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Accueil > Politique | Entretien par Pierre Jacquemain | 10 mars 2017

Isabelle Attard : « Tout est encore possible à gauche »

L’affaire Baupin, l’accord PS-Verts, sa candidature aux législatives et son éventuel soutien à un candidat à la présidentielle : la députée écologiste du Calvados, ex-EELV, explique comment elle voit la gauche aujourd’hui, et la place qu’elle peut y prendre.

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Regards. Le Tribunal de grande instance de Paris a classé sans suite votre plainte contre Denis Baupin – accusé d’agression et de harcèlement sexuel. C’est un combat perdu ?

Isabelle Attard. Non. Le procureur nous a d’ailleurs donné raison. L’enquête prouve que nos témoignages étaient recevables, crédibles et vérifiés. Le tribunal reconnaît que certains faits auraient pu être condamnés au pénal. C’est donc une première grande victoire. Et une vraie reconnaissance.

Denis Baupin va porter plainte contre vous…

C’est ridicule. Il n’a pas encore porté plainte. Il dit qu’il va porter plainte. Il y a plusieurs objectifs à cela. Il espère ainsi dissuader d’autres femmes de parler. De leur faire peur. C’est une tentative d’intimidation alors que nous venons au contraire de les encourager à le poursuivre en justice. Il est aussi probable qu’il cherche à gagner du temps. N’oublions pas que nous sommes en période électorale, que sa femme – ministre – est candidate aux législatives.

Quelle suite allez-vous donner au combat que vous avez engagé avec toutes ces femmes victimes de violences et de harcèlements ?

On va essayer d’obtenir les positions des candidats à l’élection présidentielle sur toutes les problématiques liées aux violences faites aux femmes ainsi que sur la question de la prescription. Par ailleurs, on doit s’interroger plus encore : comment s’y prend-on pour faire évoluer notre société sur la question de l’égalité hommes-femmes – qu’il s’agisse de la question salariale ou du sexisme ordinaire ? On doit s’interroger aussi sur la question de la formation et des stéréotypes : comment évite-t-on, par exemple, d’avoir dans un magazine de jouets pour Noël une photo de chambre bleue pour les garçons et une photo de chambre rose pour les filles qui ne comporte pas de bureau ? Parce que les filles ne travaillent pas dans leur chambre, c’est bien connu. On est en 2017 !

« Je veux être la candidate du rassemblement. Celle des écologistes, des socialistes de gauche, des communistes, des insoumis. Et de tous ceux qui n’appartiennent à aucun parti. »

Est-ce qu’on avance dans la bonne direction malgré tout, ou bien au contraire êtes-vous pessimiste et inquiète ?

Les progrès sont très lents. Et je me demande si parfois nous n’assistons pas à quelques régressions. On s’est un peu endormi sur les batailles des féministes des années 60-70 et on ne voit pas à quel point la situation est catastrophique. Quand on parle à des adolescentes, des lycéennes, qui n’ont pas forcément une vision très positive de leur corps, elles trouvent "normal" de faire tout ce que les garçons leur demandent. J’ai parfois l’impression qu’elles ont un sentiment – presque incorporé – d’infériorité devant leurs camarades masculins. Donc il y a du boulot !

Vous lancez votre campagne législative le 14 mars prochain. Avec quels soutiens ?

Je lance ma candidature comme députée-citoyenne. Il ne faut pas oublier que j’ai été élue en 2012 alors que personne ne me donnait gagnante sur une circonscription de centre-droit, voire de droite. Cela fait déjà bientôt deux ans que je n’appartiens à aucun parti politique. Aujourd’hui, je discute mais je ne négocie rien avec personne. Je dis simplement aux uns et aux autres : regardez mes votes, regardez mes positions et si cela correspond à votre vision de la société et à ce que vous attendez d’un député, rejoignez-moi. Je veux être la candidate du rassemblement. Celle des écologistes, des socialistes de gauche, des communistes, des insoumis. Et de tous ceux qui n’appartiennent à aucun parti, qui se retrouvent dans mes idées. Cette gauche-là est majoritaire. Nous serons forts si nous sommes ensemble. Et je peux gagner.

Quel bilan tirez-vous de ces cinq années passées au Parlement ?

Dès 2012, j’ai porté des combats inconnus et qui sont sur la table désormais. Quand je parlais "revenu de base" il y a trois ans, les gens m’écoutaient d’une oreille semi attentive. Aujourd’hui, je me réjouis de voir que Benoît Hamon le place au cœur de son projet. Autre exemple. Nous avons organisé une réunion à quinze kilomètres de Bayeux sur le sujet des pesticides. On était plus de deux cents dans une salle qui débordait. Je ne pense pas qu’il y a cinq ans, ont aurait connu pareille attention des habitants. Je pense encore à d’autres sujets, comme le cannabis par exemple ou les jurys citoyens, la professionnalisation de la politique, de l’éthique et de la morale en politique – des sujets que je porte depuis cinq ans. Sur tous ces sujets, on avance. La société évolue…

« Tant que le PS ne sera pas clair dans ses choix et sa ligne, mieux vaut nous tenir à l’écart et rester prudents. »

Rebondissement, retournement, affaires, trahisons, appels au rassemblement, au vote utile, ralliements, etc. Quelle analyse portez-vous de cette campagne présidentielle ?

Cela fait plus de six mois que je dis aux commentateurs de la vie politique de faire attention. Nous vivons une situation inédite où tout peut arriver. Le pire, c’est qu’on nous refait le coup du vote utile. C’est une catastrophe. C’est ce qui fait que les écologistes il y a cinq ans n’ont pas voté pour Eva Joly et ont préféré François Hollande. Nous devons au contraire tirer les leçons du passé. Et s’interroger : qui est responsable de la progression du Front national ?

Yannick Jadot a-t-il eu raison de s’effacer derrière Benoît Hamon ?

Je ne suis pas convaincue que c’était la meilleure des solutions. C’était une des solutions, mais je pense qu’il fallait surtout aller jusqu’au bout de la démarche de rassemblement et discuter avec tout le monde avant de prendre cette décision. Et je pense aussi qu’il fallait inclure Charlotte Marchandise, la candidate citoyenne, dans cette discussion avec Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Il fallait surtout exiger des engagements fermes sur les contenus de l’accord signé entre EELV et le PS. Aujourd’hui, il ne me paraît pas envisageable d’être candidate à côté de Myriam El Khomri. Je ne peux pas avoir manifesté contre la loi Travail et me retrouver dans une campagne main dans la main avec celle qui a porté cette loi. Il faut de la cohérence. Tant que le PS ne sera pas clair dans ses choix et sa ligne, mieux vaut nous tenir à l’écart et rester prudents.

Est-ce que ça veut dire que les écologistes ont mal négocié leur accord avec le PS ?

Ce n’est pas exactement ce que je dis. Je pense qu’ils espèrent qu’il y aura un déclic et qu’ils vont pouvoir suffisamment peser sur cet accord pour qu’il aille dans le bon sens. Notamment sur la question de la sortie du nucléaire, l’abandon des projets de Notre-Dame-des-Landes, Bure ou de la ligne Lyon-Turin. Ils ont raison d’espérer, mais ils doivent rester vigilants. Quand je vois les noms de celles et ceux qui entourent Benoît Hamon dans l’organigramme de campagne, il y a de quoi être inquiet.

« Quand je vois des députés socialistes investis par le PS alors qu’ils font partie de l’équipe rapprochée de Macron, je me pose des questions sur les intentions réelles du PS. »

D’autant que Jean-Christophe Cambadélis a renvoyé l’accord à l’après premier tour de la présidentielle. Ça sent l’entourloupe ?

Je pense que l’entourloupe n’est pas là. L’entourloupe c’est l’attitude du Parti socialiste face à Emmanuel Macron. Quand je vois des députés socialistes investis par le PS alors qu’ils font partie de l’équipe rapprochée de Macron, je me pose des questions sur les intentions réelles du PS. Quand j’entends des ministres actuels qui se posent la question de leur éventuel soutien au candidat En Marche, je trouve cela très grave. Voir certains ministres attendre les résultats des prochains sondages pour se déterminer et se positionner… c’est le degré zéro de la politique ! Soit c’est la preuve de leur non ossature politique, soit c’est de l’opportunisme. Qu’ils s’assument ! Cette situation est très inquiétante pour la démocratie.

Vous êtes une ancienne directrice de musée – celui de la Tapisserie. La culture n’est pas présente dans cette campagne…

Les programmes culturels des candidats sont extrêmement pauvres. J’aimerais qu’on parle d’autonomie culturelle, de sorte qu’on ne laisse pas tout aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autre Google Art Project. On doit pouvoir protéger notre patrimoine et faire toute la place à nos créateurs. Il y a une grande méconnaissance des enjeux. De même que l’on ne parle pas assez des biens communs. Il faudrait d’ailleurs écouter davantage ce que dit Charlotte Marchandise sur l’ensemble de ces sujets.

Vous avez cité Charlotte Marchandise à plusieurs reprises. Elle aura votre suffrage si elle a le nombre de parrainages suffisants ?

Il y a plusieurs personnes qui m’intéressent dans cette campagne. Elle en fait partie. Mélenchon aussi. Mais si elle a ses signatures, il faudra étudier la piste d’un rapprochement… Pour autant, en terme de débat d’idées, sa candidature est extrêmement positive. Elle est issue d’une expérience démocratique inédite.

Et si elle n’est pas en situation d’être candidate ?

De la même façon que je me bats localement pour réaliser un grand rassemblement, j’espère toujours que celui-ci se fasse pour la présidentielle, et qu’il prenne en compte les mouvements citoyens. Charlotte Marchandise symbolise une aspiration à un renouveau démocratique. Les partis doivent l’entendre. Par ailleurs, je ne suis pas une inconditionnelle de ce scrutin. Parce que je ne crois pas au régime présidentiel. Je suis pour la création d’un régime parlementaire.

Ce que propose Mélenchon…

Eh bien voilà, peut-être qu’il aura ma voix. On verra comment ça évolue, il y a encore trop d’incertitudes.

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  • Bonjour
    Autant la seconde partie me convient a peut prêt, la campagne législative 14 mars....
    Autant, la question sur les femmes, en début de partie m’inquiète.
    Excusez moi, d’être inquiet en tant qu’homme, et oui , on en est arrivé là, a devoir s’excuser d’être un homme.
    Anecdote, sur une radio, j’ai entendu une journaliste , de Marie Claire, dire de supprimer la prescription totalement, et qu’une femme ou homme pourrez porter plainte, contre une personne, pour des viols, dans l’enfance ou l’adolescence, qu’elle ne se souviendrez pas, mais qu’un choc, ou traumatisme récent a réveiller, et tout d’un coup resurgirais. Donc d’avoir le droit de porter plainte contre son père , son frère, un homme, vingt, trente ans , cinquante ans après.....
    je me suis peut être mal expliqué, la psychiatrie en parle.
    Quant on sait , ce qui c’est passer dans certaines affaires judiciaires, des accusations de viols, pédophilie, inventés, des spécialistes en psychologie balladés, comment peut t-on avancer de telle proposition ?!.
    Sur les ados, qui se jette dans les bras de mecs, peut être que la concurrence entre femmes joue, car se sont des femmes, on l’oublie, elle veulent absolument un hommes !! (la biologie sa existe)...et de plus si les hommes commence a se méfier des femmes, de plus en plus, de peur d’être accuser de n’importe quoi, certaines se disent , il faut mettre le paquet pour y arriver, a accrocher un gars. Cette guerre des sexes, est-elle vraiment constructive ???.

    bob Le 10 mars à 11:41
       
    • Ouh ! la ! la !
      Monsieur Bob prouve que le sexisme et ses clichés ont de beaux jours devant eux... y compris chez ceux qui se revendiquent (?) de la gauche de gauche...

      Marc Sidonny Le 10 mars à 12:22
    •  
    • Je suis assez abasourdi par ce commentaire. Si les fausses accusations existent, elles ne sont que de l’ordre de 2 à 8% selon les études et selon les pays http://www.crepegeorgette.com/2014/10/13/fausses-allegations-viol/ et ce n’est pas la fin de la prescription qui pourra y changer quoi que ce soit. C’est ensuite à aux enquêteurs de faire leur travail. S’il n’existe pas de preuves ou de témoignages qui corroborent les faits, je ne vois pas de quoi les hommes devraient avoir peur. Même si on peut douter de la justice de notre pays, je pense qu’il existe encore assez de garde-fous pour éviter les dérives. L’affaire d’Outreau a existé mais je reste convaincu qu’elle reste une exception. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilant sur le fonctionnement judiciaire de notre pays. Mais ce n’est pas une raison non plus pour passer sous silence les 92 à 98% de plaintes qui sont réelles et qui ne reçoivent la plupart du temps pas une oreille bienveillante. Les faits ne se traduisent que très rarement par une issue judiciaire. Ainsi, seules 30% des victimes sont allées porter plainte, et quand elles l’ont fait, il n’y a majoritairement pas eu de procès. Les personnes qui n’ont pas porté plainte indiquent majoritairement avoir agi de la sorte car les faits étaient prescrits, tandis que 35% expliquent qu’elles ont eu peur d’être rejetées par leur famille.

      Ensuite, il me semble que l’on sous-estime le nombre de victimes de violences sexuelles ou de harcèlement dans notre pays qui continue de véhiculer un tas d’idées reçues http://www.liberation.fr/france/2016/03/02/fausses-accusations-non-veut-dire-oui-les-stereotypes-sur-le-viol-ont-la-vie-dure_1436883

      Enfin, concernant le délai de prescription très court, c’est en effet un problème quand on sait que les révélations interviennent en moyenne 16 ans après les faits (psychologiquement, ça s’explique très bien). Pour près d’un quart des victimes (22%), c’est même plus de 25 années qui se sont écoulées avant la première évocation des faits à un tiers. http://aivi.org/vous-informer/inceste-ce-qu-il-faut-savoir/les-chiffres.html

      Je vous conseille la lecture des données de l’ONVF sur les violences faites aux femmes. Vous verrez à quel point les chiffres sont édifiants. Rien que pour cela, je pense que ce sujet ne devrait pas être traité de manière désinvolte comme vous venez de le faire. http://stop-violences-femmes.gouv.fr/IMG/pdf/Lettre_ONVF_8_-_Violences_faites_aux_femmes_principales_donnees_-_nov15.pdf

      Didier Le 10 mars à 14:53
    •  
    • Merci Madame Attard
      Votre combat pour permettre que les avis de ceux qui sont les moins écoutés puissent être entendus !
      Comme médecin pédopsychiatre je suis attérée par la négligence des services publics et le peu de vigilance des politiques quant à l’avenir des enfants en souffrance affective et psychologique. Comme vous devez le savoir des postes de médecin-chef en pédopsychiatrie sont supprimés et la spécialité devrait disparaître dans quelques années !! Dans notre société délétère ce sont tous les enfants que nous devons d’abord protéger, ne pensez-vous pas ? En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’accepter mes salutations respectueuses. Docteur Burdet Dubuc Villiers sur Marne 94350

      Burdet Dubuc Martine Le 10 mars à 19:25
  •  
  • Isabelle Attard est dans l’ensemble intéressante. Mais deux choses m’étonnent dans ses réponses. D’abord elle veut être la candidate entre beaucoup d’autres des Insoumis mais n’est pas sûre de voter Mélanchon dont le projet correspond pourtant à tous ses voeux ! Ensuite elle semble mettre Jean Luc Mélenchon au même niveau que Mme Marchandise ce qui revient presque à rejoindre les médias dominants, les sondeurs, les journalistes, etc dans leur démarche active d’invisibilisation du candidat de la France Insoumise. Cela n’est pas très cohérent avec sa critique, excellente, de l’attitude du Ps et de ses élus. Encore un effort peut-être ?

    kokkino Le 10 mars à 13:19
       
    • Je pense qu’il va falloir relire le texte car Isabelle Attard n’indique pas qu’elle souhaite être candidate de la France Insoumise mais aspire à un rassemblement élargi (dont ferait partie la France Insoumise) aux mouvements citoyens que peut notamment représenter Charlotte Marchandise. Elle ne met pas au même niveau Jean-Luc Mélenchon et cette dernière mais demande à ce qu’elle soit entendu par les partis (ce qui n’est effectivement pas le cas aujourd’hui).
      Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant ? Mais peut-être n’avons-nous pas la même interprétation de cet article ?

      Didier Le 10 mars à 15:04
  •  
  • Je suis sensible à toute l’argumentation d’Isabelle Attard, elle correspond à l’idée que je me fais de l’insoumission.

    Je souligne sa méfiance à l’égard d’un PS qui campe sur ses positions néolibérales, à preuve la "Valse "(!) hésitation entre Macron et Hamon, déjà bien penchée à droite. Oui, je souligne ceci pour rappeler à la Rédaction de Regards ses appels à l’union et puis au dialogue et puis au débat entre Hamon et Mélenchon, flanquée de Libération et de Médiapart.

    La France insoumise avait et a toujours raison de refuser un tel dialogue -même si on peut à la rigueur donner crédit à un discours de gauche à Hamon- avec un PS qui a bien corseté le candidat Hamon, qui n’a toujours pas les moyens de ce qu’il affirme, souvent de manière très alambiquée, et revenant sur des positions plus "solfériniennes" à l’insistance des "barons" qui mènent la calèche.

    Bref, beaucoup de risques, la porte est étroite, il faudra compter sur la FI pour avancer. D’autant que dans cette histoire, si beaucoup de militants s’activent avec la FI, nous pouvons noter que le fait marquant est la discrétion des "appareils" politiques dans cette lutte. C’est le fait même, annonciateur de la transformation de la lutte politique : L’ancienne garde des partis se sclérosant, ils seront effacés ou transcendés.

    Une épreuve de vérité sera de voir comment vont se comporter les uns et les autres au moment des législatives et à cette occasion, Jean-Luc Mélenchon n’a toujours pas ses 500 signatures. Avis !

    En tout cas, Merci à Isabelle Attard de sa clairvoyance ainsi quà toutes celles et ceux qui avancent comme elle.

    Max Le 10 mars à 15:22
  •  
  • Bonjour
    désolé Sidonny, mais vu mon age et avoir été père de deux enfants, je me méfie des clichés de tout bords(aussi bien machiste, que féministes), et c’est une chose que les choses ne sont pas aussi simple, et plus nuancés, particulièrement sur l’éducation des enfants.
    Pour moi dans , tout, il faut faire le trie sélectif....
    Il y a des Cons, des imbéciles, racistes, sexistes, exploiteurs, manipulateurs... partout.Que vous soyez femmes, hommes, de telle ou telle origine, nationalité.....
    Dans qu’elle catégorie vous classer MLP, Bettancourt, Parisot, Teatcher parmi les pauvres femmes victimes.....et je ne vous parlent pas des faits divers.

    bob Le 10 mars à 15:34
  •  
  • Mélenchon est il contre le revenu de base ? j’ai entendu des responsables locaux de la France insoumise déclarer que c’était une mesure capitaliste !!!!!! je vais donc voter Hamon !

    Sergio Le 10 mars à 19:26
       
    • @sergio il y a pléthore de façon de voir le revenu universel ... Celle qui trouve grâce aux yeux de Mélenchon, à savoir à travers la socialisation de la richesse totale produite pas le pays, n’est pas réalisable sauf à supprimer la propriété propriété privé. Cette mesure n’est donc pas au programme ...

      Maintenant, je vous suggère de bien vous renseigner sur ce que propose vraiment Hamon à ce sujet (regardez les petites lignes en bas de la page, et si elles n’y sont pas demandez les avant qu’on vous en fasse la surprise), vous risquez de ne pas avoir autre chose qu’un RSA amelioré, c’est à dire le fameux "revenu décent" proposé par Valls.
      A bon entendeur.

      Carlos Le 10 mars à 19:47
    •  
    • le revenu universel, partiel et à hauteur de 700 (?) euros, ne semble pas être une proposition de nature à régler les problèmes sociaux du pays. Le chômage sera-t-il moindre si l’on donne aux pauvres une somme inférieure au seuil de pauvreté ? La dignité des personnes sera-t-elle assurée avec cette somme ?
      Le seul revenu universel qui peur-être discuté est celui issu de la répartition de l’ensemble des richesse produites par un pays à l’ensemble de ses ressortissants ! cela s’appelle le communisme ! Je ne pense pas que Hamon soit sur cette logique politique ! j’ai peur que son idée soit du marketing politique de la même eau que la suppression de la taxe d’habitation pour macron ! ils naviguent à vue pour essayer de grappiller des voix.

      christian Le 11 mars à 18:42
    •  
    • En fait, le revenu universel ne l’est plus vraiment comme je vous l’ai déjà sussuré... Puisque sous conditions...

      Le candidat Hamon indique que les 600 euros mensuels (on en est là aujourd’hui... Soit bien en-dessous du seuil de pauvreté) seront plutôt destinés à des jeunes de 18 à 25 ans sans ressources. Ceux qui ont un petit boulot toucheront « un peu moins », citant le cas "d’un étudiant qui travaillerait un jour sur cinq et recevrait 500 euros nets". L’aide serait donc dégressive en fonction des revenus... et même nulle à partir de 1,9 smic.

      Je vous laisse donc le loisir de réfléchir sur le fait de savoir si ce revenu mérite encore le qualificatif d"universel" !

      carlos Le 11 mars à 22:28
    •  
    • @ Sergio. Tout le monde se fout de savoir pour qui vous votez. Ici on argumente, on discute ou au moins on essaie...

      René-Michel Le 12 mars à 10:12
  •  
  • "Je veux être la candidate du rassemblement. Celle des écologistes, des socialistes de gauche, des communistes, des insoumis. Et de tous ceux qui n’appartiennent à aucun parti, qui se retrouvent dans mes idées. "
    OK, on a compris la stratégie.

    "Quand je parlais "revenu de base" il y a trois ans, les gens m’écoutaient d’une oreille semi attentive. Aujourd’hui, je me réjouis de voir que Benoît Hamon le place au cœur de son projet."
    Le revenu de base est une des armes essentielle du capitalisme pour ces prochaines années.
     youtube.com/watch ?v=lHujBHqNSBg
    ("Bernard Friot : arguments décisifs contre le revenu de base, outil du Capital.")

    Durruti Le 10 mars à 20:21
  •  
  • L’alliance avec le PS est toujours une arnaque. Que sont candidat soit Hollande, Valls ou Hamon.
    Vous vouliez que la France Insoumise se désiste pour Hamon alors qu’elle a un programme écrit et chiffrer, tandis que Hamon ne fait que se dédire et reculer sur ses promesses de la primaire.
    Mais sur quoi voulez-vous discuter avec quelqu’un qui est resté suffisament flou sur le revenu universel et le reste, pour pour pouvoir dire aujourd’hui le contraire de ce qu’il disait lors de la primaire.
    Pour les naïfs qui ont cru au revenu universel d’Hamon, je compatis.

    mateo Le 10 mars à 22:14
  •  
  • Bonjour
    A Didier 14 h53
    Oui ,d’accord avec vous , mais , si , il n’y a pas des gardes fous sérieux,...combien de vies brisés. 2 a 8% c’est dèja trop.
    j’alerte sur des dérives possibles, sans être un suiviste, parce qu’il faut suivre les vents dominants....

    bob Le 10 mars à 22:16
  •  
  • Si la France Insoumise est un mouvement éphémère, elle risque de s’évaporer au soir du premier tour.
    Plus sérieusement, qui va définir le choix du second tour ? Et comment aborder les législatives ?

    Berthier g Le 12 mars à 10:17
       
    • Pour ma part au second tour, ce sera une seconde fois la France Insoumise ;) ! Si par la plus grande étrangeté, le mouvement n’y est plus, ce sera un vote blanc... Je m’assoie sur une quelconque consigne de vote.
      Pour les legislatives, PHI aura bon nombre de candidats donc, ce sera un candidat PHI ou alors, s’il n’y en pas, ceux defendant les valeurs les plus proches.

      carlos Le 12 mars à 21:41
  •  
  • je n’appartiens à aucun parti politique. Aujourd’hui, je discute mais je ne négocie rien avec personne. Je dis simplement aux uns et aux autres : regardez mes votes, regardez mes positions et si cela correspond à votre vision de la société et à ce que vous attendez d’un député, rejoignez-moi. Je veux être la candidate du rassemblement. Celle des écologistes, des socialistes de gauche, des communistes, des insoumis. Et de tous ceux qui n’appartiennent à aucun parti,
    « {} »
    Isabelle ATTARD ignore l’article 4 de notre Constitution française : les partis et regroupements politiques concourent à l’expression du suffrage ...participent à la vie démocratique de la Nation l’engagement politique des partis et leur existence représentent un enjeu chaque jour plus crucial pour rompre avec des logiques mortifères de groupes obscurs souvent du milieu capitaliste ou d’individu qui se veulent hors système mais qui s’en nourrissent
    Fi a beau nier les faits c’est un parti politique d’ailleurs dont les noms buts ont été déposée discrètement au Journal Officiel mais chut faut pas l’écrire c’est tabou

    ouvrierpcf Le 28 mars à 18:36
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