Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 26 février 2015

Emmanuel Macron : verbatim

En quelques mois, et une loi qui porte son nom, le ministre de l’Économie et des Finances s’est mieux fait connaître. Mais c’est encore au travers de ses propres paroles qu’il s’est le mieux défini. Compilation de ses déclarations.

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« L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est. Il nous manque des outils – il faut le reconnaître. La gauche n’a pas assez repensé ses objets. [...] La gauche moderne est celle qui donne la possibilité aux individus de faire face, même aux coups durs. Elle ne peut plus raisonner en termes de statuts. La société statutaire où tout sera prévu va inexorablement disparaître. Il y aura donc des moments difficiles avec l’histoire de la gauche parce que cela supposera de revenir sur des certitudes passées, qui sont, à mes yeux, des étoiles mortes. » (Mediapart, octobre 2013, propos publiés le 27/08/2013)

« Nous sommes de facto entrés dans une période faite de plus de contraintes, où notre modèle se fissure de toutes parts : parce que la contrainte financière, européenne et politico-sociale nous comprime de toutes parts. On ne peut plus présenter la gauche comme l’extension infinie des droits. La gauche classique, c’est être pour l’extension des droits, comme entre 1997 et 2002 avec la CMU, les 35H ou le Pacs. » (Mediapart, octobre 2013, propos publiés le 27/08/2013)

« Aujourd’hui encore, parce que nous sommes en temps de crise, dans un moment de transition, la gauche se crispe sur ses objets. Et ses repères sont très classiques. Quand on est de gauche, on est contre l’expulsion des étrangers et pour le pouvoir d’achat des Français. Les yeux fermés, j’aurais pu dire la même chose il y a 5, 10 ou 15 ans – ce n’est pas un truc moderne et il n’y a pas d’approche d’ensemble. » (Mediapart, octobre 2013, propos publiés le 27/08/2013)

« Ce qu’on appelle de manière un peu vieillotte le "socialisme de l’offre", c’est faire attention à la répartition de la charge entre les différents acteurs de l’économie. Ce "socialisme de l’offre" suppose donc de revisiter un des réflexes de la gauche, selon lequel l’entreprise est le lieu de la lutte des classes et d’un désalignement profond d’intérêts. Elle l’est pour partie – c’est ce que nous corrigeons avec le droit du travail et le droit social. Mais elle n’est pas que cela : sur le plan économique, elle est un alignement de forces. La bataille n’est pas à mener au sein de l’entreprise, mais pour la conquête de nouveaux marchés et de nouveaux clients. Plus une entreprise française aura la capacité à capter de la valeur ajoutée et de la croissance, plus elle pourra la redistribuer. Si on reste dans un critère classique de lutte de classes, et donc de division de la collectivité humaine dans l’entreprise, alors on continuera à creuser l’impasse dans laquelle on se trouve. » (Mediapart, octobre 2013, propos publiés le 27/08/2013)

« Je crois qu’il y a vraiment une voie que nous sommes en train de fait de suivre, qui n’est ni cette espèce de réflexe de gauche pavlovien qui consiste à mal revisiter la lutte des classes, ni cette espèce de libéralisme à tout crin qui consiste à dire qu’il faut que le capitaliste puisse faire des profits pour être heureux et que s’il est heureux et libre, il sera bon pour l’économie. Cette inflexion a du mal à dire son nom mais elle change des repères classiques de la gauche sans pour autant être sur le terrain de la droite. » (Mediapart, octobre 2013, propos publiés le 27/08/2013)

« Il y a dans cette société [Gad] une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. » (Europe 1, 17/09/2014)

« Il n’y a pas d’autre choix que d’agir pour réformer. » (Europe 1, 17/09/2014)

« Il ne doit pas y avoir de tabou ni de posture. L’assurance chômage est en déficit de 4 milliards d’euros ; quel responsable politique peut s’en satisfaire ? Il y a eu une réforme, elle est insuffisante. On ne pourra pas en rester là. » (JDD, 12/10/2014)

« Le vrai progrès réside dans la possibilité de donner à chacun la liberté de choix dans un cadre organisé et sécurisé par l’Etat et par les partenaires sociaux. Les 35 heures représentent parfois une trop grande rigidité pour les entrepreneurs, notamment dans des petites sociétés. » (Assemblée, 20/11/2014)

« Le travail du dimanche c’est plus de liberté et la liberté c’est une valeur de gauche. » (RTL, 11/12/2014)

« Il y a beaucoup de Français et de Français qui aimeraient travailler le dimanche pour précisément pouvoir se payer le cinéma. » (RTL, 11/12/2014)

« Un groupe de travail planchera pour rendre la pénibilité supportable pour les entreprises. » (Radio Classique, 02/12/2014)

« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. » (Les Échos, 07/01/2015)

« La réforme, on ne la joue pas aux dés : on la fait passer. » (BFMTV, 18/02/2015)

« J’ai peut-être ce défaut, j’aime ce que je fais au moment où je le fais. Quand j’étais dans le privé, on me disait que j’étais un fonctionnaire. » (BFMTV, 18/02/2015)

« J’ai à un moment de ma vie gagné de l’argent, pas suffisamment pour être riche. Je suis libre et volontaire, je n’ai pas de plan de carrière ». (BFMTV, 18/02/2015)

« Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. » (BFMTV, 18/01/2015)

« La gauche qui ne fait rien, ne sert à rien. La droite qui n’a rien fait et qui ne propose rien, ne sert à rien. » (BFMTV, 18/01/2015)

« Être de gauche aujourd’hui, c’est donner à chaque moment de la vie la possibilité d’avancer, de réussir. » (Twitter, 18/02/2015)

« Je dis qu’il faut que notre jeunesse ait envie de réussir. Être de gauche c’est combattre la rente et permettre à chacun d’aller plus haut. » (BFMTV, 18/01/2015)

« La bonne réforme, ce n’est pas l’immobilisme. Les Français n’attendent pas des grandes réformes qui n’existent pas. Face à la grande coalition du déni : oui, nous avons raison. » (Assemblée, 18/01/2015)

« Quand on est en situation d’urgence économique, on ne peut pas accepter d’être stoppés par le déni de réalité, les corporatismes, ou des jeux d’appareil politiciens. […] La Constitution nous donne tous moyens de le faire. Nous n’allons pas décevoir les Français, qui veulent que nous agissions. » (JDD, 22/02/2015)

« Être de gauche aujourd’hui, c’est partir du réel, et tout faire pour mettre nos concitoyens en capacité de travailler. » (JDD, 22/02/2015)

« Le travail c’est une valeur de la gauche, pas le conservatisme. » (JDD, 22/02/2015)

« Pour moi être de gauche c’est rendre l’homme capable. » (France 2, 12/03/2015)

« On ne commence jamais un match de football en pensant que l’on va perdre. » (BBC, 16/03/2015)

« Les Français se moquent de savoir si je suis socialiste de gauche, de droite ou social-libéral. » (iTélé, 26/06/2015)

« Le FN est un Syriza à la française, c’est le repli sur soi. » (La Provence, 06/07/2015)

« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. » (Le Point, 08/07/2015)

« Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs. » (Université d’été du Medef, 79/08/2015)

« [Nicolas Sarkozy] n’a pas fait du thatchérisme, il l’a mimé. Il n’a pas touché aux droits sociaux, et il a augmenté la dépense publique ! » (18/09/2015)

« On va progressivement entrer dans une zone – on y est déjà d’ailleurs – où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus sera de moins en moins défendable. » (18/09/2015)

« Les jeunes générations veulent devenir entrepreneurs, pas fonctionnaires. » (24/09/2015)

« J’assume qu’il y ait un libéralisme. Le libéralisme est une valeur de gauche. » (Le Monde, 27/09/2015)

« Si on ne s’émancipe pas par le travail, je ne sais pas par quoi on s’émancipe. » (27/09/2015)

« La réforme du pays c’est de laisser les gens la faire. » (01netTV, 07/01/2016)

« La vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié. » (RMC, 20/01/2016)

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