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Accueil > Monde | Par Clémentine Autain, Danielle Simonnet, Elsa Faucillon | 29 novembre 2017

70 ans après, la France doit agir pour la paix entre Palestiniens et Israéliens

Les députées Clémentine Autain (FI) et Elsa Faucillon (PCF) et la conseillère de Paris Danielle Simonnet( PG) appellent le président de la République à reconnaître l’État palestinien, seule voie possible vers une paix durable et équitable.

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Le 29 novembre 1947, les Nations unies optaient pour la coexistence de deux États au Proche-Orient, en votant la proposition de plan de partage de la Palestine mandataire. L’un, Israël, a vu le jour immédiatement, quand David Ben Gourion déclara unilatéralement son existence en 1948. L’autre, la Palestine, n’en peut plus d’attendre sa reconnaissance. 

Déjà 70 années se sont écoulées, 70 années de négation des droits du peuple palestinien et de résolutions des Nations unies non respectées. Au-delà des discours et des vœux pieux, l’engagement international, y compris celui de la France, demeure faible. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, n’a posé aucun acte, n’a encore rien dit pour que soient mises en œuvre les résolutions de l’ONU, pour que soit dégagée une solution de paix durable entre Israéliens et Palestiniens. 

Toutes ces décennies perdues ont laissé place à un processus permanent de colonisation agressive de l’État d’Israël, en violation complète du droit international et des droits humains, qui a transformé les territoires palestiniens en véritables bantoustans. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’attendre plus encore, alors que la perspective d’une solution à deux États est chaque jour un peu plus remise en cause par une stratégie de fait accompli. 

Remplacer les murs par des ponts

De telles politiques sont inacceptables : elles font le jeu des fauteurs de guerre, elles radicalisent dangereusement les positions des uns et des autres. Seule la reconnaissance d’un État palestinien au côté de l’État israélien permettra de sortir par le haut de cette impasse.

Il est temps de remplacer les murs par des ponts. Car cette situation pénalise au premier chef les populations, notamment dans les camps de réfugiés ou comme à Gaza, qui fait face à une crise humanitaire sans précédent, ou encore en Israël, où les associations qui militent pour la paix sont largement marginalisées malgré leur travail essentiel.

Il est temps que la pression internationale permette la libération des prisonniers politiques. Symbole de cette politique, notre compatriote Salah Hamouri est une nouvelle fois détenu et vient d’atteindre les cent jours de détention. Les autorités israéliennes, aux funestes couleurs de l’extrême droite, durcissent le ton et les actes. Ainsi une délégation d’élus, dont de nombreux parlementaires français, a dû renoncer à sa venue à Jérusalem et en Cisjordanie. La France doit donner de la voix pour que de telles menaces ne puissent peser sur la démocratie. 

En 2014, l’Assemblée nationale et le Sénat avaient voté une résolution historique demandant au gouvernement de reconnaître l’État palestinien. Il n’en a rien été. Alors que 137 États dans le monde ont procédé à la reconnaissance de l’État de Palestine, la France ne saurait être à la traîne. Reconnaître l’État palestinien, ce n’est pas prendre position pour l’un des deux peuples, mais au contraire la simple application du droit, de la justice et de l’humanité. 

Clémentine Autain, députée FI
Elsa Faucillon, députée PCF
Danielle Simonnet, conseillère de Paris PG

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Vos réactions

  • Tout simplement : bravo ! Et merci.

    Luc Quinton Le 29 novembre à 14:03
  •  
  • Il est tout à fait admirable de defendre le peuple palestinien de ce que lui fait Israel, au niveau international.

    Il es tout à fait scandaleux de la part d’Israel de reproduire ce que lui ont fait les nazis en Pologne, non pas dans l’extermination du peuple juif, mais en lui mettant un mur, en lui coupant l’eau, l’alimentation, etc ...

    Il est de tradition pour la gauche de defendre le peuple Palestien et surtout depuis des decennies par le PCF.

    bdpif Le 29 novembre à 16:45
       
    • Le PCF est mal placé pour donner des leçons de morale. Il peut donner à la rigueur des leçons de marxisme-léninisme. Que faisait le PCUS, dont il était le vassal, au peuple hongrois, au peuple allemand dans l’ancienne RDA ? Que faisait-il aux peuples soumis à son pouvoir direct en URSS ? Le PCF approuva ces politiques. A-t-on jamais vu un régime communiste respecter le droit des peuples ? Le mur israélien en Cisjordanie est odieux. Le mur de Berlin était-il défendable moralement ?

      Glycère Benoît Le 30 novembre à 06:18
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    • Oui, vous avez hélas raison et encore vous êtes pudique sur le sujet, impossible de vous contredire. Mais juste souligner que c ’était l’ancien PCF, celui de George Marchais ...
      Ce n’est plus le même PCF.

      @Clementine Autin

      Heu, je viens de vous voir dans les extraits de l’émission politique de Jean Luc Melenchon,dans le public, bon, je pense que pour l’internationale, c ’est mal placé de vous présenter sous étiquette de la FI. D’une part on a vu Jean Luc Melenchon, odieux, haineux et violent dans ses propos contre une vénézuelienne, et on va même pas parler de ces positions sur la Syrie.

      Pour l’internationale, présentez vous sous l’étiquette "Ensemble", votre parti, mouvement, vous y gagnerez bien plus en crédibilité et en confiance de la part des gens.

      bdpif Le 1er décembre à 15:30
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    • Merci aux sempiternels "moins j’en ai, plus je l’étale", aux baveux incontinents, bdpif, Glycère B. et autres trolls mops de transformer toute tribune en fosse à purin. On a les plaisirs qu’on peut .

      René-Michel Le 4 décembre à 11:16
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    • @René-Michel. Ah ? Je ne fais rien d’autre que ce que vous faites vous-même : poster, librement. Si ce simple fait est de la cuistrerie, en vue de transformer tout forum de discussion en fosse à purin, vous la pratiquez aussi, dans le même but. Sinon vous ne jugez dignes de respect que les opinions voisines de la vôtre. C’est ça ? Voilà alors une conception du débat politique à l’opposé des principes de la démocratie. Seriez-vous heureux de vivre dans les pays où elle est absente ? La France n’en faisant pas partie, adaptez-vous.

      Glycère Benoît Le 4 décembre à 15:24
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  • "mieux vaut tard que jamais !" Jusqu’à présent, cédant au lobby sioniste , les gouvernements successifs retardent cette reconnaissance de l’État palestinien par la France. Une fois de plus, on peut constater que "la patrie des droits de l’homme" , prompte à donner des leçons aux autres ,ne donne pas l’exemple. 70 ans ont passé , marqués par la négation des droits du peuple palestinien et le non respect des résolutions des Nations unies par l’État israélien , sans qu’aucun président de la République française n’ait fait quoi que ce soit de concret pour qu’il en soit autrement. Il faut donc saluer et soutenir cette initiative unitaire venue des rangs de la gauche alternative . Puisse-t- elle ne pas être une nouvelle action vaine !

    Moshe H Le 29 novembre à 18:48
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  • Bonjour
    Pour moi , tous ces discours son des belles paroles, qui entérine un état de fait, le peuple palestinien, écrasé, vaincus, dispersé.
    La paix pour qui ? ,pour quoi ?...un Etat , quelle Etat ? ...un Etat croupion, symbolique. Pour qu’il, y est Etat , , il faut aux Palestinien un territoire viable....le quelle, avec des frontière reconnue !. ?. On est dans des pures déclaration d’intention, et une belle hypocrisie. Relisez simplement l’intervention de madame isabelle Avran dans les médinales de Regards : le Liban est un terrain de jeux...mais a la fin elle parle de la Palestine.
    Allez soyez sérieux, ou sérieuse Madame Autain et consort !

    bob Le 30 novembre à 14:50
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  • Aucune chance avec un président qui, comme le précédent, considère l’anti-sionisme comme de l’anti-sémitisme, qui a osé inviter le Premier ministre d’Israël, et a appelé "cher Bibi" ce criminel.
    Oui, il a osé dire : " nous ne cèderons rien à l’anti-sionisme car il est la forme réinventée de l’anti-sémitisme". Ce qui est s’aligner sur la propagande du lobby juif,

    edrobal Le 1er décembre à 18:55
       
    • Lobby juif ? Vous voulez dire "lobby sioniste" je suppose...

      Carlos Le 2 décembre à 11:07
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  • J’ignorais qu’il pouvait y avoir des Palestiniens pro-sioniste !!!
    Étant contre toute forme de censure, je refuse de m’auto-censurer. Donc, Carlos, vous supposer faux.

    edrobal Le 2 décembre à 11:32
       
    • "Lobby juif" est essentilisant et ramène les agissements de quelques uns à toute une communauté religieuse... Ca ne vous rappelle rien ? Tandis que "lobby sioniste" se rapporte à un volonté partagé convergeant vers un objectif.

      Carlos Le 3 décembre à 12:00
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  • Il ne faut pas avoir des "pudeurs de gazelle" pour nommer les choses. Alors, je vais vous mettre les points sur les I. Le sionisme est une idéologie d’essence religieuse qui nous ramène au peuple élu et autres fadaises théologiques. Le sionisme est essentiellement porté par les extrémistes juifs. Donc vos circonlocution n’y feront rien, votre "lobby sioniste" est un "Lobby juif". Juif au sens religieux car pour avoir la nationalité Israélienne, il faut être de cette religion ou être palestinien. Bien sûr il y a aussi des athées mais ce ne sont sûrement des lobbyistes du "Grand Israël",

    edrobal Le 3 décembre à 12:16
       
    • Circonvolutions ? Pudeur de gazelle ? D’après la logique que vous exprimez là, j’imagine qu’au même titre que juif = sioniste ( ce que tout sioniste aimerait en soit qu’il en fut), pour vous islamiste = islam... Ou sinon, c’est que vos principes sont à géométrie variable et ne sont la que pour conforter votre vision du monde.

      Carlos Le 3 décembre à 12:54
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