Accueil > Politique | Par Gildas Le Dem | 12 février 2016

La parole perdue d’Emmanuelle Cosse

La trajectoire d’Emmanuelle Cosse, qui incarna jadis une voix militante, libre et radicale, l’a donc conduite sous les lustres d’un ministère. Désormais "responsable" et "pragmatique", elle représente l’échec politique d’une génération. Opinion.

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Ce qui, au fond, me gêne dans le cas d’ Emmanuelle Cosse (je ne dirai plus "Emma Cosse", "Emma" est morte) – au-delà de la personne et de ses positions et prises de positions successives, assez prévisibles pour qui voulait bien voir l’évidence –, c’est le mal qu’elle fait à la parole politique et sa dignité, j’allais dire sa beauté. Car, qu’on le veuille ou non, et surtout qu’elle le veuille ou non, elle aura un temps incarné cette merveilleuse "parole en première personne" d’Act-Up qui, contrairement à ce que laisse penser l’expression, était tout le contraire d’une parole personnelle, d’une parole visant des intérêts personnels, et à faire valoir des positions personnelles.

Non, la "parole en première personne" était tout le contraire d’une parole officielle et autorisée par des positions de pouvoir. C’était une parole qui ne s’autorisait que d’elle-même, pour bousculer les privilèges de la parole politique légitime. C’était une parole qui ne parlait pas au nom des autres, ne représentait pas des voix (des voix que l’on peut compter et faire compter dans un congrès, un vote), mais faisait entendre une voix qui ne comptait pas (celle des séropos, des homos, des migrants, des toxicos, des putes, etc.). C’était, par conséquent, une voix dissidente, non pas insulaire mais insolente, qui portait "une dissension chargée au plus au point d’affect". Et c’était cette disposition affective, celle d’une liberté de parole qui s’insurgeait, qui faisait toute sa beauté et sa dignité.

« Emmanuelle Cosse est passée du côté de la parole officielle, du pouvoir. C’est son choix. Mais c’est aussi le choix de ne plus choisir. »

Aujourd’hui, Emmanuelle Cosse est passée du côté de la parole officielle, du pouvoir. C’est, après tout, son choix. Mais c’est aussi le choix de ne plus choisir. Sa parole (elle l’était déjà quelque peu) s’en trouvera corsetée, entravée, limitée et finalement, je le crains, étouffée. Comment imaginer en effet que, dans un tel gouvernement, elle puisse encore rappeler dans quelles circonstances Rémi Fraisse est mort ? Quel sort est réservé, dans ce pays, aux migrants ? Aux malades ? Le lien qui lie la question des banques à celle du logement (puisque c’était sa dernière fonction au Conseil régional d’Île-de-France) ?

Elle dira sans doute qu’il s’agit d’être adulte, ou comme elle aimait à le dire ces derniers mois, qu’il s’agit d’être "responsable". Je l’entends pourtant encore railler, il y a quelques années, ce qu’elle appelait le "pragmatisme" (mais dont visiblement elle ne connaissait rien, puisque pragmatisme veut dire se soucier, non d’être responsable et d’occuper une position de pouvoir susceptible de modifier à la marge l’ordre établi, mais se soucier qu’advienne quelque chose de réellement nouveau, inventif, une différence dans ce que nous sommes et ce que nous faisons).

Surtout, être responsable ne veut pas dire devenir adulte (et occuper une position majoritaire, celle de l’homme blanc hétérosexuel et bourgeois, serait-on une femme). Il est vrai qu’à cet égard – et si cela m’a longtemps inquiété, cela m’a aussi longtemps amusé je l’avoue, au moins au regard de ceux qui ne voulaient pas observer ses prises de positions invariantes dans leur forme –, Emmanuelle Cosse avait toujours occupé, jusqu’à ces derniers mois et surtout ce soir, une position singulière. Une position (que ce soit chez EELV, à Têtu ou même déjà à Act-Up) assez proche des pouvoirs pour en être une interlocutrice privilégiée, assez éloignée pour pouvoir prétendre représenter une position minoritaire. C’était très exactement ce que Bourdieu appelait une position "radical-chic". Elle a aujourd’hui décidé de franchir la ligne, de rejoindre la majorité, des positions majoritaires. Encore une fois, nul ne saurait contester un choix qui est tout personnel, au sens propre cette fois.

« Elle incarne le vieillissement social de toute une génération qui, à des exceptions près, était vouée à occuper des positions de pouvoir après les avoir contestées. »

Mais il y a quelque chose de comique, de cruellement comique à se rappeler que c’est la même personne qui pouvait, autrefois, reprocher au même Bourdieu son manque de radicalisme. En fait, eût-elle été un peu plus "responsable" et mois "radicale", elle aurait pris la peine d’analyser son trajet, ses prises de positions successives, et non pas seulement ses prises de position et de parole, mais la manière dont elle prenait la parole, et qui déjà indiquait, dans toute sa manière d’être et de parler, un goût incontrôlé pour le pouvoir et l’autorité. Il lui apparaîtrait alors que ses choix successifs sont le produit d’une triste, sinistre et banale trajectoire sociale, qui sont la marque non pas seulement d’un vieillissement biologique, mais d’un vieillissement social.

Être libre et responsable, c’est être au contraire être conscient de ces mécanismes sociaux, et travailler à les déjouer en soi-même, pour faire advenir un peu de liberté, autre chose que ce que notre destin social nous promet. « Je dirais que la plupart des expériences biographiques sont de ce type. La plupart du temps, nous allons là où le monde social nous aurait envoyés de toutes façons, mais nous y allons contents. C’est ce qu’on appelle la vocation. Il y a évidemment des exceptions, et elles sont très importantes : il suffit qu’il y en ait une seule pour que cela change tout – et c’est la liberté. » (Pierre Bourdieu).

Emmanuelle Cosse a donc accompli son destin social, elle achève sa vocation, elle est ministre, enfin. Nous ne devons pas pleurer, le déplorer. Après tout, elle incarne le vieillissement social de toute une génération qui, à des exceptions près, était vouée à occuper des positions de pouvoir après les avoir contestées. Elle incarne l’échec historique des forces politiques du moment 1995 qui, du côté des nouveaux mouvements sociaux, des nouvelles formes de mobilisations associatives, avaient cru pouvoir transformer la politique et la parole politique. Cela, nous ne devons pas le déplorer, non plus que le fait qu’en présentant hier soir, de manière toute personnelle, sa candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon vienne de ruiner tous les efforts accomplis, depuis 2005, du côté des appareils politiques.

Ces deux personnages sont l’envers et l’endroit d’une même parole, d’une même médaille césariste. Ils brisent ce qui constitue le talisman de la gauche : une parole libre, dissidente, vivante, insolente, qui ne s’autorise que d’elle-même, et non des voix qu’elle prétend représenter. Nous ne devons pleurer ni 1995 ni 2005, ni Act-Up ni le Front de gauche (ni EELV). Nous n’avons que trop vécu de ces espoirs légitimes, mais dont la mort clinique est ce soir avérée. Bref, nous sommes au pied du mur, contraint d’inventer quelque chose de nouveau, qui cette fois fasse une vraie différence, et ne se contente pas de résister au pouvoir, à la volonté de pouvoir, pour mieux y céder et y sacrifier, comme le disait Merleau-Ponty, notre "vouloir-vivre".

NDLR. Texte initialement publié sur Facebook. Emmanuel Cosse a été rédactrice en chef de Regards.

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Vos réactions

  • Et si l’arrivée de Mme Cosse dans un gouvernement de droite n’était que l’aboutissement d’une trajectoire assez cohérente depuis qq années ?
    Ce qui caractérise ce genre de personnages, à mes yeux, c’est qu’ils ne considèrent jamais le peuple comme l’acteur de son propre destin, de sa propre émancipation.
    Ces gens là n’ont jamais eu la division de la société en classe comme référentiel. Ce qui les motive, c’est le "sociétal", jamais l’exploitation capitaliste (pour aller vite). je ne nie pas l’importance de ces questions mais sans poser les problèmes du pays et de la population sur le terrain du capitalisme (ou libéralisme), on finit toujours dans les "cordes". L’échec des verts est rassurant : en France, quand on quitte la vision sociale pour le sociétal, on échoue. En gros, quand on dépolitise les problèmes politiques, quand on quitte l’opposition gauche/droite, on risque d’aller n’importe où.
    En plus, je m’interroge sur la sincérité ou plutôt les convictions passées de ces personnes...Aune des revendications des verts depuis des années n’a été mise en oeuvre : droit de vote des étrangers, diminution du nucléaire, non-cumul des mandats, proportionnelle aux élections, abandons des grands projets inutiles, etc...Et pourtant, ils rentrent au gouvernement.
    Aucune éthique...Ils vont bien avec le PS en fait...

    Pierre 93 Le 12 février à 12:13
       
    • De quoi Emma Cosse et Gildas LeDem sont-ils le nom ?

      René-Michel Le 14 février à 09:48
  •  
  • Je ne sais si mélenchophobie est une pathologie aisément curable. Mais s’agissant de Gildas Le Dem, qui ose mettre sur un même plan la vénalité politique méprisable d’une Cosse et la déclaration de candidature anti-oligarchique de JLM, le diagnostic est sans appel : c’est non.

    François 70 Le 12 février à 13:25
       
    • Je partage complètement. Il faut oser comparer l’attitude de Jean-Luc Mélenchon qui avec son Parti de Gauche s’est déclaré à la candidature pour la prochaine Présidentielle et une Madame Gosse qui préfère entrer dans un gouvernement dont la politique n’est que fracture sociale.. Et si ce texte était seulement destiné a donner un coup de poignard dans le dos de Jean-Luc Mélenchon, Madame Gosse ne servant alors que d’un piètre alibi.
      Tout se petit monde de connivence travaillant, primaire oblige, à sauver le soldat Hollande au second tour. C’est raté. On y voit beaucoup de rancœur dans ce texte. Ce ne sera certainement pas le dernier coup pourri.

      rody Le 12 février à 18:23
  •  
  • Vive l’Anarchie...

    JM Le 12 février à 16:11
  •  
  • COnaSSE là bon (ch’uis pas un affreux macho) mais j’ai trouvé bon pour ma santé de ne pas refouler

    leo solo Le 12 février à 16:19
  •  
  • "en présentant hier soir, de manière toute personnelle, sa candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon vienne de ruiner tous les efforts accomplis, depuis 2005, du côté des appareils politiques."

    ah ah ah !
    risquer un tel raccourci expose bien sûr au plus beau des ridicules

    leo solo Le 12 février à 16:21
  •  
  • Madame Cosse, comme tout un(e) chacun(e), ne représente qu’elle même. Qu’on soit déçu par son choix, qu’on lui en veuille de ce choix, n’a en fait rien à voir avec elle, mais uniquement avec la vision du monde politique de celui (celle) qui s’exprime en ce sens. Quand on affirme que tel ou tel, Madame Cosse par exemple, ou vous-même, peut "ruiner tous les efforts accomplis", on doit se demander : accomplis par qui ? si c’est par elle, grand bien lui fasse ; si c’est par vous c’est être soi-même dans un schéma césariste, croire que la politique est l’affaire des "grands hommes" (homo contient vir et femina), croire que le peuple n’est là que pour donner ses voix (et non sa voix) à un chef tout puissant qui cesse alors d’être une personne.
    Non, Madame Cosse n’a pas le pouvoir de "ruiner tous les efforts accomplis", pas plus que vous-même, pas plus que moi. Le seul qui pourrait le faire c’est le Peuple.
    Madame Cosse a des compétences, elle a des convictions. À une époque elle en a fait profiter ActUp, à une autre EELV, espérons qu’elle va en faire profiter le Peuple, ou à défaut la Nation. Si elle se fourvoie et en fait profiter sa petite personne ou le gouvernement, voire l’État, au détriment du Peuple (et seulement au détriment du Peuple), alors, et seulement alors, pourrons nous lui reprocher quelque chose.

    Mike Le 12 février à 16:57
       
    • Des illusions perdues ou des prétentions refoulées ?

      Serait-ce la lassitude, une nouvelle offre ?

      Candid’Ater

      B Ater Le 14 février à 15:00
    •  
    • Ce gouvernement ne fait pas "profiter le peuple" et Cosse n’a pas été choisie (2ème ou 3ème choix) pour cela mais par tactique politicienne.

      Rapso Le 15 février à 07:36
  •  
  • Emma Cosse, rédactrice en chef de Regards, aurait atterri du côté du pouvoir libéral et autoritaire d’Hollande, au terme d’une trajectoire assez logique, vous dites ?
    Question : qu’est-ce qui cloche dans la ligne éditoriale de Regards, qui conduit ses rédacteurs à vilipender l’opposition de gauche grecque, à flageller Corbyn, Mélenchon, mais à grenouiller avec Bartolone en Ile de France et dans ces primaires qui ne sont qu’un nid à crabes ?
    Auto-critique ! Auto-critique ! Non, je rigole ;)

    Emma Macron Le 12 février à 16:59
       
    • Excellent ! ;-)

      Una Le 14 février à 04:07
  •  
  • Elle devait être surendetté et avoir besoin des quasi 10 000 euros mensuel de son salaire de sinistre pour s’en sortir.

    Je la pleins ; oui, devoir se renier pour nourrir sa famille, c’est hyper dur.

    En fait, elle était recyclable jusqu’au bout !

    Au mur du çon, les masques tombent et les canards se déchaînent.

    Je ne vois rien d’autres de sérieux à dire face à une telle trahison, puisque par solidarité gouvernementale ,elle déverse les boues rouges dans mare nostrum.

    La Renaudie Le 12 février à 18:20
  •  
  • Et du calme , on aurait pu aussi avoir Clémentine Autain comme secrétaire d’ Etat aux droits des femmes et à la famille ...

    Du calme

    Regards = meilleur centre de formation gouvernementale ?

    STORA Antonin Le 12 février à 19:31
       
    • @stora
      ...excellente piste, je crois que nous avons échappé aussi à :
      Roger Martelli, secrétaire aux anciens combattants et aux chasseurs ("qui veut la peau de Martelli ?" ;
      C. Tricot, secrétaire à l’égalité réelle (le poste existe vraiment) et aux affaires surréelles ;
      Philippe Marlière, secrétaire spécial du quai d’orsay pour les cas désespérés et l’internationale social-démocrate authentique.

      Si on présentait un shadow cabinet de Regards à l’anglaise pour préparer l’après Hollande ?
       :)

      Emma Macron Le 13 février à 00:53
  •  
  • « le fait qu’en présentant hier soir, de manière toute personnelle, sa candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon vienne de ruiner tous les efforts accomplis, depuis 2005, du côté des appareils politiques. »
    Et bien si le seul bénéfique que pourra tirer le parti de gauche , grâce a Mélenchon c’est d’avoir "ruiner tous les efforts accomplis, depuis 2005, du côté des appareils politiques. »et bien c’est la meilleure chose qu’ il aura faite.
    Car au hasard l’appareil du PCF "l e parti historique de la classe ouvrière " nous a bien casser les pieds depuis 10 ans.
    et son éternelle souci de sauver ses élus et devenir a la rescousse de la victoire pour le PS .
    Ce sera déjà ca de pris.

    buenaventura Le 12 février à 21:06
  •  
  • De qui parle t on,quand on évoque la gauche ?
     Non,"gauche du PS",ça ne veut rien dire,sinon"gauche de la droite".Ridicule.
     Non,Taubira n incarne pas la nouvelle image d une gauche anti libérale.Son passé et son action attestent du contraire.
     Non,le ralliement des Verts au libéralisme le plus plat et le plus dur, n a rien d étonnant.Ce pseudo parti est une agence de placement pour arrivistes en mal de revenus substantiels.Mis à part Bové,Mamère(qui d ailleurs en est parti)et,à la grande rigueur Duflot,les autres feront autant de dégâts que les requins du PS et de l UMP(mes excuses aux requins)Introniser un libéral convaincu comme Placé-le-bien-nommé,à la "réforme de l Etat",c est voir disparaître l Etat et les statuts en moins de 2.
     Non,une éventuelle primaire à gauche ne peut inclure ni PS/MRG,ni Verts à la sauce Cohn Bendit.
     Non,je ne comprends pas comment "Regards"a pu embaucher une carriériste comme Cosse.Elle n a pas pu changer du jour au lendemain !!

    Mais OUI,je pense sincèrement qu il vaut mieux,dans le pire des cas, être seul(e) que mal accompagné(e).
    OUI,je pense qu on peut être nombreux,si on reste clair et sincère sur des points fondamentaux(antilibéralisme,anti austérité,NON à l Europe carcan,6e République,Laicité et refus des intégrismes religieux,égalité hommes/femmes).
    Et OUI,j ai 1000 fois plus confiance en d anciens électeurs de gauche, partis ailleurs( certains même au FN ou à DLF)ou devenus abstentionnistes,à revenir vers nous,qu en des Macron et autres Placé.Ces deux là se caseront dans n importe quel gouvernement libéral,et à n importe quel prix.
    Les premiers cités,au fond d eux,sont prêts à revenir vers nous,à condition,pour nous, de ne pas copier l attitude désastreuse des "remanié(e)s".
    J en prends le pari....

    HLB Le 12 février à 21:31
  •  
  • Bonjour Gildas,

    Tu ne dois pas aimer beaucoup Mélenchon pour l’assimiler à Cosse, pourrais-tu m’expliquer ce qu’est pour toi le Socialisme ?

    Merci

    Lannou Le 12 février à 21:46
  •  
  • Mettre Mélenchon et Cosse dans le même panier, il faut être haineux, donc aveugle, pour dire ça. l’accuser de "ruiner les efforts accomplis" après ce que l’on a vu aux régionales relève de la pitrerie. ça va être dur de construire une vraie gauche de vrai changement avec un état d’esprit de ce type. Les banquiers et cartels peuvent se frotter les mains, les citoyens se serrer la ceinture.

    pat Le 13 février à 00:57
       
    • Tout à fait d accord !! Si le FdG et la gauche doivent mourir,ce sera plutôt à cause des attitudes suivistes de Pierre Laurent , de Clémentine Autain ou d Emmanuelle Cosse,vis à vis du PS,que de Mélenchon.

      Encore que,au PG,Coquerel soit tombé dans le piège grossier et habituel tendu par le PS.

      Le principal,maintenant,est de reconstruire,sur des bases saines et avec des alliés clairs,quitte à être moins nombreux.Du moins dans un premier temps,car une gauche de gauche a vocation à se développer.Qu elle s appelle FdG ou autrement....

      HLB Le 13 février à 13:30
  •  
  • Cet article est idiot non seulement pour ce qu’il dit sur EC car il n’est pas nécessaire d’être un fin analyste politique pour se rendre compte depuis longtemps qu’elle était plutôt libérale mais surtout parce qu’il a été tout entier rédigé pour sa conclusion. Depuis le 10 février et l’annonce de candidature de JLM tous les bons esprits sont en ordre de bataille jusqu’au PC qui regrette une décision qui aurait du être collective. En plus ils ont de l’humour !

    AF30 Le 13 février à 09:56
       
    • entièrement d’accord avec votre point de vue.
      Profitons de la plateforme JLM2017 pour continuer le travail de programmation. A nous la parole.

      anne Le 13 février à 17:44
  •  
  • On peut comprendre l’amertume mais la mauvaise foi, c’est plus difficile.
    À l’origine, les verts ne sont que des réactifs à la dégradation de l’environnement par le fait des activités humaines et, bien sûr globalement, des conséquences sur la vie, la planète. Nous leur devons cela : avoir compris avant les autres ce phénomène, il est largement confirmé depuis.
    Les partis politiques classiques on mis du temps pour le comprendre et lentement intégré cette question dans l’élaboration des solutions politiques. Pour certains comme le PC ou le PS, ils en sont encore à des rudiments, mais ils ont changé. En mieux ou en pire.
    Les verts, en intégrant la mutation EELV, n’assimilent pas tous vraiment la liaison entre capitalisme et dérèglement climatique. Certains font la démarche mais avec une approche très lointaine.
    La lutte des classes n’est pas écologique et pourtant c’est elle qui pose les bonnes questions et tente d’apporter le bonnes réponses.
    Il est vrai que la prise de conscience est assez récente. Mais aujourd’hui la liaison se fait : toute réponse aux grandes questions sociales ne peut se faire qu’avec les réponses liées au dérèglement climatique. Non pas l’une après l’autre mais simultanément (je cite deux responsables du PG qui font vraiment une analyse assez poussée : http://www.martine-billard.fr/ et http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php ? .
    S’étonner que Emmanuelle Cosse saute le pas en choisissant de participer à un gouvernement PS qui mène une politique de droite et, de plus, qui a littéralement menti sur son son engagment à propos de la finance et écologique, c’est cela qui est étonnant et qu montre une vision de la politique très fermée, étriquée.
    Rétrospectivement, regarder les évolutions, circonvolutions des responsables des verts (en bien parfois) depuis des années en passant de Cohn-Bendit à Duflot, dont les opportunismes n’ont pas de limites semble-t-il.
    Aujourd’hui, il est très clair que les verts, ne représentent plus la réponse aux problèmes écologiques. C’est vraiment très dommage mais ce n’est pas étonnant.

    morelle noire Le 13 février à 11:41
  •  
  • Emmanuel Cosse reste au Conseil Régional donc elle cumule alors qu’elle avait signé la charte qui interdisait une telle pratique.
    Ils ont bonne mine les EEVL, PG, Ensemble de Auvergne-Rhône-Alpes qui ont dit pis que pendre sur la sénatrice Cécile Cukierman tête de liste PCF-MRC !!!!!!!!!!!

    nontron Le 13 février à 13:00
       
    • Des fois il vaut mieux se taire.

      Cosse n’était pas candidate en AURA, ni au PG, ni à Ensemble, et est désavouée par EELV. C’est donc surtout elle qui n’a pas bonne mine.

      Et Cukierman pas plus.

      Pour mémoire on lisait ceci dans l’Humanité du 18 septembre 2013 : "le PCF et les écologistes ont déjà annoncé soutenir [le projet de loi sur le cumul des mandats]. 267 sénateurs sur 348 sont cumulards."

      Cécile Cukierman est sénatrice de la Loire depuis 2011 et conseillère régionale en AURA depuis les dernières élections.

      Citoyen74 Le 13 février à 15:15
    •  
    • Cela pose la question de la fiabilité politique de la gauche bobo ( et de toute façon anti communiste ).
      J’ai tapé où ça fait mal tant mieux

      nontron Le 13 février à 18:09
  •  
  • "...ruiner tous les efforts accomplis, depuis 2005, du côté des appareils politiques."

    De quels efforts est-il question ici, et où est l’édifice que vient de ruiner Mélenchon, s’il-vous-plaît ?

    Citoyen74 Le 13 février à 15:03
       
    • L’édifice que vient de ruiner Mélenchon, ce sont...les illusions "européistes" d’Emmanuelle Cosse et de tant d’autres, et non pas, bien sûr, les efforts des organisations qui se réclamaient du FdG, et qui se sont ruinées toutes seules, en s’accolant électoralement au P"S".

      Voir (sur son blog) la réponse de Mélenchon à la critique du plan B qu’avait publiée E. Cosse.(Je supprime les liens que le filtre de Regards a pris pour des spams).
      Extrait : "Emmanuelle Cosse évalue notre plan B en Europe dans une tribune de presse. Je l’en remercie car rares sont ceux qui s’engagent dans le débat argumenté sur l’Europe. Trop souvent, les commentateurs et les dirigeants politiques esquivent ce sujet pourtant fondamental, ou se contentent de stéréotypes intemporels. À moins qu’ils ne caricaturent dans l’invective.Je réponds à Emmanuelle Cosse qu’elle se trompe dans son diagnostic. L’Europe n’est pas malade de ses nations. Elle malade du capitalisme financier. Son texte n’en dit rien. Il est muet sur des questions aussi centrales que la monnaie, l’indépendance de la banque centrale, la dette publique, la libre-circulation des capitaux et le libre-échange. Et l’interdiction de l’harmonisation sociale et fiscale. Or, ces éléments sont l’identité réelle de l’Union européenne depuis le traité de Lisbonne et le traité budgétaire. Ce sont eux qui font de l’UE le paradis du capital financier aujourd’hui. Ce sont donc eux qui étaient au cœur du sommet du plan B tenu à Paris les 23 et 24 janvier dernier. Pour affronter le capitalisme financier, les traités européens sont un problème, pas les nations.(...) ".

      Voir aussi dans la dernière partie de la nouvelle note de blog de Mélenchon, un "Nouvel épisode de l’Europe comme prison des peuples" : comment l’UE est en train d’essayer d’appliquer au Portugal le traitement inique et dévastateur infligé à la Grèce.

      Maintenant qu’E. Cosse est entrée au gouvernement, on peut dire : "tout s’explique" !

      Autrement Le 13 février à 18:40
  •  
  • Je croyais avoir tout vu avec les fauxcialistes gouvernementaux mais "ils" les trois strapontistes ont craché sur les petites braises d’espoir qui me restaient.

    Plus d’autre perspective que l’anarchie ?

    le_marcheur Le 13 février à 16:08
  •  
  • M. Gildas,

    Peu être devriez vous prendre le temps de vous relire avant de poster... Ou bien avez vous été traversé par des ondes gravitationnelles tout récemment et dans ce cas là, je comprends et même compatis (mettre au même niveau Emmanuel GOSSE et JLM...).

    Tenez, je vous propose de reprendre contact avec nous, le Peuple en vous faisant parvenir la contribution ci-dessous. Contribution d’un simple citoyen mais d’un citoyen déterminé !

    Le Peuple doit parler !

    Reconstruire à la Gauche de la Gauche, la proposition est récurrente ces temps-ci sans grand effets apparents. Les analyses vont bon train dénonçant les causes de la démolition : illisibilité du Front de Gauche, stratégies à géométrie variable, accords ponctuels avec un parti (PS) dont on essaye de nous faire encore « croire » qu’il est un parti de gauche alors qu’il mène une politique libérale qui fait pâlir d’envie le parti concurrent, celui des « Ripoublicains » (il n’y a pas d’erreurs d’orthographes sur le nom de ce parti). Oui l’entreprise de démolition a parfaitement fonctionné et les fossoyeurs viennent de l’intérieur. Au final un mouvement qui n’est plus crédible au même titre que tous ces vieux partis que le Peuple n’écoute plus.

    Alors que faire, face à cette déchéance ? Poursuivre la vieille tradition, l’offre TOP-DOWN (du haut vers le bas) élaborés par les partis politiques ? Attendre le Messie (cercle des aliénés de la certitude) qui entend des voies venant de l’au-delà le poussant à prendre sa responsabilité avec les constats successifs : promesses jamais tenues et même mieux aujourd’hui, promesses qui tournent carrément le dos à celles qui avaient été énoncées (mon ennemi c’est la finance !) ?

    Nous ne voulons plus de tous ces artifices qui vont à l’encontre de la Démocratie. Petit à petit chacun constate que nous glissons vers une monarchie absolue où le premier qui se sent investit du droit divin est au final un serviteur de la classe des possédants, qui tente de faire encore illusion : le bien-fondé pour l’intérêt général de l’ensemble de ses mesures initiées, parce que possédant un savoir démesuré, (qui en fait sourire plus d’un !), et abusant du (« JE). Pauvre Démocratie : où est le PAR et le POUR ?

    Axiome : Il appartient au citoyen d’être au centre du jeu et les outils politiques à SON service.

    Le citoyen doit reprendre la main pour dépoussiérer le moment, et envisager un autre avenir. L’échéance qui vient peut nous permettre de faire émerger la Force du Peuple et de conquérir le pouvoir afin que le PAR et le POUR deviennent enfin réalités. De qui, de quoi avons-nous besoin ? Du Peuple, d’un orateur (porte-parole), de réunir les citoyens, de synthétiseurs, d’outils politiques, syndicaux, associatifs, d’INTERNET.

    Voici une construction possible, en toute modestie :

    La démarche : être d’abord convaincu que le projet citoyen doit être élaboré par les citoyens ; entreprise s’opposant diamétralement au sens de construction habituellement connu ; ici donc l’offre du DOWN-TOP.

    Urgemment, nommer cette force ET identifier de suite un porte-parole, de préférence un orateur, un homme de CULTURE maniant facilement la langue et favorisant les envolées ! Quelqu’un capable de s’adresser au Peuple en le regardant dans les yeux lors de grands meetings, de favoriser sa participation, son adhésion plutôt que quelqu’un qui lit la tête basse, les yeux rivés sur son papier qui fait plutôt bailler que provoquer l’enthousiasme, source génératrice d’un élan collectif… Un philosophe en lieu et place d’un programmateur qui décline comme à l’habitude un certain nombre de mesures pour redresser la France (combien cette manière de faire parait usée, poussiéreuse et certaine de ne pas rentrer en résonance avec tous ceux qui n’ont plus aucune confiance dans tous ces beaux parleurs à pauvres contenus).

    Réunir les citoyens en provoquant des réunions publiques (de véritables agoras sans la présence des mercantiles !) partout sur le territoire français (sans oublier nos concitoyens de l’étranger) jusque dans les plus petits villages pour échanger, entendre écouter ce qui ont à nous dire sur des thématiques proposées (ou abondées en séance publique) par les animateurs en charge de ces réunions (outils politiques, syndicats, associations) avec l’exigence de noter lors de chaque réunion TOUTES les propositions évoquées et de les transmettre aux synthétiseurs afin que s’écrive petit à petit le projet citoyen. Appliquer au final, une stratégie qui a fait ses preuves et démontré son efficacité, celle utilisée lors du référendum sur le TCE (Traité de Constitution Européen).

    Quelles thématiques privilégiées ? Celles qui font consensus et qui pourraient être une issue favorable à l’exaspération et provoquer l’adhésion : La 6° République, un référendum sur le TCE, le travail et la redirection des richesses créées, le défi écologique, l’utilisation d’internet…

    Développons quelques-unes de ces thématiques :

    La 6° République : Dans ce paragraphe, bien intégré le fait que le citoyen EST l’Elu (il nait avec ce nouveau statut d’Elu) et celui qui sera demain désigné pour EXECUTER le projet citoyen son REPRESENTANT. Chacun ressent que la présence d’un monarque n’est plus tenable ! Nos prédécesseurs ont fait le nécessaire pour s’en débarrasser, comment accepter aujourd’hui sa présence ? Tout le monde est excédé par l’utilisation de cet insupportable « JE » ! A l’opposé la pensée collective n’est-elle pas une réponse plus opportune et plus riche aux problématiques rencontrées dans un environnement sociétal ? De plus au constat, rien ne nous garantit (c’est plutôt le contraire qui est garanti), qu’un représentant fera ce pourquoi il s’est engagé. Par conséquent répondre par une Démocratie dynamique et non plus statique doit être prévue par la Constitution.
    Un monarque qui affirme qu’il a été élu pour cinq ans, ce qui signifie en clair, j’ai les pleins pouvoirs et vous citoyens n’avaient plus rien à dire avant la prochaine échéance électorale, est inacceptable. C’est tout sauf une Démocratie. Il faut donc mettre le REPRESENTANT sous surveillance citoyenne et avoir la possibilité de le destituer, de le révoquer, si nécessaire, quel que soit la fonction qu’il occupe. Concernant les assemblées il sera aussi impérieux de dépoussiérer : le Sénat doit disparaitre au profit d’une assemblée formée de représentants de la société civile (syndicats, associations) qui sera en capacité de vérifier, sur le terrain si le politique émanant de la Chambre des députés (pas de l’exécutif) va dans le bon sens et permet l’épanouissement de chacun. Et bien d’autres réformes à lister, (comme le mandat pluriel dont certains jouissent allègrement tout en réclamant la venue de la 6° République (ils sont déjà discrédités, on en veut plus !), réintroduire le suffrage universel à la proportionnelle…)), toutes donnant forces de décisions aux citoyens Et au quotidien.

    Un référendum sur le TCE : Il est à noter, au constat, que l’attitude citoyenne face aux échéances électorales à évoluer à partir de 2008, quand un clown de la politique s’est permis de réunir le Congrès pour faire voter quelques centaines de clowns fils afin d’invalider le NON exprimé par le Peuple en 2005. Comment avaliser encore aujourd’hui ce déni de Démocratie ? Il suffit d’interroger ses concitoyens pour s’apercevoir que ce ressenti très amer est toujours présent. Il y a un contentieux non réglé entre le pouvoir politique et le Peuple, et ce contentieux ne disparaitra que le jour où le Peuple pourra affirmer à nouveau son pouvoir souverain. D’où la nécessité de proposer à nouveau un référendum sur le sujet si le pouvoir est repris par le Peuple sachant qu’il y a également un autre contentieux entre ce qu’avait promise la construction européenne comme avenir, et la faillite intellectuelle, sociale, politique, environnementale constatée aujourd’hui. Le Peuple demandera à coup sûr à revoter pour se réapproprier son avenir en écartant la troïka !

    Le travail et la redirection des richesses créées : autant le travail est publicité comme outil d’intégration social autant le lien de subordination qu’il introduit n’est plus supportable. Chacun se demande à l’heure actuelle si son travail a du sens ! Pas sûr que l’on apprécie l’accaparation par quelques-uns des richesses créées qui de surplus ne travaillent pas : les prédateurs, les actionnaires, cette France qui se lève tard et joue aux casinos tous les jours avec notre argent. Quelle reconnaissance pour le monde du travail sinon, toujours moins, des licenciements par charrettes, le mépris avec le souci continu de vouloir réintroduire les conditions sociales du 18° siècle ! Mais enfin pourquoi travaillons-nous ? La question mérite d’être débattue convoquant la redéfinition des besoins et des biens (valeurs d’usage et non de consommation) : continuer à produire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment ?

    Le défi écologique : incontournable de ne pas se demander désormais, non pas si la terre survivra (la terre n’a que faire de notre présence) mais si la vie, fruit du hasard et de contingences survivra aux conséquences de tous nos gestes anthropiques. Le Capitalisme n’a que faire de ses problématiques quand on est conscient que son moteur est le profit optimum ET à court terme. Or nous devons nous interroger sur le contenu de ce que nous produisons sachant que les ressources à disposition finies ne sont pas du tout asymptotiques, avec notre soi-disant besoin de croissance infinie, mais bien au contraire divergent ! La responsabilité intergénérationnelle est bien établie : ce que nous avons fait est désastreux pour les générations à venir. Nous laisserons comme héritage en l’état, une poubelle plutôt qu’un jardin. D’où l’urgence si nous sommes imprégnés d’amour par rapport à ce que nous engendrons d’entreprendre en la matière, de changer radicalement l’ordre existant (aller vers une croissance soucieuse de notre environnement ce qui induit décroissance en direction d’une quantité astronomique de biens inutiles au profit d’une croissance de biens utiles). Cela ne peut se faire sans remettre en question les fondamentaux du système ni même en essayant de s’en accommoder comme tentent de le faire « croire » certaines élucubrations dites écologiques. L’enjeu est le suivant : où nous dépassons de ce système anarchique et nous faisons preuve tous ensemble d’innovations ou la vie disparaitra. Là encore l’intervention citoyenne dotée d’un temps long (planification, coopérations, complémentarités…) est nécessaire. Le comment faire pour atteindre la cible doit être mis en débat convoquant naturellement des thèmes qui doivent être questionnés comme cette fameuse liberté d’entreprendre (strictement à encadrer) qui s’oppose à la pertinence d’actions réfléchies, pesées décidées collectivement : nous n’avons plus le choix !

    Internet : nous vivons désormais dans une société informationnelle où la capture et l’appropriation de l’information par chacun est décisive pour appréhender notre quotidien. Or cette information délivrée par l’ensemble des médias est le plus souvent banalisée, orientée, standardisée empêchant surtout le citoyen de vivre des débats contradictoires sources de pensée par soi-même, de réflexivité. Tout est fait pour que le citoyen n’active pas ses capacités critiques mais puissent être formaté à la pensée libérale. Chacun peut constater qui fréquente ces médias pratiquement à 100 % : les représentants de la pensée libérale avec la complicité des chiens de garde du système (pauvres journalistes si peu crédibles (sans doute en tirent-ils un intérêt quelconque mais à quel prix : laisser orpheline leurs conscience…)). Internet permet de contourner tous ces bestiaires et offre un espace d’échanges primordial. Il faut intégrer ET investir l’outil en créant des espaces citoyens comme MV6 a su le faire. La force citoyenne qui va se mettre en place a besoin de ces espaces et surtout des jeunes qui en usent et en abusent. Pourquoi par ailleurs ne pas confier à la jeunesse, dans le cadre de l’émergence de la force citoyenne le soin de gérer et d’animer ces espaces sur le NET, moments singuliers et originaux l ? A eux, porteurs d’avenir d’en traduire le contenu, de créer des rencontres de synthétiser.

    Voilà de manière bien sur non exhaustive une contribution pour rebondir et arrêter tous ces discours pauvres en actions et renforçant au final l’idée que tout doit changer SANS rien changer. Il y en a assez de tous ces pauvres penseurs qui donnent l’impression d’être plus préoccupés par leurs postes (le système leur convient pas si mal que ça, ils en vivent) que par la venue d’un changement profond de société pour l’épanouissement de chacun. Il faut aller voir à l’opposé comment ailleurs a été initié, et construit au fil de l’eau, l’émergence d’une force citoyenne comme par exemple en Espagne, PODEMOS. Il faut aller voir ces réunions publiques organisées par les citoyens eux-mêmes (par exemple sur la Puerta del Sol à Madrid), comment chacun s’exprime assis à même le sol, comment cela est consigné, comment cela est transmis, déversé dans le projet… Une véritable démonstration du DOWN-TOP ! Que les outils politiques comprennent bien : de leurs stratégies suicidaires, mortifères, le Peuple n’en veut plus. Il le fait savoir par un vote politique : l’abstention. Nous n’avons que faire de querelles, d’egos. Nous ne nous battons pas pour un parti mais pour faire émerger la Force du Peuple. Les partis se doivent de se revisiter et abandonner des stratégies qui ne correspondent plus à l’attente du Peuple, ils doivent être à notre service, au service du Peuple.

    Ecrire comme un simple citoyen, faire de nos minutes précieuses (autre expression du bonheur) notre liesse…

    Le Peuple doit parler !

    Ecureuil66 Le 13 février à 18:34
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  • Eh beh, ! Comparer Cosse et Mélenchon, fallait oser ! Bon je retourne avec le peuple qui est en train d’affluer sur jlm2017.

    Labat Marie Le 13 février à 19:21
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  • Très beau texte lucide .

    Nel Le 13 février à 23:06
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  • Texte qui fait reflechir .... Merci à regard pour ces espaces de reflexion.
    On peut ne pas partager c’est sur mais franchement y en a encore qui sont à l aise dans leur tete en ce moment ? Et on est obligé dans les commentaires d’être grossiers ? Insultants ? C’est comme cela que la gauche se réinvente ? Je ne le crois pas
    Élections apres élections la classe politique est de plus en plus rejettée , sans les mettre dans le meme panier bien sûr mais l’annonce de sa candidature par JLM et la décision de Emmanuelle cosse sont pour moi autant de désespoir ajouté à cette incapacité de faire de la politique autrement .
    Les lendemains qui chantent, c’est pas pour maintenant

    Claire Le 14 février à 11:56
       
    • Oui, la classe politique est de plus en plus rejetée et les partis politiques, y compris le FdG que je me suis désolée de voir clamser doucement mais sûrement, sont cuits. Le pire c’est qu’ils ne me paraissent pas défendables (même si tel ou tel individu y appartenant peut me paraître tout à fait respectable et fréquentable). Les Conseils d’urgence citoyenne me paraissent une possibilité pour les citoyens de remonter au créneau mais je ne vois aucune connexion avec les composantes du FdG. Quelqu’un saurait me dire pourquoi ???

      Swift Gasparin Le 15 février à 21:07
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  • Viens d’apprendre, durant le passage de Mélenchon sur FR3, que Cormand, actuel supplétif de Cosse chez EELV, après son départ pour la soupe élyséenne, avait osé contre la décence la plus élémentaire qui lui aurait dicté de garder humblement le silence et de regarder ses pompes, que Cormand , disais-je, avait traité JLM d’idiot utile de Hollande. Comme le disait, notre maitre à tous Michel Audiard," les cons ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait." Je compatis à la détresse de nos camarades verts( de rage ?), ils ne sont pas sortis de l’auberge !

    René-Michel Le 14 février à 13:01
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  • La bataille fait rage. C’est logique, les enjeux sont cruciaux. Derrière ces tristes pantomimes de ces tristes personnages, se jouent les conditions de vie de millions de personnes en France ! C’est peu de dire que leurs querelles ne sont pas au niveau. Mais il y aura toujours des bénéficiaires de ce triste spectacle "politique", toujours les mêmes : celles et ceux qui avancent leurs pions politiques, leurs marionnettes pour peuple docile. Un jour Sarkozy face à Royal (que BOURDIEU avait décryptée de droite alors qu’elle était secrétaire d’Etat de Mittérand...). Droite contre droite, bien joué, la droite a gagné surprise. Sarko contre Hollande. Les deux avaient appelé à voter pour le traité libéral européen et posé ensemble à la une paris-match. Droite libérale contre droite social libérale : la droite a gagné. Surprise. Maintenant on nous prépare Juppé contre...valls, macron, montebourg ? Il serait bon de changer de registre. L’option du rassemblement JLM est, à ce jour, la seule crédible.Sans illusion, il faut toujours se méfier des pouvoirs quelq qu’ils soient, mais avec lucidité.

    pimlico Le 14 février à 13:33
       
    • Mettre dans le même panier l’arrivée de E.Cosse et la proposition de JLM d’être candidat à la présidentielle, c’est de la pure rhétorique ; l’une se soumet au pouvoir hollandien alors que l’autre s’avance pour déjouer les pièges d’une primaire (avec le PS). la candidature de JLM en 2017, déjà porteur du projet "l’Humain d’abord" en 2012 est la seule crédible dans le contexte politique d’aujourd’hui. Aux formations politiques qui veulent aussi porter cet espoir de 2012 en 2017 de s’organiser : la présidentielle de 2017 sera suivie d’élections législatives avec encore des candidats à faire émerger des territoires, le tout avec des propositions à construire et à faire partager : c’est l’essentiel.

      Erka Le 14 février à 14:58
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  • La différence entre la droite et la gauche hype genre Cosse c’est que si les premiers méprisent autant que les seconds les prolos, les droitards essayent de les séduire alors que la gauche Cosse/libé/inrocks... estime que ce sont des abrutis dont il ne faut même plus tenir compte ; je le dit pour en avoir fréquenté de ces écolo - libertaires chics prolophobes.
    Entre ces lamentables carriéristes et la bande à
    jean marine... L’horreur !

    On a vraiment besoin d’un mouvement communiste.

    Malgré son cabotinage parfois pénible, le seul cohérent est encore Mélenchon.

    Arnaud Le 14 février à 17:24
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  • Mettre Mélechon avec ces quelques verts peu reluisants discrédite l’auteur de l’article ad vitam aeternam

    cantaous Le 14 février à 18:53
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  • Ben moi j’en ai assez de Regards et de sa mélenchophobie, de son "port du voile, la liberté de la femme" et de ses "il faut rassembler, il faut de la méthode", de ses " les autres n’y comprenent rien à la complexité du monde" et finalement de son manque de vision .
    Je me désabonne
    ... et vous engage à aller là ou ça bouge : JLM2017.

    Jean-Pierre coulomb Le 15 février à 18:06
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  • Melenchon est l’idiot utile d’Hollande/VALLS:Macron... et de l’avionneur Dassault ! Très bien ce billet.

    Dianne Le 16 février à 02:08
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  • Article savoureux sur la fin d’une illusion sur la "génération" de 1995.
    Amalgame nauséabond avec la démarche de JL Mélenchon.
    Les individualités et les partis du FdG nous donnent depuis des années le triste spectacle de compromissions électorales avec le P"S", sans jamais offrir la lisibilité d’un programme politique cohérent. Pas étonnant que leur électorat potentiel, c’est à dire ceux qui souffrent au quotidien de la crise, les renvoient d’élection en élection, aux poubelles de l’histoire, en se réfugiant, au mieux, dans l’abstention. Cette désaffection se traduit malheureusement aussi par le découragement dans les luttes au quotidien.
    Alors, si vous avez mieux à proposer que la démarche de JLM, il est temps de le faire savoir. Mais pour être crédible, faudrait produire autre chose qu’une réflexion fumeuse sur des pseudo-primaires vraie-gauche/écolos ...

    roquette Le 17 février à 16:43
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