Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 3 avril 2018

Erik Meyer (Sud Rail) : "Nous tiendrons le temps qu’il faudra."

En ce premier jour de grève très suivi à la SNCF, Erik Meyer, porte-parole de Sud Rail, était l’invité de la Midinale.

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Pour aider dans les cheminots dans leur lutte, le lien vers la caisse de grève en ligne : lepotcommun.fr/pot/qwgkeart

 

 Sur la grève de la SNCF qui commence aujourd’hui 
« Notre combat, c’est pour défendre une certaine vision du service public. »
« Oui, on défend nos conditions sociales mais on conteste aussi la vision macronienne du service public et de l’avenir des transports publics. »
« On va finir la journée avec une grève largement majoritaire. »

 Sur le caractère perlé de la grève 
« De par la conception que l’on a de la démocratie ouvrière, on estime que le mouvement de grève appartient aux salariés grévistes. »
« Nous, à Sud Rail, on a posé un préavis de grève illimitée, reconductible. »

 Sur la durée de la grève 
« Le gouvernement a eu presque trois semaines pour revoir sa copie et il n’a pas voulu le faire. »
« On tiendra le temps qu’il faudra. »
« Ca fait très longtemps que l’on n’a pas connu une grève majoritaire à la SNCF. »

 Sur l’unité syndicale 
« L’unité syndicale n’est pas complète sur l’ensemble des points. »
« On a réussi à trouver une plateforme commune autour d’une dizaine de revendications partagées. »
« Sur certaines revendications comme l’ouverture à la concurrence, on n’est pas alignés. »

 Sur la convergence des luttes 
« On organise cet après-midi une manifestation au départ de la Gare de l’Est où il y aura des étudiants, la CGT-Energie, le Front social… »
« On travaille à la convergence [des luttes] parce que l’on a bien conscience qu’au delà de l’attaque des cheminots, le plan Macron, c’est une attaque globale contre l’ensemble des services publics et contre notre modèle social. »

 Sur Emmanuel Macron 
« Il y a une déconnexion complète entre Emmanuel Macron et le peuple citoyen. »
« Emmanuel Macron est clairement mandaté par les grands patrons et la sphère de la finance pour libéraliser le pays à la manière de Thatcher. »

 Sur le rapport des Français-es à la grève 
« Il y a quelques semaines, on avait ¾ des Français qui ne comprenaient pas la grève, et dans le sondage d’hier, 1 Français sur 2 soutenait sur le mouvement des cheminots. »
« On espère que la France va se réveiller. »

 Sur les rapports entre partis politiques et syndicats 
« Les partis politiques ont une voix à porter, notamment à l’Assemblée. Après, est-ce qu’ils ont un rôle dans les luttes ? Non. Les luttes, elles appartiennent aux salariés. »
« Sur le terrain, la lutte appartient aux salariés qui la font. »
« Aujourd’hui, des hommes politiques dans des assemblées générales ou dans des piquets de grève : non, ce n’est pas leur place. »
« Si on est dans cette situation, le Parti socialiste en est grandement responsable après sa réforme de 2014. »
« On se sent soutenus par une frange de l’Assemblée nationale mais qui reste quand même très minoritaire. »

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  • Le coming out à droite de l’électorat petit bourgeois de gauche assure à Macron une marge de manœuvre qui pour nous ne nous laisse dans l’immédiat et à moyen terme aucune chance de faire pencher le rapport de forces du bon coté ....

    Dominique FILIPPI Le 4 avril à 08:25
       
    • L’apparatchik en herbe qui paramètre le logiciel du blog afin de ne laisser que mes analyses et pas celles des autres intervenants ne sert pas la cause qu’il défend....J’attends donc que sa raison fonctionne à nouveau...

      Dominique FILIPPI Le 4 avril à 11:07
    •  
    • Merci Dominique pour l’intervention auprès du régulateur ...
      "les luttes appartiennent aux salariés ".... Les citoyens ? Quantité négligeable ? Quelle place E. Meyer leur accorde t-il pour PENSER la politique des transports , ferroviaires notamment ? Il serait bien inspiré de lire l’article de F Lordon invitant les syndicalistes à repenser " la lutte " et à s’orienter vers un syndicalisme politique . (Les ordonnances SNCF/ l’occasion, sur le site du monde diplomatique ) . Personnellement je soutiens les cheminots mais je rejoins la réflexion percutante de F Lordon ...

      jaime Le 5 avril à 11:34
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