Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 23 mai 2017

Jean-François Julliard : « La politique énergétique ne doit plus être entre les mains de la direction d’EDF »

Directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard nous parle des procédures-bâillons des multinationales, de la nomination de Nicolas Hulot à l’Écologie et des grands dossiers – nucléaire, NDDL… – qui l’attendent.

Vos réactions (7)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable
Vos réactions (7)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • M. Jean François Juillard, merci pour votre combat acharné concernant les enjeux environnementaux. Il y a quand même quelque chose qui manque dans votre combat concernant la politique nucléaire en France. A vous écouter, les niveaux de décision concernant le statut quo/l’inflexion/renforcement de notre capacité de production avec le corollaire qui va avec relèverait du ministère, d’EDF etc... et bien non et NON. La solution est de proposer un référedum national sur le sujet, ce qui aurait l’avantage de provoquer un débat national. La politique énergétique de la France, envisageable uniquement sur du temps long nous regarde car elle demande reflexion et décision responsables dégagées de tous conflits d’intérêts. Seul le peuple est légitime et SOUVERAIN en la matière au regard des générations à venir. Je vous rappelle que la DEMOCRATIE est le gouvernement DU peuple, PAR le peuple et POUR le peuple. Comptant sur vous pour prendre en compte cett problématique. Cordialement.

    ecureuil66 Le 23 mai à 16:02
       
    • Je ne vois de quoi vous tirez que J.F. Juillard serait opposé à l’utilisation du référendum pour faire avancer des décisions gouvernementales. Par ailleurs je suis toujours étonné de la foi aveugle et à mon avis injustifiée des fanatiques du référendum comme panacée démocratique. L’important dans la démocratie c’est le débat, pas la forme de la décision. Le maintien d’une pression continue sera nécessaire pour faire plier ce gouvernement technocratique et productiviste. Un référendum ne suffira jamais.

      dominique courtois Le 23 mai à 21:26
  •  
  • Dominique Courtois,
    En quoi est-on fanatique quand on demande un référendum sur des sujets aussi déterminants ? La démocratie vous fait peur ? Non certainement pas des décisions gouvernementales pour décider de NOTRE avenir ! Regardez dans le rétroviseur et soyez objectif : le référendum de 2005 sur le TCE n’a t’il pas provoqué un immense débat ? Tout le contraire de ce que vous prétendez. Et les suisses qu’ont-ils décidé tres récemment et COMMENT sur le nucléaire ? Le PAR et le POUR nous oblige en démocratie à recourir fortement à la consultation populaire. Désolé ce qui est factuel (et apparemment vous déplais) infirme totalement ce que vous prétendez. Moi citoyen, je veux le pouvoir et je milite pour l’avènement rapide de la VI République en lieu et place de cette V République monarchique et obsolète !

    ecureuil66 Le 24 mai à 06:31
  •  
  • Ecureuil66@ et dominique courtois@

    Il me semble que vous avez raison tous deux, car vous êtes d’accord sur le fond. L’essentiel est là.
    Ensuite, débats internes ou pas, référendum ? Bref, l’essentiel est la prise de conscience de la nécessité d’une autre production pour l’humain et la planète. En discuter, puis décider, pour enfin appliquer. Ceci suppose une autre polique ...
    Mais oui, nous sommes d’accord : il faut décider et engager d’autres moyens de production, propres, écologiques, respecpectueux de la nature et de la vie. Produire autrement est une exigence pour relever le double défi de la réponse aux besoins humains et de la protection de la planète. Ce qui est en cause n’est pas l’humanité en tant que telle, mais le mode de production capitaliste. Ce mode productiviste a certes permis de créer des richesses comme jamais dans l’histoire, mais au prix d’une répartition toujours plus inégalitaire de ces richesses, de la progression du chômage et de la précarité, du saccage de la planète, d’une surexploitation toujours plus importante des êtres humains et des ressources naturelles. Le mode de production actuel de biens et de services n’est plus soutenable, ni écologiquement, ni socialement. Il est incapable de répondre aux grands défis : écologique, démographique, urbain, car plus de 65 % de la population mondiale habitera dans des villes en 2025, et la transition numérique qui est une véritable révolution.... Toute vision fataliste d’humanité vouée à sa propre perte ne ferait que cultiver le cynisme, l’apathie, le découragement, la dépolitisation, et la fuite en avant vers des idéologies mortifères ou régressives. Nous devons avoir l’ambition, pour la France et toute la planète, d’un nouveau mode de production et d’un nouveau modèle agricole, fondés non sur l’exigence de rentabilité mais sur de nouveaux critères d’efficacité économique, sociale et écologique : le développement des capacités humaines, la protection de notre environnement, l’égalité, la coopération et la solidarité des territoires. C’est-à-dire une République où les biens communs seraient le moteur d’un développement humain durable.

    Patrice le Gallois Le 24 mai à 10:15
  •  
  • Ecureuil66@ et dominque courtois@

    Il me semble que vous avez raison tous deux, car vous êtes d’accord sur le fond. L’essentiel est là.
    Ensuite, débats internes ou pas, référendum ou pas ? Bref, l’essentiel est la prise de conscience de la nécessité d’une autre production pour l’humain et la planète. En discuter, puis décider, pour enfin appliquer. Ceci suppose une autre polique ...
    Mais oui, nous sommes d’accord : il faut décider et engager d’autres moyens de production, propres, écologiques, respecpectueux de la nature et de la vie. Produire autrement est une exigence pour relever le double défi de la réponse aux besoins humains et de la protection de la planète. Ce qui est en cause n’est pas l’humanité en tant que telle, mais le mode de production capitaliste. Ce mode productiviste a certes permis de créer des richesses comme jamais dans l’histoire, mais au prix d’une répartition toujours plus inégalitaire de ces richesses, de la progression du chômage et de la précarité, du saccage de la planète, d’une surexploitation toujours plus importante des êtres humains et des ressources naturelles. Le mode de production actuel de biens et de services n’est plus soutenable, ni écologiquement, ni socialement. Il est incapable de répondre aux grands défis : écologique, démographique, urbain, car plus de 65 % de la population mondiale habitera dans des villes en 2025, et la transition numérique qui est une véritable révolution.... Toute vision fataliste d’humanité vouée à sa propre perte ne ferait que cultiver le cynisme, l’apathie, le découragement, la dépolitisation, et la fuite en avant vers des idéologies mortifères ou régressives. Nous devons avoir l’ambition, pour la France et toute la planète, d’un nouveau mode de production et d’un nouveau modèle agricole, fondés non sur l’exigence de rentabilité mais sur de nouveaux critères d’efficacité économique, sociale et écologique : le développement des capacités humaines, la protection de notre environnement, l’égalité, la coopération et la solidarité des territoires. C’est-à-dire une République où les biens communs seraient le moteur d’un développement humain durable.

    Patrice le Gallois Le 24 mai à 10:22
  •  
  • Et donc Mr Le Gallois, le troll officiel du PCF
    qui reprend les argumentaires du FN contre la France Insoumise
    et qui passe son temps à mépriser et insulter tous ceux qui ont une opinion différente de la sienne...
    vient jouer au rassembleur à la mode Macron... :)

    N’oublions pas que c’est notamment sur l’écologie que se situent les principaux problèmes du PCF...
    qui a, en réalité, le même positionnement que Manuel Valls sur l’écologie...

    L’argent d’abord, l’écologie ensuite. :)

    Le véritable adversaire de l’écologie, c’est l’argent-roi.

    Tant que le Roi-Argent, le Dieu-Argent n’aura pas été renversé,
    il n’y aura jamais une politique écologique digne de ce nom.

    Parce que c’est l’argent qui arbitre toutes les décisions politiques quelles qu’elles soient.

    L’argent contre le social, c’est connu,
    c’est un grand classique. :)

    Mais l’argent est aussi contre l’écologie...
    car l’argent n’est que pour l’argent,
    l’argent ne connaît pas d’autre réalité que l’argent.

    Et c’est ce qui explique la longue litanie des échecs de l’écologie politique...
    qui, depuis qu’elle existe, n’a jamais connu que des échecs...
    parce que l’écologie ne rapporte pas d’argent à ceux qui possèdent l’argent. :)

    A la place, nous avons droit à des "sommets" dans le genre de la Cop21, où des dirigeants politiciens qui s’en foutent royalement, s’achètent un brevet de bonne conduite écologique en signant un bout de papier...
    qu’ils savent très bien qu’ils ne respecteront jamais. :)

    Mais les journaux et les télés qui appartiennent à leurs employeurs, eux, vont parler à tout va de succès de l’écologie... :)

    L’accord est signé, c’est gagné.
    Ils ont eu leur coup médiatique...
    (exactement comme l’élection de Macron :)).

    Pour l’écologie, il n’y a plus rien à faire...
    revenez dans 50 ans...
    pour constater que rien n’aura été fait. :)

    Pour l’écologie,
    comme pour les questions sociales,
    rejetez les vieux partis politiciens
    qui n’ont jamais rien fait depuis 50 ans...

    Prenez le pouvoir en votant pour les candidats de la France Insoumise aux Législatives. :)

    cavalierbleu Le 24 mai à 15:47
       
    • @CavalierBleu

      T’es vraiment un marrant, "Tête à claques " ! ... Même si certaines de tes reparties sont à chialer ! Bref, on m’a dit que tu te produisais régulièrement au théâtre de Guignol au jardin d’acclamation !
      Est-ce vrai ? Et que tes représentations du mercredi sont celles qui ont le plus de succès : Tu fais peur aux gosses ! Ils adorent ça ! Sacré "Tête à claque " !
      Les organisateurs, eux, sont contents : A chaque fois que tu passes au Guignol, il pleut ! C’est bon pour le climat, les fleurs, et les marchands de parapluies.
      Mais fais-nous un spectacle pour adulte, fada ! si tu sais faire...
      Pour moi, ton ami le coco.

      Patrice le Gallois Le 30 mai à 16:07
  •