Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 24 avril 2017

Combien de temps le "barrage contre le FN" peut-il tenir ?

Impératif, certes, mais pas indiscutable : l’appel à s’opposer inconditionnellement à Marine Le Pen lors du second tour ne doit pas éluder que ce "barrage contre le FN" ne fait que retarder son avènement. Du moins tant qu’on ne sort pas de l’impasse libérale.

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Inséparable de la banalisation de ses idées, la banalisation des résultats électoraux du Front national est tout aussi frappante. De fait, on est aujourd’hui très loin du choc d’avril 2002 et des manifestations qui avaient suivi. Le FN s’est institutionnalisé et ses récents résultats électoraux ont installé l’idée que sa candidate serait nécessairement au second tour, au point que son score apparaisse même "décevant" relativement aux prévisions.

Cette réédition du 21 avril, quoiqu’inattendue dans son casting, réédite le classique appel à "faire barrage au FN", selon lequel on peut ne considérer le dilemme du second tour que sous l’angle du désaveu sans ambiguïté qu’il faut opposer au post-fascisme du Front national, en atteignant une part de voix la plus élevée possible (en écartant donc aussi l’éventualité du vote blanc). Le dilemme est alors instantanément réglé : la simple morale commande de voter pour l’opposant de Marine Le Pen, quel qu’il soit [1]. Ce n’est plus le vote utile, c’est le vote indispensable comme le fut celui de 2002.

Quinze ans après le 21 avril 2002

Dès lors, le discours tardif, confus et peu explicatif de Jean-Luc Mélenchon dimanche soir, dont le principal message a été son refus de donner de consigne de vote pour le second tour, a contribué à déchaîner l’indignation contre cette attitude irresponsable et une ambiguïté difficilement compréhensible dans ces circonstances. L’intention de s’abstenir exprimée par de nombreux "insoumis" (mais pas seulement), notamment via le hashtag #SansMoiLe7Mai, a alimenté le reproche de ne pas voir la profonde différence entre ces deux maux et de ne pas saisir la nécessité d’être dans l’opposition à Emmanuel Macron plutôt qu’à Marine Le Pen.

Pour autant, vilipender et culpabiliser sans autre forme de procès ceux qui expriment la difficulté, voire le refus de se soumettre à l’injonction républicaine empêche de saisir les motifs de ces résistances, qui présentent des formes variables allant du malaise à la colère, et de considérer ce qu’elles disent de la situation politique. Il semble d’abord que l’on mesure mal le degré auquel le quinquennat a porté le sentiment de trahison, d’humiliation et d’écœurement chez les Français qui attendent que la gauche de gouvernement non seulement qu’elle soit de gauche, mais aussi ne multiplie pas les compromissions et les capitulations. Or Macron représente, pour eux, une pure production du PS hollandien et de sa conversion libérale, autant que l’assurance d’une totale absence de changement dans les orientations du pays.

Quinze ans après le précédent de 2002, on ne peut ignorer que permettre à Emmanuel Macron d’asseoir son quinquennat sur une légitimité plébiscitaire en escamotant qu’il n’a obtenu les suffrages que de 18% des inscrits au premier tour, c’est lui concéder un blanc-seing sans aucune garantie [2]. Que cette conséquence soit fatale n’enlève rien à l’amertume qu’elle suscite. Amertume, insuffisante, toutefois, pour courir le risque d’un FN au pouvoir, ou d’un" simple" renforcement de celui-ci.

Front national contre "front républicain" : qui l’emporte à la fin ?

Plus inquiétant, le retour annoncé de l’appel au "front républicain" [3] perd progressivement de sa capacité à convaincre. Il s’apparente de plus en plus à un chantage sans aucune efficacité contre la progression du FN, tandis qu’il permet aux partis de gouvernement de conserver (de plus en plus mal) le pouvoir. Pouvoir qu’ils exercent en perpétuant les politiques qui, précisément, entretiennent la progression frontiste. Macron, s’il donne l’illusion de ne pas être le pur produit du système, a clairement indiqué qu’il poursuivrait la libéralisation de l’économie et le démantèlement des protections sociales, qu’il était un fervent partisan des politiques institutionnelles et économiques de l’UE, que la transition écologique n’était pas sa priorité et que la crise démocratique était le cadet de ses soucis.

Autant dire que sa thérapie d’ajustement libéral – "l’économie" doit être plus performante pour ceux qui profitent déjà de la mondialisation heureuse, au prix d’un prévisible surcroît de précarité, de pauvreté et d’inégalités – va s’inscrire, au mieux, dans la continuité des politiques menées depuis quarante ans, au pire (et au plus probable) dans leur aggravation. Sans aucune capacité à résoudre la crise politique globale, et avec le type de conséquences électorales désastreuses dont les exemples se multiplient dans le monde.

L’élection d’Emmanuel Macron peut alors logiquement apparaître comme un simple sursis de cinq ans, son mandat préparant d’autant mieux l’avènement du FN que sa présidence s’annonce sous le signe d’une grande inconsistance intellectuelle et politique. Du moins si aucun projet politique nouveau, aucune "troisième voie" réellement progressiste ne se consolide rapidement. Or le "barrage au Front national" constitue aussi une digue qui protège le capitalisme financier dans sa forme extrême actuelle… lequel a même réussi à imposer son champion en se passant des partis de gouvernement. Cela ne dispense pas de voter contre Marine Le Pen, mais cela dit aussi l’immense frustration ressentie devant cette situation.

Sortir de la double impasse politique

Enfin, le caractère (légitimement) obligatoire du barrage au FN exprime dans ses termes mêmes une désespérante absence de choix. L’alternative entre le néolibéralisme et le post-fascisme, proposée avec un pistolet sur la tempe, donne une idée du déplorable rétrécissement des possibles en politique, résumé par le "voter contre". Devoir choisir l’un bien qu’il alimente l’autre, lui accorder une caution démocratique est d’autant plus difficile au moment où la campagne de la France insoumise a justement cristallisé l’impérieux besoin d’une remise en cause du "système" politique et économique.

L’alternative attendue devra ouvrir des brèches dans l’hégémonie culturelle du libéralisme qu’assurent au premier chef les médias institutionnels qui sont, pour la plupart et à des degrés divers, détenus comme des places-fortes par l’idéologie dominante. Ils ont accordé une visibilité considérable au FN, souvent cautionné ses thèmes identitaires et parfois adopté son langage, tout en se montrant incapables de lui opposer une résistance intellectuelle un tant soit peu consistante – en particulier parce que la doxa libérale maintient son déni des apories de son modèle et prohibe toute critique crédible.

L’amalgame, encore effectué à haute dose lors de cette campagne, entre les programmes voire les idées de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, vise toujours à discréditer l’idée qu’un autre gouvernement soit possible (même le programme de Benoît Hamon a été répudié comme "utopiste"). Ce procédé de disqualification laisse l’électeur devant le choix de l’impasse libérale ou de l’impasse frontiste, l’une conduisant à l’autre. Le "barrage au FN" doit donc cesser d’être l’unique aboutissement électoral proposé ; et il n’y aura pas meilleur moyen de le barrer que de construire une proposition politique radicalement nouvelle, et résolument de gauche.

@jeromelatta

Notes

[1Fût-ce un François Fillon qui s’est radicalisé sur sa droite ? La question ne se pose pas, puisque l’autre terme de l’alternative est Emmanuel Macron, dont le mérite est de ne pas cautionner les discours identitaires (même si sa propension à ménager tout le monde l’a conduit à quelques ambivalences, et ne dit rien de l’avenir).

[2L’après-2002 est dans de nombreuses mémoires comme un souvenir doublement douloureux : voter Chirac pour le voir ensuite tourner le dos au rassemblement républicain et mener une politique droitière qui a fait le lit de Nicolas Sarkozy fut effectivement une expérience difficile.

[3L’agitation de l’épouvantail est déjà impuissante à dissuader les électeurs tentés par le vote frontiste, quant elle ne les conforte pas.

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  • Quel effet aurait sur le second tour un hypothétique vote blanc culminant à 25% ? La question est-elle insensée ? inutile ?
    je sais bien que la probabilité en est fort minime car après tout, qui, parmi les responsables politiques, a osé appeler à assumer aussi clairement ce refus de choisir entre une violence et une autre mais j’aurais aimé avoir votre point de vue sur le sujet en lisant votre article...

    carlos Le 24 avril à 16:17
       
    • Quelque soit l’avis des insoumis (car je suis insoumis) sur la plateforme JLM2017, je voterai blanc, et un vote militant blanc pourrait-être très intéressant. Que l’on puisse se compter et pas jouer au PMU.

      franck-y Le 24 avril à 16:45
    •  
    • En l’occurrence, je confirme une nouvelle fois moi aussi voter blanc... s’il s’agit de se compter.

      carlos Le 24 avril à 17:27
    •  
    • Bonjour
      L’oligarchie a gagné : son candidat Mr Macron arrive en tête et celle qui lui permettra d’être élu à coup sûr est présente également. L’un n’allant pas sans l’autre depuis deux décennies pour nous jouer ’le front républicain" sur l’air des lampions. Le titre de l’article " combien de temps le barrage peut-il tenir" est une bonne question.Il tiendra tant que tous "les républicains " de pacotilles se rueront pour voter en faveur de ceux-la même qui ont permis que le FN soit à ce niveau. Donc personnellement je suis fier que mon porte parole Mr Mélenchon siffle la fin de ce jeu mortifère en signifiant à tous ces apprentis sorciers qu’ils pourraient un jour se retrouver seuls devant la créature qu’ils ont créée. Je n’ai de leçon à donner à personne , mais militant syndical et politique depuis plus de trente ans, trente ans de lutte contre les idées de l’extrême droite (et on nous a fait avaler quelques couleuvres pour ça) je n’accepte de leçon de personne.Donc pour ma part et cela ne vaut que pour moi évidemment, je n’irai pas voter pour le deuxième tour.

      salabert Le 25 avril à 19:21
  •  
  • Une opinion que je partage totalement :
    "Je n’ai jamais cru un seul instant que Marine Le Pen pourrait l’emporter. Qui que ce soit en face d’elle remporterait la coupe. Il y a quinze ans, j’ai voté Chirac contre son père, la honte ! On ne m’y reprendra pas deux fois. Pas question de lui fournir une légitimité usurpée. Le Capital se joue de la démocratie en nous offrant deux alternatives identiques qu’ils appellent la droite et la gauche avec le Front National comme variable menaçante. Le modèle américain démocrates-républicains s’exporte bien. L’électorat de Le Pen est difficilement extensible. Cet épouvantail rassemblera contre lui la droite traditionnelle, les socialistes de tous bords et ceux qui se laissent impressionner par le spectre du fascisme. La victoire de Macron n’est qu’une question de pourcentage. " - Jean-Jacques Birgé
    exrtrait blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge/blog/240417/pour-que-rien-ne-change
    Je voterai blanc au 2nd tour.

    Victor Le 24 avril à 17:59
       
    • Tout d’abord merci a celles et ceux qui se sont déplacés pour mettre un bulletin JLM ce 23 avril , et merci aussi à celles et ceux qui sont venu nous aider , aux bureaux de vote
      On verra d’ailleurs combien il en restera pour tenir ceux du 7 mai
      On apprend ou je suis que des bénévoles macronistes seront indemnisés pour leur journée CELA promet pour la suite
      non tout ce travail n’a pas servi à rien et beaucoup ne veulent plus en rester là
      Mettre une enveloppe vide oblige déjà les macronistes à les ouvrir les annoter les compter bonjour les erreurs sinon les magouilles et si on ne vient pas voter venons surveiller les dépouillements SARKO et MACRON nous ont déjà volé le NON de 2005 Ne leur laissons pas les mains (baladeuses ) libres

      ouvrierpcf Le 25 avril à 19:34
  •  
  • Je ne voterai pas pour :
    L’ Europe de Merkel et de Juncker.
    La loi El Komry
    La suppression de la retraite par répartition.
    En fait pour la disparition du " modèle social Français " donc je voterai blanc.

    dan93 Le 24 avril à 21:41
  •  
  • @ Jérôme Latta

    "...le discours tardif, confus et peu explicatif de Jean-Luc Mélenchon dimanche soir..."

    Grande tristesse de vous voir reprendre l’antienne de la volaille éditorialiste. Vous nous aviez habitué à mieux.

    Je trouve que l’attitude de Mélenchon a été parfaitement digne et responsable : il n’est en aucune sorte un chef ou un leader, et il n’avait pas à donner aux membres de son mouvement quelque consigne que ce soit pour le deuxième tour.

    D’ailleurs, comme vous le reconnaissez vous-même (!!!), le choléra Macron élu en 2017 risque fort, qu’il le veuille ou non, d’entraîner la victoire de la peste Le Pen en 2022.

    Ce qui nous renvoie à un précédent célèbre : "Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre. Vous avez déjà le déshonneur et vous aurez la guerre." Pour ma part, je refuse de voter en 2017 pour celui qui sera le meilleur allié objectif du FN en 2022 !

    hopfrog Le 24 avril à 21:41
       
    • Encore "la peste" et le "choléra" ! Vous ne choisissez pas ?
      La réponse d’un médecin : choisissez le choléra car le taux de survie est plus important.

      Votre raisonnement me rappelle celui d’Arlette Laguiller lors du vote pour le traité de Maastricht en 1992. Je ne vais pas voter "oui" avec Chirac ou "non" avec Le Pen. Donc vote blanc !

      Aujourd’hui entre un ultralibérale et une fasciste pour ne choisissez pas. La Peste ou le choléra... Et bien les fascistes peuvent se frotter les mains.

      Donc reniement du front républicain de 2002 qui avait fait honneur à notre pays donc ?

      SB Le 24 avril à 21:59
    •  
    • @ SB (le 24 avril à 21:59)

      1. L’élément que vous évitez soigneusement de prendre en compte, c’est que l’option A (Macron) en 2017 constitue à l’évidence un formidable carburant pour l’option B (Le Pen) à l’horizon 2022. Le prétendu "rempart" contre la peste constitue en fait, à terme, un adjuvant pour celle-ci : superbe cas de double bind, comme dirait Watzlawick ! Dans le cas de cette élection 2017, il se trouve que le choléra néolibéral (Macron, précédé dans ce rôle par Hollande, Sarkozy, et bien d’autres) favorise directement le développement de la peste fasciste (il suffit pour s’en convaincre d’observer l’évolution du vote Le Pen depuis 2007). Ne laissant rien subsister de votre ingénieuse argumentation, ce simple constat vous réduit hélas aux sophismes, que vous prodiguez d’ailleurs avec une générosité qu’il convient de saluer... :))

      2. Avec le choléra, le taux de survie est plus important, dites-vous ? C’est bien là la réponse d’un néolibéral qui trouve toute naturelle la loi du survival of the fittest... Avec Macron, les 1 % du haut se gaveront plus que jamais, cependant que commencera pour de bon le massacre des classes moyennes. (Quant aux classes populaires, Hollande leur a déjà réglé leur compte.) Vous voudrez bien m’excuser, mais je ne vois rien d’enchanteur dans cette perspective, et il faut toute la magie verbale d’un banquier se prenant pour Jeanne d’Arc (en attendant sans doute de marcher sur l’eau et de guérir les écrouelles ?) pour persuader ses candides partisans du contraire. À moins, bien sûr, que vous ne fassiez vous-même partie des fameux 1 % ?

      3. Arlette Laguiller en 1992 n’a rien à faire ici, et c’est là de votre part un argument purement dilatoire. En 92, les deux options étaient opposées mais indépendantes. En 2017, elles sont étroitement interdépendantes : élire Macron en 2017 c’est se condamner, sinon à élire Le Pen en 2022, du moins à lui assurer une confortable avance au second tour, et une très sérieuse option sur la présidence.

      4. "Aujourd’hui entre un ultralibérale et une fasciste pour ne choisissez pas. La Peste ou le choléra... Et bien les fascistes peuvent se frotter les mains."
      a) Je me fous éperdument de ce qu’on pense au FN. Relisez donc Sunzi : déterminer sa conduite en fonction des réactions de l’ennemi est la pire des faiblesses.
      b) De toute façon, pour ce coup-ci encore, même une chèvre, même un cochon d’élevage seront élus face à Le Pen. Donc, il n’y a pas le feu au lac, et vous dramatisez bien inutilement la situation dans le seul but assurer à votre candidat une élection de maréchal. Désolé, ça ne prend pas.
      c) Il faut au contraire laisser à la gauche (la vraie, celle qui vient de se débarrasser du cadavre du P"S") toutes ses chances pour s’opposer au gouvernement Macron, gouvernement qu’il faut souhaiter (je me permets d’y insister) le plus fragile possible. Dans ce contexte un soutien, même du bout des lèvres, à Macron, ce serait encore beaucoup trop. En effet, il faut laisser aux faiblesses de votre chérubin toutes leurs chances de mûrir : une majorité problématique (je n’ose rêver d’une cohabitation), une bulle médiatique qui n’a encore pas crevé en raison d’une campagne raccourcie (les affaires Fillon) mais qui bientôt pourrait s’y décider (que serait Macron sans toute cette presse qui rampe à ses pieds ?), une grande inexpérience politique éclatant enfin une fois installé dans les ors de la République...

      4. "Donc reniement du front républicain de 2002 qui avait fait honneur à notre pays donc ?" Pour ma part, j’ai plutôt le souvenir d’une honteuse trahison : en 2002 Chirac s’est empressé d’oublier le soutien de la gauche et a mis en marche la sarkozisation du pays, avec les suites désastreuses que l’on sait. En fait de "front républicain", ça se pose un peu là !!! Ce pénible souvenir est d’ailleurs, à mon avis, l’une des raisons de la position actuelle de la France Insoumise. Sachez-le : couillonner une fois les électeurs, c’est hélas assez facile ; mais y arriver une deuxième fois avec la même manœuvre, ça l’est beaucoup moins... Bon courage à vous pour vos manœuvres d’enfumage ! :-D

      hopfrog Le 25 avril à 01:53
    •  
    • Je partage entièrement les propos de Hopfrog. M. Latta semble oublier que la vraie démocratie part de la base. JLM, quoi qu’en disent ses nombreux contempteurs de mauvaise foi, a toujours dit qu’il était "porte-parole" de PHI et qu’aucun mandat ne lui avait été donné pour donner quelle que consigne que ce fût. Dans cet esprit de démocratie, effectivement, sont invités à s’exprimer les 450 000 Insoumis qui ont appuyé sa candidature parmi lesquels je compte. Personnellement je n’ai aucune consigne à recevoir de qui que ce soit. Mon choix est de mon seul ressort.

      Babeuf

      Babeuf Le 26 avril à 10:25
  •  
  • Je ne voterai pas pour l Europe de Merkel et de Juncker.
    Pour la loi El Komry
    pour la suppression de la retraite par répartition.
    En fait pour la disparition du " modèle social Français " donc je voterai blanc.

    dan93 Le 24 avril à 21:42
  •  
  • Je voterai blanc, Mr Latta, et vos péroraisons sur JLM sont d’une médiocrité insondable. Je voterai blanc car choisir le moindre mal, c’est encore choisir le mal. Blanc d’insoumise qui ne marchera plus jamais dans la combine des officines de partis et les manipulations des médiacrates. Touchons le fond s’il le faut, la conscience des français s’éveillera enfin !

    Amram D Le 24 avril à 22:13
       
    • Qui va toucher le fond ? Macron ? Les oligarques ?

      L’histoire ne se répète pas souvent et la comparaison a ses limites mais il fut un temps où effectivement les allemands ont touché le fonds.

      La politique du pis n’est pas si tentante.

      Ido Scarpa Le 2 mai à 10:25
    •  
    • Qui va toucher le fond ? Macron ? Les oligarques ?
      L’histoire ne se répète pas souvent et la comparaison a ses limites mais il fut un temps où effectivement les allemands ont touché le fonds.
      La politique du pis n’est pas si tentante.

      Ido Scarpa Le 2 mai à 10:25
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  • Je n’ai pas décidé de ce que je ferai dans 2 semaines, mais quand je lis un article comme celui-là qui m’enjoint impérativement à voter Macron, ça a surtout l’effet de m’inciter à m’abstenir (ou voter blanc ou nul, c’est du pareil au même ).
    C’est insupportable de nous faire le chantage au FN.

    Regardez une carte, même dans les départements de l’Ouest qui n’ont pas mis Le Pen en tête, quasi toutes les petites communes rurales l’ont fait. Ce cri de colère ne peut s’effacer d’un coup d’incantation "faire barrage au FN". Cette colère s’exprime aussi dans le vote Mélenchon, même si elle est bonifiée par l’espérance au lieu de se confiner dans le désespoir qui rend mauvais. L’auteur nous assène d’emblée "la simple morale commande de voter pour l’opposant de Marine Le Pen, quel qu’il soit".
    Et bien NON. S’abstenir est aussi légitime et moral. Et le débat sur ce qui est le mieux pour tous est encore largement ouvert.

    DMc Le 25 avril à 01:41
       
    • Je rejoins tout à fait votre position, préférant seulement le vote blanc à l’abstention (mais ce n’est là qu’un détail).

      Ce qui me frappe le plus dans ce chantage au FN qu’on essaie d’exercer sur la France Insoumise, c’est cet emploi d’un argument moral par des néolibéraux qui, le reste du temps, se réclament fanatiquement du cynisme le plus absolu, celui du marché et de la finance.

      Bref, je crains que M. Latta n’ait aujourd’hui laissé passer une superbe occasion de se taire... et de réfléchir un peu.

      hopfrog Le 25 avril à 02:06
  •  
  • @ Hopfrog
    Je découvre en vous lisant que je suis un "néolibéral" et que je veux "assurer à mon candidat une élection de maréchal" !
    Donc pour vous mon candidat c’est Macron ? Vous croyez que j’ai voté Macron et que je souhaite transformer l’essai... Si c’était le cas, je ne perdrai mon temps sur ce forum...
    Désolé de vous décevoir mais mon candidat c’est le même que le vôtre (j’ai voté Mélenchon comme en 2012 même si j’ai longuement hésité à cause de cette intransigeance qui caractérise certains Insoumis).
    N’importe lequel des candidats pour moi est préférable à Marine Le Pen. En vous lisant, on finirait pas croire que Macron c’est pire que Le Pen.
    Et bien non, toutes vos arguties n’y changeront rien.
    Quant on est antifasciste on barre la route au fascisme, point barre !
    Et on continue la lutte contre celui pour lequel on a voté pour se débarrasser de l’autre.
    Vous qui citez Sunzi, allez-donc jusqu’au bout. Dans l’art de la guerre chinois l’une des stratégie consiste justement à s’appuyer sur un ennemi pour battre un autre ennemi.
    Le front républicain c’est rien d’autre que ça ! En 2002 comme en 2017 !
    No Pasaran disait les Républicains espagnols. Je traduit simplement cela dans les urnes, c’est tout.
    Croire que Marine Le Pen ne peut pas passer montre votre inconséquence. La leçon de Trump ne vous a pas suffit ? En 1933 aussi Hitler avec son accent bavarois aussi faisait rire ? Combien de fascistes dans notre histoire ont gagné parce que les antifascistes étaient divisés ou croyaient le danger encore lointain.
    Je ne plaisante pas avec Le Pen et lui barrer la route n’est en rien une caution à Macron, pas plus qu’à Chirac en 2002.
    Pour Mélenchon, c’est mort - du moins pour l’instant. S’il était passé au premier tour face à Le Pen, la question ne se poserai pas. Car face à Marine Le Pen, il aurait gagné au second tour.... grâce au front républicain.
    Votre attitude relève d’une forme de nihilisme.
    J’espère que les autres Insoumis seront moins raides et n’hésiteront pas face aux fascistes. Je n’ai pas milité dans des organisations antifa pour ... voter blanc face à la candidate du fascisme en France. Je mets mes idées en accord avec mes actes, c’est tout.

    SB Le 25 avril à 03:47
       
    • @SB - votez en fonction de vos convictions, c’est la seule chose qui garantie le bien fondé de celui-ci. Nous faisons de même...

      carlos Le 25 avril à 07:10
    •  
    • "No pasaran" disait les républicains espagnols en 33, tandis que le Front Populaire ne faisait rien, puis vint 39... En bonne réformiste la FI semble vouloir prendre le même chemin.

      Quant à l’argument du le FN c’est la faute au libéralisme, c ’est oublier un peu vite qu’en 2017 comme en 2002 ce n’est pas dans le coeur de la crise capitaliste que le FN est au 2nd tour mais à la fin. Par contre, dans les deux cas l’actualité est à la "menace terroriste" et aux guerres impérialistes. Celles-ci confortent les discours identitaire sur la guerre de civilisation, sur l’importance d’un État fort, incarnation de la Nation et de ses valeurs, avec à sa tête un homme ou une femme solide, ou encore sur l’ennemi intérieur.
      Bref, il y a bien d’autres raisons à la montée de l’extreme droite que le seul capitalisme libéral. On peut également remarquer qu’en 2002 comme en 2017, l’abstention est supérieur à 20%, ce qui montre que les partis et mouvements de gauche non gouvernementale n’arrivent pas à convaincre les électeurs de se tourner vers eux, on peut alors se demander ce que le libéralisme vient faire là-dedans.

      Je ne prétends pas ici expliquer le vote FN, je cherche seulement à questionner la portée de la politique économique dans son essor.

      ET J’EN AI MARRE D’ÉCOUTER LE DISCOURS BOURGEOIS QUI FAIT DU PAUVRE OU DU PROLO LE MOTEUR DU FN, ET QUI NOUS EST RABACHER A LONGUEUR DE JOURNÉE PAR LES MÉDIAS ! Je penche plutôt vers le petit-bourgeois, c’est à dire celui qui croyait gagner quelque chose avec le mode de production capitaliste, avant qu’il ne se retourne contre lui.

      cazueladepolo Le 25 avril à 11:58
    •  
    • que viennent faire HITLER ou TRUMP dans cette affaire
      en 2002 déjà on nous avait fait le coup pour aboutir à quoi ?
      Sauf à noter que CHIRAC lui n’a pas voulu faire la guerre en IRAK et là il lui faut être reconnaissant Mais le banquier MACRON lui la guerre il la fera partout au niveau militaire mais aussi au niveau politique
      il veut gouverner par ordonnances ; alors non
      Une enveloppe vide le 7 mai et la surveillance renforcée des bureaux de vote pour les dépouillements est impérative ne lui laissons pas les mains (de voleur ) libres

      ouvrierpcf Le 25 avril à 19:48
  •  
  • J’ai relu soigneusement l’article qui vaut mieux que ses premiers paragraphes.
    Si l’auteur ne passait pas son temps à rappeler son injonction morale en permanence, et s’il s’était lu lui-même, il aurait compris que "pour autant, vilipender et culpabiliser sans autre forme de procès ceux qui expriment la difficulté, voire le refus de se soumettre à l’injonction républicaine empêche de saisir les motifs de ces résistances, qui présentent des formes variables allant du malaise à la colère, et de considérer ce qu’elles disent de la situation politique. Il semble d’abord que l’on mesure mal le degré auquel le quinquennat a porté le sentiment de trahison, d’humiliation et d’écœurement chez les Français qui attendent que la gauche de gouvernement non seulement qu’elle soit de gauche, mais aussi ne multiplie pas les compromissions et les capitulations. Or Macron représente, pour eux, une pure production du PS hollandien et de sa conversion libérale, autant que l’assurance d’une totale absence de changement dans les orientations du pays."

    Refuser d’analyser l’insupportable enfermement dans un non-choix en récitant un "faire-barrage-auFN" à tout bout de paragraphe risque plus de faire basculer de rage vers ce parti des gens qui demandent autre chose. Je ne parle pas de ceux qui font l’effort de lire Regards, mais l’injonction ici répétée ad nauseum comme sur les plateaux de télévision, pourrait bien s’avérer contre-productive.

    Je pars de l’idée que chacun ici est contre Le Pen ET contre Macron. Je recherche des arguments rationnels politiques, pas des culpabilisations morales. Voilà ma question pour le 7 mai :
    Qu’est-ce qui est préférable pour la résistance, un score minimum pour Le Pen ou une victoire limitée de Macron ?

    DMc Le 25 avril à 09:26
       
    • @93

      J’avais bien compris le "bonnet-blanc et blanc-bonnet" de Duclos en 1969, mais il s’agissait de Pompidou/Poher. Le problème n’est pas identique aujourd’hui.
      Je ne voterai POUR aucun des candidats d’aujourd’hui, le problème pour lequel je recherche des solutions rationnelles, c’est : est-ce qu’il y a un avantage à voter CONTRE l’un.
      Mon humeur première est certes d’envoyer les deux se faire voir ailleurs, mais je préfère utiliser les 2 semaines pour réfléchir aux meilleur moyen de résister aux deux avec mon vote.

      DMc Le 25 avril à 12:12
  •  
  • Macron ou Lepen, les 2 faces d’une même médaille, mauvaise médaille.

    Pour moi ce sera abstention ou vote blanc. De toutes façons, les résultats ne tiennent pas compte des blancs ou nuls ; et leurs chiffrent seront donc faux !

    Le front républician, aujourd’hui , dans notre France, c’est du blabla, de la logorrhée qui a a valeur d’antalgique.

    L’unique Front, c’est le Front de Gauche avec celui des libertaires.

    Le reste, ce sont les maitres et leurs esclaves volontaires. Je ne m’associerai pas à eux.

    La Renaudie Le 25 avril à 11:19
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  • LE "BARRAGE CONTRE LE FN" PEUT ETRE UN PIEGE GROSSIER, SI L’ON N’Y PREND GARDE, SI L’ON NE REFLECHIT PAS AVEC UN PEU DE PROFONDEUR, EN CITOYEN RESPONSABLE donc politiquement éduqué !
    ON NE PEUT BATTRE DURABLEMENT LE FN EN VOTANT POUR TOUS CEUX DONT LES POLITIQUES ET LES COMPORTEMENTS (!) ONT NOURRI LA PROGRESSION !
    POUR LE MOINS, CELA FAIT REFLECHIR A L’ATTITUDE A ADOPTER POUR LE 7 MAI.
    Et quand tous ces politiciens, DONT ON NE VEUT PLUS !!!(Hollande,PS,LR,Cohn-Bendit,Kouchner,Attali,Fillon...),passent leur temps à INSULTER Jean-Luc MELENCHON et ses 7 000 000 d’électeurs et électrices !, il est politiquement nécessaire de trouver la bonne démarche et les mots pour :

    1)DENONCER ET BATTRE LE PEN

    2)MAIS NE PAS ALIMENTER CE QUI LA FAIT PROSPERER

    ALTERNATIVES et REVOLUTIONS (blog citoyen) Le 25 avril à 11:21
       
    • 1)DENONCER ET BATTRE LE PEN

      2)MAIS NE PAS ALIMENTER CE QUI LA FAIT PROSPERER

      C’est le problème, quelles solutions proposez vous ?

      DMc Le 25 avril à 12:16
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  • Bonjour
    Si Macron doit gagner ,il doit être mal élue, sentir la balle prés de l’oreille ; autrement il va croire, que c’est un plébiscite comme Chirac.Mais cela suppose du sang froid, et prendre le risque et aussi penser que la plupart des électeurs voterons Macron.
    C’est vrai , que si Macron gagne dans un score trés serré , face à MLP, et avec un fort taux d’abstention, nul, ou blanc, cela aurait une autre gueule et nos gouvernant au sommet entendrons le message.
    Mais , cela demande , de ne pas avoir peur , ne pas se laisser guider par ces émotions, il ne faut pas , que cela soit un vote de trouillard qui se précipite vers Macron.
    Donc pour moi, ce n’est pas un choix entre la peste et le choléra, il faut habilement jouer avec le feux, et ne pas avoir peur.Leur dire , nous avons pas peur !!
    Pourquoi , ne pas glisser un bulletin Mèlenchon au second tour....?

    bob Le 25 avril à 11:50
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  • Le front républicain, cette notion que veut-elle dire ? que l’on doit voter comme nous encourage à le faire tous les politiques qui n’ont jamais entendu les souffrances et les désillusions des citoyens. Qui veulent faire perdurer un système qui leur va bien. Pourquoi veut-on nous rassembler maintenant alors qu’on nous divise depuis des décennies (les "travailleurs" du privé contre les fonctionnaires, les salariés contre les chômeurs, les jeunes contre les vieux, les babyboumeurs contre ceux qui vont travailler jusqu’à 65 ans,...) Quelles avancées nous promet Macron ? Détruire le code du travail, montrer du doigt les chômeurs, nous faire rêver d’être millionnaire. Je vote depuis 79, j’ai voté Mitterrand, il m’a fait rêver pdt 2 ans puis plus rien, j’ai voté ensuite par conviction PC, PG ou quelques fois utile, utile à quoi ? à voir le PS être de plus en plus à droite. J’ai été regonflé ds mes convictions par Mde Tobira, comment la traité la Hollandis ? j’ai 2 filles (26 et 32 ans) qui se sont fait gazées, frappées, embarquées pour avoir voulu protéger leur avenir contre la loi travail, elles se sont misent en retrait de cette société et vivent des vies alternatives, soutiennent les réfugiés ds les squattes, organisent des festivals culturels pour les enfants des quartiers démunis, vivent quasiment en autonomie alimentaire, après mainte discussions, le discours et les propositions de la FI les ont ramené vers le vote et maintenant on décide quoi ? on vote pour ceux qui les font vivre ds la précarité et leur mettent des coups de matraques quand elles relèvent la tête ? Donc voté Macron ou Lepen il faudra se battre quand même alors que ceux qui sont fans se débrouillent entre eux. La véritable prochaine étape républicaine c’est les législatives et faisons en sorte que quelque soit celui qui est élu ne puisse pas gouverner, qu’on en finissent avec cette Ve république qui ne fait la part belle qu’aux stratège tel que Hollande et jamais aux citoyens.

    chajaco Le 25 avril à 12:19
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  • vous semblez oublier les élections législatives, qui permettront, ou pas, au président de gouverner.
    quel que soit le résultat du second tour, il y aura dorénavant 3 grands blocs : FI, les soutiens du (ou de la) président(e) élu(e) et le reste (anciens PS et LR), donc aucune possibilité de gouverner si ces blocs sont à égalité, comme cela parait se profiler.
    donc pas d’état d’âme pour voter blanc ou nul, ou abstention

    machin truc Le 25 avril à 12:35
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  • "C’est vrai , que si Macron gagne dans un score très serré , face à MLP, et avec un fort taux d’abstention, nul, ou blanc, cela aurait une autre gueule et nos gouvernant au sommet entendrons le message", dit bob. Je crois que de toutes façons, il a toutes les chances d’être élu, étant à la fois le candidat du P"S" et de la droite-Medef.
    Alors, que ce soient surtout nos concitoyens qui entendent le message de son peu de légitimité, et que cela accélère les mobilisations !
    Moi aussi (mais "il n’y a pas de consigne" !) je suis pour le vote blanc , ou pour ce que j’appelle (plutôt qu’abstention) "refus de vote" : il me semble que cette formule est plus propre à mettre à nu l’imposture institutionnelle qui a permis la promotion de Macron (et de Le Pen conjointement), et la non-qualification de Mélenchon pour le second tour.
    Autres éléments de réflexion sur le site du grandsoir/info.

    D’autre part, je crois faux de dire que désormais la FI est fragilisée : au contraire, depuis quelques jours, on assiste à une multiplication spectaculaire des adhésions sur le site JLM 2017. C’est un signe qui prouve que la FI va bien au-delà d’un porte-parole unique. Il me paraît clair que la FI , avec son programme l’Avenir en commun, est désormais la seule force politique capable d’affronter la situation présente et d’offrir une issue aux luttes.
    Et entièrement d’accord avec Carlos pour l’appel à la "société civile", syndicats et associations progressistes.
    Vive le 1er mai debout !

    Autrement Le 25 avril à 14:18
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  • Bonjour
    un peu d’analyse sur Macron
    Voir vidéo :Les Pinçon -Charlot analysent le cas Emmanuel Macron par politis .fr sur You tube
    Lire La victoire volée du morveux de Rothschild de Bruno Guingue
    et Emmanuel Macron , un putsch du CAC 40 de Aude lancelin, sur www.legrandsoir.info

    bob Le 25 avril à 14:20
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  • Le danger Le Pen, c’est pas en 2022, c’est maintenant
    http://www.slate.fr/story/144469/danger-fn-abstention

    gfdg Le 25 avril à 14:27
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  • pour ceux qui essaient de nous culpabiliser si on va pas voter macron, la violence sociale des "libéraux", vous en parlez quand ?

    l’extrême-droite tue et discrimine, certes, mais la politique de macron (+800.000 chômeurs en plus dans le quinquennat), quel est son coût humain ?
    https://twitter.com/lecese/status/730025148200435712/photo/1

    En France, plus de 10.000 décès par an liés au chômage : Dépressions, cancers, isolement, suicides... Aujourd’hui en France, le chômage est un « problème majeur de santé publique », alerte le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

    « Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus augmente significativement de 1,5% "

    Voter macron c’est laisser empirer la flexibilité.

    Pascal de Nice Le 25 avril à 14:30
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  • Regards : laissez les gens penser par eux-mêmes, merci.

    christian Le 25 avril à 15:06
       
    • Oui laissez un peu penser les gens par eux-même. Ne leur parlez pas ! Ne discutez pas ! Cessez de faire un journal ! Taisez vous ! Les gens ils savent, eux. Laissez un peu de place à TF1 et BFM !

      Ido Scarpa Le 2 mai à 10:31
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  • Je ne pourrai malheureusement voter.
    Sinon, je voterais Macron.
    Puis, aux législatives, je choisirais un candidat qui porterait mes valeurs.
    Je participerai aux mouvements associatifs, citoyens et politiques qui iront dans le sens du changement, l’égalité de chances, l’aide aux plus fragiles, etc.
    Macron n’aura pas la majorité absolue, l’Assemblée Nationale pourra jouer son rôle législatif.
    Pour moi il est essentiel de barrer le passage au FN de manière massive.
    ¡Salud !

    Manuel GONZALEZ Le 25 avril à 16:24
       
    • D’accord avec vous Manuel !
      Moi aussi ce sera vote pour faire barrage du FHaine.
      No Pasaran pour le 7 mai et dès le lendemain construisons un rapport des forces contre Macron et Valls (lequel vient de proposer ses services comme futur ministre...).

      SB Le 26 avril à 11:54
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  • Alors il faudrait voter Macron pour se prémunir contre la dictature ?
    Mais nous vivons déjà dans un régime dictatorial, encore en gestation, mais que Macron va s’empresser de consolider. Notamment en adoptant avec enthousiasme le CETA, en plaidant pour que les traités suivants (TAFTA, TISA, ...) n’aient plus besoin d’être validés par les nations, juste par l’UE, et en renforçant la "gouvernance" européenne sur l’économie. Et je laisse de coté les "réformes structurelles" qu’il nous réserve...
    Ce nouveau régime de souveraineté, privé, néo-féodalisme du capital, empire en réseaux sans capitale ni empereur, a du mal à entrer dans notre perception (sauf quand on habite en Grèce, par exemple), mais son impact sur nos vies n’a pas fini de s’étendre.
    Et son développement ne fera que renforcer le poids du FN, présenté comme son "contraire", alors qu’il n’en est que l’ultime chien de garde. Quand l’Etat n’aura plus que "l’identité nationale" et le sécuritaire comme attributs, alors viendra son heure...
    Que l’une ou l’autre accède au pouvoir le 7 mai, il faudra amplifier comme jamais la mobilisation, pour opposer une résistance déterminée et reprendre directement en main notre destin (constituante auto-organisée ?).
    Et cela commence aux législatives. Sans une majorité à son service, le président n’a que peu de pouvoir, et avec une majorité contre lui, il n’en a presque aucun. Alors traduisons en juin la dynamique de cette belle campagne insoumise.
    La suite de la présidentielle, de mon point de vue, on peut zapper !

    raphaël Le 25 avril à 19:03
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  • @ Carlos.
    "Je ne crois pas que la "destruction" du PS et "l’annihilation" du PCF soient dans les objectifs de la France Insoumise".

    Ah bon ? Et bien relisez ici ou ailleurs les propos de certains Insoumis assidus du Forum. Je viens de répondre à l’un d’eux, particulièrement agressif envers Pierre Laurent. Je ne sais pourquoi, son message a disparu. (Modération ?)

    Avec les Insoumis, on pas le droit de critiquer Mélenchon - sinon c’est lynchage via Discord et avalanche de messages pour "châtier" le contributeur. Par contre, on peut tirer sur Pierre Laurent ou Benoît Hamon dans un beau jeu de massacre. Les Insoumis ici - à part quelques uns - m’ont convaincu du caractère irréconciliable de nos organisations. Jusqu’ici je souhaitais l’union pour les législatives mais là je me dis que c’est mieux ainsi. JLM est donc le premier et le dernier Insoumis pour lequel j’ai voté.

    Une dernière fois, arrêtez avec "FI n’est pas un parti" !
    Vous jouez sur les mots. Définition à Sciences Po de "parti politique" : "toute organisation politique dont l’objectif est la conquête démocratique du pouvoir" : le reste, "ligue", "mouvement" etc. ne sont que les noms que vous donnez à votre parti. Qu’ensuite vous disiez que votre parti est meilleur que les autres, à nul autre pareil etc. Qu’ensuite vous disiez que votre organisation structurelle est différente des autres etc... Si vous le dites ! Mais vous êtes, vous formez un "parti politique". D’ailleurs vous utilisez l’expression "les partis politiques classiques" pour désigner les autres. Le votre est donc un parti non-classique (à vos yeux). Mais c’est un parti.

    Je suis au PCF, j’ai voté Mélenchon faute de mieux. Un autre contributeur voit une contradiction à voter pour un candidat dont je ne partage pas le programme - en fait c’est une partie du programme et de sa stratégie que je ne partage pas - mais il n’est plus utile d’en parler, cela ne conduira qu’à un débat déjà dépassé. Pour moi, il n’y pas contradiction en ce sens que l’on fait des choix avec ce que l’on en présence et malgré mes réserves JLM porte quelque chose que je préfère à d’autres. Mais cela n’ira pas plus loin maintenant, c’est terminé.

    Je vote barrage au Front national le 7 mai et ensuite je vote pour les candidats présentés ou soutenus par mon parti aux législatives.
    Vous ferez de même avec FI.
    Je n’ai rien à ajouter.

    SB Le 26 avril à 17:29
       
    • @SB - je crois que tout le monde a compris votre intention...
      Pour ajouter de l’eau à votre moulin, Il n’y a aucun parti dont les éléments actifs en sont des militants d’autres partis, voir des anti-partidaires notoires que je sache, pour lequel il n’y a aucune carte de membre et aucunes cotisations... Ils disent quoi la-dessus à sciences-po ?

      Bref, libre à vous de croire qu’il existe une parole unique sur le PCF à la France Insoumise, pour ma part, je sais qu’il n’en est rien.

      Carlos Le 26 avril à 19:40
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  • @ Carlos
    "Il n’y a aucun parti dont les éléments actifs en sont des militants d’autres partis, voir des anti-partidaires notoires que je sache, pour lequel il n’y a aucune carte de membre et aucunes cotisations... Ils disent quoi la-dessus à sciences-po ?"

    Ma réponse : dans l’absolu rien n’interdit d’être membre du PCF et d’une autre organisation politique, les statuts ne disent rien qui s’y oppose. Pas de "cotisation" à FI ? Ecoutez, j’ai voulu rejoindre un groupe d’appui FI au début via Internet et pour récupérer le programme et j’ai été invité verser un peu... Trois fois rien, c’est vrai. Mais au PCF on nous dit que la cotisation, c’est 1% des revenus net mais c’est purement indicatif et chacun le calcul comme il veut, pas de vérification fiscale etc. Maintenant un copain professeur agrégé qui verse une cotisation symbolique de 1 euros, on trouvera ça un peu fort mais c’est tout...

    C’est comme votre distinction entre les paritaire et les membres de la "société civile" (syndicalistes, associatifs humanitaires etc.) - j’aime pas ce terme (je suis membre d’un parti donc je ne suis pas dans la "société civile" ? Dans la société militaire peut-être ? Je suis au PCF, au Secours populaire français et membre d’un syndicat de ma profession. Et j’ai voté Mélenchon aussi... du moins en 2012 et même Dimanche avec toutes les réserves dont j’ai déjà parlé.
    Non, je regrette FI est un "parti" au sens de la définition. Le reste c’est votre façon à vous de fonctionner et là je respecte - d’où mon intérêt au départ. D’ailleurs le camarade qui se présente aux législatives chez moi n’est pas adhérent du PCF mais vient aux réunions de la section, il est aussi adhérent à un des groupes d’appui FI même s’il n’y va plus. Donc, vous voyez, tout est possible. Donc FI comme le Canada Dry ? Vieille PUB des années 1980 : "Canada Dry : ça à la goût de l’alcool, l’odeur de l’alcool mais ce n’est pas de l’alcool"... Non, FI est un "parti" est ce n’est pas pour vous critiquer mais pour clarifier, car pour le reste, c’est un acte militant que d’être membre d’un parti, d’une association humanitaire d’un syndicat etc. C’est appartenir à un collectif. C’est tout.

    SB Le 26 avril à 21:43
       
    • @SB- je retiendrais donc votre conclusion : la France Insoumise est un parti pour vous... Je comprends donc parfaitement pourquoi vous n’êtes pas à l’aise avec ce mouvement...

      Carlos Le 27 avril à 08:32
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  • Ce n’est pas un choix, c’est un dilemme. Le 7 mai, il n’y a pas de bonne solution. Le piège, c’est de fracturer ce qui s’est rassemblé au premier tour avec JLM.

    Ma réflexion me conduis à voter Macron. Mais quand j’entends Hollande m’enjoindre de voter Macron, c’est clair, je veux m’abstenir. Quand j’entends LePen, c’est clair, je veux mettre un bulletin Macron dans l’urne.

    Quoi que je fasse je ne serai ni fier de moi ni très heureux.
    Mais si je constate que là on insulte ceux qui "ne voient pas le danger fasciste" et qu’ici on insulte ceux qui ne s’abstiennent pas ou ne votent pas blanc, je saurais que la partie est encore une fois perdue.

    ça m’ennuierai aussi de ne pas débattre de ce choix et que l’on fasse comme si c’était un choix moral à faire dans le secret de son âme. Alors merci à tous ceux qui argumentent et expliquent leur choix sans colère pour ceux qui ne partagent pas leur position.

    Ido Scarpa Le 2 mai à 10:49
       
    • @Ido - Détrompez-vous, il n’y a clairement aucune "fracture" au sein des sympathisants de la France Insoumise à ce sujet... En l’occurrence, le seul choix qu’on peut qualifier de "moral" est celui qui consiste à ne pas donner 1 seule voix au FN !

      Or, ni ceux qui votent blanc, ni ceux qui s’abstiennent, ni ceux qui votent nul, ni ceux qui votent Macron ne font factuellement le choix du FN... Seuls ceux qui glissent un bulletin Lepen dans l’urne le font !

      C’est uniquement dans les motivations pour chacune de ses options qu’apparait la tentation d’en réduire la complexité réelle à leurs résultats supposés ! Ainsi :
       Pour certains le choix se borne à un bulletin pour le FN et un autre contre,
       Pour d’autres, au choix de la cohérence contre l’incohérence,
       etc...
      Les ressorts du vote sont donc propres à chacun et dans ce cas là, on pourra trouver presqu’autant de nuances dans l’affirmation d’une décision qu’il y a de sympathisants de la France Insoumise.

      carlos Le 3 mai à 16:12
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