Mélaka et Reno
Accueil > Politique | Par Étienne Damet | 6 mars 2017

L’Avenir en commun et en BD

Pour faire mieux connaître le programme de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, un couple de dessinateurs a pris l’initiative de l’adapter en bande dessinée. Avec l’espoir fondé de toucher un nouveau public.

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Un hologramme, une chaîne YouTube, un programme best-seller à trois euros… On ne pourra pas dire que la campagne de la France insoumise ne cherche pas à innover dans la forme et à élargir son audience aux électeurs "décrocheurs" de la politique. À cet arsenal vient de s’ajouter une BD entièrement accessible en ligne, qui présente le programme L’Avenir en commun sous une forme ludique, dialoguée et visuelle.

« Notre but, c’est de s’adresser au plus large public possible, y compris à ceux qui sortent de l’adolescence, qui sont de jeunes citoyens et qui peut-être n’ont pas encore eu le temps de s’intéresser à la politique », a confirmé aux Inrocks la dessinatrice Mélaka, justifiant le ton assez enfantin utilisé pour ce travail foncièrement pédagogique. Avec son compagnon Reno, ils se sont adjoints les services d’Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à Cambridge. Devant l’impossibilité de couvrir tous les aspects du programme, le trio a mis l’accent sur des problématiques écologiques – règle verte, agriculture ou économie de la mer –, mais sans oublier les volets définanciarisation, VIe République ou Europe.

On est assez loin des véritables enquêtes illustrées que publie la Revue dessinée sur des sujets voisins, et le dispositif ne fonctionne pas aussi bien que, par exemple, dans Les Aventuriers de la finance perdue de James et Christian Chavagneux, mais le propos est différent puisqu’il s’agit de mettre en images un programme. De même, si l’on pourrait reprocher une tendance à "surcommenter" le propos, il s’agit là d’introduire une (auto-)dérision bienvenue dans le contexte. On se gardera donc de prendre au premier degré l’illustration représentant Jean-Luc Mélenchon en chevalier pourfendant le dragon de l’évasion fiscale.

Bénévole, de belle qualité graphique, l’initiative est à saluer. Elle a en tout cas été adoubée par la France insoumise, qui publie aussi la BD sur son site.

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Vos réactions

  • Ce qui est sympa dans la France Insoumise c’est toutes les initiatives indépendantes comme celle la.

    franck-y Le 6 mars à 17:13
  •  
  • Hmm... Tiens ? On parle de la France Insoumise et bdpif (ou l’un de ses clones) n’a pas encore ramené sa fraise ?

    Hé bien, ils doivent avoir le moral sacrément en berne à Solférino... 😆

    hopfrog Le 6 mars à 18:21
       
    • Ben non, je dis rien, je suis critique de Bande dessinée et le magazine Regards a fait preuve de beaucoup d’altruisme et d’humanisme à supporter ma mauvaise orthographe dans mes commentaires pendant un ans sans jamais me critiquer sur celle ci, je ne vais pas commencer à critiquer moi non plus la qualité des images de votre première " Bande dessinée".

      Cette première "Bande dessinée" de la France insoumise plait à tout le public des insoumis, c ’est donc une réussite de la part des auteurs.

      Et puis c ’est un grand pas pour vous les Insoumis parce qu’il faut du pluralisme dans la bande dessinée et que vous incarnez cette nouvelle gauche novatrice du 21 ème siecle.

      Il vous fallait vous aussi marquer le coup en Bande dessinée et en finir avec 100 ans d’hégémonie du PCF sur la bande dessinée Française avec la magazine Vaillant qui devins Pif Gadget, et qui est toujours là depuis 100 ans, et qui a accueilli et formé de nouveaux auteurs, comme (Bouf une très longue liste) Hugo Prat, Gotlib, Cézars, Cabrero Arnal, Mas, Matti, Mandrika, Kamb,etc, etc, etc), sans oublier que les gens formés par Vaillant sont partis faire leur propre Magazine "Pilote" qui a créé Astérix.

      Bon voilà, la page est tournée avec cette vieille gauche, maintenant et bien, c ’est la France Insoumise qui reprends le flambeau en Bande Dessinée.

      Réussite complète donc pour les auteurs et la nouvelle gauche du FI.
      Je ... Je vous laisse, je vais prendre un antidépresseur, bonne soirée à vous.

      bdpif Le 6 mars à 19:43
    •  
    • Hà, j’ai oublié de vous citer Babouse à l’Humanité, et puisqu’au PCF, on vous donne de l’argent, et que le magazine Regards vous soutiens (Siiiic), c ’est l’occasion puisqu’on parle de dessins, de faire un petit don pour le magazine Regards, pour payer son dessinateur, et c ’est l’occasion de faire un peu de Pub pour le Magazine Pif gadget "Super Pif " que vous trouverez en kiosque, ou les numéros anciens du Magazine sur le site de l’Humanité.

      Et une petite pensée pour Richard Médioni, le premier créateur du magazine Pif Gadget qui nous a quitté l’année dernière, avec son ami Monsieur Kamb (Dicentim), et Gotlib aussi. Nous étions tous en relation sur internet, parce que le magazine Pif Gadget malgré ses retards de publication a toujours existé et résisté au temps sur internet. Nous étions une équipe, maintenant, nous sommes un peu seul avec leur absences ( Et hop, un autre antidépresseur pour ma pomme). Cordialement.

      bdpif Le 6 mars à 20:03
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  • Pas très crédible Mélenchon qui terrasse le dragon, j’ai envie de lui dire "Jean luc fait attention a tes rhumatismes c’est plus de ton age" le héro est fatigué.

    leon Le 6 mars à 20:38
       
    • On peut être un très vieux "fini" dans son coeur (même si son état civil est très jeune) comme l’auteur de cette remarque inélégante et malhonnête, m’a-t-il semblé, et très jeune dans son coeur à 66 ans et le démontrer maintes fois par ses actes... Car, comme l’a superbement bien chanté Georges Brassens, "...L’âge ne fait rien à l’affaire : quand on est... on est..."
      Moi j’ai beaucoup apprécié ce magnifique dessin.

      Pifpoche Le 10 mars à 02:25
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  • Une BD pour faire connaître le programme du FI, pourquoi pas ?
    Quant à pousser des cris d’enthousiasme et tomber en pamoison devant ce mode d’expression "novateur"(?) d’une gauche "novatrice"(?) du 21e siècle qu’on oppose, ici, bien légèrement, à une "vieille gauche" incapable d’une telle audace, il ne faut rien exagérer ! Au XIXe siècle déjà, le dessin et la caricature étaient utilisés à gauche et à l’extrême gauche, pour populariser leur discours politique et les revendications sociales et sociétales de l’époque. Au XXe siècle L’extrême droite , nationaliste, fasciste et nazie ne furent pas en reste en matière de BD de propagande.

    Par ailleurs, en Russie , à partir de 1917, dessinateurs et artistes mirent leur talent au service de la révolution bolchevique...tandis que d ’autres, par exemple , comme Hergé et son" Tintin au pays des soviets" la tournait en dérision et la combattait !

    Carole Betoun Le 6 mars à 22:07
       
    • Je plaisantais un peu , exagérant, je sens que d’autres vont vous dire ce que je pense de ce livre.

      Pour reprendre votre propos, et votre allusion à Tintin, moi je vous conseille une très bonne BD qui résume bien pour moi le programme de la FI

      Greg, Achille Talon
      "L’archipel de Sanzunron"

      bdpif Le 7 mars à 00:40
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  • C’est manipulateur, totalement racoleur et indigne en plus d’être ridicule et ringard.
    Une arche de Noé "La Méluche" avec que des blancos , dont une insoumise à la proue du bateau tenant un coq (vive la France). Les auteurs, un jeune couple se sont représentés et accompagnent la lecture de page en page. Elle : "d’une famille parisienne vaguement pauvre et carrément de gauche, tendance anar" .
    "vaguement pauvre" : ça donne envie de gerber (ou de voter Le Pen), "tendance anar" : doit-on supposer que c’est de l’humour ? On a de la peine pour les auteurs.
    Lui : "d’une famille bourgeoise alsacienne plutôt de droite" (j’invente rien). Bref la FI interclassiste dans toute sa splendeur, bien blanche, bien hétéro, travail, famille (2 enfants), patrie.
    Tout le reste est à l’avenant : à un moment le méchant capitaliste (financier) se ramène avec son gros sac d’argent pour acheter l’entreprise du gentil patron. Le capitalisme devient méchant quand « le pouvoir n’appartient plus au patron mais à l’actionnaire » : et là, le travailleur devient maltraité, le travail est intensifié, etc. Ah, le bon vieux temps d’un capitalisme avant la financiarisation ! Le programme de Mélenchon consiste à faire intervenir l’État pour « définanciariser » l’économie et retrouver un bon capitalisme, avec des bons patrons et des travailleurs heureux de se faire exploités par des patrons de proximité.
    L’épilogue arrive et la nana (tendance "anar" rappelons-le), explique qu’elle ne peut pas détailler tout le programme car c’est trop long mais qu’on peut l’acheter 3€ et que surtout elle doit aller "faire le repas car les mômes ont faim" (on voit les mômes aux basques de leur mère ; une fille et un garçon). Quant à la planche "Terrasser l’évasion fiscale" où on voit JLM en guerrier de jeu vidéo terrassant un dragon avec un grand phi sur son armure ce n’est pas seulement ridicule, ça fait aussi flipper, même et surtout avec l’alibi du second degré : culte de la personnalité, pompiérisme digne du "réalisme socialiste", racolage ("laissez venir à moi les petits enfants" ... et les adulescents).
    Cette "bd" s’intègre parfaitement dans le cirque généralisé auquel on assiste actuellement et prend tout simplement les gens pour des cons.

    [Texte en gras : extrait d’une brève publiée le 5 mars 2017 sur Tendance CLAIRE : La BD de Mélenchon qui oppose le bon patron au méchant actionnaire.]

    Durruti Le 6 mars à 22:33
       
    • (Ha, ha, ha, moi je savais que tu allais écrire ce message à ma place, ha ha ha, moi j’ai pris le rôle du gentil en critiquant pas l’ouvrage, ha ha)

      bdpif Le 7 mars à 00:14
    •  
    • Oui j’avais compris :-)
      Intéressant ce que tu dis sur la bd. Je conseille "Mémoire d’un ouvrier" de Bruno Loth, d’après les mémoires de son père (Front Populaire puis occupation allemande).

      Durruti Le 7 mars à 09:30
    •  
    • (Je répondais à bdpif )

      Durruti Le 7 mars à 09:32
    •  
    • @Pierre
      "On sent bien que l’initiative de cette BD énerve tant les arguments pour la dénigrer sont faibles."

      Humpf, moi je dis rien aussi parce que j’ai lu parce que j’ai lu que la dessinatrice était la fille d’un des créateurs du magazine Psykopat, donc peut être la fille de Edika ou Carali, qui ont fait leurs premières armes chez Pif Gadget, et surtout pour leurs jeux absurdes dans les éditions de Poches. j’en était fan. Donc, je dis rien sur votre Bd.

      Bon et si c’est le cas, il faut demander à Papa quelques cours de dessin.

      Cordialement

      bdpif Le 7 mars à 10:35
    •  
    • @Pierre
      ERRATUM de ma part. Elle dessine très bien, ce que je voulais dire, c ’est que pour la prochaine BD, elle range son copain à faire la vaisselle et à s’occuper des enfants (égalité des sexes), et pas d’autres personnes pour le scénario. Juste elle qui dessine, et cà en fera une belle Bande dessinée. Allez, je m’echappe vite de ce sujet BD.

      @Durruti
      Je regarderais votre livre indiqué ;)

      bdpif Le 7 mars à 10:47
  •  
  • La france insoumise, c’est la création sous toute ses formes, des citoyens individus qui se lancent avec plus ou moins de bonheur (le leur est entier) dans une aventure d’émancipation loin des schémas habituels... moi, je kiffe cette floraison.
    Et, à ma mesure suis heureux de participer à cette danse vitale.

    cantaous Le 6 mars à 23:02
       
    • Votre enthousiasme fait plaisir à voir et cela confirme que contrairement au vote Le Pen qui est souvent un vote de désespoir, JLM a su transformer chez beaucoup de gens l’amertume en espoir. J’y ai cru moi-même en 2012 mais il est de plus en plus clair que ce n’est malheureusement qu’une tactique pour occuper le grand vide laissé par l’absence de récit national d’un avenir radieux porté autrefois par le PCF. Nous avons besoin d’espoir et d’utopie mais là il s’agit d’un leurre. Derrière ce foisonnement créatif "sous toute ses formes" ( "l’imagination au pouvoir") qui voudrait nous faire croire au pluralisme, il n’y a (à mon humble avis) qu’une grande propagande où tout converge vers un gourou.
      J’aurais voulu y croire aussi et me sentir bien au chaud, entouré de millions de camarades insoumis mais ce n’est pas possible. Je garde espoir malgré tout et je lutte chaque jour contre la tentation du nihilisme.

      Durruti Le 7 mars à 09:09
    •  
    • ...Contrairement à Durruti qui, face à cette joyeuse et belle humeur, nous couve, on dirait, une grosse grosse déprime... (On dirait "Grincheux" dans "Blanche Neige et les sept nains"...!).
      Apparemment, l’humour n’est pas une compétence également partagée !...
      Pilotée intelligemment par un excellents scénario et très brillamment dessinée, cette BD frappe fort et juste, avec le sourire... Et la preuve, c’est que les ennemis de la France Insoumise semblent "vomir" leur bile et leur colère terriblement... (Comme l’a conté Jean de la Fontaine : le renard dit, ma foi, que "ces raisins sont trop verts"...)

      Pifpoche Le 10 mars à 02:46
  •  
  • Ben... Je vois pas trop pourquoi parler de cette BD dans le forum politique. Ouais enfin bon... Pourquoi pas. Si c’est pour faire connaître, ça y est c’est fait.

    carlos Le 7 mars à 08:46
       
    • "Je vois pas trop pourquoi parler de cette BD dans le forum politique."
      Ben, parce que c’est une bd politique. Ceci dit, vu le niveau, je comprends que tu aurais préféré que Regards s’abstienne.

      "Si c’est pour faire connaître, ça y est c’est fait."
      Ben ouais. Contre-pub. Dommage pour la FI à mon avis.

      Durruti Le 7 mars à 09:16
  •  
  • Puisqu’on parle bd politique voici 3 albums que je trouve superbes :

      L’essai de Nicolas Debon, édition Dargaud (bedetheque.com/serie-47329-BD-Essai.html). Très beau, très pictural
    "Avec L’Essai, Debon signe un histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène l’histoire vraie d’une communauté anarchiste.
    Dans son nouveau one shot, Nicolas Debon s’inspire de l’histoire vraie d’une communauté anarchiste installée dans les Ardennes en 1903. Fonctionnant sur le principe de liberté et sur les préceptes libertaires, la communauté de L’Essai illustre à merveille l’espoir d’un modèle de société différent et exempt de toute autorité, dans une France plongée dans la misère."

     Jamais je n’aurai 20 ans de Jaime Martín, édition Dupuis. (bdgest.com/preview-2047-BD-jamais-je-n-aurai-20-ans-recit-complet.html)
    "1 8 juillet 1936 : le jeune gouvernement espagnol des républicains, issu de l’alliance des partis de gauche, est renversé par les troupes du général Franco, plongeant le pays dans trois années de guerre civile puis presque quarante de dictature répressive.
    Pour Isabel, courageuse couturière, ce sera également le début d’une vie nouvelle, faite de lutte et de résistance. Proche du syndicat anarchiste CNT qu’elle a rejoint quelques mois auparavant, elle va devoir prendre la fuite au côté de son futur mari, Jaime, l’un des leaders de leur cellule locale.
    Après "Les guerres silencieuses", au sein desquelles Jaime Martin se penchait sur la jeunesse de son père au coeur de la décolonisation espagnole, c’est maintenant à la jeunesse de ses grands-parents qu’il dédie ce dense roman graphique.
    Conté depuis les yeux d’Isabel et Jaime, "Jamais Je n’aurai vingt ans" est une plongée dans la guerre d’Espagne avec la sensibilité et l’efficacité graphique inhérentes au travail du talentueux auteur ibérique. "

     Mémoires d’un ouvrier de Bruno Loth, édition La boîte à bulles (bedetheque.com/BD-Apprenti-Ouvrier-INT-Memoires-d-un-ouvrier-294113.html)
    "Nous sommes en 1936 et un vent d’espoir souffle sur le monde ouvrier avec la victoire du Front Populaire aux élections. Apprenti dans les ateliers de construction navale de Bordeaux, Jacques ne profite pas moins de son adolescence, croquant avec insouciance la vie —­ à pleines dents et en dessins sur son carnet — en ces temps de premiers congés payés…
    Mais bientôt, c’est la mobilisation générale puis la guerre. Réformé, Jacques n’y prend pas part.
    La débâcle de 1940 ramène à Bordeaux les troupes allemandes. Commence alors le temps de l’Occupation, du couvre-feu, des rationnements, des dilemmes et des premiers amis disparus… Mais faut-il pour autant cesser de vivre pleinement ?
    L’intégrale d’une saga tout public de très haute tenue, directement tirée de la vie du narrateur, le propre père de Bruno Loth."

    Durruti Le 7 mars à 12:41
  •  
  • Allez-vous pouvoir tirer cette Magnifique idée de BD
    Se serait super pour le vendre lors du 18 Mars...même après tout le long de la campagne
    mieux...faire basculer les abstentionnistes grâce à la lecture plus facile d’une BD...et préparons ENSEMBLE avec nos enfants !
    NE LACHONS RIEN...
    et surtout NE GACHONS RIEN pour nous retrouver au 2eme tour !

    AGASSANT Alain Le 11 mars à 00:45
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