Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 20 mai 2016

La politique du moins pire, dernier recours d’un PS sans bilan ni projet

Vendre le bilan du gouvernement étant aussi aventureux qu’en appeler à "la gauche", la majorité en est réduite à faire peur avec le spectre de la droite. Les socialistes flottent, sans idées, dans le néant politique qu’ils ont créé.

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La contre-offensive était programmée, même s’il s’agit moins d’être à l’attaque que de sauvegarder ce qui peut encore l’être. À un an de l’élection présidentielle, le gouvernement et le Parti socialiste allaient nécessairement organiser une tentative de reconquête électorale, reposant sur deux volets : l’impossible défense du bilan et, faute de mieux, le chantage à la droite.

Dépôt de bilan

D’abord la défense du bilan, à présenter comme "pas si catastrophique" pour l’ensemble de l’électorat, et "pas autant fait de reniements que ça" pour sa composante de gauche. Sur Europe 1, lundi 16 mai, François Hollande a axé son discours sur le pragmatisme – ce succédané de courage politique – auquel il a dû se résoudre face à une conjoncture à la fois contraire et en partie imprévisible. C’est oublier que les capitulations ont été immédiates, en particulier face à Angela Merkel sur le pacte de stabilité, et ont amorcé une litanie d’autres renoncements sans combat [1]. La liste des mesures pouvant passer pour "de gauche" étant aussi peu parlante que possible, et ayant essentiellement consisté en des aménagements mineurs, l’exercice est difficile [2].

Pour faire avaler les couleuvres de l’austérité, l’exécutif comptait sur une reprise économique qui aurait permis de présenter des chiffres plus flatteurs (ne serait-ce que l’inversion de la courbe du chômage), mais qui reste hypothétique à ce jour et sera de toute façon trop tardive. Pas quoi accréditer le "Ça va mieux" présidentiel… « Les bons chiffres nous ont permis d’engager la deuxième phase du quinquennat. Après le redressement, la redistribution », a assuré le président. Ne restent en réalité que quelques ficelles à actionner, minces et grossières à la fois, comme le bonus accordés aux professeurs des écoles. La soumission à l’orthodoxie budgétaire ne laisse de toute façon que des marges excessivement étroites.

La fiction de "la gauche"

S’agissant d’avoir l’air "quand même de gauche", malgré les lois Macron et El Khomri en particulier, la majorité actuelle est d’autant plus dans l’embarras qu’elle ne sait plus du tout ce que cela signifie. Aussi la seule réponse qu’elle mobilise relève-t-elle de la communication. « L’exécutif [est] en quête d’un discours de "gauche" », comme l’a signifié le titre d’un article du Monde. Les conseillers ont élaboré diverses opérations de marketing politique dont les appellations puériles ne masquent pas la vacuité : "Hé oh la gauche" ou "Du progrès en plus".

La ligne stratégique n’est même pas très claire. D’un côté, il s’agirait de réactiver le clivage droite-gauche, de donner des gages à la gauche restée de gauche, de rabâcher la fiction de "la gauche" et du "rassemblement" : « Si nous voulons la gauche au pouvoir, il faudra être rassemblé », a dit le président. De l’autre, les appels du pied vers le centre et la droite se multiplient – conséquence logique de la droitisation de l’exécutif sous Manuel Valls et de l’indifférenciation politique menée par François Hollande (et sa créature Emmanuel Macron).

Au secours, "Au secours, la droite revient" revient

Alors, puisqu’il est aussi difficile de se prétendre de gauche que de proposer un projet original, une solution consiste à convoquer le spectre de la droite (une droite que le pouvoir aura contribué à radicaliser en adoptant ses vues et ses solutions). Et revoilà la vieille recette de la campagne de 1986 : "Au secours, la droite revient", ce triomphe de la politique communicationnelle à la Séguéla. Aujourd’hui, elle consiste à diaboliser les politiques libérales que l’on a contribué à banaliser. La posture est diligemment adoptée par les médias qui soutiennent encore ce PS éviscéré, à l’image de L’Obs avec sa une de la semaine dernière ou cet éditorial [3]

En substance, « Ce sera pire avec la droite ». Même si les différences se sont considérablement estompées entre le gauche et la droite de gouvernement, admettons que ce n’est pas faux, et que ce ressort usé a encore des chances de fonctionner malgré l’écœurement croissant au sein de la gauche radicale. D’autant que la menace est à double fond, avec le risque d’un "nouveau 21 avril" et l’épouvantail du FN. Au passage, on est prié de passer outre la responsabilité du PS et du gouvernement dans la position de force acquise par le parti de Marine Le Pen.

(Ne) voter pour rien

Nous voilà donc invités à opter pour la politique du moins pire. Un choix par défaut – défaut au sens de défection – qui exprime le néant de la proposition du PS. Il faut voter pour éviter quelque chose, plus du tout pour un projet, des aspirations, des valeurs positives, des mesures de transformation. Il n’est même plus possible de faire semblant d’y croire, d’être volontairement un peu dupe. L’offre est désespérante, et elle ne peut que renforcer l’abstention ou le vote frontiste, mais ce calcul électoral peut quand même réussir, à la faveur du "tripartisme", d’un énième chantage, de promesses déjà trahies auxquelles les candides qui votent encore voudront bien croire.

C’est aussi cette logique qui pourrait permettre au PS de se survivre, malgré son incohérence et ses contradictions idéologiques. Seul son éclatement permettrait de renouer avec un projet politique véritablement progressiste, démocratique et social. Mais il faudrait accepter que ce projet n’ait aucune chance de l’emporter à court terme, lui laisser le temps de reconquérir une hégémonie culturelle et de construire une alternative de gouvernement. À rebours de la position présidentielle, qui place la volonté de conserver le pouvoir au-dessus du projet : « Il n’y a pas d’alternative de gauche dans la mesure où il n’y a pas de possibilité d’être au second tour sans notre soutien ».

Notes

[1Taxation des transactions financières, réforme bancaire, enfoncement de la Grèce, secret des affaires, traité transatlantique, évasion fiscale, etc. pour ne mentionner que les plus en contradiction avec le discours du Bourget.

[2Surtout quand il ne semble pas à l’ordre du jour de mettre en avant le mariage pour tous, seule mesure courageuse mais dont le prix politique aura été élevé et dont la nature "sociétale" ne rehausse pas le bilan économique et social.

[3Autre illustration avec les propos du secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies, sur France Info le 20 mai : « Je dis aux syndicats : "Vous pouvez garder les banderoles sur la remise en cause du droit du travail parce que vous pourrez les opposer au programme de la droite" ».

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Vos réactions

  • En fait, ça ne sert à rien de nous dire que la droite fera pire car c’est simplement faux. Elle fera comme Hollande, Valls et Macron et avant eux Sarkozy, ce qu’exigera la commission européenne sur la base des traités anti-démocratiques. Il faut donc tirer les conclusions qui s’imposent concernant ces traités. Tous ceux qui prétendent changer les choses sans remettre en cause ces traités trompent les peuples ( on en a l’exemple avec Tsipras en Grèce)
    JL Mélenchon à le mérite d’être clair sur cette question essentielle et c’est certainement ce qui présente l’obstacle principal pour créer un regroupement autour de sa candidature. Tout le monde n’est pas au même niveau de réflexion sur la question européenne.

    choucroute Le 20 mai à 13:06
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  • En somme on peut résumer le sens "profond" de cet article à cette phrase : "mais ce calcul électoral peut quand même réussir,". Voilà des propos qui ne nous invitent pas au renoncement !

    Franchement pour une revue de-gauche, il faut se demander où sont les arguments pour une véritable alternative !
    À l’instar de la mouvance Ensemble, prompt à la critique et prompt à réclamer l’union (ah bon ?) avec des discours péremptoires, que faites-vous d’autre hormis d’attendre le prochain tirage gagnant qui vous permettrait de surnager avec un pc qui ne sait plus très bien dans quelles eaux il navigue et en tout cas de ramer avec des spécialistes ps de l’effondrement, avec une économie à la Picketty et une philosophie à la Laurent....

    Vu comme ça, effectivement, la droite peut gagner....

    Faut-il s’étonner de la progression de Jean-Luc Mélenchon ? S’il y a une raison d’espérer en ce moment, c’est bien là.

    morelle noire Le 20 mai à 15:09
       
    • Je vous remercie de votre commentaire, mais j’avoue n’en avoir pas compris un traître mot. À part peut-être "Voilà des propos qui ne nous invitent pas au renoncement !", remarque que je partage (mais je doute que ce soit ce que vous ayez voulu dire).

      Je ne sais pas à qui vous vous adressez, mais manifestement pas à moi. Souffrez-vous de cette pathologie assez commune consistant à tout rapporter à une obsession personnelle (généralement, Jean-Luc Mélenchon) ?

      Jérôme Latta Le 20 mai à 15:24
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  • Franchement qu’apporte cet article de nouveau si ce n’est de meubler au jour le jour ce journal. Pour dérouler ce type d(analyse si tant est que cela en soit une, le quotidien de référence Le MONDE est parfait ; on pourrait attendre autre chose de REGARDS .

    centuri Le 20 mai à 16:06
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  • Pour le scénario tel que fantasmé par le PCF, c’est foutu. Il n’y aura pas de primaires, du moins pas celles dont il rêvait. Il leur restera à négocier quelques places de députés entre contreparties d’un vote PS au second tour de la présidentielle, si Hollande n’est pas éliminé dès le 1er tour. Mais, contrairement à Jérôme Latta qui semble déjà résigné à voter Hollande dès le 1er tour (c’est moins pire que pire fait-il dire innocemment), son obsession actuelle consiste à tirer avec un pistolet à eau contre Jean-Luc Mélenchon. C’est le dernier obstacle à la stratégie mis en place par le P"S" de droite. S’il y a des obsessionnels dans le TSM, on les trouve aussi dans la ligne rédactionnelle de Regards. Dommage !

    rody Le 20 mai à 17:48
       
    • À part en ayant soigneusement évité de lire l’article, je ne vois pas comment vous pouvez estimer que je "semble résigné à voter Hollande dès le 1er tour".
      Enfin, comme dit l’autre : ¯_(ツ)_/¯

      Jérôme Latta Le 20 mai à 18:36
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  • Je suis entièrement d’accord avec la conclusion de l’article.

    Il faut que le PS explose pour reconstruire à gauche un projet politique viable.
    Pour cela il faut effectivement sacrifier les ambitions électorales à court terme.
    Le prix en sera sans doute dur. Mais pas forcément plus dur que la continuation de ce marécage qui nous empoisonne à petit feu.

    Et j’ajouterais : l’acceptation de ce sacrifice devra aussi permettre de reconstruire autour du mouvement social qui ne manquera pas de se développer. Le mouvement actuel est au moins porteur d’espoir à ce titre là.

    Manu Le 20 mai à 18:22
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  • Dans ma région Ensemble gouverne avec une ancienne ministre de Hollande,carole Delga.
    En quoi est ce en conformité avec votre article ?
    Qu’en pensez vous ?

    blablaphobe Le 20 mai à 18:59
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  • " Seul son éclatement permettrait de renouer avec un projet politique véritablement progressiste, démocratique et social. Mais il faudrait accepter que ce projet n’ait aucune chance de l’emporter à court terme, lui laisser le temps de reconquérir une hégémonie culturelle et de construire une alternative de gouvernement." Navrant ! L’explosion d’un pétard mouillé (dans la collaboration avec le MEDEF et Merkel) dans une gauche agonisante (PCF, EELV) ne renoue avec rien. Et attendre, "donner le temps au temps " ne débouchera que sur le triomphe du libéralisme le plus dur. Mais surtout pas de Mélenchon empêcheur de magouiller en rond .

    René-Michel Le 20 mai à 19:20
       
    • Décidément, c’est un festival. Soit je n’ai rien compris à mon propre article (on ne peut l’exclure, après tout), soit vous commentez en mode hallucinatoire.

      Toutefois, constatant que je n’ai ni prôné, ni même suggéré l’idée qu’il faudrait collaborer avec le Medef et Merkel (!), ni évoqué quoi que ce soit du PCF, de EELV ou de Mélenchon, je penche pour la première hypothèse. D’autant que cette dernière mention est l’énième manifestation de cette pathologie mélenchobsessionnelle qui réunit dans les mêmes affres ceux qui – l’adorant ou l’abhorrant – rapportent tout à lui.

      Je suis au regret de penser que ce sont là les manifestations d’une gauche décérébrée, politiquement impuissante, et tout juste capable de se renvoyer ses névroses à la tête sans même se rendre compte que cela n’intéresse plus personne.

      Jérôme Latta Le 20 mai à 19:41
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  • Il faut envoyer séguéla produire une chanson en hommage au président hollande avec Renaud au chant et les guignols of death metal aux mélodies.
    Un truc aussi insupportable devrait créer un tel climat d’insurrection, même chez les plus pacifistes d’entre nous, que seul un changement de régime pourrait apaiser une telle colère, une telle indignation.
    Il sera enfin possible de faire une révolution, de voir enfin s’organiser une libre association des individus, de construire le communisme !

    Arouna Le 20 mai à 19:29
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  • @ Latta "Je suis au regret de penser que ce sont là les manifestations d’une gauche décérébrée, politiquement impuissante, et tout juste capable de se renvoyer ses névroses à la tête sans même se rendre compte que cela n’intéresse plus personne." Merci Jérôme pour cette involontaire mais brillante critique de ton propre article. On n’est jamais si bien servi que par soi-même...

    Renè-Michel Le 20 mai à 21:27
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  • C’est rare de lire une contreverse comme la notre,qui a de la tenue et de la vigueur.
    Bravo à Jérome Latta de ne pas censurer.
    Cela pourra t il continuer longtemps ?

    blablaphobe Le 21 mai à 03:05
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  • @ Jérome
    Rien à redire sur l’ensemble de l’analyse. Nous assistons effectivement à une tentative désespérée de remise en selle de F.Hollande et du (des ) PS.
    Il s’agit bien d’installer le tripartisme si pratique pour conserver cette maudite alternance droite/gauche dominée par le PS.
    C’est le bruit de fond du tableau que vous nous présentez.
    Un constat, rien qu’un constat.
    Etant acteurs vous nous permettrez sans nous affubler de petits noms gentillets de dépasser le constat pour tenter de trouver l’issue à cette mascarade à laquelle beaucoup d’entre nous on été des participants actifs. C’est le cas pour ce qui me concerne. J’ai souvent répété que je faisais parti du hollandisme canal historique essentiellement pour barrer la route à un certain Strauss Kahn qui était encore dans la course et présenté comme le favori. Je porte donc ma part de responsabilité dans l’accident Hollande/Valls. On pourrait rester à nous morfondre en espérant que l’autre gauche, celle dont vous faites apparemment partie, se mette d’accord si ce n’est sur un porte parole, tout du moins sur une vision commune, une structure et un programme. Nous avons donc participé à des initiatives qui étaient censées aller dans le sens d’un dépassement de l’existant . De Chantiers en rallumage des étoiles, en passant par des appels à l’adhésion directe au Front de gauche, nous avons assisté à un grand n’importe quoi qui a conduit à un grand vide sidéral à la gauche de la gauche (puisque c’est le nom dont était affublé ce bazar) Rien, rien, rien, voir moins que rien lors du dernier scrutin régional. Alors une initiative a été proposée par l’un des acteurs du Front de gauche. Elle est réfléchie, construite sur la base d’une analyse scientifique de la société telle qu’elle est aujourd’hui et propose ce fameux dépassement dont tout le monde semble tellement convaincu. Et nous assistons à quoi ?
    A des manœuvres inimaginables regroupant des acteurs qui se découvrent un amour immodéré pour la gauche et dont l’unique obsession est de tout faire pour que rien ne change.
    Alors cher Jérôme, il est normal que nous demandions à chacun de se déterminer par rapport « à la seule » proposition cohérente et viable de recherche de solution à notre problème commun. Je dis bien problème commun car si nous ne parvenons pas à ce fameux dépassement, il n’y aura pas que le PS qui va disparaître mais nous disparaitrons également totalement du paysage pour laisser la place aux droites. Alors soyez assez sympa pour ne pas qualifier de gauche décérébrée ceux qui cherchent (et semble trouver ) une issue positive à la crise profonde que traverse le mouvement progressiste français et bien plus largement européen. A l’inverse nous attendons des propositions constructives qui sortent des stériles incantations habituelles sur l’impérative nécessité de s’unir largement en faisant bouger les lignes. Bien à vous et à bientôt, ensemble.

    choucroute Le 21 mai à 07:44
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  • Je suis ouvrier, je le revendique. Je n’ai malheureusement pas le talent d’écrire, mais je remercie choucroute pour ses messages.
    Je suis au PG j’étais à Ensemble que j’ai vite quitter pour tomber dans un autre traquenard.
    Oui, les composantes du F de G ne pensent, malheureusement qu’a faire tomber Melenchon. Pourtant, c’est la seule initiative crédible et le seul type qui a le charisme suffisant pour arriver a ressembler derrière lui. Malheureusement, les composantes de "la gauche de la gauche" ne pense plus qu’a lui tirer dessus.
    Alors je crois que vous ne savez pas quel désespoir vous engendrez. Quand on a passer sa vie en usine, a travailler dans des conditions épouvantables, que le désespoir face aux differentes politiques de ces 50 dernières années vous fais plonger de plus en plus profond et que l’on vois l’état de délabrement des "intellectuels" qui devraient proposer quelque chose et qui passent leur temps a brosser et faire reluire leur petit égo comme l’écran de leur téléphone portable, alors oui, JLM et le projet des "INSOUMIS" est une vraie bulle d’oxygène qui nous arrive.
    Parce que, chez nous les ouvriers, ceux qui réfléchissent un peu, être de gauche on sais ce que cela veux dire. J’ai vu, au meeting des Mittal à Metz, Clementine avec ses larmes de crocodile au coté d’un Melenchon qui respirait et comprenait la situation, un front de gauche "tous unis houai houai" et qui se disloque à la première occasion et toi Latta qui nous dit que maintenant la seule alternative serait de voter ps et les saloperies au pouvoir. NON, jamais, même, même saoul. Si la blondasse est sur le perron de l’Élysée, je ne voterai pas à gauche sauf pour Melenchon et qu’elle passe. Au moins je saurai contre qui et quoi me battre. Ça aura le mérite d’éclaircir la situation, et si le ps pouvais en crever définitivement, quel pied.

    Jean-Marie GRANDJEAN Le 21 mai à 14:31
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  • Tres beau billet, M. Jean Marie Granjean. Sincere, sans détour. Avec un ressenti qui inspire respect. Moi je ne suis pas ouvrier mais cadre. Pourtant j’ai tant à apprendre en vous lisant. Merci mille fois et en route avec la France Insoumise !

    ecureuil66 Le 21 mai à 20:50
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  • Depuis 1982 et Dreux,le FN sert d’épouvantail,y en a MARRE !!!!

    blablaphobe Le 22 mai à 09:39
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  • Non, la droite ne revient Pa$. Elle gouverne.

    cantaous Le 22 mai à 11:12
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  • Cette saloperie de lepen a été mis en place dans ces années 80 de contre-révolution pour servir d’épouvantail et laisser des gouvernement de gauche comme de droite foncer dans le (pas du tout néo)libéralisme.
    De 84 à 95 ils ont baisé tout les rêveurs en les faisant focaliser sur le danger fasciste version fn.
    Le réveil a été la grève de 95, l’attaque de Juppé contre la sécu et la ligne de front entre 2 gauches a été mise au grand jour avec la pétition des modernes (au sens du XIXème siècle à Manchester) dans libé.
    Du coté du manche ; la gauche libé/ rosanvallon et du coté des exploités ; la ligne syndicats/Bourdieu pour schématiser.

    A l’international, face au rouleau compresseur neolibéral, des pays (surtout en Amérique latine) ont réagi et se sont rebellés.
    Les impérialistes ont réagi, après avoir essayé de démolir les gouvernements non alignés d’Amérique du sud, ils sont en train de démolir le gouvernement de centre gauche du Brésil qu’ils toléraient il y a quelques temps encore ; ils les montrait même en exemple pour mieux enfoncer l’Equateur et la Bolivie.
    Qui a ouvert sa bouche pour dénoncer ce scandale, qui avait dénoncé le coup d ’état contre Chavez ??
    A part Mélenchon presque toute la gauche a tourné la tête ou approuvé au nom du réalisme, pareil quand la françafric a enlevé Gbagbo en Cote d’Ivoire.. qui a ouvert sa gueule contre la France ?
    Qu’avait fait mitterand quand les barbouzes de blaise compaoré ont massacré Sankara en 87 ??

    Ce sont des salauds, Meluche n’est pas grand chose mais il essaye quelque chose et plutôt crever que de se faire humilier encore par le ps et ses sbires.

    Arouna Le 22 mai à 12:25
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  • En total accord avec votre conclusion : il faut reconstruire une force politique, lui donner le temps de se répandre, d’acquérir cette "nouvelle" culture politique à une partie suffisante des citoyens pour créer la force et les conditions du changement ; notamment en virant des institutions tous les énarques.

    Mais pour cela il n’y a pas besoin que le PS s’effondre !? quelle drôle de réflexion que vous avez là. "Seul son éclatement permettrait de renouer avec un projet politique véritablement progressiste, démocratique et social" :On a le droit d’exister sans le bon vouloir ou l’absence d vouloir de quiconque ? Vous demandez encore la permission de minuit à vos parents Mr Latta ?

    Merci Mr Grandjean pour votre propos que je partage grandement.

    La Renaudie Le 23 mai à 06:27
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