Accueil > Politique | Par Jérôme Latta | 12 novembre 2015

"La Présidente" : Marine Le Pen à l’Élysée, le scénario noir

Une bande dessinée imagine les premiers mois de la présidence de Marine Le Pen en 2017. Si cet exercice de politique-fiction provoque les consciences, il soulève aussi des interrogations sur sa lecture de "l’événement".

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Imaginer Marine Le Pen présidente de la république, aujourd’hui, ce n’est plus jouer à se faire peur. Cette éventualité devient de moins en moins improbable au fil des mois [1], dans un contexte de droitisation générale, d’hystérie identitaire, de discrédit des politiques et d’impuissance du pouvoir. La banalisation du Front national, c’est aussi celle de son éventuelle prise du pouvoir.

Malgré tout, cette possibilité reste abstraite, parce qu’on refuse de s’y confronter ou parce que l’on trouve encore des raisons rationnelles de l’écarter. Peut-être pour l’exorciser, plus sûrement pour en prendre la mesure, François Durpaire et Farid Boudjellal ont choisi d’en faire une bande dessinée. La Présidente prend ainsi l’élection de Marine Le Pen frontalement, à l’instar de sa couverture, qui reproduit la photographie officielle imaginée par les auteurs. Difficile d’imaginer image plus dérangeante, plus directe, que ce portrait de la présidente du FN qui devrait être accroché dans tous les bâtiments de la République.

Le pire des cas

Provoquer le lecteur, le confronter au pire : le dessein de l’ouvrage consiste en effet à projeter, dans un futur dangereusement proche, ce worst case scenario. Dès son entame, le 7 mai 2017 au second tour de l’élection (un face-à-face entre François Hollande et Marine Le Pen), la précipitation des événements suscite quelque vertige, tant elle semble finalement plausible, voire logique : dispersion des voix de la droite au premier tour entre les candidatures de François Fillon, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, échec de l’appel à un "front républicain", abstention record de 37,5% …

Le cauchemar prend consistance avec l’enchaînement des cérémonies de passation du pouvoir, les ralliements de la "droite dure" (Gérard Longuet premier ministre, Nadine Morano ministre de la Famille et la Natalité), la passation des alliances, l’obtention d’une majorité aux législatives, le triomphe des intellectuels réactionnaires … Le récit s’appuie ensuite sur le programme du FN pour décrire la reprise en main des médias, les mesures répressives contre les migrants, la création d’une garde nationale de réservistes, l’intensification des mesures de surveillance, l’arrestation des rappeurs jugés extrémistes, l’application de la "priorité nationale", le fichage ethnique, la suppression du droit du sol et, bien sûr, la sortie de l’euro.

La gauche disparue ?

Cependant, l’exercice prête nécessairement le flan dès lors qu’il doit choisir entre des dizaines de scénarios possibles, ce choix induisant des lectures politiques particulières. Avec son parti pris de politique fiction, La Présidente n’expose quasiment pas les raisons de l’arrivée au pouvoir du FN, sinon sous forme de rappels chronologiques de l’ascension du parti depuis le début des années 70. Ce qui revient à occulter la responsabilité des politiques menées par la droite et la gauche de gouvernement depuis des décennies, à effacer la participation de la contre-révolution libérale à ce désastre.

Ainsi, la gauche radicale est-elle quasiment absente du tableau, laminée lors des élections législatives (2%) avec un Jean-Luc Mélenchon qui annonce sa retraite politique. Par la suite, les acteurs du mouvement social ne jouent que des rôles de figuration, en dehors d’une grève à Radio France et France Télévisions. On peut aussi s’étonner que les seules réactions de masse soient des manifestations contre les discriminations et les atteintes aux droits de l’homme, et qu’il ne se passe rien dans les banlieues, les entreprises et les services publics. La BD choisit en revanche de raconter l’embrasement de la Nouvelle-Calédonie – hypothèse intéressante au demeurant, mais qui décrit des événements pour le moins périphériques.

Une alternative morbide

De fait, l’essentiel de la "pédagogie dissuasive" de l’ouvrage réside dans la crise économique provoquée par le programme du Front national, centré sur la sortie de l’euro. Et là est toute l’ambivalence, non pas seulement de la BD, mais de la question elle-même de la monnaie européenne et de l’Union européenne en général. Ce sont précisément les gardiens patentés de ces dernières, économistes et experts médiatiques, qui sont appelés pour discréditer le programme frontiste en mettant en exergue ses effets délétères sur l’emploi, le commerce extérieur et nos multinationales… Le FN ou le statu quo, telle est bien l’alternative morbide qu’annonce la présidentielle 2017. Sachant par ailleurs que l’on peut douter de l’incompatibilité de ce programme avec le libéralisme, comme de l’éloignement du lepénisme avec les milieux d’affaires.

C’est finalement en s’ancrant dans la fiction que La Présidente convainc le mieux. Avec ces personnages qui, depuis Belleville à Paris, vivent les débuts du pouvoir frontiste dont ils sont victimes, tout en tâchant de lui résister. Et surtout avec son épilogue qui, aussi rocambolesque soit-il, se réfère à bien des précédents historiques : une tentative de coup d’État de la part de factions qui jugent la nouvelle présidente trop modérée…

La Présidente , de François Durpaire et Farid Boudjellal, Les Arènes BD / Demopolis, 20 euros.

Notes

[1En début d’année, Virginie Despentes estimait sur ces pages que « dans les milieux d’élite, tout le monde ou presque semble se préparer à l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir ».

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  • Scénario pour scénario, duel Sarkozy/Le Pen, victoire de Sarkozy. (Mélenchon 15%, Hollande 20%). Licenciement de tous les fonctionnaires, 45h/semaine, interdiction de manifester, suppression des syndicat sauf la CFDT, retraite à 70 ans et l’Euro devient officiellement l’Euro Mark, privatisation des services public y compris la police, justice. les immigrés sont expulsés...

    Duel Le Pen/ Hollande, ( Mélenchon 14%). Courte Victoire de Hollande 50,05%. . Exceptés les secteurs régaliens, privatisation de tous le reste, y compris l’enseignement, les hôpitaux, routes... Surpression des communes et des départements. Le statut des fonctionnaires est supprimé. Macron devient 1er ministre. Ses premières mesures : Gattaz entre au gouvernement, le code du travail disparaît, le contrat de travail est supprimé, la règle devient le contrat de gré à gré journalier. L’allocation chômage est réduite à une allocation de 300€ maximum sur 3 mois. L’âge de départ à la retraite est porté à 68 ans dans le privé et 70 ans dans le public...

    On peut encore rêver de lendemain qui déchante. Bon courage à nos braves français qui n’auront que ce qu’ils décideront d’avoir. On n’y va pas, on y court.

    rody Le 12 novembre 2015 à 16:26
  •  
  • l’épouvantail Marine LePen commence à s’user un peu, l’effet répulsif n’agit plus autant qu’avant, au profit de l’argument : "bon, quitte a choisir des pourris, autant essayer le FN, ça pourra pas être pire, et après être tombés au fond du trou on pourra peut être enfin se relever" ...
    sauf que le trou risque d’être profond, très profond, surtout pour les populations les moins favorisées, et celles juste au dessus, qui craignent plus que tout de descendre plus bas.
    en attendant Mellechon reste à 15%, va comprendre

    ralebol Le 12 novembre 2015 à 19:16
       
    • « en attendant Mélenchon reste à 15%, va comprendre » (ralebol).

      1) Son échec contre Marine Le Pen dans le Nord aurait dû l’amener à se remettre en question. Malheureusement pour l’ensemble de la gauche critique, beaucoup ne veulent retenir que son relatif succès de 2012.

      2) Le Front de Gauche est un conglomérat de chapelles juxtaposées, dans lequel chacune espère rassembler... sous son propre nom. D’où son inefficacité.

      3) Rares sont désormais nos concitoyens, originellement de gauche, qui n’ont pas encore compris la nécessité de rompre avec la sempiternelle alternance PS/UMP, dans laquelle les reniements constants du PS pousse la droite toujours plus à droite, avec accroissement sans fin de la précarité. Faute d’une rupture franche et catégorique avec le PS par certains leaders du Front de Gauche, PCF en tête, inutile de s’étonner du ralliement massif de ces concitoyens à Marine Le Pen.

      4) Sur l’Europe aussi rien n’est clair au Front de Gauche. Seul le FN dit clairement qu’on ne peut pas réformer l’UE de l’intérieur.

      Au bout du compte, osons le reconnaître, la gauche critique, le PS et l’UMP sont tous trois responsables de l’ascension du FN : la première par sa désunion et son illisibilité, les deux autres par leurs choix antisociaux.

      Le temps presse. L’extrême droite progresse à grands pas en Europe. Il sera bientôt trop tard pour empêcher le pire.

      Jean-Marie Le 13 novembre 2015 à 00:27
    •  
    • ben oui ... d’accord sur tous les points, Melenchon est coincé avec ses alliances, malgré ses idées intéressantes.
      par contre le FN ne propose qu’un référendum pour décider si oui ou non on sort de l’Europe. seul l’UPR revendique une sortie immédiate de l’UE.

      ralebol Le 13 novembre 2015 à 08:50
  •  
  • Et l’extinction du soleil ?
    Ben dis donc, ça fait peur tout ce préambule…
    Brrrr…
    Mais dites moi, est-ce que ces excellents "journalistes" totalement apolitiques ont pensé à mettre sur le dos de Marine Le Pen le réchauffement climatique, l’extinction des thons rouges et les pluies de grenouilles qui découlerait de son élection ?
    Ou alors allons nous devoir attendre le tome 2 ?
    Si c’est le cas, il ne faut pas qu’ils oublient de rajouter également les risques de consanguinité, les fleuves qui se changeront en sang et les invasions successives de sauterelles.

    Et après un tel pamphlet, ces "journalistes" osent nous parler des risques de censure des médias ?!

    Mais ça, ce n’est pas de la fiction !
    C’est ce que nous vivons depuis des années avec 95% de journalistes qui s’affirment de gauche !

    En même temps, pourquoi s’inquiéter ?
    Cette BD ne sera lue que par les quelques copains de ses auteurs et "conseillés".
    N’est pas Zemmour qui veut.

    Maurice Zadig Le 13 novembre 2015 à 02:36
       
    • Mais quelle mouche vous a piqué avec un tel pseudo. Voltaire vous en voudrait surement d’avoir de telles œillères !!! Que l’on soit de droite (extrême ou molle) ou de gauche (révolutionnaire ou bobo caviar), on ne peut ignorer l’histoire et l’arrivée du petit moustachu outre Rhin dans les années 30.
      Il est temps que les grenouilles quittent la marmite sur le feu avant d’être ébouillantées...
      PS : a la lecture de votre post, je doute vraiment que vous ayez lu cette BD.

      Nicolas K Le 7 janvier à 18:50
    •  
    • d’accord avec vous elle on l’accuse de tous le maux de la terre jusqu’à prétendre que c’es pire que daesch,peur voilà se que toutes ses personnes ressentes vus qu’elles non sont pas impartiales bien au contraire et le plus souvent de gauche et divers droite ,tous les médias les soit disant journalistes sont à la botte de se système,je pense pas qu’une de Bd de sarko ou Hollande aurait pu sortir.Avant de juger laissons lui un mandat et après on en reparleras

      marie Le 24 janvier à 13:16
  •  
  • Les scenarios les plus plausibles ?
    ceux auxquels personne ne pense, évidemment
    1—dans la durée
    2—pas forcément avec des noms/des gens qu’on connait :

    ex ; qui parle de natacha Bouchard (et de Calais ? JLM le Vendangeur-en-Chef * n’y a même pas mis les pieds = A’chouma)
    Natacha veut appeler l’armée + prétend " représenter les vrais Calaisiens "...(sic) =Et quand les fachos manifestent —à Calais contre les réfugiés,
    Mélenchon parle de ’Mein Kampf’ —bien, mais un peu court
     :-)
    Non, imaginez retrouver la France en 2040-50 : les fachos sont au pouvoir ; les Français ne bougent pas
    C’est cela "le scenario noir " = que l’on passe 50 ans + à se remettre de Hollande de cette crise ...
    Ou, comme dit Clémentine Autain —dans un jour noir : " Faut-il accepter l’inexorable " ?

    clara zavadil

    * Il s’agit de la photo op ou JLM, l’écolo —pose dans un vignoble bio ; ignoble récupération ... :-)

    clara zavadil Le 13 novembre 2015 à 12:32
  •  
  • Pourquoi faire encore de la pub à la Mère-les-sondages ?
    Pourquoi effrayer les populations avec cette jaune tête de BD à la Une ? Il y a bien mieux ! En Midi-Pyrénées, la présidente du MEDEF régional est en position éligible sur la liste « socialiste » :
    voir ICI.
    Et pour les suites, voir ICI !

    Autrement Le 13 novembre 2015 à 18:59
  •  
  • La gauche représente :
     la dénatalité donc OBLIGATOIREMENT le remplacement par un gloubi-glouba monothéiste de notre culture spécifique laïque depuis 500 ans avec Jean Bodin,fondateur français de la laïcité française après les guerres de religion.
     l’acceptation de la mondialisation par l’acceptation de cet Euro anti-démocratique d’ores et déjà depuis quasi-toujours Euro-Mark pro allemand.
     le rejet de notre identité tolérante et laïque au profit des crétinismes monothéistes(Hallal Islam religion de paix ;Monothéismes religions du livre,Bible,Tora,21 ième siècle des religions, textes divins,bla bla bla blabla..etc..).
    Que chacun continue de faire la liste,et vous comprendrez pourquoi même moi,j’ai envie de voter Front National !

    bataclan Le 14 novembre 2015 à 10:21
  •  
  • @bataclan. Ce que tu décris n’est pas "la gauche", mais la droite déguisée en gauche et devenue de plus en plus de droite, que nous subissons depuis 1983. Le FN est l’extrême-droite fascho (oui !) qui NE sortira PAS de l’euro (la promesse est en trompe-l’oeil), et qui aggravera toutes les violences dont tu parles, sans RIEN faire pour les 99% qui aspirent à sortir de tout ça. Voir Lordon :
    "En toute rigueur, le débat sur l’euro a sa parfaite légitimité propre, et n’a aucunement à prendre en considération cette préemption, qui n’est en fait qu’une pollution. En réalité il l’a d’autant moins qu’on peut soutenir que, le FN arriverait-il au pouvoir, il ne ferait pas la sortie de l’euro. En voici la raison : du moment où la perspective de l’arrivée du FN au pouvoir prendrait consistance, le grand capital pactiserait avec lui. Il le ferait sans la moindre hésitation car, l’histoire l’a suffisamment montré, le capital ne se connaît aucun ennemi à droite, et aussi loin qu’on aille à droite.

    Il y a là, incidemment, de quoi faire ravaler leur dégueulis à tous ces misérables personnages qui n’ont rien eu de plus pressé que de poser un signe égal entre Front National et Front de gauche — et je le dis avec d’autant plus de liberté que je ne suis pas membre du Front de gauche, et que j’ai même de sérieux désaccords avec sa ligne actuelle. Mais enfin il n’est pas besoin d’être extralucide pour imaginer ce que serait l’attitude du capital face à un Front de gauche aux portes du pouvoir : il y a tout lieu de penser en effet qu’il chercherait moins à pactiser qu’il n’entrerait en mode « guerre », et même « guerre à outrance ». Il y a de quoi être atterré, et prendre la mesure du degré de corruption intellectuelle du débat politique contemporain, de devoir rappeler, contre ce mécanisme d’assimilation-disqualification évoqué à l’instant, l’asymétrie élémentaire, en réalité l’antinomie radicale, entre Front National et Front de gauche, que seuls les tauliers de la symbiose fonctionnelle peuvent avoir la bassesse de nier — misérables stratagèmes, qui signalent en réalité les régimes rendus à toute extrémité.

    En tout cas le capital pactisera avec le FN. Et voici quels seront les termes de la transaction : le capital apportera ce qu’il sait apporter de mieux : de l’argent — de l’argent pré-électoral, post-électoral, de l’argent. Et puis aussi de l’assistance technique en prêtant ses cadres les mieux disposés. Mais la contrepartie sera que le FN ne touche pas à l’euro. C’est que l’euro dans sa construction d’ensemble est la plus puissante machine à discipliner le salariat que le capitalisme contemporain ait inventée, et cela, en effet, le capital ne permettra pas qu’on y touche.

    Nul doute qu’il obtiendra complète satisfaction, et si l’on ajoute à ça que le « modèle économique » du FN consiste en réalité en une sorte de néo-corporatisme reaganisé essentiellement adressé aux patrons de PME, on mesurera l’imbécillité aussi bien intellectuelle que politique, de créditer le FN d’une posture « anti-système », c’est-à-dire de lui accorder sa principale revendication !, lui qui, parti de l’ordre, ne peut être que le parti du système, c’est-à-dire, autant que le bloc d’en-face, le parti du capitalisme, dont il propose simplement d’en revenir à une forme rétrograde — et il se confirme que les promesses de changement social faites par le FN aux classes populaires tourneront à la plus cruelle des désillusions.

    Ces raisons-là n’étaient nullement nécessaires, mais elles devraient être en principe suffisantes pour déchirer le voile de stupéfaction qui, sous la forme du FN, a été jeté sur le débat de l’euro. Elle devrait l’être d’autant plus que s’y ajoute le démenti catégorique apporté par l’expérience grecque. Double démenti en vérité : démenti de la fiction d’une transformation de l’intérieur des institutions de l’euro ; démenti surtout de l’assimilation à l’extrême droite de tout projet de s’affranchir de la camisole ordolibérale et de la monnaie unique.

    On dira, précisément, que Tsipras se bat pour rester dans l’euro. Mais d’une part, comme on pouvait en fait l’annoncer avant même son arrivée au pouvoir, ce combat est voué à l’échec (8) , et n’admet pour seul alternative au renoncement que la sortie de l’euro. Et, d’autre part, Syriza doit compter avec une forte minorité interne, à laquelle s’ajoute une opposition externe de gauche qui, elles, plaident résolument pour la sortie de l’euro. Et que même l’éditorialisme le plus malhonnête aura du mal à faire passer pour des fourriers du nationalisme xénophobe. La vérité, c’est que cette gauche radicale-là, internationaliste — mais d’un internationalisme réel, et non imaginaire —, décidée à ne pas se laisser intimider, est le seul véritable rempart contre l’extrême droite, la vraie, qui reprendrait sa marche en avant du moment où les eurolibéraux reviendraient au pouvoir à Athènes."
    Source : ICI et ICI.

    Anti-FN Le 14 novembre 2015 à 10:41
  •  
  • L’auteur aurait pu faire le vrai scenario cauchemar :
    Marine Le Pen n’est pas élue, Alain Jupé continue la politique de Sarkozy et de Hollande.

    On reste dans l’UE, dans l’OTAN et dans l’OMC, on garde l’euro, il y a 10 millions de chômeurs, toutes les fermes sont abandonnées, les terres sont en friche, tous les ports de pêche et de commerce sont vides, sauf ceux servant à importer des conteneurs de pacotille chinoise, la dette double, les intérêts de la dette atteignent 100 milliards par an, la police, les pompiers, les routes nationales, l’état civil, les écoles et les collèges sont privatisés et deviennent payants, les collections des musées sont vendues, la TVA passe à 40 %, les impôts locaux sont fixés à 20 % du loyer, le smic est supprimé, le statut de la fonction publique aussi, le français cesse d’être langue officielle, l’immigration atteint 400 000 africains par an, il y a des villes entièrement étrangères désertées par les FDS, elles sont gouvernées par des juntes rivales qui se font la guerre, l’OTAN bombarde Kiev, envahit l’Ukraine, attaque la Russie qui contre-attaque, tous les sites d’information non autorisés sont fermés, les partis fascistes, c’est-à-dire opposés à la démocratie, au métissage, au vivre ensemble et au libre-échange sont interdits.

    PL Le 22 novembre 2015 à 10:51
  •  
  • Et c’est reparti pour un an de propagande anti-fn ! Les Présidentielles ne sont pas loin ! C’est à celui qui en dira le plus de mal pour empêcher les électeurs de voter pour Marine ! Mais attention cette BD pourrait peut-être se retourner contre ses auteurs car les français se posent tout de même des questions ! Et pensez-vous que le Front National va se laisser manipuler par une bande dessinée construite par 2 gauchos au service des lobbies en place depuis bien trop longtemps. C’est bien beau la science-fiction mais la c’est de la propagande politique digne de Staline ou de Hitler (je les mets dans le même sac) qui insultent par leurs mensonges et leur manipulation un parti politique élu démocratiquement par 6 850 000 électeurs ! Alors attention à vous Messieurs, car trop de propagande risque de tuer la propagande !!!

    allonsygaiement Le 24 janvier à 00:37
  •  
  • Nos immigrés d’aujourd’hui sont les Juifs d’Hitler. Il a gardé ceux qui lui servaient, exterminé les autres. L’humain n’évoluant pas depuis l’Antiquité, personne ne tient compte des leçons de l’histoire. Et la guerre, c’est ce qui permet au capitalisme de rebondir.
    Tous ceux qui votent pour le parti de la haine des immigrés se rendent-ils compte un seul instant qu’ils se tirent une balle dans le pied ? Le FN dont la présidente est milliardaire, rappelons-le, fera le jeu du capitalisme ultralibéral, anti-ouvrier, mieux que n’importe quel parti. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que Valls, le facho rose, a commencé ?

    AlainV Le 29 février à 23:19
  •  
  • on n’évoque pas les cendres du vieux maréchal que faute de place on placera en haut de la dame de fer

    toto Le 3 mars à 14:36
  •  
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