Accueil > Monde | Par La rédaction | 13 juillet 2015

Le "Grexit appartient au passé" assure Tsipras

À la sortie de la réunion de l’Eurogroupe qui a consacré un accord entre la Grèce et ses créanciers, le premier ministre Alexis Tsipras a commenté cette issue en tâchant de mettre en valeur ce qu’elle offre de perspectives à son pays.

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« La décision prise aujourd’hui permet le maintien pour la stabilité financière de la Grèce, donne des possibilités de relance. La mise en oeuvre sera difficile », a prévenu le premier ministre grec Alexis Tsipras, en sortant du sommet marathon qui a abouti à un accord de sauvetage de la Grèce. « Les mesures prévues sont celles votées au parlement grec. Elles renforcent la récession mais j’espère que les 35 milliards d’euros de mesures et la restructuration de la dette permettront aux marchés et aux investisseurs de comprendre que le Grexit appartient au passé » et qu’elles « attireront les investissements nécessaires pour compenser la récession », a-t-il ajouté.

« D’autre part, le fardeau sera reparti de façon juste. Ce ne sont pas ceux qui ont payé les années précédentes qui vont continuer à payer cette fois-ci. Ceux qui avaient réussi à éviter de payer leur part, paieront ». « Nous continuerons à lutter afin de pouvoir renouer avec la croissance et regagner notre souveraineté perdue. Nous avons gagné la souveraineté populaire, le message de la démocratie a été transmis en Europe et dans le monde entier, c’était le plus important. »

« Nous avons évité le projet de transfert des actifs à l’étranger, nous avons évité l’effondrement du système financier, nous avons pu, dans cette lutte très dure, obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme », a énuméré le premier ministre grec Alexis Tsipras, en sortant du sommet marathon qui a abouti à un accord de sauvetage de la Grèce.

« Je souhaite remercier tous mes collaborateurs car ensemble nous avons lutté jusqu’au bout. »

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Vos réactions

  • Conférence de presse Jean-Luc Mélenchon le 13/07/2015
    "Que l’on ne compte pas sur moi pour approuver à Paris ce que je désapprouverais à Athènes"
    Qu’aurait donc du faire le gouvernement grec ? Refuser un accord qui lui permettra de rééchelonner sa dette et donc de facto prendre la décision de quitter la zone euro en plein blocus financier en plongeant plus profondément son peuple dans l’abime ?
    Il a fait le choix le plus difficile et le plus humain qu’il pouvait faire. Il a choisi entre un très mauvais accord et un cataclysme économique, social et humanitaire. Je crois que l’histoire reconnaitra en lui un véritable homme d’état conscient du désarroi et de la souffrance de son peuple.
    De toute manière c’est le peuple grec qui dira s’il considère que le gouvernement grec a pris la bonne décision et la réponse ne fait pour moi aucun doute.
    Merci à Syriza, A. Tsipras et Y. Varoufakis d’avoir permis au monde de constater la véritable nature du gouvernement ultra-libéral allemand et de ses satellites d’Europe du Nord.
    Ils ont ouverts de nouvelles perspectives pour tous ceux qui souhaitent la construction d’une véritable maison commune des peuples d’Europe.
    Pour la première fois depuis des dizaines d’années l’Europe et l’euro ont été au centre d’un âpre combat idéologique et démocratique.
    Cette bataille nous pouvons dire qu’elle a été gagnée par le camps progressiste.

    Francis Le 13 juillet 2015 à 14:50
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  • @Francis

    Je suis d’accord avec à peu prêt tout ce que tu dis, sauf la dernière phrase que je ne comprend pas.

    Manu Le 13 juillet 2015 à 16:08
       
    • Je partage les idées qu’exprime A. Tsipras dans sa déclaration à l’issue du sommet : " Nous avons gagné la souveraineté populaire, le message de la démocratie a été transmis en Europe et dans le monde entier, c’était le plus important. »
      Ont été posées également de manière incontournable les questions de la dette publique et de la nocivité de l’austérité.
      Il nous faut maintenant prendre appui sur ces avancées et pousser plus avant le combat idéologique.
      Le gouvernement Tsipras sera confronté à des grandes difficultés, mais il n’a pas à ce jour été balayé de la scène comme les milieux d’affaires l’avaient programmé et il pourra dans un cadre certes contraint mettre en œuvre ses réformes démocratiques et anti-oligarchique. L’histoire ne s’est pas arrêtée ce matin à 6 h30 heure de Bruxelles.

      Francis Le 13 juillet 2015 à 16:21
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  • Pour ne pas avoir respecté le mandat qu’il avait reçu des électeurs Grecs, Tsipras devrait engager à nouveau sa responsabilité devant les électeurs. La Grèce est mise sous tutelle et sous mandat des autorités européennes (allemande).

    La défaite de Syriza face à la troïka et face l’Allemagne et ses satellites démontrent que l’Europe n’est pas transformable.
    Il y a bien eu un combat sans merci pour sortir la Grèce de la masse austéritaire. Mais contrairement à ce que JL Mélenchon dit, ce combat a été perdu. Perdu sans panache laissant un goût amère de la trahison. J’aimerai bien me tromper. Les autres forces de progrès en Europe vont perdre encore un peu plus de leur crédibilité et les mettront en difficultés aux prochaines élections. Il place l’extrême droite en recours potentiel.

    Tsipras avait-il le choix. Bien sûr ! Le choix, on l’a toujours. Le chantage ou le recours à un cataclysme insurmontable (il un a une vie après l’euro comme il y en a eu avant) avec ces conséquences pour le peuple Grec est un argument spécieux de la part de JL Mélenchon d’autant que ce sont presque ces mêmes arguments qui étaient utilisés par les droites grecques ou la troïka avant le référendum.

    Pas certain que le gouvernement ne soit pas mis en minorité par son assemblée. Si ce n’est pas le cas, ce le sera par les électeurs. Il faut toujours mieux l’original à une mauvaise copie.

    On découvre aussi que le parti Syriza n’est pas un parti de la gauche radicale comme on l’entendait mais une variante de la social démocratie.

    rody Le 13 juillet 2015 à 16:12
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  • On ne négocie pas avec un fusil dans le dos !!! et c’est le gouvernement allemand qui tient la gâchette, aidé en cela par les sous-fifres de l’eurogroupe. Comment peut-on approuver ce que le peuple a refusé en votant Syriza, qu’il a confirmé avec un referendum à 61% ? ils refusent l’austérité, la misère, la souffrance ! Désolé, mais notre camarade Tsipras -que je soutiens toujours autant- n’a plus les clés en main et il doit en référer aux élus de Syriza, LEUR DEVOIR est de sortir de ce piège pourri en refusant de se conformer à ce diktat orchestré par Merkel et Schauble, ces derniers ne supportent pas la démocratie, ils n’hésitent pas à piétiner, humilier la Grèce et tout peuple voulant se libérer du néo libéralisme : avis aux Espagnols, aux Irlandais, aux Français, aux Italiens...... Comme à son habitude le gouvernement français se soumet tout en voulant se donner des airs de "petit-père-la-victoire". Honte à ceux-là qui acceptent de se soumettre, ils ouvrent les portes aux oiseaux de mauvais augure.
    En refusant de signer cet accord honteux, la crise en Grèce va prendre une autre dimension, maîtriser les banques en les nationalisant, repartir sur une monnaie saine, avec le recours auprès des BRICS afin de financer le redémarrage de l’activité. Sinon ? c’est le retour à l’austérité de la troïka et avec en "prime" l’arrivée des fascistes à la Vouli et avec la bénédiction silencieuse des néo-libéraux.

    morellenoire Le 13 juillet 2015 à 22:08
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