Accueil > Politique | Par François Tommaso | 29 août 2015

Laurent Joffrin : les extrêmes qui se rejoignent ou les fils qui se touchent ?

Les "extrêmes qui se rejoignent" font partie des plus grosses ficelles de la délégitimation de toute forme d’alternative politique en France et en Europe. Déconstruction d’un exemple type, avec un éditorial de Laurent Joffrin pour Libération.

Vos réactions (16)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

L’édito, dans un journal, c’est l’expression d’une opinion. Une opinion fondée sur le travail d’investigation, de recoupement, d’information de l’ensemble de l’équipe éditoriale. Quand cet édito est écrit, qui plus est, par le directeur de la rédaction d’un quotidien national, cette opinion prend du poids. Et pourtant… Entre contre-vérités, lieux communs, raccourcis, effets de manche, citations tronquées et vrais mensonges, l’éditorial de Laurent Joffrin intitulé "Contre l’Euro, les extrêmes s’attirent", dans Libération du 23 août, est un exemple-type de manipulation du lectorat. Relisons attentivement.

Les lignes bougent, les masques tombent.

Phrase choc. Roulement de tambour. Le teasing est brutal : qui est le traître ?

Comme toutes les crises, le drame grec a fait l’effet d’un révélateur, en particulier pour les forces progressistes.

Les forces progressistes ? Lesquelles ? Si les forces progressistes se révèlent par rapport à celles de la réaction, de quelle réaction parle-t-on ? Tout juste peut-on supposer qu’elles n’englobent pas Laurent Joffrin. Restons donc dans le flou.

Jusqu’ici méfiante et critique, la gauche réformiste soutient désormais Tsípras l’Européen. Jusqu’ici mobilisée derrière Syriza, une partie de la gauche radicale s’en sépare. Elle est même en passe de réaliser, en tout cas pour une partie d’entre elle, son outing anti-européen.

Les mots sont pesés : la gauche réformiste n’est donc pas une gauche radicale, c’est une gauche modérée. La gauche radicale n’est pas une gauche réformiste : quelle est-elle donc ? Révolutionnaire ou immobiliste ? Les deux hypothèses semblent envisageables dans l’esprit de l’auteur. Quoiqu’il en soit elle fait son « outing » anti-européen. Le titre parle de l’Euro, ici on parle de l’Europe, les deux sont donc indissociables. Le sont-ils vraiment ? L’outing signifie que la « gauche radicale » assumerait enfin un trait de caractère refoulé mais qu’elle portait en elle, un sentiment honteux devenu décomplexé, comme un individu assumant enfin sa sexualité après l’avoir longtemps cachée à son entourage.

Jusqu’ici, le leader de Syriza était présenté comme le héros de l’anti-austérité.

Le héros plutôt que le héraut : qui croit encore aux héros, à part les enfants ? Eh bien les tenants de l’anti-austérité, pardi !

Depuis qu’il a jeté ses promesses par-dessus les moulins, il oblige ses anciens fans à une clarification : continuer de soutenir Tsípras, c’est accepter la logique de la rigueur financière, quitte à plaider encore et toujours pour une autre Europe ; se désolidariser de Tsípras, même avec les formes, c’est choisir, plus ou moins officiellement, la voie anti-européenne.

M. Tsipras a des « fans » et non des soutiens ou des partisans. On est dans le registre de la télé-réalité ou du foot, laissons la politique à ceux qui la connaissent. Sur le fond, l’équation est claire : tu te rallies ou tu t’opposes. Simple comme du John Wayne. L’Europe est réduite à sa politique, comme si la France se résumait au hollandisme. Ce n’est donc que ça, l’Europe ? En conséquence, s’opposer à cette « logique de la rigueur financière » – à noter que c’est une logique, et non une politique – c’est être anti-européen, tout simplement.

Evincé de l’exécutif grec après en avoir été le coryphée, Yanis Varoufákis a été très clair sur ce point : il fallait sortir de l’euro, dit-il pour expliquer son désaccord avec le Premier ministre grec. Il l’a répété à Frangy-sur-Bresse, où il était l’invité de l’autre wonderboy de la vraie gauche, Arnaud Montebourg, qui réussit la performance de continuer à vendre du rêve tout en vendant des meubles.

Peu importe pour M. Joffrin que M. Varoufakis ait dit exactement l’inverse dans son appel à « démocratiser » l’euro, et non à en sortir, prononcé à Frangy-en Bresse (et non Frangy-sur-Bresse, soyons tolérants, nous ne sommes plus à ça près). La notion de « wonderboy » renvoie quant à elle à nouveau au jeu des apparences : surtout pas de fond, d’arguments ou de réflexion chez ces énergumènes ou chez leurs « fans ».

Pour prolonger son propos, l’ex-ministre grec des Finances appelle à un sommet européen dit "du plan B". Kézako ? Une chose toute simple : si la gauche de la gauche constate qu’il est impossible de changer sérieusement la politique européenne ("plan A"), elle doit proposer un plan B qui passe par la rupture avec l’euro.

« Kézaco ? » La notion "plan B" ne semble pas si extraordinaire pour utiliser cette formule vaguement infantilisante. À part ça, on en revient toujours au même point, l’idée de l’alternative politique, c’est l’idée du rejet de l’Europe. Peu importe que cette confusion conduise les deux – la politique et l’Europe – dans l’impasse, et que fondamentalement l’alternative telle qu’elle est présentée soit une caricature renversante de la réalité des discours politiques ciblés.

Autour de cette idée, les promoteurs du projet cherchent à réunir tout ce que l’Europe compte de militants radicaux ou alternatifs. Ils ont trouvé un supporteur en la personne de Jean-Luc Mélenchon, dont la posture anti-allemande le rapproche de plus en plus des europhobes. « S’il faut choisir entre l’indépendance de la France et l’euro, je choisis l’indépendance, dit le rogue leader du Front de gauche. S’il faut choisir entre l’euro et la souveraineté nationale, je choisis la souveraineté nationale. »

Dans ce festival, il aurait été dommage de se priver de l’outil formidable que représente la citation tronquée et sortie de son contexte. La phrase de Jean-Luc Mélenchon est pourtant bien prudente : « s’il faut choisir », prend-il bien le soin de préciser, le conditionnel est bien plus important que l’alternative qui suit. Entre Laurent Joffrin et lui, qui est finalement le plus rogue de deux ?

Mélenchon n’est pas le seul à tenir ce discours au sein de la gauche radicale européenne. En Allemagne, Oskar Lafontaine, leader historique du parti Die Linke, tient des propos similaires. En Italie, un ancien député du Parti démocrate (ex-communiste, très européen), Stefano Fassina, se prononce pour un « démantèlement sous contrôle de la zone euro ». Ces voix convergentes donnent une certaine crédibilité au sommet européen dit "du plan B" qu’appellent de leurs vœux ces militants et ces responsables. Un plan B fondé sur la menace, sinon la mise en œuvre, d’un éclatement de l’euro au nom de l’autonomie nécessaire des politiques économiques.

« La menace, sinon la mise en oeuvre » : voilà une formule bien énigmatique qui renvoie pour « la menace » au discours de l’opposant, et pour « la mise en œuvre » à celui du gouvernant. Passer si-vite de l’un à l’autre quand les tenants du plan B décrit plus haut ne restent que des leaders minoritaires – voire très minoritaires – de leurs pays respectifs, le tout en persévérant dans la contre-vérité programmatique sur ce que veulent vraiment ces personnes, la ficelle est probablement trop grosse pour effrayer le moindre lecteur, non ?

L’ennui, c’est que ce plan B, pour rester cohérent, risque fort de se transformer rapidement en « plan N », c’est-à-dire en un plan nationaliste.

Nous y revoilà.

Car à elle seule, cette fraction de la gauche radicale n’a aucune chance de parvenir à ses fins.

Aucune chance ? Mais à l’instant on était au bord de la mise en œuvre : il faut savoir ! Nous ne comprenons plus !

Il lui faut des alliés.

Ah mais oui, tiens bien sûr, mais qui cela peut-il bien être cher Laurent ? Nous ne voyons pas du tout où vous voulez en venir ?

Jacques Sapir, économiste radical, depuis toujours hostile à l’euro, clarifie la question : « À partir du moment où l’on se donne comme objectif prioritaire un démantèlement de la zone euro, une stratégie de large union, y compris avec des forces de droite, apparaît non seulement comme logique, mais aussi nécessaire. La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais ce geste reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front national, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. »

Quelle force politique Jacques Sapir représente-t-il ? L’article omet de le mentionner.

Une alliance des extrêmes ? C’est la logique arithmétique et politique de la posture anti-euro.

Nous y voilà ! Tout ça pour ça ! Et en plus c’est de l’arithmétique. Et l’arithmétique, c’est comme la logique, vous n’y pouvez rien opposer, bande de naïfs qui croyez encore en la politique.

Pour désigner la « coalition du plan B », ses promoteurs proposent de l’appeler "Front de libération national". Choix significatif : du FLN au FN, il n’y a qu’une lettre…

Ses promoteurs : lesquels ? Ah, il doit s’agir à nouveau de ce M. Sapir, qui décidément est bien influent puisqu’il se substitue à lui seul à tous les tenants d’une alternative politique. Quel escroc de haut vol ! Et puisqu’on parle d’escroquerie : quelle est donc cette lettre qui à elle seule sépare la gauche et le FN ? Le "L" de "Libération". Mais puisque c’est simple, on vous dit.

Vos réactions (16)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Très belle prestation du porte-queue de l’Europe libérale Joffrin, que n’étouffe pas la déontologie journalistique (c’est même un pré-requis pour obtenir le job.)
    Et bon démontage de François Tommaso.
    On pourrait aussi varier l’exercice en utilisant une approche synthétique (recensement des divers procédés mis en œuvre par le maître illusioniste) au lieu d’une analyse linéaire.

    BLep Le 29 août 2015 à 18:12
  •  
  • L’ancien directeur du Monde, Jean-Marie Colombani avait déjà fait le coup, assimilant Laurent Fabius à Le Pen parce que, comme lui, il s’opposait au TCE (Traité Constitutionnel Européen).
    Ces gens se foutent pas mal de savoir si les motivations sont les mêmes ou pas, l’important étant de plaire à qui les financent.

    De 1973 à nos jours, la dérive continuelle de Libération en fait le champion toutes catégories. On ne le trouvera bientôt plus que dans le caniveau.

    En observant Joffrin marmonner entre ses dents pour s’exprimer, on a tout compris. Malraux disait bien qu’on finit par ressembler à ce qu’on s’est fait.

    Jean-Marie Le 29 août 2015 à 19:28
  •  
  • Laissons aboyer les Joffrin et autres qui se croient de gauche, parce qu ils sont les chiens de garde du PS et de cette Europe.Ces gens là nous resservent leur argument en coma dépassé :"les extrêmes se rejoignent",destiné à effrayer le bon peuple menacé par un axe" rouge brun".
    Les mêmes appellent de leurs vœux un gouvernement de large union allant de la droite d EE LV aux Républicains,sans doute en référence(et en déférence) au gouvernement libéral et européiste allemand,dirigé par Merkel/Schauble,et soutenu activement par le SPD et une partie des Grunen .
    Ne les laissons pas nous culpabiliser de ne plus voter PS,au 1e comme au 2e tour des élections à venir.Car EUX SEULS sont responsables de la situation actuelle de perte de repères politiques à gauche."Qui sème la misère récolte la colère"

    HLB Le 30 août 2015 à 00:37
  •  
  • Réponse, pour commencer, à Blep. Je suis moi-même journaliste dans un tout autre domaine que la politique et je suis de ceux que la déontologie journalistique étouffe. Il n’y a donc pas de pré-requis pour obtenir le job pour la majorité d’entre nous. Je fais un beau métier et je suis fier de l’exercer, même s’il me rapporte moins d’argent qu’auparavant, car il est juste en train de crever, le métier en question.
    La parenthèse fermée, le démonstration de M. Tommaso est brillante, même si je l’aurai souhaitée plus féroce.
    Sur le fond, une partie de la médiacratie (a-t-elle encore une audience tant elle s’est déconsidérée ?) dont fait partie M. Joffrin est comme nous, elle sent le vent tourner. En faveur ce ce qu’on appelle la gauche de la gauche, de manière diffuse certes. Après l’accès au pouvoir de Syryza, l’expérience se soldant pour l’instant par une défaite majeure reconnaissons-le sans chercher à la justifier, Podemos se tient à un haut niveau dans les sondages, en baisse toutefois, et après avoir conquis des villes majeures en Espagne. Et puis, et surtout, il y a en Grande-Bretagne la percée de M. Corbyn, totalement inattendue, qui s’apprête à prendre la direction du Parti travailliste haut la main et sur un programme que ne renierait pas M. Besancenot. Qui réunit des foules dans ses meetings, dont beaucoup de jeunes, quand les tenants de la ligne Blair se rassemblent dans les cabines téléphoniques. La métaphore est à peine exagérée. Il y a aux Etats-Unis un monsieur dans je n’ai pas le nom en tête qui pour sa part remplit des stades en se prétendant ouvertement socialiste (aux US, c’est de l’ordre du phénomène extra-terrestre). Il semblerait même en mesure d’inquiéter Mme Clinton à la primaire démocrate, et tous les observateurs lui prédisent un très bon score à la présidentielle s’il se maintient dans la course, ce qui est fort probable. Il y en Allemagne un formidable élan de solidarité, porté par la jeunesse, envers ce qu’on on appelle les "migrants" (avec en contre-poids la violence néo-nazie, ne l’oublions pas) ainsi qu’un mouvement social qui connaît un très net regain de vigueur (comme en Grande-Bretagne, d’ailleurs). Et en cherchant bien, on trouverait d’autres exemples ailleurs. En bref, nous sommes au début du commencement de la fin du cycle ouvert par la révolution libérale à la fin des années 70. Les antilibéraux, si ce n’est les anticapitalistes, ne prêchent plus dans le désert et vont jusqu’à mobiliser des foules là où les attendait le moins. Pour les possédants, cela commence à sentir mauvais. Alors ils envoient leurs phalanges médiacrates au front. Et ces tristes sires cognent. Bêtement, sans discernement, avec des arguments qui ne tiennent pas la route facilement démontables, qui sont des insultes à leur intelligence, car on suppose qu’ils en ont une, et plus encore à la nôtre. M. Joffrin est, semble-t-il, le chef de meute. Au moins, nous savons à qui nous avons affaire.
    Pour ma part, j’ai fait partie de l’une des deux extrêmes dans ma lointaine jeunesse, devinez laquelle, et les rares fois ou j’ai rejoint l’autre extrême, c’était pour lui taper dessus.
    Je suis loin d’être un connaisseur en matière de physique, mais il faudra que l’on m’explique comment deux extrêmes qui partent dans des directions opposées font pour se rejoindre.

    kashmir4 Le 30 août 2015 à 11:52
       
    • Il y a malentendu. Le "pré-requis" d’absence de déontologie journalistique ne s’appliquait pas au métier de journaliste, métier socialement indispensable et que je respecte a priori, mais à celui de "porte-queue de l’Europe libérale".

      Désolé si ce n’était pas clair.

      BLep Le 31 août 2015 à 20:34
  •  
  • Libé, comme tout bon journal à tendance “facho”, oscille entre des articles de pseudo-politique et des articles de pornographie.

    Mais, je m’inquiète plus de son lectorat-militant que de ceux qui y écrivent car ils sont plus dangereux,plus nombreux et ils votent.

    “facho”, bien sûr terme provocateur, il s ’agit de d’une forme d totalitarisme.

    La Renaudie Le 30 août 2015 à 11:59
  •  
  • Joffrin est un benêt et l’ensemble du milieu journalistique ( Et Dieu sait que ça vole déjà pas bien haut ) le méprise. Sincèrement, moi, quand je le lis, l’écoute, le regarde, j’éprouve un sentiment réel de tristesse.
    Je crois que c’est quelqu’un qui n’a pas les moyens de comprendre ce qui se passe ni de réaliser dans quel piège il est tombé.

    Val Le 30 août 2015 à 12:25
  •  
  • Avec cet amalgame, Joffrin rejoint la sarkozie. C’est dire combien bas ce type est descendu.

    Jean-Marie Le 30 août 2015 à 22:05
  •  
  • Joffrin a parfaitement raison et le programme économique du FN et celui du FG sont équivalents. A la nuance près de l’immigration.
    Pour le FN l’immigration incontrôlée (qui a un coût social énorme) est la cause de tous les problèmes, alors que pour le FG l’immigration sociale massive est la solution à tous les problèmes.
    Joffrin est surtout un pseudo- journaliste en fait un militant ultra-pro PS qui sent que le bateau coule et qui cherche simplement à sauver son bifteck en tapant sur tout ce qui peut lui retirer le pain de la bouche.
    Il n’est qu’un propagandiste politique de la médiacratie (comme dit Kasmir4) et surtout de la médiocratie. Et si tous ces pseudo-journalistes, petits soldats de la pensée unique fonctionnant comme des relais de transmission de la doxa confidentielle de nos gouvernants, n’arrivent plus à gagner leur vie : tant mieux ! Eux qui ont tellement ouvrés pour l’ouverture de nos marchés à tout vent, ils voient ce que c’est que la libre concurrence.

    Croire comme Kashmir4 que le grand soir va arriver en France, c’est être totalement naïf. Le FG ne décolle pas et JLM ne décolère pas.

    Le grand soir a déjà eu lieu en Juillet lors du référendum de Siryza quand on a vu JLM et Clémentine A… danser le Sirtakis place de la République. Spectacle assez ubuesque je l’avoue. Une semaine plus tard ces 2 là déchantaient !!

    totoLeGrand Le 30 août 2015 à 23:10
       
    • Ca prouve que regards a une grande ouverture d’esprit, et on ne peut que l’en féliciter. Au moins un journal qui laisse une pluralité à l’expression.

      totoLeGrand Le 31 août 2015 à 23:05
    •  
    • Concernant votre cas, je ne sais pas. Je n’ai pas tout suivi. Pour Aubert, il était toujours prolixe, hors sujet et invectivant. Je crois que la ligne du journal, c’est le débat d’idées. Il faut s’y tenir.

      totoLegrand Le 2 septembre 2015 à 00:55
    •  
    • M. Toto LeGrand
      Je ne crois pas au Grand soir, ni en France ni ailleurs.
      Pour être franc, je ne sais pas ce que c’est que le Grand soir. En revanche, les petits matins blêmes à me demander comment je vais payer les factures, ça, je connais bien. Comme des milliards de mes semblables en ce bas monde.
      Je dis simplement que le vent tourne. Pas une tempête, pas un ouragan, pas même le Mistral, juste une légère bise, un filet d’air qui rafraichit une atmosphère lourde et irrespirable. Atmosphère que vous me semblez incarner à merveille.
      Salutations.

      kashmir4 Le 5 septembre 2015 à 18:28
  •  
  • bravo pour ce travail citoyen, bonne contribution pour la reflexion de ceux et celles , certes les plus politisés, ,

    luda Le 31 août 2015 à 16:07
  •  
  • « je choisis l’indépendance, dit le rogue leader du Front de gauche. »
    notez le jeu de mots à double détente sur rogue :
    arrogant et rude en français, mais aussi in anglo-american hors la loi (lex americana) selon G W Bush. A souligner que ce n’est pas le ton de JLM qui est rogue, mais le leader (en franglais dans le texte).
    En bref la Loi c’est nous, dit le refrain.

    frangliche Le 31 août 2015 à 18:07
  •  
  • Pour situer le personnage "joffrin " lire l’article de Pierre Rimbert, intitulé :" Il ne s’est rien passé à Athènes " paru dans le Monde diplomatique de septembre

    alob480 Le 31 août 2015 à 18:44
  •  
  • Logique arithmétique ? M Joffrin vous avez bien dit logique arithmétique ? Il est vrai que dans ce domaine vous êtes un spécialiste.
    Il me revient en mémoire un de vos articles publié en 1998 dans le Nouvel Obs peu après la catastrophe de l’Erika.

    A un lecteur indigné de l’attitude du PDG de Total de l’époque qui encaissait 8 millions de francs annuel (une misère par rappport aux dividendes actuels des PDG !) et se pavanait devant les actionnaires pendant que les Vendéens tentaient de nettoyer leurs plages avec des seaux, M Joffrin, fort de sa logique arithmétique répondit en traitant le lecteur de stupide (sic !) car M Tchuruk ne gagnait que 457 francs de l’heure !

    Comment passe-t-on de 457 F de l’heure à 8 M annuels ? Elémentaire avec la logique arithmétique de M Joffrin :
    Après avoir payé ses impots (çà alors !) il ne reste à ce PDG vertueux, ignorant l’existence des paradis fiscaux, que 4 millions (le pauvre !) qui divisés par 8760 (chiffre non cité par M Joffrin dans sa réponse) donne effectivement 457.
    Pourquoi 8760 ? Simple 365 *24=8760 ! Car un PDG travaille 24H sur 24 tous les jours de l’année sans manger, dormir etc....

    M Joffrin est un journaliste de gôôôche qui défend les travailleurs mais les vrais qui ne prennent jamais de repos. Pas comme ces ouvriers et autres fonctionnaires qui ne rêvent que des 35 H.
    Sans parler des enseignants dont M Joffrin avait brillamment démontré un an plus tôt dans le même canard,avec sa logique arithmétique qu’ils ne travaillaient que 27 H par semaine et étaient la catégorie sociale qui travaillait le moins. Il fallait à l’époque plaire au nouveau ministre de l’Education Nationale, un autre grand homme de gôôôche : Claude Allègre.{}

    Jean-Louis Le 31 août 2015 à 23:52
  •