photo Louis Camelin
Accueil > Politique | Entretien par Pierre Jacquemain | 24 janvier 2017

François Ruffin : « Personne à gauche n’est assez fort tout seul »

Après Fakir, après le succès de Merci Patron, après Nuit debout dont il avait été un des initiateurs, François Ruffin se lance dans l’aventure politique avec une candidature aux législatives placée sous le signe du rassemblement dans un espace commun.

Vos réactions (72)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Regards. D’où vient votre engagement ?

François Ruffin. Tiens, tu me vouvoies ? Mon engagement est journalistique, d’abord, avec la création de Fakir en 1999. Je n’avais jamais été membre d’une organisation, d’un parti ou syndicat (je suis aujourd’hui syndiqué au SNJ-CGT). Je me situe à gauche depuis toujours, même si j’étais plus rouge que vert à l’époque. Je suis un révolté individuel.

C’est aussi l’identité de Fakir dont vous êtes le rédacteur en chef…

Je fais un journal qui rejoint le côté révolté. Révolté satirique. Donc je tape sur tout ce qui bouge. Le sous-titre, c’est "Ce journal n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. Il est fâché avec tout le monde ou presque". Pour autant, je prends conscience, au fil de mon aventure éditoriale, qu’il faut s’organiser, chercher des alliés, qu’on n’est jamais assez fort tout seul. Personne à gauche n’est assez fort tout seul, donc il faut trouver le moyen de faire se rejoindre des forces différentes.

« J’ai toujours été prêt à me saisir de toutes les armes pour combattre à la fois la finance et l’indifférence. »

Comment passe-t-on de Robin des Bois – que les Français ont découvert dans votre film Merci Patron – à potentiel député ?

Des Français m’ont peut-être découvert là, mais moi, ça fait dix-sept ans que je m’engage. Que ce soit avec un journal, un livre, un film, une manifestation, un tract, une occupation de place, ou bien avec un bulletin de vote, j’ai toujours été prêt à me saisir de toutes les armes pour combattre à la fois la finance et l’indifférence. La rue et les urnes sont indissociables et indispensables pour porter les combats politiques. Dans l’histoire, les grands bouleversements à gauche ont été des moments où l’on a vu la conjonction de la rue et de urnes s’opérer.

Où vous situez-vous politiquement ?

Je n’ai jamais pris aucune carte, mais dès sa création, je me suis considéré comme un compagnon de route du Front de gauche. À partir du moment où le rassemblement s’est opéré entre Mélenchon et les communistes, j’en étais. L’un de mes héros politiques est Maurice Kriegel-Valrimont. Il est l’un des dirigeants de la résistance française, c’est lui qui fait prisonnier le général von Choltitz à la Libération, il est devenu député communiste avant d’en être exclu. Je l’aime bien pour deux raisons : à la fois parce qu’il a été membre du PCF et parce qu’il en a été exclu.

Vous l’avez rencontré ?

Oui, et il me disait : « Le Parti socialiste n’a jamais été la force motrice à gauche », et dans le même temps, il mettait toute son énergie à rassembler les forces de gauche. Je m’inscris dans cette lignée. Même si plus modestement, parce que, franchement, ce n’est pas un boulot gratifiant que de bâtir cette unité qui ne vient jamais… Et puis, aujourd’hui toujours, je me sens sans doute plus reporter, ou artiste, que politique. Je ne mets pas toute mon énergie dans ce machin.

« Je crois à la nécessité de s’organiser, parce que l’oligarchie est organisée, qu’elle dispose de plusieurs partis à son service pour feindre l’alternance. »

Vous êtes critique avec la forme "parti" ?

Je ne sais pas trop. L’un de mes grands livres, c’est L’Histoire socialiste de la Révolution française de Jean Jaurès, et ce que je trouve beau, à l’Assemblée d’alors, c’est que les partis ne sont pas constitués, les choses ne sont pas figées, les députés arrivent avec leur conscience (de classe aussi), et se meuvent. Maintenant, je crois à la nécessité, pour les gens, de s’organiser, parce que l’oligarchie est organisée, qu’elle dispose de plusieurs partis à son service pour feindre l’alternance, alors je ne vois pas comment, nous, face à ça, on pourrait se passer d’un parti. En revanche, je ne mets pas le nez trop près des cuisines, parce que je n’aime pas trop la tambouille. Ce qui m’importe, c’est d’avoir tout le monde rassemblé dans un espace commun. Je suis partisan de tout ce qui rassemble à gauche.

Justement, est-ce que ce rassemblement va s’opérer autour de votre candidature dans la première circonscription de la Somme ?

Ça avance, mais c’est long. J’ai de bonnes chances d’être l’exception qui confirme la règle, même si je préfèrerais l’inverse, que l’unité soit la règle. Encore une fois, je crois que personne à gauche n’est assez fort tout seul, et ne le sera pas plus demain.

Quelle forme allez-vous donner à votre campagne ? Allez-vous poursuivre l’aventure Nuit debout en Picardie ?

Oh non ! Il y avait des trucs formidables dans Nuit debout, mais aussi plein de choses qui relevaient de la branlette. Pas question d’avoir des assemblées générales qui durent des heures et qui ne débouchent sur aucune décision. On a une urgence, très sérieuse pour moi, qui est de retrouver à la gauche un ancrage dans les classes populaires, à la fois des quartiers et des campagnes. Et nous n’avons que quelques mois pour ça. Il faut sortir les abstentionnistes de gauche, les écœurés du PS, et retourner le vote FN, convaincre qu’il y a un autre mode d’expression de la colère, du refus de l’Europe, etc. que le silence ou le Front national.

« Je fais mien le programme de L’Avenir en commun. Je prends aussi le programme du Parti communiste. Je vais lire ce que font les Verts. »

Quels seront vos priorités et vos thèmes de campagne ?

Je ne pense pas qu’on va convaincre les gens avec un programme tout nouveau tout beau. De toute façon, ils ne croient pas – et ils ont raison – qu’on aura la majorité ce printemps pour l’appliquer. Alors, je fais mien le programme de L’Avenir en commun. Je prends aussi le programme du Parti communiste. Je vais lire ce que font les Verts. Je mélange tout ça, les 32 heures, la retraite à soixante ans, etc. Mais ce n’est pas l’essentiel. Il va falloir quadriller le terrain, avec du porte à porte, la baraque à frites, les tournois de foot, les Merci patron ! dans votre salon, etc. On va essayer beaucoup de choses, certaines qui marcheront, d’autres moins, pour retrouver cet ancrage. Et enfin, je vais marteler mes trois mesures, que je m’auto-appliquerai dès le mois de juin : mandat révocable, jury pour gérer les réserves parlementaires, député smicard. J’ai déjà mesuré que, chez les gens, ça faisait tilt. « Tiens, celui-là il est pas comme les autres. »

Mais rassurez nous, vous aspirez à être en responsabilité demain, non ?

Oui, mais ce n’est pas demain, espérons pour après-demain. Et les gens ne se font pas d’illusions là-dessus. Ma question centrale – et je pense que c’est ce que, aujourd’hui, je peux le plus apporter –, ce ne sont pas des réflexions sur les grands débats idéologiques : c’est de l’animation sociale, finalement. C’est de me demander comment on peut tenter d’occuper une place publique ? Quels sont les secteurs de la population qui peuvent être mobilisés ? Comment peut-on mettre ça en œuvre concrètement ? Et en quoi un film comme Merci Patron ! peut réveiller quelque chose dans l’âme des gens ? C’est de l’ordre de l’intuition, une espèce de pif du peuple… Maintenant, je vais vous dire, le sujet qui me préoccupe le plus, c’est l’environnement. Je pense que le social, il y a des phases de haut et de bas. Et grosso modo, ça s’améliore dans la durée. Pour l’environnement, ce qui est détruit ne sera pas reconstruit. C’est le sujet qui me rend le plus pessimiste. Mais comme pour le social, il faut ici lutter contre la finance. Retirer le pouvoir à l’oligarchie. Reprendre en main notre destin commun.

Allez-vous soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

Il nous faut installer, et dans la durée, une force politique bien à gauche, et qui soit identifiée des gens, massivement. Aujourd’hui, c’est Mélenchon. Il porte une voix forte, à la fois rouge et verte. Il faut que, à l’occasion de ces élections, il pose un jalon sur ce chemin.

« S’il reste attaché au PS, à cette force complice de l’oligarchie, le mot "gauche" sera un épouvantail pour les classes populaires. »

Allez-vous signez la charte des candidats de la France insoumise ?

A priori, je souhaite m’en passer.

Si Hamon gagne la primaire, cela va-t-il changer la donne à gauche ?

D’abord, il faut se féliciter que Manuel Valls se prenne une claque dans ce scrutin, que malgré la mobilisation des éditorialistes sa ligne soit désavouée. Et il faut féliciter Benoît Hamon pour sa campagne, même si la participation est étriquée, même si je ne confonds pas la "primaire du PS" avec une "primaire de la gauche" – confusion volontiers entretenue. Maintenant, je citais cette phrase de Maurice Kriegel-Valrimont : « Le Parti socialiste n’est pas la force motrice à gauche ». Ça ne veut pas dire que demain il faut tuer le Parti socialiste, mais il ne sera jamais de gauche s’il n’y a pas quelque chose qui le tire sur sa gauche. Donc il faut qu’il y ait une force motrice à gauche et c’est notre responsabilité de la construire.

Il faut donc se projeter au-delà des élections qui viennent ?

Je l‘évoquais : la question de la séquence qui s’ouvre, présidentielle et législatives, c’est : "Quel sera le sens du mot gauche, demain ?" S’il reste attaché au PS, à cette force complice de l’oligarchie, avec ces arrangements entre courants (Hamon qui veut faire la synthèse de Macron à Mélenchon !), alors, le mot "gauche" sera un épouvantail pour les classes populaires. Ce qu’il est déjà largement devenu. Je ne souhaite pas que cette histoire qui a commencé avec Mirabeau, Robespierre, Danton, qui s’est poursuivie avec les communards en passant par Jaurès et le Front populaire jusqu’à la Libération, se termine dans la pantomime des Cambadélis et autres Borgel. Mais j’ai la conviction que ça ne se terminera pas comme ça. Une autre gauche est possible, de la Picardie à Paris !

Vos réactions (72)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Bonjour
    Voila quelqu’un de constructif et positif !!!.... et lucide

    bob Le 24 janvier à 14:56
  •  
  • François Ruffin : "Pas question d’avoir des assemblées générales qui durent des heures et qui ne débouchent sur aucune décision".
    Je vais écrire la suite à la place de François Ruffin : "aussi, je vais garder ce qui a du bon dans la politique traditionnelle. Finies les branlettes comme à Nuit Debout, les décisions je suis le mieux placé pour les prendre. Comme j’ai "le pif du peuple", je suis le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour eux".

    Gilbert Duroux Le 24 janvier à 20:30
       
    • Vous, en tout cas, vous prétendez savoir mieux que Ruffin ce que celui-ci pense... Autrement dit, vous louvoyez entre voyance extra-lucide, manipulation délibérée et procès d’intention caractérisé. Merci pour ce moment soviétique, tendance Guépéou : dans ce genre de répertoire, on voit bien que vous vous sentez comme chez vous.

      hopfrog Le 24 janvier à 21:40
    •  
    • Je vois simplement l’évolution du personnage. Je ne suis pas le seul à avoir remarqué que depuis (quoique ça avait commencé avant) son succès cinématographique, c’est pas un melon qu’il a, mais une pastèque.

      Gilbert Duroux Le 25 janvier à 03:38
    •  
    • @ Gilbert Duroux (le 25 janvier à 03:38)

      Je vois simplement l’évolution du personnage. Je ne suis pas le seul à avoir remarqué que depuis (quoique ça avait commencé avant) son succès cinématographique, c’est pas un melon qu’il a, mais une pastèque.

      Cher Gilbert

      Comme vous dites si bien, vous n’êtes pas le seul à l’avoir remarqué. Votre subtile analyse rejoint directement celle de l’Amicale Bouliste du NPA, et il me revient des propos similaires depuis les clubs de macramé d’Alternative Libertaire. Même au POI, croyez-moi, les rumeurs vont bon train.

      À y bien réfléchir, ces divers ressentiments se laissent assez bien expliquer. Qu’il le veuille ou non, un homme debout fera toujours de l’ombre aux pâquerettes.

      Bien à vous (quand même).

      hopfrog Le 26 janvier à 13:11
    •  
    • @ Gilbert Duroux (le 26 janvier à 16:07)

      Certes, Canal et TF1 sont également dégueulasses, mais la ressemblance s’arrête là. Bolloré offre le film de Ruffin à son public de hipsters et de bobos branchouilles, oui et alors ? La moitié d’entre eux l’ont déjà vu, les autres y verront tout au plus l’occasion de quelques vannes le lendemain autour de la machine à café (pour ceux qui ont encore un boulot), exactement comme leurs parents hurlaient de rire devant les sketches immondes des Deschiens dans les années 90. (C’était déjà sur Canal, vous l’aurez noté.) Au total, un public de demi-habiles éperdument satisfaits d’eux-mêmes, farouches partisans de cet ordre social qui pourtant les cocufie à longueur de journée et a programmé leur disparition à terme. Bref, le risque social est rigoureusement nul. Le taux d’audience, en revanche, est assuré.

      Alors que Merci patron ! sur regardé sur TF1 par cette "France périphérique" dont parle si bien Christophe Guilluy, oui, ça pourrait créer un certain choc. Ce serait sans doute douloureux pour les victimes de la fracture sociale de voir leur quotidien ansi montré et analysé (je n’ai pas dit : ridiculisé), mais ça pourrait bien donner à penser à certains d’entre eux, et même à réfléchir. D’où la possibilité d’un résultat extrêmement dérangeant, comme vous dites si bien : des "gens d’en bas" recommençant à voter ou même, bien pire, se mettant à voter pour la (vraie) gauche au lieu de mettre bien sagement un bulletin Le Pen dans l’urne. Pour les "élites" qui prétendent nous gouverner, ce serait tout simplement un cauchemar absolu. Or, ce qu’il faut surtout éviter en ces temps incertains où le petit peuple commence à renâcler, ce sont les risques inutiles. Donc le film de Ruffin chez Martin Bouygues, ça semble pour l’instant hautement improbable.

      "Si vous aviez la télé, écrivez-vous, vous auriez la confirmation que le capitaliste vendrait la corde pour se pendre." Cette vieille prophétie anticapitaliste est, j’en ai peur, beaucoup trop optimiste car le capitalisme a déjà démontré de redoutables capacités d’adaptation au changement. Mais surtout, elle est absolument contradictoire avec le reste de votre propos. Car, en bonne logique, de la diffusion (anodine, en effet) du film de Ruffin sur Canal Plus on ne peut nullement déduire que Bolloré a décidé de vendre la corde avec laquelle on le pendra. Pas si bête, Vincent Bolloré...

      D’autre part, je ne vois pas en quoi avoir une télé pourrait m’aider à mieux vérifier le sens d’une phrase qui après tant d’années n’est plus qu’un pauvre cliché (que d’ailleurs vous employez à tort et à travers). Et je ne vois pas non plus comment la télé, dont les émissions dites "d’information" sont pour la plupart de très efficaces programmes de désinformation, pourrait m’aider à mieux comprendre le monde où nous vivons ; de ce point de vue, Internet est clairement beaucoup plus efficace, tout en prenant beaucoup moins de temps. En résumé, le projet central de la télé, c’est justement de nous faire vivre "en dehors du monde" pour mieux nous retirer nos moyens d’agir sur le monde...

      hopfrog Le 26 janvier à 22:59
  •  
  • Fakir qui a connu un boom des ventes vertigineux grâce ce « justice porn » pour bourgeois dans lequel on se moque bien plus des Klur que de Bernard Arnault peut dire à Ruffin : "Merci patron !"

    Durruti Le 24 janvier à 20:38
       
    • Ça, c’est l’argument débile qui traîne sur anti-k, leseum et autres sites découverts à marée basse, satellites du NPA et aussi doués que ce dernier pour exercer le ministère de l’idiotie utile...
      Car vraiment, il faut être cramponné à ses préjugés de secte comme l’arapède à son rocher pour ne pas avoir perçu le très large effet de ce film dans toute la société française.
      N’oublions pas, de plus, que c’est précisément la sortie de ce film qui est à l’origine de Nuit Debout. Laquelle Nuit Debout aurait pris une tout autre ampleur si elle était restée fidèle à la ligne sociale de ses débuts et du film (au lieu de tomber amoureuse de son nombril et de se transformer en happening bobo).

      hopfrog Le 24 janvier à 21:58
    •  
    • "le très large effet de ce film dans toute la société française."

      ... "Toute la société française" ? Peut-être celle qui regarde les émissions de télé-réalité où TF1 vient construire une maison à des familles dans la détresse ( avec bientôt Ruffin en guest star ?), mais pas celle qui jette sa télé avec le DVD de Ruffin par la fenêtre de son HLM quand passe en bas une bagnole de la BAC.

      Durruti Le 24 janvier à 23:22
    •  
    • @ Durruti (le 24 janvier à 23:22)

      ""Toute la société française" ? Peut-être celle qui regarde les émissions de télé-réalité où TF1 vient construire une maison à des familles dans la détresse..."

      Mouhaha. Sérieusement, vous croyez que TF1 pourra un jour programmer Merci patron ? Excusez-moi, mais vous vivez sur quelle planète, là, exactement ? Vous ne percevez même pas l’énormité des bêtises que votre folklore nombriliste vous fait produire... ("Allô la Terre ? Ici Durruti...")

      Merci aussi pour la jolie image d’Épinal du poste de télé balancé par la fenêtre sur les flics. Jolie, et surtout idiote : aujourd’hui il y a des écrans plats partout, même dans les "quartiers"sensibles" où passe la BAC !

      Ah tiens, j’oubliais : pour votre information, ça fait vingt ans que je n’ai plus de télé...

      hopfrog Le 26 janvier à 12:22
    •  
    • @ hopfrog
      "Mouhaha. Sérieusement, vous croyez que TF1 pourra un jour programmer Merci patron ? Excusez-moi, mais vous vivez sur quelle planète, là, exactement ? Vous ne percevez même pas l’énormité des bêtises que votre folklore nombriliste vous fait produire... (...)
      Ah tiens, j’oubliais : pour votre information, ça fait vingt ans que je n’ai plus de télé..."

      Continuez à vivre en dehors du monde. Si vous aviez la télé, vous auriez la confirmation que le capitaliste vendrait la corde pour se pendre. Pour votre gouverne, "Merci patron" va passer en prime time avant d’être multi-rediffusé sur la chaîne de Vincent Bolloré. Ça montre à quel point ce film est dérangeant...

      Gilbert Duroux Le 26 janvier à 16:07
  •  
  • A te lire, j’avais l’impression de m’entendre quand je gueule devant la radio, la p-tain de téloche ou quand je lis un article du Monde ou de Libé. On cause la même langue, celle du coeur qui bat rouge ! Un grand bol d’air pur et dur en plein pic de pollution !
    Merci.

    René-Michel Le 24 janvier à 22:03
  •  
  • c est marrant ce ruffin bashing ! à la sortie de son film c était l orgasme chez les révolutionnaires bien pensants
    ils avaient trouvé quelqu un qui faisait apparaitre à l écran ce qu eux écrivaient et depuis des siècles... vous vouliez tous l adopter et là pas de chance, il se présente , hors parti ou plutôt en trait d union entre le PCF, FI les verts et les sans parti .. bref il vise votre place, fais du mal à votre égo , vous qui vous croyiez indispensable........ adieu les beaux discours sur la société civile, les compagnons de route qu on présente quand aucun octogénaire ne veut plus présenter le PC... pas de charte de la très stalinienne FI non plus........pourtant vous auriez adorer l avoir sou votre drapeau ......... vous êtes pitoyables...

    ducono Le 25 janvier à 09:01
       
    • Je crois que tu n’a pas lu les propos de Ruffin notamment sur Mélenchon. Les excités de ton espèce passent leur temps à polluer les débats d’idées dans le seul but de se la péter.Peu importe pourvu que tu puisses vomir tes insultes et te prendre pour ce que tu n’es pas. Tu le dis toi-même, ducono tu es et resteras.

      René-Michel Le 26 janvier à 16:08
  •  
  • Au fait pourquoi un article tout d’un coup sur Ruffin ? Aurait-il encore besoin d’un coup de promo ? Ben oui : Canal+ diffuse son film en prime time mardi prochain (+ 5 autres diffusions ensuite). Merci Vivendi !

    Durruti Le 25 janvier à 14:35
  •  
  • Ruffin certes a un courage journalistique, il revendique d’ailleurs être avant tout journaliste. C’est son analyse mais elle est frileuse et manque de projection dans l’avenir car continuer ainsi à penser que toute la gauche peut s’unir est se voiler la face. Cela manque d’insoumission, un peu de courage ! Il y a des divergences de fond, il faut en parler avant d’envisager des alliances. Dire on soutient Melenchon, il porte les valeurs de gauche et ne pas faire campagne pour la FI n’est pas crédible.

    Jeanne Vareck Le 25 janvier à 15:53
       
    • 1. Il ne faut pas s’illusionner sur les volontés de récupération, ou d’immobilisation, qui sont derrière certains appels à "l’unité de la gauche" qu’on entend actuellement.

      2. De plus, si Mélenchon a commencé sa campagne il y a un an, c’est justement pour avoir le temps de mettre sur pied une organisation efficace : celle-ci est indispensable face à la droite (depuis le FN jusqu’au P "S") qui, elle, est toujours fort bien organisée... et financée. Une grande fusion-mélange de "toute la gauche", ce serait le meilleur moyen pour créer une confusion encore pire qu’à Nuit Debout...

      3. Cela dit, Ruffin fait un énorme boulot de terrain pour dénoncer les licenciements économiques et soutenir ceux qui en sont victimes. (On voit clairement la différence avec un certain facteur joufflu, qui se contente d’enchaîner déclarations et interviews...) Il dit qu’il ne se sentirait pas à l’aise dans le contexte d’un parti ou d’un mouvement : c’est bien son droit, non ? Il est sûrement plus efficace dans son rôle d’électron libre, qui convient bien à son style. Et puis quand même, il ne rate jamais une occasion d’afficher ses sympathies pour la France Insoumise !

      hopfrog Le 26 janvier à 12:50
  •  
  • bonjour François,
    je suis très surpris par le contenu de ton intervention s’agissant de ta non -appartenance à une organisation. Lors de ton passage à Metz, tu as déclaré au cours du débat être syndiqué à la CGT dans une salle où les syndiqués étaient très nombreux !
    Plus globalement, je trouve très dangereux de mettre en avant ce côté individualiste de l’engagement qui devient une forme déguisée de la puissance du libéralisme . Le mouvement ouvrier a produit des organisations dont le premier défaut est leur faiblesse alors de grâce merci de ne pas en rajouter, Il n’y a pas de sauveur suprême. L’action et la réflexion collectives ont besoin d’adhérents et organisations pour exister.

    Jacques MarechaL Le 25 janvier à 16:24
       
    • #jacques et jeanne. Je vous trouve bien durs avec Ruffin. Il défend clairement des vraies positions de gauche, ne mégote pas sa sympathie pour Mélenchon et l’avenir en commun. Il ne veut pas rentrer dans un parti mais déclare " alors je ne vois pas comment, nous, face à ça, on pourrait se passer d’un parti."
      Moi-même, après vingt ans de PC ( 1969/1990), je suis sympathisant PG, j’ai rejoint les insoumis mais jamais plus je ne ré-adhèrerai à un parti. Ce qui ne m’empêche de militer, hier dans le FdG, aujourd’hui et demain, j’espère, à FI. Finies les couleuvres, vive le temps de cerises .

      René-Michel Le 25 janvier à 18:52
    •  
    • Bonjour, Jacques.
      Tu as pleinement raison. Je m’étais mal exprimé, dans l’entretien. Je me replaçais dans ma psychologie de l’époque, il y a 18 ans, au moment de la fondation de Fakir.
      Je suis aujourd’hui membre du SNJ-CGT, et même candidat à des élections professionnelles, et je ne cherche en rien à le cacher ou à le renier. M’efforçant toujours, au contraire, de travailler avec les organisations syndicales.
      J’ai donc demandé à la rédaction de Regards, s’ils l’acceptent, de modifier le début de l’article en ce sens :

      "Je n’avais jamais été membre d’une organisation, d’un d’un parti ou syndicat (je suis aujourd’hui syndiqué au SNJ-CGT)."

      Merci pour ta remarque, tout à fait pertinente.
      Fakirement,
      François.

      François Ruffin Le 26 janvier à 00:17
    •  
    • @Jacques Maréchal
      Conformément à la demande qu’il évoque ici, nous avons modifié la réponse de François Ruffin en mentionnant son adhésion au SNJ-CGT.
      Merci à vous.

      La rédaction Le 26 janvier à 09:40
  •  
  • Il faudrait que certains arrêtent de ne pas comprendre... Si on soutient JLM c’est parce qu’il représente ce qui peut nous rassembler aujourd’hui sur beaucoup de nos objectifs communs.
    La constitution, le présidentialisme... La Vème république vous connaissez, comme Mitterrand, JLM a bien mis ses chaussures dedans (Mais comme lui on en veux une VIème ! Vite). Je suis communiste et je le resterai... Donc, je me sers de la candidature de JLM, pour la présidentielle.
    la France Insoumise, et sa charte, comme Ruffin, je m’en tape un peu... Autonome et non assimilé, je le revendique aussi ! Les insoumis, seraient bien inspirés d’être moins sectaires pour que la campagne permette d’accéder au second tour.

    Goldoni Le 25 janvier à 19:00
       
    • Tout à fait d’accord avec ce qui vient d’être dit.
      Je crois plus que jamais qu’on ne peut pas se prétendre "insoumis" et vouloir soumettre les autres par des "c’est à prendre ou à laisser" (la Charte de la FI) avec l’agressivité devant toute forme de désaccord face aux attitudes de personnalisation et à la stratégie fermée de Mélenchon. Je vais voter pour lui parce que je suis respectueux des choix majoritaires de mon parti, le PCF, mais il n’est pas question pour moi de me soumettre à des choix politiques imposés de façon unilatérale. On ne peut pas "rassembler" de cette façon. Je suis d’accord avec la formule "personne à gauche n’est assez fort tout seul". C’est cette raison qui explique le choix majoritaire de peu mais tout de même majoritaire de mes camarades pour un soutien à la candidature de JLM. C’est cette raison et aucune autre, car nous ne sommes pas dupes de la haine viscérale de Mélenchon et de la plupart des Insoumis (pas tous je l’espère) envers les communistes, attitude classique chez un mitterrandien. Leur décision de présenter des candidats face aux communistes sortants aux législatives au risque de faire basculer à droite ces circonscriptions en est l’illustration. Lorsque nous hésitions à présenter à la présidentielle un candidat PCF, les Insoumis nous ont traité de "diviseurs" et l’argument de leurs défenseurs c’était que ce serait une candidature de plus dans un contexte d’atomisation de la gauche. Sauf que cet argument ne compte plus lorsqu’il s’agit des législatives. Comme si seules les candidatures communistes étaient source de division. Une argumentation à sens unique que j’ai déjà dénoncé. A moins de passer sous les fourches caudines de "la Charte" dont moi aussi je me fiche complètement. Quant on veut l’union, on ne pratique pas le chantage. Voilà où nous en sommes à gauche, ne pas le considérer c’est se voiler la face.

      Stéphane Le 25 janvier à 23:11
  •  
  • @Goldoni. Sectaires ? Le PC a fait sa loi dans le FdG depuis le début. Même en 2012, la candidature Mélenchon c’était leur truc pour ne pas se reprendre une branlée à moins de 2% comme en 2007. Ils se sont pris les candidats,les têtes de listes, partout et ont magouillé avec le PS sans vergogne, sur le dos de leurs partenaires. Ils ont foulé l’espoir au pied, multipliant les abstentionnistes et les dégoûtés de la politicaillerie. Maintenant avec plus de 200 000 Insoumis, FI mène sa barque. Ou vous montez à bord ou vous ramez seuls. Lâchez nous les urnes !!!

    René-Michel Le 25 janvier à 23:25
       
    • C’est fou la façon dont vous perdez votre sang froid...
      Avec toujours l’unilatéralisme comme seule force d’argumentation : "ou vous montez à bord ou vous ramez tout seul" ! Vous assumez donc votre sectarisme, soit. Vous croyez certainement que vos 200000 "clics" sont autant de militants à l’heure du monde virtuel 2.0.
      Cependant, je ne peux vous laisser dire des contre-vérités que je laisse à d’autres le soin d’apprécier.
      1) "Le PC a fait sa loi dans le FDG". En 2012, on vous laisse la part du lion avec la candidature de Mélenchon pour laquelle nous avons mouillé la chemise et financé bien plus que le PG qui se cache aujourd’hui derrière votre France insoumise. Lorsqu’après la présidentielle de 2012, Mélenchon emporté par son lyrisme et se croyant comme Jeanne d’Arc porté par la mission divine de terrasser à lui seul le FN dans le Nord, il faut accepter son "parachutage" inextremis avec l’échec que l’on connait malgré une médiatisation à outrance. Il a depuis oublié cette circonscription. Ensuite sur les alliances : avec vous, il faut refuser toute alliance (et non pas "magouilles", la nuance c’est pas votre fort) avec le PS même lorsqu’il s’agit de socialistes critiques, ceux-là même qui vont mettre à Valls la claque qu’ils méritent dimanche. A croire que le PS de Mitterrand était plus fréquentable sous le florentin Mitterrand à l’époque où Mélenchon y faisait carrière. Le PC faisait parait-il "sa loi dans le FDG" mais un Mélenchon pouvait tranquilement sur un plateau TV proposer à Cohn-Bendit (le libéral libertaire que l’on connait) une alliance "avec toi on pourrait passer devant le PS" lui avait dit votre champion. Evidemment, nous communistes avons découvert cela derrière l’écran sans jamais avoir pu donner notre avis sur une telle éventualité d’alliance. Proposition qui a fait long feu depuis comme le tutoiement entre ces deux provocateurs que l’un n’accepte plus. Comprenne qui pourra.
      2) "Ils se sont pris les candidats, les têtes de listes". Peu de partis politiques en France ont laissé autant de siège à des non-encartés, à d’autres formations du PG à la GU en passant par Ensemble. Bien entendu, votre voracité est telle que cela ne vous suffit pas, cela ne vous suffit jamais. Mais si le FDG était aussi gangrené que vous le dites par ce PCF que vous jetez au feu (votre nouveau baptême de Clovis en quelque sorte : "courbe toi, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré") alors pourquoi Ensemble n’adhère toujours pas à la FI et ne signe pas votre Charte ? Je dis bien Ensemble et non quelques transfuges.
      3) Le plus gros : "en 2012, la candidature Mélenchon c’était leur truc pour ne pas se prendre une branlée". Ben voyons. Vous voulez aussi nous faire croire que Mélenchon s’est fait prier pour y aller, qu’il n’en avait aucune envie - lui qui répétait déjà aux médias qu’il était le mieux placé, le seul l’unique etc. La vérité et mes amis communistes le savent, c’est que nous nous sommes fait violence en 2012 comme en 2017 au nom de l’unité, pour ne pas détruite ce FDG qui était notre maison commune et que vous voulez liquider.

      Je ne sais pas quel sera le score de Mélenchon. Mais je suis sûr d’une chose c’est que ce sectarisme vous retombera sur la tête très vite. Vous êtes dans la logique du culte de la personnalité et de l’intransigeance, une dérive qui a coûté cher à mon parti à une époque lointaine, celle où je n’étais pas né. Finalement c’est ce parti-làque vous fantasmez consciemment ou non à travers votre adhésion à la FI. Vous n’en êtes pas sorti.
      Pour finir, je crois qu’à force - et je vous retourne la politesse - c’est vous qui allez finir par ramer tout seul.

      Stéphane Le 26 janvier à 00:01
    •  
    • @stef. T’es visiblement dur de la feuille et tu n’es pas avare de la langue de bois. Un p’tit coco tout frais qu’a pas encore les molaires qui baignent dans toutes les couleuvres que les prédécesseurs de Pierre et Michel Laurent (dont leur papa Paul !!!) ont tenté de nous faire avaler pendant des décennies (nous étions 800 000 adhérents à l’époque). Moi j’ai tenu vingt ans, tout ça pour ce lamentable et pitoyable résultat qu’offre le PC aujourd’hui. T’en es à combien de couleuvres, toi ? Ou alors t’aimes ça ?

      René-Michel Le 26 janvier à 09:55
    •  
    • @stephane. " La vérité et mes amis communistes le savent, c’est que nous nous sommes fait violence en 2012 comme en 2017 au nom de l’unité, pour ne pas détruite ce FDG qui était notre maison commune et que vous voulez liquider." Merci. Je n’en espérait pas tant ! Prendre les autres pour des abrutis à ce point, avec un tel aplomb, j’en ris aux larmes ! Comment peut-on ? C’est comme Marchais et son "bilan globalement positif du camp socialiste" à quelques jours de l’effondrement du mur de Berlin !
      C’est ce mépris pour les autres et votre autosatisfaction pharaonique confinant à l’absurde qui vous a conduit là où vos magouilles et vociférations ne troublent plus que le silence et le désert.

      René-Michel Le 26 janvier à 13:39
    •  
    • @ Stéphane
      "Ensuite sur les alliances : avec vous, il faut refuser toute alliance (et non pas "magouilles", la nuance c’est pas votre fort) avec le PS même lorsqu’il s’agit de socialistes critiques, ceux-là même qui vont mettre à Valls la claque qu’ils méritent dimanche".

      C’est là qu’on voit toute votre mauvaise foi. Le problème, et vous le savez bien, ce n’est pas l’alliance avec des socialistes critiques, c’est le dévoiement que vous avez fait de l’étiquette "Front de gauche" en vous alliant avec des socialos y compris de la ligne gouvernementale, alors que la création du Front de gauche avait pour but de créer une alternative au social libéralisme. Au point qu’il y avait même dans certains endroits un Front de gauche "alternatif au PS" se présentant contre un Front de gauche mêlant communistes et socialistes (exemple à Paris avec Ian Brossat). Comment voulez-vous que les électeurs s’y retrouvent si on met tout et n’importe quoi derrière la même étiquette et si on fait des alliances à géométrie variable ?
      C’est sans doute la raison pour laquelle France insoumise, dont je déplore moi aussi la rigidité, a été créée.
      J’espère que ça n’empêchera pas une bonne répartition des candidatures pour les législatives de tous ceux qui soutiennent la candidature de Mélenchon.

      Gilbert Duroux Le 26 janvier à 16:22
  •  
  • Merci Stéphane pour ces quatre vérités que je partage.
    Depuis 2012, j’entends parler du Front de Gauche DE JLM ! Et la couverture qu’on tire n’est jamais assez grande.
    Contrairement à beaucoup, je ne connais pas le score à venir de JLM et je ne sais pas s’il sera là au deuxième tour, je sais seulement qu’à cette fin, je voterai pour lui. Face à un candidat comme Fillon, il y a un boulevard pour les forces de gauche qui ne vont pas en profiter.
    Je ne sais pas si on ne peut pas avoir raison tout seul, ce qui est sur c’est qu’à gauche personne n’est assez fort tout seul. L’union est un combat, ce n’est pas celui de JLM et on voit mal le regroupement des forces sous son bulletin.
    Merci également à François RUFFIN pour son combat qui va dans le même sens que le mien.

    José Le 26 janvier à 09:16
  •  
  • François Ruffin avait fait une interview très intéressante avant les élections de 2012, celle d’un représentant des investisseurs et des "marchés" qui expliquait comment le gagnant des présidentielles de 2012, Hollande ou Sarkozy, appliquerait ce que les marchés exigeraient comme réformes structurelles, sous peine de se faire mettre à l’amende par l’union européenne.
    En gros il s’agissait de "moderniser" le CDi, de mettre enfin en œuvre en France toutes ces réformes déjà appliquées dans les autres pays de l’UE…
    La loi Macron/el komri montre que leurs souhaits ont été exaucés.
    Toute la force de cette interview était de filmer et de poser des vraies questions à ce monsieur, qui a un nom, un visage et qui représente clairement la finance.

    Sinon pour ceux qui se régalent et espèrent quelque chose de la mort du ps, il me semble que c’est vain, il n’y a aucun espoir ni en bien ni en mal à avoir avec cette "gauche ps".
    Regardons l’histoire de France ; Cette "gauche de gouvernement", qu’elle s’appelle SFIO, parti socialiste ou cartel des gauches, elle a toujours fait la même chose ;
    Une fois élue, appliquer un programme qui ne remet jamais en question le système économique dominant, la jouer radical pour le sociétal mais jamais pour l’économique ni le social, décevoir et perdre tous ses soutiens populaires puis laisser la place à la droite.
    Et de nouveau, quand elle se trouve dans l’opposition ; elle ressort les grands discours sur "le mur de l’argent", "la finance sans visage"… et même si elle de prend des branlées comme G Deferre en 1969, elle revient toujours…. pour désespérer.

    Pour 2017 je pense qu’il faut soutenir Melenchon qui arrive à faire un truc très très fort en redonnant espoir à des gens qui en ont tellement pris plein la gueule, qu’il est complètement irresponsable de mépriser cette opportunité de défendre un programme vraiment progressiste.
    Après s’encarter à la Fi.... à voir.

    Arouna Le 26 janvier à 09:31
       
    • @ Arouna. S’encarter à la FI s’avère être très très difficile. D’abord parce qu’il n’existe pas de carte, secundo parce que ça n’est pas un parti.

      René-Michel Le 26 janvier à 10:02
    •  
    • Le démantèlement du CDI est toujours au programme de la Commission Européenne pour la France, quelque soit le résultat des élections : http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/csr2016_france_fr.pdf (voir les 7 "recommandations" pages 7 et 8).

      Que pense François Ruffin de la sortie de l’UE par l’article 50 pour ne pas avoir à appliquer cette politique ?

      Sylvain Le 26 janvier à 14:00
  •  
  • "Don’t mourn......organize....." Joe Hill

    didier Le 26 janvier à 12:50
  •  
  • BRAVO ce gars est génial. MERCI à lui ( merci aussi pour son "merci patron" !).
    juliette

    henriette fuentes Le 26 janvier à 13:40
  •  
  • Bonjour, après JLM, c’est Hamon qui reprend plusieurs des propositions faites par Eva Joly en 2012, VIème République, transition énergétique, lutte contre l’évasion fiscale...

    Pensez-vous qu’elle était trop avant-gardiste, que les Français n’étaient pas prêts ? et le sont ils maintenant ?

    Elisabeth Merriaux Le 26 janvier à 13:57
       
    • La sixième république, l’évasion fiscale étaient au programme de JLM en 2012 et si la transition énergétique n’y figurait pas c’est du fait du PC, qui encore aujourd’hui soutient L’aéroport de NDL et dénonce la fermeture des centrales nucléaires.

      René-Michel Le 26 janvier à 16:21
    •  
    • ..Eva Joly précurseuse de la 6 eme republique en 2012 ..c’est une plaisantanterie ?..Melenchon en parle depuis ..1993 !

      prevost jean-yves Le 27 janvier à 03:16
  •  
  • Le front national et le PCF unis contre la fermeture de Fessenheim, produisons FRON CAIS ! marchais pas mort !
    lamentable !

    Présentons des candidats partout pour porter la contradiction aux vieilles ganaches staliniennes et leur rejetons de la JC

    buenaventura Le 26 janvier à 18:46
  •  
  • C’est fou le nombre de gens qui savent ! On m’avait appris dans ma jeunesse : "Il n’y a pas de sauveur suprême". Ben si, il y en a plein...

    Hortus Le 26 janvier à 18:52
  •  
  • anticommunisme viscéral pas mort,avec vous (buenoventura)la droite a un boulevard !!!

    barnola Le 26 janvier à 19:02
       
    • Depuis le début des années trente, la troisième internationale et les partis staliniens, dont le PCF où j’ai perdu 20 ans dans l’erreur, ont , sur la base d’une déviation mécaniste et dictatoriale
      du marxisme, été les principaux vecteurs d’anticommunisme.
      Avec l’abandon total du marxisme, son virage social-démocrate et opportuniste, sans parler de la médiocrité subséquente de ce qui lui tient lieu de dirigeants à tous les niveaux, le pouvoir de nuisance et donc d’anticommunisme du PCF décroît fortement au même rythme que ses adhérents, élus, bastions et électeurs. Le PS sentant aussi le sapin, une gauche alternative de combat anti-capitaliste et écosocialiste est en train de naître, enfin.

      René-Michel Le 26 janvier à 23:20
  •  
  • Chez moi, les Insoumis, je ne les ai pas encore vus... j’aimerai pourtant ! là (Grenoble), le PG est sous tutelle parisienne pour cause de divergences sur la gestion de la ville : alliances avec EELV -pro UE- et mise en œuvre d’une austérité façon PS. Bref baisse des budgets, fermeture d’équipements et licenciements.
    Heureusement, qu’il y a ici, Ruffin, Stéphane et quelques autres... La gauche prophétique (façon télévangéliste maintenant), qui s’informe au monde ou à Libé (René-Michel si véhément et sectaire) ne nous a jamais fait avancer. Et va sans doute nous faire perdre...

    Goldoni Le 26 janvier à 19:18
       
    • Vous n’avez nul besoin de moi pour vous faire perdre. Votre aveuglement, votre manque total de culture politique et théorique, votre absence d’expérience de la lutte et vos réseaux à la con suffisent amplement.
      Bonne (dé)route.

      René-Michel Le 26 janvier à 23:30
  •  
  • Seul désaccord , il faut que le PS meure.
    C est un frein à la construction d une alternative

    daniel93 Le 27 janvier à 06:24
  •  
  • Ces vieux militants comme René Michel qui connaissent tout de la politique... Même la généalogie de Pierre Laurent, ont oublié l’essentiel : la lutte des classes (qu’ils pratiquent dans leur salon). C’est cette chanson, désormais interdite, qui m’anime : Ni César, ni tribun, ni Dieu ni Maître.... Et ce ne sont pas les petits marquis proclamés Roi qui m’impressionnent. Le culte de la personnalité je vous le laisse. Pour les présidentielles je me servirai de mon bulletin JLM (A condition qu’il me respecte en tant que communiste, car des candidatures JLM, ici ou là, rendront de bons services à ses ex potes du PS). Comme Sartre je le dis "Tout anticommuniste est un chien"... Pour vous inviter à réfléchir ! Goldoni
    Au fait Clémentine, cette allégeance aux Insoumis.... Tu la signes ?

    Goldoni Le 27 janvier à 08:23
  •  
  • @ Goldoni ."dans mon salon", ça fait 45 ans que je me bats contre les exploiteurs, fachos avec dans mes pattes des ânes bâtés, grandes gueules, qui brassent du vent et pourrissent le combat, comme Sartre par exemple qui à fini à la Gauche Prolétarienne, qui tabassaient les militants de l’Union des étudiants communistes à coups de barre de fer. Mais ça tu ne le sais pas, môssieur grande gueule, coco de mes deux ! Tu causes, tu t’agites, tu méprises....

    René-Michel Le 27 janvier à 09:18
  •  
  • Sartre c’était pour te faire réfléchir... Mais bon, c’est raté ! Je ne milite pas encore avec du ressentiment et de l’aigreur. Et puis, les choix que je fais, je les assume. C’est un peu facile de dire que les erreurs ce sont les autres (Laurent grand père, père et fils c’est pas mal... La théorie politique, tu dis. Soit, je n’ai pas beaucoup été à l’école !). En ces temps difficile, ma seule boussole l’antifascisme et la lutte des classes. Peut-être nous croiserons nous ici sans barre de fer ? Mon père dans les années 70 fut défenestré par les trosko-réformistes PS de l’OCI ( Mélenchon en était). Tu vois chacun son histoire, il faut relativiser pour avancer. Tes insultes ne m’atteignent pas... Tu es ce que je desteste dans la gauche, l’étroitesse du petit bourgeois qui crois savoir parce qu’il a essayé et s’est trompé à cause des autres. Je te rends à ton nouveau maître.

    Goldoni Le 27 janvier à 09:49
       
    • Pour ton père, si tu fais référence aux défenestrations c’était à Censier, moi j’étais à Nanterre à me friter avec Cambadélis qui lui, contrairement à Mélenchon a viré social-MEDEF comme 90% du P"S". Quant à" je te laisse à ton maître ", cette bassesse prouve bien qu’on aura jamais rien en commun, Marx m’en préserve...Et c’est heureux.

      René-Michel Le 27 janvier à 13:38
  •  
  • Je suis abonné à la chaine YouTube de Ruffin.Il évoque depuis un moment son éventuelle candidature à la législative. Il veut être le seul candidat de ce qu’il nomme encore la gauche.Pas d’autres candidat pcf, insoumis et écolo. Hummm. Pourquoi pas. Mais clairement il ne va pas constituer un groupe à lui tout seul comme Renaud au temps de sa splendeur. Alors François, un conseil amical. Signe la charte. Signe la pour au moins une bonne raison. Elle a été rédigée pour s’assurer que tous ceux qui auront l’investiture du mouvement de la France Insoumise ne se déjugeront pas une fois élus. Je ne crois pas que cette éthique te pose problème. Par contre si tu ne signes pas ça risque d’en poser à tous ceux qui seront appelés à valider les candidats au sein de FI et qui sont attachés à cet acte puissamment symbolique . Ne crée donc pas de problème ou il n’y en a pas. Bonne campagne, nous te soutenons car tu le mérites.

    choucroute Le 27 janvier à 14:30
       
    • Ce qui est grave avec cette charte c’est qu’elle est plus un repoussoir qu’un élément de rassemblement. Quand on veut l’union, on commence pas par un chantage.

      Quant à reprocher à Ruffin de vouloir être le seul candidat (je n’ai pas vérifié si c’est vraiment sa position, je vous accorde le bénéfice du doute) mais je ne vois pas en quoi cela pose problème à ceux qui ont milité pour que Mélenchon soit le seul candidat de la gauche antilibérale. Autrement dit "un seul" candidat, c’est valable que pour la présidentielle quand il s’agit de Mélenchon. Aux législatives par contre, il faut la pluralité. Curieux paradoxe.

      Enfin, il y a quelques semaine ceux qui souhaitaient - et j’en suis - une candidature PCF à la présidentielle - se sont fait traiter par certains ici de "diviseurs" qui risquaient de faire perdre des voix à Mélenchon en ajoutant "une candidature de plus" à une gauche déjà bien atomisée. Force est de constater que ces arguments n’ont plus lieu lorsqu’il s’agit d’opposer et même de parachuter des candidats France insoumise là où le PCF à des sortants ou dans des circonscriptions où il peut l’emporter sur le PS ou la droite. Les arguments de la France insoumise sont vraiment à géométrie variable.

      Et bien puisque la messe est dite, la rencontre entre le PCF et la FI s’est soldée par un échec, tout le monde ira chacun de son côté.

      Et c’est avec satisfaction que dans ma circonscription le PCF présente une candidature qui ne passera pas par les fourches caudines de la Charte des Insoumis ou par les oukases de Jean-Luc Mélenchon - "l’homme qui a toujours raison". Une candidature que nous avons présenté à la presse avec un titulaire non-encarté (ancien socialiste en rupture avec le PS et qui était avec nous pour défendre la fermeture de La Poste d’un de nos quartiers éloigné du centre pour ne citer qu’un seul parmi nos combats partagés) et une suppléante PCF. Des Insoumis (4 dont un ancien PCF) étaient dans la salle et ont applaudi son discours ainsi que celui de notre secrétaire de section. Après, s’ils préfèrent voter pour le candidat que la FI ne manquera de présenter contre nous - puisqu’aucun des deux candidats (le titulaire et sa suppléante) ne veut signer cette charte - qu’ils le fassent. Nous ne porterons pas la responsabilité de la division.

      Nous voterons pour le candidat de la France insoumise à la présidentielle et la France insoumise affrontera notre candidat aux législatives. Les mots "réciprocité"et "bonne conduite" étant banni du langage des partisans de la Charte !

      Quant au florilège d’arguments anticommunistes que je viens de lire plus haut et qui sont d’ailleurs les mêmes que je peux lire ailleurs sur le site du Figaro de la part de nos adversaires de classe, ils n’auront qu’un seul effet, celui de fermer la porte à gauche que nous nous maintenons ouverte.

      Stéphane Le 27 janvier à 15:56
    •  
    • @ steph." Ce qui est grave avec cette charte c’est qu’elle est plus un repoussoir qu’un élément de rassemblement" Un repoussoir qu’on est plus de 200 000 à avoir signé et ça n’est pas fini. Personne ne vous oblige à quoi que ce soit. Et bienvenue à tous ceux qui veulent rejoindre France Insoumise.

      René-Michel Le 27 janvier à 23:13
  •  
  • J ai évoqué une schizophrénie l’autre jour et je me suis fait presque traiter de " médecin soviétique " sur cette tribune mais force est de constater que les adhérents du PCF sont pour le moins " zarbi" .

    Nous voterons pour le candidat de la France insoumise à la présidentielle et la France insoumise affrontera notre candidat aux législatives ??

    Je vous avoue que je ne vous comprends pas camarades communistes, il me semble qu’a titre personnel dans un cas de figure identique, je ne voterai surement pas pour votre candidat si vous en présentiez un aux législatives contre le mien ???!.

    Vous ne répondez jamais a la question de fond que je vous pose depuis des mois sur un point tout simple c’est mais pourquoi donc vous ne vous présentez pas sous la bannière PCF ?

    Un candidat PCF, des députés PCF et voila , vous nous lâchez les urnes et vous nous laisser nous ratatiner avec notre charte liberticide ?.Vous engrangerez les votes que vos millions d’électeurs vous gratifieront et renverrez la FI dans l’oubli.

    Sinon et n’en déplaise a Stéphane et BD pif, vous en serez réduit a tendre la sébile, avaler nous couleuvres, celles du PS et penser duale de façon durable .

    Bonne campagne

    buenaventura Le 28 janvier à 13:29
  •  
  • @ Stéphane Le 27 janvier à 15:56
    « Ce qui est grave avec cette charte c’est qu’elle est plus un repoussoir qu’un élément de rassemblement. »
    Bon, ça commence mal car il ne suffit pas de le dire encore faut-il le démontrer. Pourquoi donc est-ce un repoussoir ?
    « Quant à reprocher à Ruffin de vouloir être le seul candidat (je n’ai pas vérifié si c’est vraiment sa position, je vous accorde le bénéfice du doute) »
    Houla ça continue sur le même registre. Merci not bon maitre de m’accorder le bénéfice du doute. Il eut été plus simple d’aller constater par soi même sur la chaine YouTube de Ruffin. Ce n’est pourtant pas un gros effort à fournir.

    « Force est de constater que ces arguments n’ont plus lieu lorsqu’il s’agit d’opposer et même de parachuter des candidats France insoumise là où le PCF à des sortants ou dans des circonscriptions où il peut l’emporter sur le PS ou la droite. Les arguments de la France insoumise sont vraiment à géométrie « variable »
    Encore une approximation. De quoi s’agit-il en vérité ? Il s’agit de l’investiture de FI. Qui la demande signe la charte, qui ne la demande pas ne la signe pas. Personne n’est obligé. C’est d’ailleurs ce qu’a décidé la direction du PCF pour un très grand nombre de circonscriptions. Elle présente des candidats PCF et point barre ( enfin pas tout à fait puisqu’elle fait survivre un label Front de Gauche qui ne représente plus rien)

    Nous avons compris que vous étiez pour une candidature PCF à la présidentielle. Votre conseil national en avait d’ailleurs voté le principe. Ce sont vos adhérents de base qui à une courte majorité en ont décidé autrement. Donc si vous ne souhaitez pas suivre votre majorité c’est strictement votre affaire. Vous pouvez toujours faire comme les nombreux députés ps qui vont demander un droit de retrait de la campagne si c’est l’avatar de Tsipras qui remporte le pmu de dimanche prochain.
    Mais de grâce ne quémandez pas une "réciprocité" qui n’a aucun objet.

    choucroute Le 28 janvier à 14:57
       
    • Je ne "quémande" rien à la France insoumise. Le PG - centre névralgique de la FI qui lui sert de cache nez pour se la jouer "moderne", "nouveau" et même "hologramme" etc. - n’a cessé de quémander des circonscriptions, des places depuis la création du Front de gauche etc. La réciprocité, que nous ne demandons pas d’ailleurs, mais dont je constate qu’elle s’arrête à votre porte, c’est un principe. Lorsque qu’une organisation vous soutient à une élection - et sur ce site je n’ai pas cessé de constater les défenseurs de la FI nous appeler à l’automne quand nous hésitions au soutien, à ne pas ajouter une candidature de plus etc. Alors la réciprocité, ce n’est quelque chose que l’on quémande, c’est une question de principe mais vos arguments montrent chaque jour que vous n’en avez pas ! Maintenant, je connais bien des gens à gauche qui ne se doutent pas encore de ce genre d’attitude unilatérale de votre mouvement mais qui lorsqu’ils en seront informés seront bien surpris de cette cuistrerie qui consiste à présenter des candidats face à des élus communistes qui ont appelé à la voter pour vous à la présidentielle et qui comme députés ont été souvent les seuls à lutter à l’Assemblée contre Valls et la loi travail.
      Nous n’avons rien à quémander, je fais juste ici remarquer que la réciprocité vous ne savez pas ce que c’est de même que la courtoisie minimum envers les communistes que vous méprisez. Philippe Poutou candidat du NPA disait à il y a quelques jours à propos de Mélenchon et des Insoumis en le déplorant : "regardez comment ils traitent des communistes". Si vous croyez que vous pouvez changer la donne en méprisant les autres forces de gauches qui refusent de vous rallier, de signer votre charte etc. vous découvrirez très tôt vos limites.
      Vous n’aurez pas d’élus ou quasiment pas assez pour constituer un groupe, nous non plus peut être et votre attitude n’aura servi qu’à une chose : prouver votre capacité de nuisance. Je vous laisse ça, la "terre brûlée" !
      Ruffin disait dans son article "personne à gauche ne peut gagner tout seul", vous allez l’apprendre à vos dépens.

      Stéphane Le 28 janvier à 17:37
  •  
  • stef. Tu quémandes pas, tu harcèles, tu colles, tu lasses. T’as pas compris ? Oublie nous.

    René-Michel Le 28 janvier à 18:03
  •  
  • @ René-Michel
    Effectivement, l’anathème et la grossièreté sont votre spécialité.
    Ne vous en déplaise, je continuerai le débat argumentaire et ne vous laisserai pas le dernier mot. Je ne demande pas au contradicteur, ce que vous êtes ici pour moi et rien d’autre, de sortir de la discussion ! Et si vous m’y invitez c’est que vos arguments ne tiennent pas le route. Moi lorsque je poste une contribution au débat, je le fais librement. Je pourrai tout aussi bien me sentir harcelé par vos propos indignes à mon égard ou à celui des autres contributeurs proches du Parti communiste qui ne sont pas de votre avis et que vous avez insulté. Moi, je ne suis pas las du combat d’idée même quand vous me consternez par votre bêtises ou vos insultes. Si vous n’êtes pas content, vous n’avez qu’à pas me répondre. Je vous y oblige pas. Donc, je crois que vous aurez à me supporter encore longtemps sur ce forum comme ailleurs. Je ne me laisse pas intimidé par vous. Et je continuerai à contre-argumenter autant qu’il le faudra. J’ai l’habitude du militantisme sur le terrain, alors ce n’est pas vous qui me ferez fermer ma gueule. Moi aussi je peux être "le bruit et le fureur"si je veux !

    Stéphane Le 28 janvier à 21:35
       
    • Voyez vous Stéphane , le problème avec les croyants comme vous , c’est que vous ne répondez jamais sur le fond.

      Pourquoi n’avez pas présenté un candidat communiste a la présidentielle ? ( alors que la lisibilité médiatique passe par la)

      Pourquoi avez vous préféré le soutien a JLM ,en sachant que beaucoup parmi nous ne le souhaitions pas ( force et de constater que vous êtes des boulets depuis la fin des paradis des travailleurs).

      Pourquoi ne faites vous pas le constat que seul, sans ’assistante électorale du PS ( qui va disparaître) le PCF est dans l incapacité de gagner seul un élection . (vous Navez plus d électeurs)

      Vous débattez Stéphane, vous affirmez mais vous n’avez pas la lucidité minium qui sied a un militant de base a savoir : tirer un bilan et ce bilan est pourtant établi même si cruel.

      Le PCF ainsi que l idéologie communiste n’ existent plus en tant que force politique en France , en Europe et dans le monde c’est une réalité

      Mais ne répondez pas sur le fond Stéphane , continuez a penser que la charte de la FI est liberticide et que les masses vont vous rejoindre sur les bases du parti communiste français .

      Tenez je vai vous faire plaisir, je v’ai pensez comme vous.

      Le parti communiste compte 100 000 adhérents
      La plupart sont des jeunes.
      Pierre Laurent et Chassagne sont les personnalité politiques favorites des Français.
      Les candidats communistes aux législatives arriveront en tète dans 100 circonscriptions
      Le PCF compte 20 maire dans les villes de plus de 100 000 habitants
      vous avez gagné 38 villes en 2014 etc. etc.
      Vous êtes les meilleurs, vous êtes les plus fort, longue vie au N° 1 .
      C a vous va Stéphane ?

      buenaventura Le 29 janvier à 10:28
  •  
  • @Buenaventura

    Le docteur Buenaventura après m’avoir traité de "schizophrène", me pose des questions tout en apportant lui-même ses réponses. J’hésite à lui répondre mais comme cette fois il n’utilise pas l’insulte, ni ne me demande de lui "lâcher les urnes", je vais lui répondre.

    1) Je ne suis pas croyant. Gardez ce terme pour l’un des 4 insoumis avec lesquels j’ai discuté lors de la présentation des voeux du PCF de ma petite section (nous étions 50, dont 4 Insoumis invités et qui étaient sur une position d’ailleurs moins radicale et intransigeante que le vôtre et celle de Mélenchon). En discutant avec lui, les seuls arguments qu’il m’a opposé concernant Mélenchon relevaient de l’hagiographie (le culte des saints), lui justement était dans la "croyance" (avec des termes que j’ai pu entendre aussi sur ce forum ou ailleurs de la part des insoumis sur leur champion comme celui d’"abnégation" - un comble quand on connaît la carrière de renard de Mélenchon passé de l’OCI au PS de Mitterrand, son maître qu’il n’a jamais désavoué malgré ses frasques et ses trahisons). La "croyance", je vous la laisse tout comme celle en la "fin du communisme" que j’ai entendu depuis des lustres au point d’en rire. Je vous l’ai dit, un mort on ne lui répond pas, on le pleure ou on l’oubli, mais on ne lui répond pas, la nature ne le permet pas hélas. S’il n’y a plus de communistes comme vous le dites, pourquoi nous parlez-vous ? Enfin, pour ce qui concerne la "croyance", je pensais que vous aviez compris que comme communiste je ne crois pas au "sauveur suprême" : "ni Dieu, ni César, ni Tribun"...même en hologramme. Je suis matérialiste, donc athée. Je n’ai pas chez moi le portrait du "petit père des peuples", vous vous trompez d’époque. J’ai des convictions mais pas de croyances.

    2) Sur le choix du PCF de soutenir Mélenchon - soutient critique (et je ne m’en prive pas et c’est pas fini) et campagne autonome, vous me posez une question dont vous connaissez la réponse. S’il ne s’agissait que de moi, la réponse aurait été différente d’ailleurs puisque je défendais l’option 2. Simplement, je respecte la démocratie interne à mon Parti et je ne vais pas "claquer la porte" parce que les partisans de l’option 1 l’ont emporté de peu. D’autant plus qu’ils l’ont fait pour des raisons louables : "ne pas se couper des autres forces de gauches avec qui nous travaillons", "ne pas ajouter une candidature dans un paysage émietté", sans compter les arguments qui étaient d’ailleurs défendus ici comme ailleurs par des insoumis pour nous en convaincre. Vous devez accepter que tout le monde ne pense pas comme vous et même chez vous il y avait des insoumis qui souhaitaient cette décision contrairement à votre position. Bref, les avis étaient partagés. Voter Mélenchon - tant pis si d’autres à cause de votre sectarisme préfèreront finalement Hamon - ne me pose pas de problème particulier, nous avons l’habitude. J’ai voté pour la première fois à ma majorité en 1988 pour Lajoinie au 1er tour (PCF) et pour Mitterrand (PS) au second tour alors que je détestais l’homme. J’ai fais le même geste en 2012 et par deux fois, la première pour Mélenchon, la seconde pour Hollande. A chaque fois, il s’agit d’un vote "par défaut". A moins de vous abstenir, cela vous arrivera certainement si cela ne vous ai pas déjà arrivé.

    3) Quant à votre fable usée jusqu’à la corde d’une "assistance" du PS, elle relève de votre sectarisme une fois de plus. De votre incapacité à accepter ce que François Ruffin disait au départ de cette chaîne de posts : "personne à gauche n’est assez fort tout seul". Je partage contrairement à vous cette opinion et j’apprécie sa position de rassembleur. C’est une opinion et non une croyance lorsque l’on regarde la réalité en face. En effet, refuser les désistements républicains (qui se font dans les deux sens et sans lesquels par exemple il n’y aurait jamais eu de victoire du Front populaire) et les alliances électorales, c’est se condamner au sectarisme et à l’entre-soi comme Lutte ouvrière. Comme vous, ses militants ont eu leur "leader" - la fameuse Arlette qui en 2002 progressait électoralement. Depuis qu’elle a pris sa retraite, LO stagne voire disparaît. Ce qui montre qu’il ne faut pas miser sur un leader même passé maître dans l’art du "one man show". Nous sommes, au PCF, vaccinés contre le culte de la personnalité. Nous verrons sur le long terme ce que deviendra le mouvement des insoumis quand Mélenchon ne sera plus.

    4) Quant au bilan, nous au moins nous en avons un. Pour ce qui concerne la France et les combats que nous y avons menés (je refuse de répondre pour le communisme dévoyé d’une autre époque ou d’un autre lieu, je vous laisse faire l’amalgame si vous le souhaitez comme le font les anticommunistes avec lesquels je croise le fer sur le site du Figaro). Ce chemin, mes camarades du PCF plus anciens ne l’ont pas tracé sans peine, ni sans erreurs ou aveuglements mais moi je suis fier de leur bilan parce que dans de grands moments ils ont fait des choix essentiels pour le société, pour notre modèle social issu du CNR. Nous avons perdu sur le plan électoral bien des voix en même temps d’ailleurs que nos concitoyens perdaient confiance en la démocratie, se réfugiaient dans des votes protestataires pour les grandes gueules médiatiques du moment - idiots utiles du système - et autres "troisième homme". Evidemment, le contexte n’est pas le même aujourd’hui que par le passé et il faut arrêter de comparer ce qui n’est pas comparable. Le 12% du vote pour Mélenchon en 2012 feraient sinon pâle figure si nous le comparions aux résultats de mon Parti il y a 50 ans.

    5) Enfin, c’est bien par ce que je suis lucide que je suis communiste. Je pense tout simplement que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire, parce qu’un monde toujours aussi inégal ne peut qu’aboutir aux guerres, aux dictatures, aux injustices sociales. A contrario, je me réfère au communisme qui défend une autre forme de société. Mais vous au fait, vous êtes quoi ? Je dis ça parce que "insoumis"ce n’est pas en soit un programme, c’est comme "anticapitaliste", cela dit simplement car que l’on ne veut pas et non quel monde nous voulons à la place. Moi j’ai choisi de défendre un mouvement qui s’inspirant de Marx veut "une société sans classe, ni exploitée" : le communisme. Et pour cela il faut un parti pour le défendre. Marx avait titré son oeuvre : "le Manifeste du Parti communiste". Voilà pourquoi je suis "communiste".

    Pour la fin de votre post qui n’apporte pas grand chose si ce n’est de nous montrer votre sens de l’ironie, je n’ai rien à ajouter, nous ne sommes pas au théâtre.

    Stéphane Le 29 janvier à 12:01
  •  
  • " Marx avait titré son oeuvre : "le Manifeste du Parti communiste". Voilà pourquoi je suis "communiste". Pauvres de nous ! Marx et son "compère" Freidrich Engels doivent se retourner dans leurs tombes ! Alors, pour toi, Marx n’aurait écrit qu’ UN livre, le Manifeste ? Mais d’où sors-tu ? Peut-être crois-tu aussi que "Das kapital" est un guide touristique de Berlin ?

    René-Michel Le 29 janvier à 20:50
       
    • Vous dites n’importe quoi ! (une fois de plus)
      Nul part je n’ai écrit que Marx n’avait écrit qu’un seul livre, j’ai juste cité son oeuvre fondatrice pour le mouvement internationaliste, le Manifeste du Parti communiste. Le Capital fut rédigé plus tard, c’est l’oeuvre de maturité de Marx.
      Vous prétendez me donner des leçons d’histoire ?
      Commencez-donc par arrêter vos insultes et soignez donc votre aigreur.

      Stéphane Le 29 janvier à 21:11
  •  
  • Le député payé au SMIC...ce genre de blague devrait inquiéter. L’indépendance doit être aussi financière et rémunérer des compétences et un travail. Pas la peine d’être à la CGT et faire baisser les salaires...

    christian Le 30 janvier à 02:29
  •  
  • @ Stéphane Le 28 janvier à 17:37
    Donc les milliers de communistes qui ont rejoint la France Insoumise et dont un certain nombre seront candidats à la législatives ne sont pas des bons communistes ?
    Je crois que nous n’avons plus rien à nous dire. J’étais électeur du PCF jusqu’à il y peu ( dernière régionale) Les évènements liés au soutien péniblement décidé par ce parti m’ont définitivement écarté de lui. Je le regrette mais c’est ainsi.

    choucroute Le 30 janvier à 09:00
       
    • Comment vous étiez encore au PCF ?
      Non sans blagues !
      Lorsque je lis la virulence de vos propos envers tout ce qui touche ou critique de près ou de loin aux ambiguïtés de Mélenchon et au sectarisme des insoumis, j’aurai parié que vous aviez viré votre vaccin depuis longtemps !
      Nous n’avons plus rien à nous dire dites-vous, très bien j’aurai donc le dernier mot. Claquer la porte comme Mélenchon c’est votre dénominateur commun.
      Dites plutôt comme Giscard : "aurevoir"

      Stéphane Le 30 janvier à 17:30
    •  
    • @ stéphane

      votre sectarisme vous dilate les pupilles ou quoi ? Ou avez vous lu que j’étais encore au pcf ? Je vous ai dit que je votais encore pour ce parti aux dernières régionales. Je votais. C’est clair ? Je vous laisse avec votre camarade Dartigolles qui vient de déclarer que l’élection de Hamon (par 1 100 000 électeurs de tous bords) crée une situation nouvelle et qu’il faut, vite, vite discuter avec ce qui reste du parti de la trahison.

      choucroute Le 31 janvier à 09:34
  •  
  • Stéphane est celui qui décerne des bons points vous ne saviez pas ?
    vous vous adressez a un marxiste ! voyons !

    Vous prétendez lui donner des leçons d histoires a lui ??

    Perso j’ai beau chercher parmi les anciens élèves de science po la trace d un Stéphane brillantissime , personne parmi les anciens ne semblent le connaître , peut être a l’ ENA ??

    buenaventura Le 30 janvier à 15:18
       
    • Pas plus que je ne connais de Buenaventura ayant fait l’ENA ou Sciences Po ces derniers temps !

      Stéphane Le 30 janvier à 17:34
    •  
    • @stef N’oublie pas que c’est ton tour d’amener le cidre et la galette à la prochaine réunion de cellule. C’est Jocelyne qui fait le rapport et Léon qu’est à l’accordéon.

      René-Michel Le 31 janvier à 17:22
  •  
  • discussion de diversion je vous dis ! avancez plutôt dans les idées permettant de renforcer le mouvement.
    Le résultat de la primaire socialiste a un intérêt majeur : beaucoup de gens ont sanctionné les politiques libérales du PS et de ses alliés. Il nous faut nous appuyer sur ce constat pour faire en sorte que ces votants n’en restent pas là mais au contraire viennent enrichir notre mouvement de rupture. C’est le problème à surmonter : les gens voient que le PS les mène dans le mur mais ne veulent pas encore, pour beaucoup, en tirer les conséquences politiques.
    Autre chose : hamon n’a pas de programme, nous si ! il ne renie pas les fondamentaux de son parti au pouvoir, nous on propose un choix radicalement différent ! il est rocardien (ce qui est son droit) ce qui l’amène à des compromis incessants avec le libéralisme, nous souhaitons ouvrir la voie à un autre type de société (ambitieux projet mais nécessaire et urgent à mes yeux)
    etc.

    christian Le 31 janvier à 16:36
       
    • @ Christian
      Les conséquences politiques, les gens les ont tiré en écartant (ou en s’en écartant) les tenants de la rigueur et ceux qui nous ont gouverné si mal ces dernières années : de Sarkozy à Hollande en passant par Valls. C’est déjà pas si mal. C’est un premier pas.
       Dire qu’Hamon n’a pas de programme relève d’une attitude bien prétentieuse. Dites que ce programme n’est pas le votre mais pas qu’il n’existe pas. Même chose avec notre programme PCF "la France en commun". Vous vendez Mélenchon comme un aspirateur de la part d’un VRP. C’est Mr Plus.
      L’essentiel n’est-il pas le changement d’orientation du PS (s’il se confirme, je ne dis pas que c’est gagné mais autant l’encourager et s’en rapprocher) ? Cela donne quand même plus de grains à moudre que si Valls ou Hollande avaient gagné la primaire, non ? Derrière Hamon, c’est le combat des frondeurs qui étaient aux côtés des députés du Front de gauche contre la Loi Travail qui commence à porter ses fruits.
      Le problème c’est que vous insoumis ne voulez pas de l’union, ni avec nous PCF, ni avec Hamon etc. C’est cela qui me consterne. Comment allez vous rassembler les électeurs de gauche si vous leur dites qu’en dehors de la charte des insoumis, point de rassemblement. Les électeurs socialistes d’Hamon ne vont pas vous rejoindre comme cela du jour au lendemain. Pour moi, nous sommes, vous êtes, condamnés à l’union.
      Voilà ce qui permettrait de renforcer le mouvement.

      Stéphane Le 31 janvier à 18:37
  •  
  • Bravo à François Ruffin pour son intervention à la cérémonie des Césars en recevant son prix, vêtu d’un T-shirt « I love Vincent » (pour Vincent Bolloré, patron de Canal+, qui retransmet les César), similaire à celui qu’il portait dans le film (« I love Bernard ») et en faisant un plaidoyer antidélocalisations à la place du discours convenu habituel. Applaudissements hypocrites du parterre de bobos et sourire méprisant de Bruno Le Roux présent dans la salle.

    Durruti Le 25 février à 20:07
  •  
  • François Ruffin résume bien toute l’histoire de la gauche en France en citant Maurice Kriegel-Valrimont :"Le PS n’est pas la force motrice à gauche".
    En 1936 avec le front populaire,1945 avec le programme du CNR,1972 avec le programme commun,1981,1997...seul le rapport de force politique à gauche a permis des avancées.
    Le reste du temps le PS a gouverné à droite toute...

    Régis de Nimes Le 26 février à 18:42
  •  
  • Bonjour
    Comment puis je joindre François Ruffin ?

    Pouvez-vous lui transmettre mon email ?

    Merci

    novais Le 27 février à 23:22
  •  
Forum sur abonnement

Pour poster un commentaire, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas encore enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?