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Accueil > Politique | Par François Asensi | 12 janvier 2016

Des primaires pour un nouveau Front populaire

Alors que l’appel pour une primaire des gauches défraye la chronique politique, le député François Asensi appelle à dépasser le Front de gauche pour créer un nouveau Front populaire, et non un nouveau Front unique. Point de vue.

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« Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître, et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres. » Antonio Gramsci.

358 élus régionaux, 6,8 millions de suffrages : le Front national fut le grand vainqueur des dernières élections. Qui peut encore croire que le plafond de verre qui veut que l’extrême droite ne franchisse jamais la barre fatidique des 50% ne cèdera pas ? Foutaises ! Le mode de scrutin majoritaire, pourtant destiné au bipartisme, s’accommode d’un troisième larron invité au festin électoral.

Le pire est à venir, je le crois. L’ultime assaut d’un parti xénophobe, nationaliste, émetteur de haine est en perspective. Faut-il pour autant attribuer à ses électeurs une dérive fascisante ? Le faire croire, c’est jeter des millions de citoyens dans les serres d’un parti qui joue sur les peurs, le rejet de l’étranger, et attise la violence. Il instrumentalise le désarroi, la détresse de tous ceux qui s’estiment délaissés et déclassés socialement.

Dans ce contexte, le discours moralisateur n’a plus de prise sur eux et se brise sur le vécu quotidien de millions de gens. Si les paroles des dirigeants nationalistes d’inspiration pétainiste révèlent l’anti-France sous ses traits les plus abjects, comment rejeter ces ouvriers, ces jeunes, ces employés et même ces cadres en les qualifiant de nostalgiques de Vichy ? Quelle faute politique nous commettrions, et quel renfort formidable nous apporterions aux thuriféraires de la finance. En détournant la colère contre les étrangers, et en divisant le peuple, le FN est le meilleur allié des libéraux.

FN ou austérité libérale, le faux choix imposé au pays

Qui n’a pas compris le jeu dangereux de ceux qui à droite, comme au PS, espèrent tirer profit de la poussée électorale de cette formation ? Le schéma des triangulaires en arrange beaucoup. Mais casser le thermomètre ne fait pas baisser la température. Tout comme les combinaisons électorales, les petits arrangements n’empêcheront pas la progression de l’extrême droite. « Changeons nos comportements », affirment les partis du consensus dans une fausse contrition ; « Faisons de la politique autrement », ajoutent-ils. C’est avant tout changer la politique en France dont nous avons besoin, de cesser de provoquer et de combattre le monde du travail, bannir enfin l’austérité, et promouvoir la solidarité par des services publics performants et utiles.

Rien ne changera avec les forces du consensus. Elles préparent une fuite en avant et de nouvelles alliances électoralistes. La coalition PS / droite en préparation viendra brouiller irrémédiablement les repères gauche / droite au bénéfice d’une union centriste qui gérera la France à droite. La disparition du nom du Parti socialiste porte en lui l’abandon du socialisme par cette formation.

Cette politique conduira tout droit le pays dans le mur et alimentera en carburant le FN. La doxa libérale restera la norme. Pire, elle sera amplifiée, et l’extrême droite peut rêver du pire des scénarios. Cette dernière continuera d’exercer une influence hégémonique sur le débat d’idées en France. Une France qui, inexorablement ces dernières années, bascule à droite, où tout le corps social subit la pression de ces idées funestes. Les formations de droite et le gouvernement sont sous cette emprise : autoritarisme, dérive sécuritaire, et même reprise de slogans du Front national comme la déchéance de nationalité.

Où en est le rêve français aujourd’hui ?

Antonio Gramsci le disait si bien : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître, et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ». Ce renoncement des formations républicaines conforte la parole de l’extrême droite et banalise dans l’opinion les comportements chauvins et les thèses d’exclusion. S’adapter à cette réalité pour de vains succès électoraux – autant de victoires à la Pyrrhus – ne changera pas la donne. C’est l’exacte antithèse de cette dérive droitière qu’il faut promouvoir et qui exige une société progressiste, fraternelle, ouverte sur le monde.

Que valent les discours incantatoires sur les valeurs de la République du premier ministre ? Et ceux répétitifs d’autres dirigeants socialistes, a fortiori quand des think tanks proches du pouvoir proposent de tirer un trait sur le monde ouvrier ? Ils résonnent en sourdine par des sons inaudibles, sans prise sur ceux dont les vies sont brisées par la crise du capitalisme. Liberté, égalité, fraternité, plus que jamais. La République comme réponse, plus que jamais ! Mais toute la République, sociale et démocratique. Certainement pas celle dont la liberté est uniquement reconnue selon le statut social auquel on appartient. Alors oui, liberté pour tous, dignité pour chacun. Qui peut croire que des millions de chômeurs, de précaires, aux fins de mois difficiles ont la liberté de s’émanciper, de se cultiver, de voyager ? En deux mots, de vivre avec dignité et de rêver ?

« Du pain et des roses », proclamait le Front populaire. Les roses pour s’émanciper et pour rêver, tout simplement. Où est le rêve français aujourd’hui ? N’est-il pas noyé dans les brumes de la mal-vie ? Qui fait rêver aujourd’hui ? Les comptables et les technocrates, confortés par une Europe libérale qui confisque tout débat démocratique, nous l’interdisent. Ils martèlent que le pragmatisme doit être la règle et que la politique doit s’effacer devant la mondialisation capitaliste. Ici encore, la fin de l’Histoire n’est pas écrite. Le peuple souverain en responsabilité est qualifié pour se rassembler autour d’un projet collectif garant de l’épanouissement et de la liberté de chaque individu.

Sans dépassement du Front de gauche, nous disparaîtrons !

Interrogeons-nous : est-ce que le Front de gauche fait rêver ? Je ne le crois pas. Où plutôt, je ne le crois plus. Dès lors, il se met hors-jeu. Notre Front de gauche est réduit à des querelles dérisoires. L’opinion ne discerne pas son projet, ne comprend pas son offre politique. Bref, il est illisible. Il se rétrécit socialement sous des postures identitaires des formations qui le composent, dans un cartel de partis qui, contrairement à ce que nous voulons pour la société, s’exonère de placer le citoyen au centre du projet. Mais si la maison Front de gauche se fissure au point de s’effondrer, les pierres restent saines, et les murs porteurs debout. Inventons, innovons, confrontons nos idées avec un seul objectif : unir le peuple.

L’idée d’un nouveau Front populaire est séduisante. Je la partage, à condition qu’elle se différencie radicalement du Front unique piloté par un cartel de partis auquel devaient se rallier les électeurs. Le concept de "parti guide" est antinomique de l’évolution des sociétés. Sachons grandir en nous dépassant. En disant cela, loin de moi l’idée que les partis sont devenus inutiles. Je crois simplement que leur place et leur rôle sont d’œuvrer à l’éducation populaire, à la formation citoyenne et à l’animation – avec d’autres forces du mouvement social et syndical – pour la réalisation d’un projet rassembleur.

L’élection présidentielle est la prochaine échéance électorale. C’est une élection piège pour notre famille politique. Cependant, elle n’est pas inaccessible. Le mode de scrutin inique et peu démocratique installe un pouvoir personnel ou l’élu le plus souvent s’exonère de ses engagements, quand il ne trahit pas la confiance que ses électeurs lui ont accordée. Si la 6ème République est urgente, nous sommes contraints d’agir d’ici là sous couvert de l’existant : des institutions telles qu’elles sont et un mode de scrutin tel qu’il est. Prenons garde toutefois à ne pas s’enfermer dans cette culture d’une Vème République hyper-présidentielle.

Le primat au projet

Je crois pouvoir dire qu’il n’existe pas de candidat naturel dans notre famille politique, contrairement aux autres formations qui n’ont de cesse de le proclamer. Accordons le primat de notre action au projet qui jaillira des mille sources de notre pays comme autant de participations citoyennes. D’autant qu’une myriade d’hommes et de femmes engagés vient, avec leurs compétences, enrichir le débat public d’une multitude de propositions alternatives. Le plus souvent circonscrits sciemment à la marge du champ médiatique, ils sont syndicalistes, économistes, intellectuels, universitaires, climatologues, responsables d’ONG, et s’inscrivent à contre-courant de l’idéologie dominante. Ensemble, nous devons réinvestir la production intellectuelle collective.

J’imagine un congrès national, populaire et citoyen. Pourquoi ne pas le tenir au Bourget dans un grand rassemblement qui finalisera cette construction ? L’incarnation arrivera en son temps, mais prenons garde, ne laissons pas le candidat naturel du PS et ses partisans exercer un chantage, le pistolet sur la tempe, pour nous effacer.

Prenons garde à ne pas laisser la droite occuper tout l’espace médiatique et vampiriser la campagne électorale pendant des mois avec sa primaire. Si nous ne brisons pas ce double vitrage, nous disparaîtrons. Alors, à nous aussi d’organiser des primaires. Tout est possible, il n’est pas trop tard.

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis.

Lire aussi "Primaire : pour une gauche franche", par Clémentine Autain.

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Vos réactions

  • Cher François,

    j’ai suivi avec sympathie et parfois soutenu tes initiatives politiques depuis ton attitude critique envers la direction Hue du PCF, jusqu’aux prises de position plus récentes contre la loi Macron. Mais, laisser passer l’état d’urgence à l’Assemblée est un marqueur de la vielle gauche qui croit plus en l’autorité qu’en l’émancipation.

    Pire, tu viens de plaider pour le front populaire contre le front unique, ce qui rappelle un débat historique de l’internationale communiste des années 1930, comme tu dois le savoir. Les oppositions de gauche, dont Trotsky et nombre de communistes allemands et italiens avaient plaidé en vain pour le front unique des gauches contre la menace fasciste en Allemagne de la base au sommet, alors que Staline préféra laisser faire les nazis allemands contre la république bourgeoise. Ce n’est qu’après la victoire d’Hitler en 1933 que le PCF français a proposé, sous la pression démocratique de sa base militante, un "front populaire". Il s’agissait d’une version édulcoré du front unique car le front populaire était ouvert aux partis de droite. Finalement, seul le parti radical s’est rallié au front des gauches dans le gouvernement de front populaire, qui gagne les législatives de 1936, mais qui gére la grève générale de juin 36 plus qu’il ne l’a prolongé politiquement. Pour finir, la formule ambivalente et à la longue inefficace de front populaire a abouti au vote des pleins pouvoirs du général Pétain, par les parlementaires issus de la victoire électorale du front populaire, comme tous les manuels d’histoire le montrent !

    Le front unique devait concerner tout le monde du travail et tous les citoyens discriminés, "exploités, opprimés, déshérités" (Marx), tandis que le FDG n’a jamais été qu’un cartel électoral minoritaire, sans ambition globale. Et les signataires de l’appel "primaires" ont une assise sociale encore plus limitée, mais il est vrai que l’ouverture à droite, jusqu’à Hollande et le centre, rappelle le mauvais souvenir du front populaire originaire.

    Je suis atterré de voir, camarade, que tu revendiques explicitement l’héritage trouble qui s’incarne dans le refus du front unique, et venant de la part d’un ancien élu du PCF cela convoque la part stalinienne de la tradition communiste. En même temps, tu refuses de voter contre l’état d’urgence au parlement, véritable projet historique de la droite gaullienne depuis la guerre d’Algérie...

    Ce n’est pas sur des bases idéologiques et historiques aussi peu solides qu’une gauche peut renaitre en France. Merci de dire sans fard le fond de ta pensée ! Bien entendu, il n’y aura pas de front populaire avec Valls et le PS, ni avec la droite républicaine, en 2017, qui vont tout faire pour éliminer les élus communistes et apparentés comme ils l’ont déjà tenté en 2012. Tu seras alors sans doute écarté du parlement et ce sera, hélas, la fin de ce genre de discours alambiqué.

    Salutations internationalistes, Sacha Goldwasser

    Goldwasser Le 12 janvier à 15:20
       
    • ’Pour finir, la formule ambivalente et à la longue inefficace de front populaire a abouti au vote des pleins pouvoirs du général Pétain, par les parlementaires issus de la victoire électorale du front populaire, comme tous les manuels d’histoire le montrent ’
      Et aussi à l’interdiction,du PCF et la mise au bagne de ses députés,dès 1939 par la police française avant l’arrivée des nazis en France.
      Ce sont les députés sfio et radicaux du front populaire qui ont fait ça.........

      henry Le 22 janvier à 08:32
  •  
  • tous les commentaires ont été supprimés !
    dommage . . .

    RV Le 13 janvier à 08:40
       
    • Bonjour. N’ont été supprimés que les commentaires :
       des trolls qui pourrissent les discussions avec leurs obsessions ;
       des petits propagandistes du FN ;
       des désœuvrés qui copient-collent des textes dont ils ne sont pas les auteurs.

      Jérôme Latta Le 13 janvier à 10:02
    •  
    • Excellent commentaire de Jérôme Latta, modérateur. Je le reprendrai ailleurs. Seul bémol, on ne peut, comme p.ex. sur Wikipedia, se rendre compte de la plus ou moins grande subjectivité du modérateur. Mais encore bravo.

      Dario Le 13 janvier à 11:31
  •  
  • PRIMAIRES OU PAS PIMAIRES A GAUCHE ?

    Je voudrais pour le moment poser quelques questions "techniques" (mais en realité tres politiques) sur d’éventuelles primaires disons "de la gauche" :

    1/ Qui organiserait ces primaires ? Un collectif ? Constitué comment ?

    2/ Qui pourrait se présenter ? On exclut evidemment , selon moi, Hollande. Mais qu’en serait il de candidatures Macron, Valls ou tout autre parmi ceux qui ont soutenu la politique de droite menée depuis 2012 ? Si on exclut Hollande mais accepte ceux ci, où est la cohérence ? Qui ferait le tri et au nom de quoi ? Et s’il n’y a pas de tri, ne laisse-t-on pas entendre que la politique pour simplifier Hollandienne puisse être reconnue comme une option politique "de gauche" ? Sans compter qu’en cas de majorité de l’un ou l’autre, il faudrait s’y soumettre !

    3/ Qui pourrait voter ? Toute personne se reclamant de la gauche ? Et pourquoi pas tout citoyen ?

    Quelques autres questions...
    François Asensi évoque un "congres national, populaire et citoyen". Qui dit congres dit me semble-t-il élections, par exemple par des assemblées citoyennes. Mais ne retombe-t-on pas alors dans les problemes "techniques" précédents ? Sans compter que ça commencerait à faire beaucoup d’élections...
    Et un détail : pourquoi ce choix du Bourget, devenu le symbole des promesses trahies ?

    A part ceux qui precedent, je me pose encore quelques problemes sérieux.
    Entre autres, il me semble que cette idée de primaires, dans l’état actuel des choses, fait la part bien trop belle à la personnalisation qui est au fondement des institutions de la Veme Republique, au détriment du programmatique.
    Par ailleurs, l’état de confusion qui regne actuellement "à gauche" (la "vraie") me fait craindre un processus qui, au lieu d’élargir le mouvement pour le changement, le rétrecisse par ses risques de dégénérer en steriles, incomprehensibles incoherentes et finalement insupportables et repoussantes querelles de chapelles politiciennes . Bref, je crains que la gauche (la vraie) ne soit pas encore mure pour des primaires suffisamment mobilisantes.

    Quant à moi, j’en suis en fait pour le moment à penser qu’il faudrait reprendre les choses par le bon bout : d’abord l’élaboration large, citoyenne et démocratique d’un programme alternatif clair à la politique ultra libérale de la catastrophique "ere" Hollande. Sur cette base, il ne me semblerait pas si difficile de s’accorder sur un candidat "porteur". Candidat dont les premiers actes seraient de convoquer une constituante tout en appliquant sans delai un train de mesures eco-sociales significatives... sous peine de révocation à bref délai !!!

    Raynald De Leo, le 13 janvier 2016 à 11h30.

    Raynald De Leo Le 13 janvier à 11:46
       
    • @De Leo
      Ce sont de bonnes questions...

      Qui organiserait une telle primaire ?

      Le modèle est clairement la primaire du PS qui a désigné Hollande, voir les explications techniques de Thomas Piketty (sur son blog du monde.fr). Il dit que juridiquement, il est possible de faire appliquer les statuts du PS qui prévoient une primaire, par les tribunaux s’il le fallait. Les Verts peuvent sans doute être associés à l’organisation, comme l’ont été les radicaux de gauche la dernière fois. Le texte d’appel et Piketty prévoient clairement que tous les candidats du PS sont possibles, dont Valls et Macron.
      Il s’agit donc d’un débat à l’intérieur de la majorité parlementaire PS-Verts-Radicaux, alors que Les Verts excluent explicitement toute alliance avec la gauche radicale, FDG et autre.

      Cette approche interdit bien naturellement de définir d’abord un programme de gauche clair avant de lancer le processus des primaires qui doit justement se jouer entre des tendances contraires, si jamais il aboutissait.

      Il est clair que Piketty, Cohn Bendit, les signataires sont réellement en rupture avec Hollande, ce qui est intéressant. Ils veulent marginaliser l’axe la plus à droite Hollande-Valls, afin d’obtenir une réorientation politique au sein de l’arc de force réformiste et pro-européen (UE), en s’appuyant même sur la direction de Podemos en Espagne, etc. Donc ils cherchent à amender, à infléchir le carcan institutionnel, sans aller vers un programme de rupture institutionnel.

      Goldwasser Le 13 janvier à 13:30
    •  
    • @ "Goldwasser" : "Cohn Bendit,en rupture avec Hollande".
      Peut être,encore que....Sur quelle base serait il en rupture ?Trouve t il Hollande encore trop à gauche ?Car,n oublions pas que "Dany- le- rose-de-plus-en-plus-pale" est idolâtré par des gens comme....Madelin.
      Décidément,je me demande de quelle gauche on parle,quand on évoque les primaires.Primaires qui ne semblent d ailleurs concerner que les présidentielles,un scrutin visant à se choisir un(e)candidat(e)au poste de monarque républicain(e) :ça fait rêver !!
      Le vrai futur scrutin important,pour la Gauche(allégée du PS et autres parasites),c est le scrutin législatif.
      Encore faudrait il le mode de scrutin proportionnel intégral à un tour,le seul à être vraiment démocratique,et qui nous donnerait une chance d exister !
      Sinon,on va perdre un temps précieux pour rien.

      HLB Le 17 janvier à 16:12
  •  
  • Bonjour,
    désolé Monsieur Jérome Latta,mais vous censurez :
     les contributeurs qui gènent votre ligne politique zig zaguante..
     la preuve,sur la contribution de Clémentine,certains textes non critiques sont copiés/collés ,3 fois.
     de nombreux messages publicitaires émis par de robots,pour des emprunts par exemple restent sur votre blog sans que vous les supprimiez...
    Ce post va certainement disparaître en qq minutes

    jh Le 13 janvier à 17:33
       
    •  Les très nombreux posts critiques attestent le contraire.
       Les doublons peuvent échapper à ma vigilance, veuillez m’en excuser.
       Idem pour les spams, que nous supprimons pourtant avec assiduité (mais cette lutte n’est jamais finie).
      Quant à votre conclusion…

      Jérôme Latta Le 13 janvier à 17:41
  •  
  • Romain Vitorge Le 13 janvier à 19:23
  •  
  • Pas de primaire ! Ce n’est que choisir une personne qui nous proposera seulement les grandes lignes d’une politique. Et que ferons-nous si cette politique n’est pas suivie ? Attendrons-nous 5 ans pour choisir un autre candidat avec d’autres grandes lignes qui ne seront toujours pas appliquées ?

    Un programme ! Ou plutôt un projet de société !
    Pourquoi diable ce projet n’existe pas encore, pourquoi est-il toujours en construction ? Faut-il donc le recréer "de zéro" à chaque élection ?

    Pourquoi n’arrivons-nous pas à regrouper toutes nos forces derrière une vraie vision de la société que nous souhaitons, accompagnée des actions que nous mettrions réellement en œuvre ?

    On voit fleurir sur Internet nombre de pages Facebook, sites, blogs ou forum dans lesquels les gens fourmillent de bonnes réflexions, de bonnes idées, de bonnes intentions. Pourquoi est-ce si difficile de réunir tout ce monde, de faire en sorte qu’une seule force émerge ?

    Pourquoi ai-je cette impression que nous tournons en rond depuis si longtemps que me semble irrémédiable une défaite écrasante ? Sommes-nous en voie d’extinction ?

    Alain Le 14 janvier à 09:05
       
    • « Pourquoi diable ce projet n’existe pas encore, pourquoi est-il toujours en construction ? »

      Des programmes et projets de société existent, comme vous ne pouvez l’ignorer : l’Humain d’abord du Fdg, l’écosocialisme du PG, pour ne citer que ces deux-là (qui ne sont évidemment pas incompatibles). Le problème est qu’ils ne convainquent qu’entre 5 et 12% (les bons jours) des électeurs.

      Pourquoi ?

      BLep Le 17 janvier à 12:57
    •  
    • Je sais bien que ces programmes existent et je me demandais pourquoi on faisait comme s’ils n’existaient pas.
      En effet, ils ne convainquent que les convaincus...
      Sont-ils trop vagues, pas assez concrets ? Paraissent-ils trop utopiques ? Sont-ils assez expliqués ? Les convaincus le sont-ils vraiment assez pour bien les diffuser et les expliquer ?
      N’y a-t-il pas trop peu de mouvements (partis, associations...) qui y adhèrent ? Ne faut-il pas essayer d’élargir la base ?
      Si ces programmes sont bons et couvrent suffisamment de sujets, répondent aux bonnes questions, que faut-il faire de plus pour convaincre ?

      Alain Le 18 janvier à 06:25
  •  
  • si, je partage l’essentiel du message, je suis sceptique sur sur ce genre de primaires. il faut aussi choisir celle ou celui qui a davantage de chance de le porter plus et plus fort. Sinon, il y a urgence à réfléchir et proposer dans nos organisations et avec les citoyens engagés lors de nos actions et campagnes.
    Mais les dernières REGIONALES avec des cas différents selon telle ou telle région m’amène à être beaucoup plus prudent.

    Duchatelet Le 14 janvier à 14:56
  •  
  • L idée d un alternative ŕépublicaine écologiste et solidaire me tente plus dans son appellation..ce vervial guerrier que sous entend front me dérange..
    On ne bati contre mais sur d un projet de 6 eme Républik avec un revenu à vie des droits et devoirs une assemblée élue à la proportionnelle et fin de ce régime présidentiel dépassé ou les primaires font office de soit disant démocratie
    Enfin une Europe fédérale dont les peuples choississent leur destin commun ..
    O plaisir de voir Clémentine Autain porter ce projet...

    Klisthene Le 14 janvier à 15:05
  •  
  • Je me reconnais pleinement dans cet article.
    Oui il faut passer à une organisation de cette primaire des gauches.
    Et il n’y a nulle crainte à avoir sur la venue de Manuel Valls ou Emmanuel Macron face aux milliers de voix diverses qui vont se faire entendre, ils constateront tous deux que la gauche existe et qu’elle a des valeurs et des idées.
    Depuis lundi et cet appel aux primaires prés de 25 000 personnes ont non seulement signé cet appel mais ont commencé à s’exprimer et ce qui m’apparait nouveau c’est que la quasi totalité des commentaires étaient contributifs, positifs respectueux des différences de l’autre, nulle invective, nul débat stérile sur ce qu’aurait dit Marx ou Gramsci...simplement des projets de défense de valeurs de gauche, solidarité, émancipation, liberté d’expression, , écologie...
    Non seulement il faut passer à cette étape de congrès mais dés maintenant lancer le débat sur les grands axes à défendre et sur ce qui me parait important : l’éthique de notre démarche, les manières de faire de la politique autrement à partir de la richesse de tous ces militants associatifs, culturels, syndicaux qui participent à cette primaire. Désormais lancée.

    André Biely Le 14 janvier à 17:02
  •  
  • Je partage le fond et la forme de ce que vous exprimez. C’est même une évidence telle que l’on se demande pourquoi nous n’y sommes pas !

    Faire l’inventaire des accords possibles et désaccords à franchir pour arriver à un tel Front demande à ce que les parties prenantes partent d’un échange, sans volonté hégémonique. Ne rejoignant aucun parti pour la raison évidente qu’à mon avis c’est placer des limites à la pensée et à l’action, je suis néanmoins pour énoncer des principes fondamentaux et les inscrire comme des objectifs à atteindre. Objectifs en-deçà desquels rien n’est possible et qui nous inscrivent dans une direction qui corresponde à une volonté populaire.

    Constituer un Front populaire sur cette base, et le plus vite sera le mieux, où chaque personne pourrait adhérer ferait naître un espoir décisif pour l’avenir.

    Personnellement, je ferais le pas d’adhérer.

    Mais nous n’avons pas beaucoup de temps pour le faire et nous n’avons pas le droit à l’échec, le Front de Gauche a suffisamment noyé bien des espoirs.

    Comme toujours, il faudra commencer par des rencontres, des discussions, des échanges et...et....
    mais en ce moment, les différentes composantes du FdG ne donnent pas l’impression d’aller au charbon...

    Mais pour pousser à la roue, au lieu de primaires, lancer une pétition nationale adressée aux partis de ce Front de Gauche....

    morellenoire Le 15 janvier à 13:57
       
    • Mélenchon la solution ?
      Bon, alors pas la peine de réfléchir, chacun peut rentrer chez soi, puisque la solution "C’est Mélenchon", au cas où vous auriez une cassette sur les précédentes solutions "C’est Mélenchon" vous vous la repassez dans votre canapé en traitant les autres de couillon..ainsi va l’imagination ou la pensée sectaire, vous rêvez d’une autre société (?) différente, égalitaire, où vive la démocratie directe (?) mais vous l’avez déjà trouvée "C’est Mélenchon"...ainsi les neurones peuvent se reposer sur le chef, le tribun, l’homme providentiel...inutile de chercher à débattre et de quoi d’ailleurs puisque la solution "C’est Mélenchon".
      Et si on pouvait évoquer les objectifs, les moyens, les contenus sans s’invectiver mais plutôt avec des arguments précis sur les sujets qui vous semblent essentiels ?
      Juste essayer..tout en acceptant de débattre de la solution " C’est Mélenchon"...et peut-être d’autres solutions..sans penser d’abord casting... lancer une pétition pour une Primaire des Gauches ce n’est pas pareil que faire le casting de "The Voice".

      Cordialement.

      Boulgakoff Le 18 janvier à 10:20
  •  
  • Les primaires à gauche ne serait que du blanchiment pour candidats sales.

    Les candidats qui ont fait que des syndicalistes soient mis au banc puis accusés et embastillés n’ont rien à faire dans une primaire de gauche ; mais rien , ni personne ne les empêchera d’en faire parti.

    Donc vouloir cette primaire me fait me poser beaucoup de question sur les personnes qui la désire ? D’où qu’elle viennent et qui soient-elles ?

    Ce n’est pas de primaire que nous avons besoin, c"’est de l’éducation populaire et de l’insurrection dans les partis. Il nous faut de l’espoir, du rêve et de l’action de construction.

    La Renaudie Le 21 janvier à 09:44
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