Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 2 juin 2017

Julien Bayou : « Nicolas Hulot est tout seul »

Candidat EELV aux législatives à Paris, Julien Bayou nous répond sur la nomination de Nicolas Hulot, la moralisation de la vie politique et les dissensions au sein de la gauche.

Vos réactions (24)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable
Vos réactions (24)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • En tant que France Insoumise je me sens en phase avec ce qui dit Julien Bayou. Son avis nuancé sur les propositions de Bayrou sur la moralisation va tout à fait dans le sens de ce que Jean-Luc Mélenchon vient de déclarer sur CNews : melenchon.fr/2017/06/02/monsieur-macron-prepare-choc-social/. Visiblement il y a des points de vue convergents.
    J’ignore tout de la situation de division dans la 5ème ciro. de Paris mais je ne vois pas pourquoi JLM et la FI sont une fois de plus montrés du doigt et désignés responsables. C’est toujours la même rengaine univoque. La position de la FI a pourtant toujours été claire et sans ambiguïté : dès lors qu’il y accord sur l’essentiel du programme l’unité est possible dans le respect des uns et des autres. En revanche la perspective de Julien Bayou d’accords avec le P"s" via C Duflot n’augure rien de bon en matière d’unité : c’est prendre le risque retomber dans le bourbier des accords sans principe programmatique.

    victor Le 2 juin à 13:17
       
    • Mais c’est simple à comprendre. La France Insoumise et Mélenchon sont responsables de tout. Voila, voila.

      choucroute Le 2 juin à 17:11
  •  
  • Plus de 500 000 signataires ont soutenu le programme l’Avenir en commun.

    Plus de 7 millions d’électeurs ont voté pour.

    Ce serait les tromper malhonnêtement que d’accepter d’en retirer des parties importantes qu’ils ont décidé de soutenir !

    Mais chacun peut penser et faire ses choix comme il l’entend. Et marchander son programme comme il l’entend
    Mais le mouvement de la France insoumise ne fonctionne pas de cette manière !

    Pierre Magne Le 2 juin à 14:05
       
    • Pierre Magne @

      Vous avez raison : La France insoumise ne fonctionne pas comme vous le dites ou l’imaginez !

      La France Insoumise s’est constituée autour d’une plate-forme internet basée sur la transposition au domaine des campagnes électorales des techniques marketings de « Gestion de la relation client » qui transforme le client en promoteur et militant de la marque. Ce sont des outils centralisés de mobilisations militantes qui ne règlent ni la pérennité, ni la vie démocratique d’une organisation. Ainsi il s’agit d’une organisation horizontale, de part le quadrillage du territoire par de multiples « groupe d’appui », mais en réalité inséré dans un fonctionnement très vertical, puisque l’essentiel de la communication, des éléments de langage, des mots d’ordre, des choix politiques cruciaux, sont centralisés sur un petit noyau dirigeant autour de Jean-Luc Mélenchon.
      Cette organisation ne pratique pas la délibération et a une vie démocratique simplifiée. C’est une organisation pertinente et sincère, soit, mais basée sur une base de données de contacts et la mise en mouvement sur des campagnes, allant de réception d’information, au don financier, à la distribution de tract, la participation à des porte à porte et à la « chasse en meute » sur les réseaux sociaux.
      La FI n’est un parti au sens classique du terme, mais une "multitude d’individus" et surtout un petit noyau dirigeant centralisant tous les pouvoirs.
      Ce type d’organisation est extrêmement efficace et réactif dans une campagne présidentielle à la française centrée sur un leader. Elle est très prisée par les médias et les réseaux sociaux (dont vous êtes ici acteur) qui sont devenus la première source d’information des 18-25 ans et leur principal lieu de politisation. Ce qui peut être objectivement un problème (?).
      Sur le plan de l’orientation politique, FI revendique son refus de toute référence, franche, à la gauche, préférant, à cette notion politique historiquement structurante, la notion exclusive et sublimée de "peuple", "des gens", en omettant les rapports de classe.
      Je m’étonnerais par ailleurs que la seule véritable ambition de Jean-Luc soit de remplacer ... toute la gauche ! et finalement de nous entrainer tous dans une impasse, et pour longtemps !...
      D’abord, leçon incontournable : la gauche ne peut gagner sans unité. La gauche, ça ne peut pas être et ne sera pas le bonapartisme, ce n’est pas seulement les estrades et les harangues, la gauche, c’est un maillage militant des partis, des syndicats, des associations, des élus, dans les territoires, les entreprises, les bureaux, quartiers. La gauche est pluraliste, diverse, comme le salariat. La gauche sans passé n’a pas d’avenir. La gauche sans respect, sans écoutes, sans négociation, ni association entre ses composantes, ne vaut rien. La reconstruction d’une gauche sociale passera d’abord par la participation aux mobilisations initiées par les organisations syndicales de salariés. Il faut débattre, entre toutes les sensibilités de la gauche : de l’analyse du capitalisme contemporain, de l’actualité de l’opposition Capital-Travail, des formes actuelles de la lutte des classes. etc.

      Patrice le Gallois Le 2 juin à 17:38
    •  
    • @ Patrice Le Gallois
      à propos de la France Insoumise :
      pour en parler en bonne connaissance :
      melenchon.fr/2017/05/28/a-propos-du-mouvement-la-france-insoumise/

      Victor Le 2 juin à 18:18
    •  
    • Cavalier bleu @

      Salut Tête à claques ! Je t’avoue que tu m’avais manqué ma poule ! Comment vas-tu ? On m’a dit que tu étais toujours en spectacle au théâtre de Guignol. C’est vrai ? J’espère que tu fais pas trop peur aux gosses ! Si ! Sacré "Tête à claques" !! Tu as raison, ne change pas, c’est comme qu’on t’aime !
      Bon, je prépare une petite fête avec mon Parti Communiste (oui, celui qui te donne des boutons) pour arroser notre consolidation dans l’opinion (2% actuellement. On espère maintenir ce score, ça devrait le faire !). Bon, moi je vais tenir le stand "Tête à claques/Chamboule-tout" : J’ai demandé qu’on rajoute une tête de cavalier bleu...! Je crois qu’on va bien se marrer ! On t’attend si tu veux. Prends soin de toi et arrête de faire peur aux gosses !

      Patrice le Gallois Le 2 juin à 19:03
    •  
    • Victor @

      Bonjour Victor. Merci pour ce lien vers le blog de Jean-Luc et son point-bilan de son organisation politique (mouvement).

      1. Ce blog est écrit par Jean-Luc LUI-MEME, ce qui confirme (en tout points) ce que j’ai écris ! Jean-Luc (lui même donc) continuera à te donner le-prêt-à-penser-pour-les-500000-signataires-insoumis, et "ainsi de suite" (comme dit Jean-Luc)

      2. Je suis moi-même un signataire insoumis (parmi les 500 000, nous sommes des milliers comme ça) ce qui me permet, comme toi, de lire tout ce que tu lis, et de voir tout ce que tu vois.

      3. J’ai même fait un don (100 euros) à FI pendant la présidentielle, comme toi je pense ...

      4. Je n’ai pas de désaccord de fond avec Fi, sauf avec les comportements de beaucoup (certains) "’Insoumis"... et plus sérieusement avec Jean-Luc et sa stratégie PERDANTE. Nous verrons ensemble le résultat des élections ... (je voterai moi-même FI au 2em tour, si nécessaire.

      5. je connais tellement bien FI et Jean-Luc (que je respecte profondément), sa pensée, sa vertu, son parcours politique (du trotskisme à FI, en passant par les 30 ans passés au Parti Socialiste, puis le Parti de gauche et Front de gauche, que je reste à ta disposition...

      6. Ce qui compte, c’est "le programme" ! mais dommage que NOUS ne puissions le mettre en place ... cette fois-ci !

      7. Bien à toi.

      Patrice le Gallois Le 2 juin à 19:37
    •  
    • @ Patrice le Gallois, le 2 juin, 19h37
      Bonsoir et merci pour ton amical message ouvert à la saine discussion. Hélas, je crois que nous ne pouvons mener sérieusement un tel débat ici dans ces conditions d’échange sur un fil de blog.
      Je ne suis pas vraiment d’accord avec ce que tu affirmes : "Jean-Luc (lui même donc) continuera à te donner le-prêt-à-penser-pour-les-500000-signataires-insoumis, et "ainsi de suite" (comme dit Jean-Luc)". C’est à la fois vrai et faux. Vrai formellement, d’une part parce que de fait dans ce long moment électoral le porte-voix c’est JLM et d’autre part part parce que la France Insoumise en tant que mouvement large de environ 500 000 "gens" déclarés n’a pas eu le temps de créer ses traditions d’organisation et de - comment dire ? - "d’homogénéisation" de ses pratiques, ce qui fait que, y compris pour l’Insoumis de la 1ère heure que je suis (par exemple), je n’ai pas une perception claire de ce qu’elle est. Voilà pourquoi l’effet "leader" joue à plein, trop peut-être parfois. MAIS je pense que tu te trompes vraiment quand tu affirmes que JLM sermonne "le prêt-à-penser". Pour avoir eu la chance d’avoir pu participer au processus long, complexe, ouvert, largement partagé (des milliers de contributions) d’élaboration du programme l’Avenir en Commun, je sais que ce que JLM répercute et rabâche n’est pas son "dogme" ou une "révélation" personnel-le (au sens "christique" du terme), mais bel et bien l’expression de cette élaboration collective, qui dépasse largement sa personne et son parti. Mais tout ceci étant resté dans l’ombre médiatique, ne "brille" (et brûle aussi) que le "verbe du tribun" dans un contexte médiatique électoral survoltant. Toutefois, et je trouve cela vraiment positif et rassurant d’une certaine manière, JLM n’est pas un simple démagogue (ou sens propre) ou tribun. Il a une pensée, une théorie sur la question du "populisme" de gauche bien qu’il ne revendique pas le mot car trop entaché de préjugés d’ignorants ou de malveillants, ou plutôt sur la place et le rôle du peuple hic et nunc dans les mobilisations, les luttes sociales. C’est dans son livre l’Ère du Peuple (Fayard - 2014) qu’il expose sa théorique, que personnellement je trouve vraiment très intéressante car à la foi inscrite dans l’héritage de la classe ouvrière et la tradition de la gauche mais prenant en compte les profondes transformations sociologiques des couches populaires et de leurs modes de mobilisation politique liées à la globalisation de la financiarisation, au développement phénoménal de la population humaine, à l’anthropocène, l’hyper-urbanisation.
      Cela dit, bien évidemment la question de la structuration, de l’organisation de la France Insoumise est à l’ordre du jour, quel que soit le résultat des élections législatives. Mais sans jamais perdre du vue que le principe (= processus démocratique ouvert et politique populaire) qui a permis de fonder le programme de l’Avenir en commun qui va lui-même générer la France Insoumise devra être la pierre angulaire de ce que sera ce "mouvement". Autrement dit, repenser, refonder le fonctionnement démocratique, ses missions également, de ce qu’on appelle encore un parti. Ce qui renvoie à des débats de fond par rapport à la question du centralisme démocratique et tout l’héritage léniniste sur la question de l’avant-garde par exemple. On est dans de "l’inédit", il n’y a pas de modèle. C’est pourquoi les théories de Chantal Mouffe, d’Ernesto Laclau, mais aussi les "expériences" telles que Podemos, Syrisa des débuts, les "révolutions" tunisiennes, égyptiennes, syriennes, Nuits Debout, les immenses mobilisations populaires des pays d’Amérique Latine, etc ne peuvent être que des sources d’inspiration et de réflexion diverses, partielles mais certainement pas des modèles à répliquer. C’est pourquoi aussi il est vital pour la France Insoumise qu’elle ne se scinde pas horizontalement entre un sommet et sa base. C’est pourquoi enfin son programme l’Avenir en Commun en est la pierre angulaire tant par son contenu que par sa méthode d’action (la Constituante pour une nouvelle république) et d’élaboration. Ce que beaucoup n’ont pas encore vu ou ne veulent - ne peuvent - accepter.
      Bien à toi.

      Victor Le 2 juin à 20:45
    •  
    • Victor@

      Merci pour ta réponse à mon message, il est vrai amical tant nous sommes d’accord sur le fond parce que nous sommes dans le même camp.

      Bon, d’accord avec toi sur le fait qu’il est difficile (voire impossible) de mener sérieusement un "tel débat ici". C’est pourquoi je vais être succinct.
      Je ressens ta prise de conscience concernant le devenir de FI et la forme qu’il prendra dans l’avenir. Nous aurons des premières indications dès les élections terminées, avec le ’calme’ revenu, puisque nous le savons bien - toi et moi - beaucoup des 500000 "gens" (comme tu écris toi-même tant ces "gens" sont difficiles à définir) mobilisés autour de l’effervescence d’une élection (principalement présidentielle) se démobiliseront naturellement ...

      L’avenir devra en réalité s’appuyer sur un potentiel électoral, certes mouvant selon les scrutins, mais qui fait partie intégrante des 7 millions de suffrages Mélenchon du 1er tour.

      Ces voix n’appartiennent ni à la France Insoumise, ni au PCF, ni même à Mélenchon comme le vote de 2nd tour l’a montré. Ces 7 millions d’électeurs ont exprimé une profonde aspiration à la transformation sociale, mais aussi à la République de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Elles agrègent aussi de nombreuses voix qui se sont portées sur Hamon, sur la base de la sécurisation des revenus via un revenu universel, d’une taxe robot ou de la défense de la qualité de vie à travers l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Il concerne même celles et ceux sincèrement de gauche qui ont voté Macron pour avant tout barrer la route à Fillon et Le Pen.
      Avec la naissance et le développement de la France Insoumise, nous sommes en présence d’une force et d’une organisation politique d’un type nouveau, d’accord, mais de toute évidence, cette force ne peut pas être confondue avec les 7 millions d’électeurs qui ont mis un bulletin Mélenchon dans l’urne. Comme tous les électorats, celui-ci n’appartient à personne, tu le sais bien, il est composite car étant l’addition de l’électorat du Front de Gauche (Pcf, Ensemble !, Mouvements citoyens et associatifs, etc.), de 24% de celui de Hollande en 2012, de 38% des électeurs écologistes et de jeunes primo électeur. Comme tous les électorats, il peut être volatile et peu docile aux consignes de vote d’une organisation politique. La différence assez nette entre le vote des électeurs de Mélenchon au 2e tour de la présidentielle et le résultat de la consultation de la FI sur le 2e tour (j’ai moi-même voté blanc), le démontre.
      Il ne faudra pas "décevoir" tout cet électorat en se dispersant, ne pas le respecter, et ne pas tenir compte de la diversité...

      Mais je sais aussi - et toi aussi, sans doute - que la désunion aux législatives le fut moins à cause de l’enjeu politique, malheureusement, que l’enjeu financier...

      Je ne développe pas ici ton analyse concernant les origines, les références et la construction, passée et en cours, de la FI (trop long). En revanche tu écris "on est dans l’inédit, il n’y a pas de modèle". Je suis surpris pas cette réflexion !... Je sais bien que la FI n’est pas une simple évolution ou transformation du Parti de Gauche, mais rien ne se construit sans passé, sans patrimoine ! Surtout avec Jean-Luc Mélenchon qui revendique souvent - avec raison - son "expérience dû à son âge" (sic) ... Seul le grand Robespierre aurait pu se vanter d’avoir tout à "inventer" chaque jour.

      N’oublie pas non plus que le programme "l’Avenir en commun" avait une base de réflexion importante avec le programme du Parti Communiste " La France en commun" datant de 2012 ! ... (Notamment le lancement d’une "Assemblée Constituante qui au terme d’un débat citoyen national aboutira à un nouveau projet constitutionnel soumis au référendum."(p.23). Jean-Luc Mélenchon connaît ce programme et tout le reste...

      De mon côté, je relis actuellement "L’Ere du peuple" réactualisé récemment. J’aime profondément Jean-Luc Mélenchon quand il fait assaut d’éducation populaire, quand il raconte comment s’est constituée l’unité de la France de Philippe Le Bel à aujourd’hui, ce que ce mouvement constitue d’Universel, quand il faisait rêver d’un autre Monde !... Mais je l’aime moins quand maintenant il surfe sur les notions de Patriotisme et de Nationalisme...
      Bien à toi.

      Patrice le Gallois Le 3 juin à 12:40
    •  
    • @Patrice le Gallois Le 3 juin à 12:40
      Salut. Merci. D’accord sur l’essentiel de ce que tu me réponds. L’avenir de "notre gauche" est très ouvert à présent que le p"s" tel que nous l’avons connu n’en est plus. La discussion sur le programme sera néanmoins serrée. Comme pour beaucoup parmi nous venus de l’extrême gauche les références au drapeau national (mais aussi le poing levé), la Marseillaise (mais aussi l’Internationale) m’ont un peu gêné. Mais j’ai évolué sur la question : je pense à présent qu’il était grand temps d’affirmer la "souveraineté" (1) du peuple (plutôt que "souverainisme") et ça passe aussi symboliquement par ces emblèmes, face à la domination et à la prédation impérialistes, globalisantes (et non pas "universalisantes") et antidémocratiques du néo-libéralisme. Je ne pense pas qu’il s’agisse de nationalisme. Oui, il y a du patriotisme (c’est pas mon truc) mais pas de chauvinisme. Le programme l’AveC est internationaliste et solidaire. Victor

      (1) Ce lien vers un débat entre O. Besancenot et F. Lordon sur la question de la souveraineté populaire, de territoire comme lieu où elle s’exerce et donc de nation.
      revue-ballast.fr/internationalisme-rencontre-lordon-besancenot/

      Victor Le 3 juin à 14:41
  •  
  • Au fait, il y a un accord EELV avec le PS et le PS présente un candidat. Mais à part ça c’est Mélenchon qui sera responsable si le candidat Bayou va faire 2%. La France Insoumise investi des écologistes dont la suppléante de Mélenchon. Sera t’elle aussi responsable s’ils sont élus ?

    choucroute Le 2 juin à 17:21
  •  
  • Cavalier bleu @

    Salut Têteàclaques ! Je t’avoue que tu m’avais manqué ma poule ! Comment vas-tu ? On m’a dit que tu étais toujours en spectacle au théâtre de Guignol. C’est vrai ? J’espère que tu fais pas trop peur aux gosses ! Si ! Sacré têteàclaques !! Tu as raison, ne change pas, c’est comme qu’on t’aime !
    Bon, je prépare une petite fête avec mon Parti Communiste (oui, celui qui te donne des boutons) pour arroser notre consolidation dans l’opinion (2% actuellement. On espère maintenir ce score, ça devrait le faire !). Bon, moi je vais tenir le stand "Tête à claques/Chamboule-tout" : J’ai demandé qu’on rajoute une tête de cavalier bleu...! Je crois qu’on va bien se marrer ! On t’attend si tu veux. Prends soin de toi et arrête de faire peur aux gosses !

    Patrice le Gallois Le 2 juin à 19:01
  •  
  • La première fois que j’ai entendu parler de Julien Bayou c’était à propos du collectif « Jeudi Noir » (ça date un peu) et depuis j’ai toujours été en accord avec le militant... par contre je n’ai jamais bien compris ce qu’il était allé faire dans cette galère d’EELV. Un vrai écolo tel que lui (c’est en tout cas mon ressenti) aurait pourtant dû se rendre compte depuis tout ce temps que ce parti était gangréné par une ribambelle d’opportunistes sans éthique (il suffit de voir Emmanuelle Cosse ou Jean-Vincent Placé), prêts à vendre leur âme ou en tout cas leur soi-disant « idéal » pour un poste à l’assemblée... En résumé un repaire de politicards qui jamais n’amélioreront un tant soit peu notre rapport à notre (encore) belle planète. Ce même parti qui s’accoquine sans vergogne et depuis des années à un P"s" libéral ou à un PCF productiviste et pro-nucléaire sans s’émouvoir un seul instant du fait que c’est un oxymore !
    Alors d’accord on peut être reconnaissant aux Verts de l’époque d’avoir éveillé la conscience sur la question écologique... il n’empêche que dès le début ce parti était déjà plombé par le désir insatiable de ses dirigeants d’accéder au pouvoir et il a très vite éclaté en différentes mouvances en fonction des différentes alliances, toutes contre nature (<— merci de noter l’excellent jeu de mots :))
    Le seul mouvement véritablement écolo aujourd’hui (dans sa structure même) est la France Insoumise. Je comprends bien que Julien Bayou, peut-être par loyauté, cite également le programme de Benoît Hamon mais je dois avouer que j’ai beaucoup de mal à voir en ce dernier un véritable compagnon de route :
    1. j’ai en mémoire sa déclaration de 2012 au Figaro « On lui [= Hollande] assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon ».
    2. j’ai beaucoup de mal avec ces « frondeurs » pas fichus de voter une motion de censure ni surtout de quitter un parti tel que le P"s" d’Hollande. Bonjour l’éthique encore une fois...
    3. peu importe la raison (essentiellement le remboursement des frais de campagne ?) je ne lui pardonnerai jamais de ne pas s’être désisté avant le premier tour même si ça n’assurait pas forcément le passage de la France Insoumise.
    Pour finir quand j’entends Julien Bayou dire qu’il est en accord avec Hamon parce qu’il est pro-Europe je suis pris d’un affreux doute : est-ce que par hasard il confond Europe et union européenne ? Est-ce qu’il n’a pas du tout conscience de ce que l’UE telle qu’elle est aujourd’hui a de délétère aussi bien du point de vue écologique que social ?

    Franck B. Le 2 juin à 19:29
       
    • Je partage entièrement ces propos.

      Le problème des Verts d’ EELV est qu’ils refusent de voir la logique fondamentale du capitalisme, les lois tendancielles de ce dernier, que ce soit en son essence productiviste, (le capitalisme épuisant l’homme comme la terre) de la logique d’accumulation, des rapports d’exploitation et de domination, issus des rapports de production, bref tout ce que les analyses marxiennes (et d’autres, je pense à Karl Polany) ont démontré depuis longtemps. Le parti solférinien, a depuis belle lurette tourné le dos à tout projet de transformation sociale et cela remonte de beaucoup plus loin que ce catastrophique et calamiteux quinquennat de Hollande et ses sbires.

      Babeuf

      Babeuf Le 3 juin à 08:39
  •  
  • Être écologiste, et penser faire avancer ces idées en prenant sa carte chez Europe Écologie Les Verts, c’est comme croire au socialisme et prendre la carte du PS pour le socialisme.
    C’est soit de la grande naïveté, soit autre chose..

    EELV, encore plus dogmatiquement que le PS et la droite, n’a qu’un crédo :

    Tout le pouvoir à l’UE.

    Arouna Le 3 juin à 11:39
  •  
  • Vous avez raison Mr Bayou, quand on est dans le dur , il faut choisir d’être pour ou contre. Alors par rapport à l’UE telle qu’elle est aujourd’hui vous êtes pour où vous êtes contre ? A titre d’exemple, les ordonnances que E Macron va imposer aux salariés pour casser définitivement le code du travail, c’est une demande de l’UE . Vous êtes pour ou vous êtes contre ? Et si vous êtes contre on fait quoi ?

    Vous évoquez le revenu de base " universel " de B Hamon , vous devriez écouter ce quand dit B Friot dans une vidéo sur YouTube. B Friot défend l’idée d’un "salaire universel à vie" avec dans le même temps la fin de la " propriété privée lucrative " au profit de y la " propriété privée d’usage " . On voit qu’on est très loin de la proposition de B Hamon . Pour B Friot le revenu de base est une revendication du capital. Pour lui le capital ne veut plus des contraintes qu’impose le salariat , il veut en finir avec le salariat, la prévention , la réglementations , etc... Il lui préfère le travailleur indépendant, uberisé , auto entrepreneur avec qui il signe un contrat relevant du droit du commerce et non plus du code du travail trop protecteur, trop contraignant. Pour y parvenir le capital est près à la lâcher 1000€ de revenu de base à un auto entrepreneur dont il paye les services les services . À cet auto entrepreneur, tant adulé par E Macron , de s’assurer contre les risques, santé, accident, chômage, retraite , etc... C’est tout bénéfice pour le capital , et cela existe déjà à l’état embryonnaire.

    Le problème de B Hamon c’est un peu le votre Mr Bayou, comme vous dites , quand on est dans le dur il faut choisir . Alors pour ou contre le sacro-saint " Marché " de l’UE avec la fin programmée de " L’état providence " , dans une mise en " concurrence pure et parfaite " entre tous les agents du champ économique et social ?

    Et l’écologie dans tout ça ?

    GG Le 3 juin à 12:50
       
    • " Bernard Friot : arguments décisifs contre le revenu de base, outil du Capital. "

      video a rechercher sur YouTube

      GG Le 3 juin à 13:18
  •  
  • @Arouna

    Entièrement d’accord !

    Babeuf

    babeuf Le 3 juin à 12:51
  •  
  • Julien me semble bien seul et bien aigri. Lui et ce qui reste de ruines encore fumantes de sa formation politique payent leur stratégie zigzagante. Entrée au gouvernement, sortie du gouvernement, lutte sans merci contre le PS , accord avec le PS. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Comme Eric Piolle il reproche à la France Insoumise et à JL Mélenchon une stratégie claire, la même qui a permis de gagner la ville de Grenoble. Il m’apparait que les écologistes estampillés EELV ont davantage un problème avec leur propre cohérence qu’avec ceux qui clairement ont appelé à un large mouvement pour gagner, car il s’agit bien de cela et non de faire une énième coalition sans consistance idéologique. Nous voyons bien que la base commune d’une alliance solide n’existe pas. Je ne parle pas des questions financières qui certainement jouent un rôle important dans la multiplication des candidatures, je parle de la question essentielle de l’union européenne et de l’indépendance nationale indispensable pour pratiquer une politique progressiste. Les uns sont indépendantistes français et les autres sont des fédéralistes européistes militants. Les uns ont signé un accord avec le PS et ont pour objectif et horizon de ripoliner l’UE en élargissant le caractère supranational de celle-ci et les autres veulent des alliances européennes ou extra européennes basées sur la coopération de tous dans le respect de l’indépendance de chacun. Clairement il y a une ligne de fracture sur cette question entre la France Insoumise et d’autres dans feu la gauche qui n’en finissent pas de s’affaiblir en affaiblissant le camps dont ils se réclament. Le programme l’Avenir en commun n’est pas un texte circonstanciel et électoraliste, il est le fruit d’une réflexion théorique profonde. a chacun de s’en emparer ou non. Mais de grâce que chacun assume ses choix sans incriminer les autres. C’est trop facile de lancer des accusations et de faire des procès d’intention sans dire sur le fond ce qui empêche l’unité de se faire. Un large mouvement s’est constitué autour de ce programme et 7 millions d’électeurs se sont prononcés en votant pour le candidat qui l’a porté. Il ne fait aucun doute que ce mouvement va perdurer et continuer à croître car rien ne sera réglé à l’issue de cette séquence électorale quel qu’en soit le résultat. Rien ne sera réglé car les mêmes détiendront les leviers économiques et financiers et les médias de masse. La lutte sera encore et toujours indispensable. Nous verrons alors si le front populaire que certains réclament aujourd’hui à corps et à cris pourra se constituer sur des bases réellement anti-capitalistes. Car c’est la question cruciale et centrale.

    Francis Le 3 juin à 15:05
       
    • Tout à fait d’accord
      Pour des élections nationales comme la présidentielle et les législatives, le désaccord est rédhibitoire entre fédéralisme européen et souveraineté, ce qui n’exclue pas des accords sur les questions locales comme à Grenoble.

      A contrario, une attitude sectaire et dominatrice dont ne sont pas prémunis EELV, le PG et le PCF a empêché une liste de large union qui aurait pu s’imposer en région ARA devant le PS. Cette division a permis de peu l’élection de Wauquiez. Face à un réac de cette nature, les désaccords sur le nucléaire et le Lyon-Turin sont quand même à relativiser !

      J’espere qu’à l’avenir, on en tirera les leçons pour les futures élections locales et régionales

      D. Mino Le 5 juin à 16:39
  •  
  • Quoi d’étonnant. Hulot n’est qu’un gadget dans ce gouvernement.

    En effet, les accords de Paris, cette pantalonade en plein état d’urgence post attentats, qui reporte de conférence en conférence la mise en œuvre de mesures qui ont déjà 30 ans de retard et pour une mise en oeuvre dans un lointain futur, sont donc remis en cause par le clown sinistre. On se souvient que le pénible Fafa se voyant déjà propulsé à la gloire éternelle comme sauveur de la planète n’avait pas manqué d’y aller de sa larmichette.

    Notre nouveau va-t-en guerre n’a pas tardé à se saisir d’un sujet dont il n’avait d’ailleurs pipé mot pendant toute la campagne pour montrer à nouveau ses petits muscles et en anglais s’il vous plait (c’est qu’il est tellement intelligent se pâmeront les imbéciles).

    L’amusante et parfaitement crédible NKM, vous savez la dame de la signature de l’écotaxe entre les 2 tours d’une campagne présidentielle surplombée par la mise en examen d’un ancien directeur du FMI soupçonné de viol sur la personne d’une chambrière d’hôtel alors âprement défendu par une grande partie de la caste politico-médiatique, propose rien moins que la mise en œuvre de mesures de rétorsion douanières sur les produits américains. On se gondole par avance, je suis sûre que le guignol de la maison blanche en tremble déjà.

    Ainsi, l’avenir de la planète deviendrait soudain l’objet des préoccupations centrales de ce gouvernement de bric et de broc au tout premier chef de son 1er ministre pro-nucléaire.

    Ne serait-ce pas plutôt le moyen de détourner l’attention du public pendant que se préparent les lois de destruction de tout le dispositif national de protection sociale et professionnelle ?

    En poussant un peu la réflexion, on conçoit aisément qu’il s’agit surtout de préserver et de maintenir un modèle productiviste qui fait les beaux jours des 1 % les plus riches et contribue à amplifier l’asservissement des 99 % restants.

    Chacun l’aura compris, ces accords COP sont une vaste blague destinée à détourner les gogos des enjeux véritables, il n’y a d’avenir pour la planète et de l’humanité qu’avec une sortie du mode capitaliste libéral.

    Quant aux français qui auraient encore des aspirations écologistes (bien entendu en sont automatiquement exclus les pompili, placé, rugy, jadot, cosse, duflot dont l’écologie a toujours été un faux-nez ainsi que les mal-votants par adhésion au président des riches), ils avaient une chance sérieuse de les voir prises en compte au 1er tour de la présidentielle. Sauront-il la saisir pour les législatives ? Rien n’est hélàs moins sûr.

    Irae Le 4 juin à 03:11
       
    • @Irae

      Je partage vos propos et votre analyse. Je craindrais cependant que votre espoir que je partage également, ne soit pas comblé, à en croire les dernières projections.

      Babeuf

      babeuf Le 9 juin à 09:56
  •  
  • Des afro-féministes veulent pouvoir se réunir entre elles !
    Elles peuvent le faire dans la sphère privée.
    Ce qui est gênant c’est quand il s’agit d’un colloque publique ouvert au publique et quand à la porte d’une salle , il y a écrit : interdit aux hommes et interdit aux blancs.
    Je vous laisse imaginer un colloque publique avec écrit "interdit aux femmes" ou interdit aux noirs.
    C’est le côté sphère publique qui pose problème, d’abord parce que c’est gênant et aussi parce que c’est pénalement répréhensible.
    N’a pas tout compris Julien Bayou.
    Pour le reste, c’est le genre de propos qu’on a envie de suivre.

    Thomas Le 4 juin à 14:47
  •  
  • Julien Bayou n’a pas clairement répondu à la question de Sylvie Tissot à propos de la non mixité. Il dit approuver que des femmes se retrouvent entre elles dans certains espaces mais ne s’est pas prononcé sur la non mixité noire alors que la polémique sur le festival Nyansapo Fest reposait essentiellement sur ce dernier point.

    Sa non réponse est un aveu et une preuve de lâcheté. Il désapprouve la non mixité mais refuse de l’assumer publiquement en période électorale. Il est le prototype même de l’homme blanc colonialiste et phallocrate pour qui il est indispensable de contrôler les mouvements de lutte des femmes et des noirs.

    babeil Le 7 juin à 01:59
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.