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Accueil > Politique | Par Nathanaël Uhl | 22 janvier 2018

Le Parti socialiste ne sait plus où il habite

Privé de son siège rue de Solferino, le PS rentre en période de congrès. Six candidats sont annoncés pour un bal des ego dans la plus pure tradition du parti. Reste à savoir si ce congrès pourra se tenir : Delphine Batho attaque le processus en justice.

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Ce devait être celui du renouveau. Pour le Parti socialiste, le congrès qui débute samedi 27 janvier ressemble à ceux qui l’ont précédé. Olivier Faure, qui martelait il y a encore deux mois qu’il préférait être président de groupe à l’Assemblée nationale, se retrouve favori des médias alors que Julien Dray ne cache pas son envie de revenir aux affaires. Il y a pourtant des questions de ligne politique à régler.

La première question est peut-être celle de la survie d’un parti qui ressemble aujourd’hui beaucoup à la SFIO des années 60, une naine blanche qui n’émet plus aucune idée, recroquevillée sur quelques rares bastions et où le poids des apparatchiks et des élus locaux n’a jamais été aussi pesant sur la vie du parti. En réalité, les militants s’en vont, plus ou moins discrètement.

"Nouvelle gauche"

Le siège historique du parti rue de Solférino en vente, la fédération du Nord ne compterait plus que 2.000 adhérents, selon des sources internes, et le vote interne du jeudi 18 janvier a mobilisé à peine 12% des membres parisiens du PS, entre autres détails révélateurs d’un parti à l’agonie.

Les proches de Benoît Hamon organisent leurs départs avec autant de régularité et de publicité que les cadres de l’appareil lui apportaient un soutien empoisonné pendant la campagne présidentielle. Dimanche encore, le mouvement Génération.s, qui rassemble les hamonistes, se félicitait que 105 adhérents du PS dans les Yvelines les rejoignent.

Les quelques proches de l’ex-candidat à la présidentielle restés à la maison socialiste, comme le député de la Loire Régis Juanico, n’entendent pas rester inertes dans le congrès. Annoncés en soutien de Luc Carvounas, l’ancien premier lieutenant de Manuel Valls bruyamment reconverti en héraut d’une "nouvelle gauche" du PS, ils mégoteraient leurs signatures. Le député du Val-de-Marne espérait également le ralliement de Martine Aubry et de ses proches. La maire de Lille a finalement apporté sa caution à Olivier Faure.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale semble rassembler le centre du PS et les cadres des grosses fédérations. À la tête d’une banque de "quadras", Olivier Faure parle "renouvellement". Mais il doit aussi faire oublier qu’il proposait, le 6 juin 2017, de jouer « les bons amis » au profit d’Emmanuel Macron.

"Nouvelle synthèse"

Sur ce créneau aussi, Olivier Faure est en concurrence avec Stéphane Le Foll, député de la Sarthe. L’ancien ministre de l’Agriculture est candidat à la tête du PS pour « défendre l’héritage » de François Hollande. Au moins, il porte une ligne politique claire – une singularité qu’il partage avec Emmanuel Maure, ancien leader du courant Maintenant la gauche.

Peu suspect de complaisance vis-à-vis de la politique menée pendant le quinquennat Hollande, Emmanuel Maurel continue de croire que « le socialisme est toujours une idée neuve ». Alors que le PS est en état de survie artificielle, il défend les valeurs historiques de ce parti : émancipation des classes populaires, union de la gauche, valeurs républicaines.

L’eurodéputé de l’Ouest engrange les soutiens venant de l’ancien pôle majoritaire du PS, notamment en province. Avec ces ralliements, qu’il pourrait faire connaître dans la semaine, il entend porter, sur une ligne de gauche, une « nouvelle synthèse ». Reste à savoir si l’outsider pourra disputer la compétition que doit lancer le conseil national qui se réunit samedi 27 janvier à la Maison de la chimie.

En effet, Delphine Batho, elle aussi candidate bien, qu’elle soit restée très silencieuse depuis son départ du gouvernement en juillet 2013, a assigné son parti en référé. Si la justice donne suite favorable à sa requête (le jugement est attendu ce lundi soir), tout le processus de congrès pourrait être remis en cause. Ce qui rajouterait encore de la confusion à un parti qui ne sait déjà plus où il va.

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Vos réactions

  • La social-démocratie est un concept très souple, et ouvert à la marge. Il peut s’adapter à toute circonstance que les théories politiques réunies dans son périmètre n’auront pas su anticiper. On peut par exemple renier l’une d’elle, en accepter telle autre qui jusque-là était rejetée par principe, en inventer une nouvelle au besoin. C’est dans cet exercice que l’imagination des politiciens peut se révéler salutaire afin de sortir d’une impasse thématique, marquée par la défaveur de l’électorat ou par la difficulté à assumer la charge du pouvoir.

    La ligne social-démocrate de la gauche française a déjà montré qu’elle a de la ressource dans cet exercice. La faculté d’adaptation est une qualité importante pour toute espèce vivante. Perdurent celles qui en sont le mieux pourvues.

    Glycère Benoît Le 22 janvier à 12:24
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  • Bonjour,

    Franchement c’est un non évènement ce congrés du PS. Qui s’intéresse à cet astre mort dans la mesure où ce qui meurt n’est autre que renoncements, tromperies, libéralisme latent, atlantisme occulte, mensonges ? Que du factuel ! Une faillite intellectuelle ! Ils ne méritent aucune considération, qu’ils dégagent définitivement ! A gerber !

    ecureuil66 Le 22 janvier à 14:26
       
    • Exact mais bien avoir à l’esprit que LFI a un électorat composite avec des niveaux de conscience politique très hétérogènes donc ne pas paraître comme des exagérés . IL FAUT RASSURER LE PETIT BOURGEOIS (majoritaire et dans l’électorat JLM et encore plus au plan national) sinon c’est la peur du chaos Vénézuélien, le soi-disant socialo-islamisme d’ OBONO (que ce soit fondé ou pas), le goulag au loin qui pointe. Je ne sais pas si tout le monde réalise dans ce blog et ailleurs ce que représente un premier vote pour ceux que l’enfer médiatique présente comme suspect d’attenter à la liberté !Si on en avait conscience pleinement...on aurait pas fait toutes les conneries depuis Mai dernier . JLM doit reprendre en main les gauchistes de son entourage. Sinon c’est l’échec garanti. Il semble avoir pris la mesure du danger très récemment. Il faut aller encore plus hardiment en ce sens par exemple qu’il faut arrêter à NDL de soutenir la dérive gauchisante de certains qui vont tomber dans le piège tendu par Macron , qu’il faut arrêter de soutenir le folklorique Maduro, qu’il faut arrêter de déverser des seaux de moraline sur fond d’appartements parisiens en soldes. Pour ce qui nous concerne arrêter de proposer la démocratie pour les autres et aucune élection pour notre direction en prétendant qu’il n’y a que des orateurs nationaux alors que LFI reste une machine électorale au service d’un homme aussi admirable soit-il. Donc cessons de nous moquer du monde SINON LES GENS RETOURNERONT CHEZ BATHO, CHEZ HAMON . Et je ne parle pas de notre position catastrophique sur l’Europe migratoire et équivoque au plan économique...Il est encore temps d’arrêter de refaire fonctionner la machine à perdre . Le tiers des électeurs de Mai est déjà parti...encore un tiers ? Arrêtons la dérive gauchiste de LFI.A quand les scouts LFI, les alcoves LFI, les écoles LFI...Ne refaisons pas un PCF BIS. On aura le même résultat .
      Dominique FILIPPI Le 22 janvier à 14:27

      Dominique FILIPPI Le 22 janvier à 16:34
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    • L e passé récent et le présent du PS ne méritent aucune considération et même l’opprobre. Soit. Mais que dire de LFI qui , après l’avoir proprement dézingué, ne sait pas quoi faire d’une victoire qui ressemble fort à celle de Pyrrhus ! En effet, il semble bien que cette victoire chèrement acquise : la gauche en miettes, ne soit sans lendemains qui chantent pour LFI. Cette nébuleuse n’ est pas parvenue pour l’instant à occuper l’espace libéré par un PS moribond et à la rue. le césarisme, le populisme et le sectarisme éloignent d’elle les sympathisants insoumis et les électeurs de Mélenchon. les prochaines élections législatives partielles seront un bon baromètre de la confiance publique et de l’influence réelle de LFI.

      Léa F Le 28 janvier à 20:59
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  • Maurel ne montre qu’une chose :le fait qu’il est un imposteur. Car considérer la Hollandie comme de gauche...c’est se moquer du monde et se décrédibiliser avant même d’avoir commencé.

    Dominique FILIPPI Le 22 janvier à 16:30
       
    • @Dominique FILIPPI. Affirmer que la Hollandie – le PS faut-il traduire – n’est pas de gauche est spécieux. Le PS est de gauche comme le SPD allemand, le Labour britannique ou le Parti démocrate américain le sont, pour ne prendre que ces exemples. Toutes les démocraties ont un parlement, où les sièges sont répartis entre droite et gauche, avec leur programme, leur culture et leur histoire propres. Et leurs alliances. Que le SPD ait décidé de s’allier avec la CDU-CSU ne le pousse pas dans le camp de la droite. Que le Parti démocrate ignore la notion de socialisme, comme tout le monde aux États-Unis, n’en fait pas un parti de droite. Idem pour le Labour face aux Tories.

      Les socialistes héritiers de la SFIO représentent une gauche modérée qui a su tirer les leçons de son passage au pouvoir depuis 1981, et même avant. Cela ne les a pas prémunis de faire nombre de bêtises, mais peut-être en ont-ils évité d’autres pires encore que le socialisme de stricte obédience aurait pu leur inspirer. Le pouvoir leur échappa, puis leur revint, enfin les transforma en leur conférant une autre étiquette, où il n’est plus question de socialisme mais de république qu’il s’agit de faire marcher.

      L’onction que les caméléons reçoivent du suffrage universel vous offense. Gardien de la foi, de votre glaive étincelant de pureté dogmatique vous enragez de décapiter les traîtres, les parvenus, les opportunistes. Mais loin de rouler dans la sciure leurs têtes resteront calées sur leurs épaules et regarderont vos moulinets en soupirant. Pragmatiques, ils ont compris avant vous que le but de la politique est le pouvoir et que les partis ne sont qu’un moyen d’y parvenir et de la garder. S’ils deviennent inefficaces à cette fin, on en change, les hommes eux ne changeant pas. Ils ne sont plus encartés à la même chapelle mais qu’importe.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 00:20
    •  
    • @glycere - si je conçois que le mot "gauche" trouve son origine dans l’habitude prise par les membres de l’Assemblée opposés au veto du roi de se regrouper à gauche de l’hémicycle, il ne vous aura pas échappé que cette notion, à la faveur de références à des valeurs communes, s’est ensuite répandue dans un certain nombre de pays démocratiques jusqu’à ne vouloir qu’incarner ces dernières...

      Ces valeurs, fort peu relatives, sont cernées et renvoient à l’égalité, à la solidarité, à l’humanisme, à la laïcité et a la justice sociale et elles se cristallisent en l’occurrence dans les partis ou mouvements jugés favorables à l’ambition d’un progrès non négociable (car s’imposant comme un devoir) de la vie quotidienne des plus modestes. En toute logique, tous ceux s’y reconnaissant peuvent donc reprendre à leur compte le terme de "gauche".

      Pour autant, ce fond de relativité n’autorise pas son usage "immodéré" car si l’on est toujours à la "gauche" de quelqu’un, le renoncement à certaines valeurs intrinsèquement révélatrices de l’identité de "gauche" et son remplacement par d’autres, notamment de "droite", comme la "justice sociale" par le "travail", ou la "solidarité" par la "responsabilité individuelle ", autorise à marquer une profonde césure avec l’esprit originelle de la "gauche"... Et je ne parle même pas du détournement d’autres valeurs comme celle de la "laïcité" dans l’objectif de mener la guerre à UNE religion en particulier ou l’acceptation et la mise en place de mécanismes de redistribution économique privilégiant les entreprises plutôt que les ménages modestes... Comme le fit le courant Hollande/Valls avec la bénédiction du PS... Voir directement les ménages les plus riches au détriment des plus pauvres comme l’envisage Macron et son gouvernement à qui il est bien inutile de perdre du temps à expliquer ce qu’est la "justice sociale" tant leur intelligence dépasse celle du commun des mortels. Et pour finir, je passe sur la désuétude dont tous ceux cités ci-avant, affublent l’"humanisme" en parlant de dérives droitdelhommistes pour susciter l’idée que lorsqu’on est au pouvoir ou qu’on souhaite l’atteindre, s’astreindre à un pragmatisme circonstancier vaut mieux que le respect inconditionnel des droits de l’Homme et du citoyen...

      Alors, pour toutes ces raisons, j’adhère à l’idée de D. Filippi selon laquelle on ne peut pas parler de "gauche" en évoquant Hollande, Valls et le PS qui les a soutenu dans leur entreprise...

      Carlos Le 23 janvier à 07:12
    •  
    • @Carlos. Vos conceptions posent que les gens qui partagent votre opinion sont vertueux, et que cela les distingue des gens d’en face, ceux de droite. Vous les combattez, vos ennemis sont donc vicieux par nature, le progrès vous appartient absolument. On admire votre prudence, votre intelligence : vous sous attribuez vous-mêmes les vertus, au moins les vertus civiques, ce qui vous prémunit du désagrément que personne ne le fasse.

      Votre autorité dans cette distribution telle que vous la concevez ne s’arrête ni aux époques ni aux frontières. Vous remontez à la Révolution – on pourrait d’ailleurs remonter plus loin, à tant faire. Où mettre alors les massacreurs de septembre ? Où mettre Robespierre, les lois de Prairial, la Terreur, les colonnes infernales ? La peine de mort en matière politique, la guillotine dressée en permanence ?

      Plus près de nous mais ailleurs, le clivage droite – gauche vérifie bien sûr vos conceptions : Hitler est de droite, Staline est de droite, forcément. Lénine aussi, qui légitimait son coup d’État et chassait l’assemblée constituante démocratiquement élue – c’était son veto à lui. La répression de Pinochet est de droite, le massacre de Tienanmen aussi. À propos de Staline, pour parler d’un méchant universel, on note qu’il était à la fois communiste et le contraire d’un modéré. Il était donc extrémiste. Le communisme est donc d’extrême droite, c’est évident. Concevez Carlos, Concevez. De votre côté, celui du Bien, du Beau, du Progrès. Quelle horreur que la démocratie qui de temps à autre prive du pouvoir les gens ayant les mêmes conceptions que vous.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 08:30
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    • @glycere - Me voilà donc inéluctablement anti-democrate puisque m’étant moi-même intronisé juge des consciences en voulant vous rappeler ce qui, au final, n’est qu’une distinction quasi-académique des valeurs démarquant la "gauche" de la "droite" et dont les origines ne sont d’ailleurs rien d’autres que des revendications traditionnellement assumées par les uns et les autres (au risque de vous décevoir, je n’en suis en effet pas à l’origine). Je suis d’ailleurs fort surpris que, étant vous même très prompt à rappeler aux fous qui s’en écartent, la nécessité de se rapporter à un cadre référentiel cohérent, vous n’ayez pas choisi de saluer l’effort ainsi consenti...

      Pour parfaire l’exercice et vous donnez à nouveau matière à contester, on compte donc au nombre des valeurs de "droite" entrautre le mérite, l’ordre, le travail, la sécurité et la tradition ou lorsqu’il faut choisir THEORIQUEMENT entre égalité et liberté, bien entendu la liberté (choix à la base du libéralisme économique)

      A celles-ci, la tradition politique donc (de laquelle je ne m’improvise en l’occurrence nullement le gardien) oppose globalement les valeurs de l’égalité, la solidarité, la tolérance, le changement ou la résistance à l’ordre établi (certains diront "l’insoumission").

      Je crois pour ma part que si ce clivage, dont je reconnais à ceux qui en font leur unique cadre de pensée pour organiser le monde le droit de le faire, est bien l’expression d’une réalité tangible, il y a par contre un tout autre combat plus actuel et plus décisif à mener que celui uniquement entre la "gauche" et la "droite" face au risque du totalitarisme qu’impose l’ideologie néolibérale ( démonstration après démonstration, j’ espère bien que vous m’accorderez le droit de ne pas revenir sur une explication que je vous ai livré plus d’une fois)... A ce titre, ce nouveau combat s’articule autours de valeurs au demeurant communes à la "droite" et à la "gauche", car il y en a, notamment parce que ce "dialogue politique" peut difficilement s’inscrire en dehors du cadre démocratique à savoir, les couples de valeurs des liberté/tolérance et de nation/justice. Il est intéressant du coup de vous rappeler que cette distinction entre "gauche" et "droite" ne présuppose donc pas du régime démocratique à mettre en place... Le tout étant que ces valeurs centrales soient conservées pour garantir la pérennité de ce dialogue hautement démocratique ! Or, ces valeurs sont définitivement menacées par une idéologie totalitaire actuellement majoritaire dans le monde...

      C’est pour cela que, probablement à votre grande surprise, je dois vous avouer que la reconstruction de la "gauche" en tant que sympathisant de la France Insoumise du fait du programme "l’avenir en commun" ne m’intéresse pas et constitue même une perte de temps au vu de l’objectif qui consiste à interpeller et faciliter la prise de conscience citoyenne qu’un danger réel menace et qu’il s’incarne dans une logique de prédation mortifère qui met en danger le fondement même de nos démocraties modernes ainsi que le seul habitat viable pour l’humanité entière...

      Carlos Le 23 janvier à 11:03
    •  
    • @Carlos. Dans la liste des valeurs patrimoniales, si je puis dire, de la droite et de la gauche respectivement, il y en a qui sont spécifiques et d’autres partagées. Celles-ci ne sont plus alors clairement distinctives. La justice sociale, par exemple : qui irait militer pour l’écrasement de la veuve et de l’orphelin ? Quoi qu’il en soit chacun trouvera que sa liste est la plus belle, selon ses préférences politiques, donc selon des critères subjectifs. Et les citoyens politisés de s’écharper là-dessus, sur fond d’anticommunisme pour les uns, d’antifascisme pour les autres.

      Dans cette notion de valeurs patrimoniales, il y a un aspect historique. C’est celui sur lequel j’ai mis l’accent et que vous n’avez pas repris. Je le regrette car il me semble important, mais libre à vous.

      L’histoire est un enjeu politique, d’où la difficulté de son enseignement. La gauche l’instrumentalise souvent : Les heures les plus sombres, Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Drancy, etc. La droite pourrait intervenir, mais les médias lui sont peu ouverts sur les réalités historiques gênantes pour la gauche : on parle moins du Goulag que d’Auschwitz. Il est vrai qu’il y a encore un parti communiste en France, placé sans conteste à gauche.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 16:19
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    • @glycere - je n’ai pas relevé l’aspect historique que vous citiez parce que justement il y a un enjeu hautement politique à le faire et pour quelqu’un qui cherche à déplacer le débat sur un autre terrain que celui de l’opposition droite/gauche, il convient de mettre l’accent sur les convergences plutôt que sur ce qui sépare...

      Carlos Le 23 janvier à 16:50
    •  
    • Mille fois d’accord avec Carlos. La droite, la gauche, ce sont des valeurs qu’il a précisément définies en ce qui concerne la gauche. Ce sont des valeurs, pas des étiquettes de parti. Le parti prétendument socialiste, en soutenant la loi El Khomri, en ne s’opposant pas à la déchéance de la nationalité, à la casse du code du travail (protecteur des salariés), en acceptant que ce (bip, censuré) de Valls, qui ne pesait que 5 % du PS au congrès, soit Premier ministre (faut-il rappeler que Montebourg et Hamon ont poussé à la roue pour qu’il remplace Ayrault ?) le PS, donc, pour toutes ces raisons et d’autres qu’il serait trop long d’énumérer, est passé de l’autre côté. Ce n’est plus un parti de gauche. Le choix du prochain Premier secrétaire, entre des prétendants plutôt proches de Macron (après l’éviction dégueulasse de Filoche et les magouilles pour verrouiller le prochain congrès), le confirmera.

      Michel Davesnes Le 23 janvier à 18:10
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    • Glycere, l’expert es démocratie est de retour ! Allélluia ! Le voilà repris par son envie irrépressible de tordre l’histoire et de la soumettre aux mantras de la démocratie bourgeoise formelle.
      Nul doute que cela est pour lui un jeu intellectuel particulièrement jouissif de brouiller les notions et les contextes ou d’égrener les sophismes et les syllogismes...
      cependant, comme cela a été démontré par d’autres contributeurs qui eux prennent l’histoire et la démocratie au sérieux, dans toute idée et dans toute concrétisation de cette idée, on ne peut pas faire abstraction de l’analyse concrète de la réalité concrète ni oublier que l’histoire des sociétés est fondamentalement celle de la luttes des classes. D’où on infère que ce sont les classes dominantes et les vainqueurs qui dictent , sous le voile de la démocratie élective et parlementaire, le droit et la loi aux dominés et aux vaincus et non l’inverse. Et cela se constate tous les jours.

      Jean D Le 23 janvier à 21:55
  •  
  • Et le parti communiste ? Des nouvelles d’outre-tombe ?
    Pas au mieux de sa forme la gauche européiste. Je parie qu’elle va se regrouper autour de Hamon.

    Coma81 Le 22 janvier à 18:14
       
    • Il n’est pas sorti du coma notre ami et il n’est pas au mieux de sa forme, il ne sait plus ou il habite, quant aux aux communistes ils n’ont jamais transigé avec l’Europe libéral, acte unique européen en 1986, le traité de Maastrich 1992 et la constitution Européenne 2005 le PCF s’est prononcé contre, d’autres les ont rejoints en 2005 c’était bien mais ils ont aucune leçon a donner au PCF

      leon Le 22 janvier à 18:51
    •  
    • coma 81, retourne donc à ton coma profond, cela t’évitera de polluer le débat avec tes âneries !

      Arthur B Le 23 janvier à 21:59
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  • quelle merde !

    berhonde marie Le 22 janvier à 21:40
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  • @Glycère Benoît Le 23 janvier à 00:20

    Tu as entièrement raison....Tu n’as jamais su ou plus probablement voulu savoir ce qui différencie la social démocratie de la gauche de rupture...Pour toi la gauche de Clinton à Hollande c’est une mise à jour sociétale et non sociale....Pour moi la gauche ne se limite pas à la benediction du maire pour les gays....Ouh ouh grand méchant loup...Robespierre...Le sang....Staline....J’en tremble de tevoit trembler ....Tu sais ...pas d’inquiétude ...le ridicule ne tue jamais...

    Dominique FILIPPI Le 23 janvier à 08:05
       
    • Pourquoi trembler ? Il n’y a vraiment pas de raison. Je ne tremble pas, je vous rassure. Mais vous prenez ça à la rigolade, ouh le grand méchant loup, Pétain, Hitler. Vous voyez, votre bonne humeur me gagne.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 09:18
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  • @ Glycère Benoît Le 23 janvier à 09:18
    Toujours la même rengaine ...les extremes en faisant bien attention à employer le pluriel...quant à faire marcher sa tête ...il semble bien que ce soit non pas au-dessus de votre intelligence mais de votre peur irrationnelle....et la majorité des citoyens avec vous...c’est ainsi....sinon ils n’auraient pas choisi depuis De Gaulle que des banquiers ou des bateleurs .... C’est bien pour çà que je mets les miens en garde contre toute velléité gauchiste ...Les minorités agissantes ne peuvent jamais faire triompher le bien commun. Ce n’est pas la ligne de LFI mais ses soutiens sont jeunes et peuvent se faire avoir par la rouerie de macron...bien qu’ils n’aient en aucune façon la volonté d’attenter aux libertés même si leur comportement prête à équivoque pour le droit de propriété inviolable et sacré.

    Dominique FILIPPI Le 23 janvier à 09:34
       
    • Le pluriel se justifie. Mais non la peur : en démocratie elle n’a pas sa place, de quelque bord que l’on soit : la liberté d’opinion n’expose à aucun danger celui qui exprime la sienne. Risquer de se faire traiter d’imbécile par celui qui ne la partage pas n’en est pas vraiment un. Peut-on invoquer la peur du débat ? Même pas : personne n’a absolument raison ni absolument tort. Prends le droit de propriété par exemple que tu cites – je suppose qu’il s’agit surtout du droit de propriété des moyens de production et d’échange. Il existe. Faut-il l’interdire ? Qui a jamais été ridicule dans ce débat ?

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 09:56
  •  
  • Bonjour
    Qui sait, ou il habite ?.....
    Le travail de décomposition-recomposition a "gauche" (pris au sens trés large) continue, mais on en est plus a la décomposition, que la recomposition.
    A part FI qui semble , mieux savoir ou il se situe , les autres formations se cherchent . Le PS entre le social-libéralisme et la social -démocratie, le PCF entre social -démocratie et tendance vraiment communistes, génération.s qui cherche sa ligne....les verts , complètement éclaté et dispersé, dans tout les camps....
    Mais le réformisme est toujours dominant a gauche, est c’est peut être cela le problème....
    Renouer avec le peuple, la base c’est bien , mais pour faire quoi ?, quelles propositions ?. Et le peuple le veut-il ?. il me semble que pour l’instant le peuple est au abonné absent, géant endormie....peut être par la complainte macroniste, ou qu’il observe, simplement le champ de ruine. Peut être se remettra t-il en marche. En tout cas, il n’a pas voulu se mettre en marche pour la loi travail ou les mesures sur le chômages .
    Peut être en a t-il marre de ces conciliabules au sommet, entre partis,, ces logiques électoralistes. Car il me semble que l’électoralisme, a fait trop de dégats, faire croire au gens que tout passe par les élections, a peut être conduit à une impasse....
    Les classes dominantes (droite, gauche confondue) , les médias ; ont tout intérêt a faire participer les gens a ce jeux électoral , a canaliser le peuple dans ce pseudo jeux démocratique, faire croire aux gens que la démocratie , c’est uniquement voter, pour des représentants politiques, cela a conduit a beaucoup de de disillusions.
    Il me semble , qu’il y a d’autres secteurs, endroit, à investir, et un particulièrement, c’est celui de l’entreprise, et des syndicats. c’est dans l’entreprise que les gens doivent se faire entendre.
    Que le droit, la démocratie doivent avancer, et cet là, je dirais que l’on mesure vraiment la combativité des gens, leur réel détermination. Car mettre un bulletin de vote dans un isoloir, ne demande pas beaucoup de courage, mais se confronter à un employeur en demande un peu plus.
    Mais pour moi, c’est mon avis, les deux grands axe qui doivent fédérer les partis (PS-PCF-FI-Verts-générations-ext.gauche).....), et syndicats (CGT-CFDT et autres), et qui coupent avec le réformisme, et rejoigne l’écologie:c’est la réduction massive (vers les 20 h) du temps de travail, derrière le mot d’ordre "travailler tous-moins-autrement", et la réductions des inégalités, la répartition des richesses(aller vers un écart de 1 à 20, àlors qu’il est de 1 a plus de 100).
    Et ces a mon avis les deux marqueurs, qui permettrons de vérifier si ces partis et syndicats , coupent avec le réformisme.

    BOB Le 23 janvier à 10:45
  •  
  • @Glycère Benoît Le 23 janvier à 09:56
    "je suppose qu’il s’agit surtout du droit de propriété des moyens de production et d’échange".

    Tu supposes mal car je parle ici de la propriété privée qui doit être garantie dès qu’elle ne contrevient pas au bien commun...le bien commun se définissant par un vote majoritaire du peuple lors d’élection libres et après débat totalement contradictoire et pas contradictoire de façon formelle d’où la question centrale des 9 milliardaires à la tête de 90% des médias..

    Dominique FILIPPI Le 23 janvier à 12:01
       
    • Non, je suppose, ni bien ni mal, et ma supposition est plausible. La question des effets secondaires nocifs du droit de propriété concerne surtout la propriété des moyens de production et d’échange. Quelle réponse lui apporter ? Une interdiction de principe ou la répression des abus ? Effectivement c’est l’un des enjeux du débat politique. Il a pour cadre le parlement, issu d’élections libres.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 14:20
    •  
    • @Glycère Benoît Le 23 janvier à 14:20

      Entièrement d’accord ...

      Dominique FILIPPI Le 23 janvier à 14:27
    •  
    • Glycère, tu as peur vraiment pour ton livret A, ta bagnole, ton appart ou ta maison de campagne ? En quoi tu as bien tort de trembler. Relis "Das kapital" du petit père Marx qui distinguait la propriété privée "d’usage "de la propriété privée des moyens de production et d’échange...Seuls ces derniers étaient expropriables.

      Samuel B Le 23 janvier à 23:04
    •  
    • Samuel, je n’ai peur de rien, je me bats comme toi pour des idées. Nous n’avons pas les mêmes. Si tu es sûr de l’excellence des tiennes, de leur supériorité, il faudra alors les appliquer à tout le corps social sans lui faire courir le risque d’une mauvaise fortune électorale. As-tu peur du suffrage universel, qui permet à chaque citoyen de voter pour le parti qui représente le mieux ses idées, même si elles s’opposent à celles de Karl Marx ?

      Glycère Benoît Le 24 janvier à 09:07
    •  
    • Les élucubrations de Glycère B sur la "D"émocratie et le "S"uffrage "U"niversel, quand ils restent des concepts éthérés, ne résistent pas à l’analyse concrète de la réalité concrète.

      Rappelons tout de même à ce monsieur que la Constitution bourgeoise et républicaine de1793 avait introduit le droit du peuple à l’insurrection.Ce qui montrait bien que "la Démocratie" pouvait ne pas fonctionner au service du plus grand nombre et singulièrement des classes dominées.

      Quant au Suffrage Universel,rappelons également que par exemple, Louis Bonaparte, élu président de la IIe République (1848-1852) au suffrage universel se transforma en empereur. Plus prêt de nous, De Gaulle fit avaliser son coup d’état de mai 1958 par le suffrage universel ; D’ailleurs, la vox populi ne s’y trompe pas : l’abstention massive, la formule oxymore de "monarchie républicaine", la revendication actuelle d’une VI e république... tout cela devrait conduire Glycère à un peu plus de réflexion : démocratie et suffrage universel ne sont pas que des mantras libéraux.

      Rodolphe T Le 24 janvier à 09:47
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  • Bonjour
    Sauver la planète, et l’humanité , passe par un projet vraiment, marqué à gauche, qui coupe avec le réformisme ambiant , qui imprègne toutes les alternatives qui se disent radicales. c’est pour cela que la mise en avant du travailler tous moins autrement est importante (travailler pour qui, comment , pourquoi, et pour quoi).il faut se démarquer de la deep écologie (sauver la planète, mais l’humain on s’en fout)qui veut se détacher du social, et a l’inverse de l’écologie qui recrée un nouveau réformisme vert , dans le capitalisme vert.
    Puis la répartition des richesses, réduire les écarts de richesses monstrueux, de 1 a mille, que les médias ne cesse de nous alarmer. s’attaquer pas seulement aux excés du libéralisme dit sauvage, ultra-libéral...mais au capitalisme, et pas qu’au capitalistes.Pas qu’au 1% qui dominent la planète....
    Ou en est la gauche, toute comprise la dessus !?
    Tout est lié :écologie-réfugiés-chômage.....

    BOB Le 23 janvier à 12:05
       
    • @BOB - Même pour ceux qui ne font pas partie de la "gauche" à proprement parlé, la mise en danger des valeurs se voulant communes avec "la droite", à savoir la liberté, la tolérance, la nation et la justice (les seules capables de préserver le dialogue politique et donc la démocratie) ainsi que du seul écosystème capable d’accueillir l’humanité par une idéologie totalitaire actuellement majoritaire dans le monde, devrait mettre tout le monde d’accord sur la nécessité d’un changement imminent de paradigme !

      Le soucis, c’est que cette idéologie totalitaire, parvient jusqu’ici à se dissimuler derrière le libéralisme duquel il diffère pourtant, paradoxalement par la nécessité d’un Etat autoritaire, légitimé par un droit technocratique qui soumets les droits et libertés individuelles aux règles édictées par les tenants de l’économie et de la finance au lieu de se fonder, à l’instar du libéralisme, sur la soumission de celles-ci, mais aussi de l’Etat et des individus (dans une égalité des sujets de droit... résumée par la notion d’Etat de droit) au concept premier et hautement moral de justice (le libéralisme est une philosophie du droit asseyant la liberté sur une justice... qui n’est pas de "classe" ni "sociale", mais simplement "universelle"). Ce n’est donc plus la justice qui est "universelle" avec le néolibéralisme, mais la toute puissante rationalité du marché...

      Il faudrait donc porter le débat au-delà du clivage droite/gauche pour interpeller tous les citoyens, quelque soit la famille politique à laquelle ils appartiendraient, sur la nécessaire prise de conscience devant la menace autant démocratique qu’écologique que constitue la logique destructrice véhiculée par cette idéologie...

      carlos Le 23 janvier à 15:33
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  • Bonjour
    A Carlos, et Benoît par l’occasion....
    je ne voudrais pas , vous assimiler a Benoît Glycère, mais cela me permettra de faire une critique commune a vos deux interventions. Vos analyse pêche, par trop d’arguties juridiques et formalisme, la pensée de "droite" se cache derrière le droit, la loi, la règle souvent, et des notions purement formel et théorique:la Liberté, la justice, la démocratie, le dialogue. Et aussi , vision très anglo-saxonne du Droit. Qui nie les luttes sociales, les classes....
    Dans la réalité cela se passe autrement, vous oublier beaucoup de choses concrétes, qui sont des luttes, des résistances, des conservatisme, des égoîsmes individuel ou de classe....
    Encore hier, j’ai vue, à la télé des gens qui nier le changement climatique, et qui en plus l’argumenter au nom de la religion, pour eux, pas question de changer de paradigme. Beaucoup de gens défendent bec et ongle leurs intérêts, leur droit ,cela ne fait pas une société. Le libéralisme , pour eux est assimiler à la liberté (compris plus comme "c’est mon choix" l’émission télé). L’écologie réduit a "pas dans mon jardin". Visiblement l’affaire NDDL (aéroport) divise ceux qui ne veulent pas de l’agrandissement de l’aéroport à Nantes, et ceux qui ne le veulent pas a NDDL, que dit le Droit et la démocratie !?.....
    Pour moi , je pense que , à un moment donner il faut sortir du clivage :Droit, Démocratie....et poser les terme de façon plus politique.

    BOB Le 23 janvier à 17:59
       
    • @BOB. Ce serait sympa de votre part d’écrire mon nom dans le bon sens, Glycère Benoît. Sur le fond, je reviens sur un point de votre propos : contrairement à l’image que vous en avez, la pensée de droite ne se cache pas derrière le droit. Elle le met en avant, le tient pour un de ses fondements. Le concept d’État de droit, et la réalité qu’il constitue, occupe une place centrale dans la pensée politique de droite. L’État de droit se distingue de l’État d’idéologie. Le droit encadre les luttes sociales, donc ne les nie pas mais au contraire leur donne forme. Il régit les rapports entre capital et travail et fixe les règles de l’activité économique en général.

      Glycère Benoît Le 23 janvier à 22:26
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    • @BOB - votre remarque est juste en ce que si le libéralisme, auquel je n’adhère pas, en tant que philosophie du droit, pose la la nécessité d’une justice afin que l’interaction entre les individus soit bénéfique pour tous, il oublie de préciser que celle ci peut se trouver parasiter par les rapports de classe et donc un rapport de force indiquant que tout le monde ne part pas à égalité dans cette relation... En ce sens, il y a bien une opposition évidente entre la gauche, qui remet cela en question, et la droite mais lorsqu’on veut initier une prise de conscience globale, concernant des gens de droite, et de gauche, il est utile de partir des valeurs communes qui sont les leurs plutôt que de ce qui les sépare ! Le néolibéralisme est une idéologie totalitaire qui se cache derrière le libéralisme, avec succès jusqu’ici car beaucoup ne voient pas le paradoxe qui la fonde, s’arrêtant aux discours "novlanguiens" et intentions "supposées" qu’on pourrait en tirer de ceux qui ont imposé petit à petit au monde la toute puissance de la logique d’une économie/finance appelée à régir toutes les réalités humaines... Il faut initier un réveil général et pour se faire, parler à tous !

      Carlos Le 24 janvier à 06:58
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    • @Carlos. Que le ‘néolibéralisme’ soit ‘une idéologie totalitaire’ est votre opinion. On peut avoir l’opinion contraire, et penser qu’il ne saurait être totalitaire, n’étant pas un régime politique. On peut même penser qu’il n’est pas une idéologie, mais une théorie économique, le terme ‘idéologie’ étant réservé aux théories politiques. On note au passage qu’il y a le libéralisme politique, non le néolibéralisme politique. Enfin on peut penser, à la limite, qu’il n’existe pas réellement et qu’il n’est qu’une variante du libéralisme, avec lequel il n’a que des différences de degrés, non de nature.

      Il n’est pas malvenu de former des mots nouveaux par adjonction du préfixe néo-. Ce sont des néologismes, justement. Mais il faut les utiliser avec une prudence particulière autrement on tombe avec facilité dans la novlangue – ce que vous fuyez semble-t-il –, la langue de bois, l’instrumentalisation du langage pour discréditer un adversaire politique ou simplement s’épargner de réfléchir.

      Rien dans ce que le mot ‘néolibéralisme’ recouvre, et aussi bien sa surface sémantique est vaste et ses limites sont floues, ne permet d’affirmer que les promoteurs de cette école de pensée économique nient tout rôle de l’État et préconisent, ce qui serait contradictoire, un État totalitaire destructeur des droits de l’homme et des libertés publiques. C’est plutôt chez les tenants de l’économie administrée qu’on trouve des adeptes de régimes totalitaires.

      Glycère Benoît Le 24 janvier à 09:49
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    • @BOB - autrement dit, je fais partie de ceux qui pensent que le danger est réel pour tout le monde, mais que l’approche consistant à rapporter uniquement ce danger dans le filtre "droite/gauche" est une profonde erreur qui nie justement son potentiel destructeur global : C’est bien dans une opposition entre démocratie et totalitarisme que se situe la lutte contre le néolibéralisme... Car celui-ci à exceller à porter dans les faits, mais plus sournoisement que le firent en leurs temps, quoiqu’on en pense sur le fond, les régimes reconnus autoritaires dits "communistes" ou "socialistes", la négation des individus à se choisir et à s’interroger sur un destin commun ! Il est à noter, pour illustrer cet état de fait, que le slogan "Il n’y a pas d’alternative" a tellement impregné les pensées que même face à l’évidence que son modèle prédateur, aussi destructeur de ressources soit-il, met l’humanité en danger (car la planète elle se remettra certainement de notre disparition), il s’avère quasiment impossible de le remettre factuellement en cause !
      Cette excellence, donc provient du fait que :

       d’une part, le néolibéralisme, à la manière du virus qui peut coloniser des hôtes différents, s’accommode parfaitement autant de régimes démocratiques que de dictatures... Le tout étant qu’il en fixe les limites !

       d’autre part, Il tire avantage de sa parenté avec le libéralisme qui lui permet de mettre en place une stratégie de camouflage sophistiquée... aptitude qui lui donne la capacité de s’imposer plus facilement sans qu’aucuns mécanismes d’alerte démocratique ne soit activé. La "droite" considérant à tort qu’il s’agit simplement de "libéralisme" (le néolibéralisme en tant qu’idéologie propre n’existant pas pour beaucoup), et la "gauche" adhérant donc, probablement par facilité (sans vouloir présumer pour autant) , au même postulat...

      carlos Le 24 janvier à 10:26
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  • En fait personne ne voulait de NDDL a part le parti socialiste , ce qui est bien et nouveau c’est que les partis ne sont pour rien dans le retrait du projet

    c est bien la déterminations des locos /locaux sans parti mais très bien organisé qui remporte le premier grand combat du septennat Macron.

    Evidement ca em......de bien les tenants des vieux partis

    buenaventura Le 23 janvier à 19:20
       
    • Ils s’en moquaient bien de NDL, " les partis", comme vous dites. les habitants , les riverains du lieu certainement pas. Hormis ces derniers et quelques élus qui pensaient surtout à leur siège, tout le monde a laissé pourrir le dossier pendant au moins 40 ans. Mais Jupiter Macron est venu ! et l’on a vu ce qu’on allait voir : NDL abandonnée à une poignée de bouseux végétant sur leurs hectares de landes de sable enrichies à la chaux pendant des lustres auquel il est promis de survivre , "s’ils le souhaitent" , dixit un Philippe papelard et la menace d’une bonne raclée pour les zadistes récalcitrants. Fermez le ban ! Un point de plus de popularité le jour de l’annonce que la fête était finie , mais aussitôt perdu dès que l’on a parlé des gros sous à rembourser à Vinci . Nous vivons une époque épique, isnt it ?

      Gus Le traoudec Le 23 janvier à 22:47
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    • @Gus Le traoudec

      Vinci a bénéficié de la privatisation des autoroutes, des infrastructures payées par les contribuables français, pour un coût dérisoire puisque depuis le début l’entreprise parvient à engranger des milliards de bénéfices .

      Vinci fait partie du trio gagnant du CICE ( crédit impôt compétitivité emploi) , Carefour arrive juste derrière et projette de supprimer 1400 emplois . Grâce au CICE l’etat , cet à dire le contribuable , reverse à Vincichaque année plusieurs millions d’euros.

      Voici ce que l’on pouvait lire dans Les Échos à propos du CICE :
      « L’effet promet d’être considérable si les contours actuels du CICE ne sont pas modifiés substantiellement lors de la discussion parlementaire (…). La création d’une "super niche fiscale" est en cours, et elle pourrait revenir à distribuer la moitié des montants dus au titre de l’impôt sur les sociétés », établit la recherche actions de Natixis, dans son dernier « Flash stratégie ».

      L’etat et le contribuable français ne doivent rien à Vinci , c’est plutôt le contraire , de plus c’est une entreprise qui se porte très bien et pour qui quelques centaines de millions d’euros d’indemnisations ne représente qu’une bouchée de pain .

      « Le groupe français de BTP et de concessions Vinci a publié mardi un bénéfice net en hausse de 22,5% à 2,5 milliards d’euros en 2016... » Le Figaro

      Une grande partie du chiffre d’affaires de Vinci en France , est réalisée grâce aux marchés publics, chantiers payés par le contribuable français.

      Conclusion le contribuable français ne doit rien à Vinci

      Gege Le 24 janvier à 09:10
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  • Bonjour
    A Carlos
    je ne suis pas en accord totale sur votre dénonciation du néolibéralisme, pas que je l’approuve loin de la, je dénonce aussi ses effets. mais j’ai peur que le libéralisme soit l’arbre qui cache la forêt ; que sont les rapports capitalistes dans son ensemble, qui dirige le monde et l’économie.
    C’est ce mot capitaliste qui fait peur , et que l’on ne veut plus utiliser. A moins de nier l’existence du capitalisme ?, donc , qu’il n’y a plus d’exploitation , de profits et de plu- valu.....
    N’avons nous pas , bien appris la leçon malgré nous ?, et intégré la novlangue libéral ?...je pose la question.On ne dit plus , capitalisme , mais économie de marché......
    On dénonce les excès de l’économie dites de marché, a travers l’idéologie libérale, appeler tantôt néolibérale, ultralibérale , libéralisme sauvage....mais jamais plus l’exploitation capitaliste. Tout cela pour faire croire que l’on peut revenir a une économie de marché raisonnable , maîtrisé, particulièrement par l’Etat.On dénonce aussi la mondialisation, la financiarisation, ses excés....
    Pour dire vous voyez dans une économie bien géré (avec de bon gestionnaire, honnéte, intégre), contrôler par l’Etat , la Nation, tout ces excés n’existerait pas ....C’est pour moi, ce qui fait le lit des populisme et des fascisme, car faire croire que l’Etat peut tout régler, et tout attendre de l’Etat peut , provoquer de grosses déceptions, grosses coléres : Comment , que fait l’Etat !!!il ne fait rien....
    Hors l’Etat ne fait que gérer le capitalisme, dans un sens plus ou moins Etatique ou libérale, actuellement le dirigisme étatique est mal vue, le libéralisme à le vent en poupe, mais les élites dites libérale se charge de contrôler l’Etat, dans le sens voulue par les capitalistes.l’Etatisme a mauvaise presse depuis Reagan,Teatcher, et avec le gestion catastrophique des pays de l’Est, sous le communisme.Il y a tout un historique , trop long ici, pour en parler .
    Mais dans la réalité, souvent nos dirigeant utilisent une sorte de policy-mixte, mélange, entre libéralisme et Etatisme. l’Etat intervient souvent plus qu’on ne le croie dans l’économie capitaliste, pour réguler l’économie.
    Etatisme ou libéralisme c’est toujours du capitalisme, c’est les deux faces d’une mêmes piéce.
    Donc , s’il y a , bien une tendance au totalitarisme, cela vient du capitalisme lui mêmes ; qui ne peut plus fonctionner comme avant et revenir comme avant (30 glorieuses). parce qu’il est en crise chronique, profonde, il a atteint son age sénile.
    Il ne peut plus assurer la prospérité pour tous, le travail pour tous (d’ou la tendance a se tourner vers l’Etat),comme pendant les années /80 en gros. Les partis aussi bien de droite , que de gauche , qui se sont relayer , pendant plus de cinquante ans, ont échoué , dans leurs gestion réformiste, et non plus de solution. d’ou la tendance des gens a aller vers des partis dit populistes, vite déçue, puis a aller vers des mouvements style en marche , qui montrerons vite leurs limites, et qui pour moi vont pendant un temps, provoquer un retrait des gens du politique, une démobilisation, puis un jours le retour de la colère, des luttes .....mais pour l’instant les gens sont trop dans les illusions du réformisme, il sont encore marqué par des années de gestion réformistes.

    BOB Le 24 janvier à 12:01
       
    • @Glycere et @BOB - Je comprends que vos approches respectives, typiques d’une opposition droite/gauche, n’envisagent pas d’autres hypothèses de lecture de la réalité. A gauche, capitalisme, libéralisme, néolibéralisme, économie de marché peuvent faire allusion à une seule et même réalité ; A droite, on y ajoutera toutes les nuances sans en contester réellement l’association...

      Si je peux sans effort respecter cette manière d’opérer, je ne peux m’empêcher de sortir de ce cadre précis pour essayer de comprendre comment, le système d’échanges et de production actuel, alors qu’il met en danger toute l’humanité, ce dont par magie, une majorité de gens de bords politiques différents conviennent de façon collégiale (bien sûr il y en aura toujours pour croire que la Terre est plate... mais il y en a de moins en moins), échappe à tout mécanisme de défense et de remise en cause réellement efficace.

      A ce titre, il a été fort utile de se pencher sur la théorie qui le sous-tend et sur sa nécessaire cristallisation en dogme idéologique puissant et totalitariste, seul à même d’anesthésier ceux qui l’imposent à tous prix, notamment au prix de leur propre existence ainsi que de celle de leur descendants potentiels...

      Si je ne sais pas dire comment on est passé du capitalisme, qui à la renaissance, intègre l’acceptation de la propriété privée, et du libéralisme des lumières, qui opte pour la liberté des individus et leur égalité, à un néolibéralisme factuellement majoritaire aujourd’hui et prédateur indubitablement fatal de nos démocraties et de notre planète, je suis par contre en mesure de le constater et de le différencier de son parent le plus proche !

      Pour vous répondre Glycere, je n’ai justement pas indiqué que le néoloberalisme niait tout rôle à l’Etat, il en fait au contraire un instrument "volontariste" pour intervenir directement auprès des acteurs économiques, culturels et sociaux et imposer la logique qui l’imprime. A ce titre, le désengagement de l’Etat si plébiscité par le liberalisme s’arrête donc avec le néolibéralisme là ou commence la nécessité d’un activisme notamment étatique fort capable d’imposer une certaine rationalité du marché à tous... Il va de paire avec la nécessité d’orienter le droit pour légitimer son action et concrètement préserver efficacement les intérêts de ceux qui entretiennent le modèle néolibéral. Et si la séparation effective des pouvoirs s’en trouve de fait interrogée car le principe régulateur de l’Etat ne s’y trouve plus mais prend place dans cet objectif qui lui est assigné, il questionne de fait l’égalité des sujets de droit de part la modification de la hiérarchie des normes doublée de la tentative de réforme constitutionnelle que logiquement il entend conduire pour finir d’assoir cette pseudo-légitimité !
      C’est en cela qu’il révèle un droit plus technocratique que démocratique... L’exemple des régimes totalitaires de l’ancien bloc de l’Est qui ont eux aussi été destructeurs de droits et libertés individuelles ne nous apportent ici pas grand chose si ce n’est pour illustrer la diversité possible des modèles "totalitaires" envisageables.

      BOB, lorsque vous indiquez que le totalitarisme vient du système capitaliste (dont il faut bien concéder l’existence en l’absence de mise en œuvre d’un libéralisme pur), vous oubliez que cette accusation est strictement le reflet de celle que formule vos opposants de droite lorsqu’ils évoquent les régimes socialistes ou communistes... Cela devrait vous renforcer dans l’idée, par prudence, que l’origine de ce totalitarisme réside en vérité ailleurs ! Comme je l’ai dit précédemment, l’ambiguïté que certains voient dans le libéralisme à gauche comme à droite d’ailleurs (vous l’évoquez vous-même dans vos exemples) n’est autre que le symptôme du fait qu’ils appréhendent deux logiques différentes sous le même vocable... La réalité c’est que bien que parents, le néolibéralisme s’affirme comme une idéologie foncièrement extrêmiste qui se cache derrière l’apparence d’un libéralisme qui reste quant à lui encore attaché fondamentalement (quoique vous en pensiez) à l’Etat de droit (comme en attestent les valeurs communes partagées par la gauche et la droite démocratiques que je ne reciterai pas ici). Le problème c’est que ceux qui lui servent de caution n’ont pas conscience qu’ils sont otages d’un monstre qui les dévorent, au sens littéral finalement si l’on considère qu’ils n’ont aucune ambition à détruire leur propre planète ou à fragiliser la démocratie... Notamment parce qu’ils pensent qu’il ne s’agit que d’affirmer leur position dans le creuset des passions gauche/droite...

      C’est pourquoi il est vital de dépasser cette opposition pour entrer dans le véritable noeud du problème : la démocratie et au-delà l’humanité sont en danger face à une idéologie dont tout indique qu’elle est totalitaire ( les atteintes à l’Etat de droit par l’idéologie néolibérale sont sournoises mais nombreuses et réelles Glycère... vérifiez par vous-même).

      carlos Le 24 janvier à 18:34
    •  
    • @Carlos. Pour vous ‘le néolibéralisme s’affirme comme une idéologie foncièrement extrémiste’, porteuse de menaces dont vous rappelez l’enjeu : ‘ la démocratie et au-delà l’humanité sont en danger face à une idéologie dont tout indique qu’elle est totalitaire’. Pour la vaincre vous militez au sein de LFI. Votre parti ne pouvant à lui seul constituer une majorité parlementaire, préconisez-vous une alliance avec le PCF ?

      Glycère Benoît Le 25 janvier à 07:08
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    • @glycere - LFI n’est pas MON parti, ni un parti tout court, mais un mouvement et à ce titre, il est "ouvert" autant aux encartés (et de nombreux détenteurs d’une carte du PCF en soutiennent le projet) qu’à des antipartidaires notoires... Il ne se veut donc pas sectaire, et vous me donnez ici l’occasion de rappeler que personne n’y est d’ailleurs jugé pour avoir eu un passé politique car son ambition se résume bien à l’idée d’agglomérer une force citoyenne et humaniste plutôt que d’ambitionner "reconstruire" la gauche...

      Au demeurant, vous ne me ferez pas dire que J.L. Mélenchon est autre chose qu’un homme de gauche, comme beaucoup de ceux ou celles qui se considèrent "insoumis" ou "insoumises", mais j’ai pour ma part parfaitement compris qu’il avait intégré la nécessité, dans le contexte politique délétère actuel et le désintérêt des gens pour ce jeu d’hypocrisie continuelle, de s’adresser au "peuple" français, plutôt qu’uniquement au peuple de gauche... Le second faisant partie du premier si je ne m’abuse, il n’y a pas là d’offense particulière... Et c’est d’ailleurs de cette ambition d’un rassemblement large que découle l’obligation de s’appuyer prioritairement sur une opposition Oligarchie/Peuple plutôt que sur la thématique propre à la lutte des classes...

      Quoiqu’il en soit, le moteur de ce mouvement se trouve dans le programme qu’il porte, à savoir "l’avenir en commun" et qui nous met d’accord sur un diagnostique global et la nécessité de se donner les moyens politiques, économiques, environnementaux et sociaux de réfléchir à un destin réellement commun dans un monde que nous avons participé à rendre inhabitable pour nos enfants. Ce qui n’induit pas que ce programme soit figé dans le marbre pour l’éternité mais à minima qu’il soit discuté non entre directions de formations politiques, mais avec les simples quidams que l’on tente de convaincre à continuer à le soutenir à chaque élection ! C’est pourquoi la question des alliances et de la tambouille politicienne est un noeud sensible à la France Insoumise... De la même manière que la question d’un nouveau Front de Gauche, dont peu de monde conteste que la logique de cartel empêche toute stratégie réellement commune... Ce qui n’exclue pas que des actions collectives concertées puissent être menées !

      Bref, tout communiste peut venir discuter de l’inflexion à donner au programme avec des sympathisants de la France Insoumise, et peut être convaincre la majorité qu’un changement s’impose... Qui sait, peut être alors deviendra t’il sympathisant et puisque personne ne lui demandant alors de rendre sa carte du PCF, votera t’il pour ce programme. Il participera alors peut être avec d’autres communistes, lors de la constituante pour une 6ème république, à faire des propositions dans un sens qui va vers celui de leurs valeurs pour l’établissement de nouvelles institutions ou de nouveaux processus démocratiques. Bien sûr, il s’agit avant cela de gagner une election présidentielle...

      Carlos Le 25 janvier à 10:36
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  • @glycere - Le simple rappel qu’il y a un enjeu réel pour toute autorité hégémonique à susciter un renforcement des mécanismes d’isolement, d’anomie, d’anonymisation et de mise en concurrence des individus, dont "l’éparpillement" facilite la conservation du pouvoir (pouvoir que vous ne voyez probablement pas aux mains d’une oligarchie politico-économique très organisée et très hiérarchisée soumise au néolibéralisme car en tirant un profit très éphémère... mais ce n’est pas essentiel en soit), devrait convaincre les amoureux de la démocratie et de la "liberté" de droite comme de gauche à rester vigilants sur ce sujet... car une liberté qui ne s’applique qu’à quelques uns n’est rien d’autre qu’une source d’oppression !

    carlos Le 25 janvier à 12:36
       
    • @Carlos. Le peuple français avec des guillemets à peuple, le peuple de gauche sans guillemets : c’est tout vous, là, ou quoi ? Rassurez-moi Carlos : c’était un lapsus, un moment d’absence ? Mais vous me donnez assez par ailleurs de quoi contempler un errement politique majeur, qui suffit à ruiner la crédibilité de votre discours : ainsi vous qui êtes très sourcilleux sur la notion de totalitarisme, au point de le pourfendre en tant qu’intention supposée chez les ‘néolibéraux’, vous acceptez de vous allier avec les communistes, les donnant pour indemnes d’une telle imputation. Glaçante cécité.

      Ce n’était pas totalitaire peut-être le communisme ? Relisez l’histoire. Elle nous en dit plus sur eux que le fond ressassé de vos petits calculs. Mais vous la connaissez peu, cette histoire, et le peu que vous en connaissez ne vous a rien appris. Si elle l’avait fait, donc si vous aviez été a priori capable de le lui permettre, vous auriez compris que le caractère totalitaire du communisme réside dans la doctrine marxiste elle-même. Or c’est d’elle que les communistes n’ont jamais cessé de se prévaloir, aujourd’hui encore.

      Vous êtes un mélange de naïveté et de roublardise. Les crimes de masse ont commencé avec Lénine, qui est toujours reconnu par le PCF en tant que théoricien et chef d’État. Vous jetez le voile là-dessus, sur les charniers, sur les ombres. Que Lénine ait été un des plus grands criminels politique de l’histoire vous échappe. Aucune pédagogie ne vous fera ouvrir les yeux sur le sujet et aussi bien je ne m’y essayerai pas. À quoi bon ?

      Loin de moi l’idée de tenir M. Mélenchon pour autre chose qu’un homme de gauche. C’en est un, typique, avec un côté orthodoxe qui mérite à lui seul d’être souligné. Les valeurs auxquelles je me réfère pour aboutir à la même conclusion que vous diffèrent cependant de celles que vous discernez. Son style, son discours, son programme ‘L’Avenir en commun’ attestent en effet de son tropisme de gauche : démagogie, irresponsabilité, utopisme, populisme, irrationalité économique, accommodements moraux, enfin un grand talent oratoire. Tout cela ne fait pas un homme d’État.

      Glycère Benoît Le 25 janvier à 23:08
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    • @glycere - le peuple français avec des guillemets à peuple, le peuple de gauche sans guillemets : c’est tout vous, là, ou quoi ? Rassurez-moi Carlos : c’était un lapsus, un moment d’absence ?
      => non pas de lapsus, juste la mise en évidence que l’un des termes utilisé traduit autre chose que lui même, à savoir le populisme au sens de C. Mouffe... tant pis si vous ne l’avez pas compris.

      Mais vous me donnez assez par ailleurs de quoi contempler un errement politique majeur, qui suffit à ruiner la crédibilité de votre discours : ainsi vous qui êtes très sourcilleux sur la notion de totalitarisme, au point de le pourfendre en tant qu’intention supposée chez les ‘néolibéraux’, vous acceptez de vous allier avec les communistes, les donnant pour indemnes d’une telle imputation. Glaçante cécité.Ce n’était pas totalitaire peut-être le communisme ?
      => je vous réponds alors de la même manière que lorsque j’indiquais à BOB, lorsqu’il rapportait que l’essence du totalitarisme que je dénonçais était celui inhérent au capitalisme : le fait que vos adversaires politiques de droite (pour vous ce sera donc "de gauche") vous reprochent exactement la même chose devrait vous conduire à la prudence et à vous interrogez sur l’idée que ce totalitarisme est consubstantiel à bien autre chose... Regarder la réalité à travers le même prisme à 2 faces finit par donner des réflexes communs... Quant aux communistes d’aujourd’hui que vous croisez ici et dont vous avez l’intuition qu’ils cautionnent les crimes de régimes totalitaires dits communistes ou socialistes, attrocités liées à un totalitarisme que pour ma part, je n’ai aucun mal à dénoncer l’ayant déjà fait, je vous laisse régler vos comptes avec eux mais je n’ai pas l’intention de leur attribuer des genocides commis par d’autres, en d’autres temps et en d’autres lieux ! Comme vous le disiez vous-même, invoquez l’Histoire renvoie à un acte hautement politique. Je conçois donc que dans votre combat contre la gauche, vous soyez amené à le faire. Pour autant, l’opposition droite/gauche me paraissant au final bien loin de la menace réelle actuelle, j’ai choisi de ne pas m’y inscrire, sauf à rappeler les valeurs revendiquées haut et fort par l’une et l’autre.

      Loin de moi l’idée de tenir M. Mélenchon pour autre chose qu’un homme de gauche... Son style, son discours, son programme ‘L’Avenir en commun’ attestent en effet de son tropisme de gauche : démagogie, irresponsabilité, utopisme, populisme, irrationalité économique, accommodements moraux, enfin un grand talent oratoire. Tout cela ne fait pas un homme d’État.
      => beaucoup de ceux qui votent pour "l’avenir en commun", qui n’appartient pas à J.L. Mélenchon, n’attendent pas de leur candidat qu’il soit grand homme d’Etat, juste qu’il soit le dernier de la 5ème république... Il est intéressant de constater que tous les maux que vous attribuez à ce projet s’avère applicable à celui qui dirige le monde depuis des décennies : irresponsable humainement et écologiquement, irrationnel économiquement, amorale car sans conscience, démagogique en ce qu’il flatte les plus vils instincts, utopiste en ce qu’il croit qu’il va se survivre à lui-même !

      "L’avenir en commun" relève d’une lutte qui dépasse simplement le cadre formatée de la lutte des classes et qui traduit l’ambition d’un destin commun à tous du fait de la condition qui est la nôtre de part notre commune humanité, et non simplement de l’appartenance à une classe. C’est à ce titre qu’il peut être soutenu par tous ceux qui croient qu’il y a une alternative au désastre actuel...

      Carlos Le 26 janvier à 07:22
  •  
  • Il est triste de voir à quel point les enjeux réels et vitaux du problème qui se pose aujourd’hui à l’humanité, sont éclipsés par ceux d’un monde trop longtemps fantasmé :

     aux ressources infinies dans lequel il ne s’agissait que de discuter de qui profiterait de la prédation opérée,

     et à l’illusion de la préeminence du destin individuel ou communautaire (au sens d’une communauté se reconnaissant comme différente du reste de ses congénères) sur celui qui par nature, attend l’espèce humaine toute entière, la fondant ainsi une et indivisible...

    La guerre entre la gauche et la droite democratique (je ne parle pas ici de l’extreme droite ou de l’extreme gauche desquelles il est inutile d’attendre une remise en question), dont je ne nie pas qu’elle puisse être fondée, présente ici à ce titre un caractère fort préjudiciable et si Macron l’a compris en se servant comme argument électoral peu convaincant du "et de droite, et de gauche", ne trompant personne puisqu’appliquant visiblement les tenants de l’ideologie destructrice majoritaire actuellement dans le monde, il en est d’autres qui feraient bien de réfléchir à ce que cela implique de faire de cet étalon des victoires passées, celui des victoires à venir... Même à y intégrer la question environnementale, avec la "finance verte" qui n’est rien d’autre que du "green washing" d’un coté ou la vision de l’autre uniquement "socialement utile" de l’environnement au detriment de l’imperatif de responsabilité humaine quant aux autres espèces végétales et animales...

    Relever que le néoliberalisme en tant qu’ideologie s’attaque à des valeurs communes partagées entre la gauche et la droite était le minimum que je puisse faire pour insister sur le fait que nous ne nous trouvons pas face au duel traditionnel, mais à l’affrontement entre la barbarie et la civilisation, entre un totalitarisme criminel et une démocratie salvatrice. Ces valeurs communes et la condition humaine partagée sont les seules moyens susceptibles de mettre en place les strategies de résistance et de survie fondamentalement humanistes, au sens le plus profond du terme. Les occulter au profit des valeurs qui divisent c’est empêcher toute reaction immunitaire en se condamnant à l’inaction. Le totalitarisme n’est par essence, ni de droite, ni de gauche, en ce qu’ils prospèrent uniquement tous deux dans la démocratie... Mais il convient de se demander comment ceux-ci servent d’excuses à son avènement. Or, nous sommes, compte tenu du temps qu’il nous reste pour réagir, à la croisee des chemins...

    Carlos Le 26 janvier à 10:13
       
    • @Carlos. Le peuple de gauche n’existe pas, le peuple de droite non plus. En France il n’y a qu’un seul peuple, le peuple français. Votre formulation laisse entendre que vous ne l’avez pas compris. Comme vous je dénonce le populisme, d’où qu’il vienne. Il y a en effet un populisme de gauche et un populisme de droite, sans guillemets nulle part. Voilà qui est clair et qui suffit à nous mettre d’accord pour peu que l’on s’exprime clairement.

      Le reste nous oppose. Ce que vous dites est aberrant. Vous parlez des ‘crimes de régimes totalitaires dits communistes ou socialistes’ – je vous cite, d’où les guillemets dont je fais bon usage. Non Monsieur, il s’agit des crimes des régimes communistes. Ou plutôt des régimes socialistes, formule plus rigoureuse, l’expression courante ‘régime communiste’ signifiant simplement que dans le régime socialiste le parti communiste est au pouvoir et que tout autre parti est interdit.

      Ces crimes sont imputables au PCUS et le PCF qui le soutenait endosse au minimum une responsabilité au titre de la complicité morale. Il les a masqués, a menti sur leur réalité et leur mobile. Cette responsabilité ne doit pas être effacée, ce que vous faites par des artifices sémantiques qui, décelés, témoignent d’un biais qui est tout sauf anodin.

      Ne confondez pas les causes et les effets. C’est parce que la réalité du communisme est telle que notre intelligence nous permet de la percevoir, et de la comprendre, à moins que d’en être dépourvu, que je combats ce régime et le parti qui le promeut. Je ne déforme pas la réalité pour continuer à justifier mon combat même si j’ai pris conscience qu’elle le désavoue, ce qui n’est pas le cas sinon je me mettrais à ressembler à mes adversaires. Ils le sont principalement pour cette raison. Je n’instrumentalise pas l’histoire.

      Ce que je combats ici ce n’est pas la gauche en général, qu’au demeurant je peux critiquer, mais le communisme, l’idéologie qui le justifie et ceux qui s’en prévalent pour l’appliquer dans notre pays. Il cesserait alors d’être une démocratie. En définitive c’est elle que je défends. Il importe dans ce combat pour sa défense de bien distinguer la gauche social-démocrate et la gauche communiste.

      Glycère Benoît Le 26 janvier à 12:29
    •  
    • @glycere - Le peuple de gauche n’existe pas, le peuple de droite non plus. En France il n’y a qu’un seul peuple, le peuple français. Votre formulation laisse entendre que vous ne l’avez pas compris.
      => vous avez parfaitement raison (à savoir que je ne l’ai pas compris) car je précise au contraire dans ma formulation que bien que pour ceux des militants de gauche qui revendiquent une identité traditionnelle politique et morale si forte (au même titre qu’à droite d’ailleurs) qu’ils en construisent un peuple de gauche (qu’évoque d’ailleurs Edgar Morin pour ne pas le citer), il n’en reste pas moins que tout projet politique s’adressant de façon générale au citoyen plutot qu’au militant (comme "l’avenir en commun"), doit s’appuyer sur une identité politique marquant plus fortement celle d’une volonté réellement collective... D’où la nécessité d’en appeler au "peuple" de France (et je remets les guillemets, je m’en expliquerai en vous répondant ci-dessous). Je persiste donc dans mon "erreur" et je signe.

      Comme vous je dénonce le populisme, d’où qu’il vienne. Il y a en effet un populisme de gauche et un populisme de droite, sans guillemets nulle part. Voilà qui est clair et qui suffit à nous mettre d’accord pour peu que l’on s’exprime clairement.
      => Si je vous suis parfaitement sur la pluralité des populismes, que vous entendez à priori à raison comme une restriction de la démocratie (il y en a bien des illustrations à droite comme à gauche), il existe malgré tout une nouvelle approche théorique du phénomène porté par C. Mouffe et qui de fait, revendiquant des valeurs de gauche souhaite s’inscrire dans ce registre binaire, tout en lui insufflant la noblesse des valeurs revendiquées à gauche (le populisme de la gauche ne pourrait donc être que positif et celui de la droite, forcément négatif) ... Cependant, à sortir du partisanisme en considérant qu’en réalité la défense de la démocratie n’est pas l’apanage d’un camp politique, elle amène la constitution d’un "peuple" hétérogène (NOUS) dans un populisme exigeant paradoxalement radicalement plus de démocratie et de pluralisme, en opposition à une oligarchie quasi-homogène (EUX) dont le souhait est de confisquer le pouvoir... Il est là, le "peuple" de France que j’évoque, plus large que les constructions partisanes de peuple de gauche ou de peuple de droite réunies, et qui les contient tous les deux ! Il y a donc bien un populisme foncièrement démocratique qui se démarque de celui usuellement anti-démocrate qu’on ne peut que condamner.

      Sur tout le reste qui tient dans la revendication politique du procès que vous faites à l’idéologie communiste actuelle (dont je n’ai rien d’un défenseur), en vertu des leçons de l’Histoire, et que pour ma part, je tends à considérer comme fort peu "problématique" aujourd’hui en ce que ce n’est pas cette idéologie qui, en imposant son modèle à tous, est entrain de détruire les chances de survie de l’Humanité (n’interprétez pas faussement que se faisant je minimise les crimes des régimes qui s’en réclamaient), je ne comprends pas l’idée que vous véhiculez selon laquelle il n’y aurait pas eu depuis 40 ans, une dynamique d’abandon de tout modèle, de renouvellement de la conception du monde, du projet politique, des manières de penser qui ajouteraient une autre dimension à l’ambition communiste que simplement celle de n’être bien malgré elle, au même titre que le nazisme, qu’un totalitarisme monstrueux... Il conviendrait donc selon vous de fuir toute discussion avec quelqu’un se revendiquant "communiste" au nom d’une complicité morbide assumée bien malgré lui à travers l’espace et le temps. Sachez que je n’hésiterai pas à entrer dans un débat contradictoire avec celui qui m’affirmera qu’un régime anti-démocratique dictatorial, fusse t’il une dictature du prolétariat, reste l’objectif ultime à atteindre. Pour autant, je n’en ai pas encore rencontré... du moins, ne s’est-il pas dénoncé... Je n’adopterai donc aucune démarche sectaire en rejetant la discussion, fusse t’elle programmatique, avec un encarté du PCF. Car, étrangement si j’en crois le portrait que vous en dressez, il semble bien que malgré une appartenance au parti communiste français, certains adhèrent à l’ambition démocrate du programme "l’avenir en commun". Ce qui laisserait entendre qu’il vaut mieux éviter de réduire un individu à un rôle ou une identité revendiquée. C’est d’ailleurs un peu déjà ma démarche lorsque je n’hésite pas à discuter avec quelqu’un revendiquant la défense du néolibéralisme, idéologie que je combats pourtant, ce qui me permets au fil de la discussion de comprendre en réalité qu’il croit défendre le libéralisme...

      Ceci dit, votre approche enkystée, ou statique si vous préférez, des idéologies, de leur genèse, de leur évolution et de leur résultante, m’éclaire de fait sur votre incapacité à envisager une quelconque dynamique susceptible d’avoir générée une idéologie néolibérale propre, détachée du corpus libéral, comme un parasite peut l’être de son hôte ... Je vous confirme que le doute n’est pas confortable, mais il est toujours préférable à la prison des certitudes.

      carlos Le 26 janvier à 16:52
    •  
    • @Carlos. L’idéologie communiste, le marxisme-léninisme, déterminée depuis l’origine, donne toujours leur raison d’être aux partis communistes existant actuellement. Ils la perdraient s’ils rejetaient cette idéologie pour quelque motif que ce soit, l’évolution du monde, le droit à l’erreur, la révision des fondamentaux ou l’instinct de survie. Vous estimez que la liberté dont dispose un parti lui permet, au prétexte de l’abandon de tout modèle, de renier ses engagements et de s’exonérer de ses responsabilités en mentant sur son histoire, bref de s’autoriser un lessivage complet dont il ressortirait plus blanc que blanc et surtout vivant. Après tout le simple fait de continuer à exister peut constituer une fin en soi et il y aura toujours des gens pour s’en satisfaire.

      Une telle transmutation digne de l’alchimie médiévale ou de la dialectique futuriste est même assez aisée à accomplir. Vous en attendez un partenariat profitable, le PCF new-look vous apportant la marge de voix nécessaire à votre bonne fortune électorale. Mais sur le fond, ce tour de passe-passe intellectuel ne vous apportera que le concours de gens médiocres, sans grande culture politique, incapable de constituer le vivier nécessaire à tout parti pour y puiser des cadres de valeur. À long terme l’option est déficitaire.

      Glycère Benoît Le 26 janvier à 21:42
    •  
    • @glycere - c’est m’avoir bien mal lu que de m’accuser d’attendre que la chose suivante se produise, je cite :
      "Le PCF new-look vous apportant la marge de voix nécessaire à votre bonne fortune électorale"
      Alors pour que ce soit clair, l’idée c’est de discuter avec tout citoyen, fusse t’il communiste sur la base du programme "l’avenir en commun", non de conclure des alliances stériles ou de former des cartels inutiles avec d’autres formations politiques. Ce qui n’empêche pas de ponctuellement envisager des actions communes en fonction des convergences.
      Convaincre, ça reste le principale défi de LFI.

      carlos Le 27 janvier à 09:29
    •  
    • @Carlos. Accuser, non. Un argument critique dans un débat n’est pas une accusation.

      Convaincre dites-vous. Mais qui ? Les électeurs. Ce sont eux qui décident du pouvoir. Il est vital de leur faire une offre crédible, ayant une chance raisonnable d’y accéder. Pour cela des alliances sont nécessaires. Le PG, berceau de LFI, en constitua une naguère avec le PCF. C’était le FG, arrivé en ordre de bataille pour 2017, avec M. Mélenchon pressenti pour le premier rôle, qu’il tint finalement sous la bannière de LFI. Je ne sache pas, d’après les positions des uns et des autres dans cet azimut du paysage politique qu’une nouvelle alliance électorale LFI-PCF soit exclue.

      Glycère Benoît Le 27 janvier à 12:05
    •  
    • @glycere- il ne s’agit pas d’un argument mais de ce que je considère comme une accusation car indiquant que j’aurais l’intention clairement définie quant au parti communiste français de manoeuvrer en vue d’un objectif que vous précisez (et à travers moi les sympathisants LFI) :
      Vous en attendez un partenariat profitable
      Je vais vous en apprendre une bonne, oui ce sont bien tous les électeurs sans distinctions que nous tentons de convaincre, et non la majorité des "insoumi.e.s." ne souhaite pas la réalisation d’alliances opportunistes. En l’occurrence, c’est l’adhésion au programme qui cimente le mouvement... LFI disparaîtra si elle passe outre. Convaincre, c’est la seule façon de devenir une option de vote "sérieuse", faire des calculs politiques, non.

      Carlos Le 27 janvier à 12:47
    •  
    • @Carlos. Négocier entre partis est l’essence même de la politique. N’en faites pas si cela vous révulse. Croyez-vous au parti unanimiste, recueillant à lui seul tous les suffrages librement exprimés avec un chef salvateur à sa tête ?

      Tout militant espère le succès électoral de son parti ou de l’union de partis qu’il soutient, qu’elle soit un cartel, un front, ou un simple accord de désistement. Il attend de toute alliance un profit politique, ce qui n’a rien de déshonorant. Vous savez que LFI ne pourra jamais accéder au pouvoir seule. Il faudra donc négocier et le PCF, que l’on sache, n’est pas exclu a priori des partenaires possibles de LFI.

      Glycère Benoît Le 27 janvier à 21:26
    •  
    • @glycere -
      Négocier entre partis est l’essence même de la politique. N’en faites pas si cela vous révulse. Croyez-vous au parti unanimiste, recueillant à lui seul tous les suffrages librement exprimés avec un chef salvateur à sa tête ?
      => non , la politique ne sert pas à justifier des moyens qui la fonde, à ce titre, la négociation entre partis (la tambouille politicienne) n’en est absolument pas l’essence. La politique s’affirme au contraire comme un outil de décision collectif révélant le sens que l’on en donne (le sens du collectif soit entendu) et dans lequel, de part sa dimension foncièrement humaine (donner du sens à tout c’est là le fardeau de l’humanité... Ou sa force), "fin" et "moyen" y sont étroitement imbriqués (et donc on ne peut pas y opposer l’éthique de conviction à l’éthique de responsabilité comme le pensait Freund... ce pourquoi au demeurant préfèrent opter par facilité, tous les partis qui accèdent au pouvoir pour justifier des agissements en totale contradiction avec ce qui les y a ammener, invoquant leur joker lorsqu’ils sont pris en flagrant délit avec la notion fort opportune de "partis de gouvernement". Summum de l’hypocrisie et de la versatilité de la parole politique de plus en plus dénoncées par les citoyens eux-mêmes) ... Cela pose la question de ce qu’est justement une décision collective et pour ma part, elle ne peut être que l’expression de la concertation (discussions avec des "semblables", mais aussi confrontations avec les "autres"), de la réflexion propre des citoyens eux-mêmes (mettant en jeu leur conception de la morale et de l’Interet Général), pas d’une discussion de stratégie électorale entre partis, ce qui ne traduit simplement qu’une conception d’un pouvoir centralisé ! Car ces derniers sont mus par un intérêt propre qui n’est plus celui de ceux qu’ils sont censés représentés. Vous en faut il vraiment une illustration ? Je me pose en faux donc avec votre vision de la politique car il ne s’agit pas la d’avoir un parti unique, mais de rassembler en convainquant une majorité de citoyens autours d’un diagnostique qui a fait émerger un mouvement hétérogène quant à ses constituants (et qui n’est donc pas un parti, lieu s’il en est de la pensée unique) et produit un programme amenant des solutions quant aux problèmes graves liés aux symptômes diagnostiqués.

      Vous savez que LFI ne pourra jamais accéder au pouvoir seule. Il faudra donc négocier et le PCF, que l’on sache, n’est pas exclu a priori des partenaires possibles de LFI.
      => LFI n’est pas un parti mais un mouvement ce qui lui permet d’intégrer dans ses sympathisants des encartés d’autres formations plus formelles, comme ceux du PCF que vous aimez citer semble t’il... Or, réduire simplement un individu à une identité politique revendiquée est une erreur car le jeu de la vraie responsabilité politique s’opère chez lui, et non dans le parti pour lequel il paye sa cotisation ! Il est en effet le seul vrai possesseur de son vote au même titre que celui qui n’a pas de convictions politiques fortes ! Quoiqu’il en soit, je ne me pose pas la question de la politique comme étant celle d’arriver au pouvoir, par contre, comme beaucoup, je me pose la question de l’utilité d’arriver au pouvoir, si ce n’est pas pour redonner aux citoyens la capacité de reprendre leur destin en main ! Ce qu’aujourd’hui, l’entreprise de confiscation du pouvoir ( qui n’est pas un phénomène nouveau en soit) menée par une petite oligarchie au service d’une idéologie totalitaire puissante, est en train d’achever... Si une majorité d’encartés du PCF sont d’accord avec ça, il y a un programme qui permet de lutter contre cela et de repenser collectivement au sens large, une fois au pouvoir, un destin réellement commun avec la constituante pour une 6ème république pendant laquelle, ils auront tout loisir de convaincre que leur vision du monde contient des éléments fondamentalement bons pour l’intérêt général sans remettre en cause l’épanouissement personnel (l’épanouissement personnel ne pouvant pas se borner uniquement à la vision d’un égoïsme et d’un narcissisme en totale contradiction avec une nature humaine plus complexe que cela).
      Bref, les accords d’appareils sont juste le reflet d’une conception centralisée du pouvoir que je ne partage pas, et que beaucoup d’insoumi.e.s ne partagent pas... Car le pouvoir n’est aux mains que des citoyens eux-mêmes, seule façon de garantir que l’intérêt général ne soit pas écarté au profit de l’intérêt de quelques uns... En l’occurrence, même si je ne suis pas le seul à le penser à la France Insoumise, je n’ai aucunes difficultés à admettre que d’autres y pensent différemment. Car le véritable moment ou tout pourrait se jouer, c’est au moment de la constituante qui statuera de quelles institutions nous voulons nous doter, nous français, et non quel président sera le dernier de la 5ème république ...

      Carlos Le 28 janvier à 09:51
    •  
    • Ah ce ‘Bref’ à la fin, sublime !

      Glycère Benoît Le 28 janvier à 11:57
    •  
    • @glycere- un "bref" fort savoureux j’en conviens... Vu le nombre de lignes de mon commentaire ! Je tâcherai de le remplacer par un "En résumé", moins optimiste la prochaine, de manière à vous évitez d’y revenir une 3ème fois !

      Carlos Le 28 janvier à 12:19
    •  
    • Tâchez plutôt de prendre le temps de faire court et d’évoluer vers la clarté et la concision. Des sacs de paille hachée pesant quinze tonnes, c’est ça vos messages.

      Glycère Benoît Le 28 janvier à 21:24
    •  
    • @glycere - Je tâcherai de m’adapter à vous et faire plus simple... Et moi qui ne me voyais aucun point commun avec Macron, nous voici réunis désormais par les affres d’une pensée complexe si peu adaptée aux formats courts...

      Carlos Le 28 janvier à 21:55
    •  
    • Soyez vous-même sans chercher à vous adapter à votre interlocuteur. C’est à lui de faire l’effort de vous comprendre. Qu’est-ce que le bon style ? Un effet de la liberté imaginative certes mais aussi – et surtout – le résultat d’un travail de réflexion, de construction. Cent fois sur le métier…

      Glycère Benoît Le 28 janvier à 22:13
  •  
  • Bonjour
    A Glycère Benoît
    Vous me faites rire quand vous dites :Sur PCF....l’idéologie communiste détermine ....existait actuellement. Il perdrait, sa raison d’ être, s’il abandonné cette idéologie.....
    Sauf, si je me trompe , mais il y a longtemps que le PCF a abandonner toute référence a Marx , et plus encore à Lénine. Il a abandonner , tout modèle et référence idéologique. Marx n’est plus qu’un objet d’étude dans des séminaires intellectuel, style Actuel Marx. Certains diront , c’est justement cela le problème, d’autres non. Certains s’en réjouisse, d’autres pas.
    Vous en êtes rester au PCF des années 50/60. Marx n’est plus un dieu. D’ailleurs la plupart des militants ,ne lise plus Marx....s’ils lisent encore.
    Et malgré cela, le PCF continue a exister, le PCF c’est ouvert a d’autres réflexions....

    BOB Le 27 janvier à 11:20
       
    • @BOB. Si un parti frère du NSDAP en avait fait autant et qu’il continuât à exister, que diriez-vous ?

      Glycère Benoît Le 27 janvier à 12:19
    •  
    • En lisant les divers contributeurs Il est amusant de constater que ce PCF, que pour la plupart ils disent foutu , moribond, et près de la tombe, continue de nourrir leurs échanges. Une remarque : Marx, dont 2018 sera le 200 ème anniversaire de sa naissance est toujours bel et bien vivant... comme le PCF !

      François O Le 28 janvier à 21:12
    •  
    • @François O. Marx est un classique de la philosophie parmi d’autres. On peut s’y intéresser sans nécessairement être marxiste et contribuer aux échanges sur ce thème. Ainsi leur nombre n’est pas un indice de la popularité de ses thèses dans l’action politique. Là, pour le PCF censé les appliquer s’il parvenait au pouvoir, l’indice n’est pas bel et bien.

      Glycère Benoît Le 28 janvier à 22:15
  •  
  • Ainsi le nombre des échanges sur le PCF et l’actualité de Marx ne seraient pas un indice de leur popularité , selon G. Benoît. Mais qui a parlé de "popularité" ? Personne ici. Il ne s’agit pas de cela , bien sûr. Il n’en demeure pas moins que si l’on éprouve le besoin ici,et ailleurs de s’intéresser à eux , c’est assurément parce qu’ils continuent de déranger ou de faire peur et de représenter un horizon et pas seulement un passé.

    François O Le 29 janvier à 11:51
       
    • De quoi s’agit-il alors ? Un parti bel et bien vivant est un parti populaire, disposant d’un électorat nombreux, ce qui n’est plus le cas du PCF, contrairement à ce que vous avez dit. Il est vivant mais malingre.

      L’actualité de Marx concerne le domaine philosophique. À ce titre son œuvre et ses idées sont enseignées à l’université, à côté d’autres grandes pensées. Toutes ne disent pas la même chose, la plupart sont même contradictoires entre elles. Toutes sont enseignées ou susceptibles de l’être : la mission de l’université est de dispenser des savoirs, non d’endoctriner les étudiants ou de préparer la prise du pouvoir par le PCF.

      Ce parti en est loin. Autrefois menaçant malgré l’absence de frontière commune entre la France et l’URSS, il ne fait plus peur, s’il l’a jamais fait. Il ne dérange plus ses adversaires, qui l’oublient, ou ses partenaires potentiels qui le méprisent. Son horizon est étriqué. Si un ressaut électoral est toujours possible car en politique il ne faut jamais dire jamais, il est improbable. Il se fera par le biais, déjà perceptible, d’abandons doctrinaux essentiels, le rapprochant ainsi de thèses qu’il était né pour combattre. Ceux qui ont une culture politique sauront s’en souvenir et lui rappelleront les responsabilités qu’il prit du temps où le communisme existait. C’est pour ma part ce que je fais ici.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 12:50
  •  
  • « un parti qui ne sait déjà plus où il va. »
    Il va à Canossa depuis que Hollande en a pris la tête.

    Francis Le 30 janvier à 16:46
  •  
  • merci a glycéré et a Carlos de bien avoir confisqué le débat a votre profit ;.

    j’ai une idée : créer votre blog

    buenaventura Le 31 janvier à 17:13
       
    • Vous avez raison, même s’il faut parler de saturation plutôt que de confiscation, chacun restant libre d’intervenir. Il est certain que les posts fleuves de Carlos et son interventionnisme débordant – il s’épanche à profusion sur presque tous les articles – a un côté pousse au crime. Je me suis un peu laissé aller à tomber dans ses excès, sans vraiment le vouloir comme un but en soi mais sans non plus pouvoir dire que je n’en suis pas responsable.

      Au demeurant je me suis fixé pour règle d’emblée de n’intervenir que sur les sujets qui m’intéressent et de ne pas faire de l’omniprésence en collant ma prose à larges tartines sur le forum. Sans toutefois y réussir à tout coup. Cela ne vous a pas échappé. À moi non plus. À bientôt quand même, buenventura, sobrement, sans haine mais avec retenue.

      Glycère Benoît Le 1er février à 01:02
  •  
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