Accueil > Politique | Par Roger Martelli | 27 mars 2015

Front de gauche : avant le second tour

Dimanche soir, la gauche risque d’avoir du vague à l’âme. Sa représentation départementale va se rabougrir et il ne sera plus possible d’ignorer la donnée majeure, mesurable dès le premier tour : l’ampleur de l’abstention et la percée territoriale du FN.

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L’obsession libérale et sécuritaire de la droite et l’oubli de l’égalité par le PS – au nom de la compétitivité – ont cassé les ressorts de la politisation populaire et de l’équilibre démocratique. La crise qui en résulte est d’une épaisseur telle que l’on ne peut compter, pour inverser le rapport des forces, sur aucune rodomontade de Premier ministre, aucun effet rhétorique ou aucune combinaison partisane. Les discours savants sur le tripartisme n’y feront rien. On reviendra dès lundi sur les enseignements à tirer de ce nouvel épisode électoral. En attendant, il n’est pas inutile de faire le point, avant le second tour.

Front de gauche : mi-chèvre, mi-chou

Les résultats du Front de gauche sont désormais établis, une fois réaffectées à leur étiquette réelle les candidatures aimablement classées "divers gauche" par un ministère de l’Intérieur à la fois roublard et incompétent. Le total des listes incluant des membres du Front de gauche s’élève à 9,4% des suffrages exprimés (lire "Départementales : Front de gauche, la vérité des chiffres"). Peut-on comparer ce chiffre avec les scrutins antérieurs ? Difficile. Sur ces 9,4%, 0,6% s’attachent à des configurations d’union avec le PS et 1,6 % à des binômes avec EE-LV. Si l’on se contentait d’un raisonnement arithmétique, on conclurait que les binômes du seul Front de gauche ont recueilli 7,2%. Or le PC avait obtenu 8,8% en 2008 et le FdG 8,8% en 2011. Mais qui peut dire de façon stricte quelle est la part respective de chaque partenaire dans le résultat d’un binôme ?

Le plus raisonnable est de se dire que le FdG se situe à un niveau proche – mais en retrait – de ses résultats antérieurs. Dans le contexte d’une gauche qui perd au total entre 11,5% et 12%, ce résultat témoigne d’une certaine résistance. Mais force est de constater que le Front de gauche n’a pas tiré profit des reculs du PS. Le recentrage socialiste à marche forcée n’a pas ouvert l’espace à sa gauche, mais à sa droite.

Le problème immédiat est que cet entre-deux peut affecter lourdement la représentation départementale du Front de gauche. Pour l’essentiel, son implantation est calquée sur celle du PCF. Sur les 234 conseillers sortants, 220 étaient communistes, 5 se réclamaient du PG et 9 autres se répartissaient entre les "apparentés PC" d’autrefois et les différentes composantes de l’alliance. Ces 234 conseillers se distribuaient dans 61 départements, allant de 1 à 18 sièges de conseillers généraux.

Une élection difficile

Le terrain de l’élection cantonale n’est pas le plus favorable pour un PC plus à l’aise dans des consultations nationales ou municipales. On parle facilement de "communisme municipal", mais rarement de "communisme départemental", et seulement quand est en cause une direction communiste qui n’a été durable que dans le cas de la Seine-Saint-Denis (41 ans) et du Val-de-Marne (à ce jour 48 ans, moins six ans de présidence du gaulliste Roland Nungesser entre 1970 et 1976). On ignore plus souvent que l’implantation départementale communiste n’a acquis son épaisseur que depuis les années 1960, au plus fort de l’union de la gauche en expansion. Au début de la Ve République, alors qu’il représentait nationalement un cinquième des électeurs français, le PC n’avait que 90 conseillers généraux éparpillés sur le territoire métropolitain. Ce n’est qu’à partir de 1967 que sa représentation cantonale a fait un bond spectaculaire, pour culminer à 478 en 1976 et 1979.

Ajoutons que le redécoupage cantonal actuel défavorise les formations les plus modestes, au bénéfice des "poids lourds". En 2008 et 2011, le PCF et le FDG avait obtenu 61 sièges de conseillers généraux dès le premier tour. Or, si l’on projette les résultats de 2008 et 2011 sur les nouveaux cantons, on atteint un chiffre oscillant entre 12 et 15 binômes élus au premier tour, soit une réduction de moitié du nombre de conseillers, par le seul effet du découpage territorial.

Enfin, on ne saurait sous-estimer le phénomène apparu dès les législatives de 2012 et confirmé aux municipales et aux européennes de 2014 : si le Front de gauche progresse dans ce qui constituait les zones de faiblesse du PC, il continue très souvent de s’éroder dans les anciens "bastions". En régressant dans les zones de force, il limite ses capacités à parvenir au second tour et à gagner des majorités, a fortiori quand les troubles de l’électorat de gauche fragilisent lesdites majorités.

Succès possibles, situations incertaines, victoires impossibles

Dimanche, le Front de gauche sera présent dans 115 cantons répartis sur 41 départements. Trois cantons ont été acquis dès le premier tour à Souvigny (Allier), à La Grand Combe (Gard) et au Collet de Dez (Lozère). Dans quatre cantons, le candidat du FdG sera seul en lice : à Seignanx dans les Landes, à Aubervilliers, dans le deuxième canton de Saint-Denis et à Ivry. Il est certain de l’emporter dans le canton de Touvre-et-Braconne (Charente) où le binôme FDG a eu la majorité absolue – mais pas les 25% des inscrits – au premier tour. Dans 20 cas, le FdG se trouvera dans une situation de triangulaire et, dans la moitié des cas (67), il sera face au Front national.

Il convient par ailleurs de noter quatre cas où le FdG devra faire face à un duel interne à la gauche : dans les cantons des Monts du Livradois (Puy-de-Dôme), de Bordères-sur-l’Echez (Hautes-Pyrénées), de Saint-Vallier (Haute-Saône) et dans le deuxième canton de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le PS et ses alliés ont refusé de se désister, alors qu’ils avaient été devancés par le FdG.

Dans un gros tiers des cantons en ballotage, les candidats du FdG sont dans une situation qui laisse augurer d’un succès, sur le papier tout au moins. En revanche, la situation est très difficile, parfois impossible, dans un autre tiers des cantons, y compris face au Front national. Dans le tiers restant, la situation est tout-à-fait incertaine, tout dépendant de ce qu’il en sera de la mobilisation à gauche, après le coup de froid du dimanche précédent.

Une représentation affaiblie

D’ores et déjà, on sait que la représentation départementale du Front de gauche sera très affaiblie. À l’issue du premier tour, 22 départements supplémentaires (sur 61) n’auront plus de conseillers à la gauche du Parti socialiste. Le Front de gauche part confiant dans le Val-de-Marne où la bonne tenue de l’électorat traditionnel et la déception de la droite laissent envisager une reconduction de la présidence communiste. La situation est plus indécise dans l’Allier – où le rapport des forces entre la droite et la gauche est toujours très aléatoire.

Mais d’autres départements d’influence communiste ancienne seront scrutés plus particulièrement : le Cher (8 sortants) où les trois ballotages sont difficiles, le Gard (8 sortants), l’Isère (7 sortants), la Meurthe-et-Moselle (8 sortants), le Nord (14 sortants), le Pas-de-Calais (11 sortants) avec pour ces deux départements des ballotages très délicats, le Puy-de-Dôme (8 sortants), la Seine-Maritime (8 sortants), la Haute-Vienne (un seul canton en ballotage favorable pour 8 sortants).

Sans compter bien sûr l’équation Région parisienne. Le FdG n’a plus de conseiller dans le Val d’Oise et sa participation aux assemblées départementales est en question en Seine-et-Marne, dans les Yvelines et dans l’Essonne. Elle est assurée dans les Hauts-de-Seine où le quatuor composé par Bagneux, Gennevilliers, Malakoff et Nanterre continue de défier la droite. Elle devrait être maintenue pour l’essentiel dans le Val-de-Marne (18 sortants). Elle est beaucoup plus aléatoire en Seine-Saint-Denis. Dans ce "bastion" ancien qui comptait encore 13 sortants Front de gauche, le FdG n’est assuré du résultat que dans les cantons sans concurrence d’Aubervilliers et de Saint-Denis 2. Dans les quatre autres cas (Bobigny, Le Blanc-Mesnil, Montreuil, Tremblay-en-France) la situation est plus incertaine, parfois très difficile.

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Vos réactions

  • ’ le PC avait obtenu 8,8% en 2008 et le FdG 8,8% en 2011. Mais qui peut dire de façon stricte quelle est la part respective de chaque partenaire dans le résultat d’un binôme ?’
    Parlons peu,parlons clair:Quelle mauvaise foi..
    Heureusement ,le reste de l’article dément cette unique mais mesquine ’manip’ et nous retrouvons ,dans ce trés bon article,le Martelli que nous apprécions,celui qui nous parle...du PCF,son seul objet politique digne ,légitimement d’intérêt réel qui nous fait vibrer.
    Pourtant quelques explications s’imposent,pour les naïfs,parce que sous le nom FDG,ne se trouvent que des candidats PCF...
    Tous simplement parce que les seuls qualifiés pour le second tour évoqués par martelli,sont tous du PCF.
    Les chiffres parlent d’eux mêmes :’ le PC avait obtenu 8,8% en 2008 et le PCF-fdg 8,8% en 2011 et 2015.Alors que le PdG arrête son travail de sape anti-PCF parce qu’aucune organisation ne peut remplacer le PCF-fdg.Affaiblir le pcf,c’est affaiblir la gauche du PS ;détruire sans construire..C’est vrai,le PdG le reconnait,le FDG est le cache sexe,trés érotique du PCF.
    Le PdG est flasque,petit,riquiqui, sans assise,ni forces militantes.
    Il peut persister dogmatiquement,comme dans les années 70 où ’existaient’ bureaucratiquement des sigles vides:comme’ l’Humanité-rouge’,’les 4ième internationale’ ou’ le pc-ml-F’.
    Mais ,ces organisations ultra-gropusculaires,comme le PdG,aujourd’hui,simple écurie de Mélenchon, ont disparu après avoir berné quelques gugus. .comme aujourd’hui le PdG..
    Eh,Oui,236 années de communisme français ne peuvent être effacés par un mitterandien conseillé par Buisson et son très gropusculaire PdG,...

    csérieuxlecommunismefrançais Le 27 mars 2015 à 20:31
       
    • L’aveuglement est roi ! 2007....1,89% en 2007....Imprime ! 11% en 2012 ! Warum bitte ?

      Dominique FILIPPI Le 27 mars 2015 à 23:15
    •  
    • Évidemment....tous ceux qui votent PC approuvent Laurent et honnissent Mélenchon...quel mépris des citoyens que de "raisonner" de la sorte...
      çà s’appelle comment aller chercher dans les poubelles des journaux de droite des calomnies pour déconsidérer JLM ? çà me rappelle les personnes exclues dans les années 50 parce qu’elles étaient mariées à un ou une "titiste"... Surtout continue à insulter ! Tu facilites le travail de reconstruction ....

      Dominique FILIPPI Le 28 mars 2015 à 07:27
    •  
    • Boarf, le PG , c’est 3 000 adhérents je crois. Des militants complétement à coté de la plaque, qui comprennent pas grand choses aux réalités. Qui pensent qu’un jour viendra un grand soir, où l’ouvrier en se levant ira voter pour eux, sur un concept rare "Le fait d’avoir été en complete autonomie avec le PS". Concept qui n’interesse que très peu de personnes. les mêmes qui le diffuse au final" IL faut savoir etre franc, tout le monde s’en fout. Les gens votent pour qui ils ont confiance et fournissent des solutions.

      Comme on le disait il y a 3 ans, le fait de casser du PS dès son arrivée au gouvernement, les opérations "Tous pourri", "Balai", tout cà, la politique du constat, cà vole pas haut, quand il y a aucuns discours en face pour convaincre les gens de venir vers nous. Comme on le disait il y a 3 ans, cà và surtout faire gonfler le FN. On y est.

      Aprés, le PG s’est querellé avec le PCF, "des elus qui collaborent avec le PS ". Un incroyable scandale, des noms d’oiseaux partout, trahison, collaboration et compagnie ! Entre nous, cà gène qui que le PCF fasse, comme depuis des lustres, des alliances avec le ps ? Le PG. Sinon, tout le monde s’en fout.

      Aprés on a eu les declarations de Melenchon à l’internationale, et là, la derive vers les regimes autoritaires complete. Russie, Syrie, c’était pas possible d’adhérer à ce genre de discours pro dictatoriaux. Carton rouge complet.

      Et puis ces dernieres elections, ou là on élit de conseillers généraux, ceux qui vont s’occuper des dossiers RSA, des fonds d’aide sociaux, des colleges, des transports,des trucs pour les pauvres quoi . Et là, les PG en ont fait un cheval de bataille pour donner un vote sanction au PS. Qu’importe si les prochains conseillers généraux soient du fn , ou de l’UMP, ou du PS, pour eux, il faut faire un chiffre. Celui de la raclée du PS. Ils n’ont que ce mot en bouche comme de la rage.

      Et là on en arrive au fait que les militants PG en appellent au vote blanc lorsqu’il y a un FN en face, que ce soit le PS, l’UMP ou autres. C’’est lamentable. Effectivement, je pense que Melenchon ne peut plus s’en sortir avec ses militants, qu’il va suicider le FDG par une grande purge anti PCF, et aprés il ne pourra rien faire, sans moyens pour le PG. Alors il nous à préparé son M6.FR machin chouette, dont tout le monde s’en fout sauf ses militants.

      IL aura été nocif à la gauche. Le meilleur allié de la droite et de l’extreme droite qui n’attendait pas meilleur ennemi du PS pour le decribiliser. Perte de députés pour le gauche, d’elus locaux, divisions, etc . Une catastrophe pour la gauche.

      bdpif Le 29 mars 2015 à 15:46
  •  
  • Comment expliquer que tous les partis soient satisfaits au soir du 1er tour ?C’est la rhétorique électorale,mais la France est le pays qui a inventé le premier tour ,les binômes obligatoires homme/femme.Or à part la France aucun autre pays ne pratique le premier tour et les binômes obligatoires homme/femme.Avec ce système où quatre partis (2 candidats titulaires+2 remplaçants) peuvent se prévaloir des électeurs réunis sur la liste et un nombre de listes limités à 4 ou 5 tout au plus,tout le monde peut se féliciter.N’est ce pas une réponse de l’établishment politique que cette mise en place d’élections de ce type alors que des élections à la proportionnelle serait plus juste,plus simples et moins alambiquées ?Cela rappelle l’assemblage des étiquettes que pratique le fdg.
    Sinon le PS/prg/dvg avec 28,7%,retrouve les 28,6% de F.Hollande au premier tour 2012 mais quel recul au second.
    Mais comment l’UMP peut elle appeler à l’abstention en cas de duel ,PS/fn ?Est il normal d’avoir appelé à l’abstention pour un parti gouvernemental ?cela n’est pas la peine de verser des larmes de crocodiles au vu de l’abstention à chaque élection et appeler ainsi,à l’abstention au second tour. Car critiquer sans cesse le gouvernement et proclamer le ’Ni-Ni’,cela revient à faire voter fn pour sanctionner le gouvernement de gauche.

    csérieuxlecommunismefrançais Le 28 mars 2015 à 09:07
       
    • Alors heureux ? Tes analyses à deux balles auto-centrées sont toujours aussi fines après cette nouvelle raclée ?

      Mac Cullers Le 30 mars 2015 à 09:20
  •  
  • "Dimanche soir, la gauche risque d’avoir du vague à l’âme. Sa représentation départementale va se rabougrir et il ne sera plus possible d’ignorer la donnée majeure, mesurable dès le premier tour : l’ampleur de l’abstention et la percée territoriale du FN."

    Non, la donnée majeure, c’est la branlée historique que va se prendre le PS et avec lui ses alliés du deuxième tour. S’ils maintenaient ou consolidaient leurs positions, il y aurait de quoi avoir du vague à l’âme et même de quoi désespérer dans le peuple et la démocratie, mais là vraiment pas. On assiste à la juste sanction d’une politique de droite menée par le PS et accessoirement de la ligne politicienne du PCF qui a empêché le Front de Gauche d’offrir une alternative combative et unie à cette politique.

    L’orientation du PCF se solde pour lui par un échec cuisant que beaucoup avaient prédit dès les municipales de 2014. L’ampleur de l’abstention et la "percée territoriale" de FN lui sont largement imputables. Pour éviter qu’il ne nous entraîne dans sa déroute, Il faudra désormais apprendre à faire autrement et sans lui.

    ARDUS Le 28 mars 2015 à 14:32
       
    • L’orientation du PCF doit être sanctionnée ; elle le sera dès demain . Considérer le parti socialiste comme un parti de gauche est suicidaire pour le PCF...d’un mal peut naitre un bien...

      Dominique FILIPPI Le 28 mars 2015 à 15:58
    •  
    • "L’ampleur de l’abstention et la "percée territoriale" de FN lui sont largement imputables (le PCF)"

      Mieux vaut être aveugle que de lire celà.

      bdpif Le 29 mars 2015 à 15:50
  •  
  • ’L’orientation du PCF doit être sanctionnée’:tu parles comme Buisson ?..tu sais le conseiller/copain de Mélenchon.
    Celui d’extrême droite,qui a conseillé de fonder le PdG.
    Mais le PdG n’est il pas de gauche,officiellement opposé à ce que les députés fdg ne votent pas la censure ?
    Expliques moi,cher Dominique Filippi,politologue éclairé..

    elsa Le 28 mars 2015 à 16:25
  •  
  • Pour Fillipi,détruire le PCF est une nécessité.Dans une certaine mesure ,les conséquences de cet acte fou,ne lui importent pas.
    Son premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit Ensemble ou le PCF à la gauche du PS.
    C’est une considération dominante qui sous-tend une stratégie de soutien au seul Mélenchon.
    C’est aussi un blocage réducteur qui conduit au crash du fdg.
    Comme le pilote fou de Germanwings, Mélenchon préfère,faire exploser le fdg afin de satisfaire sa ’toute puissance’, hostile au PCF.
    JLM veut dominer la gauche du PS dont les ressources pourraient, sous son contrôle consolidé, produire des effets politiques favorables à JLM comme en 2012,à la condition que le PCF soit détruit.

    anticon Le 28 mars 2015 à 20:45
       
    • "Son premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit Ensemble ou le PCF à la gauche du PS".??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

      Dominique FILIPPI Le 28 mars 2015 à 23:39
  •  
  • IL NE PEUT MALHEUREUSEMENT PAS DE RÉÉMERGER AVEC DES SOUTIENS COMME VOUS ! DONC COMME LE PCF NE SERT PLUS A RIEN , IL VAUT MIEUX PASSER A AUTRE CHOSE....AVEC OU SANS MELENCHON !

    Dominique FILIPPI Le 28 mars 2015 à 23:49
       
    • J’invite le rédacteur qui compare JLM au pilote cinglé à se relire...je suis certain que cela lui sera profitable...sans ironie...

      Dominique FILIPPI Le 28 mars 2015 à 23:53
  •  
  • Dominique FILIPPI,quand comprendras tu l’importance du PCF ?
    La relecture,m’a conforté dans la nocivité des propos anti-PCF.
    Si JLM décide de saborder le Fdg,sous prétexte qu’il profite au PCF ,il pulvérise les espoirs de ses 4 millions d’électeurs de 2012.
    A l’instar d’Andréas Lubitz et de son suicide altruiste,si JLM
    tue le fdg-PCF,il trahira les espoirs mis en lui en 2012.Car en 2012 les 11% du fdg n’étaient pas des électeurs du PdG.
    En 2012,ces 4 Millions d’électeurs ont voté parce que JLM ,tenait un discours communiste au mot pour mot repris dans les discours de G.Marchais en 1981 et Jacques Duclos en 1969.
    Ce sont les électeurs du pcf qui ont voté JLM.
    En votant pour lui qui reprenait mot pour mot les discours des chefs du PCF, G.Marchais e et Jacques Duclos ils se sont réappropriés le communisme français que MGB n’arrivait pas à verbaliser.
    C’est la raison pour laquelle JLM se doit de protéger cet électorat de 4 millions d’électeurs et le PCF.
    Car en devenant,le candidat du PCF en 2012,et réussissant mieux que MGB,JLM est devenu une sorte de ’responsable’ du PCF,plus que du micro-gropusculaire PdG.D’ailleurs,en lui donnant accès à l’élection comme député européen et aux mannes financières afférentes,le PCF continue de financer JLM.
    De la même façon,Andréa Lubitz aurait du protéger les passagers dont il avait la charge.
    Il a préféré se fracasser et anéantir la confiance qui avait été provisoirement placée en lui.
    Pour JLM,c’est pareil.Il peut détruire le fdg-PCF.C’est fort probable.En effet,au fond,Il est comme toi,Dominique FILIPPI,prêt à trahir ceux qui ont eu foi en son discours communiste de 2012.

    anticon Le 29 mars 2015 à 08:09
  •  
  • 11% du fdg étaient derrière le PCF parti révolutionnaire de la classe ouvrière. Faut vraiment que je sois complètement con et sous hypnose de Saint Jean-Luc pour ne pas l’avoir compris...

    Dominique FILIPPI Le 29 mars 2015 à 12:22
       
    • Je veux bien entendu parler des 11% de 2012...pas des 11% de 11%

      Dominique FILIPPI Le 29 mars 2015 à 14:18
    •  
    • Ce ping-pong Filippi versus les staliniens indécrottables et leur secrétaire national, toujours fourré avec avec Hidalgo, Bartolone et autres Cambadélis néo- libéraux, devient lassant. Hormis son entêtement à qualifier "gauche" un parti totalement vendu au capitalisme financier, l’article de Martelli est édifiant concernant la catastrophe imminente dans laquelle le PC (dirigeants et base confondus) se rue entrainant malheureusement avec lui l’espoir suscité par le FDG en 2012. J’espère qu’il ne s’en relèvera pas puisque c’est hélas la seule façon de tourner la page et de bâtir enfin une alternative française au capitalisme débarrassée des séquelles sans issue du congrès de Tours de 1920, le PS et le PC.
      Un ancien communiste de 1969 à 1989.

      Fulgence Le 29 mars 2015 à 16:26
  •  
  • Je trouve un peu excessif de pleurer sur le fait que le FdG est difficile à trouver dans les statistiques du Ministère (voir mes commentaires au précédent papier de Martelli : "FdG : la vérité des chiffres"). On semble avoir tout fait pour qu’il en soit ainsi, parmi les diverses alliances qui impliquaient des partenaires du FdG. Il faut savoir ce que l’on veut : ou tenter de faire dépasser sa tête au dessus de celles des autres "alliés", envers et contre tout, ou faire progresser le concept de FdG dans les têtes des électeurs. Ce qui, pour chaque partenaire, sera bénéfique...si le FdG progresse. Il ne fallait alors pas de ces dénominations fantaisistes et qui ont permis aux roublards du Ministère de s’en donner à coeur-joie... Le FN (autre front devant l’éternel !) sait parfaitement s’identifier et se faire reconnaître. J’espère que ces bidouillages peu productifs serviront de leçon à l’avenir... mais maintenant le coup est parti !

    Alain Brachet Le 29 mars 2015 à 17:44
  •  
  • @Fulgence Le 29 mars à 16:26

    Je te reçois 5 sur 5 ! J’ai décidé de ne plus répondre sur le mode ping pong...tu as raison. De toute façon, ils sont prisonniers d’un système de pensée et on perd notre temps, on lasse à débattre avec eux.

    Dominique FILIPPI Le 29 mars 2015 à 19:50
  •  
  • ’J’espère qu’il ne s’en relèvera pas’
    Veux tu que je te rappelle la liste de ceux et celles qui ont eu depuis 236 ans ,la même phrase que toi,à propos du communisme français ? :’J’espère qu’il ne s’en relèvera pas’..
    Napoléon,CharlesX,Louis Philippe,Napoléon ,Thiers,Déat,Doriot,Pétain,Hitler,Ramadier,Mitterand,Bush etc...

    csérieuxlecommunismefrançais Le 29 mars 2015 à 22:33
       
    • Plutôt que ton inventaire de fachos tu ferais mieux de dire ce que tu penses de Pierre Laurent qui s’affiche avec Hidalgo, distribue avec Bartolone et une poignée de "Déats" dans le 93 sur la une de l’Huma de vendredi. C’est claire non ? Et ça ne te pose pas de question ? Il a bon dos le danger FN pour justifier la trahison !

      Fulgence Le 30 mars 2015 à 06:43
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  • Fulgence fait la leçon ,alors qu’il ne sait pas de quoi il parle !
    C’est la meilleure et malheureusement révélateur de ce qu’est ’Regards’.un site où des ignares font de la surenchère stérile pendant que la caravane passe et qu’eux,hurlent stérilement attachés à leur chaine d’ignorants,comme Fulgence qui ne comprend rein à la démocratie.
    Oui,il faut faire barrage au FN !
    C’est impératif !
    Bien sûr qu’il faut rejoindre le PS via ses frondeurs.Si nous en restons aux analyses des gauchistes,haineux,brutaux et coupés des réalités ,la seule activité du fdg sera la masturbation intellectuelle.Le peuple votera FN ou PS,pendant que nous défilerons contre ’lislamophobie’(concept nullissime car ,nous sommes encore en république,et nous avons le droit d’être libre penseur).
    Le fdg n’est pas à la hauteur alors que la suffisance des commentaires publiés ici dénotent des complexes de supériorité hypertrophiés.
    Arrétez de tortiller du cul,pour au bout du compte, laisser les autres gouverner !
    l’électorat considère le fdg comme des’ ravis de la crèche ’incapables de prendre en compte les enjeux réels.
    D’ailleurs nombre d’électeurs du fdg s’abstiennent chroniquement,les autres votent PS ,comme moi,quelquesoit les consignes du fdg.
    Quant aux résultats des départementales,évidemment,c’est une lourde défaite pour le fdg,masquée par le fait que le PCF sauve les meubles.
    Quant aux commentaires au dessus,ils sont affligeants !Leurs auteurs n’ont même pas compris le mode de scrutin,ce qui ne les empêche pas d’analyser les résultats.Ils sont bidons,ces commentateurs....
    afrontdugauche

    afrontdugauche Le 31 mars 2015 à 07:35
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