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Accueil > Economie | Par Laura Raim | 14 mars 2017

Assurance chômage : la "révolution" très libérale d’Emmanuel Macron

En défendant une "assurance chômage universelle" financée par la hausse de la CSG, le leader de En marche ! cherche surtout à alléger les cotisations patronales et à remplacer l’ambitieux système de protection sociale hérité du CNR par un filet de sécurité minimal.

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"Universel" et "nationaliser" sont des mots en apparence bénins, voire de gauche. Ils doivent pourtant déclencher les sonnettes d’alarme, surtout quand ils sont prononcés par Emmanuel Macron. Ainsi lorsque le candidat "de droite et de gauche" à la présidentielle propose dans son programme d’instaurer une "assurance-chômage universelle" sous "gouvernance publique", l’arnaque est d’autant plus pernicieuse qu’elle n’est pas immédiatement détectable : car en théorie, on peut tout à fait applaudir son idée d’ouvrir l’assurance-chômage aux artisans, entrepreneurs, commerçants, agriculteurs et salariés démissionnaires. Il suffirait que les indépendants cotisent au régime général…

Ce n’est évidemment pas cela qu’il a en tête, puisqu’il entend remplacer les cotisations salariales chômage (2,4% du salaire brut) par une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) de 1,75%. Car ce qu’il veut, comme il le dit sans détour dans Les Échos, c’est sortir « d’un système assurantiel ou chacun se dit "j’ai cotisé, j’ai droit à être indemnisé" ». C’est-à-dire transformer une assurance sociale contributive (où chaque travailleur cotise pour ouvrir des droits) financée par cotisation, et gérée par les partenaires sociaux, en dispositif universel couvrant toute la population, financé par l’impôt, et donc contrôlé par l’État qui déciderait, sans avoir à consulter les syndicats, du montant et de la durée des indemnisations.

Fiscalisation de l’assurance chômage

« Le risque de cette fiscalisation de l’assurance chômage, c’est que les prestations soient universelles mais faibles, explique l’économiste Frédéric Farah, coauteur de Introduction inquiète à la macron-économie. On étend le nombre de bénéficiaires, mais on baisse les montants. C’est le modèle libéral qui existe par exemple au Royaume-Uni » : à partir de vingt-cinq ans, un chômeur touche au maximum 73,10 livres par semaine, quel que soit son revenu antérieur. Le fait que l’ex ministre de l’Économie prévoie d’économiser dix millions d’euros sur l’assurance chômage d’ici 2022 est un indice qui va dans ce sens… 

Cette logique assistancielle appliquée à l’assurance chômage constituerait une rupture majeure avec la philosophie de l’État social tel qu’il s’est construit après-guerre. Comme l’indique le titre optimiste du programme du Conseil national de la Résistance adopté en 1944, "Les jours heureux", il ne s’agissait plus d’assurer un simple filet de sécurité minimal, mais de garantir un certain bien-être social. Les prestations minimales, versées sous conditions de ressources, n’ont certes pas disparu – de nouvelles ont même été créées, comme le RMI –, mais elles ne représentent aujourd’hui que 5% de l’ensemble des dépenses de protection sociale.

[Lire aussi : "Macron : derrière les formules, quel projet politique ?"]

Pour mener à bien cette fiscalisation, Macron dispose de l’arme parfaite : la CSG. Introduit en 1991 par le premier ministre Michel Rocard, cet impôt proportionnel "pré-affecté", c’est-à-dire prélevé par l’État, mais obligatoirement destiné à financer la Sécu, est réputé plus juste car il ne "pèse" pas uniquement sur les salaires. Il est en effet assis sur les revenus d’activité (salaires, primes et indemnités diverses), mais aussi les revenus de remplacement (pensions de retraite, allocations de chômage, indemnités journalières), les revenus du patrimoine (revenus fonciers, rentes viagères), les revenus de placement (revenus mobiliers, plus-values immobilières) et les sommes engagées par les jeux. Déjà à l’époque de Rocard, les arguments de l’universalité et de la justice sociale avaient été mobilisés pour justifier son financement des prestations santé et famille, qui, depuis la CMU, concernent toute la population et non pas les seuls salariés.

« Comme au bonneteau, au début, le salarié est gagnant »

Conçue au départ comme un impôt à faible taux et transitoire, la CSG a été prolongée puis augmentée. Initialement fixé à 1,1% pour les revenus d’activité, son taux est passé, pour cette catégorie, à 2,4% en 1993, à 3,4% en 1996 et à 7,5% en 1998. Deuxième impôt de France derrière la TVA, la CSG rapporte aujourd’hui autour de 90 milliards d’euros par an, soit davantage que l’impôt sur le revenu. Elle constitue 20% des recettes de la Sécu, auxquelles s’ajoutent environ 14% d’autres taxes (tabac, alcool…), tandis que la part des cotisations sociales est passé sous les 58%. Le but de Macron est de continuer de réduire cette part – et le contrôle par les partenaires sociaux qui va avec – en étendant la CSG à la branche chômage de la Sécu. « Loin de "sauver" ou de "moderniser" notre modèle social en assurant son financement, l’extension de la CSG est le plus sûr moyen de le liquider », affirme Frédéric Farah.

« Le piège fonctionne toujours de la même manière, selon le principe du bonneteau », explique Christophe Ramaux, professeur d’économie à l’université Paris 1 et auteur de L’État social. « Sur le moment, il est légèrement avantageux pour les salariés de remplacer la cotisation salarié par la CSG. Comme cette dernière est assise à environ 75% sur le salaire, à 15% sur le chômage et les retraites et à 10% sur le capital, le salarié paie 75% de ce qu’il payait avant sous forme de cotisation. Le salaire net augmente donc un petit peu. Mais sur le long terme, c’est une dynamique inverse qui est enclenchée. »

L’économiste précise : « Historiquement, les cotisations employeurs et salariés formaient respectivement trois quart et un quart des ressources. Quand on augmentait la cotisation salarié (qui est déduite du salaire brut et donc réduit le salaire net) d’un euro, on augmentait la cotisation employeur (qui s’ajoute au salaire brut et donc réduit les profits) de trois euros. La CSG change tout : elle ancre l’idée que toute hausse future des dépenses pour la santé ou la famille sera financée par son intermédiaire et non plus par les cotisations. Or si on augmente la CSG d’un euro, l’effort repose à 75% sur les salaires, 15% sur le chômage et les retraites et seulement 10% sur le capital. »

Objectif : la baisse des "charges" patronales

Derrière le mirage d’un financement de la protection sociale plus "diversifié" mettant aussi le capital à contribution, la transformation des cotisations en CSG a surtout servi à transférer une part importante des cotisations employeurs en un impôt payé pour l’essentiel par les salariés. De fait, la part des cotisations patronales dans le financement des dépenses globales de protection sociale est passée de 62% en 1959 à seulement 44% en 2010. Autrement dit, sous prétexte de «  moins taxer le travail  », la CSG a organisé l’allégement des "charges" patronales. Accusées d’alourdir le "coût du travail" et de nuire à la compétitivité des entreprises et à l’emploi en France, les cotisations employeurs avaient surtout le mauvais goût, en tant que composante socialisée de la masse salariale, de rogner sur la part des profits dans la valeur ajoutée.

[Lire aussi : "Macron : la "révolution" dans la continuité"]

Les libéraux ont beau jeu de pointer que notre système contributif actuel perpétue les inégalités. De fait, un cadre a un meilleur chômage et une meilleure retraite qu’un ouvrier. « Il faut faire attention à un certain discours sur les inégalités, met en garde Christophe Ramaux. C’est vrai que le système libéral est en quelque sorte plus redistributif, mais c’est de la redistribution de queues de cerises ! La première mission des prestations sociales n’est pas la redistribution, mais la satisfaction d’une série de besoins pour tous et le maintien du niveau de vie, rappelle-t-il. C’est pourquoi les pensions de retraite, les indemnités journalières en cas de maladie et les allocations chômage dépendent du revenu antérieur, et c’est pourquoi il est légitime que les riches aussi aient droit aux allocations familiales, aux retraites publiques et à l’école publique gratuite pour leurs enfants. » 

Cela n’enlève rien à la nécessité de combattre les inégalités, bien sûr. Mais cela implique d’agir au cœur du réacteur : sur le partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits. Mais la hausse générale des salaires est étrangement absente du programme décidément ni de gauche ni de gauche du leader de En Marche !

@Laura_Raim

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Vos réactions

  • Voilà comment je vois les choses : ce qui est réellement "en marche" c’est la révolution socialiste, ce depuis de longues décennies et pas seulement en France, mais nous sommes dans une période de recul amorcée dans les années 70. Depuis la crise capitaliste de 2008/2009 les attaques s’intensifient. Elles se concentrent sur le coeur de notre système d’organisation du travail à visée communiste issue en particulier du programme du CNR et de notre système de protection sociale mise en place en 1945/46 par le ministre communiste Ambroise Croizat.
    Parmi les candidats à l’élection présidentielle Macron est peut-être, en cela, le plus dangereux car comme il est dit dans l’article, il avance masqué, en brouillant les pistes, allant jusqu’à reprendre à son compte le mot "Révolution".

    Durruti Le 14 mars à 09:15
  •  
  • @Maurice

    Il me semble que De Gaulle à plutôt était une force de sape pour la Sécurité sociale. En effet il a œuvré pour imposer le patronat dans la gestion des caisses. Et dans le même temps il a œuvré pour mettre sous tutelle de l’Etat la gestion des taux de cotisation. Ainsi il a ôté aux ouvriers et salariés une partie de leur pouvoir politique. D’ailleurs les taux se sont rapidement arrêté de progresser autour des années 70. Aujourd’hui on voit les forces du marché vouloir passer la vitesse supérieure : après une stagnation des taux depuis 40 ans, ils veulent désormais les faire baisser.

    @ Durruti

    Je suis d’accord avec vous sur la dangerosité de Macron. Et Fillon est de la même engeance me semble-t-il. Je crois que l’on ne mesure pas toujours assez l’importance de la SS dans nos vies de tous les jours. A quel point c’est un dispositif clé pour garder une vie décente et ne pas encore être la proie d’acteurs privés.
    Quand on voit les systèmes anglo-saxons et Etats-uniens, on a de quoi avoir peur que leur système arrive chez nous. Ainsi de mon côté ma décision est prise : en cas de duel Macron ou Fillon contre Lepen, je voterais blanc. Les deux sont dangereux, pour des raisons évidemment différentes.

    Vincent B Le 14 mars à 12:04
       
    • Melenchon au premier tour et Melenchon au second , ou blanc.

      Pierre Magne Le 14 mars à 15:57
    •  
    • Concretement, si vous n’allez même pas voter contre le front national au second tour, vous ne servez à rien.

      Vous nous bassinez avec votre Melenchon depuis 5 ans , rien, il ne bouge pas.

      Vous avez aidé la droite et l’extrême droite en cassant du 5 ans de gouvernance socialiste dès les premières semaines de sa gouvernance, en espérant vous en récupérer les décus. Echec.

      Finalement vous avez le meilleur réprésentant du PS qui rejoints vos idées et avec qui en vous alliant représente pour vous la seule et unique chance d’arriver au pouvoir, et bien, non, juste vous, rien que vous au pouvoir.

      Donc là, on en arrive ou il n’y a que les restes, Macron, Fillon, ou Le Pen.

      Ce sont vos résultats. Vous aviez 5 ans pour convaincre, vous avez echoué, et vous avez juste conforté les autres ennemis du PS, qui sont la droite, le centre, et l’êxtreme droite avec vos arguments ’Passer le Balai, etc, etc"

      Vous ne voulez même pas aller voter contre le FN ?
      Vous ne servez à rien dans cette gauche, vous êtes nuisible pour les militants et le peuple.

      Vous n’auriez rien aux legislatives et , très franchement on ne veut pas même pas voir les témoins de Melenchon dans les manifs. Sinon, ils vont se prendre des oeufs dans leurs pancartes pour avoir collaboré à mettre soit la droite, soit l’extrême droite au pouvoir.

      BDPIF Le 14 mars à 17:37
    •  
    • on ne me fera plus le coup du vote utile vote utile

      dan93 Le 15 mars à 10:31
    •  
    • Mais LOL ! Genre, si le FN a pris 10 points en 5 ans c’est la faute à JLM ou au PS ???
      Si le PS a perdu la moitié de ses électeurs, c’est la faute de JLM ou de la politique désastreuse du PS ??
      Si on entends la formule "plus jamais PS", c’est la faute à JLM ou à la politique made in MEDEF de ces 5 dernières années ?? JAMAIS un gouvernement n’a fait autant de cadeaux aux entreprises et aucun gouvernement n’a autant retiré de droits sociaux...
      Alors votre morale à 2 balles, remballez là et allez pleurer les investitures de Valls ou El Khomri avec qui il faudrait gouverner si le PS gagne, ce qui, heureusement, n’arrivera pas !

      stef Le 15 mars à 18:17
  •  
  • @BDPIF

    Vous êtes fatigant dans votre constance pour essayer de décrédibiliser le mouvement dont JLM est le porte-parole.

    Non ça ne "sert pas à rien" de défendre un programme, une vision, même si il s’avérerait qu’on ne gagne pas.
    Et Non je ne voterai pas contre Lepen car c’est rentrer dans leur système : le vote utile. C’est au nom de cette injonction morale qu’ils se maintiennent sans adhésion du peuple. C’est l’absence de toute pensée : "votez pour moi et ou c’est le chaos".

    De plus il ne s’agirait pas de voter pour un candidat "proche" de ses idées, mais pour un bourgeois libéral pro-business qui prône comme unique vision de la société la baisse continuel du salaire des travailleurs.

    Donc non et non je ne voterai pas pour ça. Je vote POURau premier tour et si malheureusement JLM n’atteint pas le second tour je voterai blanc !

    Vincent B Le 14 mars à 19:52
       
    • @Vincent B

      Mais enfin, ce n’est pas votre porte parole, c ’est votre dirigeant, c ’est lui qui décide, c ’est lui qui ordonne, et ses militants doivent obéir. Même la marche du 18 mars, il l’a dis à la télé , il l’a appelé " Ma marche"

      Et puis ce n’est pas votre Faute, si le FN est là, ni à celle de Hamon, ni de Macron, il est là depuis longtemps à attendre que tout le monde s’entretue à se ramasser les reste d’électorat.

      Vous me trouvez fatiguant de decridibiliser ce "Mouvement" ?moi aussi ! De fatigué, j’en suis devenu fatiguant.

      Mais beaucoup moins fatiguant que de laisser le peuple se taper du FN pour on ne sait combien de temps ... Ne comptez pas sur le FN pour respecter la démocratie.

      Moi non plus, je ne les aime pas, ni Fillon, Ni Macron, mais si c ’est tout ce qui reste des résusltats d’une gauche qui se déchire et qui n’arrive pas à passer le premier tour, cà và être encore moi qui vais devoir me ramasser le sale boulot d’aller voter utile pour eux, et que vous ne vous ramassiez pas du faschisme passé légalement au pouvoir.

      Et si au final, moi aussi, je n’allais pas voter utile contre le FN, et qu’il paSsait, et que je foutrais le camps en amérique du Sud vous laisser vous débrouiller avec ce que vous avez laissé passer ? Comment vous feriez alors ? Vous allez envoyer vos enfants ou ceux des voisins se faire massacrer dans la rue dans des manifestations de contestation ?

      Alors arrétons de jouer aux gosses pourris gatés de la démocratie, et oui, tout le monde ira voter utile contre le FN.

      PS ; Sinon demerdez vous tout seul par la suite.

      BDPIF Le 14 mars à 20:13
    •  
    • Que Jlm soit l’initiateur du mouvement et qu’il décide nombre de choses, sûrement. Mais il est entouré par une équipe. Le programme fut l’aboutissement d’un travail collectif. De plus ce même programme vise à la dépersonnalisation du système politique. C’est lourd d’entendre toujours les mêmes accusations...

      Pour ce qui est du vote utile, j’entends votre argumentaire mais il est animé par la passion. Ma démarche à moi viens d’un raisonnement : le vote utile est dangereux à terme pour la démocratie.
      Et si moi j’ai décidé que ne voterais pas Macron c’est que j’estime que l’écart idéologique est trop grand. Ça serait différent avec Hamon : j’irais voter pour lui, quand bien même probablement il ne pourrait appliquer son programme. Quand bien même j’ai de profonds désaccords avec le programme.
      Il ne s’agit pas de faire de l’essentialisme qui consisterait à dire : "je ne vote qu’au 1er tour". Mais je remets en question l’idée qu’il faudrait voter à tout prix, même en contradiction profonde avec ses convictions.

      Et si un candidat face à Lepen n’est pas capable de mobiliser, sur un socle d’adhésion, plus d’électeurs que elle, alors il faut accepter le fait que le peuple s’est porté en majorité vers elle. Ça n’empêchera pas de continuer le combat, de manifester. Et si elle prend des mesures anticonstitutionnelles, elle sera reboutée. Il faut faire confiance à la République et en la capacité du peuple a réagir s’il le faut.

      Mais avant tout cela gardons en tête que nous n’avons aucune idée de qui sera au second tour. Là aussi il faut partir de ce postulat car sinon nous atteignons à la Démocratie.

      Je le répète : la prédation du capital m’inquiète autant que la xénophobie de l’extrême droite. Les deux sont d’une violence incroyable. Les deux n’ont pas hésité à s’allier dans le passé... Et d’ailleurs si Mélenchon était au second tour ils seraient bien embarrassés eux-même pour choisir. Et tout d’un coup le vote utile se transformerait en droit à la réserve. La mascarade tomberait.

      Vincent B Le 14 mars à 20:57
    •  
    • @bdpif - obéir à Melenchon ?
      Non mais vous croyez vraiment qu’on est dans une secte ou dans un de ces partis qui est propriétaire des voix de ses adhérents et sympathisants ? A la France Insoumise, ça marche pas comme ça...

      Pour vous éviter le vote utile au second tour, faites le donc au 1er ! Votez LFI ! Parce que dans votre cas, ce ne sera pas un vote d’adhésion mais au moins vous aurez pu faire quelque chose de bien pour les citoyens de ce pays qui gardent l’espoir de reprendre leur vie en main...

      carlos Le 14 mars à 21:08
    •  
    • Et si un candidat face à Le pen n’est pas capable de mobiliser, sur un socle d’adhésion, plus d’électeurs que elle, alors il faut accepter le fait que le peuple s’est porté en majorité vers elle. Ça n’empêchera pas de continuer le combat, de manifester. Et si elle prend des mesures anticonstitutionnelles, elle sera reboutée. Il faut faire confiance à la République et en la capacité du peuple a réagir s’il le faut.

      Harch ... je vous trouve bien optimiste sur la nature humaine.
      Et peut être un peu naif sur le FN, ses racines, a mon avis vous le sous estimez. A mon sens, la république sera coulée et le peuple sera docile, la peur pour la personne, sa famille, etc ...

      L’histoire ... Pétaing, Mussolini, Hittler, etc ... Autant de gens qui se sont pointés aux élections avec des gants blancs.

      Bon, ne nous fachons pas. Je suis d’une delicatesse afligeante dans mes ecrits, je vous l’accorde et m’en excuse. Je manque de patience, je l’avoue par moment ;)

      BDPIF Le 14 mars à 21:08
    •  
    • Et si un candidat face à Le pen n’est pas capable de mobiliser, sur un socle d’adhésion, plus d’électeurs que elle, alors il faut accepter le fait que le peuple s’est porté en majorité vers elle. Ça n’empêchera pas de continuer le combat, de manifester. Et si elle prend des mesures anticonstitutionnelles, elle sera reboutée. Il faut faire confiance à la République et en la capacité du peuple a réagir s’il le faut.

      Harch ... je vous trouve bien optimiste sur la nature humaine.
      Et peut être un peu naif sur le FN, ses racines, a mon avis vous le sous estimez. A mon sens, la république sera coulée et le peuple sera docile, la peur pour la personne, sa famille, etc ...

      L’histoire ... Pétain, Mussolini, Hitler, etc ... Autant de gens qui se sont pointés aux élections avec des gants blancs.

      Bon, ne nous fâchons pas. Je suis d’une délicatesse affligeante dans mes écrits, je vous l’accorde et m’en excuse. Je manque de patience, je l’avoue par moment ;)

      BDPIF Le 14 mars à 21:10
    •  
    • @Carlos

      Bon ... Vous voulez que je vote Melenchon pour vous faire plaisir ?

      C ’est d’accord, je vais voter Melenchon pour vous faire plaisir. Avec des pinces à linge, si vous me permettez.

      De toute facon, il n’ aucune chance de passer au premier tour, ce n’est pas mon bulletin de vote qui va changer le fait qu’il fait peur aux gens. Et je les comprends.
      Maintenant, je trahis toute mes idées sur l’international, mais ce sera sans conséquences puisque qu’il ne sera jamais, au grand jamais élu.

      Maintenant je vais voter pour lui en trahissant toutes mes idées HUMANISTES, juste parce que c ’est la seule solution de vous tranquiliser à tous (Et oui, pour mois, c ’est une secte)

      Maintenant ferez vous la même chose en ne votant pas pour vos idées, en votant utile contre le FN ?

      BDPIF Le 14 mars à 21:32
    •  
    • @bdpif - imaginez une seconde que Melenchon passe... Grace a votre voix... Et qu’il soit face a Marine Le Pen. Parce que c’est bien le scenario le moins envisagé par les media et donc finalement au vu de l’Histoire récente le plus plausible ! Vous en voudrez vous toujours autant d’avoir cru renoncer à vos ideaux en les sauvant ?
      Rien n’est écrit d’avance... Les exemples foisonnent.

      carlos Le 14 mars à 23:14
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  • Macron est dangereux parce qu’il se sert des tous les marche-pieds pour parvenir à ses fins.

    Il est le candidat le plus crédible, présenté entre autre par Jacques Attali, des patrons-MEDEF et le candidat du PS version Hollande-Valls, candidat des centristes Bayrou et de certains de l’UDI.

    Fillon a le même programme mais il est grillé, inutilisable pour le moment.

    Le Pen aussi avec le même programme est encore utilisable mais, version repoussoir pour mieux canaliser la colère et la dévier vers le communautarisme, l’intolérance raciste.

    Benoit Hamon patine dans sa campagne, mais il est là pour piquer des voix à Mélenchon. Valls éjecté, le PS joue la carte Hamon pour faire rempart et protéger Macron. Un PS version Schröder ou Blair en coalition avec la droite. C’est clair maintenant ?

    Pour ne pas se noyer dans ce magma, il faut les dénoncer comme des compères présents pour faire échouer la gauche, la vraie gauche, ça c’est impératif si nous voulons passer !
    Pour cela, il faut en priorité montrer nos solutions chiffrées, même sommairement concernant :
    Salaires,
    Emplois,
    Retraites,
    Santé,
    Éducation,
    Services publics....
    et mettre en face la casse que proposent sans le dire ces pieds nickelés du désastre ! vous verrez que les gens vont vite comprendre !

    Max Le 14 mars à 22:53
  •  
  •  
  • le contexte change tous les jours ! je pense qu’à presqu’un mois de l’élection étant donné la disqualification probable de fillon aux yeux de ses propres électeurs, de la démystification de macron qui s’amorce, de l’abandon de hamon par son propre parti, il reste une chance d’écrire l’histoire de gauche par le ralliement de hamon au programme de la france insoumise ! la gauche de rupture serait enfin réunie, le parti socialiste et ses caciques en seraient pour leurs frais, on pourrait œuvrer ensemble au bien du pays ! et, last but not least, hamon en sortirait grandi aux yeux du peuple de gauche. C’est possible et nécessaire !

    christian Le 15 mars à 13:07
       
    • Un tel geste aurait une portée politique considérable, signerait d’un coup la fin su PS comme parti social démocrate et sa consécration comme parti du centre droit. Un peu trop tôt sans doute pour cette "métamorphose" chez les solfériniens. C’est ce qui s’appellerait rebattre les cartes politiques. On ne peut évidemment jurer de rien mais je ne m’appuierais pas sur cette branche ! un tel geste mettrait B Hamon de fait en dehors du PS. A-t-il assez de courage politique pour ça ? Risqué, plus que risqué...mais après tout....on peut rêver !
      Comme dit l’adage, il vaut mieux tenir que courir !

      Max Le 15 mars à 16:36
    •  
    • @christian - je vous suggere d’aller faire un tour sur le blog de Filoche, l’un des plus ardents defenseur de "l’union" à gauche au PS... Derriere Hamon et en abandonnant une partie du programme (combien ?) bien entendu ! Vous pourrez alors prendre toute la mesure de ce qui sépare le mouvement de la France Insoumise (secte d’incultes malsains, etc...) et le parti socialiste (dont l’aile gauche a écrasé l’aile droite... Si..si).

      Vous comprendrez vite que la cécité accompagne la schizophrenie et l’amnésie au PS (un quinquennat ? Et alors... Nous repondra t‘on à la manière de Fillon) et qu’aucun argument ou meme aucun fait avéré ne pourrait changer cela... N’espérez pas trop une union dans ses conditions...

      carlos Le 16 mars à 07:11
  •  
  • Excellent article que je reblogue en indiquant l’auteur et la source. Un grand merci.
    https://brunoadrie.wordpress.com/2017/03/15/assurance-chomage-la-revolution-tres-liberale-demmanuel-macron-par-laura-raim/

    Adrie Bruno Le 15 mars à 20:47
  •  
  • Je n’en peux plus de ces pro PS qui viennent nous expliquer que c’est de notre faute si le FN a fait 13.85% des inscrits en 2012, et qu’il risquent de faire entre 15 et 20% cette année.
    Je n’en peux plus de ces imbéciles qui ne cherchent même plus à excuser leurs maîtres de mener des politiques de droite bientôt même décomplexée avec des proposition comme la déchéance de nationalité, ils n’ont plus honte de rien, et sont prêts à tous les compromis juste pour exister, et dire qu’ils combattent le FN ! Mais ce FN à un socle de 10/15% des inscrits, et encore, juste pour certaines élections, et pas de réserve véritable !
    Vous devriez plutôt combattre ce que VOTRE gouvernement à fait ces 5 dernières années, avant de venir nous rabâcher cet éternel "C’est la faute à JLM, c’est la faute aux gauchistes" ! Vous ne représentez plus la gauche, l’humain, le progrès ! Allez donc voter Macron, puisque vous l’avez soutenu toutes ces années et que vous voulez diriger avec ses amis parlementaires qui auront soutenus eux toute cette politique nauséabonde durant 5 ans !

    MrTroyens Le 16 mars à 07:30
       
    • Cela fait 29 ans que je vote "utile", j’ai même voté Chirac, qui lui au moins avait commencé sa carrière en distribuant l’Huma ! Et en 29 ans je n’ai cessé de décroître au final, après avoir été artisan durant 5 années à bosser 15h/jour WE compris, pour me retrouver aujourd’hui au RSA à pratiquement 50 ans, fumant comme un pompier de honte d’être un "parasite" de la société, comme des commentaires comme les vôtre mais de "l’autre bord" me le font bien comprendre, et du coup me retrouve fatigué après monter 3 étages ! 29 ans que j’espère une vie meilleure, aujourd’hui pour mes enfants et mon petit fils, plus JAMAIS PS ! Ce sera La France Insoumise ou rien ! Blanc ! Nada comme vous dites si bien BDPIF !
      J’estime avoir le droit d’avoir pour une fois de l’espoir, pas de vote "contre", démerdez-vous comme si bien dit précédemment, je n’ai pas à décider qui de Macron, Fillon ou Le Pen aura ma peau au final, si mon candidat n’est pas au second tour, parce que certains de "gauche" seront allé voter Macron d’un geste "utile" selon eux, tous ceux qui sans conviction aucune vont mettre un bulletin au service de celui qui finira le boulot commencé il y a dix ans de cela, continué par Hollande et sa clique de libéraux extrêmes !
      Merde à la fin, que Hamon se range derrière le mouvement FI et basta, ceux qui partiront de toutes manières auraient fini par le faire en temps voulu, Le Foll, Royale, Le Guen et d’autres !
      Cordialement...ou pas !

      MrTroyens Le 16 mars à 07:31
    •  
    • Bonjour Troyen !

      Ecoutez, je voulais juste vous dire un mot pour vous rappeller que vous n’êtes pas un parasite de la société. C ’est une notion que vous pouvez oublier sur le champ. Vous avez été artisan pendant des années à votre compte, cà à coulé mais vous faites partie de ces citoyens actifs et courageux dont la nation est fière.

      Maintenant le RSA ? Et alors moi aussi je l’ai touché des années ; mes entreprises ayant coulées. Soyez en fiers. Ce n’est pas un revenu que l’état donne aux faineants, et aux nuls !!! Mais à des gens qui n’arrivent pas à retrouver un emploi, pour des raisons diverses.

      Rarefaction des emplois, automatisation des taches par des robots. Commerce avec la chine, des emplois sous payés venant de l’europe. Le système marche mal. Et vous faites partie des victimes, comme beaucoup beaucoup beaucoup de gens de ce liberalisme devenu incontrolable, j’en ai fait partie.

      Soyez fiers de vous, moi je suis fier de vous de voir un ancien futur artisan, et peut être le reviendrez vous. Je suis fiers egalement du RSA , ancienement RMI, qui nous a permis de ne pas couler, et de ne pas finir clochard, nous tous.

      Ca c ’est le post hors politique, je vais vous en remettre un qui parlera politique. C ’étais pour vous redonner confiance en vous camarade. Et freinez de fumer ! Cà nous coute une fortune, moi je vais tenter de réduire ;)
      Très cordialement. Amitié fraternelle.

      BDPIF Le 16 mars à 18:24
    •  
    • Troyen,
      maintenant on va parler politique, et on va faire court.
      Vous allez logiquement me détester.

      N’écoutez pas ces populiste qui vous disent que le Ps est reponsable du chômage, de la ruine de l’état, de toussa, toussa, 5 ans de quinquenat désastreux, etc. IL y a eu de mauvaise chose, mais de bonnes choses.
      Une des premières bonne chose en ce qui vous concerne est qu’ils ont augmenté le RSA, et qu’ils ont arrété de vous enmerder à demander des justifications de recherches d’emplois.

      Voilà, c ’est grâce au Ps et son RMI si on a pas fini clochard.
      Méfiez vous de tout ces fonctionnaires rétraités, touchant de bonnes pensions qui vont vous dire : C ’est Melenchon ou Rien.
      C ’est du pipeau, ils vont perdre et ils vont tranquillement rentrer chez eux au chaud.

      Mon avis personnel, c ’est que vous devriez tout simplement aller directement voter Hamon. C ’est le seul dont le programme consiste tout simplement à augmenter votre RSA de 50 % environ, pour le reste, c ’est de l’économie. Et du conte de fée. Et cà prendrait 20 pages à expliquer.

      Mais par contre, quoi que vous votiez, ne laissez pas passer le FN, là, vous allez voir du changement dans votre vie. Et le RSA, couik, couik.

      Faites ce que vous voulez, vous êtes un homme libre, pas un numéro. Mais ne vous faites pas berner par les populistes. Soyez artisan et donc intelligent.

      BDPIF Le 16 mars à 18:37
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  • Depuis le début on voit que dans ces élections rien n’est écrit d’avance. ça bouge tous les jours.
    Ce soir dans Envoyé spécial : "les hommes de l’ombre" : détournements de fric, croix gammées et saluts nazi. Peut-être qu’en réalisant que le gudard Chatillon, admirateur d’Adolphe, pourrait devenait ministre, certains vont changer d’intention de vote.
    Il y a aussi la sortie du livre « Marine est au courant de tout » qui tombe à pic.
    Quant à Macron il faudrait qu’on parle davantage de ses casseroles : "erreur" de déclaration de patrimoine,
    utilisation de son budget de ministre pour financer sa campagne, conflits d’intérêt ( Servier) ...

    Durruti Le 16 mars à 08:33
       
    • 357 parrainages pour Poutou. J’espère qu’il va les avoir en ligne finale. Moi j’ai participe Samedi Matin, j’ai vu mon maire au marche et je lui ai demandé s’il pouvait lui donner son parrainage, il m’a demande pourquoi. Longue conversation. Maintenant le fera t’il ? Je n’en sais rien. Mais suite à vos commentaires sur Poutou, j’ai mis ma toute petite Brique d’utilité.

      Advienne que pourra.

      BDPIF Le 16 mars à 18:42
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    • Bravo à toi ! Il y avait 470 parrainages assurés hier, mais il en faudrait encore plusieurs dizaines, pour avoir une marge de sécurité en cas d’invalidations. Le NPA envisage tous les moyens pour que les parrainages arrivent au Conseil constitutionnel avant demain 18h, mais ce dernier reste flou sur la possibilité d’accepter les livraisons par coursier par exemple. De plus en cas de doute sur la validité d’un parrainage, il n’appelle qu’à une seule reprise l’élu et, en l’absence de réponse de ce dernier, ne considère pas le parrainage comme valide alors que des milliers d’élu-e-s ne sont pas des professionnels de la politique, exercent une activité salarié et ne sont pas toujours immédiatement disponibles. Le NPA a demandé au Conseil constitutionnel "qu’il clarifie une bonne fois pour toutes les choses et qu’il cesse de nous faire tourner en rond au mépris de tout principe démocratique."
      Bref c’est vraiment la prise de tête pour les "petits candidats".

      Durruti Le 16 mars à 19:24
  •  
  • Sur youtube :
    #Rewind - L’ambiance des meetings de Macron

    youtube.com/watch ?v=3BPckfQ8N7c

    Durruti Le 17 mars à 09:13
  •  
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