Accueil > Politique | Entretien par Jérôme Latta | 9 février 2017

Julien Talpin : « Les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques »

Les affaires Adama et Théo témoignent du rapport très dégradé entre l’État – et sa police – et les quartiers populaires. Mais les mobilisations montrent aussi l’émergence d’une expression politique de la part de leurs habitants, explique le sociologue Julien Talpin.

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Julien Talpin est sociologue, chargé de recherches au CNRS. Il travaille sur l’engagement dans les quartiers populaires.

* * *

Regards. Avez-vous le sentiment que l’affaire Théo met en cause plus significativement que d’autres la responsabilité de la police ?

Julien Talpin. Une des différences de cette affaire avec beaucoup de celles qui ont précédé réside dans la reconnaissance assez rapide de la responsabilité des policiers. En général, on met en avant les ambiguïtés, les responsabilités ou les circonstances, et aussi bien les syndicats de policiers que le ministère de l’Intérieur font bloc. Là, très vite – et la visite de François Hollande au chevet de la victime en témoigne –, les plus hautes instances de l’État ont condamné les actes, bien avant que l’enquête ne soit arrivée à son terme. La reconnaissance de la culpabilité a été quasi immédiate.

Le problème principal est-il l’absence d’une médiation entre les autorités en particulier policières et les habitants ? On revient souvent sur la question de la police de proximité, de ses vertus supposées et de son absence…

Le problème est plus structurel. La police de proximité peut être une des réponses, mais on constate surtout une très grande défiance, assortie du sentiment que la police constitue une force d’occupation des quartiers. Je ne crois pas qu’une réinstauration de la police de proximité puisse tout changer sans une réforme plus structurelle de l’organisation du maintien de l’ordre, avec par exemple la création du récépissé de contrôle d’identité – des mesures symboliques, mais qui peuvent avoir une portée.

« On assiste à la montée en puissance progressive des mouvements antiracistes, qui se structurent fortement autour de la question des violences policières. »

Les habitants des quartiers sont-ils placés devant une alternative entre la construction de mobilisations pacifiques, comme à la suite de la mort d’Adama Traoré, et la tentation de réponses violentes ?

Je n’opposerais pas les deux réponses : il y a une continuité entre elles. Le premier temps de la réaction, sous le coup de l’émotion et du sentiment d’injustice, prend souvent des formes plus ou moins violentes – l’incendie de voitures ou de poubelles, l’affrontement avec la police – avant de se transformer en mobilisations plus structurées. Le mouvement né de l’affaire Traoré ne présente pas de caractère de nouveauté. On assiste plutôt à la montée en puissance progressive, plus large, des mouvements antiracistes qui se structurent fortement autour de la question des violences policières, particulièrement centrale pour les habitants des quartiers populaires. Le collectif Urgence notre police assassine, un des acteurs majeurs de ces mobilisations, est issu de batailles précédentes comme la mort d’Amine Bentounsi, dont la sœur Amal est devenue porte-parole de l’association. La récurrence de ces affaires a contribué à faire converger, au fil des années, des mobilisations initialement localisées.

Assiste-t-on à la consolidation d’une forme de conscience politique et à une conversion à des formes de militantisme qui ne sont pas forcément le propre des populations concernées ?

Il existe des "entrepreneurs de cause", c’est-à-dire des leaders, comme Amal Bentounsi ou Sihame Assbague parmi beaucoup d’autres dans ces réseaux-là. Affaire après affaire, le cercle s’élargit. L’affaire Traoré montre qu’à des militants et organisations déjà constituées s’agrègent de nombreux habitants qui n’étaient pas mobilisés auparavant. La question est notamment de savoir s’ils vont rester mobilisés lorsque la page de ces affaires, une fois la justice rendue, sera tournée. Mais on peut penser que des générations de militants politiques se forment ainsi et s’inscrivent dans une trajectoire, un parcours de socialisation politique.

[Lire aussi : Assa Traoré : « L’État a peur de notre combat »]

Peut-on parler d’une forme de sédimentation, d’installation de ces mobilisations au sein de ces populations ?

Le cercle s’élargit autour de ces enjeux. La colère et le sentiment d’injustice présentent un caractère "infrapolitique", structurent un rapport à l’État, à la police. Les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques. Il y a d’un côté des acteurs mobilisés, en nombre relativement limité, et d’un autre un sentiment d’injustice que les organisations militantes tentent de prendre en charge.

« Je suis frappé par le décalage entre la centralité des questions du racisme et des discriminations, pour les habitants des quartiers populaires, et une offre politique qui reste extrêmement limitée sur ces sujets. »

Ces mobilisations, ces prises de conscience peuvent-elles avoir une traduction plus consistante dans l’espace politique global ?

La traduction de ces mouvements dans le champ politique partisan est une question cruciale. Il est frappant que, ces derniers jours, plusieurs candidats à la présidentielle ont ressenti la nécessité de se positionner. Benoît Hamon a des propositions assez précises pour la lutte contre les discriminations, par exemple. Cela reste toutefois relativement marginal. Je suis régulièrement frappé, au cours de mes enquêtes de terrain, par le décalage entre la centralité de ces questions – celles du racisme et des discriminations – pour les habitants des quartiers populaires, et une offre politique qui reste extrêmement limitée sur ces sujets. La position des élus locaux évolue, parce qu’il est impossible aujourd’hui, par exemple en Seine-Saint-Denis, de faire l’impasse sur ces questions. Mais dans le champ politique national, elles restent de l’ordre de l’impensé, voire du déni quant au caractère intrinsèquement raciste des discriminations.

Peut-on espérer que ces mobilisations contribuent à sortir la question des banlieues d’une approche essentiellement identitaire, sécuritaire ?

Cette grille de lecture racialisée, identitaire est en partie imposée aux quartiers, à leurs habitants et à leurs mobilisations car leurs revendications ne sont pas d’ordre identitaire, racial ou différentialiste : ce sont des revendications d’égalité. Si l’on se place sur le terrain de l’égalité – égalité de traitement, des droits, des conditions sociales –, on déplace le débat. Il faut changer le prisme au travers duquel on interprète les discours émis, qui sont clairs. La lutte contre les discriminations elle-même n’est en aucun cas une revendication de traitement différencié.

Qu’est-ce qui peut contribuer à faire entendre cette parole et à accorder à ses auteurs un statut de citoyens à part entière ?

Il faut d’abord considérer la difficulté à s’organiser collectivement dans les quartiers populaires, en particulier pour des mobilisations plus ordinaires que celles qui font l’actualité : elles ne sont pas toujours bien vues de la part des élus locaux, qui considèrent souvent leurs protagonistes comme des empêcheurs de tourner en rond – notamment parce qu’ils ne disposent pas toujours des codes en vigueur dans le champ politique. Cela se manifeste au travers des attributions de subventions ou de locaux, qui relèvent d’un clientélisme peu enclin à accepter des acteurs ou des organisations critiques. Cela passe aussi par des accusations de communautarisme visant à discréditer les militants. Un enjeu essentiel réside dans les moyens à consacrer pour assurer l’autonomie et les conditions d’organisation susceptibles de transformer la colère en action collective – du moins si l’on veut éviter les réactions sporadiques et violentes, les émeutes.

« L’exécutif et sa majorité ont été plus soucieux de ne pas faire monter le FN que de s’attacher les voix des quartiers ou d’y faire émerger une parole politique. »

Quelle forme cela pourrait prendre, concrètement ?

La coordination Pas sans nous a émis une proposition qui me semble intéressante, consistant en la création d’un fonds d’initiative citoyennes, financé au niveau national pour s’affranchir des contingences locales et du clientélisme, afin de soutenir l’auto-organisation dans les quartiers. Pour mieux représenter ces aspirations dans l’espace public, on peut aussi partir du constat de la très grande défiance de ces populations à l’encontre des médias traditionnels, accusés de les représenter de façon déformée, alors qu’Internet permet des expressions plus autonomes. On pourrait encourager et financer des formes d’auto-organisation dans la sphère médiatique qui permettraient aux gens de parler pour eux-mêmes et contribueraient à faire vivre la démocratie.

Quel est le bilan du quinquennat de François Hollande en termes de politiques de la ville, de relation avec les quartiers défavorisés ?

Ce bilan est quasiment nul. Deux grandes promesses du candidat Hollande n’ont pas été tenues, suscitant une profonde déception dans les quartiers. D’abord le droit de vote des étrangers, une mesure d’inclusion et de participation à la communauté nationale, qui aurait eu une grande portée symbolique. Ensuite celle du récépissé de contrôle d’identité qui a été assez vite enterrée. Pour la politique de la ville, la loi Lamy a n’a pas débouché sur grand-chose, si ce n’est sur la création de conseils citoyens, nouvelles instances de démocratie participative. Le bilan de leur mise en place est extrêmement modeste, et confirme des écueils habituels : la faible participation des catégories populaires, dont les jeunes, la mainmise des institutions municipales… Un bon indice du bilan de François Hollande sur la politique de la ville est le devenir du rapport Bacqué-Mechmache, commandité à l’époque où François Lamy était ministre de la Ville, sur la participation citoyenne dans les quartiers populaires. Pour la plupart, les mesures proposées sont restées lettre morte.

Est-ce le signe d’un abandon politique ?

Ce bilan très mitigé est surprenant dans la mesure où le sujet offrait des opportunités politiques et où les quartiers populaires restent potentiellement un espace électoral important pour les forces de gauche. Politiquement, c’est assez incompréhensible, sauf à resituer ce choix dans un contexte plus global marqué par le souci d’enrayer la montée du Front national. Il y a aussi eu, au sein du PS et du gouvernement, une réflexion idéologique sous l’influence des travaux sur la "France périphérique", notamment de Christophe Guilluy qui a beaucoup insisté sur l’idée qu’on aurait trop donné aux quartiers et qu’il fallait s’intéresser au péri-urbain et aux espaces ruraux – où précisément le Front national obtient de gros scores [1]. L’exécutif et sa majorité ont été plus soucieux de ne pas faire monter le FN que de s’attacher les voix des quartiers ou d’y faire émerger une parole politique. Alors qu’on pourrait penser que l’enjeu politique à gauche consiste à l’inverse à dépasser ces clivages en montrant que les intérêts des classes populaires urbaines et rurales ne sont pas forcément contradictoires.

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  • Blablabla...
    A Aulnay les flics ont tiré à balles réelles dans la nuit du 6 au 7. Ils n’ont fait qu’appliquer par avance le permis de tuer qui a été voté ce mercredi soir par les députés.
    La police torture, mutile, viole et assassine régulièrement.
    L’impunité policière saute aux yeux ainsi que la partialité de cette justice de classe.
    Jugements expéditifs des pauvres, jugements sans cesse reportés pour ceux qui sont du côté du pouvoir.
    Parmis les jeunes raflés de ces dernières nuits, 2 sont déjà condamnés à 6 mois de prison fermes "pour embuscade" pendant que les keufs peuvent perpétrer leurs actes de barbarie en toute impunité. Pour l’affaire Théo la "police des polices" essaye de requalifier le viol en "accident". Selon l’IGPN, le pantalon aurait "glissé tout seul" (sic) !
    Justice n’a pas été faite pour Malik Oussekine, ni pour Zyed et Bouna, ni pour Rémi Fraisse , ni pour tant d’autres.
    Vérité et justice pour Théo ! Vérité et justice pour Adama !
    ACAB !

    Durruti Le 9 février à 19:02
  •  
  • ça va être dur de "fabriquer" une vraie police citoyenne et républicaine... un gros chantier !

    carlos Le 9 février à 19:26
       
    • Ah ouais, en recrutant plus de flics comme le prévoit Mélenchon. Qu’il aille se faire voir lui et son service citoyen obligatoire ( comprenant une formation militaire ! ), sa
      garde nationale et toutes ces conneries ... Dire que j’allais voter pour lui. ça va péter !

      Durruti Le 9 février à 21:19
    •  
    • Ben... j’avoue que je vois pas trop en quoi Mélenchon aggraverait les choses.

      Sûrement en recrutant partout et en filant du boulot à qui en voudra (y compris à Aulnay-sous-Bois) ou en promettant de foutre dehors tout raciste connard assermenté qui déciderait d’utiliser quand ça lui prend ce qui n’est rien d’autre que de la torture à l’encontre du quidam qui passe ?

      Quant au service civique et son volet "militaire", ben je suis pas sûr que l’ambition affichée de "non-alignement" et de désengagement des théâtres d’opération militaires de la "France des Insoumis" indique une nette propension à former des "assassins en puissance"... Je crois plutôt qu’il s’agit principalement de mobiliser autours de l’idée du "bien commun" et du fait que chacun peut devenir acteur de la solidarité nationale.
      Bon... je respecte tout à fait le fait que ton problème majeur soit d’y échapper... effectivement, faut alors voter pour quelqu’un d’autre...

      carlos Le 10 février à 12:20
    •  
    • De JLM à MLP, c’est la volonté des politiciens professionnels d’embrigader la jeunesse, de renforcer la police et l’armée. Aucun de ces politiciens n’a fait un service militaire, moi si, et je brieferai la jeunesse par tous les moyens sur la façon de leur faire payer leur trahison. Ce sont des points de rupture. Pour les détails : JLM2017 : un soumis de plus à la police et à l’armée du capital

      Dufour Le 10 février à 18:17
    •  
    • @dufour... ça doit être fatiguant des fois non ?
      Assimiler le projet défendu par le mouvement des insoumis à celui du front national c’est aussi intelligent que de croire que Valls et Besancenot sont des frères siamois...

      Mélenchon n’est pas un gourou tout puissant adulé par les foules. Y’a pas de formations d’Obergroupenfuhrer ni de jeunesse "melenchonienne" au programme...

      carlos Le 10 février à 19:38
  •  
  • Voir sur Youtube la vidéo de Lies Breaker :
    "Scène surréaliste d’un policier qui hurle à la cité des 4 tours au Blanc Mesnil "

    A la cité des 4 tours du Blanc Mesnil, un groupe de jeunes est poursuivi par la police. L’un des policiers hurle à plein poumons« Hé, il sont là ! Alors les petits PD, on va vous enculer, niquez bien vos mères »

    Durruti Le 10 février à 08:53
       
    • Bah oui... c’est plus un gros ménage qu’il y a faire.. C’est la démolition/reconstruction de la police...

      carlos Le 10 février à 12:24
  •  
  • @Dufour
    Tu as raison Mélenchon n’a pas fait son service militaire et en plus ses explications ne sont pas claires :
    A une époque il expliquait avoir été exempté car il avait des enfants en bas-âge.
    Pourtant en 1992, il n’avançait pas cette raison : “Dispensé en 1975. Et furieux de l’être. Nous les trotskistes, on voulait tous y aller pour apprendre le maniement des armes.(…) J’ai pris ça pour une brimade de la bourgeoisie !”
    Faudra penser à l’envoyer dans un camp de rééducation. On le fera ramper dans la boue puisqu’il adore ça !
    Petite anecdote en passant : pendant longtemps j’ai eu l’habitude de laisser des commentaires sur son blog et lorsqu’il a parlé des travailleurs détachés j’ai écrit simplement qu’à cause de ça je n’avais plus l’intention de voter pour lui. Mon message était poli et respectueux . Quelques heures après il a disparu et depuis mon IP est bloquée. Je ne peux plus poster sur son blog.
    Faudra peut-être aussi penser à un camp de redressement.

    Durruti Le 11 février à 09:36
       
    • Je doute que les attaques "personnelles" aient une portée quelconque sur ceux qui veulent voter pour melenchon parce qu’a priori ils votent pour le programme...
      Sur les travailleurs "détachés"... "Déportés" serait presque plus juste comme terme si je me voulais provocateur... Je comprends tout a fait une mesure qui empêche un dumping social éhonté destiné a favoriser l’exploitation de TOUS les travailleurs d’où qu’ils viennent ! L’internationale façon libéralisme ça reste du libéralisme...

      carlos Le 11 février à 17:37
    •  
    • « un travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place »
      Dixit Mélenchon, celui qui vole Le Pen !

      Durruti Le 11 février à 22:20
    •  
    • @duruti : j’ai mieux que le citation de mon côté... J’ai directement les propos de l’intéressé ! Et ce qu’il dit des travailleurs détachés me laisse penser que je ne me suis pas trompé du tout dans mon interprétation :

      https://youtu.be/ZPObTXX1r3Y

      carlos Le 12 février à 02:39
    •  
    • Non ce ne sont pas "directement les propos de l’intéressé" et vous le savez très bien. Décidément quand je vois une telle mauvaise fois chez les soumis de Mélenchon je m’en veux d’y avoir trempé moi-même. Tout le monde sait que ce dérapage xénophobe et anti-ouvrier a été prononcé au parlement européen. Je ne vais pas jouer à votre petit jeu en mettant la vidéo. On la trouve en 2 clics.

      Durruti Le 12 février à 07:18
    •  
    • @durruti : ben à moins que ce soit un sosie extraordinairement ressemblant, il me semble bien que c’est Melenchon qui parle dans mon lien...
      Mais vous avez raison’ c’est forcément moi qui suis de mauvaise foi !
      Aucun de vos nombreux commentaires ne reflette une quelconque animosité envers le mouvement de la France Insoumise ni de Mélenchon...
      Quoiqu’il en soit pour moi, tout indique que la FI est un mouvement anti-raciste, anti-fasciste et fondamentalement "internationaliste" ! C’est vrai que 317 mesures avec une explication de texte pour chacune, c’est lourd à lire et ça demande un certaine capacité de synthèse, mais je reste persuadé que ça reste à votre portée...

      carlos Le 12 février à 12:44
    •  
    • @durruti : je l’ai retrouvé pour vous la vidéo... Ou tout du moins une qui en parle... dans laquelle Melenchon y parle de "voler le pain des français" :

      https://youtu.be/2B35Ulv-xoI

      En prime, l’explication de texte et l’assurance que le FN est moins raciste que la FI puisque Lepen a voté POUR la directive europeenne sur les travailleurs détachés...

      carlos Le 12 février à 13:00
    •  
    • " je l’ai retrouvé pour vous la vidéo... Ou tout du moins une qui en parle..."

      Pfff. Vous le faites exprès. Tout le monde connait la vidéo en question :
      Sur youtube "Brexit : l’Europe actuelle, c’est la violence sociale, politique et guerrière " (j’arrive pas à mettre des liens)

      "C’est vrai que 317 mesures avec une explication de texte pour chacune, c’est lourd à lire et ça demande un certaine capacité de synthèse, mais je reste persuadé que ça reste à votre portée..."

      Quel mépris ! J’ai lu le programme en entier et gratos en pdf ( pas facile à trouver vu que Mélenchon préfère le vendre).

      Basta.

      Durruti Le 12 février à 13:17
    •  
    • https://www.
      youtube.com/watch ?v=0bMoXv8Ru_A

      Durruti Le 12 février à 13:31
  •  
  • Ca arrive de partout devant le TGI de Bobigny. Environ 2000-3000 personnes plutôt jeunes. On entend "les violeurs en prison" "flics violeurs, assassins".

    Durruti Le 11 février à 16:46
       
    • C’est bien là que ces crapules en uniformes devraient finir... Derrière les barreaux !

      carlos Le 11 février à 17:39
  •  
  • https://www.

    youtube.com/watch ?v=0bMoXv8Ru_A

    Durruti Le 12 février à 13:32
       
    • Bien, la preuve par le "verbe" est faite que la FI et le FN sont des partis frères dans la xenophobie et le racisme... Rassurez-vous, je réserve mon mépris à d’autres occasions que celle de vous inciter à lire un programme... Que manifestement vous avez lu de A à Z et extremement bien compris si j’en crois la description fidèle que vous en faites.
      je vous félicite pour votre éblouissante capacité d’analyse et votre regard objectif sur le mouvement de la France Insoumise... Je m’en serais voulu d’être passé à côté !

      carlos Le 12 février à 13:43
  •  
  • Pour Durruti et Duffour, relais des médiardaires qui contrôlent 95% de l’information, ces fermes industrielles qui écervellent des millions de moutons, il n’y a qu’une seule tête de turc : Mélenchon !!! Vomi à longueurs de commentaires, quel que soit le sujet abordé. Plutôt le F haine que la France Insoumise, dont aucun n’a lu le programme !

    René-Michel Le 12 février à 15:46
       
    • @René-Michel... En ecoutant, il y a quelques temps, l’intervention au parlement évoquée par Durruti, j’avais tout de suite compris clairement le contexte et "l’avertissement" de Mélenchon qui associait "voler le pain des travailleurs locaux", "l’opposition des peuples", le BREXIT et la politique de mise en concurrence voulue par l’UE (c’était d’autant plus clair compte tenu du programme) :

       Les peuples refusent qu’on les oppose, comme le fait par sa politique l’union europeenne, car les opposer c’est bien sûr favoriser la montée de la xénophobie et la méfiance quant à ses voisins dans les populations qui sont victimes du dumping social que leur imposent les directives européennes ! Ce qui pend au nez de l’UE, si elle persiste dans cette voie, c’est une succession de Brexit "salavateurs" marquant plus le refus du liberalisme "décrété" qu’un quelconque racisme ou nationalisme !

      Que certains y voient le fait que Melenchon surfe sur la vague FN :
      a) Pour rappel, raciste contre les migrants (oh la la ... connaissant le personnage, c’est tellement surréaliste !)
      b) xénophobe car contre le principe du travailleur détaché vecteur de dumping social (Il est évident pour tout le monde que Melenchon n’est qu’un bourgeois anti-ouvrier nationaliste de la veine d’un fillon, d’un Valls et d’un Macron accouplé a un Lepen)
      C’est tellement caricatural que c’en est rigolo ! Un vrai épisode de la 4ème dimension !
      Je doute qu’il soit utile de rappeler à Mélenchon ou aux insoumis que le "voleur" ce n’est pas le travailleur détaché mais le patron qui profite de ces directives libérales : CAR ON EN EST DEJA CONVAINCU !
      Bref, ça m’a fait du bien de vous lire René-Michel, j’ai cru avoir changer de planète en lisant Durruti...

      carlos Le 12 février à 19:34
  •  
  • Nous n’avons pas attendu amal bentoussi et assbague (militantes proche de ramadan et du ccif islamiste)
    pour dénoncer les crimes racistes et securitaires depuis presque un demi siecle on dénonce les crimes et les ratonnades qui ont essaimé l’histoire de ce pays
    Lest habitants des quartiers ne détestent pas tous la police et.bien souvent cr sont les seuls policiers qui leur portent secours vu l’abandon des autres institutions. Les policiers ne font que reproduire le traitement discriminatoire des bailleurs des municipalités et toutes les injustices dont sont.victimes les habitants et jamais réparés . Aujourd’hui la renovation urbaine chasse des millions de familles dans une période Dr chômage et de logement ultra cher et personne ne s’en. Émeut. La guerre contre les habitants majoritaires se mène la et ne touche pas seulement les jeunes. Il faut que le pouvoir politique respecte les habitarts pour espérer que la police.ne se laisse pas aller. A ses tendances raciste mais tant que la parole politique raciste se libère il serait illusoire de porter sa colère sur les policiers . La justice porte ù lourde responsabilité et l’absence de politique publique égalitaire sont lesur respon sables d’entités ces violences ces crimes racistes et sécuritaires
    Les policiers ne s’expriment que l’aune de la parole politique officielle

    cellia Le 14 février à 17:08
       
    • @Cellia c’est vrai que la brutalité de notre société, telle que les règles votées par nos élus l’ont établi, forme une partie importante de la problématique des violences policières... Mais il est clair que derrière un fonctionniaire il y a toujours un homme capable de réserver son jugement sur ce qu’on lui demande de faire, les ordres qu’on lui donne, ainsi que sur les conséquences de ses actes... Et ne nous trompons pas, il y a bien un soucis sur la manière dont un certain nombre de nos fonctionnaires de police appréhende le rôle qui est le le leur !

      carlos Le 15 février à 14:48
  •  
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