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Accueil > Politique | Par Manuel Borras | 27 juin 2016

De la désastreuse manipulation des mots

Dans le langage du gouvernement, la trahison des mots a prolongé la trahison des promesses, conduisant au déni du sens et des conséquences de son action. L’écart entre les paroles et la réalité sociale creuse aussi le discrédit de la politique.

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« Il faut mettre fin aux grands écarts entre les discours et les actes » réclame le politiste Yves Sintomer. C’est, selon lui, l’un des moyens de la « démocratisation de la démocratie » qu’il appelle de ses vœux, mais surtout une condition sine qua non de l’endiguement du risque de dérive vers un régime autoritaire.

Le chemin inverse est pourtant emprunté par les gouvernants français actuels. À tel point que l’on n’assiste plus désormais à de "simples" promesses de campagne non tenues, mais plutôt à une antinomie, en temps réel, entre les faits tels qu’ils sont, objectivement, et la manière dont la communication gouvernementale nous les présente. Nos dirigeants, décomplexés ou peut-être simplement déconnectés de la réalité, s’emploient à désigner par leur exact opposé les politiques qu’ils mènent, ainsi qu’à dénoncer chez les opposants la prétendue existence de leurs propres dérives.

Inversions du sens

Si le procédé n’a bien sûr rien de neuf, il en va autrement de sa présente surexploitation, qui plus est par un gouvernement "de gauche". La stratégie de communication, qui puise largement dans la syntaxe néolibérale, est à la hauteur de la pilule de régressions sociales et juridiques que le gouvernement tente de faire passer. Les attaques contre les citoyens et leurs droits sont ainsi qualifiées d’améliorations. On loue la « modernité » d’une « protection sociale du XXIe siècle », quand il s’agit en réalité de revenir sur un siècle d’avancées sociales. Dans le même temps est fustigé le « passéisme » des syndicats, qui voudraient eux… « revenir au XIXe siècle ».

La méthode touche parfois même à la provocation. En particulier lorsque le Parti socialiste organise, le 8 juin, un meeting intitulé "Loi travail : face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social". Au menu, un festival de novlangue, mais aussi une posture de sauveur de la "vraie" gauche face à une droite dure et une gauche "extrême" qualifiée d’irresponsable car critique. Le tout sur fond de joyeuses scènes de camaraderie aux allures factices. À quelques pas de là, la contre-manifestation syndicale est bloquée et gazée par la police, station Cours Saint-Emilion.

Cette dénaturation de la langue se retrouve jusque dans les noms des lois et projets de lois rétrogrades. La loi travail répond au doux euphémisme de "projet de loi visant à instaurer de nouvelles libertés et protections pour les entreprises et les actif-ve-s", quand la loi Macron se nomme "loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques".

Hiérarchie des indignations

Le gouvernement accuse ses opposants de tout ce qu’il ose lui-même. Les mots choisis sont forts, le champ lexical sécuritaire et guerrier. Les grèves et blocages sont qualifiés de « prises d’otages », au moment où l’article 49.3, constitutionnel, certes, mais antidémocratique, est utilisé. Les violences politiques, économiques et symboliques [1] sont passées sous silence, quand un jet d’œuf sur un costume entraîne un flot de réactions indignées. On souligne largement le nombre de policiers blessés en marge des manifestations, et Bernard Cazeneuve fait un dangereux rapprochement avec les deux policiers tués à leur domicile à Magnanville. Rien, par contre, sur le nombre élevé de manifestants blessés.

La CGT est tantôt accusée d’être « débordée », tantôt assimilée aux violences des « casseurs » – réelles, surtout le 14 juin – via une prétendue « complicité passive ». On demande inlassablement à ses représentants s’ils reconnaissent « leur responsabilité ». On prête des tâches à son service d’ordre – le maintien de l’ordre public – qui ne lui incombent pas légalement, alors qu’en parallèle la désorganisation des forces de l’ordre atteint un niveau jamais observé jusqu’ici. On demande aux syndicats de faire preuve de « responsabilité » en annulant les prochaines manifestations, jusqu’à aboutir le 23 juin à Paris à un "parcours" circulaire ubuesque décidé par le ministère de l’Intérieur.

Manipulation encore, l’utilisation d’événements pour se dresser en défenseur de ce que l’on dégrade soi-même. C’est le cas lorsqu’une dizaine de vitres de l’hôpital Necker sont fracturées le 14 juin à Paris. Là aussi, le vocabulaire est ‘’finement’’ choisi [2] par ces soudain grands défenseurs de l’hôpital public. [3] De même, les vitres brisées du siège de la CFDT, jeudi 23 juin, si condamnables soient-elles, sont qualifiées d’« attaque contre la démocratie sociale » par les acteurs mêmes de l’offensive contre les droits des salariés et le "dialogue social", Manuel Valls, Myriam El Khomri et Jean-Christophe Cambadélis en tête.

"Fictions politiques"

Les accusations, les causes, les culpabilités, les violences – physiques et symboliques – sont retournées. Ce gouvernement, qui est la cause des régressions et des troubles, s’érige en défenseur d’un « progrès » et d’une « modernité » que la population et ses organisations, « dangereuses », menaceraient par leur « violence » et leur « passéisme ». Les coupables se font inquisiteurs, soutenus par de grands médias qui reprennent les prétendus griefs en boucle. Pendant ce temps, on ne parle plus des sujets centraux : la loi travail et son retrait, les lois sécuritaires et répressives, l’abandon par l’État des migrants et réfugiés... Cette stratégie d’évitement alimente la frustration, la colère même, de nombre d’opposants aux politiques menées à l’heure actuelle, confrontés au déni de réalité d’un gouvernement en total décalage.

Les réactions officielles au "Brexit" – avec par exemple le subit retour du "peuple" dans les discours des gouvernants – montrent que la tendance est générale. Les mots ont-ils encore un sens, servent-ils à autre chose qu’à travestir le débat public et à éluder les véritables termes des problèmes posés ? Selon Christian Salmon, cette situation de déconnexion est le fruit d’un long processus de perte de pouvoir des dirigeants politiques nationaux – face aux intérêts privés, à la finance mondialisée, aux institutions internationales – qui transformerait le jeu politique en un simple théâtre. Un théâtre dont les acteurs, impuissants, se consacreraient principalement, dans une lutte permanente pour le pouvoir, à l’élaboration de stratégies de communication sous forme de storytelling, de “fictions politiques”. Des fictions politiques qui puisent désormais unanimement leur langage dans la sémantique néolibérale, gouvernements sociaux-libéraux inclus. Chantal Mouffe affirme que les libéraux de tous bords « prétendent faire une philosophie politique sans politique » (lire son interview dans le prochain numéro de Regards) qui, c’est le terme de Christian Salmon, « agonise ».

Il semble donc que le problème soit structurel, et que les solutions résident dans la remise en cause globale des institutions politiques et médiatiques telles que nous les connaissons aujourd’hui, et de l’homogénéité idéologique qui les caractérise. En commençant par dévoiler les manipulations de langage pour contribuer à remettre le fond au centre des débats et de la vie politique. Car l’urgence est là : pendant ce temps, la droite qui s’assume et l’extrême droite assistent à la cacophonie ambiante en se frottant les mains.

Notes

[1D’un Emmanuel Macron et son « meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler », par exemple.

[2L’établissement « pour enfants malades » a été « dévasté » par des « hordes de manifestants violents », des « sauvageons ». Le tout en présence de « l’enfant des policiers assassinés », se risque même à s’indigner Bernard Cazeneuve.

[3Une diversion qui tente d’éclipser le caractère massif de la manifestation, par ailleurs très nettement minimisé par les chiffres de la préfecture – 80.000 manifestants – comme le montre une vidéo prise du haut de la Tour Montparnasse.

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Vos réactions

  • "Il semble donc que le problème soit structurel, et que les solutions résident dans la remise en cause globale des institutions politiques et médiatiques "
    D’où la nécessité de soutenir dans son travail de résistance critique l’indispensable association ACRIMED (Action Critique Médias) qu’il faut soutenir.
    http://www.acrimed.org/

    Victor Le 27 juin à 19:53
  •  
  • je suis d’autant plus heureux de la parution de cet article fort judicieux que nous nous sentons parfois un peu seuls sur les réseaux sociaux à dénoncer l’attitude particulièrement radicale de certains soutiens de Hollande, notamment sur twitter, qui n’hésitent nullement à utiliser les éléments de langage et les visuels de l’extrême droite pour tenter de décrédibiliser la gauche du PS. Se faisant, ils se décrédibilisent surtout eux-mêmes, en se comportant comme les bas du front qu’ils prétendent dénoncer... C’est à ça qu’on les reconnait ! J’ai nommé, les #gogoFH2017 et autres soutiens de #ManuMilitari... > https://gauchedecombat.net/2016/06/01/fauxcialisme-le-niveau-baisse-la-merde-monte-gogofh2017/

    Gédécé Le 28 juin à 12:09
  •  
  • Content que désormais des journalistes s’attellent à dénoncer l’imposture du mésusage des mots, vecteur de propagande. Il était temps. Je constate avec dépit, que bien souvent, les alternatifs et autres forces politique reprennent sans sourciller les mots de l’adversaire. Il faut déconstruire ce mésusage et inventer des mots nouveaux.

    Julien Le 28 juin à 16:42
  •  
  • J’ai tant vomi jusqu’en 2012 que j’imaginais pas pouvoir vomir encore. Mais c’est pire.
    Quel dégoût que ces hommes politiques sans faces.
    DEHORS

    vomita Le 30 juin à 22:06
  •  
  • j’ai découvert cet article et je l’ai énormément apprécié.

    marc LOPEZ Le 1er juillet à 20:19
  •  
  • " Ne prenez pas la vie …par les épines" nous disent ils !

    ou

    " Faut-il encore changer de Dico en 2016 ? " pour comprendre ceci :

    Prendre le train des réformes, créer du lien social, définir de nouveaux projets de relance de la croissance en synergie avec les partenaires sociaux et en privilégiant le dialogue social aux blocages et aux prises en otages inacceptables de la part d’une frange toujours plus radicalisée de l’ultra gauche, etc.

    Mais quel est ce langage qui envahit tous les esprits et les médias ?

    Le vocabulaire est le véhicule de la pensée, celui qui maîtrise les mots maîtrise le raisonnement. Supprimer du vocabulaire des mots qui permettent de critiquer le système en place permet de supprimer la contestation. (Le rêve de tous les gouvernants comme de ceux qui ont le pouvoir. )

    Si bien des africains sont " affamés" , il doit bien y avoir quelque part des "affameurs" ! Alors disons, pour ne pas parler de ces derniers, qu’il y a le problème de la Faim dans le monde ! ...oui, c’est un problème ! (Et impuissants, .... passons à autre chose ! )

    Si vous vous estimez "exploité" …c’est donc qu’il y a un"exploiteur !"

    Mais si vous supprimez du lexique courant le terme "exploité. "
    et le remplacez par "défavorisé" vous concluez que vous n’avez pas eu de bol ! …ça devient votre problème !

    Si vous le remplacez par " exclus ", ne cherchez pas l’exclueur : ce mot n’existe pas. Mais par contre l’exclus, (ce peut être vous, aujourd’hui ou demain), l’exclus sans exclueur doit chercher en lui même les raisons de son exclusion.. Si vous êtes exclus, chômeur, sans papier, sans toit c’est de votre faute, et pas de la responsabilité de quelqu’un d’autre ……qui n’est plus nommé, qui n’existe plus !

    ( applaudissements sur les bancs du Medef )

    Ceci n’empêchera pas les exploiteurs d’avoir de la "compassion" pour vous et de se montrer à l’occasion charitables ….Mais où est donc passé le principe de "justice" dans ce cas là ? Envolé ! bien trop archaïque, dépassé !

    Depuis la parution du roman de George Orwell "1984", chacun de nous constate que cette novlangue (ce langage détourné) s’étend de plus en plus : les couleuvres à avaler "en douce" ont tendance à s’accumuler….même avec un type "normal" !

    Petit inventaire : Si vous réagissez devant le scandale de la " privatisation" de certains services publics, la Gauche libérale vous calmera en parlant plutôt de "cessions d’actifs publics" : c’est plus digeste qu’une" GAUCHE qui PRIVATISE " !

    Vous faites parti d’un "plan de sauvegarde de l’emploi" ? C’est quand même mieux qu’un plan de licenciement, non ? (Je vous rassure : c’est la même chose ….sauf que le mot "licenciement" implique qu’il y a quelqu’un qui licencie ! ….mais faut plus le montrer du doigt !

    ( Applaudissement sur la Droite de L’Assemblée Nationale)

    Qui, maintenant, est contre les " réformes structurelles de compétitivité "…….. ? Personne ! … Précisons la suite : réformes qui cachent d’aligner votre salaire sur celui de votre homologue indien ou du fameux plombier polonais ….Alors, toujours d’accord avec l’enfumage des " réformes structurelles de compétitivité " ?

    Citations : La France gaspille son" capital humain" dans le chômage ( N.Sarkozy 9 nov. 2006) -la justice sociale (doit) être le ressort de la performance et du capital humain ( S Royal même date : 9 nov. 06)

    Incroyable, vous avez du mal à boucler vos fins de mois, mais petit capitaliste vous nous cachez que vous avez un "capital humain " ? ( Oxymore : essayer de penser au" capital" et ensuite à "l’humain" ….ok, c’est possible ! Essayez ensuite de mettre les deux ensemble : vous voyez quoi comme idée ? Rien ! C’est fait exprès :

    la novlangue vous conduit à ne plus pouvoir "penser" ….vous n’êtes plus très loin du "temps de cerveau cocalisé" à la sauce TF1)

    Mais ceux qui emploient cette expression (toujours des "décideurs”), qu’entendent-ils par capital humain ? Tout simplement votre force de travail, votre savoir faire, votre dextérité, votre conscience morale et professionnelle, votre sens de la relation et de la négociation…etc. : En deux mots, vous êtes une” valeur marchande" ! Valeur à capitaliser, à faire fructifier ! Sinon au chômage ! ….et oui, si vous ne savez pas vous vendre, il faut vous en prendre à vous !

    ….Par contre si vous avez un emploi stable, il faut vous mobiliser en permanence pour conserver et accroitre ce capital si précieux … et c’est souvent au détriment de la famille et des autres salariés ou des sans emplois …Mais tranquillisez vous la conscience : ce n’est pas immoral dans le système concurrentiel du "chacun pour soi”.

    L’être humain est devenu un homo oeconomicus. Toute action politique ou sociale sera accomplie en fonction de considérations de rentabilité. Chacun doit être un petit entrepreneur de lui même. « On gère », « tu vas payer », « j’investis dans un téléphone portable », « c’est rentable », " j’ai "un capital humain" etc...

    (Applaudissement des économistes "chiens de garde”, présents à vie sur toutes les chaines de radio et télé et de certains conseillers "Pôles emplois")

    Autre nouveau mot avec une petite plaisanterie entendue à un carrefour : là je ne risque rien : je suis juste sous la vidéo protection

    C’est un fait que "vidéo surveillance" avait un côté "pénétration dans votre vie privée" , il fallait donc en novlangue inventer une autre perception : ce fut donc "vidéo protection" à la sauce Hortefeux ….Seulement comme tous les nouveaux mots trompeurs vite oubliés s’ils n’ont plus d’ effet soporifique , celui ci est déjà enterré en 2014 : Toutes les vidéos baptisées" de protection" que les médias nous ont ressassées à propos de tels faits divers , nous prouvent que cette fameuse protection est nulle ….
    Par l’expérience, les gens annulent donc une idée trompeuse pour revenir à la définition originale : ce sont des vidéos qui surveillent et qui peut être serviront a posteriori à arrêter un voleur ou un fou ! On est bien d’accord : elles sont inutiles à l’égard des honnêtes gens qui se demandent donc bien pourquoi ils sont quand même filmés ! ….à méditer !

    Cette sagesse de ceux qui savent ne plus se laisser enfumer, est peut être bien la porte de sortie pour échapper à ces matraquages de langage qui ne sont que propagande !

    Comme ce n’est pas la langue du peuple , mais bien celle des décideurs , des politiciens , des médias et des publicitaires , je vous souhaite d’être vigilants en 2014 pour ne pas vous faire avoir par

    "employabilité " ( contre le droit du travail ) - flexisécurité ( contre la sécurité de l’emploi )- consensus ( c’est quoi la lutte des classes ? ) - fracture sociale (ça se soigne avec un plâtre ?) - Reconduite ( toujours à la Frontière pour ne pas dire "expulsé") - tolérance zéro ( réservée aux petits délits : les truands de la Bourse ou des banques ont une tolérance à plusieurs chiffres ) -Ethique ( pour une morale de circonstance ) - Réforme ( pour casser des droits acquis ) -antisémite ( confondu souvent avec antisioniste ) - rigueur ou redressements des comptes publics ( à la place d’austérité ) - Rolex ( signe de réussite à laisser sans regret aux publicitaires ) -néolibérale ( dernier avatar du capitalisme pas du tout "néo" )- retour sur investissement ( le profit fait vilain ! ) - jeunes issus de l’immigration ( islamistes en puissance -expression jamais collée sur le dos des enfants de portugais , ou de chinois ) - "identité nationale" ( rien à voir avec France terre d’accueil ) - "cas social" ( là , personne n’y peut rien )- Vous aurez droit avec le PdG de total au "massage" de la roche pour l’extraction du gaz de schiste ( ce qui est quand même une pommade bien plus agréable que le mot "fracture ", non ?) -"valeurs universelles" ( Plus ils en parlent , moins ils les vivent ) - "Service public concurrentiel" (autre oxymore qui conduit à la mort lente du mot "usager" : on ne peut pas être à la fois usager et client ) ou des phrases du type : "Après consultation des partenaires sociaux nous lancerons une restructuration"( qui veut dire : On n’est bien obligé de se taper un comité d’entreprise avant de lancer des licenciements)-

    et enfin si vous entendez à la radio ou à la télé " il faut dire la vérité aux Français " , installez vous et prenez notes pour débusquer les faux "réformistes" : ceux qui se montrent révolutionnaires ou modernes mais qui ne font qu’employer la "vulgate néolibérale" : la langue de l’Empire qu’ils manient pour décrire les réalités de notre monde , langue parfaitement adaptée aux intérêts de l’oligarchie et de la finance ! ….(Pour ce qui est de vos intérêts à vous ……… !)

    La novlangue vous invite à ne pas prendre la vie ...par les épines ! Vous devinez maintenant pourquoi ?

    Ouvrez l’ oeil …ou plutôt ouvrez bien vos oreilles pour repérer les épines qu’ils nous destinent …en douce !

    Pierre NICOLAS 26400 DIVAJEU

    PrNIC Le 1er juillet à 22:04
       
    • Excellent !

      En 2006, Eric Hazan avait publié aux éditions Raisons d’Agir un excellent petit livre intitulé LQR, qui proposait un inventaire assez complet de la langue de bois de l’époque.

      Mais depuis, les communicants ont trouvé d’autres mots pour pousser toujours plus loin l’enfumage, et votre mise à jour est plus que bienvenue. Et surtout, vous avez raison de souligner que ce vocabulaire est choisi à dessein pour empêcher les gens de penser.

      hopfrog Le 3 juillet à 21:38
    •  
    • Merci +++, ça fait du bien de vous lire !

      mikele Le 4 juillet à 18:20
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  • J’adore la nature humaine.
    Pratiquement tout le monde sais ce qu’il faut faire et pourtant tout le monde ne fait rien.....La prise de conscience ne suffit pas !!
    Il faut occuper la rue sans relâche, comme indéfiniement...ne laisser le choix à la totalité de nos politiciens que de partir.

    rolland Le 18 juillet à 18:54
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