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Accueil > Politique | Entretien par Pierre Jacquemain | 22 septembre 2016

Éric Coquerel : « Il n’y a pas de troisième voie sérieuse entre le PS et Mélenchon »

Intentions de vote, alliances, programme, Europe : Éric Coquerel, co-coordinateur du Parti de gauche et conseiller régional d’Ile-de-France, analyse les perspectives de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Et n’exclut pas de le voir au second tour.

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Regards. 24% des Français estiment que Jean-Luc Mélenchon est le mieux placé pour représenter la gauche en 2017. Pour autant, les intentions de vote oscillent entre 10 et 14,5% - pas encore de quoi passer le second tour. Comment expliquez-vous cette contradiction ?

Éric Coquerel. C’est une bonne base de départ, non ? Il y a toujours un décalage entre le premier sondage qui résulte d’une question ouverte sur les "préférences" – et elle est sacrément intéressante puisque Jean-Luc Mélenchon y est la personnalité largement préférée par les électeurs de "gauche" – et le second qui mesure les intentions de vote des Français. En septembre 2011, les sondages mettaient Jean-Luc Mélenchon à peine au dessus de la barre des 5%. Aujourd’hui, alors que la campagne n’a pas réellement commencé et que le tableau des candidats présentés est virtuel (il mélange candidats à la présidentielle et aux primaires), les intentions de vote le placent au-dessus du résultat obtenu en 2012. C’est là une assise confortable sur laquelle s’appuyer. Il faut maintenant convaincre que sa candidature est la seule alternative possible, et crédible, au système. Il peut être qualifié pour le second tour. Il peut dès lors remporter l’élection présidentielle l’année prochaine. C’est un trou de souris, mais il existe.

Comment allez-vous vous adresser aux Français et renouer avec les classes populaires ?

Nous disposons déjà d’un camp de base solide : pour aller vite, une bonne part de celles et ceux qui ont combattu la loi El Khomri. Pour tous ceux-là, heureusement que Jean-Luc s’est présenté vite afin de prouver qu’il y avait une autre issue politique que celle, mortifère, des primaires. Ensuite, je suis certain qu’il reste dans ce pays une disponibilité très large contre les dégâts du libéralisme. Cela s’est exprimé par exemple dans le refus, resté majoritaire jusqu’au bout, des Français à la loi travail. Mais cette très grande masse de nos concitoyens, le "peuple", n’a pas toujours une conscience claire de ses intérêts communs, tellement la société a été atomisée par la précarité, le chômage, l’ubérisation, les discriminations spatiales, les replis identitaires et communautaires agités par certains comme des refuges… En quelques mois, nous devons aller convaincre ces populations éclatées en partant de leurs préoccupations concrètes.

« Pour un homme seul, Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus accompagné ! »

Comment atteindre ces électeurs ?

Quand, dans son discours de la fête de l’humanité, Jean-Luc Mélenchon parle des millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté en nous invitant à voir le monde à travers leurs yeux, il montre que l’origine de leurs maux et de la dégradation de leur condition est la même que ceux dont souffre le reste du peuple : moins de mécanismes de solidarité du fait de l’austérité, moins de services publics, l’inégalité grandissante des richesses... C’est sur le même principe que Danielle Simonnet soutient les chauffeurs de taxi contre l’ubérisation. Leurs intérêts sont similaires que ceux de la masse des salariés ou artisans confrontés à la dérèglementation de la loi Macron. C’est cela, fédérer le peuple : lui désigner son adversaire commun – la rente, l’oligarchie financière – et donc son intérêt commun à renverser par les urnes ce système qui met en concurrence les biens et les personnes.

Jean-Luc Mélenchon se présente en candidat du peuple sans passer par la case primaire. D’après vous, pourquoi l’idée d’une primaire de la gauche non gouvernementale n’était-elle pas possible ?

Je ne crois pas au système des primaires. Ce système importé des États-Unis ne peut pas être un modèle pour la France – sans compter qu’il a conduit à faire disparaître la gauche en Italie. Les primaires aggravent les tares de la Ve République et personnifient le scrutin à outrance. Elles sont une machine à développer les égos. Par ailleurs, on a vu par le passé que les primaires n’attiraient pas les classes populaires. Il y a un côté censitaire dans l’idée même de primaires. Parce que les catégories CSP/CSP+ y sont surreprésentées. Enfin, si l’on regarde encore par le passé, en 2007, les collectifs antilibéraux avaient organisé une sorte de primaire de la gauche antilibérale. C’est Marie-George Buffet qui avait recueilli le plus de suffrages, mais ce résultat arithmétique n’avait pas suffi à convaincre l’ensemble des participants de la légitimité politique d’une candidature issue du PCF. Et donc à empêcher la division : au final, trois candidats se partagèrent cet espace politique avec le succès que l’on sait.

La situation n’a-t-elle pas changé, depuis ?

Elle est bien plus grave qu’en 2007, avec un fort risque d’une victoire de la réaction la plus dure, sans même exclure celle du FN, et un PS qui, heureusement, ne sera pas en capacité de nous jouer le vote utile après son bilan catastrophique. Franchement, a-t-on le temps et le droit de tergiverser quand il nous reste peu d’atouts ? Et sauf à se voiler la face dans un sectarisme irresponsable, il est évident que Jean-Luc Mélenchon en est un atout de taille. Il est le candidat le mieux placé. Il n’y a pas de troisième voie sérieuse entre le PS et lui. D’ailleurs, j’observe qu’en plus des bons sondages, avec près de 130.000 citoyens qui ont signé la plate-forme de la campagne France insoumise, des milliers de groupes d’appuis, de militants syndicaux et écologistes s’y sont déjà engagés, des partis et groupes ont rejoint l’espace politique de FI – auxquels s’ajoutent tous ceux qui, depuis la fête de l’Huma, ont dit soutenir à leur tour Jean-Luc Mélenchon : syndicalistes, intellectuels, membres du PC et d’Ensemble. C’est un homme seul de plus en plus accompagné ! Bien plus en tous cas qu’il ne l’était à la même époque en 2011.

« En 2017, on ne séparera pas présidentielle et législative. Il faudra un candidat à la présidentielle commun, un programme commun pour les deux élections. »

Il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon a répondu à une militante communiste qui défendait l’idée d’une candidature unique : « Nous ne serions pas crédibles si vous décidiez tout à coup de me soutenir (…) ne faites rien avec moi ». Peut-il réellement se passer des communistes dans cette campagne ?

Ce n’est pas "juste" une "militante" communiste, mais une attaque personnelle et violente de plus de la part d’une dirigeante du PCF. Jean-Luc Mélenchon choisit donc de ne pas l’ignorer et de lui répondre. À elle et donc à la partie du PC qu’elle représente ou qui se reconnaît en elle. Il a raison : on ne va pas obliger cette partie du PCF à faire campagne contre son gré. On s’en passera. Mais je préfère m’intéresser à d’autre signaux positifs envoyés par des milliers de communistes, et non des moindres comme Francis Parny, Christian Audouin et leurs amis, ainsi que par des élus de terrain et de grandes figures du Parti communiste telle ma camarade Marie-George Buffet. C’est autrement plus fort et symbolique. On sait le PCF divisé. Mon sentiment malgré tout, c’est qu’on se retrouve déjà ou qu’on va se retrouver, quoi qu’il arrive, avec un très très grand nombre de militants et sympathisants communistes : ceux avec qui nous battons le pavé dans les cortèges contre la loi El Khomri ou la défense des libertés syndicales si malmenées ; celles et ceux, dont beaucoup d’élus des villes des quartiers populaires, qui sont au contact de la réalité sociale du pays, tous ces militant-e-s qui se battent au quotidien et font un boulot remarquable. Je m’en réjouis. Jusqu’où ira ce mouvement dans le PCF ? On verra. Par contre, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre, donc nous avançons, nous travaillons.

Des discussions sont-elles engagées avec le PCF pour les législatives ?

Il n’y a aucune discussion en cours. Par ailleurs, au PG, nous estimons que nous ne pouvons pas refaire les erreurs du passé. Le score de Mélenchon a été divisé par deux aux législatives de 2012. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas mené la même campagne partout en France. Nous avons manqué d’unité et de visibilité. Nous étions inaudibles. La suite de l’histoire du Front de gauche a été du même tonneau, en empirant : absence de stratégie nationale allant jusqu’à des alliances à géométrie variable, pas de label commun, et à la fin pas de dynamique nationale. En 2017, on ne séparera pas présidentielle et législative. C’est la même élection : il faudra un candidat à la présidentielle commun, un programme commun pour les deux scrutins, un label et une étiquette communs et un certain nombre de conditions pour les investitures qu’accordera France Insoumise. Il appartiendra à toutes celles et ceux qui sont engagés dans France Insoumise d’en définir les quelques règles et méthodes.

Comment rallier d’autres soutiens, élargir l’assise ?

Je souhaite entamer un dialogue fraternel avec les signataires de l’appel Front commun. Il est important et positif, c’est un grand pas en avant, j’y ai de très nombreux amis avec qui j’ai partagé l’ambition d’un Front de gauche non cartellisé et ouvert aux adhésions directes. Je leur dis : c’est justement cela qui conduit le Parti de gauche à participer à France insoumise ; il n’est pas question d’additionner un parti aux autres partis, mais d’une campagne embrassant dans un même mouvement présidentielle et législative et reposant en définitive sur des adhésions directes et non réduit à un accord de cartel. Est-ce que nous prolongerons et accentuerons ensuite cette mise en commun après les élections ? Au PG nous le souhaitons, c’est dans notre ADN de vouloir notre dépassement dans une force politique nouvelle, mais de cela nous en déciderons ensemble. Ce n’est en rien la condition à la porte d’entrée. Plus généralement on verra par la suite qui décide de rejoindre ou pas cette campagne. Bien sûr, plus on est, mieux ça sera. Mais, et chacun le comprendra, ça ne peut conduire à se soumettre aux conditions de ceux qui arriveraient en dernier.

« Il est vain d’espérer réformer l’UE. Il faut sortir des traités, c’est la condition pour espérer rebâtir un projet européen »

Vous travaillez sur le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon. Y a-t-il d’après vous des désaccords d’ordre programmatique avec le PCF ?

Ce sera un programme présidentiel et législatif. Je voudrais d’abord rappeler que le programme "L’Humain d’abord" pour 2012 a été présenté à la Fête de l’Humanité de septembre 2011. Nous n’avons donc pas de temps à perdre. Par ailleurs, le programme des insoumis puise justement ses racines dans ce programme de 2012. Nous ne partons pas de rien. Nous partageons depuis longtemps, depuis la bataille contre le TCE en 2005, des combats et des espaces de réflexion au sein desquels on se connait bien les uns et les autres. Et en la matière, il n’y a pas de désaccords majeurs. Après, sur des questions comme l’écologie par exemple, nous avons la conviction au Parti de gauche qu’il faut passer un cran. Après le terrible épisode de Fukushima, nous devons nous prononcer pour une sortie programmée du nucléaire, tout en planifiant une transition énergétique, et pas seulement sur un référendum. C’est aussi le cas sur l’UE, qui a prouvé depuis 2012 combien il était vain d’espérer la réformer. Il faut donc sortir des traités, c’est la condition pour espérer rebâtir un projet européen.

Votre candidat a été très attaqué sur sa gauche à propos de ses déclarations sur la politique migratoire qu’il conduirait s’il était en responsabilité. A-t-il définitivement tourné la page du discours de Marseille ?

Cécile Duflot, David Cormand et, je le regrette, Olivier Besancenot, ne sont pas honnêtes lorsqu’ils critiquent Mélenchon sur ce point en le comparant à l’extrême droite ! Et ils le savent. Dans son interview du Monde, il affirme sans ambigüité qu’il est pour la régularisation des travailleurs sans-papiers et pour l’accueil digne des migrants, que la France peut faire bien mieux en matière de droit d’asile. Il n’a eu de cesse de critiquer la mise en place de Frontex en lieu et place de Mare Nostrum. Vous connaissez un autre candidat à plus de 10% dans les sondages qui affirme cela ? Il faut sortir des caricatures. La politique du Front de gauche en matière de migrations n’a jamais été de dire que « la France doit ouvrir complètement ses frontières ». Le Jean-Luc Mélenchon de Marseille est bien vivant. Mais dans une situation dramatique, avant tout pour les centaines de milliers de migrants obligés de fuir leur pays au risque de leur vie, il faut faire des propositions concrètes si l’on aspire à gouverner le pays.

Quelles sont-elles, au Parti de gauche ?

Les solutions que nous préconisons n’ont pas varié : il faut agir très vite sur les causes géopolitiques et les causes liées au libre-échange qui conduisent les gens à quitter leur pays d’origine. À ce titre, la France et l’Europe tout entière ont une grande responsabilité. Il faut revenir à des méthodes de coopération type Mare Nostrum et dénoncer des accords comme celui qui, en échange d’une mansuétude vis-à-vis du régime d’Erdogan, a fait de la Turquie une gare de triage. Il faut ensuite créer des conditions dignes d’accueil des migrants présents et élargir les conditions d’accès au droit d’asile. Enfin, il faut régler le problème très concret de gens qui passent par la France pour rejoindre l’Angleterre et qu’on empêche de le faire du fait des accords du Touquet. D’un point de vue économique, toute personne qui travaille aujourd’hui en France doit être régularisée et bénéficier du même contrat de travail. C’est la revendication juste des toutes les grèves des travailleurs sans papiers. Nous devons être à la hauteur de ces enjeux si l’on veut gérer le pays, demain, et offrir un avenir en commun à toutes celles et ceux qui y vivent.

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  • Mélenchon fait campagne moulé dans un costard gaullien.

    En témoigne cette interview dans l’Huma du 20/09, titrée "Le rassemblement de la gauche empêcherait le peuple de se fédérer" (!)

    Mais comme il a plusieurs longueurs de retard sur certainEs de ses concurrentEs dans ce créneau populiste, il n’a aucune chance de renverser la table au second tour.

    Sa stratégie rompt clairement avec celle de Mitterrand, grand pourfendeur du "coup d’Etat permanent", qui n’est parvenu à briser la domination de la droite qu’au prix d’une longue traversée du désert, et de la constitution avec le PCF d’une Union de la Gauche qui s’est consolidée à coup de victoires partielles mais décisives, dans un contexte socio-économique bien différent d’ aujourd’hui.

    Enfin, Mélenchon n’est pas au-dessus des partis. Les militants et cadres du PG forment évidemment l’armature politique de sa campagne et contrôlent les pseudopodes France Insoumise et M6R. Le régime interne de ce parti est par ailleurs très peu "participatif", les courants y sont interdits et les différents se règlent à coup de mises à l’écart ou de mises sous tutelle (comme en Isère cet été). Ayant tiré les leçons des législatives de 2012, Mélenchon s’est mis à son compte, il rejettera donc la primaire jusqu’au bout et ne bougera plus. Son objectif réel est d’ouvrir à une poignée de ses fidèles les portes de l’Assemblée Nationale, où ils attendront des jours meilleurs en obtenant les moyens matériels d’exister. Il se présenteront là où ses scores à la présidentielle dépasseront sa moyenne nationale. JLM table probablement aussi sur l’appoint de débauchages individuels pour constituer un groupe d’opposition parlementaire à l’Assemblée sur les décombres des groupes PCF/EELV/PS.

    Rien de nouveau sous le soleil du réformisme républicain.

    Barjeon Le 22 septembre à 12:50
       
    • T’as raison Gaston, tu devrais proposer à Laurent de porter sa candidature à la présidentielle, ayant un grand parti derrière lui le PCF, tu saurais alors pour qui voter, la gauche serait bien représentée, il est certainement plus propre que Mélenchon, hein Gaston !…

      Cronos Le 22 septembre à 14:35
    •  
    • Heureusement qu’il rompt avec la stratégie de Mitterrand ! L’union de la gauche qu’il a appelé (Mitterrand) de ses vœux n’avait pour objectif que de saper le PCF pour se ranger rapidement sous la bannière du capital en 83/84. La direction et des militants du PCF n’en étaient pas dupes mais la pression populaire en a voulu autrement. La retraite à 60 ans ce n’est pas Mitterrand c’est la lutte des Renault à l’époque et c’était une des conditions du ralliement du PCF qui a concocté la majorité des propositions du programme commun tombé à l’eau via le "stratège" Mitterrand (rompre avec le capitalisme..éclats de rires dans les chaumières bourgeoises...).
      Bon il faudra vous mettre dans le crane que JLM n’est plus au PS. Les petits calculs politiciens, les courants "moi j’veux une place", le parti des notables, eh bien les français n’en veulent plus ! Le capital en veut oui mais pas le peuple de gauche..

      PIETRON Le 22 septembre à 17:35
  •  
  • Cette interview de complaisance dans un support contrôlé par Clémentine Autain vient après les "fuites" plus ou moins savamment organisées et reprises dans la presse, faisant état dans le débat interne à Ensemble ! de son ralliement personnel à la candidature Mélenchon
    Ce mouvement étant appelé à trancher sur son positionnement dans quelques semaines...
    Chacun appréciera comme il convient cette méthode de débat...

    Barjeon Le 22 septembre à 13:05
       
    • Clémentine Autain a fait son choix. Choix lucide, à mon avis.
      Et vous, qui soutenez-vous ?

      François 70 Le 22 septembre à 14:19
    •  
    • POur ma part, je n’ai à soutenir personne. J’ai juste un bulletin de vote à mettre dans une urne. Que l’on ne me demande un centime pour les frais de campagne de quelqu’un, que l’on ne me demande pas de passer mes week ends à coller des affiches, ou à fatiguer mes amis à essayer de voter comme moi. C e n’est pas mon boulot, je ne suis pas rémunéré pour celà. Pour la politique, vous êtes au courant que c ’est la droite qui và passer , non parce que l’on vous lis à parler du PS, du PCF, mais bon mise à part le fait que tout le monde s’engeule, si la droite passe, ce sera un echec collectif de toute la gauche. Et pas la peine de recommencer dans 5 ans. Il reste 6 mois. On attends toujours le programme. C ’est désastreux.

      Lucide Le 23 septembre à 20:36
  •  
  • Comment prendre au sérieux les contorsions de Coquerel, ce type qui écrivait le 21 août, le jour de la déclaration de la vraie/fausse (?) candidature de Montebourg :
    " On peut dire qu’il y a une mélenchonisation du discours de Montebourg. Il serait le bienvenu pour travailler avec nous"

    Barjeon Le 22 septembre à 13:25
       
    • Quand on veut tuer son chien...

      pierre93 Le 22 septembre à 14:07
  •  
  • Contrairement à Bargeon, je trouve l’entretien d’Éric Coquerel très intéressant. Tout autour de moi, les gens commencent à ouvrir les yeux et surtout les oreilles. Seul Mélenchon propose un programme alternatif et surtout crédible pour changer la France. Ce pays tellement malmené depuis des dizaines d’années par ces politiques de droite . On entend par ci, par là, essayons le FN, il n’a jamais gouverné. Mais, avons-nous tenté une vraie politique de gauche ? Jamais. Le socialisme n’est plus à gauche, s’il l’a été un jour, dailleurs. Mélenchon est notre dernier recours. J’ose lui faire confiance. S’il nous trahissait ,l’avenir ne serait pas rose. Quant au FN... Quelle c.....

    Freddy Le 22 septembre à 14:04
       
    • Mélenchon est notre dernier recours.

      A cause de sa candidature précipitée, laquelle nuit profondément à la possibilité d’un rassemblement post mobilisations populaires. Pour une querelle avec le PCF au sujet des alliances électorales locales, ils (Mélenchon et le PG) ont mis à l’écart le FdG, l’une des rares initiatives unitaires de la gauche de rupture d’avec le capitalisme.
      Nous voilà donc sommés de voter utile, sans avoir notre mot à dire (n’a-t-il pas plus ou moins dit que les derniers arrivés devront se contenter de suivre la volonté des premiers ?) Mais est-ce vraiment un vote utile quand on voit qu’en 2012 seuls 64% des "sympathisants PC FG" ont voté pour lui en 2012 tandis que les sympathisant PS, LR et FN votent à plus de 85% pour le candidat de "leur" parti (http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/rapport_svv_2012_-_23_avril_2012_-_10h.pdf) ?
      Nous voterons "utile" en 2017, pour Mélenchon à moins qu’une candidature unitaire apparaisse, il y a encore du temps (cf le sondage précédent : la plupart des électeurs de Mélenchon en 2017 se sont décidés dans la dernière ligne droite et cette fois il y aura les luttes fratricides au PS et chez LR qui vont dégouter tout le monde, ça fera de la place pour le 2nd tour). Et s’il passe, il nous aura, lui aussi, sur le dos.
      La social-démocratie aura encore une fois empêché les classes exploitées de prendre le pouvoir, merci Méluche !

      Cazueladepolo Le 27 septembre à 19:58
  •  
  • Coquerel n’est pas d’accord même sur des primaires à gauche de la gauche, parce qu’en 2007 " ... au final, trois candidats se partagèrent cet espace politique avec le succès que l’on sait"
    Argument de gribouille.
    En 2017 il y en aura autant, et pour le même prix ! ( NPA, EELV, LO... )

    Barjeon Le 22 septembre à 14:25
  •  
  • Coquerel n’est pas d’accord même sur des primaires à gauche de la gauche, parce qu’en 2007 " ... au final, trois candidats se partagèrent cet espace politique avec le succès que l’on sait"
    Argument de gribouille.
    En 2017 il y en aura autant pour le même prix ! ( NPA, Mélenchon, EELV, LO... )

    Barjeon Le 22 septembre à 14:29
  •  
  • Le saviez-vous : les rares grand électeurs du parti de Mélenchon, l’homme qui veut dissoudre le Sénat, votent aux sénatoriales.
    MDR :P

    Barjeon Le 22 septembre à 14:44
       
    • Merci de répondre à ma question : et vous, qui soutenez-vous pour 2017 ?

      François 70 Le 22 septembre à 15:53
  •  
  • Les quelques commentaires ici sont désespérants. La vieille politique par le petit bout de la lorgnette. Heureusement la dynamique insoumise est passée au-dessus de ça et qu’est-ce que ça fait du bien ! Elle permet de faire barrage à la morosité ambiante... Vite, la constituante !

    luciole Le 22 septembre à 14:47
       
    • Vieille politique Luciole, oui, et croyez bien que je le déplore comme vous.
      Mais tout de même, ce n’est pas moi qui ai fait élire Coquerel conseiller régional sur la liste conduite par Bartolone, ce vieux cacique pro-Hollande (par ailleurs Président de l’Assemblée Nationale...)

      Barjeon Le 22 septembre à 15:16
    •  
    • En janvier, alors que notamment la direction du PCF s’orientait vers des primaires de toute la gauche, JLMelenchon à eu le courage de se mettre au boulot en lançant le rassemblement La France Insoumise autour de sa proposition da candidature. Ce qui se passe aujourd’hui, lui donne raison. Il s’engage à la mise en place d’une constituante, d’une 6ème Republique qui en finisse avec la monarchie présidentielle. Membre d’un collectif du FDG, je reste persuadée qu’il faut se rassembler et rompre avec le PS. Ne pas donner sa chance à Jluc Melenchon et ne pas soutenir et participer au programme qu’il construit avec les Insoumis, serait suicidaire pour la vraie gauche. C’est le seul qui propose une vraie dynamique, et meme si il existe des divergences, nous partageons les valeurs essentielles, à nous de travailler ensemble. Nous n’avons pas de temps à perdre !

      Victoire Belle Le 22 septembre à 16:57
  •  
  • Le PG et Mélenchon qui lave plus blanc n’ont eu de cesse d’utiliser la position du PCF aux municipales par rapport au PS à Paris en particulier pour prétendre représenter la rupture , rappelez moi sur quelle liste est élu Coquerel à la région ?
    Cela rend beaucoup moins crédibles les postures radicales de ces politiciens. Soit on accepte au nom du réalisme ce genre de situation soit on est des purs mais on ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Mélenchon est pour moi un petit malin qui prend les gens pour des imbéciles plus politicard d’une certaine façon que les dirigeants du PCF qu’ils dénoncent.

    armogan Le 22 septembre à 19:34
       
    • A chaque région son histoire. En Bretagne, notamment dans le 22, la fédération du PCF n’à eu de cesse de laminer le FDG en imposant ses candidats ou en s’àlliant avec le PS contre le FDG. Je ne suis pas au PG, je suis une militante du FDG, Citoyenne non encartée, faisant partie d’un collectif FDG., pas du tout politicarde. J’ai beaucoup appris lors des campagnes électorales, j’ai pu voir combien les vils calculs électoraux passent avant les valeurs, combien la place compte, quitte à trahir les camarades. Le FDG était un beau rassemblement, les partis. l’ont tué. Monsieur Melenchon est un politique certes mais le programme qu’il construit avec les Insoumis redéfinit les lignes en prenant conscience des réalités, des échecs. Il va au delà du sectarisme des partis pour imposer la vraie gauche que le PS et leurs alliés ont détruite.
      Par ailleurs son programme écologiste est le plus abouti, Nicolas Hulot l’a d’ailleurs confirmé il y a 2 jours.
      Alors, même si l’Homme Melenchon ne fait pas l’unanimité, il est là, il a eu le courage de reprendre le combat, de dire non à des primaires stériles. Celles et ceux qui ne pensent qu’a le détruire devraient avant tout réfléchir au mal qu’ils vont faire à cette gauche courageuse sociale solidaire écologiste, et pour longtemps.

      Victoire belle Le 24 septembre à 11:07
  •  
  • On a compris, des communistes n’aiment pas Mélenchon et lui reprochent mille maux. Bon. Mais alors, ils verraient qui à la place, ces communistes ? Et notamment la direction du PCF, elle verrait qui ? Je veux dire, comme candidat sérieux ayant au moins une petite chance ? Allez, sortez du bois.

    fred Le 23 septembre à 11:31
       
    • "Sortez du bois... " Vous pratiquez la battue en meute ? Comme candidat du Front de Gauche JLM à échoué en 2012, étant donné que rien n’a changé dans son camp, bien au contraire, il échouera d’autant plus radicalement comme candidat libre en 2017. Quel fantasme vous pousse à croire qu’il pourrait en être autrement ? Aucun des candidats non homologués par l’oligarchie et ses puissants serviteurs n’aura d’autre rôle en 2017 que de légitimer un jeu rôdé, et pipé. Mais devant cette triste évidence, je conçois que les vrai croyants continuent de croire.

      Barjeon Le 23 septembre à 12:00
  •  
  • Vous divaguez, on n’est pas dans un système de croyance vers le "Dieu" façon V° République, ... à croire et comprendre que votre pensée est encore formatée par ce système.
    Poussez donc la porte de l’analyse ... définissons la stratégie gagnante vers le véritable changement de notre pays DANS ce monde d’aujourd’hui : le préalable, c’est la Constituante pour le passage à la VI°R.

    CLEMENT Le 23 septembre à 12:52
  •  
  • Barjeon préconise donc de ne pas voter.

    fred Le 23 septembre à 19:36
  •  
  • @Barjeon
    Cher camarade,
    La France insoumise fait sont chemin avec des insoumis de base, ceux qui ont signé, ils viennent du partis de Gauche, du parti Communiste, d’Ensemble, du parti Nouvelle gauche socialiste, et de bien d’autres horizons. Mais beaucoup n’ont jamais adhéré à un parti ...
    Ceux qui ont signé, ont pu proposer des points pour le programmes, et ils peuvent encore en proposer sur les 7 chapitres du programme. Tous ceux qui ont signé, votent le programme. Cela me semble démocratique.
    Je pense que rapidement vous aurez une première version de ce programme, "l’Avenir en commun". Il ne tient qu’à vous de participer ! C’est encore possible.
    .
    Et si Mélenchon passe devant Hollande à la Présidentielle, où serez vous ? Continuerez vous comme actuellement ?
    .
    Et aux Législatives, quel que soit ce qui se passera à la Présidentielle, il y aura certainement des élus France insoumise. Et sans doute des communistes qui ont signé pour la France insoumise. Et vos candidats, ils seront où ? Il est vraisemblable que souvent au premier tour, ils seront loin derrière les candidats de la France insoumise ! Pour qui vous désisterez-vous ? Pour le candidat de la France insoumise arrivé devant votre candidat, comme il devrait normalement se faire entre candidats de gauche, ce que nous ferons, ou pour le candidat PS de la loi El Khomri, ou pour un candidat masqué, comme le fait souvent le PCF ?
    .
    Si c’est le financement public du PCF qui est votre problème, signez, je pense que l’on trouvera un arrangement pour partager en fonction des actions militantes de chacun ...
    Mais c’est peut-être le programme qui vous pose problème ? Nous, les Insoumis, on propose que ce soient les Français qui, par referendum, décident si on garde le Nucléaire, si on reste dans l’UE, dans l’Euro, dans l’OTAN, si on change la Constitution pour passer à la 6ème, si on restaure la souveraineté de la France...
    .
    Au cas où, je n’aurais pas été assez clair, si on se présente au Législative avec la France insoumise, c’est qu’on soutient son programme "l’Avenir en commun", et c’est qu’on a soutenu Mélenchon à la Présidentielle. Pour nous, Présidentielle et Législative sont la même campagne !
    Pour finir cher camarade, je dois aussi vous préciser que je suis un peu de votre famille, j’ai adhéré aux Jeunesses communistes en 1958, et c’était déjà très chaud à cette époque !
    Amitiés.
    Pierre Magne jlm2017.fr

    Pierre Magne Le 23 septembre à 20:44
       
    • Désolé, mais les contributions sont terminées depuis un moment.
      Le programme ne sera pas voté par "tous ceux qui ont signé".
      N’idéalisez as trop le mouvement 😉

      cyril Le 24 septembre à 11:12
  •  
  • Mélenchon est assez clair sur un point : pas question de brader les convictions et les valeurs qui rassemblent le mouvement des insoumis. Alors, je ne vois pas en quoi ces commentaires sur des calculs politiciens concerneraient Mélenchon.

    Quoiqu’en disent ses détracteurs, en particulier ceux qui se situent (avec plus ou moins de bonheur) à gauche, Mélenchon et les insoumis abordent cette élection sous un angle qui n’est pas habituel. Cela peut-être déstabilisant pour celles et ceux qui nagent couramment dans les sphères des partis mais c’est comme ça. Essayer de faire entrer la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans un schéma classique basé sur des ententes électorales n’a aucun sens !

    Cette façon d’appréhender la politique répond au souhait profond d’une part - chaque jour plus importante - des électeurs de gauche (et, aussi, de nombreux citoyens qui ne votent plus).

    Je pense que pour beaucoup d’insoumis les choses sont simples : mieux vaut voir un Mélenchon aux convictions intactes perdre l’élection que de voir gagner un Mélenchon qui aurait accepté quelque compromis électoral. En tout cas, c’est mon point de vue car je ne veux pas d’un Mélenchon qui ferait, finalement, comme toute cette lignée de gouvernants que l’on a connue depuis des décennies : des gouvernants qui oublient le peuple.

    Mélenchon ne divise pas la gauche, il rassemble celles et ceux qui croient a un vrai renouveau politique et démocratique, celles et ceux qui veulent vraiment en finir avec la Ve république. Les électrices et électeurs de gauche qui refusent cette voie auront raison de ne pas voter Mélenchon. Mais qu’attendent-ils alors d’un président de gauche ?? Un machin de centre droit, voire de droite ? Ah désolé, on dit socio-démocrate, pour faire plus joli...

    A mon sens, le positionnement des dirigeants politiques n’est pas si important que cela. Ce qui est vraiment important, c’est que chaque personne se pose ces questions : est-ce que je veux vraiment un changement ? Ce changement est-il possible en conservant la Ve république ? Qui propose réellement de changer de constitution ? Quoi de mieux, alors, que la constituante souhaitée par Mélenchon ?

    Michel Tanner Le 24 septembre à 01:00
       
    • Michel Tanner vous avez raison, "ce qui est vraiment important, c’est le désir de changement". Hors qu’est-ce ce qui domine aujourd’hui et se dessine scrutins après scrutins dans la majeure partie de la population des votants ? Ce sont avant tout le désir d’ordre, et le besoin d’autorité, fondés sur des craintes, des égoïsmes et des peurs irrationnelles (mais pas toutes, la menace terroriste est hélas bien réelle) qui éteignent tout e velléité de débat raisonné. En France aujourd’hui, ce phénomène déplace ipso facto l’opinion vers la droite, qui en joue jusqu’à plus soif.
      Le processus constituant proposé par Mélenchon n’est pas faux dans le ciel des idées, mais sa méthode, celle d’un changement par le haut, conditionné à un plébiscite en faveur monarque républicain dans le rôle d’arbitre et de meneur de jeu, est illusoire en réalité.
      Outre qu’il entretienne l’illusion archidémobilisatrice d’une révolution par les urnes en lieu et place du mouvement social, ce mécano institutionnel indiffère ceux d’en bas, qui ne votent pas, les millions qui restent sur le carreau, avec leur exaspération sans espoir. Pour le dire en un mot, dans les mois et années qui viennent nous entrons, dans une période d’instabilité politique, sociale et gouvernementale profonde, à l’Espagnole, gage de mobilisation sociale, je l’espère, mais rien n’est écrit d’avance.

      barjeon Le 24 septembre à 10:59
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  • Ca fait 30 ans qu’on nous la joue "période instable, danger des extrêmes" et qu’ils nous refilent la première et la deuxième droite ; en fait le ps/lr qui appliquent docilement les exigences des multinationales et du patronat. A ce petit jeu le gouvernement hollande avec sa loi El khomeri a d’ailleurs été plus bien plus efficace que sarkozy.

    Le vote blanc ; les puissants s’en foutent et ils vont ressortir la murène lapine pour guider vers macron, juppé ou même le sarkozy. Avec une bonne campagne d’intox, même des gens se pensant de « gauche de cœur » vont encore culpabiliser et voter utile, malheureusement.

    Mélenchon et son mouvement se font calomnier en permanence c’est intéressant car même si il est plus social démocrate que bolchévique, il est en ce moment le seul à avoir un potentiel pour pouvoir faire du mal à cette escroquerie de bipartisme PS/LR qui est renforcé et conforté à chaque alerte par la supercherie FN.

    Arnaud Le 24 septembre à 11:39
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  • Bonjour,
    Je souhaite répondre à Cyril et lui affirmer qu’il n’y a pas de naïveté, que les Insoumis n’idéalisent ni un mouvement, ni un Homme. Par contre, il ne faut pas être injuste dans l’autre sens. La France Insoumise est lancée depuis février, et cela a donc permis de nombreuses contributions. C’est déjà une belle ouverture, quel parti permet ainsi aux non encartés de s’exprimer et de contribuer ? Et puis ce n’est pas bouclé ! On ne part pas de rien, la base est l’Humain d’abord, personne n’est pris en traite ! Il reste combien de temps avant les présidentielles puis les législatives et certains partis ne dévoilent encore rien encore ! Donc nous sommes plutôt clairs les Insoumis. Après, il y aura des discussions avec d’autres camarades, mais tout de même nous avançons . N’est ce pas l’essentiel de regarder ensemble dans la même direction, et d’arrêter de se perdre dans des errances et débats qui ne feront que diviser et nuire. Que celles et ceux qui préfèrent cette démarche de casse , cessent au moins de diviser pour tenter de régner. Nous avons mieux à faire. Je ne dis pas cela pour vous Cyril, je souhaitais juste preciser qu’on travaille depuis des mois et que chacune et chacun peut rejoindre un groupe d’appui local pour déjà avoir plus d’informations. Il suffit d’aller sur JLM2017 groupes d’appui pour avoir les coordonnées dun groupe local le plus proche. . Cela ne veux pas dire soutenir mais déjà entendre pour comprendre.

    Victoire belle Le 24 septembre à 12:02
       
    • Espérons que les synthèses seront un plus représentatives et/ou plus originales que la PPL pour une nouvelle constitution du M6R. Mais pour l’instant ça va... si l’on ne souhaite pas sortir du "système" capitaliste et de la démocratie bourgeoise centralisée. Il y a quelques propositions, comme la défense de l’agriculture paysanne et les circuits courts qui peuvent ouvrir une brêche.
      Il est par contre essentiel de sortir de la croyance qui fait de l’UE la Cause des politiques d’austérité ou encore de la possibilité d’une VIème qui serait probablement de gauche, bref, revenir à une analyse des superstructures par la compréhension des infrastructures, au lieu de croire en la Politique comme indépendante des rapports de production, comme simple contrat social issu de la délibération, bref, sortir de la pensée libérale.
      Bien sûr, tout cela est vite dit, ce n’est qu’un commentaire.

      Cazueladepolo Le 28 septembre à 00:45
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  • Le gros problème ce n’est pas tant quel représentant choisir : Eva Joly ? Mélenchon ? Poutou ? c’est plutôt comment arriver à changer de politique car le système étant tellement rodé à exercer avec le PS/LR ne se laissera pas mettre hors jeu après une défaite électorale, ce ne sera pas suffisant.

    Voici deux exemples récents ; Syriza et Podemos, qui étaient des mouvements qui avaient compris qu’il fallait briser le carcan de la fausse alternance droite/gauche pour arrêter avec le racket de l’austérité, ils ont été domestiqué très rapidement. Syriza a été retourné à l’ancienne, dans la bonne tradition « réalisme économique », en fait un pur TINA sous pression, et Podemos est maintenu à l’écart, la droite et la gauche jouant la montre en attendant que des scissions internes fassent tout exploser. La lutte des classes est souvent mieux comprise et gagnée par les dirigeants.

    Autre problème, l’international hors d’Europe ; l’on voit que les gouvernements bolivariens de Bolivie, de l’Equateur, du Vénezuéla et même les plus sociaux démocrates comme le Brésil et l’Argentine n’ont pas été soutenu par la gauche européenne quand la bourgeoisie locale a décidé de reprendre le pouvoir par tous les moyens.
    Qui en France à part certains communistes et Mélenchon ont alerté de ce qui se passait en Amérique latine ?
    Ces gouvernements ont pourtant joué à fond le jeu de la démocratie et presque tous les médias leur ont évidemment collé une image de "Régimes autoritaires"... Alors ?

    Il est ou l’internationalisme ?

    Arnaud Le 25 septembre à 11:19
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  • Extrait du relevé de décision du CN du PCF des 24 et 25 septembre. Le passage retenu concerne uniquement la présidentielle.
    « Quel choix de candidature à l’élection présidentielle ?
    Décidés à poursuivre les efforts de rassemblement jusqu’au bout, le Conseil national, comme les communistes, identifient dans le débat, à cette étape, 3 hypothèses.
    La question qui nous est posée est la suivante : dans quelles conditions chacune des ces hypothèses permet-elle d’atteindre nos objectifs politiques ? Les différentes hypothèses doivent être examinées avec l’ensemble des éléments objectifs, les inconvénients et les avantages à court et à long terme.
    • Prendre de nouvelles initiatives de rassemblement sans faire de choix de candidat au 5 novembre.
    • Un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, en affirmant l’autonomie du PCF, sa démarche de rassemblement.
    • Engager une candidature issue du PCF, porteuse de ses idées et de sa démarche de rassemblement.
    La Conférence nationale aura à formuler les options définitivement soumises aux communistes. Elle-même se prononcera puis soumettra des propositions aux communistes dans une consultation dont elle fixera la date. »
    Donc la Conférence nationale exprimera sa préférence et ensuite les adhérents à jour de cotis, voteront. Habituellement au PCF on faisait l’inverse. Le document servant de base à la Conférence Nationale était diffusé dans les cellules, les adhérents discutaient, votaient et le vote remontait à la conférence de la structure supérieure et ainsi de suite. La c’est l’inverse qui se produira. Cela signifie t’il que le Conseil National n’a pas réussit à s’accorder sur une position et qu’on renvoi à la Conf Nat le soin de trancher ? Oui mais, car il y a un mais et un gros. Comment seront désignés le participants à la Conf Nat ? Et quelle légitimité auront-ils pour trancher entre les trois propositions en présence ? Dur, dur.

    Francis Le 26 septembre à 19:54
  •  
  • Militant communiste proposé pour la présidentielle, j’attends que vos journalistes fassent leur travail : informer.

    Gautier Weinmann Le 27 septembre à 23:24
       
    • Proposé par qui ?

      Francis Le 28 septembre à 13:11
  •  
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