Accueil > Monde | Par Fabien Perrier | 2 décembre 2014

Grèce : Nikos Romanos, une vie dans la balance

Depuis le 10 novembre, Nikos Romanos est en grève de la faim. Ce jeune détenu anarchiste, privé de son droit aux études, dénonce le comportement du gouvernement à son encontre, proteste contre la condition des détenus et les politiques menées dans son pays. Il risque la mort.

Vos réactions (12)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

En Grèce, un jeune homme de vingt ans se meurt. Depuis le 10 novembre, il est en grève de la faim. Sur fond de crise économique et sociale, d’application sans merci d’une politique d’austérité qui plonge le pays dans la misère, cet anarchiste est en train de devenir un symbole.

Génération des 700 euros

Il s’appelle Nikos Romanos. En réalité, son nom est déjà connu, depuis le 6 décembre 2008, le soir de sa fête (Saint Nikos). C’est dans ses bras qu’à Exarchia, un quartier d’Athènes, est mort Alexis Grigoropoulos, son ami d’enfance. Sous les balles de la police. Ce fut l’événement déclencheur des "émeutes" d’Athènes. À l’époque, les jeunes, dans les rues, dénonçaient notamment la paupérisation de la société grecque. Ils étaient la "génération des 700 euros", le salaire minimum grec. Les jeunes Grecs étaient alors les plus diplômés d’Europe, mais également les plus touchés par le chômage. Il y a six ans, ils manifestaient pour de meilleurs salaires et de meilleurs débouchés. Six ans après, leur situation n’a fait qu’empirer.

La crise financière qui a éclaté début 2010 en Grèce est devenue une crise économique, sociale et politique. En échange de prêts accordés par la troïka (FMI, Commission européenne, BCE), les gouvernements en place – d’abord menés par le Pasok (centre gauche), puis par Nouvelle démocratie (droite) – ont signé des "mémorandums", textes dans lesquels étaient énumérées les politiques à appliquer. Parmi elles, il y a la casse des conventions collectives et l’individualisation des contrats de travail, des hausses d’impôts et des baisses des minimas sociaux et salariaux.

À travers le "mémorandum II", en 2012, le salaire minimum national est ainsi diminué de 22% et même de 32% pour les moins de vingt-cinq ans. Le chômage, lui, explose et frappe aujourd’hui 25,9% des actifs selon les données les plus récentes publiées par Elstat, l’office grec des statistiques. Le chômage des 15-24 ans, de 26,3% en décembre 2008, s’élève aujourd’hui à 49,3%. La situation des jeunes est donc extrêmement dégradée (lire "Austérité en Grèce : les chiffres du désastre").

Des droits bafoués

C’est dans ce contexte que Nikos Romanos est arrêté en 2012, accusé du double braquage d’une banque. Il est torturé, comme en témoignent les photos prises alors. En prison, il passe des examens scolaires et valide son entrée à l’Université, comme trois autres de ses camarades. Le ministre de la Justice est allé jusqu’à visiter la prison pour les féliciter et leur remettre un prix de 500 euros. Romanos refuse d’assister à la cérémonie et de recevoir son dû.

Il se voit alors interdire de se rendre en cours, au contraire des autres jeunes qui ont réussi l’examen universitaire, comme le droit le veut. L’État grec se venge-t-il des positions tranchées d’un jeune de vingt ans qui, de surcroît, semble acquérir le soutien de la population ?

C’est, en tout cas pour revendiquer le respect du droit, notamment à son égard, que Romanos a entamé une grève de la faim. Respect du droit des prisonniers aussi. C’était il y a vingt-trois jours. Depuis, la mobilisation prend de l’ampleur malgré l’attitude d’un gouvernement qui semble adopter la stratégie de la tension. C’est ce qu’affirme Spyros Rapanakis, dans le journal Avghi (proche de Syriza), le 30 novembre : « Le gouvernement s’efforce par tous les moyens de créer une scène d’explosion. De tirer les extrémités en utilisant la stratégie de la tension. Il fera tout ce qu’il peut, afin de se maintenir au pouvoir un peu plus longtemps, et il n’hésitera pas devant une situation d’urgence. Nous n’avons aucune illusion à ce sujet. »

Le 2 décembre, un important rassemblement se déroulait à Athènes, à partir de 18 heures, réunissant notamment de nombreux jeunes. Lorsque les événements ont commencé en 2008, à Athènes, c’était le 8 décembre…

Zoé Konstantopoulou : « Ce gouvernement cherche à créer un ennemi interne »

Députée de Syriza, le parti de la gauche grecque, Zoé Konstantopoulou est aussi avocate. Elle a notamment défendu la famille d’Alexis Grigoropoulos après qu’il a été tué par la police, en décembre 2008. Elle livre son analyse du drame qui se déroule actuellement en Grèce.

Pourquoi vous êtes vous rendue auprès du ministre de la Justice le 1er décembre ?

En tant que responsable des questions de justice et de transparence pour Syriza, accompagnée par Vassiliki Katrivanou, j’ai demandé un rendez-vous avec le ministre de la Justice pour lui signaler qu’une vie humaine est en péril et qu’il n’est pas question de laisser un jeune homme perdre sa vie dans sa lutte. Nikos Romanos lutte pour obtenir ce qui devrait lui être accordé par la loi. Ce jeune homme ne revendique rien de plus que son accès à l’éducation, qui est son droit, et il ne doit pas être soumis à une procédure de torture physique et psychologique pour l’obtenir.

Pourquoi le gouvernement de Samaras refuse-t-il à Nikos Romanos de lui accorder ses droits élémentaires ?

Depuis le début de cette année, nous sommes témoins d’une politique de tolérance zéro envers les personnes incarcérées. Nous assistons à un recul de l’État de droit dans les prisons. Une politique très agressive est conduite par le gouvernement envers les personnes incarcérées. Nous avons l’impression que, pour une partie des personnes incarcérées, le gouvernement veut créer une sorte d’ennemi interne. De notre côté, à Syriza, nous signalons que l’État ne peut priver les individus d’aucun de leurs droits individuels. Il n’est pas question de laisser le gouvernement ou les autorités pénitentiaires priver une personne de ses droits élémentaires, ou de ses droits à l’éducation. Nikos Romanos, en grève de la faim, représente toute une catégorie des personnes incarcérées qui voient leurs droits élémentaires bafoués par le gouvernement.

Le gouvernement joue-t-il une forme de bras de fer avec la population, avec Syriza qui représente 35% des intentions de vote dans les sondages d’opinion ?

Le gouvernement ne devrait pas jouer cette forme de jeu ni avec la population, ni avec la démocratie. La population est exsangue, à bout de souffle. Les jeunes n’ont pas d’avenir. Des enfants s’évanouissent à l’école. Des personnes âgées sont obligées de fouiller dans les poubelles pour trouver à manger. Ce n’est pas le moment, pour le gouvernement, de prétendre effacer toute voix et toute résistance – à plus forte raison si cette résistance ne fait que revendiquer ses droits !

Vos réactions (12)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • de Yannis Y témoignage direct d’Athènes reçu cette nuit :

    Athènes, en ce moment même :
    Réoccupation populaire de l’Ecole Polytechnique à Exarcheia, 41 ans après les événements de novembre 1973 (des anciens ont les larmes aux yeux et pensent que nous vivons un autre moment historique), et barbecues de bus et banques aux fines herbes aux alentours.

    L’ambiance dans l’enceinte de ce lieu historique est extraordinaire. Les CRS suréquipés n’arrivent pas nous déloger. Beaucoup de tags à la mémoire de Rémi Fraisse et en soutien à la grève de la faim du jeune emprisonné Nikos Romanos. Distribution solidaire de sérum, citrons, mallox contre les lacrymogènes balancés comme du napalm depuis l’extérieur. Ça dépave, ça débat, ça écrit sur les murs et sur les corps, ça chante. Que la fête commence ! On attend vos messages de soutien !

    Yannis Y
    membre de l’assemblée d’occupation de l’Ecole Polytechnique=

    carol Le 3 décembre 2014 à 08:25
       
    • Solidarité anticapitaliste et antifasciste !

      Mia Rote Zora Le 4 décembre 2014 à 02:10
  •  
  • Solidarité avec le peuple grecque et la jeunesse !
    La Grèce est un pays occupé par le FMI, la BM, la BCE (la Troïka), avec un agent dans chaque ministère qui vérifie la concordance des décisions et des actions de destruction de la société grecque ordonné par les créanciers.
    Nous sommes confrontés à cela aujourd’hui sur tous les continents
    Citoyens du monde, mobilisons-nous et agissons !
    Il y a urgence car la dictature avance en Grèce, en France, en Europe et dans le monde !

    Desbois Christian Le 3 décembre 2014 à 11:45
  •  
  • Que lutte et survive la Grèce libre et citoyenne.... Le pays où jadis est née la démocratie..

    sophie Le 5 décembre 2014 à 11:05
  •  
  • message terrible heureusement empli d’espoir ...
    Grèce révoltée vous avez tout mon soutien
    une pensée affectueuse au jeune Nikos Romanos et à ses parents et amis.
    resistir es vencer(Juan Negrin dernier chef du gouvernement de la IIème république espagnole)

    la pavana Le 6 décembre 2014 à 11:17
  •  
  • c’est révoltant
    quelles armes pacifiques peuvent contrer ce système monstrueux.
    et on est en Europe

    éluj Le 6 décembre 2014 à 22:02
  •  
  • Tout d’abord dans cet article vous laissez suggérer que Nikos Romanos est de la génération de 700 euros, ce qui n’est guère vrai... Romanos est issu d’une famille très bourgeoise et il a même fini une école privé, Moraïtis où se fréquentent les bons bourgeois grecs. Le drame de ce jeune homme ne commença pas le jour où le policier bourreau tua son ami Grigoropoulos ; il commença quand son propre grand père, écrivain renommé, Athanassios Nasioutzik , issu d’une famille bourgeoise très aisée, fut condamné en 1993 pour le meurtre de son ami, écrivain également, Athanassios Diamantopoulos qui eut lieu en 1984. La mère de Romanos, Pavlina Nasioutzik, n’a jamais accepté que son propre père était coupable, son père non plus d’ailleurs et a écrit un livre dessus ( "Si peu de vérité"). Après quatre procès, ( l’affaire alla jusqu’à la Cour Suprême deux fois et fut même renommée "le meurtre de Kolonaki", car Grigoropoulos fut tué avec 97 coup de marteau dans ce quartier chic de centre d’Athènes où il habitait) Athanassios Nasioutzik, fut condamné en 1993 avec votes 6 / 1 . Dans l’affaire "Nasioutzik- Diamantopoulos", l’avocat de la famille Nasioutzik était Alexandros Lykourezos, fils de Pausanias Lykourezos, ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement Papagos et lui-même, ancien député Nouvelle Démocratie (2000-2003). L’avocat de la famille du défunt Diamantopoulos (au procès d’Athanassios Nasioutzik), était Nikos Konstantopoulos, ancien chef du parti de "Synaspismos" (en 1993), un parti de gauche dont nombreux membres sont actuellement dans le parti Syriza. Imaginez donc dans quel contexte politico juridique fut élevé ce gamin ; il fallait pas déjà ajouter le meurtre (complètement injuste cela personne qui s’estime normal j’espère ne le refuse !!!) de son ami pour avoir une image très négative de la justice grecque... Son ami donc il fut tué et fort heureusement le bourreau policier Koronaios fut condamné à perpétuité. Evidemment cela ne fait pas revenir une vie, évidemment cela créer le rage contre une injustice qui a été faite, une injustice d’ailleurs que de nombreux de milliers de Grecs subissent depuis nombreuses années chacun pour différentes raisons dans un état chaotique où rien ne fonctionne.... Mais est-ce cela une raison pour un gamin pour aller prendre les armes kalachnikov, des mitraillettes Scorpion et des revolvers et aller faire un double hold up en prenant même un otage ? (heureusement libéré et en bonne santé). Romanos fut condamné à 15 ans et 10 mois de prison pour vol à main dans Velvento et acquitté pour la participation à une organisation terroriste ; or il y a deux autres accusations encore ouvertes pour implication dans l’organisation nommée "Conspiration des cellules de feu". Romanos commença une grève de faim et actuellement risque sa vie parce qu’il demande de pouvoir exercer son droit à l’étude et pouvoir avoir des permissions de sorties de prison afin de poursuivre ses études universitaires. On lit depuis en Grèce de nombreuses opinions dessus (venant du public tout simplement ou, d’artistes de professeurs, de journalistes, d’ intellectuels...) pour ou contre la demande de Romanos ; elles vont d’un pôle à l’autre ; certains dégagent une telle haine politique et une telle violence verbale qui font peur... Nous vivons dans un pays où règne le chaos et l’injustice, et la demande de Romanos pour le droit aux études du prisonnier est un droit que de nombreux autres prisonniers auraient dû avoir. Ainsi que de nombreux jeunes gens aujourd’hui qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui sont parfois même obligés à abandonner l’idée de faire des études même car celles ci coûtent trop cher pour leur famille... Comme le dit "Potami" dans un communiqué qu’a été publié dans le site de ce parti politique et avec lequel je suis entièrement d’accord (voir ici si vous lisez en grec : (http://topotami.gr/idisis/stamatisi-politiki-ekmetallefsi-tou-nikou-romanou/ ) l’état doit prendre une décision GLOBALE pour TOUS les prisonniers concernant leur droit à’éducation en prison, des conditions de vies humaines, pour re-insertion et soutien psychologique etc... Actuellement Romanos a gagné quelque chose pour sa lutte car le Ministère de la Justice a reculé et a accepté de faire des modifications sur les études par distance avec bracelet électronique chez les prisonniers. Les partis de gauche et de droite doivent arrêter maintenant leurs petites luttes à des buts uniquement politiques et aller tous ensemble persuader Romanos d’arrêter sa guère de faim et ne pas risquer de mourir. De continuer avec l’espoir car il a déjà entamé et gagné quelque chose dans sa lutte ; continuer avec l’espoir et pas la haine...(Signé Pavlos Eleftheriadis) A méditer...

    luvas Le 9 décembre 2014 à 14:41
       
    • Il y a à prendre et à laisser dans ce que vous dites :
      Par exemple , pourquoi alors ces déclarations du procureur ?

      Lors du procès en 2014, le procureur Grigóris Pepónis, avait déjà clarifié certains faits et procédés :

      " {}Je ne vais rafistoler les lacunes et d’irrégularités dans ce procès comme dans le dossier d’instruction, celles de l’interrogatoire de la police entre autres... C’est la première fois que je vois des braqueurs si lourdement armés libérer ainsi leurs otages, ne pas tirer sur les policiers lors de la poursuite, et ne pas utiliser les otages comme bouclier humain afin de prendre la fuite. Il n’y a rien selon moi qui tend à prouver que ces jeunes appartiennent à un groupe terroriste” "

      Jo Le 9 décembre 2014 à 20:25
  •  
  • Cher Monsieur Jo, j’ai déjà lu partout dans les médias grecs la phrase que vous évoquez ci dessus. On l’utilise comme un bonbon pour prouver quoi au fait ? Il s’agit sûrement d’un hold up fait par des amateurs, là il n’y a pas de doute et tant mieux car il n’y a pas eu de pertes de vie ainsi ! ( quoique parfois un amateur peut faire justement beaucoup de mal justement par amateurisme car il perd le sang froid et entre en panique...) Tant mieux donc s’il n’y a pas eu dans ce cas !! Et c’est justement pour cela que ce jeune homme n’a pas été condamné pour conspiration terroriste. Mais comme je l’ai cité plus haut il y a encore des accusations ouvertes contre lui pour participation à un groupuscule terroriste. Et justement, pour arrêter cette confusion totale où chacun sort des arguments juridiques sans être vraiment à la hauteur, s’il devrait ou pas prendre cette permission demandée, le gouvernement DOIT en ce moment précis donner un communiqué où il expliquerait en évoquant les lois clairement pour quelles raisons cette demande n’a pas été acceptée, pourquoi on lui a proposé à la place de faire des études à distance le temps que le système du bracelet électronique s’installe. Et comme je l’ai écris plus haut, cette demande concerne de nombreux jeunes gens actuellement et elle devrait être appliquée à TOUS et non pas seulement à ceux qui ont été médiatisés pour des raisons souvent liées à des fins politiques... J’ai lu aussi ailleurs que "de toute façon qu’ont-ils fait ? braquer une banque ! et alors ? les banques c’est de toute façon des voleurs !" Et ben, excusez moi mais j’ai un peu de mal avec ce genre d’arguments... Pourvu qu’on retourne dans une économie de troc telle qu’ont connu les Pharaons, et ben on utilisera les banques pour nos échanges monétaires et des gens travailleront dedans ; des gens qui parfois deviennent des victimes comme par exemple cette jeune femme enceinte qui travaillait chez Marfin et qui avait perdu la vie en Mai 2010 avec deux autres personnes (une travaillait dans une librairie d’à côté...) ( sans compter les 21 blessés), pendant la mise à feu lors d’une manifestation. Et j’imagine que même ceux qui ont écrit cela pour les banques doivent quand même avoir un compte bancaire quelque part ! Après, c’est à chacun avec son vote, mais aussi et surtout avec ses décisions de vie personnelle au quotidien de voir comment il peut à son niveau intervenir pour améliorer les choses. Et en dehors du terrorisme il y a par exemple des actions activistes importantes pour le droit au logement pour tous, pour l’écologie, les droits d’immigrés etc qui peuvent aller dans un sens positive, tout en niant la violence extrême qui peut mettre en danger des vies humains. Pour conclusion ce jeune homme est sûrement confus, il fait une grève de faim pour son droit à étudier quoi ? Parait-il la ...gestion d’entreprise !!! Cela ne fait pas rimer avec les idéaux d’un anarchiste, n’est-ce pas ? ... J’espère personnellement qu’il sera persuadé d’arrêter cette grève de faim et qu’il fera ses études. Cela pourrait le sortir de ce calvaire, l’aider à se réinsérer dans la société... La question d’accès à l’éducation en Grèce concerne actuellement non pas seulement Romanos ou un certain nombre de prisonniers mais de milliers de jeunes personnes qui, comme je l’ai écrit plus haut, par manque de moyens financiers importants ne peuvent guère faire le choix d’étudier...

    luvas Le 10 décembre 2014 à 11:23
  •  
  • PS Dernières nouvelles : fin de la grève de Nikos Romanos après 31 jours de grève de faim. Le Ministère de Justice a finalement cédé et déposé un amendement - accepté à l’unanimité - qui prévoit des permissions de sorties pour étudier avec le port d’un bracelet électronique aux prisonniers.

    luvas Le 10 décembre 2014 à 14:41
  •  
  • @Luvas : décidément, à chaque fois que les anarchistes rencontrent la gauche, c’est sous forme d’une balle dans le dos… occupez-vous donc de vos rapports douteux avec les socio-collabos, notamment lors de vos élections dont de moins en moins de gens sont dupes, si on en croit les chiffres de la participation à ces pantalonnades grotesques, toxiques et ruineuses pour le menu peuple. Vous ne savez certainement rien de l’anarchie, comme la plupart de ses détracteurs ignares, restez à votre place et gardez votre "solidarité" pour vous, elle est frelatée et nous n’en voulons pas. Nous ne sommes pas du même monde.

    Auxi Le 20 décembre 2014 à 19:39
       
    • le combat du peuple grec dépasse de loin le "cas Nikos Romanos", c’est tout un peuple qui se met debout face à la Troika et au fascisme, qui commencent à sévir en France...
      c’est un peuple qui rentre en résistance, ce que nous avons aussi intérêt à faire en France, avant que le f’haine ne confisque le pouvoir par les urnes...
      ami, entends-tu, le vol noir, des corbeaux, sur nos plaines...

      Christian Le 28 décembre 2014 à 09:58
  •