beaucoup d’autres camarades avec lesquels tu n’es pas d’accords sur tout .... ou tu ne feras rien !

      Pascal, PCF 06, un des descendants éventuels (puisque, vu mon âge, je n’ai eu le droit de vote qu’après la chute du mur) avec qui tu ne voudras, a priori, jamais travailler au mieux-être commun.

      Pascal de Nice Le 3 juin 2015 à 17:36
  •  
  • Trop de Haines chez les pédégés,comme Fulgence.Le PCF a un rapport avec l’écrit,la litérature qui n’a rien à voir avec la Haine perpéruelle de Fulgence contre tout ce qui n’est pas pédégé.
    Voici ,un éclairage sur l’importance de’ l’écrit’ .
    Fonctionnant comme un membre du PCF,mes interventions sont hors Mélenchon,contrairement aux pédégés qui ont ’Un Mélenchon’sur la langue,m’a sussuré mon subconcscient vigilant quant aux anti6PCF comme Fulgence..Veuillez accepter en même temps ,un petit texte en deux autres petits paragraphes qui traite d’autres choses que de l’apologie de Mélenchon et de la haine du PCF..
    Le PCF que j’ai connu effectivement était capable d’animer d’immenses débats en son sein ou dans l’ensemble de la société comme avec les comptes rendus du comité central d’Argenteuil,en 1961,ou vers 1970,le manifeste de Champigny suivi de ’Changer de cap’.
    Tous ces textes étaient diffusés et discutés par des dizaines ou centaines de milliers de personnes.
    Il y eu aussi vers 1975-1980,’L’état et nous’ dont le remarquable compte rendu faisait des centaines de pages et ’l’URSS et nous’ dirigé par FrancisCohen,suivi par des centaines de débats.
    Mais sans contestes dans ma mémoire,1992 fut un millésime de combat,exceptionnel même si nous perdimes ce référendum sur Maastricht.
    Tant d’explications de fond grâce à la diffusion,par l’Huma,de l’intégralité de l’inique traité aurait du déboucher sur la victoire.
    Mais ,mais,Miterrand dont Mélenchon était le servile laudateur,sortit sa ...Prostate !
    Rapellez vous quelques jours avant,pathétiquement,le vote qui s’annonçait serré,à la tv,il nous révéla un cancer de prostate en nous suppliant de voter pour Maastricht ou ,sinon ,sous entendu,la contrariété d’un Non à Maastricht,lui provoquerait une récidive sur sa prostate., !.?
    Las,les bonnes ménagères et gentils maris, se rangèrent du coté de la prostate Miterandienne.Le Oui,l’emporta !
    C’était pas un people ce Mythe errant là ?
    Maastricht ,fut perdu,le PCF rendu à devenir le reliquat actuel,dont je suis adhérent,fier de l’être,mais dont le parti a été en partiedéserté,même si les restes sont consistants.
    Mais ’Miracle’,Déus ex-Machina,vint 2005 !
    De nouveau l’Huma publia l’intégralité du TCE,le diffusa à des centaines de milliers d’exemplaires,avec des centaines de débat ,avec comme conséquences, des millions de personnes en conscientisation .
    Oui,nous gagnâmes !
    Quel bonheur remarquablement décliné selon différentes facettes de 2005.L’unité dans le PCF,fut la plus belle,mais trahie par l’ambition anti-PCF,de Bovet,Besancenot hostiles à la candidate légitime voyé dans les comités anti-libéraux,de MG Buffet !
    Mais,le rôle du PCF y fut essentiel,en particulier par le sérieux avec lequel,il amena les gens à débattre du fond.
    Contre leTCE,le PCF,fut décisif.
    Cette méthode fut encore une fois comme pour ’Maastricht’ basée sur la diffusion en masse de l’écrit du TCE,par le PCF !
    Pour moi ce rapport essentiel à l’écrit chez le PCF est directement relié à Thorez.
    Déjà Thorez,membre très engagé des jeunesses socialistes,influencé par son grand pèremineur socialiste comme dans de nombreuses familles d’ouvriers socialistes français,lisait Victor Hugo,les journaux,’l’Huma’,au début du XXième siècle.
    S’approprier la culture était pour ces socialistes devenant plus tard des communistes, une condition sine quanum pour obtenir des succès dans le combat politique.
    Plus tard il y eut les éditions de Moscou,les éditions sociales,EFR,le livre club Diderot,la Farandole,messsidor,les éditions vaillant,miroir du cyclisme,miroir du foot et bien sur les multiples journaux locaux nationaux,régionaux,tous dans la mouvance PCF.
    La chose écrite ,était valorisée,essentielle dans le PCF .Les militants étaient poussé à lire,à se cultiver dans le PCF
    Thorézien,puis dans le superbe PCF canal historique de georges Marchais.
    Maintenant,voici mes dernières questions et remarques élargies,sur’ L’écrit dans la culture.
    Au sujet de la chose écrite,ses conséquences écrites furent nombreuses.
    La bible des juifs est un exemple connu.
    Les nouvelles évangiles eurent aussi des conséquences quant à la diffusion de la nouvelle religion,le christianisme.
    La diffusion des textes écrits du Coran,fut essentielle.
    L’invention de l’imprimerie, plus tard,déboucha encore une fois sur un bouleversement religieux:le protestantisme.
    Mais ,puis je vous poser une question,cher Descartes,que je remercie au passage de nouveau pour la qualité chaleureuse et bienveillante de son blog ;est il vrai que comme je l’ai entendu sur France culture,la diffusion en Grèce antique,de la technique écrite,apprécié par PLaton,dénigrée par Socrate,eut entre autre comme conséquence de changer la religion grecque avec une nouvelle hiérarchie,dans le panthéon,comme si Poséidon remplaçait Dyonisos ?
    faute d’avoir écouté l’intégralité de cette émission de France culture,saisie à la volée,je n’ai pu avoir de réponses à cette question pour laquelle je comprendrai,évidemment,que vous n’ayez pas de réponses..L’omniscience n’est l’apanage d’aucune personne, fut elle
    même, très férue en antiquités grecques..

    Maurice Le 31 mai 2015 à 06:32
       
    • Bonne fête à toutes les mamans de petit(e)s PCF et bravo pour leur patience et leur sens vital de l’humour.

      Fulgence Le 31 mai 2015 à 09:28
    •  
    • ...Quand donc cesseras-tu, sans foute jamais..., de LISSER l’Histoire et les contradictions logiques du Peu Ce Feu !... Ce n’est pas de l’Histoire, c’est "de l’hystérie communiste"... Résultat, quelqu’un comme Thierry Herman, que tu trouves très bien en tank que défenseur comme toi, "de la Matrice"... s’est permis d’accuser un révélateur de ces contradictions historiques , comme Roger, d’en être, lui, le porteur et le fauteur !!!... C’est comme lorsque Pierre Juquin, dans un contexte historique où la discussion sur la forme Parti fut décrétée taboue parce que "culpabilisante" (dixit Gaston Plissonnier)..., fut lui repeint en "camarade tabou"... Il arrive que "l’individu communiste" ait bon dos...

      Aubert Sikirdji Le 31 mai 2015 à 11:42
    •  
    • Erratum : "...Quand donc cesseras-tu, sans doute jamais"...

      Aubert Sikirdji Le 31 mai 2015 à 11:44
  •  
  • Non, ce n’est pas de la haine, que j’entends chez Fulgence... Il a déchiré le voile d’absolu. Quand Mr Maurice ne sait, au-delà de tout, que définitivement, et tragiquement, vainement, dérisoirement, obstinément l’épaissir...

    Aubert Sikirdji Le 31 mai 2015 à 09:57
       
    • Occasion de débat ?...
      .
      Chacun sa route chacun son chemin
      Passe le message à ton voisin...
      (Tonton David)
      .
      Mais plus tard :
      .. « And now, the end is near ;
      And so I face the final curtain… »
      (Paul Anka : “My way”…)
      Le rideau tombe...
      .
      Lorsque je parle de déchirer le voile d’absolu, plutôt que le laisser absurdement s’épaissir, ce n’est pas par « manque de respect » de qui que ce soit, ni d’un individu, ni d’une institution qui l’a formé !...
      C’est que la question de LA NOSTALGIE n’est pas un faux-problème.
      .
      Pardons de faire dans « le freudo-marxisme », mais...
      .
      Jacques a dit que si on est né, ce n’est pas pour cela qu’on est sorti de l’auberge...
      .
      Allons voir Jacques Lacan (« Les complexes familiaux »), sur « La nostalgie du Tout... » : « S’il fallait définir la forme la plus abstraite où on la retrouve, nous la caractériserions ainsi : une assimilation parfaite de la totalité à l’être. Sous cette formule d’aspect un peu philosophique, on reconnaîtra ces nostalgies de l’humanité : mirage métaphysique de l’harmonie universelle, abîme mystique de la fusion affective, utopie sociale d’une tutelle totalitaire, toutes sorties de la hantise du paradis perdu d’avant la naissance et de la plus obscure aspiration à la mort. »
      .
      Je répète :
      Lorsque je parle de « déchirer le voile d’absolu, plutôt que le laisser s’épaissir », ce n’est pas par « manque de respect »...
      C’est que la question de LA NOSTALGIE n’est pas un faux-problème.
      .
      Certaines civilisations ont (eu) une pratique INITIALE, anti-nostalgique : « le sacrifice du placenta », à la naissance d’un enfant !... (Je ne développe pas...)
      .
      « Ni haine, ni oubli ? Ni remords, ni regrets ? Aucun ressentiment ? A quel prix ? Celui d’une anesthésie des sentiments ? D’une indifférence au "reste du monde" ? Du « rien ne compte », autocentré, à part mon cher Peu ce Feu, le PCF, où je RETROUVE MES ETERNELLES SENSATIONS de « mêlée humaine » ?... Et parfois un vrai sentiment océanique ?!?... De Baigneur incorrigible et impénitent, que « jamais l’on ne pourra jeter avec l’eau du bain du 20ème siècle ? »... »...
      .
      Il faut pourtant partir du fait que pour la grande majorité des gens, aujourd’hui, le PCF, le problème, c’est qu’ils s’en fichent totalement, comme d’une vieille chemise !... Et ce n’est pas parce que... « les gens » eux-mêmes seraient, pour ainsi dire, « devenus des ennemis » !...
      .
      Il faut dire que c’est une véritable HISTOIRE D’AMOUR qui se joue entre des militants « de convictions profondes », et leur Parti, oui oui, qui mobilise leur enfance, et donc « de l’infantilisme »...
      Ah ! « Le vert paradis des amours enfantines » (Baudelaire) !...
      .
      Mais « il faut aller plus loin », dans cette affaire de nostalgie. (Voir Lacan ci-dessus )...
      Concernant ceux qui « PLACENT UN TAS D’ESPOIR DANS LEUR DRAP-PEAU ROUGE » !... N’y a-t-il pas de la Nostalgie, qui se joue même avant : nostalgie de la matrice, du placenta, de l’utérus, d’un univers « aux diverses nuances de rouge » ?...
      .
      Où l’on était bien, hein Tintin...
      .
      C’est quoi, naître au monde ?
      .
      Ce n’est jamais un processus achevé. Certes, IL Y A DES VOILES A DECHIRER !...
      .
      Amicalement,

      Aubert S.

      Aubert Sikirdji Le 20 juin 2015 à 14:49
  •  
  • Roger est indéniablement ,pour moi,un membre de la Matrice-PéCéFeu.
    Qu’il n’est pas sa carte,n’a aucune importance.
    C’est en 1977,que j’ai été mis sur la sellette,au sein du PCF,y compris par les amis de Roger ,la fase et peut être toi,Aubert.
    Peu importe,le livre de Roger ’1984’ me convient,et bien que n’ayant pas la même trajectoire,je l’approuve.
    Que Roger,ne soit plus rester membre du PCF aprés 2010,alors que j’y reste,n’a aucune importance.

    Maurice Le 31 mai 2015 à 13:15
       
    • ...Encore heureux que ce livre, il ne l’ai pas intitulé "le retard de 84", plutôt que ’l’occasion manquée" !... (=http://www.regards.fr/web/l-occasion-manquee-rattrapage,7927)
      ...N’aurait-aurait pas été bon pour se voir définitivement confirmer comme "le camarade Retard" !...

      Aubert Sikirdji Le 31 mai 2015 à 14:17
  •  
  • Si comme hiérarque du PCF,tes ennuis n’ont commencé qu’en 1984,avec l’honnéteté que je te dois,tu as fait parti des Kamarades qui m’ont brimé à partir de 1977.Ni haine,ni Oubli.
    Car c’est depuis 1975-1977,à cause du culte bolchévik pratiqué par les hiérarques PCF de l’époque,comme toi,Aubert,que je rue dans les différents dogmatismes des personnes obtues,cadres du PCF entre 1965-2010, qui ne connaissent pas le communisme français.
    Avant de m’excommunier,réfléchis et respecte moi,Aubert.

    Maurice Le 31 mai 2015 à 18:20
       
    • Vous voulez un respect que je vous devrais, Maurice ? Tout ce que je peux faire pour vous c’est revenir, juste pour ce post, à un vouvoiement, préférable... Car ce procédé bizarre qui consiste non seulement à enfermer les gens dans leur histoire personnelle, comme vous le faites par exemple avec Jean-Luc Mélenchon, vous êtes visiblement capable de le pousser jusqu’au délire de vous permettre de les enfermer dans votre propre histoire !!!... Par besoin transférentiel, vous vous permettez du coup de me repeindre, moi, à l’image des "hiérarques", avec lesquels, dites-vous, vous avez eu maille à partir, en 1977 !!!...
      A ce point de para-normalité, il est préférable de briser là. C’est terminé, je n’échangerai plus avec vous.

      Aubert Sikirdji Le 2 juin 2015 à 18:30
    •  
    • Ben tu vois Aubert, pardon, vous voyez Mr Sikirdji que je ne suis pas seul à penser que vous êtes dans votre structure psychologique un aparatchik stalinien. Je ne connais pas votre histoire commune avec Maurice, mais je me contente de vous lire pour établir ce diagnostique.
      Par contre Maurice, si je ne partage pas toutes ses opinions, je vois en lui un homme respectueux, dialectique et qui montre du communisme français un visage historique méconnu, humain, qui donnerait presque envie d’adhérer. Tout l’opposé de vous.

      totoLeGrand Le 2 juin 2015 à 23:23
    •  
    • @ Monsieur Toto le Grand hardi du FN, qui se donne des libertés sur ce site : voici ce que Laurel répond souvent à son compagnon : "- Mais Hardy, enfonce-toi cela dans le crane, que je suis moins bête que tu en as l’air !..."

      Aubert Sikirdji Le 3 juin 2015 à 02:00
    •  
    • Me repeindre, sans appel, en « hiérarque » ? Et l’autre qui ricane et renchérit derrière, le chéri de serre-vis, qui ne rêve que de se retrouver « enfin seuls » entre flatteur et celui qui l’écoute..., opportuniste extrêmement à droite, se croyant extrêmement adroit, qui se permet de rajouter : ...en « apparatchik stalinien » ?!?!... Ce n’est pas très chic de me faire ça !... C’est pas vraiment loyal..., et vous y mettre à deux « gendarmes »... ne prouve rien : C’est de fait, de faire INVOLUER une discussion en RETOURNANT l’interlocuteur en ce qu’il n’est pas qui relève des vieux procédés staliniens réactionnaires... Mr. Maurice, vous me devez des excuses !... Doublement : à cause du procédé, et aussi de laisser cet individu, pour qui communisme = nazisme, au détriment du premier terme de l’équivalence, ...se solidariser avec vous...
      Les communistes ne réfléchissent pas assez à ce que c’est que ce comble du paradoxe :...à savoir RENDRE les choses IMPOSSIBLEs, sous couvert du SLOGAN de les rendre possibles...
      Parce que cette technique de menace et « d’avertissement » de l’autre, qui consiste en réalité à L’INVERTIR en son contraire (toute ma vie militante témoigne pour montrer que devenir un « hiérarque » est une limite que j’étais, au contraire, incapable de franchir, toute ma vie de travail je me suis opposé, à mes frais, aux comportements de pouvoir...)... cette technique qui consiste à le prendre pour un autre, voir pour des autres, auxquels on « l’analogise » et auprès desquels on le catalogue, ...c’est en rester à un stade basal de la pensée-pataugeoire..., c’est lui faire injure, et du coup diffamer la réalité que celui que l’on se permet d’isoler, après qu’on l’ait « diagnostiqué » comme problématique, a su créer autour de lui...
      C’est fabriquer sinon du parti de l’étranger, du moins du parti de l’étrangeté !... Ainsi altérer le débat, c’est le mettre dans une nasse, ...et du coup, oui, le rendre impossible !... C’est une saloperie. Parce que c’est renvoyer ce débat dans une sale eau, l’encager dans une sale « origine » purement imaginaire, et faussée... C’est passer du désir que « tout baigne » à la réalité du « rien ne va plus »... Car lorsque le débat blesse, inutilement... Il ne fait pas que blesser, il RUINE et décourage l’élaboration collective... Il ne fait plus l’Histoire, il fait des histoires, où l’on s’enferme...
      Aucune « agressivité gratuite » dans ce que j’écris ici. Pas non plus de hors-sujet. Je décris UN PROCEDE, j’espère de manière un tant soit peu instructive. La question pour « les rouges » de s’émanciper historiquement de la gangue stalinienne est essentielle et ne se résume pas à des annonces de « changement », depuis 40 ans, des cocos..., qui se dispenseraient d’analyses historiques serrées, comme d’une réflexion pertinente (et non idéaliste) sur les comportements militants...
      Il est un fait que discuter sur la toile n’est pas la situation idéale pour le « respect ». Il faut le savoir. Nous sommes tous portés aux raccourcis. Je ne dis pas que je suis un saint, ni « parfait » dans mon expression, mais il est paradoxal et injuste que ce soit moi, qui refuse justement que l’on voit de la haine partout, qui fait effort pour la fertilité des échanges, ...et qui n’ai rejeté personne à part un provocateur d’extrême-droite (mais je suis capable de « faire un effort » d’expression, même envers lui...), qui soit celui contre lequel, Maurice, vous vous RETOURNIEZ !...

      Aubert Sikirdji Le 5 juin 2015 à 12:05
  •  
  • Les débats sont évidemment encouragés dans les commentaires des articles de regards.fr, mais, faut-il le rappeler, dans les limites de la courtoisie et du respect des autres contributeurs. Les messages recourant à l’insulte ou relevant d’une agressivité gratuite sont et seront supprimés.

    Chacun est, d’autre part, invité à rester dans le cadre défini par le sujet de l’article plutôt qu’à en prendre prétexte pour relancer de sempiternels et stériles débats qui dégénèrent trop souvent dans l’invective. Il existe, ailleurs sur le Web, suffisamment d’espaces d’expression pour que notre site ne soit pas accaparé de la sorte.

    Jérôme Latta, rédacteur en chef de regards.fr.

    Jérôme Latta Le 3 juin 2015 à 13:41
       
    • Merci, Jérôme Latta, d’avoir supprimé mon post exagéré.
      Car il se trouve que je suis de ceux qui militent contre la réciprocité des intolérance... (tout en pratiquant "l’intolérance envers l’intolérance", ce qui est un sport périlleux, mais nécessaire, si l’on ne veut pas se contenter de camper dans un humanisme de confort...)
      Ceci dit, la fascisation des esprits n’est pas non plus acceptée par Pascale Fautrier.
      ...Il arrive qu’à se sentir parfois un peu seul l’on perde momentanément ses capacités de patience intellectuelle et les pédales de la bonne expression requise, tout est affaire d’entrainement...
      Et de savoir parfois, je le reconnais, respirer avant d’écrire...

      Cordialement,

      Aubert Sikirdji

      Aubert Sikirdji Le 4 juin 2015 à 14:43
    •  
    • P.S. : ...Pour ce qui est de la courtoisie, je renvoie par exemple à la teneur constructive de mon échange avec Pascale Fautrier, sur ce site, le Le 4 novembre 2014 à 14:54 (+ sa réponse Le 4 novembre 2014 à 16:20), sous l’article " L’Ère du Peuple de Jean-Luc Mélenchon : une note de lecture", ici : http://www.regards.fr/web/l-ere-du-peuple-de-jean-luc,8024

      Aubert Sikirdji Le 4 juin 2015 à 14:54
  •  
  • @ Totolegrand-opportuniste-d-extreme-droite,
    Vous pouvez toujours « diagnostiquer » cela comme un déplorable atavisme ayant produit « une structure psychologique d’illuminé »...
    Oui, je vous le confirme, ...je suis et resterai « un rouge »...
    Et donc, ...en fonction de nos précédents échanges, en l’occurrence à propos du « principe de réalité », qui s’opposerait à celui de plaisir et d’illumination soixante-huit-tardif (un « principe de réalité » dont on nous rebat aujourd’hui les oreilles pour imposer « les réformes structurelles » sadiquement, et prétendument « nécessaires », et auquel des esprits comme le mien prétenderaient illusoirement pouvoir déroger), car c’est de cela qu’il s’agit, je vous propose de lire ces quelques phrases, écrites en ce petit matin, pour faire une petite mise au point, en vous priant de bien vouloir me pardonner d’avoir toujours l’air d’avoir réponse à tout :
     Non ! ...Le dit « communisme », -...et le dit Maurice, que vous semblez estimer, à vous croire, malgré tout ce qui vous sépare, pourrait vous le dire lui-même...-, n’est pas qu’un big fantasme obsolète, une lubie collective, irréaliste et, comme vous le dites souvent, a-pragmatique,... une utopie monstrueuse, ubuesque et sanglante ayant inverti et perverti le principe espérance,... dont non seulement l’humanité aurait trop tardé à se débarrasser, dans la mesure où ses « réalisations » étaient manifestement trop idéalistes et volontaristes pour ne pas s’effondrer comme châteaux de sable (d’autant plus violemment et soudainement que ses suppôts psychorigides, ...en ayant cru pouvoir, en son nom, ériger en réalité des « contre-sociétés », croyaient aussi pouvoir ne plus douter "scientifiquement" de rien !...),
    ...Un fantasme, autrement dit, criminel, dont il serait aussi bien indispensable d’exterminer dans l’œuf la moindre des résurgences, ou ressemblance, s’en réclamant peu ou prou, vu les précédents !...
    Car une première remarque s’impose : que les réacs en tous genre ne se réjouissent pas trop vite (à l’échelle de l’Histoire), de ce qui se répète à l’envie dans les média, par une formule toute faite, comme ayant été un effondrement « du » communisme... Car, au-delà du constat, non anodin mais insuffisant, lorsque l’on parle « des crimes du communisme », du fait que ce sont des communistes eux-mêmes qui s’y sont retrouvés pris au piège et victimes de « leur idéal » instrumentalisé...(d’aucuns pourraient se dire : « -c’est bien fait pour eux !... »), il n’est nulle preuve actuelle que l’effondrement de « l’hypothèque » communiste, si l’on veut bien entendre ce que j’écris là, ne soit pas une chance, précisément pour l’hypothèse communiste, une chance, pour elle la première, qui aurait même un peu trop tardé !!!... Etant « un » communiste -(je préfère dire cela à « étant communiste », ça fait trop religieux...)-, ... il se trouve que je ne suis pas de ceux qui parlent de « la chute du mur de Berlin » comme d’un traumatisme, bien au contraire, ni comme d’un effondrement de mes convictions !!!!... Pas du tout !... Et j’affirme cela sans opportunisme aucun, non non :... je vous prie de le croire !...
    Pointons « en passant » le fait suivant, qui est que si le « néolibéralisme » s’est soutenu d’un genre de nouvelle croisade idéologique, d’une « nouvelle guerre froide », si l’on veut,... par laquelle il aurait définitivement disqualifiée cette sinistre hypothèque, telle une emprise du « Mal », qui aurait pris une grande partie de la planète en otage..., un phénomène bel et bien réel a confirmé néanmoins en parallèle, et même relancé massivement l’hypothèse communiste : ...à savoir l’extension de la révolution informationnelle !...
    Sans se faire, à nouveau, d’illusions « automatiques » et mécanistes, sur ce que celle-ci implique d’élans inédits de gratuité, force est de constater qu’un logiciel, ça peut se COPIER !... Ça peut se transmettre sans que pour autant son précédent possesseur en soit dépossédé !!!... C’est vraiment une révolution des possibles !... Une considérable actualisation de l’idée de PARTAGE...(n’ayant pas besoin de la médiation étatiste)...
    Mais, ceci posé : en même temps, ...il serait en réalité très prétentieux de faire comme s’il n’avait fallu n’attendre qu’aujourd’hui pour que le communisme puisse apparaître comme un tant soit peu quelque chose d’un mouvement, qui ait à voir avec le réel !... Il ne faut pas délirer en sens inverse, par une sorte de nouvel anachronisme opportuniste !....
    Si l’on prend vraiment de la hauteur spatio-temporelle :
    Déjà, il faut dire qu’accuser « le communisme » ne dédouane pas le capitalisme, lui le premier, de nous placer dans une « schizophrénie »... : qui prétend qu’il ne serait pas, lui le premier, « hors-sol » ? ...Car le capitalisme est un ordre très paradoxal : tout à la fois « hyper-réaliste », et déréalisant : « objectiviste » par le bas ( par les « règles » incontournables, dites « du marché »...), et « subjectiviste » par le haut ( par l’illusion du « c’est mon choix »...) Que d’oxymores, pour qui se donne la peine de l’observer, sont régulièrement convoqués pour la politique de sa « gouvernance » !!!!...
    De fait, s’il existe une « mission historique » du communisme qui reste et perdure plus que jamais, ce serait bien de résoudre tendanciellement l’opposition et le divorce entre l’objectif et le subjectif..., en vue de libérer l’imagination, pour sortir de l’imaginaire marchand, dans une vision « démocratique-nouvelle » et élargie de la dite « réalité » : une vision, oui, tendanciellement (ce tendanciel est très important) « totale »... Qui d’ailleurs n’a pu se faire, naguère, totalitaire, que par un passage à la limite , de l’imagination , produisant un mirage, un somnambulisme collectif de la raison...

    Aubert S. Le 16 juin 2015 à 10:27
       
    • Cela ne suppose pas que l’on prétende « mettre le rêve de côté » !... Comme si l’on pouvait s’en vacciner !... Quelle fatuité ! ...Au contraire, « il faut rêver » !... ( Comme le disait Lénine : prendre ses rêves au sérieux, mais rester sérieux avec ses rêves...) Envers et malgré les rituels répressifs dont nous avons tous hérité, du genre « -Eh, Toto, tu rêves ? – Rends-toi utile !... »
      Exemple extrait de René Char (« Partage formel ») :
      « L’imagination consiste à expulser de la réalité plusieurs personnes incomplètes pour, mettant à contribution les puissances magiques et subversives du désir, obtenir leur retour sous la forme d’une présence entièrement satisfaisante. C’est alors l’inextinguible réel incréé. »
      On ne supprimera jamais, en définitive, le pouvoir créatif et reconstructeur de l’illusion. La question, c’est de savoir s’en sauvegarder, lorsqu’elle se fait mirage, pas de s’en affranchir... Tous ceux qui prétendent avoir définivement et complètement « traversé le fantasme », ne sont-ils pas en « réalité » des imposteurs, porteurs des nouveaux et réels dangers d’épuration ?!?...

      Aubert S. Le 16 juin 2015 à 17:18
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