Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 3 février 2017

Arguments désespérés en défense de François Fillon : une anthologie

Débâcle des éléments de langage et d’une stratégie de communication qui n’a fait qu’aggraver son cas : devant des faits accablants, les défenseurs de François Fillon ont perdu pied, se livrant à un festival de justifications oiseuses. Best of.

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Quelle qu’en soit l’issue, le "Pénélope Gate" aura eu le mérite d’agir comme le révélateur de la panique qui s’est emparée des défenseurs de François Fillon, mais aussi de leurs conceptions profondes de la démocratie et des responsabilités publiques telles qu’ils les exercent. Florilège, crescendo.

Argument "Je n’ai rien à me reprocher"

« Je veux vous dire que je n’ai rien à me reprocher », a déclaré François Fillon devant les parlementaires LR, mercredi. C’est plus qu’un argument, c’est la position cardinale de l’ancien premier ministre, le postulat de sa défense qui proscrit toute reconnaissance de responsabilité, même partielle. Dès le 25 janvier, Florence Portelli en posait les bases : « Je ne vois pas où est le problème » et « il n’y a rien d’illégal ». Hier, Damien Abad, lui aussi porte-parole, estimait que si Fillon « parfois, se défend mal », c’est parce qu’il « n’a jamais été en lien avec les affaires ».

Argument : "Où va-t-on si nous ne sommes plus au-dessus des lois ?"

« Les parlementaires ont une enveloppe et ils font ce qu’ils veulent », a laissé échapper François Fillon. Soutenu par François Goulard (« Juger de l’effectivité de leur travail doit-elle (sic) être soumise à l’appréciation des juges ? Il est permis d’en douter »), Julien Dray (« Si la justice peut se mêler du travail de mon assistant parlementaire, quelle est ma véritable liberté ? ») ou encore Michèle Alliot-Marie (« Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un a un travail à effectuer et qu’il l’effectue bien, on n’a pas besoin – et c’est même dangereux – de regarder qui il est exactement »). La palme à Philippe Vigier (UDI, porte-parole de Fillon) : « Les puissants ne sont plus protégés, les politiques ne sont plus protégés ».

Argument "La démocratie est en danger"

« Cette intrusion de la justice dans le domaine politique pose un véritable problème institutionnel », lance François Goulard, président LR du Conseil départemental du Morbihan qui n’hésite pas à réinterpréter le principe de séparation des pouvoirs, qui « ne devrait pas être un vain mot ». René Dosière, député apparenté PS, « trouve que c’est une procédure inhabituelle qui peut porter atteinte à l’indépendance du Parlement ». La séparation des pouvoirs, ce serait donc l’interdiction pour la justice de regarder dans l’arrière-cuisine des politiques. On dirait plutôt que ceux qui mettent vraiment la démocratie en danger se sentent en danger à leur tour.

Argument "Salauds de journalistes"

« Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups », a clamé François Fillon à la Villette, qui évoquera aussi une « meute » à Charleville-Mézières. Pas celle des chiens de garde. « Avez-vous l’intention de feuilletonner longtemps ce poison lent qui influe sur l’élection ? », a demandé Ruth Elkrief, inquiète des effets délétères de l’affaire, au patron du Canard enchaîné.

Argument "C’est un coup des juges bolcheviques"

Selon François Goulard encore, « les juges aujourd’hui s’arrogent le droit de faire ou de défaire un président de la République » (Fillon le serait-il déjà ?). Ceci alors que les juges d’instruction sont « par hypothèse politisés ». Même que « certains pourraient être tentés de penser que la magistrature est d’autant plus encline à sortir de son rôle qu’elle est incapable de remplir la mission que lui assigne la société ». C’est-à-dire pourchasser les vrais délinquants, pas ceux qui tapent dans les caisses publiques en toute respectabilité.

Argument "C’est une odieuse machination"

« C’est un coup d’État institutionnel de la gauche au pouvoir », a lâché à ses équipes François Fillon qui, décidément se croyait déjà à l’Élysée. Il se dit victime d’une « opération de calomnie », « organisée, professionnelle », d’attaques « soigneusement mijotées dans les arrière-cuisines des officines ». Français, la présidentielle est « prise en otage » ! Dans le communiqué des députés LR, on retrouve les loups et les otages, mais aussi un « pilori » et un « bûcher » ainsi qu’une « tentative de mise à mort ».

« À qui profite le crime ? Au pouvoir », accuse Éric Ciotti, qui désigne l’Élysée. Nathalie Kosciusko-Morizet ou Yves de Kerdrel (Valeurs Actuelles) jugent douteux le timing des révélations. Auraient-ils souhaité qu’elles interviennent plus tôt, pensent-ils que les faits reprochés auraient été moins graves ? La question n’a pas été posée.

Argument "On va quand même pas changer le storytelling maintenant"

« Cela fait trente ans que François Fillon a géré toutes les collectivités, mairie, département, trente ans de vie exemplaire et du jour au lendemain, à trois mois des élections, il devrait porter sur ses épaules tout le fardeau des pratiques des parlementaires de la Ve République ? » Me Antonin Lévy, son avocat, mobilise la théorie du bouc émissaire. Damien Abad s’essaie à la méthode Coué, ou bien oublie de parler au passé : « François Fillon incarne la moralité publique ». Peut-être aux standards d’il y a dix ans, mais ils semblent en train d’évoluer très vite.

Argument "Pénélope, c’est le chat de Schrödinger"

« C’est une femme qui ne fréquente pas les couloirs de l’Assemblée nationale », a déclaré François Fillon – ce qui est embêtant pour une attachée parlementaire. Bernard Accoyer l’y a pourtant « vue souvent »… mais pas Bruno Retailleau : « C’est une élue sarthoise. Évidemment à Paris, on ne la voit pas ». L’avocat du couple a tenté de dire que « le travail de collaborateur parlementaire (…), c’est parfois quelque chose de moins tangible, de moins matériel mais qui pour autant est tout aussi réel quand on regarde les choses après coup ».

Elle était là, mais elle n’était pas là. Elle ne travaillait pas, mais elle travaillait. Elle n’était pas à Paris, mais dans la Sarthe (et inversement). Elle était à la permanence du député, mais la permanence était à la maison. Elle était l’assistante parlementaire de son suppléant quand lui était ministre – ou vice versa, on ne sait plus. Et, comble de malchance, impossible de remettre la main sur ses fiches de paie et ses contrats (dont elle ne sait plus si elle les a signés).

Argument "Les feux de l’amour"

« Je veux dire à Penelope que je l’aime ». Lors de son meeting à La Villette, François Fillon n’a pas manqué d’évoquer l’amour qui le lie à son épouse, bouleversant ainsi Laurent Delahousse qui, au JT de France 2, a demandé à François Baroin comment il expliquait « cette émotion qu’on a tous ressentie en écoutant François Fillon ». Si l’amour n’excuse pas tout, peut-être le candidat LR envisage-t-il déjà de plaider le crime passionnel devant les juges.

Argument "François est victime de son milieu"

« On peut avoir de jeunes étudiants qui se tournent vers leur père en disant : "Toi qui peux tout, tu peux peut-être nous aider à travailler". Ce sont des choses qui arrivent dans toutes les bonnes familles », a déclaré Gérard Longuet, compréhensif. Voici un surprenant retour de l’excuse sociologique au sein de la droite.

Reconnaissons à cette défense sa légitimité : expliquer n’est pas excuser, et il n’y a pas de raison que les bourgeois délinquants échappent plus aux déterminismes sociaux que les pauvres délinquants. On dira même que le problème réside précisément dans un environnement qui se considère au-dessus des lois et a un rapport à l’argent particulier. Merci Gérard, donc.

Argument "Y a pas mort d’homme"

Popularisé par Jack Lang à propos de l’affaire DSK, il est repris par l’inénarrable François Goulard : « Si notre candidat avait tué père et mère, l’intervention de la justice ne souffrirait aucune critique ». Mettons ça sur le compte de l’attachement de la droite fillonniste à la famille.

Argument "C’est un homme blessé"

« Il a été touché, il a été heurté… C’est rare de le voir comme il a été cet après-midi. À plusieurs reprises, très ému… », s’alarme Laurent Delahousse, réconforté par François Baroin : « Il a laissé transparaître son émotion, mais il a été fort ». Ruth Elkrief, elle, est tout en empathie : « Comme femme, je ressens une forme de solidarité au sens où Penelope Fillon n’a pas demandé à se retrouver au milieu de cette tempête et elle est assez bouleversée ». Les irresponsables qui révèlent de telles turpitudes devraient y réfléchir à deux fois : ils font du mal à leurs auteurs.

Argument "C’est une femme sacrifiée"

« Quand vous avez une épouse ou un conjoint qui se sacrifie pour soutenir son élu, que peut-il faire d’autre que d’en être le collaborateur ? », interroge Gérard Longuet. « En milieu rural, le rôle de l’épouse et celui de l’assistante parlementaire sont difficiles à distinguer », témoigne l’ex-député UMP de la Sarthe Pierre Hellier. Pour la spécialiste police-justice de BFMTV [1], « On peut comprendre le rôle que Pénélope Fillon a pu jouer auprès de son époux. Elle était à ses côtés en permanence, elle ouvrait le courrier ». Vous comprenez, explique encore Gérard Longuet, « Un élu comme François Fillon a une responsabilité vis-à-vis de celle qui s’est sacrifiée pour lui, pour qu’il puisse avoir une circonscription tenue, une vie équilibrée, un soutien ».

Tous semblent plaider pour le salaire des femmes au foyer : mieux que ça, ils justifient son application anticipée. En plus, « dans le secteur privé, elle aurait gagné deux fois plus d’argent », ajoute Longuet. Les assistants parlementaires, « C’est l’un des rares cas où les femmes sont mieux payées, c’est un motif de fierté. » : Gérard Larcher tente un double salto arrière, mais la réception est difficile.

Argument "Les heures les plus sombres de l’histoire"

« J’ai connu un régime en Europe centrale dans lequel, à partir du moment où on était l’enfant de quelqu’un de diplômé, on n’avait pas le droit d’aller à l’université : c’était le régime de Ceausescu. » Michèle Alliot-Marie atteint ainsi une version du point Godwin que l’on pourrait rebaptiser point Staline. Un instant, on crut que François Fillon allait évoquer le pacte germano-soviétique : « Cette opération ne vient pas de chez nous, pas de notre camp. Cette affaire vient du pouvoir. Ils font prendre à notre pays un énorme risque, celui de voir les extrémismes arriver ».

Argument "D’façon c’est trop tard"

« Les électeurs se sont prononcés. Quatre millions de Français se sont prononcés » ; « François Fillon a la force de près de quatre millions d’électeurs qui ont voté pour lui, cette force doit être respectée ! » François Fillon et Éric Ciotti exagèrent d’un million, mais on n’est plus à ça près. « Il n’y a pas de plan B, il y a un plan F qui s’appelle Fillon », renchérit Xavier Bertrand (qui n’a heureusement pas évoqué de plan X). On peut aussi penser que le plan F est foutu.

Argument "rien à foutre"

« Sois candidat même si tu es mis en examen : regarde, moi, je m’en fous ! » C’est Serge Dassault, mercredi, qui a encouragé en ces termes le futur ex-candidat de la droite. Las, le lendemain de ces propos, Serge Dassault est condamné à cinq ans d’inéligibilité et deux millions d’euros d’amende pour blanchiment de fraude fiscale.

* * *

Le spectacle donné lors des derniers jours aura donc été total, et la défense de François Fillon n’aura fait que le trahir un peu plus. C’est-à-dire trahir une conception de la vie publique qui fait de la France la risée de la plupart des autres démocraties – où un retrait immédiat et des excuses constitueraient la seule option envisageable, indépendamment de la "légalité" des faits.

Le pire est probablement que l’intéressé doit se sentir réellement innocent et injustement attaqué : c’est dire l’ampleur du désastre démocratique actuel. On peut aussi voir dans cette affaire le signe qu’une époque s’achève – sans être sûr que la suivante sera meilleure.

Notes

[1Citée dans cet article de Samuel Gontier, dans lequel on trouvera une belle compilation de plaidoyers.

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Vos réactions

  • Sans oublier la réaction de Dominique Bussereau, soutien de François Fillon, qui juge sur LCP que si on interdit aux politiques d’employer leurs conjoints "il faudra le faire pour les épiciers, les bouchers".
    On a envie d’ajouter...
    Epicières, bouchères, qui, comme chacun sait, occupent des emplois fictifs pour lesquels elles sont payées plus de 7000 € mensuels, prélevés sur les fonds publics...

    MULTEAU Le 3 février à 10:52
  •  
  • Argument « elle nettoie même les chiottes de la permanence ».
    (Patrice Carvalho, député PCF de l’Oise à propos de sa femme et assistante parlementaire).

    Durruti Le 4 février à 12:00
  •  
  • Bref.. Fillon est cramé.
    En quoi c’est une bonne nouvelle pour la gauche ?
    Il faut être un peu daltonien en politique pour ne pas distinguer une manœuvre de la droite qui veut miser sur un autre cheval.
    La qualification de cette caricature de réactionnaire psychorigide était une erreur de casting évidente pour la droite, aujourd’hui on entube les gens avec la cool attitude bien plus efficacement.

    Dernier exemple en date ; Hollande, il a été un maître escroc avec son air maladroit, hésitant, il l’a joué très fine et fait passer la loi El komri, sans faire AUCUNE CONCESSION !

    Ou alors il faut la jouer autoritaire et clown exubérant à la trump/berlusconi voire sarkozy.

    Fillon est tellement caricatural et antipathique, à part pour la frange catos réac, que c’était le rêve pour la gauche de l’avoir comme représentant de la droite, il aurait jamais réussi à bluffer le populo comme Sarko l’avait fait ni comme le vieux renard Juppé, en endossant le rôle du vieux sage expérimenté, l’aurait probablement réussi aussi.

    La gauche a vraiment trop tendance à prendre la droite pour des cons et ça risque encore de nous couter cher.. avec des psychopathes comme macron ou lepen qui rodent.

    Arouna Le 4 février à 12:05
       
    • Arrétez de nous sortir vos salades, même pas lu l’intégralité de votre post, juste lu une première phrase " Hollande, il a été un maître escroc avec son air maladroit, hésitant"

      Je crois que vous êtes un beau menteur pour nous vendre votre Melenchon, toujours sur le même principe "Casser l’adversaire, et s ’en récupérer les décus"

      En quoi Hollande, après Sarkozy a t’il été un escroc, a t’il détourné de l’argent ? S ’est il pris des vacances au frais de l’état ? Ou s’est il pris des vacances , même. Vous êtes descendu à 9 % dans les sondages avec vos insoumis, vous demandez encore un million d’euros à vos militants, vous allez nous offrir des meetings holographiques avec cet argent dépensé inutilement. Arrétez vos salades, maintenant, personne ne vous crois plus.

      bdpif Le 4 février à 14:17
    •  
    • Qui parle de Melenchon ici à par vous ?

      Je dis que la droite réfléchit et change probablement de fusil d’épaule, parce que Fillon n’est pas du tout populaire ; on en entendait de toutes les couleurs sur lui dans des milieux de droite pas bourgeois, et depuis avant les affaires ; plein de gens ne voulaient pas de lui.

      Et puis si vous pensez que hollande ne nous a pas mis la plus belle saloperie patronale de ces dernière années à coup de 49.3 dans le cul c’est que vous êtes probablement doté d’un esprit de pardon vraiment exceptionnel cher Monsieur Dupif.

      Ou alors vous êtes un génie de la "real-politic"
      Allez savoir..

      Arouna Le 4 février à 14:49
    •  
    • Mais, pfff

      Voyons Arouna, sans vous en rendre compte, vous nous ressortissez les mêmes propos, comme d’habitude de la secte des témoins de Jehenchon. Oui, la loi Komri était une loi trop libéral, adaptée aux conditions économiques désastreuses de ce pays, delà à dire que c ’était un des plus grands président escroc de ces dernières années, non, c ’est du pipeau. IL vous a créé 60 000 emplois de fonctionnaires, il a donné le RSA au moins de 25 ans, il a voulu aider le peuple syrien quand ils ont appelés à l’aide, etc, etc ... C ’était pas la perfection au niveau économique, mais le chômage, c ’est pas lui qui l’a créé, les finances devastées par l’UMP, c ’est pas lui, non plus, l’argent des retraites pillés par Woertz, c ’est pas Hollande, non plus. Faut arrêter le Hollande Bashing créé par Melenchon, une semaine après les élections, afin de se récupérer les déçus du PS, et qui n’ a pas marché. De toute façon, rien ne marche avec jlm , même les legislatives qui ont suivis, nous ont fait perdre la moitié des députés de gauche. Et puis Hollande n’avait aucune envie d’être président, tout comme Juppé aprés Fillon, et personne n’aurait cru qu’il se représenterait , sauf Melenchon. Donc le Hollande Bashing, cà suffit, cà ne sert plus à rien, il ne se présente même pas. Aprés vous nous avez annoncé la mort du PS, et du PCF, et ben non, encore planté, c ’est vous les pro melenchon qui tombaient dans les sondages, et êtes deux fois moins puissant que le PS. On parle même pas de votre législative bidon, juste là pour parachuter un PG, et qui allait faire concurrence avec tout les candidats de votre principal soutien : Le PCF. Le Pen, est en première place, et vous vous en foutez, vous n’irez même pas voter contre elle, si c ’est un Hamon, ou un Macron en face . Concretement, vous et vos compères, ne servaient à rien dans l’espace Politique, vous ne faites que servir la droite et l’extrême droite qui se servent de votre démolition du PS et du PCF pour se ramasser des déçus de la Politique. Comme une maladie, ou un virus, vous êtes nuisibles à cette démocratie. Je suis désolé d’être aussi dur dans mes propos, ils ne vous concernent pas spécialement, mais tout les militants pro Melenchon, à l’origine du Hollande Bashing et qui répétent tous les même propos comme une messe. Cordialement.

      bdpif Le 4 février à 16:32
    •  
    • Pour la deuxième fois ;
      qu’est ce que Melenchon a à voir avec cette histoire ?
      Il s’agit de malfaisances compromettant le représentant des "républicains" non ?
      Vous accordez beaucoup d’importance à ce Jean luc Melenchon, il semble même que c’est obsessionnel.

      Ce JLM, n’est vraiment pas, et loin de là, une fin en soi Mr Dupif ; ce n’est que la proposition la plus crédible d’un début de relèvement.

      Concernant le ps, vous vous mettez le doigt dans l’œil il se relèvera une fois de plus, n’ayez aucune inquiétude ! il se remettra rapidement, contrairement à ses électeurs trahis.

      Quand au PCF, même si il y a beaucoup à dire sur son évolution c’est le SEUL ET UNIQUE parti politique français qui a fait avancer la cause depuis un siècle maintenant et donc attention à ne pas tout mélanger :
      Les communistes n’ont rien à voir avec les nains de la droite ps ou de la droite ump/lepen.

      Bien cordialement.

      Arouna Le 4 février à 19:52
  •  
  • Et puis ces affaires.. c’est quoi à part un os à jeter à la plèbe sans réelles conséquences graves pour les auteurs de ces malversations ?
    Dassault qui se vante d’avoir des escadrilles de casserolles au derrière et de s’en foutre ?
    Il a raison !
    Qui, en France, osera s’en prendre vraiment à lui ?

    Pasqua, balkany, chirac ou cahuzac (en version petit joueur) et tous les « very important peoples » ne vont JAMAIS en zonzon en France, absolument jamais ;
    Et si il n’y avait que les politiques et les grands argentiers..
    Si, par exemple, il vient l’idée à un demi sel du show biz de faire une vanne sur le comportement de Polanski ou de Woody allen avec les femmes, il se fait tomber dessus cash par tout le gratin culturel..
    On est à la cours de Versailles en France et les aristocrates et leurs courtisans n’ont jamais été vaincus !

    Et pendant ce temps à Bois d’Arcy ou à Fresne c’est pour des savonnettes de teuch que des jeunes ont leurs vies foutues en l’air.
    Alors en attendant le jour de justice où un Fidel Castro, un Lenine ou un Sankara mettra enfin à l’amende toutes ces ordures féodales c’est normal que dans les quartiers populaires un Tony Montana fasse plus rêver que le ènième sermon d’un politicard moralisateur mais complètement impuissant devant ce mur d’injustice.

    Arouna Le 4 février à 15:43
  •  
  • C’est curieux, ces braves gens étaient tous aux anges quand les grands groupes médiatiques, la justice et les institutions de la République Fédérative du Brésil se déchaînaient contre la présidente élue Dilma Rousseff, y compris en usant d’écoutes illégales…

    Zeca Le 17 février à 01:41
  •