Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 2 avril 2015

Départementales : retour sur la gauche

Depuis dimanche soir, les commentaires n’ont pas manqué. La France vire à droite, la désunion a fait perdre la gauche… Regards sur l’évolution entre les deux tours, chiffres à l’appui.

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1.

La gauche était éliminée au premier tour dans près de 600 cantons métropolitains, souvent de justesse. Dans un tiers de ces cantons, le total des voix de gauche dépasse mathématiquement celui de la droite parlementaire ou du Front national au premier tour. Sur le papier, ces 200 cantons auraient pu avoir un duel gauche/ droite ou gauche / extrême droite. Mais rien ne dit que le regroupement sur un seul binôme aurait permis de mobiliser l’ensemble des électorats potentiels de chaque formation. En outre, dans près de 165 cas, le total des voix de droite dépasse les 60% et dans près de 90 cas il est au-dessus de 65%, ce qui rendait la victoire quasi impossible au second tour. Dans quelques cas (Forbach, Anzin, Calais 3), le FN est autour de 40% au premier tour et la droite parlementaire l’emporte de justesse au second ; rien ne dit que le binôme socialiste aurait été en mesure de gagner les sièges dans ces conditions.

La référence à l’union et à la désunion comme explication de la défaite est bien formelle : le problème n’est pas que la gauche se trouve ou ne se trouve pas en rangs dispersés, il tient plutôt à ce que la gauche tout entière ne parvient à mobiliser qu’un modeste tiers des électeurs du canton.

2.

Nicolas Sarkozy se réjouit bruyamment des résultats de la droite parlementaire. Il n’a pas tort. Pourtant, la réalité est un peu plus complexe qu’il ne l’affirme. Si l’on raisonne sur l’ensemble des cantons, la droite sarkoziste et ses alliés gagnent environ 1,4 millions de voix entre les deux tours (9,2 %). Les candidats UMP étaient aussi souvent opposés à des candidats de gauche qu’à des candidats du FN. Or ils gagnent davantage dans les cantons face au FN (+1,2 million) que face à la gauche (+750.000 voix). Un bon motif de satisfaction tout de même : la droite parlementaire récupère la plus grande part du vote frontiste au second tour. Dans les cantons où le FN était éliminé, il avait recueilli 1,1 million de voix au premier tour soit 17,8% : or ce pourcentage se répartit au second tour entre l’abstention (+1,4%), le vote à gauche (+3,8%) et le vote à droite (+14,9%). Plus des deux tiers des électeurs frontistes se seraient donc portés sur un candidat de la droite parlementaire.

L’inverse n’est pas vrai. Dans les duels entre la gauche et le FN, alors que l’abstention recule (-1,4%), le gain de voix en faveur du Front national n’est que de 268 000. La gauche elle progresse de 360.000. Les préventions de la droite classique à voter en faveur du FN se réduisent, mais le transfert de voix reste minoritaire.

3.

Quant à la gauche, elle a plutôt bien mobilisé entre les deux tours. Au total, là où elle est présente, elle gagne 470.000 voix (+5,4%) alors que la droite parlementaire n’y progresse que de 180.000 voix (+2,5%). Mais la plus grande part des gains à gauche s’obtient dans les 302 cas de duel avec le FN, où le total de droite et de l’extrême droite perd un quart de son capital de voix du premier tour. Face au FN, la gauche a bénéficié à la fois d’un bon report à gauche, d’un léger sursaut de participation électorale (+1,4% de votants) et de l’apport de voix venant de la droite parlementaire.

Face à cette seule droite parlementaire, le résultat de la gauche est moins brillant. Tandis que la droite progresse de 750.000 voix (+14,9%), la gauche n’en gagne que moins de 65 000 (+3,8%) et l’abstention augmente. Il en est de même dans les 255 triangulaires, où seule la droite parlementaire tire les marrons du feu : alors que la participation augmente de plus de 100.000 voix, elle gagne 130.000 voix et 3,5%, tandis que la gauche progresse faiblement en voix (18.000) et recule en pourcentage (-1,2%) et que le Front national marque le pas, en voix comme en pourcentages.

4.

Le Front de gauche a bien tiré son épingle du jeu. Sur les 113 cantons où il figurait au second tour, il a bénéficié d’un bon surcroît de mobilisation à gauche (+90.000 voix et +8,7% des exprimés), tandis que la droite et le Front national reculent (c’est même le seul cas où la droite parlementaire recule entre les deux tours). Le bon résultat s’explique bien sûr en partie par le fait que le FdG était dans 47 cas en situation de duel avec le FN qui a stimulé, comme partout, une forte mobilisation face au FN.

Il n’en est pas de même face à la seule droite parlementaire. Comme dans l’ensemble des cantons qui ont connu un duel gauche/droite parlementaire, l’abstention augmente (celle d’électeurs frontistes) et la droite progresse (14,4%) davantage que la gauche (4,5%).

5.

Le rassemblement à gauche a donc bien fonctionné au second tour. Mais il n’a pas produit un élan suffisant pour inverser le cours des choses. Cela signifie que la gauche entre les deux tours parvient à regrouper, dans leur diversité, les électeurs qu’elle mobilise, mais elle ne mobilise pas ceux qui restent en marge, suffisamment pour battre la droite.

Ce constat renvoie à deux réalités différentes. Tout d’abord, si la gauche mobilise peu, ce n’est pas d’abord à cause de ses divisions. Elle n’attire pas, avant tout, parce que le parti gouvernemental développe une politique qui ne peut pas activer un vote à gauche : la réduction de la dette, la compétitivité et la gestion de "l’état de guerre" ne saurait entrainer un électorat qui reste structuré par les valeurs d’égalité, de solidarité et de service public. Bien au contraire, cette politique accroît le mécontentement et stimule le ressentiment dont bénéficie le Front national.

Mais, en second lieu, le problème est que "l’autre gauche" ne parvient pas à transformer le mécontentement voire la colère en mobilisation bien à gauche. Sans doute, le Front de gauche se sort avec les honneurs de la dernière consultation électorale. Mais il reste dans les niveaux modestes des consultations antérieures de même type. Il résiste, mais il ne progresse pas. Pourquoi n’y parvient-il pas ? La réponse à cette question devra se formuler dans la période à venir. Manifestement, le FdG souffre aujourd’hui encore d’une visibilité insuffisante, d’une cohérence limitée (sa polyphonie s’entend plus que sa symphonie) et d’une capacité faible à incarner une alternative visible, audible et crédible à la politique socialiste. La clarté critique vis-à-vis du PS recentré est nécessaire ; elle n’est pas suffisante, loin de là.

Dans sa forme classique amorcée dans les années 1960, la vieille union de la gauche fonctionne en partie pour sauver les meubles ; elle n’a plus de force propulsive pour de nouvelles conquêtes. Rêver de futures majorités à gauche est une chose ; s’imaginer qu’elles pourront se réaliser et triompher autour du PS actuel est une totale impasse.

Face au pseudo-tripartisme, la seule solution est de réactiver, autour des valeurs de l’égalité, de la liberté et de la fraternité-solidarité, le clivage qui, historiquement, s’est imposé sous la forme du gauche-droite. Toute autre hypothèse ne peut conduire qu’à la défaite, si ce n’est au désastre démocratique.

* * *

Les tableaux dans le portfolio ci-dessous résument les résultats des deux tours sur les 1.582 cantons métropolitains qui étaient en lice au second tour. Deux d’entre eux portent sur les pourcentages d’exprimés et sur l’évolution (en voix et en pourcentages) entre les deux tours. Ils procèdent à quatre regroupements en colonnes : la gauche, la droite dite "parlementaire", le Front national et l’extrême droite, le total de la droite. Pour le premier tour a été ajouté le score du Front de gauche.

Chaque tableau comporte huit lignes distribuant les résultats par catégories de canton : l’ensemble des cantons disputés au second tour (1.852), ceux où la gauche est présente (1.252), ceux où avait lieu un duel entre la gauche et la droite parlementaire (660), ceux où le duel opposait la gauche et le Front national (302, ceux où avait lieu une triangulaire (113) et ceux où la gauche était éliminée dès le premier tour (599).

Portfolio

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Vos réactions

  • Clémentine Autain arrivée en 2ème position derrière le PS à Sevran (93) et en absence de danger FN a préféré déserter le combat en se désistant pour le parti de Valls et Macron et trahir l’espoir de ses électeurs . C’est sa façon de sortir de cette" totale impasse " de l’union avec le PS dénoncée par Martelli ! Et elle se permet de traiter mélenchon de "nain", de baver sur lui dans le très libéral Obs et de l’accuser publiquement de complicité d’assassinat avec Poutine, préparant ainsi une OPA sur 2017 en espérant l’appui de la bande à P.Laurent ?

    Fulgence Le 2 avril 2015 à 16:51
  •  
  • D’abord, il faudrait dans cet article mettre le mot "gauche" entre guillemets partout où, comme le font le Ministère et les médias, le PS y est inclus. Il est vrai qu’il s’agit de l’électorat "de gauche", et non du PS proprement dit, mais cette confusion devient de plus en plus délétère en entretenant l’illusion que la politique du gouvernement actuel serait "de gauche", et qu’on pourrait rester à gauche en votant pour lui.
    Non, le prétendu "vote utile" n’est pas utile à la gauche ; il est la preuve de l’absolue déchéance de notre actuelle constitution ; et cela, contrairement à ce que disent certains (notamment du côté du PCF), est parfaitement compréhensible par nos concitoyens. Il faut rendre son sens plein au droit de vote si l’on veut voir diminuer l’abstention.

    Ensuite je me réjouis de cette phrase de Martelli, qui devrait devenir la ligne assidue de Regards et d’Ensemble : "Rêver de futures majorités à gauche est une chose ; s’imaginer qu’elles pourront se réaliser et triompher autour du PS actuel est une totale impasse"(...)qui "ne peut conduire qu’à la défaite, si ce n’est au désastre démocratique." À méditer et à mettre en pratique dans toute initiative d’action !

    Remarque Le 2 avril 2015 à 23:56
  •  
  • La pensée unique du capitalisme mondialisé à laquelle adhèrent le PS, l’UMP, Merkel, Bruxelles et consorts nous mène à la catastrophe. Nombre d’économistes sérieux le prédisent : paupérisation —>baisse continue des rentrées fiscales —>faillite.
    Valls, Sarkozy, Cambadélis et tutti quanti (sans oublier les médias) feront l’autruche tant que n’a pas éclaté l’incendie ( = guerre ou révolution violente).
    Je ne vois pas l’avenir autrement.
    Ne reste que la dérision : http://www.bilboquet-magazine.fr/crise-economique-dieu-annonce-la-fermeture-du-paradis-pour-faillite/.

    Jean-Marie Le 3 avril 2015 à 02:06
       
    • Oui, mais il y a aussi Syriza (voir sur Regards l’article de Bernard Marx), qui se bat pied à pied, et qui prouve déjà qu’on peut mobiliser le grand nombre, à condition de lui proposer DU VRAI et DU NEUF !
      Voir aussi ici, (et avec l’aide d’Eric Toussaint du CADTM).
      À quand, chez nous, une commission d’enquête sur la prétendue "dette" ? "Europe, écoute les paroles d’Athènes" !

      Autrement Le 3 avril 2015 à 08:58
  •  
  • CONSTRUISONS LA FORCE POLITIQUE DE GAUCHE

    SANS LAQUELLE RIEN N’EST POSSIBLE !

    RIEN de NEUF ne se passera sans l’émergence d’une NOUVELLE force politique, clairement IDENTIFIABLE, par son sigle, ses propositions, son ancrage populaire, instaurant de nouvelles pratiques militantes et politiques (dont un collectif de porte-
     parole élu et contrôlé par les adhérents).

    Cette NOUVELLE force politique peut exister à partir de courants existants, tel "Ensemble !", et d’autres, clairement opposés au social-libéralisme comme aux combinaisons politiciennes le nourrissant. Ces courants s’auto-dépasseront, évidemment. Mais elle devra s’ouvrir très largement aux jeunes, aux syndicalistes, aux militants associatifs, aux salarié-e-s, aux catégories populaires qui souffrent le plus, qui par l’engagement de leur ADHESION, constitueront sa force vive, lui donneront tout son sens.

    Cette FORCE mènera la bataille idéologique et politique pour qu’une partie grandissante du peuple se saisisse des choix et propositions essentiels, sociaux, écologiques, culturels, démocratiques, ouvrant le chemin à une société plus juste, plus fraternelle, plus dynamique. Elle se saisira de toutes les questions sans tabou ni exclusive ( emploi, fiscalité, institutions, justice, immigration, droits, santé...) afin d’élaborer des réponses permettant de promouvoir le bien-être de tous, l’égalité des droits, la transition écologique, la vitalité démocratique.

    Ceci suppose une LUTTE SANS MERCI contre toute forme de CORRUPTION, contre les PRIVILEGES et les passe-droits, contre l’EVASION FISCALE, contre la domination de la FINANCE sur la vie publique.

    Ceci n’est pas un rêve. Nous avons les "ingrédients" à portée de mains et de cerveaux. A condition d’être profondément convaincus de la nécessité de rompre radicalement avec la compromission qui mène au "tous pareils" et avec le règne des appareils, qui vise à la conquête du pouvoir de quelques-uns, et qui mène au "tous pourris" !

    Un bon moyen d’en être convaincu, est de VOIR ce qu’il se passe AUJOURD’HUI en France. D’ENTENDRE ce qui est dit.
    Cette NOUVELLE FORCE POLITIQUE ne doit pas être un marche-pied pour politicien-ne-s mais un LIEU de PRODUCTION politique, un ESPACE d’EDUCATION POPULAIRE et de formation militante, un OUTIL au service d’un puissant RASSEMBLEMENT populaire CONSCIENT, ACTIF et EXIGEANT !

    REVOCIT Le 3 avril 2015 à 11:29
  •  
  • Réponse à Autrement 08:58.

    Syriza ? Reculade continuelle. Coup d’épée dans le dos de Podemos par ricochet.
    On ne négocie pas avec son exploiteur : le FLN algérien l’avait compris, sachant bien que la période de transition serait difficile mais enthousiaste, une fois le carcan brisé, la dignité retrouvée.
    Tsipras ne l’a pas compris, désormais à genoux devant ses bourreaux.
    D’abord tourner le dos à l’UE. Non par repli communautariste et raciste façon FN, mais pour exiger une relecture du TCE, à commencer par sa partie III, gravant une fois pour toute dans le marbre le capitalisme mondialisé.
    Et dire aux banques, BCE incluse, que la dette est depuis longtemps remboursée avec les intérêts goulûment empochés . Dans la foulée, ajouter le système des agios à la liste des crimes contre l’humanité quand le supplément exigé surpasse l’inflation.
    Donc, commencer par dire merde à la troïka et à Merkel, championne du dumping social dans le commerce européen.

    Jean-Marie Le 3 avril 2015 à 14:09
       
    • Tiens ! un gauchiste mal renseigné.

      Autrement Le 3 avril 2015 à 14:17
  •  
  • à Autrement (3 avril 14:17)

    Publié par « Le Monde », propagandiste gauchiste ( !?!) :

    « Le député européen Manolis Glezos, 92 ans, figure de la gauche grecque et de la résistance s’est fendu dimanche 22 février d’une critique virulente des concessions faites par le gouvernement Syriza, parti dont il est élu, dans ses négociations avec la zone euro.
    « Je m’excuse auprès du peuple grec d’avoir participé à cette illusion », écrit le doyen du Parlement européen sur un blog, où il déplore qu’après un mois de gouvernement « les annonces ne soient pas devenues pratiques ». Pire, « rebaptiser la “troïka” en “institutions”, le “mémorandum” en “accord”, les “créanciers” en “partenaires” […] ne change rien à la situation », écrit Manolis Glezos, en référence à quelques évolutions « sémantiques » qui accompagnent le compromis trouvé entre la Grèce et la zone euro vendredi. »

    Jean-Marie Le 3 avril 2015 à 18:04
       
    • Mon pauvre Jean-Marie, le Monde est tellement de référence qu’il se fait sûrement une obligation déontologique de renchérir sur les déclarations de Manolis. Mais POURQUOI, au juste ? Pour qui roule le Monde ? Va, je connais bien la Grèce, le KKE et Syriza. Laisse tomber.

      Autrement Le 3 avril 2015 à 23:05
  •  
  • Quel mépris !
    Encadré par les deux directeurs de conscience Autrement et D.Filippi, toute pensée divergente est sacrilège. Pourquoi donc ce s à Regards ?
    On comprend qu’il n’y ait pas foule ici.

    Jean-Marie Le 4 avril 2015 à 09:17
  •  
  • Quelques réactions au texte de Martelli :

    Sur le point 1 : La réponse de Martelli vise à réfuter l’argument du PS qui impute l’échec à la division à gauche. Démonstration pour moi sans intérêt. Car, précisément , il doit y avoir une division de la gauche pour progresser du bon côté, celui d’un FdG en progression. Mais la lecture des résultats demeure pour moi difficile pour conclure (voir mes réflexions antérieures à propos du précédent article d’analyse du scrutin par Martelli) : le fouillis des alliances et dénominations ne permet pas de savoir s’il y a effectivement progression d’une entité FdG, en tant que telle...ou alors que l’on m’explique comment s’y prendre pour additionner des choux et des carottes !

    Point 2 : dont acte.

    Point 3 : dont acte, mais voir point 1 car ce qui m’’intéresse plutôt, c’est de savoir si "l’effet majoritaire" dont bénéficie toujours le PS subit une érosion au profit de ce FdG que je veux voir progresser.

    Point 5 : OK, sauf la conclusion. Pour moi, le FdG doit exister en tant que alliance "de classe", réunissant les deux couches sociales principales de cette classe : couches populaires et moyennes, constituant les couches opprimées du Capital. Pour la deuxième, sans doute partiellement, puisqu’une grande proportion de celle-ci pense encore qu’elle a plus à gagner du côté du Capital, en édifiant un gouvernement à ses ordres, ou en le soutenant, plutôt qu’en rejoignant ses "fréres" d’exploitation, les couches populaires. Mais si le FdG progresse, il s’imposera, y compris pour les traînards actuels : "l’effet majoritaire" dont ils bénéficient encore s’inversera au profit du FdG, et l’avenir deviendra plus radieux !... Hum !...

    Alain Brachet Le 4 avril 2015 à 16:17
  •  
  • ’s’imaginer que lesmajorités de gauche pourront se réaliser et triompher autour du PS actuel est une totale impasse.’
    Comment est-il raisonnable d’écrire une telle ineptie,Monsieur Martelli ?
    Les rares élus fdg,l’ont été avec l’électorat du PS,tandis que si F.Hollande est président,c’est grâce à Mélenchon ..et surtout à nous les électeurs de gauche.
    Qui,dans ce blog ne votera pas,PS en cas de duel avec l’UMP ou le FN ?

    hervé Le 4 avril 2015 à 20:19
       
    • Hollande s’est fait élire par l’électorat salarié sur "la finance est mon ennemie".Il mène une politique de droite pro MEDEF et UE soutenu par le PS, parti pro capitaliste. Ils comptent sur des duels avec le FN dont ils favorisent la visibilité par la montée en flèche de l’abstention et le matraquage médiatique pour se faire réélire en jouant sur la peur. Je ne voterai pas pour la droite, je ne voterai plus jamais PS. Anti-capitaliste ou abstention citoyenne !

      fulgence Le 4 avril 2015 à 23:30
    •  
    • si F. Hollande est président, c’est grâce à Mélenchon ..et surtout à nous les électeurs de gauche.

      Et vous en êtes satisfait ? heureux ? fier ? prêt à recommencer ?

      Sans moi, merci pour tout.

      Malouin Le 5 avril 2015 à 15:35
  •  
  • Et pour terminer par une question, moi aussi : qui sur ce site continuera sciemment à céder à cet odieux chantage d’un parti qui par ses innombrables trahisons et par calcul politique favorise la montée de la bête immonde pour à chaque scrutin hurler au loup et affoler le bon peuple de plus en plus exsangue ?
    N’est-il pas temps de dire stop, notamment lors des régionales, avant que le pire n’arrive en 2017 ?

    fulgence Le 5 avril 2015 à 08:06
  •  
  • Je suis communiste et je suis ravi que cela vous emmerde.

    Flutiot Le 8 avril 2015 à 17:34
       
    • Je n’ai jamais été trotskiste, j’ai milité au PC pendant 20 ans, j’ai même fait l’école centrale d’un mois en 1978, et contrairement à vous, je suis marxiste et ça me suffit amplement. Ce qui me désole n’est pas que vous vous prétendiez communistes mais que vous souteniez aveuglément, depuis des décennies, une ligne politique et des dirigeants nuisibles, opportunistes et accrocs au PS coûte que coûte et ça ne vous a pas coûté encore assez cher puisque vous en redemandez !

      Fulgence Le 8 avril 2015 à 18:31
  •  
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