Accueil > Politique | Par Guillaume Liégard | 30 juin 2015

Front de Gauche : la machine à perdre est-elle en marche ?

Nul ne sait si c’est un premier effet collatéral de la canicule annoncée, mais la température est bel et bien montée d’un cran au sein du Front de gauche. La raison ? Les prochaines élections régionales de décembre et le choix des têtes de liste.

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Normalement, tout devrait être simple. Contrairement aux élections municipales de 2014, la stratégie du Parti communiste français devrait se traduire par une présentation autonome dans l’ensemble des régions. Pourtant, en cette fin de mois de juin, l’état de non avancement des discussions présage mal de campagnes dynamiques et attractives.

En ce qui concerne la désignation des têtes de liste dans les différentes régions – une discussion qui ne saurait être uniquement régionale –, on ne peut même pas dire que la discussion nationale achoppe sur de quelconques difficultés : elle n’a tout simplement pas commencé au sein de la coordination nationale du Front de gauche.

Une annonce de candidature unilatérale

Engagé dans une interminable course de lenteur, le PCF se hâte doucement, focalisé sur ses enjeux internes et au risque de passer à côté de dynamiques locales. C’est le cas notamment dans la grande région qui regroupe désormais l’Auvergne et Rhône-Alpes, où la possibilité d’un accord avec EELV se précise, mais sans un PCF aux abonnés absents. À se demander si la réforme territoriale n’aurait pas aiguisé en son sein des contradictions internes entre régions aux cultures politiques différentes. Mais c’est surtout d’Île-de-France qu’est venue la principale source de l’énervement. La raison : l’annonce unilatérale par Pierre Laurent de sa candidature en région parisienne.

Une annonce d’autant plus surprenante que le secrétaire national du PCF avait annoncé, il y a un peu plus d’un mois, qu’il ne serait pas candidat. Il avait notamment indiqué : « J’ai deux mandats actuellement, sénateur et conseiller régional, je vais me consacrer à mon mandat de sénateur. » Si l’on ajoute que le même est aussi président du Parti de la gauche européenne (PGE), cela fait effectivement beaucoup. Et il n’est pas sûr que son annonce qu’il abandonnera son mandat de sénateur, si jamais il est élu président de région, soit de nature à aplanir les difficultés devant ce retournement de position.

Dans son annonce, Pierre Laurent a indiqué, de plus, qu’il souhaitait « que la liste soit portée par un duo paritaire avec Clémentine Autain ». Une manière un peu grossière d’instrumentaliser la porte-parole d’Ensemble et d’évacuer le Parti de gauche, qui vient de désigner Éric Coquerel comme son chef de file. Pour ce dernier, l’annonce du secrétaire national du PCF est « une mise en danger du rassemblement » et de poursuivre, « très franchement, j’espère qu’il va y avoir une réflexion, ce serait une régression terrible ».

Le débat n’a que trop tardé

La réunion du PCF de ce week-end s’est prononcée autour d’un curieux bulletin de vote. Celui-ci indique notamment : « La conférence régionale d’Île-de-France propose que dans ce cadre Pierre Laurent soit le chef de file régional des communistes avec comme rôle d’être le porte-parole, le garant, et l’animateur de cette dynamique politique. Elle propose aussi qu’il co-anime la campagne avec Clémentine Autain. » Avant de se conclure par : « Les communistes (…) laissent ouverte la question de la tête de liste pour donner la priorité à la construction du rassemblement le plus large possible. » S’il ne s’agit bien là que d’une proposition et si l’interrogation sur la tête de liste est de toute évidence un signal d’ouverture important, il n’en reste pas moins que l’utilisation du nom de la porte-parole d’Ensemble est plus que cavalier. Avant l’interview de Pierre Laurent au Parisien, il y a quelques jours, tant au sein d’Ensemble que parmi la direction du PG, il avait été indiqué que la proposition du PCF ne pouvait convenir.

Pour l’ex-socialiste Liêm Hoang-Ngoc, l’annonce de Pierre Laurent « est le signal d’une candidature PCF avec des satellites autour ». Au sein même de la direction du PCF, l’enthousiasme semble parfois extrêmement mesuré. Ainsi pour Marie-George Buffet : « C’est une candidature qui se dit ouverte. Elle n’a un sens que si elle permet de relancer le Front de gauche. »

Gageons que l’interview du secrétaire national du PCF n’est pas le point d’arrivée de la discussion, mais le début d’un débat qui n’a que trop tardé. Pour Clémentine Autain, dans Libération, « Nous devons trouver la voie de l’unité, et pas seulement de l’unité entre nous, composantes du Front de gauche, même si c’est un premier pas indispensable. La force à construire désormais doit être bien plus large ». C’est effectivement tout l’enjeu.

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  • Sur la validité de la tactique du "front de Gauche" : on peut toujours se poser la question de savoir ce qui ce serait passé si... mais cette question a comme réponse,qu’aucune force populaire n’est née . On peut savoir à
    coup sur si la stratégie d’union au premier tour avec le PS en 2014 aurait donné au PCF plus d’élus. Il y a de forts arguments pour penser que oui. Le premier de ces arguments, c’est par exemple,le résultat de l’élection de 2004 : en allant dans la grande majorité des régions avec le PS dès le premier tour, le PCF avait décroché 180 élus, contre 90 aujourd’hui. Le deuxième argument, c’est
    qu’il est toujours plus facile pour un parti marginal de négocier avec le PS avant le premier tour, quand les jeux ne sont pas encore faits, parce que dans cette hypothèse le PS achéte une
    "assurance" pour le premier tour ( PS aurait utilisé les résultats de la présidentielle pour réduire la place du PCF, les socialistes savent parfaitement la
    différence entre représentativité locale(PCF=9 à 10%) et représentativité nationale,MGB=1,9%) ; pour autant que je sache, le PS était prêt à proposer la réconduction des sortants). Et finalement, il n’est pas intéressant de comparer les régions ou le PCF ira ce coup-ci ensemble avec quelque PS avec celles où il est ira avec le fdG,ou ENSEMBLE...
    Comme vous, je trouve légitime que le PCF "cherche de nouveaux axes d’intervention, quitte à sacrifier quelques postes d’élus". L’alliance avec Ensemble est risquée mais peut être fertile.C’est un pari mais l’avenir souris aux audacieuses.
    Contrairement aux pédéges,Ensemble n’est pas un club de Maastrichtiens,soucieux de garder des places,maintenant que l’européisme est démasqué.Seulement, cette recherche de dépassement du PCF, doit se faire en connaissance de cause, et en évaluant les risques. On ne peut pas raconter aux militants que grâce à cette stratégie "on gagnera de nombreux élus communistes", pour ensuite découvrir au soir du deuxième tour qu’on en a perdu la moitié.
    Ce qui est arrivé à Marie Georges Buffet,ne doit jamais être oubliée.
    Elle a milité des années avec Bové,Besancennot,Mélenchon qui se sont retournés contre elle et l’ont humilié,en 2007 et 2012.
    N’oublions que les chefaillons comme Coquerel sont avides de places d’élus, même s’ils n’ont pas d’assises électorales !
    Ils veulent absolument récupérer l’électorat du PCF,pour qu’il devienne celui d’un fdg qui n’existe pas.La preuve ,les commentaires haineux anti-PCF sur ce site ’regards’.
    Les pdégé veulent subtiliser des places PCF qui doivent revenir d’évidence à des communistes puisque l’électorat est communiste.D’autant que depuis 2009 le PCF a laissé beaucoup de places d’élus aux pédégés sans que ceux ci n’amènent des voix.
    C’est pour cela qu’il faut arréter les accords au sommet avec les bureaucrates sans bases du Pdégé.
    Pour ce qui concerne "l’identité front de Gauche", qui remplacerai le glorieux sigle de Parti COMMUNISTE français,je ne crois pas qu’un parti politique puisse "changer de logo" comme le fait une entreprise sans changer de substance. Un parti politique,contrairement à une entreprise, n’est pas une institution économique. C’est une institution symbolique. Imagine-t-on l’église catholique supprimant la croix de ses édifices sous prétexte que ce
    symbole rappelle trop l’Inquisition, et que le temps est venu de changer de "look" ? Il faut apprendre de l’église catholique, qui est une institution experte en matière de survie...
    L’image du communisme français est excellente comparée à celle des microscopiques,et rebutants parti de gauche...Le PCF est à l’origine en 1947,de l’état social français.L’électorat ne l’oubliera pas pour peu que le PCF se présente sous ses couleurs propres.
    Et puis face aux dangers FN/LR,comme beaucoup de monde à gauchevotera PS au second tour,autant réfléchir avant de laisser toutes les places d’élu(e)s au FN/LR/PS.

    Fabien Le 30 juin 2015 à 05:38
       
    • Affligeant de bêtise et de prétention. Bravo ! Continuez comme ça, ça a au moins le mérite de la clarté .

      Fulgence Le 30 juin 2015 à 11:06
    •  
    • Bah, non... Ca n’a même pas le mérite de la clarté...

      Vernon Le 30 juin 2015 à 22:14
    •  
    • @ Fabien-Maurice

      « Sur la validité de la tactique du "front de Gauche" : on peut toujours se poser la question de savoir CE QUI SE SERAIT PASSE SI... mais cette question a comme réponse qu’aucune force populaire n’est née. »

      « A refaire l’Histoire avec des si, on mettrait Paris en bouteille. », dit le proverbe... (...Un proverbe, certes à réinterroger, comme tous les proverbes, qui ont trop souvent quelque chose d’unilatéral...) Il reste qu’en rester à des CONSTATS, ...cela n’a rien d’une analyse en soi. Voulez-vous dire que l’idée du Front de Gauche a vécu ? Ou du moins qu’elle serait subalterne ? Précisez !... Tous les « échecs » historiques du monde, ni aucun « fait » ne sont une preuve de quoi que ce soit. A part pour ceux qui ne savent que camper dans le cynisme.

      " Pour ce qui concerne "l’identité front de Gauche", qui remplacerai le glorieux sigle de Parti COMMUNISTE français, je ne crois pas qu’un parti politique puisse "changer de logo" comme le fait une entreprise sans changer de substance. Un parti politique, contrairement à une entreprise, n’est pas une institution économique. C’est une institution symbolique. Imagine-t-on l’église catholique supprimant la croix de ses édifices sous prétexte que ce symbole rappelle trop l’Inquisition, et que le temps est venu de changer de "look" ? Il faut apprendre de l’église catholique, qui est une institution experte en matière de survie......"

      Mais la survie d’un parti n’est-elle pas à mettre en rapport avec son utilité réelle et circonstanciée ?

      Aubert Dulac Le 30 juin 2015 à 22:41
    •  
    • Le PCF de 2015 n’a plus grand chose à voir avec celui de 1947 et se servir de ce genre de référence évite surtout de se poser les vraies questions de fond : "pourquoi le PCF continue de couler ? Les "insignifiants partis de gauche" lui avaient juste permis de sortir momentannément la tête de l’eau, mais il fallu que son chef ose se servir de ce sursaut pour le livrer au PS pour des places de mairie... Dérisoire. Le PCF dévissera donc encore, comme les verts et les roses pâles. Le peuple évolue (notamment grâce à Internet), pas ces partis qui croient qu’on peut encore endormir le populo en se cachant bêtement derrière un logo ayant valeur de combat social, pour mieux s’acoquiner avec ceux-là mêmes s’étant donné pour mission de réduire à néant et au pas de charge, les avancées sociales et sociétales préconisées par le CNR (comptant une majorité de communistes sincères et combatifs, comme Georges GUINGOIN et Ambroise CROIZAT, entre autres ) par son programme signé en 1943 avec le Général de Gaulle. Cherchez l’erreur... CC

      Claude CARRON Le 1er juillet 2015 à 12:05
  •  
  • La candidature unilatérale du cumulard Laurent est, à l’évidence, téléguidée depuis l’Élysée et Solférino. Il s’agit de préparer le rabattage des voix sur Bartolone au second tour et de signifier qu’il ne veut pas d’une puissante candidature de rupture pour 2017.
    Il serait temps que les responsables d’Ensemble ! et du PG comprennent que l’appareil du PCF (qu’il ne faut pas confondre avec sa base) est, de par son rôle de supplétif du parti néolibéral solférinien, une composante de la caste...

    François 70 Le 30 juin 2015 à 07:03
       
    • Ben voyons !

      Les petites mains des militants (cachant leur appartenance) pour animer la campagne .....et la participation financière du PCF aux campagnes d’un Front de Gauche dont certaines composantes voulant , comme le PS faire disparaître le PCF des radars médiatiques et politiques, seraient-elles les seules attentes pour faire émerger "l’humain d’abord" au pouvoir.
      Un peu de respect pour Pierre Laurent comme pour l’ensemble des communistes serait déjà de bons éléments de bases pour retrouver et redonner une dynamique au Front de Gauche porteuse d’un réel changement.

      Arthurr Le 30 juin 2015 à 07:55
    •  
    • Respecter Pierre Laurent ? Quand on sait qu’il est à l’origine du grand bond en avant du FN en France de la mort du front de Gauche et de la campagne de Harcelement contre Jean Luc ?. On dirait que vous ne lisez pas le blog de melenchon. IL est ecrit sur le billet de la semaine dernière :

      En 2012, vous avez engagé « une course de vitesse » avec le FN. Trois ans plus tard, ont-ils gagné ?

      C’est évident. Nous avons perdu une bataille et on sait pourquoi. En France, la clé pour ceux qui contestent et rejettent cette politique, c’est la rupture. En allant à une élection départementale avec trois stratégies dans une même ville, nous nous sommes rendus indétectables. En 2012, nous étions identifiables par une opposition frontale au système qui a obligé les socialistes à bouger et à passer sur notre terrain avec le discours contre la finance. La clé du succès actuel de Mme Le Pen, c’est sa rupture avec la droite traditionnelle. Elle a pu ainsi créer dans son camp – la droite – une dynamique qui pousse les autres à adopter son discours au point de le rendre dominant !

      Voilà ; voilà, A cause de Pierre Laurent le FN est le premier parti de France en nombre de voix et vous voulez qu’on le respecte ?
      Le PCF est devenu un traitre pour la gauche ; comme le PS. Quand aux militants, ils doivent impérativement rejoindre le PG ; la vrai gauche, sinon ils seront considérés comme des traitres aussi dans quelques temps. Notre patience atteint ses limites, nous n’attendrons pas eternellement qu’il s arrivent.

      Moi en tout cas, je ne voterai plus jamais PS, et ni PCF à cause de la trahison du logo de front de gauche sur les affiches de Hidalgo. Et assez de nous faire peur avec le vote utile. Comme nous le sugére Jean Luc, il faut arréter là. Si le FN passe, ce ne sera pas notre faute, mais bien celle du PS et du PCF ; qu’ils se debrouillent avec. Ce sera génant, mais on apprendra à nos enfants et nos petits enfants à se defendre, à manifester et à repondre aux injures raciales Et qui sait, ce sera peut être les premisses d’une vrai revolution :) Moi je reste droit dans mes bottes, ce sera PG et melenchon ou Rien !!!!!!!!!

      Jean Luc avocat Le 30 juin 2015 à 13:59
    •  
    • Sans le PCF, le Front de Gauche n’aurait jamais pu exister. En 2012, le PCF a financé 80% de la campagne de Mélenchon. Celui-ci, ancien membre du PS (pendant 32 ans...) avait pourtant voté OUI à Maastricht en 1992, comme Jospin et Chirac. Mitterrand s’était servi du Programme Commun pour affaiblir le PCF et pouvoir mener une politique servile à l’égard du grand capital. J’ai peur que Mélenchon et le PG aient en tête le même dessein

      Babeuf Le 4 juillet 2015 à 08:32
  •  
  • Entre LR,le FN,au second tour,quelque soit les consignes,les gens voteront PS pour éviter l’installation des libéraux extrémistes et limiter les dégats ;
    Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.Ils savent distinguer une élection locale(les régionales),d’un plébicite pro-gouvernemental PS.

    ève Le 30 juin 2015 à 07:56
       
    • malheureusement oui !....
      Mais voilà, toujours rien de neuf sur la planète gauchiste.
      Les biberons contiennent toujours la même "potion anticommuniste primaire" qui nous donne carrière faisant, les meilleurs défenseurs du libéralisme "socialo bobo" à l’image des DSK, Jospin, Cambadèlis, Bartolone, Dray ....et j’en passe , qui hantent les allées des pouvoirs.
      Le système électoral étant ce qu’il est, malgré leur majorité absolue , à l’assemblée et au Sénat, ils se sont bien gardés de mettre en place la proportionnelle qui éviterait ces seconds tours politiciens qui rendent tant service à l’UMP , comme au PS avec ses gauchistes bien intégrés .

      C’est plus tôt ici que se situe réellement la machine à perdre pour le citoyen, mais elle rend tellement service, y compris à tous ceux qui prétendent donner des leçons de démocratie au PCF.

      Arthurr Le 30 juin 2015 à 08:50
    •  
    • Non moi je ne voterai plus PS quelque soit la situations et je sais que je ne suis pas le seul d’ailleur le PASOK Francais va perdre toutes les regions aux prochaines elections, les liberaux extremistes ce sont les socialistes

      Francois Le 30 juin 2015 à 13:41
  •  
  • Tout ca pour voter PS au second tour, ca c’est peut etre decide dans la tres belle villa d’architecte de Bartolone lui qui se vante de vivre en banlieue, en banlieue VIP !Podemos c’est pas pour tout de suite !

    Joan Le 30 juin 2015 à 13:36
       
    • Il faut être très attentif au succès de Podemos et incontestablement c’est une expérience précieuse mais il me semble que certaines affirmations méritent d’être corrigées.

      Podemos a jusqu’aux élections régionales et municipales été complètement indépendant du PSOE, pas d’accords, pas d’alliances. Depuis mai 2015, la situation n’est plus la même et de multiples accords au profit de l’un ou de l’autre ont eu lieu.

      On peut penser que c’est une bonne, une mauvaise idée ou que c’était inévitable en revanche c’est un fait

      Guillaume Liégard Le 30 juin 2015 à 16:21
    •  
    • Guillaume, la différence entre Podemos et le PCF/Front de Gauche, outre le fait qu’en Espagne c’est proportionnelle à 1 tour et en France proportionnelle à 2 tours (régionales et municipales), c’est que Podemos fait ses alliances après les élections, une fois les élu-e-s installé-e-s dans les Assemblées régionales ou municipales. En France, le PCF/Front de Gauche fait ses alliances pendant les élections (entre les 2 tours), et proposent des candidats PCF, Ensemble ! et malheureusement PG, sur le même bulletin de vote avec des libéraux dits sociaux. En Espagne, jamais tu ne verras des militant-e-s Podemos sur le même bulletin de vote que des caciques du PSOE.

      L’avocat Jean-Luc a raison : ne laissez pas ouvrir un boulevard au FN (y compris au coeur même de Paris...)

      Podemos Le 1er juillet 2015 à 11:04
  •  
  • Je ne comprends pas la teneur de cet article : à sa lecture, il me semble que la candidature de Pierre Laurent comme "chef de file" pour le PCF est de même nature que celle d’Eric Coquerel pour le PG. Alors, pourquoi la critiquer ?
    Quant à la proposition de travailler avec Clémentine Autain, je la trouve très intéressante.
    Je ne suis qu’une sympathisante de base du Front de gauche, soucieuse de rassembler sur des objectifs communs plutôt que de chercher les points de divergences, ce qui m’avait semblé être un point commun avec "Ensemble". Les défenseurs du PCF, qui critiquent l’anticommunisme des anciens socialistes du Front de Gauche, auraient-ils raison ?

    montimuse28 Le 30 juin 2015 à 13:47
  •  
  • Franchement on avait vraiment besoin d’un titre d’article comme ça en ce moment ?
    Parce que quand on lit le contenu, on apprend :
    que les communistes ont désigné un chef de fil
    que ce chef de fil explique sa vision du rassemblement et la façon de faire campagne
    que ce chef de file sera candidat sur la liste
    que ce chef de fil a changé d’avis
    que les discussions au sein du FDG n’ont tjs pas commencé
    que le pc est ouvert sur la tête de liste

    Non mais vous avez raison "la machine à perdre est en panne" du fait de cette annonce scandaleusement "unilatérale"

    Flutiot Le 30 juin 2015 à 14:09
  •  
  • C’est à n’y plus rien comprendre. On fait la fête à nos amis grecs, on arrose la victoire de nos camarades espagnols, on se félicitent des victoires à venir au Portugal, et on, et on et on petit patapon, nous prend pour des cons. C’est ça faire de la politique ? En être encore à des discussion de boutiquier - avec tous le respect pour ceux-là même dont c’est le métier - alors que tout le monde s’accorde à dire l’urgence ? Mais c’est de la non assistance à société en danger. Le PCF après avoir perdu l’Est, est sérieusement en train de perdre le nord. Minable, décevant, attristant, affligeant...

    Luc Quinton Le 30 juin 2015 à 14:11
  •  
  • Les informations concernant AUVERGNE RHONE ALPES sont fausses.
    Le PCF a, dès le début, été écarté d’un éventuel accord par EELV, PG et même Ensemble.
    L’exemple de GRENOBLE fait rêver certains. Mais à Grenoble, les choix municipaux de EELV et PG n’ont rien d’antilibéral, bien au contraire. Les services publics locaux sont privatisés !

    BERTHIER G Le 30 juin 2015 à 15:00
  •  
  • C’est du côté du NPA (je n’en suis pas membre), plutôt que du PC, que le PG aurait dû se tourner lors du lancement du Front de Gauche. Avec le PC, c’est depuis longtemps l’embrouille. Ce parti, encore et toujours productiviste et anti-écologiste, communiste uniquement dans son blablabla, est prêt à tous les compromis, à toutes les trahisons (exemple : les dernières municipales) pour se faire élire.
    Qu’il aille seul aux élections, et enfin on en sera débarrassé (je parle des cadres dirigeants et de leurs suppôts, pas des militants de base honnêtes dont l’action n’est pas en contradiction avec leur morale).

    Jean-Marie Le 30 juin 2015 à 15:39
       
    • @Jean-Marie
      En 2009 avec M-G Buffet à la tête du PC, la création du Front de Gauche avec les communistes était logique et incontournable, porteuse de nombre d’espoirs qui bon an mal an ont été crescendo jusqu’en 2012. L’élection de P.Laurent, Dartigolles etc a marqué un retour stratégique du PC sur sa seule survie électorale. Le résultat de Mélenchon en 2012 (plus de 11%) a fait craindre aux apparatchiks de la Place du Cl Fabien pour leur suprématie et pour celle du PCF dans le FDG. Comme en 2007 avec les Collectifs anti-libéraux, il fallait casser l’élan unitaire pour sauver ce qui restait du PC et renouer avec les accords honteux avec le PS dans la moitié des villes de France aux municipales avec le succès qu’on sait et les dégâts sur la crédibilité du FDG. Et qu’a fait la base du parti ? Maintenant effectivement, on se demande quel est l’intérêt de cette union, mais n’est-ce pas à Pierre Laurent d’avoir le courage d’assumer ses manipulations et de prendre la porte. Son dernier coup de Jarnac pourrait être l’occasion de cette clarification qui n’a que beaucoup tardé et handicapé la construction d’une véritable alternative citoyenne anticapitaliste

      Fulgence Le 30 juin 2015 à 17:25
  •  
  • Tant qu’il n’y aura pas un seul parti pour rassembler toutes les forces de la vraie gauche vous continuerez a griffonner les virgules pendant que les salariés trinquent.
    A quand l’intégration du parti communiste dans un vrai parti de gauche ?

    Garnier Le 30 juin 2015 à 16:22
  •  
  • Le partage des eaux est enfin acté au grand jour. Depuis les municipales la direction du PCF mène une intense campagne interne anti-Mélenchon, instrumentalisé en cela par la direction du PS qui rencontre très régulièrement Laurent. Chaque élection fut l’occasion de ruptures avec l’unité du FDG, en se ralliant majoritairement aux liste PS sans concertation avec les autres composantes du mouvement. Toute demande d’élargissement du FDG à des adhésions directes fut repoussée, ainsi que la mise en place d’une stratégie commune. Le tout enrobé dans une pratique du double langage, très bien analysée par Ensemble dans une fine étude il y a un an et demi. Il est salutaire pour la suite du mouvement anti-libéral et anti-austéritaire que les masques tombent. À chacun de choisir son camp : réformiste ou en rupture avec le libéralisme défendu par les deux partis d’alternance que sont l’UMP et le PS.

    Mac Cullers Le 30 juin 2015 à 17:04
  •  
  • Si tous les partis politiques se réclamant du FDG avaient l’honnêteté d’engager une juste évaluation de ce qu’ils représentent aux yeux du peuple et plus particulièrement, chez ceux qui renoncent à se servir du bulletin de vote et qui ne participent plus aux débats politiques, les prétentions des uns comme des autres susciteraient peut être autre choses que des querelles de boutiquiers. Le FDG avec son programme "l’humain d’abord" a fait renaitre l’espoir dans les têtes et ouvrait une perspective sur un énorme chantier de reconstruction de la gauche et sur une autre façon de faire de la politique . Force est de constater que des intérêts particuliers des uns et des autres , les querelles d’égo, mettent à mal l’unité de circonstance pré-électorale et rendent inaudible le FDG ! le pire étant que tout un chacun le pille de sa substance pour se faire valoir . L’espoir ne peut se nourrir qu’avec des déclarations de principe qu’on abandonne quand il s’agit de poser des actes et tourner le dos aux alliances contre nature et au clientélisme électoral

    hervé andré Le 30 juin 2015 à 19:11
       
    • @hervé andré
      Renvoyer dos à dos le PG et le PCF sous prétexte de querelle d’ego dénote d’une absence totale de discernement et de culture politique. Leur opposition porte sur un problème politique fondamental:La rupture avec le PS qui comme tous les anciens partis sociaux démocrates est passé au libéralisme, à la gestion pure et simple du capitalisme. Le PG est pour la rupture, le PCF critique le PS mais passe des accords électoraux avec lui à chaque élection pour conserver ici et et là quelques rogatons d’élus, quitte à décrédibiliser l’ensemble de la vraie gauche, dégoûter la population de la politique et faire le lit du FN.
      C’est le FN qui met tout le monde dans le même sac pour passer pour le seul parti honnête ! Alors à l’avenir au lieu de dire et penser n’importe quoi, renseigne toi !

      Fulgence Le 30 juin 2015 à 23:59
  •  
  • @Fulgence Le 30 juin à 17:25
    Tout à fait d’accord : la tactique du PC s’explique par sa hantise de disparaître. D’où sa schizophrénie : critique de la politique libérale du PS côté pile, entente électorale avec ce même parti côté face.
    Qu’il s’associe au PS ou au FdG, c’est par tactique avant tout, secondairement par idéologie.
    Ça le perdra, bien évidemment.
    Mais en attendant, il nuit à la vraie gauche (forte abstention aux dernières municipales de sympathisants FdG) et devient donc un traitre à combattre, au moins autant, parce que traitre, que le PS et la droite.

    Jean-Marie Le 30 juin 2015 à 19:43
       
    • La tactique du PC s’explique par sa hantise de disparaître.

      Parait-il qu’ "il faut éviter de se suicider par peur de la mort." ("Pensée profonde" d’un homme politique actuel, d’envergure européenne... Bien sûr, lui, c’est dans une visée perverse... )

      Aubert Dulac Le 30 juin 2015 à 22:02
    •  
    • Le bouc émissaire comme programme politique est toujours d’actualité.
      Parlez nous donc de vos "propositions politiques" alternatives et pérennes pour une société qui place l’humain d’abord en tant que "vraie gauche".
      Tout le reste n’est que verbiage pour occuper l’espace (ici le forum) qui cache un grand vide.

      Arthurr Le 1er juillet 2015 à 08:50
    •  
    • Je suis d’accord avec vous, Arthurr, sur ce point, que la "bouc-émissarisation" en retour, comme dirait Daniel Pennac, ne sert à rien !... C’est tourner en rond.

      Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 09:14
  •  
  • Après, je me demande à quoi servent tout ces partis de gauche. Le PCF est grillé par l’histoire (même si certains membres comme Maurice sont très convaincants). Le PDG est grillé par la personnalité agressive de son chef absolu. Le NPA et consors sont grillés par leur programme anti-capitaliste et mondialiste qui constitue un verbiage surréaliste et anti-prolétaire. Quand au PS , il est grillé par son ultra libéralisme mondialiste à visage découvert et son immoralité sociétale. La gauche aujourd’hui, c’est Sarkosy. Alors oui, vous allez me dire, au niveau local etc... Mais on va aussi mesurer l’influence d’une politique nationale libérale et mondialiste sur le local. La défaite risque d’être une fois encore au rendez-vous. (Mais bon, c’est surtout dans la défaite que cette gauche pourra reconstituer ses forces.)

    totoLeGrand Le 30 juin 2015 à 23:41
       
    • Enfin, si tant est que le processus ne devienne pas à un moment irréversible.

      totoLeGrand Le 30 juin 2015 à 23:43
    •  
    • Ouf ! Heureusement que vous avez ajouté cette dernière phrase ! On aurait pu croire une seconde que vous vous mettiez avec sollicitude au chevet de cette gauche achevée, avec votre image de sa possible reconstitution dans la défaite !... Nous voilà bien rassurés !...

      Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 01:32
    •  
    • "Le PCF est grillé" ."Le PDG est grillé" ." Le NPA et consors sont grillés". "Quand au PS , il est grillé".

      En attendant, à part "le paysage politique"...c’est le paysage tout court qui grille : par la canicule.
      Est-ce que cela ne remet pas en cause L’ENSEMBLE des pratiques humaines ?
      Est-ce que TOUS les "réformismes" soi-disant "pragmatiques", mous ou durs : dont celui que vous revendiquez souvent, ...qui ne se donneront pas les moyens de sortir du capitalisme, pour en venir à un DEVELOPPEMENT SOBRE, POUR TOUS, au prix d’un dégel... de beaucoup de consciences étroites... ne sont pas obsolètes ?!?...

      Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 14:06
  •  
  • @ Toto C’est le FN qui met tout le monde dans le même sac pour passer pour le seul parti honnête ! Alors à l’avenir au lieu de dire et penser n’importe quoi, renseigne toi ! Lis ce que je réponds à hervé andré. Quoique si tu trouves Maurice convainquant...

    Fulgence Le 1er juillet 2015 à 00:08
  •  
  • Il n’existe pas de Parti de Droit Divin, dans la mesure où il serait de son devoir d’être « porteur d’Espoir », ce qui n’est qu’une ruse prolongée pour RECUPERER celui-ci !... Déjà, si les parti-pris de transformation sociale et écologique étaient éthiques, parce que LOGIQUES, ce serait considérable ! La capacité d’espérance, après, c’est une affaire qui appartient à tout le monde. Le concept des « chantiers de l’espoir » est, à mon humble avis, pas trop mauvais, dans la mesure où il pose à priori : que personne n’est à la base, de l’espoir, propriétaire : surtout, qu’il ne s’en voudrait pas « récupérateur ». C’est uniquement du dégagement d’une LOGIQUE partagée que peut se recréer une espérance. Que le Front National récupère la mise de décennies de cynisme n’est pas un scoop. Son optique, c’est « finalement » de spéculer sur la ruine de la logique : à savoir : puisqu’il est possible de dire une chose et son contraire, allons-y à fond dans la démagogie !... Soyons de droite le plus souvent, mais tout de même un peu de gauche, contre le grand capital un jour, et pour le grand capital le lendemain, et pourquoi pas en même temps, peu importe du moment que ça mousse sur du pourri !...
    Le Front de Gauche deviendra une machine à gagner lorsqu’il se donnera tous les moyens d’être récupéré, comme logique conquérante, et qu’il aura cessé de vouloir récupérer, par simple souci perso de survie. Cela suppose de sortir de TOUTE vision classique de la Politique !...

    Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 07:42
  •  
  • Aubert
    Pourquoi ne pas nommer le "Récupérateur", celui qui au delà de son discours anti libéral ne vise qu’une chose depuis des décennies, survivre, limiter la fonte irréversible du nombre de ses élus en se prévalant de son droit historique d’être tête de liste partout où ça lui chante, de s’acoquiner sans vergogne avec qui il veut quelles qu’en soient les conséquences politiques et d’utiliser la bonne foi de ses alliés au seul profit de ses apparatchiks . Celui qui au bout du compte joue à plein le jeu du "tripartisme" appelant systématiquement à voter pour un clan de la droite pour barrer la route à l’autre et à l’épouvantail agité par les deux ensemble. Mes amitiés à Sikirdji.

    Fulgence Le 1er juillet 2015 à 10:44
  •  
  • Et toi, qu’est-ce t’attends pour le relever, si tant est qu’il en ait besoin ?

    Fulgence Le 1er juillet 2015 à 11:39
  •  
  • ...Sur le concept d’Espoir : citation de Paul Valéry : « l’espoir n’est que la méfiance de l’être à l’égard des prévisions de son esprit » !... Curieux !... Cela signifie que... "l’Espoir" avec un Grand « E » (avec derrière, le phénomène de délégation de pouvoir) peut agir comme CENSURE institutionnelle et invalidation de la capacité d’anticipation et d’auto-gouvernement !... Car (se) gouverner, c’est prévoir !... Nous ne sommes, en fait, dans cette discussion d’allure littéraire,... que quelque esprit simple pourrait considérer comme un enchainement de propos « d’intell-o-librius »..., ...pas à côté de ce que Arthurr a réclamé à huit heures cinquante : QUE, sérieusement, NOUS PARLIONS PROGRAMME !... Mais peut-on séparer les considérations de CONTENUS des considérations de FORMES DEMOCRATIQUES ?...
    Moi, ...DES LE DEBUT de la sortie du Programme « l’Humain d’abord », j’avais dans l’idée, ...et émis l’avis qu’il aurait du, pour sa diffusion, ...comporter autant de pages blanches que d’écrites, pour permettre le « travailler ensemble » de la perspective, pour permettre aux « esprits » : je veux dire à TOUS les esprits de se rencontrer : afin de nous placer d’entrée de jeu dans un principe d’interactivité, et justement pas seulement dans une logique « propositionnelle » !... Oui parfaitement !... Dans cette fameuse « pratique politique nouvelle », productrice de « nous », ...et dont « nous » parlons depuis maintenant longtemps !... Maintenant, bien sûr, la question se posait de savoir vers où la « participation des gens au programme » pouvait faire retour !... « Le Front de Gauche » n’ayant pas d’existence organique...
    C’est sûr qu’en ces matières, il y a beaucoup beaucoup beaucoup de « retard historique » à refaire : plus DES STRUCTURES SUR LES MENTALITES qu’autre chose !!!... Je suis d’accord que la réflexion et l’action pour une 6ème République est une question centrale à condition de mettre à plat TOUTES les questions institutionnelles et TOUS les comportements de Pouvoir !...
    Cela se résumerait, à mon sens, en UN principe "nouveau" : dans notre capacité à passer d’une Politique de l’offre politique, à une Politique de la contribution large "des gens", et donc de la DEMANDE sans à priori, à eux présentée, ...pour qu’ils s’y mettent aussi...
    Bien sûr, pas question de faire comme si "nous n’avions pas de propositions" !... Mais si celles-ci ne font que rester, classiquement, que des propositions, allant toujours dans le même sens, des partis vers "le public", nous n’y arriverons JAMAIS !...
    La question de nous mettre "au service de" doit être requalifiée.

    Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 12:59
  •  
  • Ta proposition de prise en main par une majorité de citoyens de leur propre avenir, de leur participation directe à la conception du programme, à la stratégie à mettre en oeuvre avec un minimum d’encadrement ou de délégation me paraît idéale. Mon problème c’est comment y contribuer en l’état actuel des forces militantes, elles mêmes démobilisées car démotivées ? Comment et avec qui d’aurte part convertir la défiance envers les politiques de 60% du corps électoral en dynamique citoyenne active ? Que faire du panier de crabes qu’est devenu le FDG et par quoi le remplacer avant l’irruption sur la scène politique de la masse des citoyens autogérés ? Que faire dans cette perspective aux Régionales et à la prochaine présidentielle, dans moins de deux ans ? Merci d’avance Aubert de m’éclairer un tant soit peu et je me doute que l’entreprise est complexe.

    Fulgence Le 1er juillet 2015 à 14:22
       
    • Il est un fait que les concepts pour faire face à cette complexité (en même temps que nous ne partons désormais pas de rien, en termes de germes pratiques d’alternatives...) sont loin d’être au point et partagés. Pour moi, ça revient à nous demander ce que parler "stratégie" veut dire... (en termes neufs).
      Je n’ai pas encore produit "mon" texte de base, comme on dit, contributif, à ce propos, sur l’angle qui me tient le plus à cœur, en lien avec ce qui avance : Ensemble ! travaille sur "Emancipation"(RDV pris sur le sujet, à son Université d’été) , le PCF aussi doit sortir ou a sorti un document de fond, il me semble...

      Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 14:54
    •  
    • Bon ben, c’est le genre de truc à quoi il n’y a plus grand’chose à répondre...

      Aubert Dulac Le 1er juillet 2015 à 15:28
  •  
  • Je ne sais si tous ceux qui voient un bout de ciel bleu pointer à l’horizon ont de la chance ou ne sont que de doux rêveurs.
    Quant à moi j’en reviens plutôt à Sartre : “Elections, pièges à cons”, surtout depuis le détournement du choix populaire anti-TCE (Traité Constitutionnel Européen), par la gauche comme par la droite.
    C’est le même sort que la Troïka veut imposer au peuple grec : l’étrangler s’il ne renie pas son choix, pourtant démocratique.
    Aussi, la seule issue pour ne pas être condamnés à devoir endurer PS, ex-UMP ou FN, c’est l’abstention massive, laquelle renverrait tous nos bonimenteurs à leurs chères études.

    Jean-Marie Le 1er juillet 2015 à 16:01
  •  
  • "Pour moi, ça revient à nous demander ce que parler "stratégie" veut dire... (en termes neufs). " Pour moi ça veut dire : concrètement comment on avance ? Qu’est-ce que ça donne les assemblées citoyennes ? Les chantiers d’espoir ? Je sonne à une porte "Bonjour madame et si nous parlions de notre avenir vendredi soir au Balto ou à la salle Léon Mouchabeux ?" T’as une idée quand même ? Et à quoi servent les concepts si ce n’est pour exprimer des complexités ? " le PCF aussi doit sortir ou a sorti un document de fond, il me semble.." Là, c’est de l’humour j’espère ! En fait on est tous dans la merde et on devrait l’admettre. Pierre Laurent se la joue perso une fois de plus, le PC nous prépare une nouvelle arnaque qui finira en vote PS au second tour et j’espère qu’enfin on en aura fini . Du PC faisons table rase ! Avec son aide bien sûr...

    Fulgence Le 1er juillet 2015 à 16:53
  •  
  • ...Je fus le dernier week-end dans un débat – où je suis intervenu, ...en repartant diplomatiquement de ce que « l’on » appelle d’habitude « les défauts des communistes... »-, dans (ce qui perdure d’) une petite fête locale du "Peu Ce Feu" PcF... Des adhérents eux-mêmes réclamaient clairement la clarté.
    Faut-il nous contenter de les mettre en demeure, tels "des frondeurs", de "choisir", et : leur dire « - Quittez ce vieux truc, qui serait définitivement une machine à perdre, en soi ! ...Poubelle !... » ?!?...
    ( Monsieur Dominique, non non, merci !...ce n’est surtout pas... pour que vous "me" répondiez (toujours la même chose) que je pose cette question... Car il n’est pas de réponse de mon côté possible à "masturbation intellectuelle", surtout après que vous vous soyez aisément servi de mon apport intellectuel pour abonder derrière moi... en "votre" sens !..).
    ...Sinon, lorsque je parle de... stratégie, je pense qu’il faut reprendre l’auto-critique non réductrice, en envisageant TOUT ce qui s’est passé depuis... 68. C’est cela la séquence idéologique pertinente, dans laquelle nous sommes toujours plongés. Sans quoi l’on ne se donne pas les "points d’appui" théoriques indispensables, et on ne peut pas rabouter les tubes et raccrocher les wagons entre générations.... (voir notamment les "débats" qui tournent en rond, sur "l’opposition" entre "le social" et "le sociétal"...)
    Pour faire court, on ne peut pas dédouaner le mitterrandisme, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, si même cela ne doit pas servir de prétexte pour le PCF pour esquiver la question d’un bilan, au final, calamiteux, de l’ère Marchais, qui a immolé le PCF..., après quoi les "réponses" qui ont suivi se sont caractérisées par leur dominante opportuniste, qui a encore ajouté au désastre !... (Et nous savons bien que plus le déclin s’est accentué, moins le retour critique a été possible...)

    Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 10:19
       
    • Je rappelle un truc que j’avais déjà pointé il y a des mois : en un sens, je ne fais ici pas de politique. Si je ne dis rien ...d’une prochaine, ou plus lointaine échéance électorale, c’est mon choix.
      Car : ...parfaitement, la politique S’INCARNE. Et je ne vois pas quelle "incarnation" l’on peut attendre d’une discussion sur la toile, entre des ombres, Hombre !...
      Je prétends me contenter de faire un peu dans l’idéologie.
      En outre, ce n’est pas un blog politique personnel, mais le site d’un journal. Un journal qui a une certaine ligne éditoriale, mais qui n’est pas l’organe central d’une organisation.
      Roger Martelli m’importe, par exemple, au plus haut point, en tant qu’homme politique-historien, ...et creuser la question historique m’importe, oui, très beaucoup énormément.
      Les positions d’Ensemble ! d’actualité sont consultables sur son site propre.

      Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 11:38
    •  
    • Sur... :

      « les jeunes se foutent de ce qui s’est passé depuis 68 ! »

      (Dominique FILIPPI Le 2 juillet à 11:08)

      Retour sur ... :

      « Quant à moi j’en reviens plutôt à Sartre : “Elections, pièges à cons” »...

      (Jean-Marie Le 1er juillet à 16:01)

      Ben..., on dirait bien que ce slogan ne date pas d’hier !...

      Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 13:57
  •  
  • Aubert
    Inutile de masquer ton embarras par des propos aussi pompeux qu’hermétiques. Le reconnaître c’est le début sine qua non de ta quête d’"unité réelle" dans "les tréfonds de toi-même".
    Bon voyage ...

    Fulgence Le 2 juillet 2015 à 13:47
       
    • Est-ce que c’est hermétique, de considérer par exemple (ce n’est pas de moi), qu’en matière de quête d’unité, il n’y a pas "les grands problèmes" d’un côté, et "les petits" de l’autre ?!?...

      Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 14:02
  •  
  • Quand je vois les commentaires, je trouve finalement que le titre de l’article (et sa photo avec...) est bien choisi puisqu’il a produit l’effet escompté : foutre la m...
    Vraiment BRAVO !
    Parce que franchement à part le changement d’avis de P. Laurent sur sa candidature et le fait qu’il envisage une campagne avec C. Autin, on apprend quoi ?
    Mais vous avez raison, c’est fun continuons à nous déchirer, continuons à chercher la petite brindille qui nous différencie plutôt que de voir tout ce qui nous rassemble, continuons à mettre des noms comme prérequis indispensable, etc.
    Pendant ce temps là la finance mène une bataille en Grèce... Et elle a l’air de très bien défendre collectivement ses intérêts de classe, elle !

    Flutiot Le 2 juillet 2015 à 14:33
       
    • Flutiot
      Tu sais très bien que ça n’est pas parce qu’il a changé d’avis ( y a que les cons qui...) c’est parce qu’il s’auto- proclame tête de liste en IDF sans en référer au FDG et que son programme prévoit ( lire le sup CommunisteS à l’Huma) la fusion avec les listes PS au second tour, au plan national, soit disant pour faire barrage à la droite.
      Outre sa collusion électorale avec le PS, le PC se permet comme toujours d’agir dans son seul intérêt boutiquier quitte à tirer le FDG dans le camp des tous pourris aux yeux des exploités qui s’abstiennent déjà à 60% ou votent FN. Cette situation suicidaire pour les vraies forces anticapitalistes n’a que trop duré !

      Fulgence Le 2 juillet 2015 à 16:47
  •  
  • Je le sais : c’est toujours très très risqué de "faire l’ange"..., qui se croit obligé de jouer les traits d’union, les intermédiaires... "Les intermédiaires" sont, de fait, très souvent supprimés, dans le mic-mac humain... Mais je pose néanmoins la question téméraire... : n’y a-t-il pas moyen de nous intégrer les uns les autres, plutôt que de nous dézinguer ?...

    Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 14:38
       
    • Voui voui... Mais beaucoup ne sont plus, qui pouvaient témoigner, pour dire : "NOUS N’AVONS PAS TOUS ETE COMME ÇA !..." Nous n’avons pas TOUS levé la main, lorsqu’on nous le demandait !...

      Aubert Dulac Le 2 juillet 2015 à 15:02
  •  
  • Pour tout vos demande de pret une seul adresse : pama12@outlook.fr

    pama Le 2 juillet 2015 à 15:53
  •  
  • Aubert/Filippi
    A quoi jouez- vous avec votre petit ping-pong surréaliste ? A passer pour des branques et à donner raison à Maurice, Fabien, Laurent, Chassaigne and Co

    Fulgence Le 2 juillet 2015 à 16:57
       
    • Pffff. C’est fatiguant ces commentaires contre le PCF.
      Sans le PCF, vous ne faites rien. Les 11 % de melenchon sont les 11% de toute la gauche de la gauche= Socialistes + PCF+NPA+etc.
      Sans l’appareil financier du PCF, pas de campagne, pas d’argent pour les meetings, les bus, les affiches, etc.
      Nombre d’adhérents PCF= 70 000
      PG= 3000
      Vous vous coupez tous du peuple par des discours dont tout le monde se fout éperdument. Aprés 2012, on attendait une gauche FDG de proposition, on a un FDG de constat et rien derrière. Enfin pas tout à fait. Des voyages à travers le monde de Melenchon, venezuela, des prises de position pour Assad, Poutine, la chine, la corée du nord, c’est lamentable. Impossible pour moi de revoter cà, et pour cause, c’est le même programme à l’internationale que le Front nationale.

      Les histoires d’autonomie avec le PS, tout le monde s’en fout. Comment a t’on pu proposer aux ouvriers d’abandonner les elus locaux PCF au nom d’autonomie avec la politique nationale. Ce sont ces élus, justement qui sont les plus proche du peuple, pour les RSA, colleges, fonds sociaux. Mais cà les pauvres, les ouvriers, on sent que c’est pas votre milieu. Vos bisbilles, vos histoires de trahison avec le PCF, ont prouvés à tous que vous étiez incapable de vous entendre, et donc encore moins de diriger une population.

      IL y a trois ans, moi comme d’autres écrivions que cette stratégie ne ferait pas faire venir les décus du PS mais juste monter le Front national. Nous y sommes. Et vous ; comme beaucoup d’autres, vous vous etes tous plantés dans vos pronostiques parce que vous n’ écoutez rien, vous etes dogmatiques, décallés, avec des egos à faire exploser des citrouilles, incapables de gouverner. La ruine de la gauche de la gauche, c’est vous. Alors stop la machine à perdre. Remplissons les maisons de retraites pour gauchistes staliniens du PG dont les mêmes les ânes du Jardin de mon voisin sont plus intelligent sur le terrain, organisons leur des meetings sur l’importance de l’orthographe et sur leurs milliers de livres qu’ils ont lus et "à lire" (comme si on avait le temps), et reconstruisons les prochaines chances de remporter les elections. 3 000 Places en maison de retraites pour les membres du PG et on a une chance de gagner en 2017. Acidement, un ouvrier fatigué.

      Pif le chien Le 2 juillet 2015 à 18:05
    •  
    • @ Dominique
      Ce n’est pas parce que Syriza et Podemos ont valeur de modèles de contraste qu’ils ont les solutions pour nous. Il faut y regarder de près, car il ne s’agit justement pas de démarches puristes où « le neuf » ferait simplement sécession avec « le vieux », au prix de son perpétuel isolement. (Voir par exemple l’entretien Badiou- Jorge Lago, ici : http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010715/alain-badiou-jorge-lago-apres-syriza-jusquou-ira-podemos ...
      Sur « faire sans le PCF », il est évident que nous ne sommes pas d’accord. Je comprends une impatience ô combien légitime, par rapport à son rôle de gros boulet... Mais lui donner le coup de pied de l’âne et le renvoyer purement et simplement au passé, non, ce n’est pas possible...
      « Faire avec », après, c’est comment ? C’est sûr que même ce que j’ai pointé plus haut, sur le fait de tabler sur des adhérents (dont le sentiment d’appartenance lié à une adhésion de longue durée n’est pas un crime, mais) qui sont eux-mêmes notoirement divisés, même cela, connaissant « la culture PCF », peut encore paraître jésuitique et insuffisant...
      Mais bon... Moi cela ne me fait pas, tu le sais, renoncer au « faire avec », en me servant en l’occurrence de mon expérience en la matière...

      Aubert Dulac Le 3 juillet 2015 à 09:59
  •  
  • Cher monsieur, je vous cite :

    Dire du PG qu’il a, je vous cite, « le même programme à l’international que le Front national », ce n’est pas très reluisant.

    Ce qui n’est surtout pas reluisant, c’est d’avoir laissé dériver Melenchon, sans sourciller, sur les prises de position Pro Russe et donc pro Assad sur la Syrie, d’avoir defendu La Russie et Poutine lors de l’annexion de Chrimée, d’avoir craché sur la mort de l’opposant Netsmov, d’avoir refusé de signer une declaration contre la torture en Corée du nord, defendre les Brics sans parler des droits de l’hommme etc....

    Ce sont les mêmes prises de position que le FN sur les mêmes thêmes. Melenchon par antiaméricanisme, Le FN par gout du faschisme et parce qu’il est financé par la Russie.

    Vous ce qui vous choque, c’est qu’on vous en fasse la reflexion, moi ce qui me choque, c’est les 200 000 cadavres Syriens et les 5 000 victimes du Dombas que l’on aurait pu éviter en contestant tout celà, et le fait d’avoir voté pour un homme, qui se pretendait de gauche et qui s’est mis à excuser, voir cautionner par son silence ou en reprenant les arguments de Poutine sur tout celà. Je peux vous écrire des pages sur ce sujets que je maitrise, mais ce n’est vraiment pas à l’honneur de cette prétendu gauche qui defends des dictateurs. C’es t moi, qui defendant la cause des civils syriens s’est trouvé trahi par les déclarations de l’homme pour qui j’avais moi même voté. Voilà, une des vrai raisons, parmi d’autres, très bien évoqués par Maurice, de la machine à perdre.

    Je vous laisse relever les fautes d’orthographes pour éviter d’argumenter sur le sujet, ou de perdre du temps à défendre l’indefendable.
    Bonne soirée,. Moi je n’ai pas vendu mon âme au diable. Cordialement.

    Pif le chien Le 2 juillet 2015 à 23:05
       
    • Consciemment ou pas, Mélenchon tient sur son blog le rôle de porte-parole du PG, et implicitement du FG tout entier depuis sa candidature aux présidentielles.
      Or c’est bien souvent sa parole seule qu’il porte, sans en référer ne serait-ce qu’aux membres les plus éminents du mouvement, comme par exemple sur le Mali et l’Ukraine.
      Verbeux, brouillon, dépourvu de pédagogie, son blog est affligeant (tout comme d’ailleurs la plupart de ses interventions à la télévision).
      Plus grave encore pour un démocrate déclaré, tout commentaire critique, même timide et poli, y est supprimé par son webmaster. J’en ai fait l’amère expérience dès ma première contribution : chez Méluche, on cire ses bottes ou on la ferme.
      De fervent partisan en 2012, je suis devenu, en 2015, plus que dubitatif, et persuadé, de toute façon, que Mélenchon n’est pas, pour les raisons évoquées et bien d’autres, the right man in the right place.

      Jean-Marie Le 3 juillet 2015 à 01:04
    •  
    • Moi de même, Jean-Marie, j’ai été évacué de ce blog, passé un temps... Et je ne pourrais pas être au PG. Je considère qu’il reconduit un genre de centralisme pédagogique (mâtiné d’une forme d’autoritarisme qui a le mérite d’être direct, et non jésuitique) que je mettais en cause il y a trente ans, au PCF. En même temps, je reconnais les immenses mérites de Jean-Luc Mélenchon d’avoir débloqué la situation politique de la gauche de la gauche. Ceci dit, de nombreux problèmes y restent entiers...

      Aubert Dulac Le 3 juillet 2015 à 09:22
  •  
  • C’est tout de même terrible de voir comment TOUTE discussion prolongée tend à s’abîmer dans les oppositions binaires et sommaires, qui ne savent que POSER DES CAMPS, ...comme par fatiguisme professionnel, effectivement !!!...
    Voilà comment TOUTE discussion finit par s’épuiser, faute de discutants dignes de ce nom !...
    Ça a commencé par une SIMPLIFICATION qui voudrait que puisque le PCF pose problème, il faudrait tirer un trait complet sur lui, et suivre Mélenchon...
    Et maintenant, histoire de « faire contre-poids », ...nous avons droit au contraire à quelque amorce de développements pour dire que Mélenchon, c’est pareil que le FN !... (Passant par un intermède de copié-collé d’articles de presse, pour faire mousser la polémique...)
    Bon, ...en plus, nous ne pouvons pas nous permettre de nous engager sur les différents sujets, que vous posez : ce ne serait pas dans le thème de l’article. Il n’est donc pas question d’argumenter sur eux, comme il le faudrait normalement...
    Ceci dit, pour ne prendre que cet exemple, ...si je vous dis que... vous contenter de parler de « l’opposant Nemtsov », c’est tendre à l’auréoler (comme VOUS prétendez odieusement vous auréoler présentement vous-même, gentil, contre moi, méchant, de l’évocation des « 200 000 cadavres Syriens et les 5 000 victimes du Dombas »...) en passant sous silence ce qu’a fait dans sa vie et qui était réellement Nemtsov, comme l’ont fait à ce moment les media dominants, dans un contexte où le réflexe, pour ainsi dire, « Tous Nemtsov » était en cohérence avec un certain esprit va-t-en-guerre, contre lequel Mélenchon s’est opposé « à l’international »... EVIDEMMENT, vous allez faire de moi, comme on a fait de lui, un poutiniste !!!!...
    Ben voyons !...
    Et vous avez le culot d’appeler cela « maîtriser » !?...
    Drôle de maîtrise, effectivement, quelque peu fatiguée et qui n’a absolument RIEN, je vous le confirme, de dialectique, et certainement rien de cordial !...
    ...Et, soit-dit en passant, le dit Maurice que vous gratifiez de "très bien évoquer" le "problème Mélenchon", en le mettant "dans votre équipe", avez-vous eu l’occasion de consulter ce qu’il pense "des fascistes ukrainiens" ?!?... Savez-vous ce qu’il vous dirait des "5000 victimes du Dombass" ?...
    Mais Monsieur Maurice ne discutera pas de cela avec vous, il n’est pas en état de le faire, vu qu’il est, lui aussi, dans une (non-) logique de camps retranchés !... Soumis à la (non-logique du cogito reservatus et de l’intelligence étroite...
    La fluidité de l’intelligence, non non, pas pour nous !...

    Aubert Dulac Le 3 juillet 2015 à 00:40
       
    • ...et votre ton doctoral, qu’en pensez-vous ?

      Jean-Marie Le 3 juillet 2015 à 01:08
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    • J’en pense que votre remarque me fait, comme on dit, gentiment sourire (sans ironie), car elle n’est p’t-êt’pas totalement fausse... Mais on fait ce qu’on peut...

      Aubert Dulac Le 3 juillet 2015 à 09:08
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  • Pour repartir du sujet "PCF", et de son état actuel...

    Voici deux extraits du livre de Julian MISCHI ’ le communisme désarmé ’ qui analyse la vie du PCF depuis les années 1970 ( à partir de quoi la question c’est, plus largement, l’état de tout le fonctionnement politique...)

    « technocratie territoriale et démocratie participative. »

    La marginalisation des élus d’origine populaire dans les mairies communistes participe d’un processus général de professionnalisation de la vie politique locale.
    Ceci s’opère de deux manières.

    Premier mouvement : les élus vivent de plus en plus de leurs mandats, ils font de la politique leur métier. Auparavant, il n’était pas rare que les maires communistes ainsi que leurs adjoints soient invités à conserver leur emploi. Désormais, les élus des villes importantes sont surtout des individus qui vivent de la politique et cumulent les fonctions électives.

    Deuxième mouvement de professionnalisation : l’émergence d’un pouvoir technocratique qui valorise les compétences techniques au détriment des enjeux de représentativité sociale et d’orientations idéologiques.

    Les cadres du PCF ont longtemps été méfiants face aux élus et à leur tendance à considérer leur fonction sous son seul angle technique : l’élu est un "politique", il ne doit pas se noyer dans les détails de la gestion locale et perdre de vue les
    considérations idéologiques de son action.

    Or le travail des élus des municipalités communistes est de moins en moins présenté et considéré comme politique.

    L’action municipale est envisagée sous un angle technique d’efficacité gestionnaire, elle est déléguée à des cadres territoriaux , à des professionnels de la "gouvernance locale". Elle échappe ainsi de plus en plus aux réseaux militants. Les adhérents n’ont pas leur mot à dire et les élus s’en remettent
    aux experts.

    Aux militants suspectés d’incompétence ou de partialité politique, ils préfèrent s’attacher les services d’un jeune diplômé en communication ou en management des collectivités locales même s’il n’a pas d’expérience militante, voire de proximité idéologique avec le PCF. ... ".

    Deuxième extrait :

    " Face aux élus et à la démocratie participative "

    Les militants " de base " s’investissent dans les activités associatives alors que les cadres sont tournés vers le fonctionnement des appareils fédéraux et le maintien de l’influence électorale du PCF dans la scène politique départementale, maintien qui passe par une présence dans les collectivités territoriales ( conseils régionaux et généraux, mairies).

    La stratégie électorale est d’autant plus importante pour les responsables fédéraux qu’elle joue directement sur leur statut professionnel.

    Dans le cadre d’une diminution générale des ressources financières, la quantité des postes rétribués par le parti diminue et seul le statut de "permanent élu" reste ouvert au prix de luttes d’investitures pour l’obtention de places sur les listes de scrutins régionaux et municipaux ou encore de postes au sein des instances intercommunales.

    Les sections voient leur rôle se réduire car l’activité électorale devient prioritaire.

    Les jeunes et les nouveaux secrétaires de section ne restent pas longtemps sur des fonctions essentiellement militantes. Ils sont rapidement sollicités pour intégrer la mairie de leur commune avec pour conséquences un affaiblissement récurrent du militantisme local d’autant plus que les élus, cumulant les mandats, délaissent rapidement les réunions du Parti. ... "

    Aubert Dulac Le 3 juillet 2015 à 09:38
       
    • N’en déplaise aux groupies, l’analyse de Julian MISCHI est d’une cruelle évidence.
      Il faut appeler un chat un chat : la présidentielle de 2007 (Marie-George Buffet : 1,93 % de voix ) a confirmé l’agonie du PCF. Le peuple dont il se revendique tant ne le suit plus.
      Mais que nenni pour les apparatchiks. Pas d’examen de conscience. Aucune remise à plat. Droits dans leurs bottes, ils tentent une OPA sur le Front de Gauche, peu organisé, et donc facile, pensent-ils, à phagocyter. Pour preuve, leur véto à l’adhésion directe à ce regroupement et leurs efforts insensés pour s’octroyer le plus de postes et de têtes de listes possibles aux élections, tout à fait indûment pour un parti aussi unanimement rejeté.
      Conclusion évidente pour mettre un terme aux basses manœuvres et renouer avec l’espoir de 2012 : l’adhésion directe au Front de Gauche, lequel conserverait ses courants, bien évidemment, mais avec cette seule étiquette aux élections.

      Jean-Marie Le 3 juillet 2015 à 14:11
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  • les commentaires sont ci anticommuniste qu’il ressemble a ceux d’un site FN le PG quoi j’ai choisi j’adhère au PCF vous m’avez convaincu

    rodolphe Le 3 juillet 2015 à 17:21
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  • Bonjour ,
    Je viens de lire ... voilà mon point de vue.
    Les communistes hors et dans le PCF ont bien raison de ne pas se mettre dans les mains de Mélenchon.
    Le PCF va reprendre sa place . La parenthèse Mélenchon a assez durée. Laissons l’admirateur de Mitterrand graviter autour de son nombril. Evidemment il faut un candidat PCF en 2017.
    Comme cela les adhérents du parti de gauche auront la chance de pouvoir voter Communiste.
    Bonne soirée à tous.

    iskra Le 4 juillet 2015 à 01:12
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  • C’est bien la politique devant un clavier, mais il est plus efficace de faire du porte à porte et de l’éducation populaire en développant nos idées auprès de nos concitoyens.
    Voyons ce qui nous rassemble qui, sans doute est plus important que ce qui nous divise.
    Blablabla Mélenchon, blablabla Laurent, blablabla Autain blablabla.... ça ne fait pas progresser l’alternative indispensable à gauche. Unité Unité autour de notre programme "L’Humain d’abord".
    Toutes ces petites digressions pseudo intellectuelles ne servent à rien.

    robkha Le 4 juillet 2015 à 11:43
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