Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 11 avril 2017

Dominique Vidal « La France doit prendre la tête d’une croisade pour réformer l’ONU »

Essayiste et historien, spécialiste du Proche-Orient, Dominique Vidal commente les derniers développements du conflit en Syrie, et regrette les visions faussées qu’on persiste à en livrer.

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  • On peut mettre au défi D. Vidal de trouver chez Jean-Luc Mélenchon la moindre déclaration "bénissant", "blanchissant" Poutine et ses oligarques (1). C’est plutôt le contraire qu’il trouverait s’il s’en donnait la peine. S’agissant de la Syrie, JLM après avoir maintes fois déploré et fermement condamné le choix de politiques bellicistes (y compris françaises )plutôt que les solutions diplomatiques sous l’égide de l’ONU, a effectivement approuvé les bombardement russes d’Alep quand la question lui fut posée. Son explication : le but (autres débat sont ses intentions géopolitiques) pour Poutine était d’éliminer Daech d’Alep. Ce qui fut le cas, ce dont doutait D. Vidal. Tout le monde en convient à présent et ceci a permis de mettre en place des pourparlers entre "rebellions" et gouvernement syrien, qui semblent hélas ne pas convenir à certaines parties. qui font tout pour les faire capoter. D. Vidal, pacifiste et partisan de la voie diplomatique, certes, tout comme JL Mélenchon, condamne-t-il les bombardements de la coalition irako-américains sur Mossoul contre Daech et les centaines de victimes civiles qu’ils provoquent ? Si non, alors l’indignation et la morale chez lui seraient à géométrie variable. Quant à ne pas "nommer les coupables", reproche fait à JLM, de 2 choses l’une : ou bien ils sont identifiés avec preuves à l’appui et alors il faut les nommer, les condamner, les pourchasser ; ou bien ce n’est pas le cas et alors libre à D. Vidal comme à bien d’autres comme lui de se livrer à toutes les supputations et hypothèses au plus grand profit des va-t-en-guerre et propagandistes de tout poil. Poutine, vient de demander aux Américains de bien vouloir montrer leurs preuves qu’ils disent détenir concernant cet horrible gazage au sarin en Syrie. Attendons, car il est des évidences pour D. Vidal qui ne sont pas forcément des réalités pour tout le monde : il n’est pas du tout exclu que Daech soit approvisionné en gaz sarin via (par ?) la Turquie. Là aussi attendons des preuves, des faits établis. Comme chez tous les idéologues, chez Vidal les vues de l’esprit ou leurs croyances valent réalités indéniables. Aussi ne s’en tiennent-il qu’à cela ce qui permet les procès d’intention : je ne nomme pas les coupables donc je les cautionne ! Soyons tout même juste : dans cette vidéo Vidal voit quand même chez Mélenchon un homme de Paix et de diplomatie, ce qui du reste devrait l’interroger sur ses propres contradictions.
    (1) Sur tout cela mieux vaut juger sur pièce :
    taper les mots clé suivants (les liens actifs empêchent l’envoi des messages sur le site de Regards) :
    youtube.com/watch ?v=7V-iB60J7sA

    Victor Le 11 avril à 14:23
       
    • Mettre un terme aux faux procès et aux mauvais débats en (se) posant les bonnes questions, ce qui ne s’oppose pas à la juste condamnation de crimes, quels qu’en soient les auteurs :
      écouter à partir 1h.23’
      (taper les mots clés)
      melenchon.fr/2017/04/04/conference-aux-mardis-de-lessec/

      Victor Le 11 avril à 14:45
    •  
    • Monsieur Vidal,
      Pourquoi les USA ne se servent-ils pas de vos explications techniques et préfèrent alléguer de preuves secrètes pour condamner le régime syrien ?
      JLM a bien eu raison d’être prudent et déclarer que les coupables devraient être châtiés, quel qu’ils soient, et il considère que c’est à l’ONU d’intervenir, pas aux USA, unilatéralement.

      franck-y Le 11 avril à 16:49
    •  
    • Il n’y avait pas Daesh à Alep, mais un dérivé d’Al Qaïda et d’autres "rebelles".

      Steven Le 13 avril à 20:36
    •  
    • @ Steven 13/04/2017 - 20h36
      Merci - Exact - confusion de ma part. L’absence de Daech dans Alep (après y avoir été et chassé et être revenu à proximité), malgré la présence avérée de Al-Quaeda (ou d’une de ses variantes) n’est pas sans effet dans la polémique relatives aux bombardements de l’aviation russo-syrienne.

      Victor Le 13 avril à 21:57
  •  
  • Cher Victor,

    Comme beaucoup de partisans de Jean-Luc Mélenchon, vous défendez bec et ongles votre candidat, et c’est bien compréhensible. Mais vous le faites mal.

    Que JLM, lors de son récent meeting du Havre, ait infléchi son discours sur Poutine est un fait réel, dont je me felicite d’ailleurs. Mais ce fait n’efface pas comme par miracle ses prises de positions antérieures, notamment à "On n’est pas couché", sur France 2, le 20 février 2016 et dans le documentaire hagiographique de Gerard Miller, sur FR3, le 30 janvier 2017.

    Dans la première émission, il déclarait explicitement soutenir l’intervention de Poutine en Syrie, et dans la seconde il refusait formellement de condamner les bombardements sur Alep. Ces deux émissions sont accessibles via Google.

    Et cette logique a, hélas, prévalu après les récents bombardements chimiques. Refusant d’en nommer les responsables, JLM a une nouvelle fois couvert Assad et Poutine qui, pourtant, sont les seuls belligérants à disposer d’une aviation. Et les experts excluent la thèse russe d’un atelier rebelle : ceux-ci, expliquent-ils, n’ont pas pu fabriquer ou importer du gaz sarin.

    Ce debat n’est pas technique. Il conditionne tout effort de paix efficace. Car ce nouveau crime de guerre le confirme : le dictateur et ses proches doivent être exclus de la transition politique nécessaire, clé de tout règlement durable. Tant que toutes les communautés, notamment chiites et sunnites, ne seront pas représentés dans les gouvernements syrien comme irakien, la guerre continuera avec toutes ses horreurs.

    Il est temps de renoncer à la vision binaire obsolète de la guerre froide. Rien n’interdit de condamner à la fois les frappes américaines et les bombardements chimiques syriens. Et tout invite à faire pression sur Washington et Moscou pour qu’ils contraignent leurs alliés au compromis indispensable.

    dominique vidal Le 11 avril à 16:27
       
    • @ D. Vidal. Je vois que vous ne faites que marteler ici ce que vous avez déjà dit dans la vidéo sans tenir compte de mes objections ni y répondre sur les faits. Je comprends bien que vous soyez gêné car, s’agissant des bombardements d’Alep, les faits ne vous ont pas donné raison (cf. vos allégations dans votre précédent texte sur Regards). Quant aux "experts" que vous évoquez, qui sont-ils ? d’où parlent-ils ? que répondent-ils à leurs "collègues experts" qui affirment que le gaz sarin est fourni à Daech (ou d’autres d’ailleurs) par la Turquie ? Qu’en savez-vous ? Les expériences irakiennes ont bien montré ce que valent les paroles et preuves à chaud d’experts en ces situations de conflits armés et de guerres de propagandes. Je suis bien d’accord avec vous : il ne s’agit pas d’un débat technique mais d’une question très grave, grosse de conflit armé mondial. C’est pourquoi vouloir exclure d’emblée comme vous le dites B. El Assad du processus de règlement, président élu par son peuple même si dictateur, est bien désinvolte de votre part. D’autant, que vous le vouliez ou non, il est de fait encore un interlocuteur sollicité par les puissances intervenantes, y compris certaines fractions des rebellions. Bref, je ne vous convaincrez pas et ne cherche pas à le faire ce disant. Mais il est inacceptable et scandaleux que puissiez affirmer sur la base de vos seules supputations quant aux faits, que JL Mélenchon et la France Insoumise soient en quoi que ce soit complices des auteurs de massacres de civils innocents à Alep. Il est inadmissible,indigne venant de vous et méprisable d’affirmer que JLM "couvre" des crimes en ne dénonçant pas des auteurs à ce jour pas encore clairement et objectivement identifiés, tant cela est quasiment impossible à établir vu l’extrême confusion qui a régné à Alep. Tous les témoignages de terrain, d’où qu’ils proviennent, de civils, de missions d’observations etc... sont contradictoires. Cette tragique Histoire reste à être écrite. Mais vous, du haut de votre suffisance et de votre bonne conscience vous la connaissez déjà. C’est bien connu, il n’est de propagande que poutinienne... Il n’y a plus qu’à vous croire sur paroles. Vous reprochez la vision binaire chez l’autre. Votre aveuglement idéologique viscéral vous prive de vision tout court, ou presque. En effet, comment concilier cet impératif (que je partage) : " tout invite à faire pression sur Washington et Moscou (c’est moi qui souligne) pour qu’ils contraignent leurs alliés au compromis indispensable." avec celui précédent que donniez : exclusion de B. El Assad du processus de règlement ? "Visiblement" le sens de certaines réalités politiques semble vous manquer, ou de la simple logique... Je vous demanderai de ne pas voir dans ce commentaire de ma part la moindre complaisance à l’égard de dictateurs sanguinaires ou d’extrémistes criminels.

      Victor Le 11 avril à 18:42
    •  
    • Bonjour Mr Vidal,
      je me permets de vous répondre sur les deux "illustrations" qui vous servent de points d’appui à votre analyse de la position de Mélenchon.
      Dans l’interview donnée à ONPC, les seules frappes russes que Mélenchon a approuvé étaient celles sur les convois de pétrole de Daesh vers la Turquie, voulant illustrer par là que les USA et leurs alliés bombardaient les islamistes depuis des mois mais que curieusement, leur pétrole se retrouvait sur le marché (ainsi d’ailleurs que les banques dont ils avaient pris le contrôle qui continuaient à faire tranquillement leurs affaires). Ce que Mélenchon a alors approuvé, ce n’était pas le fait que la Russie intervienne, mais le mode opératoire, s’attaquer à la logistique de fonctionnement de Daesh. Dans la même interview, à la question "mais alors faut-il laisser les Russes régler cette histoire", il répond très explicitement par la négative, défendant, comme aujourd’hui et en pleine accord avec votre propre pensée, le rôle de l’ONU comme seule instance légitime à régler les conflits.
      Ensuite dans le reportage, il ne refuse pas de condamner le bombardement d’Alep, il refuse de le condamner lui seul, de jouer le jeu médiatique dominant qui consiste à s’indigner des frappes russes mais de légitimer celles faites par les "occidentaux". Mélenchon condamne tous les bombardements de zones civiles, qu’ils soient menés par les USA, la Russie, la Libye ou la Syrie, et il condamne par la même toutes les interventions "impérialistes" dont les motivations, sous couverts de défense de droits de l’homme ou de lutte contre le terrorisme, sont exclusivement la défense des intérêts (notamment liés au pétrole) des puissances agissantes. Encore une fois, seule l’ONU devrait avoir la légitimité d’intervenir militairement, en dernier ressort, après épuisement de toutes les autres solutions, et en excluant tout bombardement de zones civiles. Voilà sa position, inchangée depuis la première guerre du Golfe, au minimum...
      Enfin un petit mot sur le fait de "nommer" les coupables. Les exemples contemporains (Irak, Libye, Tchétchénie, ...) devraient nous inciter à une très grande prudence. "La première victime dans une guerre, c’est la vérité". Là encore, je pense que Mélenchon est sur la bonne ligne. Ne pas se laisser guider par l’émotion, tout à fait justifiée, surtout quand cette émotion est sélective (qui s’est indigné chez nous des nombreuses victimes civiles, dont des enfants, des frappes françaises en représailles aux attentats de Paris ? Quid de la guerre au Yemen, menée par des alliés non moins dictatoriaux que Assad ? Et la destruction de l’Irak, de la Libye, ...) et se met au service d’intérêts très peu émotifs...
      Je note toutefois que votre perception de Mélenchon a quelque peu évoluée depuis peu, vos nuances sont appréciables...

      raphaël Le 11 avril à 23:05
  •  
  • Victor, dès que j’aurais surmonté la nausée qui m’a envahi à la lecture de votre texte, je vous répondrai. En tout cas, vous rendez un bien mauvais service à votre candidat en l’associant à une entreprise de négation des crimes de la dictature syrienne. Jean-Luc Mélenchon mérite d’autres défenseurs. A plus tard !

    domiique vidal Le 11 avril à 19:08
       
    • Votre nausée n’a d’égal que le dégoût et le mépris que m’inspirent vos odieuses insinuations et calomnies. Rien ne justifie les insultes que vous faites à JLM (relisez-vous). Il a d’ailleurs déjà dit ce qu’il pensait des auteurs d’ insanités comme les vôtres à son endroit sur la question syrienne. Mais pour vous en apercevoir encore faudrait-il que preniez la peine de l’écouter, le lire, lui et le chapitre "Construire la Paix en Syrie" du programme de la France Insoumise "L’avenir en Commun". - Sur ce, je n’ai que faire de la réponse de quelqu’un d’aussi mauvaise foi que vous.

      Victor Le 11 avril à 19:28
  •  
  • Je conseille à Dominique Vidal de cesser de répondre à ce Victor. Car c’est ce genre d’échange stérile que celui-ci affectionne. L’espace des "Réactions" de regards.fr est monopolisé par une dizaine d’internautes, pour la plupart idolâtres de Mélenchon qui ne supportent aucune contestation de la parole du chef. Espérons que tous les "Insoumis" ne sont pas à l’image de ceux là !
    Du fait de cette monopolisation sectaire, la plupart de ceux qui aimeraient débattre, avec un minimum de bienveillance et d’écoute des arguments opposés, ont fui cet espace. Dommage pour Regards et pour la pensée complexe.

    Marc Sidonny Le 11 avril à 20:57
       
    • Argumentez donc sur le fond du sujet au lieu d’alimenter inutilement le "débat stérile" ; cet espace est fait pour cela.
      Quant à "la bienveillance dans le débat" et à "l’écoute des arguments opposés" , en effet on peut en juger à la lecture de cela : "JLM a une nouvelle fois couvert Assad et Poutine " (D.V. 16h27). Vous permettrez qu’on y réponde sans état d’âme ni ménagement.

      Victor Le 11 avril à 22:24
    •  
    • Je ne crois pas que l’intervention de Victor vous empêche en quoi que ce soit d’exprimer votre propre point de vue (d’ailleurs vous le faites bien pour dénoncer "l’idolatrie" melenchonesque de certains).

      Pour ma part, la référence récurrente à l’ONU et à son arbitrage par Mélenchon semble indiquer plutôt une cohérence avec l’idée de "non-alignement"... Autrement dit au refus de se ranger derrière l’un ou l’autre des protagonistes des grands conflits actuels.

      Je pense qu’il est fort probable que Bachar soit responsable de l’ignoble gazage de sa population mais il m’apparait difficile de prouver la réalité effective de cet état de fait. Or, pour légitimer toute action de rétorsion à l’encontre de ce régime autoritaire, encore faudrait il pouvoir avancer des preuves indiscutables de son implication !

      Jusqu’ici l’ONU s’est bien souvent trouvée démunie lorsqu’il fallait agir sur le terrain... Il est urgent que celle-ci puisse se doter d’outils d’investigation "indépendants" (renseignement numérique notamment pour établir des responsabilités... Car toute communication laisse des traces) et de moyens de coercition important, notamment sur les aspects financiers (gel des avoirs) et de "pacification de l’armement" (brouillage a même de rendre inutilisable certaines fonctionnalités vitales d’appareils de combat complexes comme les avions de chasses, etc...).

      Il est évident que le renforcement des moyens d’une ONU aspirant à une paix juste et équitable, à la botte de personne, ne peut être que souhaitée par un mouvement citoyen comme la France Insoumise et à fortiori par Mélenchon. Mais se détacher des influences spécifiques des "gros" pays qui interfèrent en fonction de leurs interets ressemble bien à une gageure énorme...

      Carlos Le 11 avril à 22:35
  •  
  • Victor, vous me poursuivez depuis des semaines de votre haine. La moindre critique de Jean-Luc Mélenchon de ma part déclenche de la vôtre une bordée d’invectives et d’insultes dont votre dernier message - le troisième ici même ! - offre un exemple significatif. Vous ne m’entrainerez pas sur cette triste pente. Vous ne voulez pas lire ma réponse. Je vais donc l’écrire en pensant aux lecteurs de "Regards".

    Victor, vous avez évidemment le droit de plaider pour votre candidat. Je vous pardonne même d’arranger un peu les scripts des émissions de télévision pour essayer de gommer ses erreurs. Mais pourquoi vous sentez-vous obligé de recourir aux arguments de la propagande de la dictature syrienne pour défendre Jean-Luc Mélenchon ? Vous salissez ainsi inutilement le combat politique respectable qui est le sien.

    Etes-vous un expert en armes chimiques ? Vous connaissant sous votre véritable nom, je sais qu’il n’en est rien. Vous n’y connaissez que pouic. Comprenez donc que je préfère me référer à l’ensemble des experts qui - vous pouvez, à défaut de connaissances sur le sujet, lire leurs témoignages sur Internet - assurent quasiment tous :

    1) qu’il s’est bien agi à Idlib, le 4 avril, d’un bombardement direct au gaz sarin ;

    2) que, contrairement à la version de l’armée russe, les victimes n’ont pas péri du fait de l’explosion d’un entrepôt d’armes chimiques ;

    3) que les rebelles ne peuvent avoir fabriqué ou importé du gaz sarin ;

    4) que l’hôpital qui soignait les victimes à été à son tour bombardé :

    5) et enfin que, comme vous seul semblez l’ignorer, seuls l’armée d’Assad et les Russes disposent d’avions.

    À tous les témoignages directs (médecins, sauveteurs, humanitaires, scientifiques) s’ajoute le jugement de Carla Del Ponte, membre de la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie, qui se déclare "certaine" de la responsabilité d’Assad (www.rts.ch/info/monde/8524527-carla-del-ponte-la-responsabilite-d-assad-est-certaine-dans-l-attaque-chimique.html).

    Soit dit au passage, votre comparaison avec la guerre d’Irak confirme votre méconnaissance du sujet. En 2003, George W. Bush et Collin Powell accusaient Saddam Hussein d’avoir fabriqué des armes de destruction massive, mais le dictateur n’en avait pas fait usage - du moins depuis le gazage des Kurdes d’Halabja en 1988.

    Encore un point que vous passez sous silence. Le clan Assad n’a pas commencé à massacrer son peuple il y a quelques jours. Sa dictature date de plus de quarante ans. Depuis, pour rester au pouvoir et continuer de piller la Syrie, Hafez puis Bachar al-Assad n’ont pas hésité à emprisonner, torturer et massacrer les opposants. Le bain de sang s’est généralisé à partir de la grande révolte populaire de 2011. Le bilan dépasse aujourd’hui 350 000 morts, dont une grande majorité de victimes du régime.

    À quoi bon cette entreprise négationniste des crimes de guerre de la dictature syrienne ? Après tout, l’objectif avancé par votre candidat à Marseille est largement consensuel : il s’agit de travailler à une issue diplomatique de la guerre. Et la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies à ce sujet, adoptée le 18 décembre 2015 et acceptée par la Russie, prévoit que transition politique et cessez-le-feu doivent avancer rapidement. Un cessez-le-feu « s’étendant à tout le territoire syrien » devrait prendre effet dès que les représentants du gouvernement syrien et de l’opposition « auront pris les premières mesures sur la voie d’une transition politique ».

    Et voilà qui m’amène à ma conclusion : comme je le dis en réponse à l’interview de "Regards", il est temps de sortir d’une lecture binaire des conflits internationaux. En l’occurrence, on peut - et même on doit - condamner à la fois les frappes illégales de Donald Trump et les bombardements chimiques de Bachar al-Assad. Sur ce point, nous devrions être d’accord, non ?

    PS : Raphaël, vous êtes certainement sincère. Mais il vous suffira de regardez intégralement l’émission ONPC et le documentaire que j’ai cités pour vérifier que les réponses nettes de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas conditionnées.

    Dominique Vidal Le 11 avril à 23:41
       
    • "réponses nettes non conditionnées". Par quoi ? En fait je ne comprends pas votre affirmation.
      Par contre, j’ai très bien compris ce qui a été dit à cette fameuse interview...
      Que chacun se fasse sa propre idée...

      raphaël Le 12 avril à 01:28
    •  
    • @ D. Vidal
      Bonjour,
      Je vous ai quand même lu. E je vous réponds. Déjà merci pour le changement de ton.
      Sur le ton : Je ne vous "poursuis pas de ma haine" comme vous dites ; je vous ai déjà dit par ailleurs la considération que je vous porte au regard de vos engagements notamment pour la cause palestinienne. Je vous lis aussi dans le Diplo auquel je suis abonné. Je ne suis idolâtre de personne. Mais, sur la seule question qui me concerne ici comme sur votre précédent billet, la position de Jean-Luc Mélenchon sur la question de la guerre en Syrie, je vous trouve d’une terrible violence dans vos accusations. Qu’on se comprenne bien : il ne s’agit pas d’invectives mais de vos jugements politiques réitérés, à mon sens inadmissibles et intolérables. Vous avez tenu en retour de mes objections courtoises et pesées des propos injurieux (cf . notamment les commentaires de votre précédent billet sur ce site).
      2/ Sur le fond : Mélenchon et la Syrie.
       Par delà le caractère que je trouve offensant de certains de vos termes, je vous trouve incohérent d’affirmer d’une part que JLM est un homme de paix et que vous partagez certaines de ses vues, notamment sur les responsabilités que ONU de vrait assumer, et d’autre part qu’il "couvre, blanchit, bénit" Assad et Poutine.
       Les bombardements d’Alep par l’aviation russe et syrienne : je vous ai donné en liens d’accès aux déclarations de JLM sur cette stricte question. Vous n’en tenez aucun compte. C’est votre droit mais ne parlez pas de son silence pour l’accuser ensuite de cautionner guerres et bombardements aériens. En revanche s’agissant des bombardements terre-terre depuis Alep Est vous restez muet. Et pourtant la fin de ce drame dans la tragédie de cette guerre a permis de constater de quel côté se trouvaient les criminels djihadistes prenant en otage et terrorisant la population et bombardant Alep Ouest. Pour autant je ne vous accuse pas de "couvrir" Daech.
       Je ne suis pas plus expert que vous en matière d’armes chimiques. Je dis seulement que faute de preuves avérées et incontestables quant à leurs utilisateurs et aux circonstances d’utilisation, dans le cadre d’une guerre des propagandes-désinformations, il conviendrait d’être prudent dans ses accusations . Les exemples d’intox. abondent de part et d’autre. Si j’ai pris l’exemple de la guerre d’Irak de 2003 ce n’est pas par rapport à l’emploi de tels gaz mais par rapport aux fameuses preuves de détentions d’armes de destruction massive, preuves qui n’existaient pas. Pourtant de nombreux responsables autorisés, étaient comme Mme Carla Del Ponte que vous citez, "certaines" de leur existence.
       Enfin : Maisdonc qui ici nie les crimes de guerre, de l’armée syrienne et des autres belligérants ? Vous vous obstinez dans cette accusation absurde. Que vous dire de plus et mieux que ce que JLM déclare ici :
      youtube.com/watch ?v=VD71fzxoivc
      et là
      youtube.com/watch ?v=VD71fzxoivc
      Prenez le temps et la peine de les visionner, ce n’est pas long et ça vaut mieux que bien des discours.
      Rappel : mes messages ne parvenant pas au site Regards lorsqu’ils contiennent des liens actifs, il faut copier-coller dans son navigateur les références que je donne pour accéder aux vidéos.
      Pour conclure : je suis persuadé, mais je peux me tromper, que le fond de vos accusations et donc des divergences, réside dans l’appréciation politique (et philosophique ?) que l’on peut faire de l’évolution de la, des rébellion-s syrienne-s, et ce depuis l’époque de Hafez El Assad. Pour mon humble part, autant je salue et soutiens le combat des peuples rebellés contre les dictatures sanglantes qui les gouvernent, autant il ne saurait être question de cautionner les factions terroristes qui s’en réclament et s’y intriquent pour s’en réclamer, grâce, il faut bien le dire, aux puissances qui les ont armées et instrumentalisées. Merci de votre attention.

      Victor Le 12 avril à 09:33
  •  
  • Bonjour,
    Les experts : Powell, secretaire d’etat americain, agitant le 05 fevrier 2003 dans sa main droite la fiole d’antrax, preuve que Saddam Hussein detenait des armes biologiques, afin de justfier l’intervention en Irak.
    100000 civils tués.
    La vérité au final ? De la propagande !
    Les experts...

    ecureuil66 Le 12 avril à 04:55
  •  
  • Je ne crois pas qu’il y ait un quelconque "pro-russe" dans les rangs de la France Insoumise (je peux me tromper évidemment)... il faut tout faire pour installer la paix, une paix juste. Pour cela, il faut commencer par se méfier des certitudes qui prennent place dans un contexte de guerre (ou chaque information y est marquée par l’influence des forces en présence) et chercher activement la réalité des faits.
    Lorsqu’ il s’agit de trouver la "vérité", la justice a compris que les témoignages et le curriculum ne suffisent pas à faire un coupable (même s’ils le "construisent" habilement).
    Encore une fois, je crois que Bachar est responsable du gazage de sa population mais une conviction doit être étayée par des preuves solides pour rendre justice... Et là, pardon mais il y a bien la question pour l’ONU de se doter des outils capables autant de récolter des éléments plus consistants que des temoignages ou "analyses lointaines" que d’empêcher épisodiquement le recours à des armes complexes ou l’accès à des comptes bancaires dits "occultes" (mais qu’on pourrait retrouver en cherchant avec les moyens adéquats).
    Les prérogatives d’une ONU impartiale et humaniste doivent être renforcés, c’est une nécessité.

    Carlos Le 12 avril à 09:45
  •  
  • Syrie : le programme de la France Insoumise
    laec.fr/section/60/construire-la-paix-en-syrie
    (pour y accéder : copier - coller dans son navigateur)

    Victor Le 12 avril à 09:56
  •  
  • Bonjour
    Parfois , je change de lecture, histoire de pas être trop formaté ;
    Lu dans libération du 11 avril :la gauche qui aime trop Trump-Folamour se trompe de P. guerlain ...a lire .
    Vu de loin , on ne sait rien de cette attaque chimique,cela ne change pas, depuis la guerre d’Irak ; la guerre des médias , précéde la guerre tout court.On nous montre des images, qui semble bizarre d’ailleurs, l’attaque chimique a eut lieue sur une partie non controlè par Assad, les bombardement de Trump non pas fait beaucoup de dégats, les Russes et Assad était au courant , tout cela sent l’embrouille,ou la diversion, a tout les niveaux.

    bob Le 12 avril à 10:24
  •  
  • Bonjour
    Votre interview me met mal a l’aise et par moment sent la mauvaise foi. D’abord vous penchez par idéalisme, sortir de la vision binaire, mais on y est toujours malheureusement , pour moi, on n’est pas vraiment sortie de la guerre froide. L’ONU n’a aucun pouvoir parce que les USA et la Russie principalement ne veulent pas abandonner leur statut de grande puissance, ni leur droit de veto a l’ONU....ni la France d’ailleurs.
    Les Grandes puissances, nucléaire, il faut le rappeler ! (USA, GB ; France, Chine , Russie)veulent continuer a diriger le monde.
    Il me semble, en gros , que vous sous estimer le poids de la géostratégie, géopolitique, et l’impérialisme économique.
    Guerre froide relancé , qui peut terminer en guerre chaude, et en conflit direct avec la Russie, d’ailleurs cela est plus ou moins commencer.Le moyen orient est le champ de bataille des grandes puissances (d’une troisième guerre mondiale de basse intensité), pour garder leur domination, et s’affrontent par pays interposés. Il serait temps, si on est un vrai partisan de la paix, de dénoncer autant les USA, et la Russie, dans leur logique guerriére, dénoncer les lobbys militaro-industriel qui poussent a la guerre, avec les médias qui leur sont inféoder. Dénoncer les faucons, militaristes de tout bords, qui sont autant dans le camp républicains ou démocrate (clan Clinton) aux USA, idem en Russie ou en France.
    Quand au passage, sur Mélenchon, qui a l’air de tomber comme un cheveux sur la soupe, en parlant du sort des homosexuels , vraiment , vous auriez put faire mieux....
    En Tchéthénie, si les homosexuels sont réprimer, ce n’est pas directement de la faute a Poutine, il me semble. Ils ont un dirigeant Musulmans, qui pratiquement fait ce qu’il veut sur son territoire. De plus Mèlenchon , ne soutient pas Poutine , et son régime, comme vous le dites, je peut me tromper , et être abusé, mais il a souvent dit, qu’il soutenez l"opposition a Poutine, et des militants très a gauche , dont certains sont emprisonnés.Bien sur il a , tout un débat sur la vrai l’opposition en Russie.....
    Au Final faire tout un interview , sur l’ONU pour finir avec un tacle sur Mèlenchon ; me semble pas digne de vous. C’est très gros, et les gens sont pas dupes.

    bob Le 12 avril à 11:07
  •  
  • Victor, je ne souhaite pas poursuivre ce dialogue avec vous. Jamais de ma vie je n’ai été confronté à une haine aussi violente.

    Écureuil66 et Bob, votre comparaison avec les mensonges de George Bush et Collin Powell contre Saddam Hussein pose problème. Saddam n’avait pas utilisé d’armes de destruction massive. Assad, lui, a eu recours à plusieurs reprises aux armes chimiques contre son peuple. Ce faisant, il a offert à Washington le pretexte tout trouvé pour des frappes visant surtout, à l’intérieur à rétablir la position du président et à l’extérieur à montrer ses muscles à la Russie et à la Chine.

    93, vous noterez que la Russie a annoncé qu’elle opposerait son veto à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant du régime de Damas qu’il collabore à une Commission d’enquête internationale. Parce qu’elle veut éviter que Bachar soit pris la main dans le sac... de sarin ?

    Carlos, je ne pense pas que la France insoumise soit pro-russe. J’ai écrit et je maintiens que Jean-Luc Mélenchon a évolué sur la question de la Syrie et, au-delà, de la Russie. Chacun peut le vérifier en comparant ONPC du 20 février 2016, le documentaire du 30 janvier 2017 et le discours du Havre du 29 mars 2017. Je me félicite que, dans ce dernier, la candidat de la France insoumise ait pris ses distances avec le régime de Poutine et son "poulain" syrien. Il est temps, je le répète, de dépasser la logique binaire d’autrefois. On peut souhaiter, comme Mélenchon, que Moscou retrouve toute sa place dans l’arène internationale, pour le bien de la paix, ET critiquer sa politique en Ukraine et en Syrie. On peut - on doit - condamner les frappes américaines ET les bombardements chimiques syriens.

    Enfin, toujours Bob, ce que vous dites des grandes puissances me semble contradictoire. Oui, nous sommes sortis de la guerre froide au sens où le monde est devenu multipolaire. L’aspect russo-américain de la crise syrienne est trompeur : ce qui caractérise les vingt dernières années, c’est la montée des émergents, qui bousculent l’hégémonie américaine et occidentale. En termes de PIB global, la Chine est désormais la première puissance mondiale.

    Pour autant, vous avez raison, Washington reste une puissance économique, politique ET militaire considérable. Et Poutine a redonné à son pays une place qu’il avait perdue, même s’il reste fragile, en premier lieu sur le plan économique. Un dernier mot sur les homosexuels : que le "président" tchétchène instrumentalise la haine dont ils sont culturellement l’objet, c’est vraisemblable. Mais Kadirov n’a pas la moindre autonomie par rapport à Poutine. Et, comme vous le savez, le maître du Kremlin persécute aussi les homosexuels : on en est pas encore aux camps, comme en Tchétchénie, mais on s’attaque violemment aux Gay prides et, depuis 2013, une loi interdit "l’information au sujet des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs". Inutile de dire que le mariage, en Russie, n’est pas pour tous.

    Dominique Vidal Le 12 avril à 12:17
       
    • Visiblement vous n’avez aucune conscience de la violence des termes que vous avez employés : "négationniste, couvrir les dictateurs, blanchir et bénir leurs crimes..." Sans parler de vos indignations sélectives ni de vos dénis. Basta

      Victor Le 12 avril à 12:38
    •  
    • @vidal - Bien je suppose pour ma part que vous avez tout à fait le droit de dire que vous voyez une inflexion "dans le bons sens" du discours de Mélenchon sur le sujet qui nous intéresse. Même si d’autres, qui ont eu le loisir de creuser la pensée du candidat PHI n’y voient pas là une réalité et le contestent.

      L’important, c’est après tout que chacun convienne, par soucis de clarté, que le candidat de la France Insoumise ne cherche pas à remplacer l’alignement sur une superpuissance, les Etats-Unis, par une autre, en l’occurrence russe... ou bien à exonérer le régime assassin de B. El Assad plutôt que de demander l’intervention forte de l’ONU sur le dossier syrien. En tous cas, je ne crois pas déformer les choses en affirmant cela.

      A ce moment de la discussion, je crois qu’il est bon de rappeler qu’il n’y a pas de pensée unique chez les Insoumis et que JLM n’est pas un gourou adulé par une foule de fans grotesques. La diversité des sympathisants FI encartés ou non empêche ce genre de travers. Le mouvement des insoumis reste un mouvement citoyen pour la paix, et son candidat, Jean-Luc Mélenchon, n’incarne pas autre chose que cette ambition. S’il y avait clairement de sa part une prise de position à l’inverse de celle discutée au moment de la conception du programme, la sanction se ferait sentir par la perte sèche du soutien de bon nombre de gens...

      carlos Le 12 avril à 17:43
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  • Heu vous semblez un peu exagérer Mr Vidal sur la discussion avec Victor ? ça me laisse un sentiment étrange...

    nada Le 12 avril à 12:32
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  • Bonjour
    A Dominique Vidal
    Pas d’accord avec vous sur le fait que nous sommes dans un monde " multipolaire" , la contradiction ,est dans le fait que les USA n’admettent pas , ce monde multipolaire. On est passé d’un monde bipolaire (USA /URSS) , a un monde ou les USA tente d’imposer un monde unipolaire, sous leur domination, (avec guerre d’Irak,Syrie , Europe de l’Est, avancée de l’OTAN..), a un monde multipolaire, voulu plus par les Russes, Chine,....
    Mais les USA résiste est veulent rester les maîtres, les shériff, la Russie veut garder sont statut de grande puissance décidant avec les USA, ce que les USA leur conteste (voulant la marginaliser , voir la faire disparaître), et la Chine qui s’invite, et veut aussi décider. Et avec des puissances économique qui frappent a la porte, Allemagne, Inde, Japon, Brésil ... sans parler des pays qui narguent les USA(Iran, Corée du Nord). la France aussi est contesté dans sont statut, et les Allemand veulent sa place. Donc les choses ne sont pas aussi simple dans cette vision, multipolaire, bipolaire, unipolaire. C’est une lutte pour l’hégémonie militaire , économique, le moyen orient en est le terrain , mais aussi l’Ukraine.....

    bob Le 12 avril à 12:37
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  • Nada, vous n’avez rien vu : la litanie des invectives et des insultes dure depuis des semaines. Toute crique de Jean-Luc Mélenchon suscite des bouffées de haine. Et je ne suis pas le seul à rencontrer ce problème avec des partisans particulièrement hystériques de Jean-Luc Mélenchon. Tous heureusement ne le sont pas, loin de là. C’est pourquoi je préfère arrêter là le "dialogue" avec "Victor".

    Dominique Vidal Le 12 avril à 12:46
       
    • Précision : Je suis intervenu sur 2 interventions de DV sur le même sujet : celle-ci et un texte de blog dont je ne retrouve plus le lien.

      Victor Le 12 avril à 13:08
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  • Bonjour,
    je ne suis pas historien mais en 1988 ni à t’il pas eut des bombardements à l’arme chimique contre des populations kurdes d’Irak ?

    denis Le 12 avril à 15:32
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  • Bonjour
    Pour moi, il faut rester prudent sur les termes et mots employés et les euphémismes. Constater la fin de la guerre froide !?....remplacer par quoi !?. Par la coéxistence pacifique ?.
    je constate plutôt une guerre chaude ou tiéde, en tout cas un affrontement, de nouvelles confrontions. Donc , tous ces termes Multipolaire, unipolaire, bipolaire sont a relativiser.
    Le monde était t-il plus en paix, pendant la guerre froide ?, je ne le crois pas (viétnam, Corée...). Mais a l’époque, on ne se poser pas trop de question sur la démocratie, les droits de l’homme, et les guerres propre ou sale, ou le droit des homosexuels....
    Mais a notre époque dit de "paix", multipolaire, sous Pax américana, de droit de l’homme (et des homo,et des femmes, pardon j’oubliais, des animaux aussi) et de guerre "propre", les choses ont -elle changer. Pas vraiment, les bon et mauvais dictateurs ont changer de camp. Mais voila, ces putains de Russes nous font chier, et les chinois aussi...
    Ce monde unipolaire, décidément sera dure a mettre en place et demanderas de nouvelle guerres.

    bob Le 12 avril à 16:04
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  • Après avoir donné un coup sur Mélenchon à propos du risque Lepen, sur Médiapart, voila Monsieur Vidal qui vient en donner un autre ici à propos de la Syrie...ça s’appelle de la constance.

    Michel 65 Le 12 avril à 17:17
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  • Visiblement les occidentaux commencent à flipper des chinois..
    Cette vieille classe dominatrice de race blanche minable n’a visiblement pas envie de partager le monde avec les « asiates »

    Et si les européens d’Amérique et les européens d’Europe ou plutôt leurs classes possédantes voulaient tout simplement écraser la Russie de Poutine sous un déluge de feu pour faire un exemple, pour montrer aux chinois « qui c’est qui a la plus grosse ! », parce qu’ils sont sûr de gagner. Franchement ; les Russes c’est quoi en terme de portes-avions, armes balistiques... face aux US ?

    Les néoconservateurs ne sont pas qu’Américains, quelle erreur !! Ce sont les mêmes que ceux qui foutaient la merde dans le monde antique au nom de Rome, au nom du Christ Roi plus tard, au nom de la « civilisation » à chaque fois.

    Vive Castro et Sankara !

    Arouna Le 12 avril à 17:21
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  • Denis, vous avez raison : le 16 mars 1988, Saddam Hussein avait gazé la ville kurde de Halabja, faisant quelque 5 000 morts. La communauté internationale ne réagit pas, considérant que l’Irak était un "bouclier" contre la révolution iranienne.

    Bob, vous m’avez mal compris : je n’ai pas parlé de "paix multipolaire", mais de "monde multipolaire". L’Union soviétique a disparu en 1991, mettant fin à quatre décennies de gestion bipolaire de la planète. L’illusion unipolaire d’un "Empire américain" n’a pas résisté aux échecs afghan et irakien. Les émergents réclament avec force leur part dans la gestion du monde.

    Bref, c’est un système à plusieurs pôles qui se met en place à travers la multiplication de conflits de plus en plus dangereux pour la paix. Chacun de ces affrontements appelle des solutions spécifiques.

    Mais celles-ci avanceraient plus vite et mieux si une réforme de l’ONU donnait à celle-ci la force nécessaire. Avec des principes simples : un plus grand rôle pour l’Assemblée générale où tous les États se retrouvent à égalité, un Conseil de sécurité élargi et notamment plus représentatif des États émergents et débarrassé du blocage permanent du droit de veto.

    dominique vidal Le 12 avril à 17:35
  •  
  • Merci Victor. Dominique Vidal se comporte comme beaucoup de professionnels de la désinformation au service de la guerre même s’ils tentent de nous faire croire le contraire. A l’heure on l’on parle, ni lui, ni personne, sauf peut être les responsables sont en capacité de dire qui stocké ou a déversé du gaz sarin.
    Pas plus monsieur Vidal que d’autres. Il ne sait pas sans doute que des milliers de mercenaires traversent tous les jours les diverses frontières, du sud au nord et de l’est à l’ouest. Tous peuvent avoir intérêt à faire de la provocation. Monsieur Vidal nous la joue en expert. En fait, il n’en sait rien du tout, pas plus que nous sinon moins puisqu’il semble simplement s’informer avec la presse mainstream, ses amis de la CIA, les révolutionnaires coupeurs de têtes, les Turques ou bien encore les démocrates de l’Arabie Saoudite.... qui tous ont les mains pas très propres dans cette affaire. Les Russes et les Syriens bombardent comme le font les Français, les USA, la Grande-Bretagne... Les Russes sont intervenus en Syrie à la demande des Syriens. Les USA non, ils violent toutes les conventions internationales, ont tué des centaines de milliers d’Irakiens et des dizaines de milliers de Libyens, sans parler de ce qui se passe au Yemen. (pas d’actualité nous dirait Domique Vidal, trop binaire pour lui). Les morts n’ont pas la même valeur en fonction de qui les tuent)Les Russes sont intervenus, oui et ils ont eu raison dans le cadre stricte de la légalité. Bachar n’est pas le problème actuel, peut être pas la solution pour demain. Mais, ce n’est surtout pas à Monsieur Vidal d’en décider. Jean-Luc Mélenchon à raison de se tourner vers l’ONU. Le seul objectif c’est la paix et il faut la faire avec ceux qui sont là. Que cela vous plaise ou pas. 
    Le fond de l’affaire en tout simplement d’instiller une sorte de défiance à l’égard de Jean-Luc Mélenchon. C’est la seule utilité ce de Monsieur Vidal. Nous n’avons pas besoin de ses faux-amis et vrais adversaires. Il peut très bien continuer son chemin avec Macron ou Fillon ou bien encore Hamon qui sur cette affaire partagent le même point de vue. Monsieur Mélenchon peut bien s’escrimer à dire tout ce qu’il veut, son tort (crime) au yeux de notre expert est d’admettre possible une autre narration des événements que celles que monsieur Vidal et ses amis qui, eux autres , détiennent la seule vérité révélée : Poutine = Bachar= ce n’est pas dit mais sous entendu Mélenchon (dixit Macron et Hamon). C’est au final, effectivement binaire ce que je tente de dire mais aussi tellement vrai que notre bougre se fâche et tente de mettre sur son voisin ses propres turpitudes. Et pour en terminer, un dernier propos encore binaire : Victor est pour la paix et Vidal pour la guerre (de civilisation), les palestiniens (je reviens de Palestine) seraient alors qu’une sorte de fond de commerce.

    rodydecoue Le 12 avril à 17:54
       
    • @Rodydecoue
      Je ne pense vraiment pas que DV "se comporte comme un professionnel de la désinformation au service de la guerre" et qu’il soit "pour la guerre (de civilisation)". Vous faites erreur et lui faites offense. Je ne lui ferai pas ce type de procès qu’il lui arrive de faire à d’aucuns qui ne partagent pas ses opinions (ainsi, je serais un "négationniste" des crimes de B ; El Assad et/ou Poutine). De même je ne pense pas que son intention soit de nuire à la France insoumise et à JLM et qu’il participe en quoi que ce soit à une campagne de lancer de boules puantes. Je pense tout simplement que DV ne supporte pas la remise en cause (question de caractère, d’ego, de statut ???) une fois mis face à ses propres contradictions au point de perdre parfois toute retenue langagière dans ses assertions et répliques.
      Sur le fond du sujet débattu ici, j’ai dit ce que j’avais à lui dire.
      Cordialement. Victor

      Victor Le 12 avril à 18:48
  •  
  • Rodydecoue, votre intervention illustre parfaitement ce que j’écrivais à propos des mélenchonistes hystériques. Avoir critiqué votre candidat me transforme en "professionnel de la désinformation", qui "ne sait rien", travaille avec mes "amis de la CIA" et suit le "chemin de Macron ou de Hamon". Conclusion : je suis "pour la guerre".

    La charge est si brutale que même ce cher Victor se sent obligé de calmer le jeu et de réduire tout ceci à un "problème d’égo"...

    À ce genre de message, il n’y a rien à répondre. Sauf ceci : le candidat de la France insoumise n’a vraiment rien à gagner à compter parmi ses avocats ceux qui relaient, en France, la propagande de la dictature syrienne. Il serait temps de faire un peu de ménage.

    Dominique Vidal Le 12 avril à 19:16
  •  
  • sans commentaire. Renvoi ascenseur "Visiblement vous n’avez aucune conscience de la violence des termes que vous avez employés : "négationniste, couvrir les dictateurs, blanchir et bénir leurs crimes..." Sans parler de vos indignations sélectives ni de vos dénis. Basta"
    de Victor à Dominique Vidal Le 12 avril à 12:38
    Lui qui veut exclure l’autre, Monsieur Vidal ferait bien de balayer devant sa porte.

    rodydecoue Le 12 avril à 19:45
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  • @ D. Vidal
    Non, Monsieur Vidal, vous aurez beau dire, répéter, maretler, mais personne sur ce fil ne se fait le relai de la propagande de la dictature syrienne.

    Victor Le 12 avril à 19:52
  •  
  • Le terme négationnisme désigne un courant qui nie l’existence des chambres à gaz, voire le génocide même des Juifs par les nazis. Il a connu un tel essor que le Parlement a voté, en 1990, une loi - dite Gayssot - le réprimant. Je ne suis d’ailleurs pas sûr que c’était la bonne réponse : la bataille sur le terrain légal a fait passer au second plan la lutte d’idées. Mais c’est un autre débat.

    Par la suite, le terme négationnisme a été utilisé contre la propagande visant à nier ou à sous-estimer d’autres génocides ou crimes de guerre ou contre l’humanité - par exemple le génocide arménien en Turquie ou des Tutsis au Rwanda ou encore les crimes perpétrés pendant la guerre de Yougoslavie.

    J’ai personnellement été amené à lutter - par des articles et même un livre - contre le refus de Tel-Aviv de reconnaître l’expulsion massive des Palestiniens en 1948, ainsi que les nombreux massacres qui l’ont jalonnée. Des historiens israéliens avaient heureusement eu le courage de révéler la vérité et je les ai fait connaître en France.

    Pour leur part, les régimes bassistes d’Irak et de Syrie sont progressivement devenus des dictatures sanguinaires. Mais leur rôle important dans le mouvement national arabe, leur opposition historique aux entreprises impérialistes et leur alliance avec l’Union soviétique leur ont valu un prestige tel que leurs crimes ont été longtemps passés sous silence.

    Les Assad, père et fils, n’ont pourtant jamais reculé devant les pires horreurs pour se maintenir au pouvoir et poursuivre le pillage de leur pays. Le système lui-même repose depuis des décennies sur l’omnipuissance des Moukhabarat, l’emprisonnement sans jugement, la torture généralisée et les exécutions de masse. En 1982, les troupes d’élite d’Assad père ont détruit la ville de Hama et tué plusieurs dizaines de milliers de ses habitants. Et Assad fils a suivi cet exemple lorsqu’il a été confronté à une grande révolte populaire. Il a même eu recours à plusieurs reprises aux armes chimiques.

    Souligner la gravité de ces crimes ne signifie évidemment pas nier ceux de Daesh et d’autres groupes djihadistes. Mais, inversement, les crimes commis par ces derniers ne sauraient amener à taire ceux de la dictature, ni même à les renvoyer dos-à-dos. Bachar est au pouvoir, dirige l’armée et les services, contrôle les prisons et leurs tortionnaires et, en matière d’armes chimiques, bénéficie - avec les Russes - du monopole de l’aviation. Il est responsable de la grande majorité des 350 000 victimes de la guerre.

    Voilà ce dont rien ne peut justifier la négation. Surtout pas une élection présidentielle française.

    dominique vidal Le 12 avril à 21:54
       
    • Bonjour et merci pour la définition et le rappel historique que j’avais déjà en mémoire en vous faisant ma remarque. Mais là n’était pas l’ objet de celle-ci. L’objet est l’accusation de négationnisme que vous portez injustement à mon encontre (peu importe pour ce qui me concerne même si je ne me suis pas exprimé à ce sujet ... il vrai que pour vous circonspection vaut cautionnement ) mais aussi et surtout dans votre entretien, il faut le rappeler ici car le degré de vos accusations s’atténue au fil de vos commentaires et réponses, à l’encontre du candidat de la France Insoumise en l’accusant de "couvrir, blanchir et bénir" ces crimes (je ne répète pas). Mais comme vous n’êtes pas à un paradoxe prêt, vous recommandez à vos lecteurs ici dans cette polémique, de suivre les conseils de retenue de celui-même que vous accusez de se taire... Allez comprendre quelque chose. Bref, pour solde de toutes polémiques sur ce sujet (Yannick Jadot vient juste de faire une déclaration allant dans votre sens) comme sur celui du gazage au sarin en Syrie, comme sur celui de la répression des homosexuels en Tchétchénie, comme sur celui de Chavez-Cuba etc etc je vous renvoie aux toutes récentes et nombreuses déclarations de meetings, communiqués de presse, vidéos, émissions de radio du candidat de la Fi et de ses porte-parole.
      ps. Ne vous considérant pas comme fondamentalement hostile au candidat de la Fi, en vous répondant je ne respecte pas le conseil de non-réponse (que vous citez ci-dessus) à ses détracteurs malintentionnés. Cette fois-ci c’est la dernière. Bien à vous

      Victor Le 13 avril à 09:02
  •  
  • Je crois que la tension palpable qui règne ici n’a aucune raison d’être.
    D. Vidal a evolué dans son interpretation de la position de jlm sur la Syrie, en fonction du fait que celui-ci passait dans les medias d’une simple caricature de lui-même à un candidat sérieux à la présidence... En cela, sa première impression s’est basée sur ce qui transpirait des rencontres avec des interlocuteurs qui cherchaient alors à faire le "buzz" en orientant les questions à Melenchon afin de remplir leur objectif. D’ailleurs JLM lui-même avait un peu de mal avec cet exercice... Nous savons tous que JLM espère voir le peuple syrien se debarrasser de la clique Assad autant que des extremistes religieux qui pourrissent leurs vies et celles des leurs. Personne ici n’affirmera le contraire.

    Les choses étant clarifiée, inutile d’avoir des réactions "epidermiques" à l’encontre de D. Vidal, ce qui au final donne à voir une fausse image de vous-même (defendre une dictature ou un regime autoritaire pour des amoureux de la democratie ce serait le comble !). D’autant que dans le sprint final vers le scrutin, on peut s’attendre à tous les coups bas les plus minables et à une nouvelle charge des medias pour decredibiliser le candidat de PHI.
    Mieux vaut s’habituer à garder son calme...

    carlos Le 12 avril à 22:20
  •  
  • Carlos, vous avez été entendu au plus haut niveau. Voilà le texte que j’ai trouvé sur une page insoumise : ·

    Conseil amical de Jean-Luc Mélenchon à toutes et tous les insoumis : "Mais vous mes amis qui me lisez, rendez-moi ce service : ne propagez pas par vos indignations les calomnies dont je fais l’objet ! Apprenez à reconnaître une bonne fois les trolls qui pourrissent vos échanges sur les réseaux sociaux et ne relancez pas sans cesse l’orage. Dans les polémiques, faites l’immense effort d’en rester toujours à des arguments rationnels. Et par-dessus tout souvenez-vous que l’humour et la dérision sont les diluants et les détachants les plus efficaces après les giclées salissantes !"

    Faites tourner un maximum !

    #JLM2017

    dominique vidal Le 12 avril à 22:55
       
    • Bonjour Mr Vidal,
      Vous, ça va, vous n’êtes pas un "troll", on peut donc discuter avec vous ! Et d’ailleurs vous faites honneur à répondre à ces commentaires.
      Beaucoup a déjà été dit, je n’en rajouterai pas une couche, à cette heure tardive, mais permettez moi juste une réflexion : ce n’est pas Mélenchon qui a évolué sur la Russie ou la Syrie, mais votre perception de lui. Ce qu’il dit aujourd’hui, je l’ai toujours entendu de lui. Encore un petit effort, et vous parviendrez à vous rendre compte que vous êtes grosso modo sur la même longueur d’ondes.

      raphaël Le 13 avril à 01:22
    •  
    • Oh la la... Je ne sais pas s’il sera entendu, beaucoup ont la tete dure !

      carlos Le 13 avril à 09:05
  •  
  • Bonjour
    Sur ma dernière intervention plus haut à 16 h 04, je faisais dans l’humour froid, sur des choses sérieuses, j’en conviens mal placé. Mais sur le fond , pour dire que peut de choses ont changer:logique de guerre, de domination, avec les mêmes horreurs.
    Arouna, comme moi, je ne sais si vous plaisantez 17 h21 , mais les Russes , sont peut être les plus faibles militairement, mais ils ont quand mêmes quelques missiles balistiques , pouvant larguer quelques têtes nucléaires, et sous marins nucléaires....
    Donc , je ne sais pas si détruire la Russie , pour faire peur a la Chine, ne passerais pas , par quelques destructions de villes occidentales. mêmes , moi mêmes si je crains un conflit nucléaire, entre les grandes puissances, je ne pensent pas qu’il sera voulu, aucun ni a intérêts , il se feras plus par accident, dérapage...a force de trop se provoquer, faire monter la tension. Certes les USA on pour but d’affaiblir, isoler, la Russie, mais ils ont différent scénario, option, possible.
    l’affaiblir économiquement, révolution dit démocratique (changement de régime).le gros problème des USA , c’est l’alliance Russie-Chine-Iran, et éventuellement les BRICS.
    Pour l’instant cette alliance tiens. D’ou peut être les hésitations de Trump, sur qui faire pression ?, le maillon faible ?.
    En Syrie, il ne faut pas oublier l’alliance : Russie,Iran, hezbollah, la Chine restant neutre a distance. Monsieur Vidal , qui connait mieux le sujet que moi, par rapport a Israël, et la question Palestinienne (peuple bien écraser , au passage), devrait nous éclairer ?. Pourquoi Obama n’est pas intervenue militairement ?,cela n’a rien a voir, avec les droits de l’homme ou un dictateur en place, ou le massacre d’un peuple.Non, car pourquoi les USA ont put intervenir en Yougoslavie,Irak, Libye....parce que les Russes ont laisser faire !(pourquoi est un autre débat).
    Et que cette fois si en Syrie , ils disent NON !.
    Pourquoi, ils disent non...je vous laisse réfléchir !
    Sur l’ONU, belles intentions , Mr Vidal, mais on peut attendre longtemps, si les USA ont bloqué toute initiatives de l’ONU, et marginalisé l’ONU ce n’est pas un hazard.....
    Comme vous dites , chaque affrontement appel a des solutions spécifiques...j’aime bien ce mot.

    bob Le 12 avril à 23:32
  •  
  • Et puis cette morale de croisé pour justifier les guerres ça ne date pas d’hier et ça fonctionne toujours bien pour embrigader le populo mais c’est tellement dégueulasse !
    Au Rwanda, vous pensez que c’est propre après le génocide des Tutsis ?
    Et les expéditions punitives de Kagamé au Congo, dans le Kivu, les massacres de civils dans les camps pour « punir » les milices Interahamwes. Et la prise en main de toute la région par des seigneurs de guerres sois-disant illuminés mais qui prospèrent et font prospérer toutes ces entreprises occidentales d’extraction de minerais.
    Ca profite à qui toutes ces saloperies ?
    Et au Liberia, Charles Taylor qui faisait du bizness avec les patrons américains de Firestone pendant que ses enfants-soldats défoncés massacraient tout sur leur passage. On va les envoyer au CPI Firestone ?

    Sierra Léone ; il n’y a que Foday Sankho qui a été désigné comme responsable, évidemment... On va les juger les salopards d’occidentaux qui ont imposé un blocus total de Freetown ? Le pays coupé de tout, entrainant une famine atroce en plus de la guerre civile, tout ça pour ne pas que les rebelles et l’armée régulière, les "sobels", fassent la paix. Qui en a parlé ici en Europe, Domique Vibal ?
    Qui va payer pour toutes ces saloperies ?
    Les anglais, les français, les Russes, les Belges.. les Américains ? Ah ah ah quelle bande de porcs.

    Melenchon sur la Syrie est juste plus mesuré, il ne soutient pas le dictateur Assad mais n’applaudit pas les bombardements, et ça c’est déjà trop pour un croisé médiatique en mission.

    Arouna Le 13 avril à 07:40
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  • Arouna, vous me prêtez des positions qui n’ont RIEN à voir avec les miennes. Non seulement je n’ai JAMAIS défendu une "morale de croisé", mais j’ai TOUJOURS combattu les interventions occidentales que vous évoquez. Renseignez-vous avant de diffamer.

    Dominique Vidal Le 13 avril à 08:47
  •  
  • Raphael, lorsque, il y a un bon moment, je faisais mes études à la Sorbonne et militais à l’Union des étudiants communistes, nous avions coutume d’attribuer à Lénine cette maxime : "Les faits sont têtus" (1).

    C’est ce que je serais tenté de répondre à votre remarque. Je ne nie pas avoir, comme tout un chacun, une approche subjective des positions de telle ou telle personnalité politique.

    Mais ma pratique du journalisme et de l’histoire m’a appris à fonder mon appréciation sur les faits, et notamment les textes. En l’occurrence, s’agissant de Mélenchon et de la Syrie, je vous suggère de comparer ses interventions :

    • à "On n’est pas couché" le 20 février 2016 (https://www.youtube.com/watch?v=1IydqUaJ9rk) ;

    • dans le documentaire de Gérard Miller le 30 janvier 2017 (https://www.youtube.com/watch?v=3RtMQQ3wdjk) ;

    • lors de son meeting au Havre le 29 mars 2017 (https://www.youtube.com/watch?v=wU7b6ZE-4jc) ;

    • et à Marseille le 9 avril 2016 (http://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/direct-presidentielle-regardez-le-meeting-de-jean-luc-melenchon-a-marseille_2132827.html).

    Vous verrez que le candidat de La France insoumise a bel et bien évolué.

    (1) Selon le camarade Google, elle figurerait dans une « Lettre aux camarades » datée du 17 (30) octobre 1917 et reproduite dans le tome 26 des Œuvres complètes.

    Dominique Vidal Le 13 avril à 09:08
       
    • @vidal - pardonnez moi si je ne vois pas la démonstration indiscutable d’une evolution de Melenchon sur la Syrie et Poutine dans ces exemples choisis soigneusement quant à leur temporalité.
      Oserai-je vous faire part de mon interprétation, car mon intérêt pour la position du candidat de la France Insoumise ne commence pas à l’émission ONPC y compris sur la question de la "Paix".

      Permettez moi de vous dire que les 2 premieres videos parlent plus de la relation medias/Melenchon que Syrie/Melenchon et de sa facheuse manie de tenir tête mordicus (ce qui signe parfois sa maladresse j’en conviens) à tout journaliste/interviewer qui veut lui faire dire quelque chose qui tiend du "lieu commun" ou du "consensus" de la pensée dominante (pour éviter de dire "du dominant").

      Les deux dernières videos quant à elles viennent par contre clarifier en se completant une réflexion déjà antérieure aux deux premières et partagée par tous ceux qui soutiennent l’ambition d’une paix équitable (qui n’est pas la toute relative "pax americana" en l’occurrence) et universelle sous l’égide d’une ONU puissante garante d’un intérêt général Humain "supra-nationale".

      Je ne suis ni une groupie, ni un partisan politique irrascible de JLM même si j’adhère au programme (auquel j’ai modestement participé comme beaucoup de monde). Une fois l’échéance électorale dépassée, je continuerai mon chemin pour je l’espère prendre toute ma part de citoyen "libre" au pouvoir retrouvé (vivement la constituante) et traiter de "con" le nouveau président Mélenchon quand je le verrai responsable de mon augmentation d’impôt... Je n’invente ni ne rêve cette position "constante" de JLM sur la Syrie ou le conflit syrien que j’ai décrit ci-avant, car je l’avais noté (avec moi d’autres) bien avant ces expositions "mediatiques" (je parle des 2 premières) qui illustrent vos propos.

      Cependant, je comprends que, d’après vos observations, vous puissiez en arriver à vos conclusions... Faites l’effort d’imaginer que nous puissions bien avoir une autre expérience de l’approche du candidat PHI toute aussi réelle ! Ceci expliquant les différences probables entre votre point de vue sur cette "évolution" et le notre... Je vous l’accorde plus mitigé.

      carlos Le 13 avril à 21:43
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  • Saine lecture :
    blogs.mediapart.fr/olivier-tonneau/blog/120417/melenchon-poutine-castro-chavez-la-guerre-froide-pour-les-nuls

    Victor Le 13 avril à 11:10
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  • Alep, plaidoyer pour la liberté d’analyse et une géopolitique cohérente de la France

    blogs.mediapart.fr/djordje-kuzmanovic/blog/201216/alep-plaidoyer-pour-la-liberte-d-analyse-et-une-geopolitique-coherente-de-la-france

    Victor Le 13 avril à 11:20
       
    • Extrait :
      "[…]la forte présence voire la suprématie, au sein des insurgés, de djihadistes islamistes devrait nous amener à nous interroger sur la politique à mener à leur égard. Énoncer cette idée revient simplement à prendre acte de ce qui nous est donné, aussi différent soit-il de ce que nous voudrions avoir.
      L’indignation sélective et les exemples passés
      Poser ces questions ne fait de moi ni un monstre froid insensible à la souffrance d’enfants, ni un soutien de Bachar Al-Assad ; mais puisque c’est sur le terrain moral que se situent la plupart des attaques qui me sont adressées, et au-delà de ma personne à tous ceux qui essaient de réfléchir dans ces termes, revenons un instant sur cet épisode particulièrement aigu de moralisme sélectif qui vient de nous être imposé par la couverture de ce conflit et sur la question que j’ai déjà posée au début de cet article. Ceux qui s’indignent aujourd’hui haut et fort devant les victimes civiles d’Alep-Est et qui couvrent d’injures, en public et plus encore en privé, ceux dont l’indignation ne leur semble pas suffisante, où sont-ils pour dénoncer les milliers de morts au Yémen ? Pour s’étonner de la grande discrétion qui entoure les souffrances de la population civile de Mossoul ? Où étaient-ils pour déplorer les plus de 4 000 morts civils de Falluja, ville d’Irak assiégée par les États-Unis, où est né le concept même de Daech puisque c’est à partir de cette bataille qu’Al-Zarqaoui, patron d’Al-Qaïda en Irak, fondera cette organisation qui signe l’union entre Al-Qaïda et les anciens baasistes irakiens, tous chassés de l’appareil d’État irakien par les États-Unis pour y être remplacés par les non moins mafieux chiites du clan al-Maliki ?
      L’objection consiste généralement à rétorquer que le Yémen, Faloudja, la Libye, le Nicaragua, le Vietnam, etc. n’excusent en rien Alep ; que les manquements à l’humanité de la part de nos alliés, voire de nos propres forces armées n’exonèrent en rien ceux du régime syrien ou des Russes. Certes, ils n’exonèrent pas ! Mais peut-on au moins s’interroger sur les raisons de ces indignations sélectives ? Sur la fabrication de ces crises soudaines d’émotion collective à propos d’un fait, certes terrible, mais finalement tristement banal, dans la série des atrocités qui marquent ce début du XXIe siècle ? Est-on sûr à ce point que les 1 000 (ou plus ? on ne le saura pas tout de suite) morts civils confirmées d’Alep-Est signent davantage le naufrage de l’humanité que les 4 000 de Falloudja ? Et qui s’intéresse aux morts de l’Afrique des Grands Lacs entre 1996 et 2006 ? On est là entre 6 millions et 12 millions de morts.
      Comme le montrent Chomsky dans Manufacturing Consent, ou encore Serge Halimi et Dominique Vidal dans L’Opinion, ça se travaille, les indignations sélectives sont toujours les fruits d’une politique, et donc d’une propagande construite. Ne pas souhaiter privilégier une tragédie sur une autre n’est pas une marque d’inhumanité, mais un refus de mettre la réflexion au placard sous l’effet de l’injonction au consensus émotionnel imposé via des efforts massifs de cette propagande.
      Car enfin, j’imagine que l’argument suprême consiste à affirmer que dans ce conflit-là, dans cette bataille-là, à la différence de toutes les autres, on sait exactement qui sont les bons et les méchants ; on sait que tous les tweets sur la destruction du dernier hôpital d’Alep sont vrais, tout simplement parce qu’en douter vous expose à l’accusation d’inhumanité. On sait que toutes les informations fournies par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, sise à Londres, sont exactes. On sait que les Russes mentent toujours, et nos chancelleries et surtout Washington, jamais. L’histoire ancienne comme la plus récente – Kosovo, l’Irak, la Lybie – ne nous apprend donc décidément rien.
      (...)"

      Victor Le 13 avril à 11:41
  •  
  • Victor, je vous conseille le concerto de Hoffnung intitulé Concerto popolare : a piano concerto to end all piano concertos. Le pianiste est un peu comme vous : on croit qu’il a fini, et il recommence (1).

    Vous nous avez si souvent annoncé que c’était votre dernière intervention qu’on n’y croit plus.

    Ce qui me rappelle une vieille blague. Deux communistes se rencontrent, et le premier dit au second : "Tu n’étais pas à la dernière réunion de cellule, camarade !" Et le second lui répond ; "Si j’avais su que c’était la dernière, je serais venu."

    En tout cas, pour moi, le dialogue avec vous est clos, pour les raisons que j’ai exposées.

    (1) Vous pouvez l’écouter sur Internet : http://www.deezer.com/track/3126745

    dominique vidal Le 13 avril à 15:29
  •  
  • J’ai ce qu’il me faut en matière musicale.
    Mes 3 derniers posts ne vous étaient pas destinés et ne demandaient pas de réaction de votre part.
    Merci et au revoir
    Victor
    ps : je constate qu’on pouvait quand même rigoler un peu dans vos réunions de cellule. :-)

    Victor Le 13 avril à 16:35
  •  
  • Et Melenchon soutien de poutine/El assad c’est pas de la calomnie ? Ca fait 2 ans que ça tourne cette histoire.

    Comment ça diffamer qui ? Quoi ?
    L’histoire retiendra qu’en 2017 en France, les classes dirigeantes pensaient pouvoir enfin en finir avec ce vieux fond de communisme pour enfin achever la mise en place du tout marché.
    Ca faisait un moment que les pays « modernes » en avaient assez de cette france et de son attachement à tous ces vieux principes égalitaristes staliniens.
    Ils pensaient déjà avoir trouvé un bon élève avec Sarko qui en fait avait raté et dressé tout le pays contre lui, puis ils ont eu un brillant serviteur avec hollande ; un pur faux cul de gauche, parfait petit soldat, qui a osé attaquer le code du travail.
    Ils pensaient transformer l’essai avec juppé ou macron et voilà que cet emmerdeur de Melenchon sort du ghetto « gauche radicale » absolument inoffensif et stérile et arrive à remotiver les dégoutés de la politique !!! Et oui cet homme redonne envie d’essayer autre chose !!

    Ca faisait longtemps que c’était verrouillé en France, Mme Buffet à 2 %, il n’y avait pas de quoi rire.. la grosse salope lepen… et alors qu’enfin il y a du nouveau sous le soleil , même si Melenchon est juste un soce-dème dans le fond, tous les bouffons calomniateurs qui se prennent pour des critiques viennent gâter son nom ! et avec médiapart et la crème du nouveau rosanvallisme..

    On peut et on doit critiquer le pouvoir, déjà essayons de le reprendre aux tarés du néolibéralisme.

    On en reparle dans 30 ans..

    Arouna Le 13 avril à 18:52
  •  
  • Merci, Carlos, de vos observations.

    Une première remarque : cette interview ne porte que marginalement sur la position de Mélenchon quant à la question syrienne. Mais la plupart de mes interlocuteurs ont consacré leur post à ce thème. Après quoi ils me reprocheront de "taper" sur leur candidat...

    Deuxième remarque : vous avez sans doute raison sur les relations de Mélenchon avec les journalistes et, au-delà, sur son tempérament. Dommage pour son mouvement, mais, n’en étant pas membre, je n’ai pas à commenter cette question plus avant.

    Troisième remarque : objectivement, les prises de position de JLM évoluent. Dans ONPC de février 2016, il approuve explicitement l’intervention en Syrie de Poutine qui, précise-t-il, "va régler le problème" – indépendamment du pétrole de Daesh, qu’il évoque plus tard. Dans le documentaire de janvier 2017, il refuse de condamner les bombardements sur Alep – comme, dit-il, tous les bombardements. En revanche, lors du meeting du Havre, il prend nettement ses distances avec Poutine. Le discours de Marseille marque hélas, un retour en arrière : le candidat semble n’avoir aucun soupçon quant au responsable du bombardement chimique de Khan Cheikhoun, comme si le régime de Damas et son allié russe n’étaient pas les seuls à disposer d’une aviation.

    Quatrième et dernière remarque. Une fois passées la présidentielle et les législatives, la vraie question sera la (re)construction de la gauche. Si la France insoumise y jouera un rôle central, il importe – à mon avis – de donner toute leur place aux communistes, aux écologistes, à la gauche socialiste, etc. C’est la une tache importante, qui implique pour tous une capacité à débattre, voire à polémiquer, mais dans le respect de chacun. Les dérapages des dernières semaines doivent être impérativement dépassés.

    Dominique Vidal Le 14 avril à 00:47
       
    • @Vidal - Je vous réponds et je vous promets de ne plus vous embêtez avec ça... Mais j’avoue me sentir totalement perdu en relisant vos remarques ! Pourquoi ?

      Reprenons à dessein, dans un premier temps juste les 2 discours des rassemblements et notamment celui de Marseille que vous voyez comme une prise de position contraire à l’intérêt du peuple syrien (enfin c’est ce que j’en comprends... toutes mes excuses si j’interprète mal votre intention), et bien tout dans ce discours là dénonce le jeu des intérêts des "grandes" puissances (ou puissances "locales" à forte influence) dans les conflits (Les Etats-Unis avec ses 600 milliards de dépenses en armement étant le plus "actif" sur tous les continents en prend pour son grade avec JLM je vous l’accorde), l’usage des armes chimiques, bactériologiques ainsi que les auteurs des massacres qu’elles rendent possibles et la nécessité pour en contrer les conséquences de fortifier le champ d’action d’une ONU SEULE garante de la PAIX... notamment pour résoudre durablement des conflits comme celui de la Syrie !

      Pouvez-vous m’indiquer à quelle(s) minute(s) de son intervention il prétend exonérer Bachar El Assad clairement de sa responsabilité envers son peuple svp ? Ou bien désigne t’il nommément ceux qui ont "gazé" ces malheureux svp ? En effet, n’y voyez pas de malice mais j’ai beau écouter, réécouter et réécouter le discours, rien à faire, je commence même à douter de mes capacités cognitives... Car si vous les y voyez clairement exposé, ce que j’ai cru comprendre en vous lisant, il devient alors inutile que je développe la suite. Si par contre, vous convenez que vos remarques sont plus "interprétatives" que "factuelles" sur le meeting de Marseille, alors je vais me risquer sur une suite.

      Dans les meetings, JLM tâche de faire passer sa vision de ce qu’est un pays "non aligné", presqu’un préalable pour bien défendre la paix, en marquant clairement le fait que la France doit notamment se détacher des USA avec qui elle est très liée (OTAN), superpuissance surarmée ayant déjà fait la démonstration (s’il le fallait vraiment) que le seul intérêt qui préside à ses actions militaires et diplomatiques reste "en toute logique" le sien propre et non celui des peuples auxquels elle prétend venir en aide. Et c’est parce qu’il n’y a aucune exception tangible à cette manière d’agir qu’il faut rétablir un équilibre dans nos relations avec TOUS les pays que nous côtoyons et donc reconsidérer toutes nos "alliances" à la lumière d’une orientation pro-pacifique ! D’où aussi l’importance accordée par Mélenchon à tout ce qui touche à l’ONU...

      Il était important de rappeler cela avant de commenter les "maladresses", ou les "humeurs" du candidat de la FI devant les médias "classiques" et d’en tirer des conclusions sur sa position "réelle" quant à des sujets sensibles comme l’est la Syrie !

      C’est pour cela que je rappelais dans mon post précédent qu’au-delà des "petites phrases" que vous pourriez cueillir en toute objectivité chez tel ou tel interviewer, et qui en fait rendent + compte de la relation "difficile" de JLM avec les médias que de son appétence effective avec tel ou tel régime, il est important de les écouter ou regarder avec le filtre des idées exposées en continue en dehors de ce contexte particulier qu’est celui "ultra-conflictuel" pour lui jusqu’ici des plateaux de télé (mais les choses se calment... peut-être l’âge et c’est tant mieux ;) )

      De façon plus générale sur la France Insoumise et le soutien à son candidat J.L. Mélenchon, avec le fait que les sympathisants soient autant des citoyens "non militants", des anti-partidaires notoires (pour le coup militants anti-partis) que des "encartés" (au PCF, PG, EELV et même PS), il y a de quoi convaincre que l’"Auberge Espagnole" peut avoir des bons côtés, notamment sur le fait de prouver, avec la dynamique actuelle du mouvement, que les débats et les polémiques entre des gens aux idées très différentes en son sein (et il y en a !) ne débouchent pas forcément sur une guerre totale entre "factions" et un sabotage en règle de la F.I. (qui n’est donc pas un parti) ! Je ne sais pas quel rôle aura ce mouvement citoyen dans la recomposition de la gauche, mais si c’est le programme de la France Insoumise qui réussit à convaincre une majorité de français, alors il y a fort à parier, grâce la constituante spécifiquement (et à l’effet d’entraînement escompté), que ce soient massivement les citoyens eux-mêmes qui prennent une part majeure dans l’élaboration d’un nouveau paysage politique...

      carlos Le 14 avril à 19:28
  •  
  • Monsieur Vidal a du lire cette information (lien ci dessous) à prendre avec toutes les précautions, comme toutes les infos venant de Syrie.
    https://www.les-crises.fr/la-maison-blanche-a-publie-un-rapport-de-renseignement-manifestement-faux-trompeur-et-amateur-par-theodore-postol/

    Michel 65 Le 14 avril à 14:14
  •  
  • Dans le fil de cette discussion, un texte de Djordje Kusmanovic a été utilisé. Avant de revenir sur son argument-clé, je veux préciser - ce qui n’a pas été fait - que cet ancien officier de l’armée française est secrétaire national du Parti de gauche, chargé des questions Internationales et de défense.

    Publié en décembre dernier, ce pamphlet destiné à relativiser l’émotion suscitée par les bombardements russes sur Alep met en avant le "deux poids deux mesures" : ceux qui se mobilisent pour la seconde ville syrienne ne le feraient pas ou ne l’auraient pas fait pas pour le Yémen, Mossoul, Falloudja du temps de la guerre américaine, le Vietnam, le Nicaragua ou encore l’Afrique des Grands Lacs, conflits bien plus meurtriers.

    Et l’auteur d’ajouter : "Comme le montrent Chomsky dans Manufacturing Consent, ou encore Serge Halimi et Dominique Vidal dans L’Opinion, ça se travaille, les indignations sélectives sont toujours les fruits d’une politique, et donc d’une propagande construite."

    Je n’ai pas changé d’avis. Mais, puisque je suis cité, je me permets de répondre que, personnellement, je ne me sens pas concerné par ce procès. Outre mes propres articles, conférences et livres, consacrés pour l’essentiel au conflit israélo-palestinien, j’ai été rédacteur en chef adjoint du "Monde diplomatique" : chacun peut vérifier que, des années durant, le mensuel a veillé à traiter de TOUS les conflits mondiaux, y compris ceux qu’ignoraient les médias mainstream. Il en va de même de l’Iremmo, dont j’assure les "Midis" : il est facile de constater que nous invitons des représentants ou des spécialistes de TOUS les conflits du Moyen-Orient et de la Méditerranée. Et il en va de même de ma page Facebook.

    Une dernière remarque : l’approche quantitative des conflits pose un problème complexe. Prenons le conflit israélo-palestinien : c’est, en nombre de morts, l’un des moins meurtriers. Et pourtant il occupe une place centrale depuis 70 ans. Plus : c’est un cancer qui a produit de terribles métastases dans toute la région. À l’inverse, qu’est-ce qui fait de la Shoah un paradigme des génocides ? Le nombre considérable de ses victimes ou bien la volonté des nazis d’exterminer les Juifs jusqu’au dernier, mise en œuvre avec tous les moyens d’un État ?

    Dominique Vidal Le 14 avril à 14:22
  •  
  • Le commentaire ci-dessus de Victor du 13 avril à 11h20 renvoie au blog de Djordje Kusmanovic sur Mediapart. L’auteur se présente en début de texte. Son "pedigree" est accessible en lien sous le titre de son texte.

    Victor Le 14 avril à 15:47
  •  
  • Carlos, si vous avez envie de comprendre ce que j’ai écrit sur l’évolution de la position de Jean-Luc Mélenchon, il vous suffit de regarder les vidéos que je vous ai citées : 1) ONPC du 20 février 2016 sur France 2 ; 2) documentaire du 30 janvier sur FR3 ; 3) discours du Havre du 29 mars ; 4) discours de Marseille du 9 avril. Vous verrez que votre candidat évolue sur la Syrie comme sur la Russie.

    Je le répète, il est temps de sortir d’une pensée binaire obsolète. Mélenchon estime que la Russie doit retrouver toute sa place dans l’arène internationale, dans l’intérêt même de la paix. Et, sur ce point, il a raison. Mais cette démarche n’implique pas de ne pas critiquer la politique de Moscou, par exemple en Ukraine ou en Syrie.

    Par exemple, pour savoir avec certitude ce qui s’est passé le 4 avril dans le village de Khan Cheikhoun, il faudra bien sûr une commission d’enquête internationale. Mais vous observerez que Damas comme Moscou s’y opposent : le représentant russe au Conseil de sécurité vient même de recourir au droit de veto pour empêcher la constitution d’une telle commission. Significatif, non ?

    D’ici là, comment ne pas prendre en compte les éléments apportés par les témoins (habitants, médecins, sauveteurs, humanitaires, experts) : 1) Il s’est bien agi d’un bombardement ; 2) Seules les armées syrienne et russe disposent d’avions ; 3) L’explosion d’un entrepôt n’aurait pas fait de tels dégâts, et qui l’aurait bombardé ? ; 4) Les rebelles n’ont pas pu fabriquer ou importer du gaz sarin...

    Dominique Vidal Le 14 avril à 20:38
       
    • @vidal - je ne crois pas que vous ayez réellement lu mon message... bon ce n’est pas grave. En l’occurence, je doute que Mélenchon approuve le fait que la Russie et Damas s’opposent à une commission d’enquête independante missionnée par l’ONU pour découvrir ce qu’il s’est réellement passé. S’est il prononcé sur le sujet ?
      Pour ce qui est des temoignages, c’est justement à cette commission que reviendrait le rôle d’en estimer la véracité... Car en justice, ce ne sont pas les temoignages ni le curriculum qui font le coupable, mais les faits avérés. Comme pour tout enquête criminelle, les choses doivent être pris au sérieux et le(s) coupable(s) puni(s)... Fusse(nt)-il(s) russes ou syriens !

      carlos Le 14 avril à 22:19
  •  
  • Carlos, le fait que Damas et Moscou empêchent la création de la Commission d’enquête internationale ne plaide pas en faveur de leur innocence. Et je n’ai pas entendu Jean-Luc Mélenchon protester contre ce sabotage. Pudeur de gazelle ?

    Dominique Vidal Le 14 avril à 23:41
       
    • @vidal - la position de la Russie, aussi intenable soit elle, reflète bien les "fortes" tensions diplomatiques entre les 2 plus gros protagonistes (les USA, la GB et la France notamment d’un côté, les russes de l’autre)... des tensions pas uniquement liées à la Syrie ! A n’en pas douter, le "jusqueboutisme" stupide des 2 camps rend la vie difficile au peuple syrien...

      Mais, si j’en juge le communiqué de presse présentant les discussions sur le site de l’U.N. à ce sujet, je gage qu’une prochaine résolution, sur laquelle tout le monde pourra s’entendre, sera rapidement prise... Car chaque jour peut voir advenir une nouvelle tragédie et tout le monde (je parle de l’opinion publique) sait que le temps est un facteur très précieux.

      Quant au "silence" de JLM sur le sujet, que votre tournure de phrase semble présenté comme "complice", je trouve ça, pardon de vous le dire comme ça, mais un peu trop facile ! Lorsque certains vous ont accusé vous-mêmes de ne pas évoquer d’autres tragédies que celle qui nous occupe ici en Syrie (comme par exemple Mossoul), cela vous a t’il paru juste et honnête ? Bref, si vous souhaitez sa position sur le veto russe, je ne pense pas que vous aurez longtemps à attendre compte tenu du fait que l’injonction médiatique sait faire son oeuvre... Pour autant, Melenchon disposant des moyens techniques nécessaires pour faire sa propre tribune, je vous inciterai à en comparer plus finement les interventions à venir sur le veto russe avant d’emettre un avis.

      carlos Le 15 avril à 10:31
  •  
  • Carlos, si vous faites les questions et les réponses... Je n’ai évidemment jamais écrit que JLM était "complice" de quoi que ce soit, mais simplement qu’il n’avait pas réagi - à ma connaissance - au veto opposé par Moscou à la résolution sur la Commission d’enquête internationale concernant le drame du 4 avril. Et comme à Marseille il avait renvoyé tout le monde dos à dos, j’ai trouvé dommageable qu’il n’intègre pas ce fait diplomatique à sa réflexion.

    dominique vidal Le 15 avril à 13:35
       
    • @Vidal - "...mais simplement qu’il n’avait pas réagi - à ma connaissance - au veto opposé par Moscou à la résolution sur la Commission d’enquête internationale concernant le drame du 4 avril. Et comme à Marseille il avait renvoyé tout le monde dos à dos, j’ai trouvé dommageable qu’il n’intègre pas ce fait diplomatique à sa réflexion."

      La condamnation du Véto russe a été faite par Mélenchon ce matin chez Bourdin. Il aura donc fallu quelques jours pour que vous l’entendiez sur un media national.

      carlos Le 20 avril à 12:16
  •  
  • @vidal - veuillez m’excuser si j’ai mal interprété cette phrase :"Et je n’ai pas entendu Jean-Luc Mélenchon protester contre ce sabotage. Pudeur de gazelle ?"

    Disons que j’y ai senti peut être une ironie laissant entendre un refus intentionnel de Mélenchon à justement condamner les russes pour ce veto.
    En tous cas, je ne pensais pas faire les questions et les reponses... Mes excuses donc.

    Sur votre dernière phrase je vais donc rester prudent mais j’aimerai juste savoir :
     est ce que vous regrettez qu’il ne réagisse pas publiquement sur le sujet (en l’occurrence pour condamner ce veto bien sûr) ?
     ou bien est ce que de façon plus globale, vous regrettez qu’il n’intègre pas cette donnée concrètement en choisissant l’une des parties comme "alliée" ("il avait renvoyé tout le monde dos à dos")... À savoir celle qui a bombardé "préventivement" (sans
    décision collective à l’ONU) la Syrie présumée coupable (tous les facteurs l’indiquent en effet) avant qu’une quelconque enquête indépendante de l’OIAC n’ait pu avoir lieu ?

    Quoiqu’il en soit, je ne pense pas qu’il y aura long à attendre pour savoir ce que le candidat de la FI pense réellement de ce veto russe... Veto que je condamne pour ma part.

    Carlos Le 15 avril à 14:54
       
    • La condamnation du Véto russe a été faite par Mélenchon ce matin chez Bourdin...

      carlos Le 20 avril à 12:17
  •  
  • Carlos, il me semble que nous tournons en rond. Et cette page n’est pas destinée à un dialogue privé à deux. Vous pouvez m’écrire sur Facebbok. Bon week-end !

    Dominique Vidal Le 15 avril à 15:31
       
    • @vidal - vous avez raison... Je cherchais juste à ne pas trop mal interpréter vos propos. Bon week-end !

      carlos Le 15 avril à 19:09
    •  
    • Oui, on tourne en rond... Pour progresser un peu, Dominique Vidal pourrait-il répondre à la question suivante (en forme de raisonnement par l’absurde !) : quel intérêt (militaire, politique...) Assad ou Poutine avaient-ils à faire un bombardement chimique dans les circonstances actuelles (progrès militaires d’Assad, rejets divers de "l’opinion internationale" quant à Assad et Poutine) et compte tenu des conséquences possibles (exemple : la riposte "illégale" d’un Trump, imprévisible dans ses réactions) ?

      Abbé Béat Le 16 avril à 10:51
  •  
  • Cher Abbé, nous ne sommes pas dans un roman d’Agatha Christie, mais face à une tragedie.

    La dictature syrienne massacre son peuple depuis des dizaines d’années. Avec toujours le même objectif : le terroriser afin de rester au pouvoir et de continuer ainsi à piller les richesses du pays.

    Le bombardement chimique du 4 avril obéit sans doute à la même logique. Mais la grande peur de Bachar, c’est que le processus diplomatique reprenne et conduise à sa mise à l’écart. Car, pour la Russie, il le sait, son maintien représente un boulet économique, politique et diplomatique. Si une transition se met en place, qui preserve les intérêts de Moscou, il peut se retrouver dans une jolie villa au bord de la mer Noire. Rien de tel qu’une attaque au gaz sarin pour relancer le cycle de la guerre.

    Encore une remarque essentielle : si Poutine croyait Bachar innocent, aurait-il opposé son veto à la résolution onusienne exigeant que Damas collabore à la Commission d’enquête internationale ?

    dominique vidal Le 16 avril à 11:41
       
    • Votre réponse à ma question antérieure ne me parait pas satisfaisante, car elle n’éclaircit pas le point essentiel en question : une attaque chimique est imputée à Assad (et Poutine). Les réponses des "experts" sont contradictoires, ou contestées. Pour y voir un peu clair il ne reste aux citoyens que nous sommes que la méthode d’Agatha Christie (ou de la police en général) : à qui profite le crime ? Visiblement pas à Assad, ni à Poutine ! A qui alors ? La résolution de la "tragédie" ne peut être trouvée sans connaître les dessous de l’affaire...

      Abbé Béat Le 16 avril à 17:15
  •  
  • Il n’y plus aucun espoir de faire appel à son intelligence. Nous serions nous autres en mode binaire (des idiots en quelque sorte), lui est en mode œillères et hystérie. Il y a pire sourd que celui qui ne veut rien entendre. On a affaire à un ayatollah de la pensée unique. Plus il avance dans ses propos plus il délire.
    Concernant une commission d’enquête , la Russie comme la Syrie ne s’y oppose pas contrairement à ce que vous dites. C’est tout l’inverse. Il ne s’agissait pas de cela. La France, le EU et l’Angleterre voulaient nous refaire le coup sur l’Irak, rien de plus rien de moins.

    rodydecoue Le 16 avril à 12:25
  •  
  • No comment : voilà le melenchonisme hystérique dans toute sa splendeur.

    dominique vidal Le 16 avril à 13:40
  •  
  • On attend de nos spécialistes de l’émotion sélective le début d’un souffle d’empathie pour celles et ceux qui viennent d’être lâchement tués par les amis de la démocratie qu’ils soutiennent très largement, plus de 120 morts femmes et enfants aux dernières nouvelles et plus de 100 blessés. Y aura-t’il une résolution de l’ONU et une enquête diligentée en condamnant ceux qui soutiennent indirectement ce genre de carnage : France, EU, Angleterre, Arabie Saoudite....et la goooche atlantiste ? Du bon boulot estimeraient-ils. Dans son hystérie de la pensée unique Dominique Vidal y verrait encore la main du gouvernement Syrien et celle de Poutine…

    rodydecoue Le 16 avril à 20:51
       
    • Je ne pense pas que D. Vidal appuie d’une quelconque façon cet attentat et c’est appliquer les méthodes que vous denoncez que de le faire, même ironiquement (car ce ne sera pas compris comme tel)... Pensez y...

      carlos Le 17 avril à 09:47
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  • No comment. Mon conseil pour rodydecoue : une bonne douche froide.

    dominique vidal Le 20 avril à 12:45
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