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Accueil > Politique | Par Cyril Lecerf Maulpoix | 30 novembre 2017

Faut-il sonner le glas de l’écologie politique ?

À l’heure où l’État et l’Europe continuent de négliger les urgences, l’absence d’élus issus de partis écologistes à l’assemblée, leur discrétion dans les médias et leur complaisance envers Nicolas Hulot sonnent-elles le glas de l’écologie politique en France ?

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Les multiples dérobades de Nicolas Hulot sur des objectifs annoncés en grande pompe en début de mandat d’Emmanuel Macron ont quelque chose du râle final avant reconnaissance de décès.

Enfouissant derrière d’énièmes prolongations les ambitions de réduire la part du nucléaire d’ici 2050, cultivant un silence bien opportun à propos des polémiques autour de l’interdiction du glyphosate, finalement prolongé pour cinq ans par l’Union européenne, les annonces de la caution "écolo de gauche" du gouvernement sonnent désormais aussi creux que le trou dans lequel ses grandes intentions s’entassent les unes après les autres.

L’écologie à petites doses

Autre exemple, le ping-pong législatif autour du projet de loi hydrocarbures qui devait interdire la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels est en ce sens révélateur des difficultés que rencontrent les écologistes face à la machine gouvernementale.

Les multiples amendements susceptibles de rendre cette future loi contraignante ont ainsi été lentement détricotés par les passages en commissions, en plénière et devant le Sénat. Si l’influence des lobbies, le poids de la droite et du vieux monde s’entêtent dans leurs batailles d’arrière-garde, la recomposition de La République en marche avec l’intégration et le repêchage d’anciens écolos aurait pu contribuer obtenir quelques progrès.

Symptôme d’un rapport de forces évidemment biaisé face à une écrasante majorité du parti qui repousse l’écologie en marge des décisions politiques, on compte les rares survivants des partis verts comme Barbara Pompili, actuelle présidente de la Commission développement durable, l’actuel président de l’Assemblée nationale François de Rugy ou encore Matthieu Orphelin sur les doigts de la main.

Passés à LREM, ces derniers semblent avoir appris à se contenter de petits aménagements, sacrifiant au jeu politique le néolibéralisme et à la cohésion du parti la possibilité de mener une politique qui pourrait répondre avec exigence aux urgences posées par la destruction de l’environnement, son impact sur les populations et le réchauffement climatique.

Une présence à l’Assemblée

Faut-il pour autant abandonner l’espoir qu’une vision écologiste forte puisse émerger au sein des rangs serrés du gouvernement ou des députés ? Si le système et la composition législative actuelle laissent augurer de peu de changements, l’infusion à doses variables de préoccupations écologiques dans les programmes d’une partie de la gauche au moment de la présidentielle, notamment de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon aura néanmoins été l’indice d’une plus grande perméabilité des programmes des partis de gauche vis-à-vis des préoccupations jusque-là principalement portées par EELV.

Le député Sergio Coronado, ancien député EELV, avait ainsi apporté son soutien à Mélenchon lors de la campagne présidentielle, considérant ainsi que ce dernier avait franchi là « un pas considérable » en replaçant « l’écologie au cœur du projet d’émancipation ». De même, les dernières législatives auront permis, même en l’absence de députés officiellement affiliés à un parti vert, de disposer de quelques élus green-friendly, ultimes points de résistance et force de proposition dans la machine à broyer gouvernementale de toute politique écologiste ambitieuse.

Juliette Renaud, porte-parole des Amis de la terre France, organisation qui avait proposé de nombreux amendements sur le projet de loi hydrocarbure, constate : « On a évidemment moins de relais à l’Assemblée nationale que lors de la mandature précédente. Le groupe La République en marche est un groupe hétérogène qui montre pour l’instant une forte discipline de groupe. »

À l’Assemblée néanmoins, elle reconnaît que certains députés issus de différents partis comme Nouvelle gauche et la France insoumise écoutent et reprennent les remarques des associations. S’ils sont pour le moment condamnés à travailler ensemble de manière informelle, il semble cependant difficile d’imaginer les conditions d’émergence d’un contre-pouvoir à même de peser dans la balance.

Des résistances au sein des villes

À Paris comme dans d’autres villes cependant, le tableau funèbre mérite quelques nuances. Le conseil de Paris dispose actuellement de seize élus écologistes, soit 20% de la majorité, capables de peser véritablement dans la politique municipale. « On a un vrai effet de levier » explique David Belliard, conseiller de Paris et co-président du groupe écologiste de Paris.

Lors de l’adoption du Plan climat pour Paris, qui prévoyait notamment la neutralité carbone d’ici 2050, les élus verts ont ainsi « déposé plus de 75 amendements et vœux » sur les 120 qui le composent. Un rapport de forces qui permet, selon lui, d’avancer sur un certain nombre de propositions : la réduction de la part de l’automobile dans Paris, la piétonisation des berges, la préservation de la biodiversité dans le cas d’ouverture à la baignade d’espaces comme le lac Daumesnil. « On voit bien qu’on a obtenu gain de cause sur l’intégralité de ce qu’on a proposé. On l’a obtenu parce qu’on est dans une logique de rapport de forces politique que tout le monde connaît. » ajoute-t-il.

Des avancées à confronter notamment à l’organisation des JO de 2024, qui comprendra un certain nombre de constructions en Seine-Saint-Denis. Celle-ci avait provoqué l’ire de nombreux élus, et notamment une tribune de Jacques Boutault, maire EELV du 2e arrondissement de Paris.

Dénonçant le projet de JO verts comme une énième opération de greenwashing, sacrifiant l’écologie et les populations de Seine-Saint-Denis au profit « d’une marchandisation du territoire », ce dernier révélait dans le même temps la difficulté des écologistes à faire face à un front politique « allant de la maire de Paris à Valérie Pécresse, et du Parti communiste à en En Marche ». L’impossibilité de s’opposer à cette coalition politique, mais également aux entreprises sponsors des Jeux, témoigne encore et toujours de la difficulté de résister aux liens entre néolibéralisme et le pouvoir actuel.

Fins de cycle en série

Julien Bayou, porte-parole d’EELV, analyse quant à lui la situation un peu différemment. « La social-démocratie est en fin de vie. Nous sommes confrontés à trois fins de cycles. C’est la fin du cycle d’institutionnalisation sans le rapport de forces. Comme le système institutionnel français ne garantit pas la juste représentation des intentions des électeurs, celle-ci ne pèse pas sur les orientations politiques. »

Mais c’est également, ajoute-t-il, « la fin de l’époque des lanceurs d’alertes sur tout un tas de sujet. Avant, les écolos parlaient dans le désert sur le nucléaire, le diesel, le revenu universel, les perturbateurs endocriniens. Aujourd’hui ces sujets sont plus généralement sur la table ».

Enfin, il s’agit selon lui de « la fin des partis traditionnels ». La redéfinition de l’ancien clivage gauche droite mais également l’opposition entre deux mondes, celui « productiviste de Macron, de Hollande, d’Attali », s’oppose désormais « à une autre façon d’envisager le développement durable ». Et si « dans cette situation, EELV accuse le coup », la volonté de tisser une nouvelle vision commune avec différents acteurs actuels de l’écologie est vivace pour 2018.

Un contexte qui n’épargne évidemment pas l’image de Nicolas Hulot chez les écologistes. Yannick Jadot, député européen EELV déclarait hier sur France Inter ne pas comprendre les reculs du ministre et ses « renoncements ». Pour Julien Bayou, « rien ne sortira du ministère, Hulot a aussi servi à dévitaliser le vote écolo. Malgré sa popularité et sa sincérité, il se heurte à StéphaneTravert et aux ministres charbonniers. C’était écrit ».

Des espoirs du côté de la société civile

Cette volonté de marquer une forme de rupture avec l’ancien monde politique invite évidemment à élargir le spectre de l’écologie politique, que l’on entend habituellement en son sens le plus restrictif. Celle-ci est également visible dans les multiples mobilisations des associations et de la société civile vis-à-vis des politiques agricoles, des grands projets inutiles ou contre le nucléaire.

Les mobilisations du 12 décembre prochain en sont un bel exemple. L’organisation du One Planet Summit sur la finance verte, nouveau coup de com du président après ses fanfaronnades lors de la COP 23, n’a pas manqué d’attirer l’attention des partis. Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon appelait ainsi, lors de la convention de la France insoumise à Clermont Ferrand, à se mobiliser contre le nucléaire en faveur de la transition énergétique et à participer à la mobilisation initiée par Attac France et le mouvement 350.org lors d’une manifestation contre « le sommet climat-finance ».

Dans une atmosphère générale où partis d’opposition de gauche, syndicats mais également associations sont à la peine dans la construction d’un rapport de forces susceptible de s’opposer aux multiples démantèlements et attaques portées au choix contre le code du travail, l’écologie ou les libertés civiles, ces tentatives de rapprochement sont décisives. « Il faut construire des alliances plutôt que de chercher des expositions temporaires », analyse Julien Bayou.

Une bonne résolution qui témoigne bien d’une prise de conscience. Celle que les forces écologistes issues de la société civile sont actuellement essentielles pour maintenir un cap politique face à l’urgence environnementale, mais aussi dans la structuration d’un mouvement écologiste durable et crédible.

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  • L’écologie a bien sûr une dimension politique , puisque si les scientifiques aident à comprendre notre écosystème et à mesurer son état de détérioration actuel, c’est aux citoyen-nes qu’il revient d’agir pour transformer le monde.

    L’écolo- business est aux commandes et c’est lui qui tire avantage de tous les sommets" environnementaux" et des normes qui en découlent. Il rend notre environnement plus "clean" à condition qu’il soit un gisement de "profitabilité". Après avoir abîmé les milieux naturels, parfois de manière irréversible, il a même le culot d’affirmer qu’il est prêt à appliquer "la règle verte"... pourvu qu’il y trouve son compte.

    Alors, oui, en l’état actuel des choses, ce n’est pas l’écologie politique qui est en cause. Le glas sonne plutôt pour une écologie politicienne, incarnée aujourd’hui par M.Hulot, lequel cherche à aménager l’existant, avec de bons sentiments et de
    belles paroles sur "le droit à l’environnement", mais sans toucher à la structure de l’économie capitaliste et au pouvoir des riches.

    Ruth M Le 30 novembre à 11:43
       
    • Qui finance sa fondation ? N’est-ce-pas Edf Enedis ???? Aussi sa volte face par rapport à l’arrêt des 19 centrales nucléaires et la "bifurcation écologique " recorrigée pour 2050 tient lieu d’aveu ...C’est un pantin qui a une bonne maîtrise pour le coup de ses intérêts personnels ...

      jean Le 3 décembre à 17:11
  •  
  • En fait, lorsqu’on évoque l’écologie et le gouvernement actuel, la question est de savoir s’il a encore besoin d’une "caution" ! En filigrane, ce qui est martelé c’est bien qu’il n’y a pas d’alternative aux politiques menées et N. Hulot a participé à sa manière à conforter cette idée.

    Plus Globalement, s’interroger sur l’écologie politique c’est poser la question de la mobilisation citoyenne et de la conscientisation des individus. Aujourd’hui, alors que les syndicats peinent à faire se déplacer des travailleurs afin de protéger leurs propres droits, que les partis et mouvements politiques convainquent difficilement et de moins en moins les citoyens d’aller voter, est-il encore possible de préserver l’Intérêt Général (dont l’écologie en est une constituante) ?

    En dehors des espaces médiatiques habituels, qui véhiculent le paradigme majoritaire (à savoir l’hyper-individualisme et la perte de sens), Il y a très peu d’initiatives "positives"qui tentent de s’introduire dans les espaces de vie des gens pour les bousculer (le terrorisme en étant l’une des formes les plus négatives). Il serait bon que les mouvements ou partis politiques trouvent un type d’action susceptible de conscientiser, ou à défaut d’interroger les citoyens dans leur environnement quotidien !
    A quand des "happenings", "flash mobs" sur les grandes questions politiques et écologiques qui aiderait les gens à construire un questionnement sur la vie de la cité ou à réfléchir à un projet de société ! Il faut aller à la rencontre des gens, susciter des émotions et convaincre lorsque les citoyens font montrent d’une écoute active ! Sinon, l’énorme entreprise de destruction de l’Intérêt Général, si chéri par le conseil national de la résistance, dont on voit chaque jour des symptômes évidents finira par réussir...

    carlos Le 30 novembre à 12:38
  •  
  • Quelle écologie politique ?
    En France, l’écologie politique a toujours été hors jeu et largement en-dessous de tout. Maintenant que "Les Verts" n’existent pratiquement plus, il n’y a plus que ce qui reste à l’état d’intention/promesse dans les programmes des partis/mouvement politiques .
    Tout se passe déjà en dehors d’eux, tout est déjà dans la "rue citoyenne" comme les Incroyables Comestibles, les "Villes en Transition" et les mouvements et associations de terrain y compris des actions comme NDDL et Sivens.
    Le changement (pour ne pas dire la révolution) viendra de là, pas du politique officiel.

    Rappelez-vous qu’au 19ème siècle un barbu a dit que tout deviendrait rapport d’argent. Il en va de même pour les relations de l’homme avec l’environnement.
    Malheureusement, il ne s’est pas trompé.
    Donc, si l’on veut renverser cette situation, il "suffit" de renverser le système qui l’a produite. Le reste n’est que grand guignol.

    Alain Borgo Le 30 novembre à 13:32
       
    • Rappelons-nous que le réveil écologiste est venu de l’ouest américain et de sa façade californienne il y aura bientôt un demi siècle. Mais sa promesse n’a duré que ce durent les roses...le capitalisme américain, que seule une minorité brimée et étroitement surveillée par le FBI et la CIA remettait en question, a continué impavide son bonhomme de chemin ... Son homologue européen n’étant pas en reste. En effet , il faut évoquer également les "verts" allemands qui ont servi continûment de caution aux gouvernements SPD/CDU ou CDU/SPD, et n’ont jamais pu ou voulu stopper les centrales thermiques à charbon et leurs énormes émissions de co2... Au cours de ses dernières années, les scandales se sont multipliés dans l’agro-alimentaire, le dérèglement climatique, la pollution de l’air, des nappes phréatiques et des cours d’eaux etc... À l’exception d’un "buzz" bien pensant sur les fameux "réseaux sociaux" et d’une législation aux normes inefficientes , aucune réelle politique écologique n’a vu le jour et on attend toujours le début du commencement d’une transition écologique... Voilà pourquoi , en bref et in fine, l’écologie est devenue synonyme de tartufferie intellectuelle et d’escroquerie politique.

      Hubert N Le 30 novembre à 17:05
  •  
  • « Il faut construire des alliances plutôt que de chercher des expositions temporaires », analyse Julien Bayou. »

    Que n’a-t-il dit cela à B Hamon avant le premier tour de la présidentielle, au lieu de soutenir jusqu’au bout sa candidature ! « Benoît si tu retirais ta candidature avant le premier tour, pour permettre à une candidature de gauche et écologique, JL Melenchon, de parvenir au second tour, au lieux d’opter pour une exposition temporaire » Seulement voila J Bayou a des principes mais à géométrie variable . Faite ce que je dis, faite pas ce que je fais, on connaît la chanson.

    « la structuration d’un mouvement écologiste durable et crédible » c’est exactement ce qu’est en train de réaliser la FI, notamment lors de sa dernière convention.

    Concernant la « société civile » méfiance, derrière ce concept se cache des réalités très différentes et pas nécessairement représentatives.

    « On peut donc y trouver des syndicats et des associations très progressistes, mais aussi des lobbys, des groupements patronaux, des cabinets d’experts, voire des sectes, etc. La « société civile » ne repose en effet sur aucun critère de représentativité ou de légitimité. Protéiforme, elle est aussi le règne de l’inégalité puisque ses acteurs disposent de moyens extrêmement variables, suivant les intérêts qu’ils défendent. »
    Extrait d’un article écrit par Anne-Cécile Robert , le Monde Diplomatique d’octobre 2016 sont titre « De l’art d’ignorer le peuple » très intéressant vous pouvez le trouver sur le site du Diplo.

    Gege Le 30 novembre à 14:15
  •  
  • Cet article est exemplaire a bien des égards, il démontre avec intelligence et preuves a l’appui que l écologie politique est au mieux une arlésienne au pire une escroquerie.

    En Allemagne comme en France ,toute les tentatives, expériences, propositions et autres "intégration politique " de l idéal écologique , ont été voué a l échec , pire , l ont même fait régresser avec les désillusions et reculades imposées au nom du réalisme politique et de ses" nécessaires alliances ".

    le Parti de gauche et la France insoumise ( dont je suis) semblent vouloir non pas intégrer mais positionner au centre de son programme l écologie "réelle " et non pas politicienne.

    je passe sous silence le triste épisode du front de gauche ou la cohabitation avec un PC-GT pro nucléaire et productiviste nous imposait des reculades idéologiques identiques aux couleuvres "Glifozatées" qu’avale ce pauvre Hulot en ce moment.

    Je suis ,a titre perso , très prudent et observateur avec la démarche de la FI, j’e souhaite très fortement qu’a son coté mais sans alliance de sommet, un groupe ou un mouvement écolo s impose et développe des recherches, des études, des actions .

    sans évidement que cette démarche ne soit liée a un calendrier politique mais bel et bien a l urgence climatique qui s’annonce dors et déjà catastrophique.

    buenaventura Le 1er décembre à 12:34
  •  
  • L’écologie politique reste dans l’ambiguité face au libéralisme.
    Elle refuse de rompre avec l’idée d’un capitalisme vert et n’élabore pas un projet crédible de société en rupture.
    Elle oscille entre les grandes affirmations comme sortir du nucléaire civil ( jamais du nucléaire militaire ???) en refusant de voir l’exemple allemand et fait la promotion de solutions bouts de ficelle du genre "je sauve la planète en faisant du vélo".
    Elle porte avec pertinence certaines alertes mais le fait avec une pensée insuffisamment élaborée.
    Etre écologiste, c’est faire partie d’une discipline scientifique très complexe et très interactive.
    Etre écologiste politique, c’est trop souvent une manière de surfer sur des aspirations justifiées mais insuffisamment élaborées.
    Il y a du travail d’élaboration à fournir.

    BERTHIER G Le 1er décembre à 15:28
  •  
  • "écologie politique" est est un pléonasme car il ne peut pas y avoir d’écologie déconnectée de la politique. C’est un non sens. C’est la raison de l’échec des partis verts partout car ils ont refusé de s’attaquer au système en place qui est responsable de la catastrophe écologique qui s’annonce.

    edrobal Le 1er décembre à 19:20
  •  
  • @Berthier B

    « Elle oscille entre les grandes affirmations comme sortir du nucléaire civil ( jamais du nucléaire militaire ???) en refusant de voir l’exemple allemand ... »

    Faire un parallèle entre le nucléaire civile qui produit de l’electricité, et le nucléaire militaire, arme de dissuasion, n’a pas de sens, ils n’ont pas la même fonction . Sortir du nucléaire militaire unilatéralement n’a pas les mêmes implications que sortir du nucléaire civile. Sortir du nucléaire civile c’est gagner en indépendance énergétique, plus besoin d’importer de l’uranium que nous ne possédons pas, et cela supprime le risque d’une catastrophe sans pareil. C’est investir dans les énergies renouvelables et ainsi créer des emplois. Renoncer à l’arme nucléaire pour se ranger sous la protection de l’OTAN, c’est renoncer à son indépendance . L’ Allemagne est dans ce cas pour des raisons historiques . L’ Allemagne est sorti du nucléaire civile qu’elle a remplacé par des centrale à charbon solution très polluante pour elle-même et ses voisins. Quand elle en a besoin, sans état d’âme, elle n’hésite pas à acheter de l’électricité venant du nucléaire Français .

    Gege Le 1er décembre à 22:44
  •  
  • Pompilli et de Rugy sont écologistes comme moi je suis pape.
    Ils ont été bien servit par la macronisme, ce sont pour l’ essentiel des politiciens ils font carriere.

    dan93 Le 2 décembre à 19:02
  •  
  • Bonjour
    L’écologie politique n’est-elle pas devenue , une éniéme mouture du réformisme , maintenant c’est le réformisme vert !?.
    L’écologie est traversée par de multiples courants et sensibilitée politiques ? De la Deep écologie a "chasse, péche, et tradition" , des défenseurs des animaux (loup, ours, chat, chien, hérisson...) , à la protection des milieux naturels , écosystéme... . ET j’en passe
    Y a t-il un projet politique cohérent , derrière tout cela ?, certains se réclame d’idée libertaire, proche de Bookchin par exemple(une société à refaire) , d’autres d’idée plus réac, ou trés conservatrice , sous des apparences progressistes, retour aux sources, survivalisme, décroissance. Que penser du Mt Colibri, et de Rahbi ?.....
    De mon simple point de vue je suis pour une écologie, "révolutionnaire", communisante, socialiste, de partage, au meilleur sens du terme, qui intègre des "propositions radicale", style ""travailler tous, moins, autrement", partage du travail, fin de la division du travail, partage des richesse, redéfinir la croissance, produire quoi, comment , pour qui, tout repenser de notre modèle de croissance et de production....par exemple , mais ne pas avoir une vision rabougri, borné, nostalgique de la nature, prendre le meilleur de la société actuelle, et des technologies.....

    BOB Le 17 décembre à 15:01
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