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Accueil > Politique | Par Manuel Borras | 21 juin 2017

Communistes et insoumis à l’Assemblée : Chambre à part mais front commun ?

Les députés élus sous l’étiquette PCF ont (presque) tranché : ils ne formeront pas un groupe parlementaire avec ceux de la France insoumise. Mais cette partition ne devrait pas empêcher les uns et les autres de mener ensemble les combats législatifs.

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Selon André Chassaigne, le PCF est en mesure, et a fait le choix, de constituer son propre groupe parlementaire après le ralliement des quatre députés ultramarins de l’ancien groupe GDR. Ce qui signifierait que Marie-George Buffet et Stéphane Peu, qui appelaient jusqu’à lundi à la constitution d’un seul groupe d’opposition de gauche, se seraient ralliés à la ligne Chassaigne. Un état de fait quasi définitif, mais à nuancer au vu de la relative diversité de points de vue au sein des députés PCF, et de la réunion entre le parti et la France insoumise programmée demain.

Dénouement attendu

Ce dénouement ne serait pas une surprise si l’on considère que les déclarations de part et d’autre reprenaient jusqu’alors les mêmes argumentaires que lors des négociations pré-législatives, qui avaient mené à une division sur fond de vives tensions, notamment quant à la signature de la Charte de la France insoumise relative au financement de la campagne et à la discipline de vote.

En effet, Jean-Luc Mélenchon affirmait dès dimanche que « le groupe France insoumise » serait « cohérent, discipliné et offensif », ouvert à « tous ceux qui le voudr[aient] », ses lieutenants évoquant même, « personnellement », leur vœu de le voir présider le groupe parlementaire. De son côté, le PCF, par la voix de son secrétaire national Pierre Laurent, appelait simplement et sans mentionner LFI, à « trouver des formes de travail communes ».

Réactions variables

François Ruffin affirme qu’il « s’en fout du moment que ça n’est pas la guerre, ce que je ne pense pas », même s’il souhaitait la création d’un groupe commun. Clémentine Autain, elle, se dit « abasourdie par la décision unilatérale de députés PCF alors que nous allons faire face tous ensemble, avec les députés de la FI, au rouleau compresseur antisocial du gouvernement Macron-Philippe. Je ne veux pas pour autant gommer les différences stratégiques qui s’expriment à cette occasion, mais je pense que nous sommes en deçà de nos responsabilités collectives devant le pays et l’histoire. »

Enfin, Elsa Faucillon, députée PCF, estime que « les choses qui se sont dites ce matin en réunion n’étaient pas aussi définitives que ce qui en est ressorti en conférence de presse », dans la mesure où « la vraie réunion se déroulera demain en compagnie de la FI », et où « parmi les députés PCF coexistent diverses opinions sur la meilleure manière de fournir un travail commun avec les députés FI ». Elle se montre cependant pessimiste quant aux chances d’aboutir à la constitution d’un groupe commun.

Quelles conséquences ?

André Chassaigne, cité par la journaliste du Monde Raphaëlle Besse Desmoulières, affirme que deux groupes différents « travaillant ensemble avec des espaces communs auront beaucoup plus d’efficacité », rejetant toute idée d’« atomisation ». Clémentine Autain ne partage pas cet avis : « Je pense que nous aurions été plus forts rassemblés et que nos électeurs doivent trouver ce spectacle de divisions bien politicien ».

La réunion de demain devrait donc, sauf énorme surprise, entériner la formation de deux groupes distincts. D’un côté les onze députés PCF et les quatre ultramarins. De l’autre, les députés France insoumise auxquels s’ajouteront François Ruffin, qui a entériné son adhésion au groupe FI « après des discussions sereines avec Mélenchon et Chassaigne », ainsi que Clémentine Autain pour qui « le groupe FI a le mérite d’être marqué par un fort renouvellement ». Ne restera donc plus qu’à discuter des fameuses « formes à donner à un travail commun dans le respect des diverses identités », conclut Elsa Faucillon.

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Vos réactions

  • Clémentine Autain, elle, se dit « abasourdie par la décision unilatérale de députés PCF

    Quelle (fausse) ingénue cette Clémentine...
    Est-ce que Ensemble cautionne ce ralliement tout aussi unilatéral de Autain à la FI ?

    florent Le 21 juin à 21:48
       
    • Clementine aurait plus de liberté de parole avec le groupe du PCF,
      et Ensemble serait mieux considéré.

      Le PG (insoumis) essaie d’absorber toute les forces de gauche.
      5 ans à casser du PS depuis le début pour s’en ramasser les décus et le remplacer= Echec

      Puis le PCF en présentant partout ses candidats face à lui, et en essayant d’absorber tout ses deputés= Echec

      Ruffin n’a pas de partie, Clementine Autain, oui.
      Ensemble risque de se faire absorber par les insoumis (PG)

      Et puis par exemple cautionner tout le coté obscur international du programme de la FI, et devoir voter non plus sur ses idées mais par obéissance à un groupe , qui n’est pas son parti. Ce n’est pas Logique.

      Ensemble n’a rien à gagner en restant dans ce groupe.
      Que des ennuis.

      bdpif Le 22 juin à 01:04
    •  
    • En tout cas, faire attention aux caisses des finances de Ensemble, elles ne sont pas énormes, et clementine doit faire attention à ne pas se faire rouler. je crois qu’il y a dans la charte des insoumis, des histoires d’argent que les députés FI doivent donner au parti des insoumis.
      Méfiance ...

      bdpif Le 22 juin à 01:12
    •  
    • Non BDPIF :
       il n’y a rien "d’obscur" dans la ligne politique "internationale" de la FI, juste un attachement affirmé au seul cadre onusien pour régler les différents entre nations et à la coopération comme relation à construire entre elles, plutôt que la compétition ou la soumission aux logiques impériales.
       au contraire, la charte de la FI prévoit des accords de réversion qui permettent aux candidats encartés de faire profiter à leur parti du financement public accordé en fonction des voix au premier tour des législatives. Et rien concernant les députés élus.

      raphaël Le 22 juin à 01:34
    •  
    • Je lis dans les journeaux que Clementine et Ruffin auraient été exempté de signer la charte.
      Aucuns danger pour eux donc ...

      bdpif Le 22 juin à 02:06
    •  
    • Ensemble ! n’est pas consulté sur cette affiliation, c’est Clémentine qui décide !

      Marc Sidonny Le 22 juin à 17:55
    •  
    • à Bdpif
      Clémentine ? Vous êtes proches ? Ou vous permettez-vous de l’appeler par son prénom parce que c’est une femme ?

      pierrot Le 23 juin à 05:13
    •  
    • Rien de choquant à avoir deux groupes puisqu’il y a un espace de travail commun et des convergences. Je pense qu’en terme de moyens matériel et financier ce n’est pas la même chose. Et pour finir, le dessin humoristique de Regards : suivez le guide "suprême" pourrait aussi convenir au leader de FI. Pourquoi tout mettre sous le boisseau d’un seul homme.

      Chantal Le 24 juin à 13:34
  •  
  • Stéphane Peu a signé la charte FI et a été élu sous l’étiquette FI. Maintenant, on apprend qu’il est comptabilisé PCF et qu’il tourne donc le dos au groupe FI pour retrouver son identité. Quid de Bénédicte Taurine, également élue PCF sous l’étiquette FI ?

    Par ailleurs, qui sont les "réélus" ultramarins au groupe GDR ? Sans doute les divers gauche Nilor, Azerot, Serville, mais H. Bello (réélue également, pourtant investie FI) en fait-elle partie ? et l’autre Réunionnais investi FI, JH Ratenon, est-il GDR ou FI ?

    Si je comprends bien, après ces défections, le groupe GDR semble maintenant supérieur numériquement au groupe FI, mais beaucoup moins cohérent politiquement, entre des DVG plus ou moins Macron-compatibles et des PCF plus ou moins Mélenchon-compatibles.

    Yves-André Peremer Le 21 juin à 21:49
       
    • Je crois que nous avons en saurons vraiment plus en début de semaine prochaine... D’ici là, il faut se mefier de ce qu’avancent les medias...

      Carlos Le 22 juin à 01:45
  •  
  • Juste une question : on n’est même pas capables de nous entendre entre nous, et on prétend un jour gouverner le pays ??
    C’est risible...

    Aurélien Le 21 juin à 22:37
  •  
  • Quelques commentaires !

    * Miss Taurine est un bel exemple du comportement PCF . Elles est au PC mais a intégré la démarche insoumise grosse faute manifestement car elle a eu le droit a un communiste en face (3 %) ci dessous le frais communiqué PCF de désistement :
    https://www.facebook.com/FI09.01/posts/762495633917063

    Faire un groupe avec MR Azerot en 2012 pourquoi pas mais depuis il s ’est opposé ai mariage pour tous et dclarait encore hier sur une chaine martiniquaise qu’il soutenait Macron https://www.youtube.com/watch?v=mNwtJ0l6rMU (apres la (5e minute)

    * Huguette Bello était soutenu par Gi mais indiquait encore hier dans la presse préférerer un groupe dom tom, 3e changement ce jour ?

    Bobo Le 21 juin à 22:49
  •  
  • Peut-on vraiment s’étonner ?

    Nous n’avons pas d’information ici , mais quel nom aurait-on pu donner à ce groupe autre que "groupe France Insoumise" ?
    Y faire cohabiter 8 députés PG patentés (au moins) et 8 députés communistes patentés eux aussi ( d’après ce que l’on glaner dans les journaux ), cela promettait du sport.....vu le degré de tolérance réciproque

    Imaginait-on donc par exemple qu’ André Chassaigne, pour le plus connu des députés communistes, ex président de groupe, allait de gaîté de coeur entrer dans un groupe Fi où il faudrait être "discipliné" sous le commandement de JLM ? Une question de dignité personnelle compréhensible vu l’état apparent des relations entre les deux personnages et leurs passés politiques parallèles ( une histoire de lignes qui ont vraiment du mal à se rejoindre :-) ).

    Quels seraient par ailleurs les avantages décisifs pour nous autres électeurs que les deux entités fassent un groupe commun ? Plus de temps de parole ? Plus d’activité parlementaire ? Il faudrait m’éclairer sur ce point.

    Si le PCF trouve la ressource pour faire un deuxième groupe, autant qu’il le fasse. Dans un monde de "concurrence libre et non faussée", cela pourrait créer une certaine émulation (... "socialiste" ) profitable à tous :-).

    Au vu de ma petite expérience locale, je crains que la gauche radicale ayant passé le seuil de la haine ordinaire, entre ses différentes composantes, il ne faille que quelques années pour panser les plaies déclarées ouvertement depuis le deuxième tour des présidentielles.

    JLM et son groupe ont visiblement l’intention de liquider le PCF, de remplacer le PS ( tout entier ) et de ne rien laisser aux autres ( EELV par exemple) pour le bien de tous...
    Que pourra-t-il sortir de la réunion de demain, un pacte de non-agression ?

    Ruffin a un peu raison, "on s’en fout", du moment que les députés bossent dans le bon sens.
    Clémentine Autain prétend que 2 groupes donnent une apparence trop politicienne. Qui ne s’est pas rendu compte dans cette campagne législative que tout n’était que calcul politicien ? Je renvoie au numéro de Cerises qui fait le compte des circonscriptions perdues dans la division.
    Pour être majoritaire un jour, la gauche doit être forte dans toutes ses composantes, il me semble. Il ne faudrait pas que l’une d’entre elles se nourrisse des cadavres des autres si l’on veut que la dynamique du deuxième tour des présidentielles se remette en marche car , même avec une éventuelle proportionnelle, nous restons sous la Vème République.

    HP

    HP Le 21 juin à 22:53
       
    • @ HP
      Je crois que je suis d’accord avec vous. Trop d’insultes, de calculs, d’invectives, de concurrences etc. entre FI et le PCF. Mieux vaut un bon divorce qu’un mauvais mariage.

      Je suis adhérent PCF et j’ai vécu localement les tensions entre les deux organisations. Je crois qu’il y a des tolérants et des intolérants de chaque côté. Nous passons sur ce forum notre temps à nous renvoyer la balle à notre niveau, alors comment croire qu’un groupe commun soit possible ?

      Qui le voulait vraiment ce groupe commun ? Pas grand monde. La FI par la voix de JLM a d’emblée employé les mots : "discipline", groupe intitulé "France insoumise" et - par celle de Corbière - "JLM comme président du groupe". Que pouvaient faire les communistes dans ces conditions ? Se dissoudre ? Certains ici en rêvent mais, désolé, nous avons le droit d’exister nous aussi. La FI voulait "son" groupe. Elle l’a. Et je crois - malgré nos désaccords - qu’elle l’a mérité. Pourquoi nous reprocher à nous communistes de vouloir le nôtre ? Je ne rejoindrai jamais la FI et je ne supporte pas le comportement de JLM, c’est mon droit (j’ai voté pour lui par défaut, j’aurai préféré un autre, le parti a proposé un soutien à JLM sans adhésion à la FI, j’ai joué le jeu mais je n’irai pas plus loin).

      Donc, je préfère qu’il y ait un groupe PCF et DVG autonome. Y arriverons-nous comme le propose André Chassaigne ? C’est pas certain. La déclaration d’André Chassaigne à l’AFP n’a pas été confirmée. Rien n’est signé par les 15. Demain, il y aura une réunion des deux sensibilités, un rebondissement est possible, une défection toujours probable au profit de la FI (Marie George Buffet ...). Néanmoins, je souhaite que le PCF et les DVG parviennent à constituer ce groupe, cela n’empêchera pas celui de la FI d’exister.

      Je ne comprend pas Clémentine Autain - qui est pourtant quelqu’un que j’apprécie (j’ai suivis son parcours depuis l’époque où elle avait été investi candidate dans le 17e à Paris par le PCF). Elle n’ignore pas les divergences voire le conflit qui oppose les deux organisations. Pourquoi est-elle surprise ou indignée ? Elle s’en doutait pas ? C’est la logique même qui veut cela. Si "Ensemble !" et Clémentine en particulier avaient pu infléchir l’intransigeance de la FI, alors peut-être que les choses auraient été différentes. Un groupe unitaire avec Clémentine ou François comme président, la liberté de vote et une appellation commune cela pouvait se concevoir. Mais ce n’est pas ce que voulait la FI.

      Raisonnons autrement. Et si c’est nous communistes qui avions eu la possibilité de former un groupe PCF viable et homogène appelé "groupe communiste" avec André comme président et en vous imposant la discipline de vote. Auriez-vous accepté cela ?

      Si les deux groupes sont constitués et viables, rien n’empêchera le travail commun sur des objectifs communs. Je crois même que Macron va nous en donner l’occasion très vite.

      SB Le 21 juin à 23:52
  •  
  • bonsoir
    précisez pour le lecteur lambda les députés ultramarins( significatif que cela se passe dans l’entre - soi, la base, le peuple n’existe pas !!)
    Ce qui confirme aussi mon point de vue , ces dirigeants ne se battent que prendre la direction de leur organisation, mais pas pour les citoyens.
    le PCF ne supporte pas Fi , FI veut prendre la place du PCF....rien de nouveau sous le soleil .
    Comme je le redis , j’ai l’impression de revenir en 1981 et mêmes avant , ou le PCF de Marchais avez peur de se faire doubler par Mitterrand, et Mitterrand cherchant a marginaliser le PS......ou est l’intérêt populaire la dedans !!!

    bob Le 21 juin à 22:59
       
    • @ bob
      C’est pas faux. Mais c’est l’Histoire.

      L’intérêt du peuple c’est justement la construction d’une alternative qui se fasse sans que les uns disparaissent au profit des autres pour le changement.

      La discipline de caserne n’a pas toujours fait gagner la gauche, loin de là. Le PCF stalinisé d’autrefois a pu faire de grandes choses mais aussi de très mauvaises, l’hégémonie c’est pratique mais rarement juste. Le PS de Mitterrand a son tour fut hégémonique et intolérant (JLM était dedans jusqu’en 2008) et cela ne s’est pas toujours fait au profit du monde du travail (Maastricht, Tapie ...Remember !). Aujourd’hui la FI hégémonique, le PS comme "corbillard" et le PCF "la mort et le néant". Libre à chacun de trouver cela formidable. Mais laissez-moi penser que le sens du vent n’est pas toujours le bon.

      L’ideal, c’est la diversité. Mais ce n’est jamais simple. Et si la FI de son côté et le PCF de l’autre pouvaient apporter un plus ? L’addition plutôt que la dilution.

      SB Le 22 juin à 00:09
    •  
    • Comparaison vraie en qualité mais fausses en quantité

      A l’ époque PC et PS représentaient chacun un peu plus de 20 % des voix ( avec 15 % d’ abstention ...) ... ceci avant la fin des années 1980 - L’ accession au pouvoir du PS commença à liquider le pcf petit à petit ( liquider = rendre liquide )

      STORA Antonin Le 27 juin à 17:33
  •  
  • 2 groupes=2 fois plus de moyens !!!!!!!

    Maurice Le 21 juin à 22:59
       
    • 2 fois plus de temps de paroles à l’assemblée, il me semble (à confirmer).

      bdpif Le 22 juin à 00:49
    •  
    • Tout à fait !
      Si il y a moyen de faire 2 groupes, pourquoi s’en priver ?

      raphaël Le 22 juin à 01:17
    •  
    • @maurice : pour etre exact, les moyens affectés à un groupe sont proportionnels a sa taille... En l’occurrence, ce qui aurait été donné à chacun des deux groupes de 15 risque bien de correspondre à la moitié des moyens attribués à un groupe unifié formé par ces 2 mêmes...

      De même, les groupes d’opposition et minoritaires bénéficient notamment d’une journée par mois réservée à un ordre du jour fixé par eux. Ces séances sont réparties entre les groupes d’opposition et minoritaires en fonction de leur importance numérique, chacun de ces groupes disposant de trois séances au moins par session ordinaire. Donc, les groupes de taille plus imposante dispose d’un avantage sur les autres...

      Pour être encore plus clair, tous les groupes d’opposition ou minoritaires doivent se répartir la moitié des questions au Gouvernement ainsi que de la moitié du temps de parole lors des débats ! Autrement dit, pas de temps supplementaires avec 2 groupes...

      Carlos Le 22 juin à 02:12
  •  
  • Je ne comprend pas comment Clémentine Autin mais aussi les Insoumis en général peuvent accepter de se soumettre (bel oxymore) à un chef autoritaire fut-il oralement talentueux.
    Cette injonction par exemple à déclarer que les anciens partis sont caduques et qu’il faut en changer comme ce qui fut dit au débat sur Mediapart… Je ne sais pas ? mais en tout cas ce n’est pas à un tel ou une telle de décider pour un autre parti de son devenir. C’est incroyable quand même ce double langage. D’un côté appeler au rassemblement, à la diversité, etc et d’un autre côté couper court à tout ce n’est pas dans la ligne mélenchonienne.
    Sur le fond idéologique, il faut quand même s’interroger sur la transformation du mouvement Front de gauche en un mouvement FI qui emprunte aux idéologues (Mouffe et consort) une démarche ouvertement revendiquée comme populiste. Elle est en échec en Espagne, elle le sera en France car notre culture et notre histoire politique nous placent au delà de ces dérives démagogiques. Il y a eu suffisamment de débats ces derniers temps sur cette question pour ne pas y revenir ici. Mais on peut quand même se poser la question : et si c’était cette dérive populiste, qui peut certes séduire au premier abord des nouveaux venus, mais qui au final nous a fait perdre les présidentielles en en faisant fuir bien d’autres ? Pour ma part mais aussi pour bon nombre d’amis et de membres de ma famille ce fut le cas.

    Paulo Le 22 juin à 07:26
  •  
  • Mélenchon et ses amis ont fait une arrivée tonitruante à l’AN le poing levé... Très drôle ! Pendant la campagne, Mélenchon avait banni les drapeaux rouges, l’Internationale, le poing levé et la lutte des classes, il ne fallait pas effrayer les bobos !!!
    Que de cinéma autour du "chef de meute" !!!
    Les élus PCF ont toutes les raisons de ne pas faire allégeance.
    quant à CL. Autain , c’est un modèle d’arrivisme, toujours prête à se mettre en avant....

    nontron Le 22 juin à 08:46
  •  
  • Le Parti Communiste n’est pas mono-constitué. Il faut bien faire attention des différences à l’intérieur, par exemple entre les cadres et les militants -comme lors du choix de se rallier, ou non, à la FI lors de la dernière élection présidentielle.

    Le PC est un parti productiviste, pas vraiment écologiste malgré ses propos. Selon ses dire le social passe avant l’écologique, donc il ne met pas sur le même plan une personne qui souffre d’asthme grave et une personne travaillant dans une unité de production dont émanent beaucoup de particules fines et autres toxique. Rq : le PC ne parle rarement de personne, d’individu, d’être humain, mais plus fréquemment d’agent de production de travailleur, de salarié ...

    Le PC ne sait pas exister sans les forces aliénantes de l’argent. Il ne sait être qu’en opposition à ceux-là, il ne sait que réclamer des avancées que ceux là mettront en œuvre. Et quand je parle à des militant, voire avec certains cadres de production en forme de coopérative, je vois que ça les emmerde car si pour la forme ils sont ok, en pratique ils n’en veulent pas car ils ne sont plus ceux qui dirigent, mais la direction des affaires en revient directement aux coopérateurs eux-mêmes - là dessus la CGT est beaucoup ouvert et même militante, tant il est vrai que la CGT est une confédération, donc plus démocratique et d’une sociologie plus ouverte.

    Le parti, du moins les militants comme André Chassaigne ne savent que chanter une rhétorique qui vient du temps de l’URSS, qui maintenant n’est qu’une coquille vide. L’an passé j’écoutais un de ses discours à l’Assemblée Nationale, j’étais effaré, truffé de citations juste pour paraître cultivé, mais sans raison dans le propos ; le paraître, l’image pour cacher le fond et son vide historique et sidéral.

    Il y a nécessité de progresser avec les communistes, mais pas n’importe lesquels, ceux qui osent penser et qui cherchent à assumer leurs pensées. Pas ceux qui cherchent juste une place et qui pensent mieux que tout le monde et surtout à la place de tout le monde.

    La Renaudie Le 22 juin à 09:00
       
    • @La Renaudie - Je crois que si l’un des deux camps ne commence pas à briser le cercle vicieux, on ne s’en sortira pas... Je veux dire que toute l’énergie dépensée à répondre à la ligne "Chassaignienne" du PCF qui s’exprime ici, sera autant d’energie perdue pour se battre contre la "Macronite" qui menace de frapper les gens avec toujours plus de précarité et de misère !

      Je pense qu’il est bon de se rappeler quel est le combat des sympathisants de la France Insoumise (j’ai cru noter que vous en étiez... Mes excuses si vous ne l’êtes pas) et s’affronter au PCF dans une guerre de clocher inutile n’en fait pas partie. S’ils souhaitent continuer ce petit jeu, alors qu’ils y jouent tous seuls ! Espérons que certains commentateurs politiques en viendront un jour à leur poser la question de fait justifiée : "Pourquoi ne voulez vous pas l’unité ?" Ça changera du fait de toujours l’entendre adressée au mouvement de la France Insoumise !
      Bref, laissons le PCF vaincre ses propres démons et adopter une ligne claire vis à vis de ses partenaires... Ça le changera. Avec le plus grand respect, j’oserai lance "occupons nous de ce qui nous préoccupe vraiment !"

      Carlos Le 22 juin à 10:03
    •  
    • Le PC est un parti productiviste, pas vraiment écologiste malgré ses propos

      Pfffffttttttt.... Ignorance
      Lis plutot le numéro de la Revue du Projet sur les sujets : productivisme et antiproductivisme

      florent Le 22 juin à 15:44
  •  
  • ...et pendant ce temps, Macron prépare tranquillement la mise en pièce du CDI tout réfutant que ce soit autre chose qu’un CDI... Un peu comme quand Valls expliquait qu’il etait de gauche tout en initiant la destruction du code du travail.
    A croire que l’ennemi pour les militants "Chassaignains" du PCF c’est la France Insoumise et tous ceux qui se sont inscris dans le mouvement (les autres communistes, des socialistes "canal historique", des écologistes mais aussi les antipartidaires et les humanistes qui s’y reconnaissent)... Même C. Autain et Ruffin en prennent pour leur grade !
    Bref, beau spectacle et mains libres en perspective pour La Republique En Marche.

    Carlos Le 22 juin à 09:50
       
    • Cher Carlos, j’ai lu des commentaires de partisans de la FI sur ce site très hostiles à Ruffin et Autain. Souvenez-vous quand Ruffin en prenez pour son grade de la part de commentateurs qui défendaient la FI pour avoir dit "personne à gauche ne peut prétendre gagner tout seul" (cela remonte à quelques mois).

      Pour ma part, je ne leur reproche rien. J’aime bien Clémentine Autain (si elle avait pu être notre candidate commun ben lieu et place de JLM alors je crois que les choses auraient été différentes)

      Je regrette par contre le choix d’Ensemble de se fondre dans la FI et j’espère que Clémentine et François ne vont pas se faire dévorer par un JLM incapable de s’effacer pour laisser les autres prendre les devants. La rentrée de la FI à l’AN était à ce point remarquable : le "commandeur" (moi je dirai le maître d’école à l’ancienne) qui faisait la leçon aux uns et aux autres. Plaçant les uns par ici, les autres par là. Et les diatribes contre "le matheux" qui n’y connait rien en matière de contrat de travail et le drapeau européen qui n’a pas sa place dans l’AN etc. etc. Bref, si Clémentine et François (que le Pcf a soutenu aussi vous devriez le rappeler) parviennent à trouver leur place dans la FI tant mieux pour eux. Moi je souhaite que les élus PCF pour lesquels j’ai voté et que le PCF auquel j’ai adhéré soit lui-même. Je suis pour un fonctionnement et une organisation séparés des deux mouvements, y compris à l’Assemblée. a terme nous pourrons toujours trouver des convergences, c’est Macron qui - hélas - va nous les donner ces occasions. Dans le cas contraire, si la FI torpille (en sous mains comme JLM l’a appris de son maître à penser Mitterrand) la constitution d’un groupe PCF autonome (via les "Mélenchon compatibles" comme MGB), je crains que personne au final ne sera gagnant, à part la FI sur le court terme uniquement. Dans ce cas, je préfère encore que les députés PCF siègent parmi les non-inscrits. si c’est le prix de la liberté.

      Vous savez bien Carlos que les conditions que posent la FI sont inacceptables pour nous au PCF.

      SB Le 22 juin à 10:10
    •  
    • @SB - je prie matin et soir pour que Chassaigne puisse constituer son groupe, convaincu que j’étais déjà à son élection de l’impossibilité évidente de mêler des députés PCF sur la même ligne que Chassaigne, avec des députés de la France Insoumise (enclin pour vous à cautionner sectarisme et autoritarisme), sous peine de se condamner à l’impuissance dans l’hémicycle...

      Mais je pense que vous surestimer Mélenchon... dont pourtant vous peignez le portait d’un butor incapable de la moindre délicatesse tout en en faisant un habile machiavele de la trempe de maître Mitterrand le renard. En toute logique, ne devriez vous pas en faire une grenouille qui veut se faire aussi grosse qu’un boeuf ? Mélenchon n’a aucun des moyens de pression nécessaire pour "contraindre" des personnalités politiques comme MG Buffet, Ruffin ou Autain à s’inscrire dans la création d’un groupe parlementaire France Insoumise. Seule la valeur que ceux-ci accordent au principe de cohérence aura le pouvoir de les y "forcer"...

      L’échec de la constitution du groupe communiste à l’Assemblée Nationale ne sera pas autre chose que l’échec de Chassaigne à convaincre des députés de venir rallier son projet... En effet, en étant élus, ceux-ci sont devenus des "représentants de la nation" et ne sont plus "des candidats d’un mouvement"... ils pourront faire ce que bon leur semble comme renier, pour ceux qui l’auraient griphonné, une signature sur une charte qui ne les engagent en rien. Pour les autres, l’absence de "contradictions" évidentes (car on a le droit de changer d’avis) rendrait les choses encore plus aisées...

      En l’occurrence, afin d’éviter qu’on ne mette sur le dos de la FI (qui l’a bien large depuis le début) un nouveau déboire du PCF, j’espère bien que les députés communistes auront leur propre groupe totalement indépendant à l’Assemblée car s’ils ne l’obtiennent pas, je subodore qu’ils continueront à voir les députés FI comme des ennemis... et on ne peut pas travailler avec quelqu’un qui vous traite en ennemi sans hypothéquer l’avenir de ceux pour qui l’on se bat...

      carlos Le 22 juin à 11:14
  •  
  • @ La Renaudie

    Vous faites une différence entre les "cadres" et les "militants" du PCF en faisant référence à la conférence nationale de novembre 2016 et au vote ensuite des adhérents sur les choix pour la présidentielle.

    Pour rappel :
    La conférence nationale (consultative mais non décisionnelle) a voté à un un peu plus de 50% pour l’option 2 - à savoir ne pas soutenir JLM et proposer une candidature communiste à la présidentielle de 2017.
    Le vote des adhérents a donné un peu plus de 50% pour l’option 1 - à savoir ne pas présenter de candidat communiste et soutenir de façon autonome JLM.

    Mon analyse est différente de la vôtre, du moins pour ce qu’il en est de votre conclusion. Ceux que vous appelez les "cadres" sont en fait des "délégués" et il y a par exemple des membres de la direction et des secrétaires fédéraux (l’appareil comme on disait autrefois), des secrétaires de section (c’est-à-dire des militants à la base) et des élus. Ils ont été désigné par les adhérents. Ensuite, il y a tous les adhérents (donc tout l’ensemble) et c’est eux qui ont le dernier mot. Lors des deux votes, les avis étaient tout autant partagés (un peu plus ou un peu moins de 50%), la différence n’est pas significative (ce n’est pas comme si l’on avait 1/4 d’un côté et 3/4 de l’autre). Donc vous faites une dichotomie qui pour moi est loin d’être évidente.

    J’ai suivi (vidéos sur le net) les débats de la conférence et j’ai participé à la discussion dans ma section avant le vote décisionnel quelques jours plus tard et je peux vous dire que les avis étaient tout aussi partagés, confrontés à un même dilemme. Dans ma section (section urbaine d’une grande agglomération), jusqu’à la dernière minute avant le vote, certains hésitaient encore et n’arrivaient pas à choisir. Moi même j’ai hésité. Le résultat s’est joué en faveur de l’option 1 à deux voix près (section de 90 adhérents à jour, 77% de votants à ce scrutin). Alors franchement, ce n’est en rien significatif.

    Ce que par contre ne disent jamais les commentateurs, c’est que ce vote a été précédé d’un autre vote de principe (le même jour) sur la question du choix unitaire (c’est dire de considérer que la recherche de l’unité autour d’une candidature bien plus large que celle de JLM ou que celle d’un communiste prime sur les autre choix) qui a donné 94% en faveur du principe.

    Je crois qu’il n’y a pas de "clivage" entre la base et le sommet et que les avis étaient partagés à tous les niveaux. Par contre, après la présidentielle (sur la question du front républicain contre Le Pen, sur la préparation des législatives), les choses se sont clarifiées. Je ne peux parler que pour ma section (il n’y a pas eu de vote au plan national du parti depuis). Vis à vis de la FI et JLM, c’est les 3/4 au moins des militants qui ont été déçus et l’ont exprimé. D’où le fait que nous nous sommes mobilisés sur les législatives pour soutenir nos candidats présentés par le PCF. Avec le résultat que l’on sait : un score relativement bas mais la résistance de certains bastions et quelques reconquêtes.

    Je n’ai pas le temps de répondre au reste de votre analyse. Je ne vois pas les choses de la même façon que vous.

    Juste le temps de vous dire que votre point de vue sur les communistes avec qui vous pensez qu’il est possible de construire et les autres rejoint le mien pour ... la FI. Ici même sur ce forum il y a des FI avec lesquels je crois que l’on peut travailler et d’autres avec lesquels ce n’est pas possible.

    C’est la raison pour laquelle je souhaite un groupe autonome pour les élus PCF à l’AN avec les DVG plutôt que la dilution et la soumission dans un groupe FI tel que JLM le conçoit. Je pense que c’est mieux pour tout le monde. Simplement, les discussions qui ont lieu aujourd’hui (entre les députés FI et les députés PCF) risquent d’être difficiles et les coups bas (défection de MGB par exemple) peuvent faire capoter le projet d’un groupe type GDR comme le propose André Chassaigne. Si un groupe autonome est impossible, ce sera un victoire de plus pour JLM qui ne conçoit le dialogue que selon la logique de la destruction ou de la soumission. S’il gagne et torpille la constitution du groupe autonome, cela rendra très difficile l’avenir de nos relations car le ressentiment sera là très fort. Même sur un malentendu ou de fausses concessions, le PCF n’a aucun avenir dans la FI et ses députés dans un groupe FI. Deux groupes permettront de clarifier les choses, de contenter les deux parties et de passer à l’essentiel : la recherche de convergences sans la dilution de l’un ou de l’autre. Dans le cas contraire, ce sera coups bas contre coups bas et la poursuite des déchirements. FI et le PCF n’ont rien à y gagner. Il n’est pas possible de recoller les morceaux du moins dans le court terme. Si nous ne voulons pas obérer l’avenir des combats communs, alors il faut que chacun puisse exister.

    SB Le 22 juin à 09:53
       
    • La majorité des députés PCF ont été élus grâce à la campagne active de la FI dans le respect absolu de leur identité. Alors "la destruction ou la soumission", c’est seulement dans vos fantasmes. La FI est tellement destructrice et dominatrice qu’elle ne fait même pas de commentaires quand, à peine élu, un PCF pourtant investi par elle et signataire de sa charte la quitte pour constituer un groupe concurrent incohérent, comportant au moins un macroniste. Mais non, c’est la FI qui "torpillerait" le PCF... On se pince.

      Yves-André Peremer Le 22 juin à 11:24
  •  
  • Que reste-t-il de ce débat ?
    La ligne de partage entre JLM et A.Chassaigne ? Des problèmes de personnes ou des questions de fond ? Les deux mais surtout la poursuite de la volonté de "peser" sur l’autre ou de le "discipliner". Deux vues de l’esprit que l’expérience politique de ces 40 dernières années aurait dû écarter. La grande absence du débat des présidentielles c’est la question : Où sur la planète le Capitalisme mondialisé est-il été capable d’apporter la preuve de sa capacité à satisfaire ET les besoins humains ET ceux de la planète, savoir : assurer sa propre survie et celle de ses occupants ?
    Je ne me souviens pas que P. Laurent (conférence de Novembre) ou JLM, signataire de la Monnaie Unique (aménagement du Capitalisme financier européen face à un dollar hégémonique) en aient évoqué les tares mortifères.

    La raison d’être de deux groupes distincts permettra (???) peut-être de poser LA question capitalisme ( aménagé, version mélencho-keynésienne revendiquée) ou à renverser (question non posée ni par P.Laurent ni par A.Chassaigne. Entre les convergences, les deux groupes permettront-ils par leurs divergences, quelques éclaircissements... plus lointains qu’un quinquennat ?

    michel.mourereau Le 22 juin à 10:43
  •  
  • Effectivement je pense que vous posez la bonne question même si je ne la poserai pas de la même façon.

    Je crois que tout le monde peut se tromper à un moment où l’autre de l’Histoire. JLM d’un côté, PL de l’autre n’échappent pas à cela. L’important c’est que chacun puisse défendre ses convictions sans écraser ou soumettre l’autre.

    Ce que je reproche à la FI et JLM et que je nomme son sectarisme, j’en parle en connaissance de cause. Dans l’histoire de mon parti, le PCF, il y a eu aussi du sectarisme. Je ne suis pas certain que cela soit nos meilleurs années. Je suis vacciné contre les hommes providentiels. Entre JLM et PL, entre MGB et André Chassaigne, ce ne sont pas que des questions d’égos. Ce sont des questions de fonds et des choix différents. L’Histoire nous offre toujours malgré les oppositions des exemples d’improbables et fructueux rapprochement. J’ai eu la chance, il y a quelques années, de discuter avec des anciens (ils sont morts depuis longtemps et à 47 ans je commence à me faire vieux moi aussi) qui avaient connu le PCF à ses débuts. Ils ne regrettaient rien mais lorsqu’ils analysaient le passé militant, ils reconnaissaient que les moments d’unité (le Front populaire etc.) avaient été les meilleurs moments de leur vie et les périodes de sectarisme ou de repli stalinien (années 1950) les plus difficiles. Voilà pourquoi je n’aime pas le sectarisme et les hommes providentiels. Je préfère la diversité que je n’oppose pas à la cohérence, je préfère le débat à la "discipline" et les mains tendus aux faire-parts mortifiées. Les ponts que les murs. Simplement, qu’en ça le fait pas comme disent les jeunes, il vaut mieux être soi-même. Le bon divorce plutôt que le mariage, l’autonomie plutôt que la dilution. C’est à ce prix que l’on existe et que les possibilités unitaires arrivent un jour. il faut les souhaiter mais ne pas les forcer, c’est tout.

    SB Le 22 juin à 11:13
       
    • @SB - A force de vous lire, je ne peux pas m’empêcher de poser la question : Subissez-vous des pressions pour devenir sympathisant PHI ????????????
      Pour ma part, j’ai bien compris que vous étiez communiste et je ne cherche pourtant pas à vous convaincre que le PCF "c’est mal" en vous énumérant la pléthore de raisons qui l’indiqueraient ( et je ne le ferai d’ailleurs pas)... contrairement à votre façon de revenir à tout bout de champ sur le sectarisme "présumé" de la France Insoumise, sectarisme qu’une pensée un peu critique requalifierait de "radicalité politique", dont le principe s’avère foncièrement nécessaire lorsqu’on veut faire acte de résistance contre un système à la logique libérale hégémonique !

      Mais l’hégémonie qui vous inquiète semble être plus celle de la France Insoumise à gauche que celle d’un ORDRE MACRONISTE global de la société qui veut éradiquer toute opposition en prévoyant de légiférer contre nos libertés individuelles.
      Bref, j’espère que je me trompe car vous évoquez parfois la nécessité de travailler ensemble. Permettez moi de vous dire que pour le moment votre position est aussi floue que l’était la ligne directrice du Front de Gauche avant son échec et ne témoigne aucunement de vos intentions réelles si celles-ci tendent à l’apaisement...

      carlos Le 22 juin à 11:41
  •  
  • @ Carlos
    @ Dominique FILIPPI
    Je vous rassure, j’ai les yeux bien ouverts. Je ne vois simplement pas les choses de la même façon que vous.

    Quand je dis "sectarisme" vous dites "radicalité politique". Chacun ses mots.

    Pour moi en politique trop de radicalité conduit au sectarisme.
    Votre dénonciation du système Macron et plus largement du capitalisme en général est très proche de la mienne. On peut être d’accord sur le constat. C’est pour cela que je discute avec vous - je ne suis pas aussi assidu que vous à ce forum (damain je reprend et j’aurai moins de temps). Mais on peut ne pas être d’accord sur la stratégie, le positionnement, le sens que l’on donne à un combat. Mon positionnement n’est pas plus "flou" que le vôtre. Je suis plutôt de nature conséquente dans mes idées et dans mes actes. Dans l’action syndicale, c’est une qualité que l’on m’a souvent reconnu. Sur le plan politique, à mon petit niveau, je suis sur des positions solides jamais intransigeantes. Sinon je ne serai pas au PCF. J’ai déjà eu des discussions comme celles que j’ai avec vous avec des militants du NPA qui s’estimaient - à l’époque c’est Besancenot qui occupait l’espace médiatique - l’avenir du monde. Nous buttions sur le même constat de désaccord. Cela ne m’empêche pas de discuter quand même.

    SB Le 22 juin à 13:00
  •  
  • Bonjour
    espérons que FI et le PCF sauront s’entendre pour être des forces complémentaires et ne pas s’opposer pour leur bout de gras, parfois cela semble compromis

    bob Le 22 juin à 14:41
  •  
  • Ces notables qui cherchent à perdurer à leurs postes malgré les déroutes qu’ils font subir au PCF depuis plus de 2 décennies pour en arriver à quelques 2 à 3 % de bulletins de votes et 11 députés. Ces "insoumis" qui se plient sans sourciller aux règles de la république plébiscitaire et pratiquent un sectarisme délétère.
    Il n’est qu’à lire les messages remplis d’invectives de ce site pour voir le fossé qui divise les forces dites de gauche.
    Plus aucun ne parle de lutte de classes, de prolétaires, d’ouvriers, etc... Combien d’élus ouvriers au PCF ou à la France Insoumise ? Ces politiques ne font plus que des discours de petits-bourgeois en croyant pouvoir ramener le capitalisme à l’époque d’après guerre qu’on appelle les trente glorieuses, qui n’ont pu avoir lieu qu’après le plus grand conflit mondial et ses massacres et destructions gigantesques.

    Bernardino Le 22 juin à 14:46
  •  
  • Mes messages supprimés, ceux de bdpif omniprésents, les chômeurs, les mal logés, ceux qui souffrent de la politique de Macron, ont trouvé un adversaire de plus dans votre media.

    pierrot Le 23 juin à 04:54
  •  
  • Pour rappel :

    Analyse du scrutin n° 1191
    Première séance du 19/11/2015
    Scrutin public sur l’ensemble du projet de loi prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions (première lecture).

    Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)
    Pour : 15
    François Asensi
    Bruno Nestor Azérot
    Huguette Bello
    Alain Bocquet
    Marie-George Buffet
    Jean-Jacques Candelier
    Patrice Carvalho
    Gaby Charroux
    André Chassaigne
    Marc Dolez
    Jacqueline Fraysse
    Alfred Marie-Jeanne
    Jean-Philippe Nilor
    Nicolas Sansu
    Gabriel Serville

    Ferdinand14 Le 23 juin à 11:38
  •  
  • Je viens de lire les réactions au texte ci-dessus nous informant qu’il y aura un groupe FI et un groupe PCF à l’A.N. Pour moi qui vient de l’extrême gauche et qui a voté FI aux présidentielles et aux législatives parce qu’il s’agissait d’un vote n’incluant pas le PCF/Front de gauche, c’est une bonne nouvelle. Il vaut mieux deux groupes distincts, ainsi chacun continuera à se faire son opinion en connaissance de cause.

    Force est de constater que le constat de la politique du PCF, du PS et des EELV et la stratégie qui en découle de JLM et de son mouvement la FI a été la bonne, les résultats le démontrent : 11% pour la FI contre à peine 3% pour le PCF aux législatives.

    S’il existe des points de convergences entre les deux formations, il y a surtout des différences, quant au fonctionnement : mouvement contre parti, le rapport au passé : FI naissante contre vieux parti avec un lourd passif stalinien qui laisse des traces indélébiles dans l’électorat, programme exigeant l’arrêt du nucléaire contre programme s’alignant sur le programme nucléariste des gouvernements actuels et précédents, et d’autres divergences programmatiques importantes.

    L’enseignement principale de ces élections est la création de la France insoumise et de la place qu’elle a prise dans le paysage politique. La FI est la force politique de gauche d’avenir qui devrait se substituer progressivement à toutes les autres composantes de la gauche qui ont toutes plus ou moins failli dans leurs tâches de représenter les intérêts exclusifs des gens ordinaires.

    CORSIN Le 26 juin à 16:35
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