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Accueil > Economie | Par Laura Raim | 5 janvier 2017

Le revenu universel, un piège libéral ?

Le "revenu universel", défendu par plusieurs candidats de gauche, a fait une entrée tonitruante dans la campagne présidentielle. Mais malgré les bonnes intentions et faute d’une vraie ambition, la mesure risque d’achever la liquidation de la protection sociale.

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Quand une mesure présumée "de gauche" recueille les applaudissements de Frédéric Lefebvre, Manuel Valls, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Boutin et des économistes du FMI, la méfiance est de mise. L’idée d’un revenu régulier versé à tous les citoyens sans condition ni contrepartie tout au long de leur vie, en complément ou en remplacement des revenus du travail, est de celles-là. Si la France devait l’instaurer demain, le revenu universel, promu en tout bonne foi progressiste – notamment par les candidats à la présidentielle Yannick Jadot, Benoît Hamon et Pierre Larrouturou –, pourrait en effet s’avérer une belle entourloupe libérale…

Certes, les raisons de l’intérêt à gauche sont nombreuses et fondées : si le montant de l’allocation est assez élevé pour vraiment couvrir les besoins de base, la déconnexion entre le travail et le revenu permettrait à chacun de refuser un emploi pénible, nuisible ou sous-payé – ou d’être en position de négocier de meilleures conditions salariales – et de réaliser des activités gratifiantes et utiles, mais non valorisées par le marché du travail : étudier, élever ses enfants, soigner un proche etc.

Ce serait aussi un moyen d’éradiquer la pauvreté dans un contexte où l’emploi se raréfie sous l’effet de la robotisation et de l’informatisation, notamment en mettant fin au problème du non-recours au RSA (près de 50%). Le caractère automatique et inconditionnel permettrait enfin de supprimer les contrôles bureaucratiques – souvent intrusifs et moralisateurs – que nécessitent de nombreux dispositifs d’aide actuels.

Une mesure austérité-compatible

L’idée n’a toutefois rien d’intrinsèquement radical ou anticapitaliste, même telle qu’elle est formulée par des intellectuels ou militants classés à gauche. Ainsi, le philosophe belge Philippe van Parjis, cofondateur du Collectif Charles Fourier, à qui l’on doit la réactivation de l’idée en Europe dans les années 1980, décrit son projet en 1985 en des termes pour le moins surprenants. Que propose-t-il exactement ? De supprimer toutes les prestations sociales publiques et de verser à la place à chaque individu une allocation universelle financée par un impôt progressif :

« Parallèlement, dérégulez le marché du travail. Abolissez toute législation imposant un salaire minimum ou une durée maximum de travail. Éliminez tous les obstacles administratifs au travail à temps partiel. Abaissez l’âge auquel prend fin la scolarité obligatoire. Supprimez l’obligation de prendre sa retraite à un âge déterminé ».

L’objectif est de combiner l’efficacité et la flexibilité du marché avec la protection du revenu de base. Cette option ressemble étrangement à "l’impôt négatif" imaginé par le très libéral Milton Friedman en 1962. Dans la vision du fondateur américain de l’École de Chicago, l’État verse à toute personne en dessous d’un certain seuil de pauvreté un revenu de base (mais pas universel, donc), tout en privatisant les services publics et en se débarrassant de la sécurité sociale, de manière à retirer les entraves à la libre concurrence.

Dans la version de Friedman, l’allocation transforme les individus en consommateurs suffisamment solvables pour acheter leur assurance-santé auprès des différents prestataires privés. Quant au revenu lui-même, son montant doit être assez bas pour que l’on ne puisse pas se passer d’emploi ; il agit par conséquent comme une subvention aux entreprises, qui peuvent moins payer leurs salariés. L’industrie des assurances privées y gagnent, de même que les employeurs, mais l’intérêt est loin d’être évident pour le reste de la population.

Un RSA amélioré

Or il semblerait que ce soit surtout cette version non-universelle, une sorte de RSA amélioré, qui attire les candidats libéraux. Manuel Valls prône en effet un "revenu décent" fusionnant les minima sociaux en une subvention unique relativement généreuse (entre 800 et 850 euros), mais versée seulement aux plus précaires. Une manière d’éponger l’extrême pauvreté, potentiellement source de troubles politiques, sans avoir à combattre les inégalités ni remettre en cause les politiques qui les engendrent : politique de l’offre, libre échange, déréglementation financière, austérité budgétaire… On comprend mieux que le PDG de Deutsche Telekom, Timotheuse Höttges, se dise favorable à cette mesure austérité-compatible qui permettrait d’éviter « une ère de radicalisation, de fanatisme et de terrorisme ».

Les promoteurs de droite du revenu universel n’ont aucune intention de libérer qui que ce soit du marché de l’emploi, mais au contraire d’inciter à y participer davantage. Pour preuve, ils ne cessent d’insister sur le fait qu’en étant cumulable avec l’emploi, l’allocation supprime les trappes à inactivité, c’est-à-dire le risque que la reprise d’un travail conduise à une baisse des prestations et donc des revenus globaux.

Certes, il suffirait de fixer un montant suffisamment élevé – au moins égal au salaire minimum – pour accomplir tout de même certaines des promesses émancipatrices et affranchir les individus de la nécessité de trouver un travail. Mais de fait, les différentes propositions et expérimentations en cours sont bien en-deçà. En Finlande, où le gouvernement conservateur teste le revenu universel sur 2.000 personnes pour deux ans depuis le 1er janvier, l’allocation est de 560 euros mensuels.

Vers la liquidation de la protection sociale ?

En France, même Benoît Hamon et le candidat écologiste Yannick Jadot rêvent petit : leur revenu de base correspond, du moins dans un premier temps, à l’actuel RSA socle (524 euros). D’autres sont plus ambitieux : l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi évoque la somme de 1.000 euros. Mais alors, le dilemme reste intact : financer une allocation aussi élevée coûte cher.

Dans une étude publiée en mai, la Fondation Jean Jaurès calcule qu’un revenu universel de 750 euros mensuels coûterait 504 milliards d’euros, soit 24% du PIB. Pour 1.000 euros, cela atteindrait 675 milliards, soit 31% du PIB. Pour « ne pas générer d’endettement supplémentaire », il faudrait privatiser la sécurité sociale et détricoter l’ensemble de notre système de protection sociale, basé sur la solidarité entre actifs et inactifs, la démarchandisation des services publics, la notion de droits sociaux et l’idéal égalitaire.

Ce qui fait dire au sociologue Daniel Zamora, codirecteur de l’essai Contre l’allocation universelle, paru chez Lux, que la mesure n’est pas « l’aboutissement de nombreuses conquêtes sociales passées, mais, au contraire, l’alternative logique à leur abandon. Derrière cette mesure se dessine plus généralement un projet intellectuel et politique qui vise à liquider une certaine conception de la justice sociale ainsi que l’héritage institutionnel de l’après-guerre. » Et de conclure : « Ce projet, loin d’être une étape vers le progrès social, n’est qu’une des aberrations engendrées par le néolibéralisme dans notre imaginaire social. L’allocation universelle est, en ce sens, l’expression la plus aboutie de l’utopie du libre marché ».

À lire

Mona Chollet, Imaginer un revenu garanti pour tous, Le Monde diplomatique.

Mona Chollet, Le revenu garanti et ses faux amis, Le Monde diplomatique.

50 nuances de revenu universel, l’idée à la mode de la présidentielle 2017, Le Monde.

Clément Cadoret, Revenu universel : halte à la pensée magique, La Vie des idées.

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  • Le revenu de base n’est peut-être pas intrinsèquement libéral mais Milton Friedman et des libéraux y sont favorables en le proposant avec une somme dérisoire (environ 400 euros par mois) et en remplacement des cotisations de sécu, de retraite... et des allocs en général.

    Bernard Friot et le réseau salariat ont un avis assez intéressant et tranché sur cette question.

    Friot pense avec raison qu’associer un revenu de base insuffisant pour vivre à des emplois en auto-entrepreneuriat façon uber serait le projet idéal pour les capitalistes qui, du même coup, n’auraient plus à s’emmerder de salarier leur main d’oeuvre, qui serait encore plus facilement disponible et corvéable.

    Arouna Le 5 janvier à 17:56
  •  
  • Il n’y a vraiment personne pour penser l’opportunité que représente le revenu inconditionnel en terme de DYNAMIQUE politique ?

    Même si le revenu est initialement faible mais réellement inconditionnel, alors les libéraux auront doté la gauche d’un formidable outil politique pour unir les classes populaires. Finit de pointer du doigt les chomeurs, les bénéficiaires du RSA, les fonctionnaires, les intermittants.. Car tous pourront se retrouver derrière un intérêt commun immédiat : augmenter/défendre ce revenu de base.

    Lex Le 5 janvier à 19:54
       
    • Ceux qui travaillent et touchent le RU pointeront du doigt ceux qui ne travaillent pas et touchent le RU. On tourne en rond. Je propose la gratuité totale et inconditionnelle pour les transports (train, urbains), l’éducation (jusqu’à la fin des études), les soins (fin des mutuelles et complémentaires santé), toutes les bibliothèques et les équipements sportifs municipaux (piscines), théâtres publics etc.

      pierre Le 5 janvier à 20:54
    •  
    • @Pierre
      Oui, à vous lire, donnons leur plutôt à manger des livres et des maillots de bain pour habiller leurs enfants plutôt qu’un revenu universel.

      Entre le ton de l’article et vos commentaires, on a l’impréssion de lire la gauche la plus inhumaine de ce siècle. Qu’est ce qui vous dérange dans le fait de finir avec le chomage obligatoire et une entrés de finance universel, plus élevé que le RSA pour tout les chomeurs et précaires de ce pays ? Vous prefereriez plutôt une vrai gauche avec plutôt une augmentation du smic, juste pour les fonctionnaires ? Sachant pertinement que c ’est du pipeau et impossible pour les ouvriers ? et rien pour les autres ?

      Je vous souhaite un bon Fillon, puisque vous avez tout fait à gauche de la gauche pour le faire passer au second tour, dans votre unique but de devenir la principale force d’opposition, qui ne servira plus à rien, devant le PS et contre la droite, voir l’extreme droite, que vous n’irez même pas combattre avec un bulletin de vote utile. Puisque vous n’avez l’air d’en avoir rien à fiche des pauvres, et de leur RU, j’en viens presque à souhaiter que Fillon commence à toucher à vos salaires de fonctionnaires et pourquoi pas vos retraites de fonctionnaires aussi. Cà vous apprendra à comprendre le mot d’égalité, d’entraide et d’humanisme entre ouvriers et gens pauvres, en allant manifester avec eux.

      Nous ne sommes plus dans le même camp, je suis de gauche, vous êtes des egoistes , des insoumis de la gauche, une droite quoi.
      Pas cordialement du tout. Bdpif.

      bdpif Le 6 janvier à 01:38
    •  
    • Le revenu universel s’ancre dans la continuité des politiques actuelles. Déresponsabilisées.
      L’État ne choisis plus, ne se mouille plus en quelques sorte. Accord d’entreprise prévalant pour la loi travail, revenu universel pour une impression d’égalité face à une partie de la population que l’on pourrait croire jaloux de la pauvreté de son voisin !
      Vaste fumisterie . On n’anihile pas une luttes des classes avec ce genre de choses et On ne lutte pas correctement contre la pauvreté en mettant tout le monde sur un pied d’égalité car nous ne sommes pas .. de fait .. tous égaux face à ça.
      Et de croire que nous auront plus de poids face à une entreprise parce que la nécessité de travailler est moins forte grace au revenus universel est là encore un vilain mensonge ..

      marine Le 7 janvier à 09:12
    •  
    • Le revenu de base ne chageras en rien le fond du problème qui est le fonctionnement du capitalisme, et le capitalisme n’est pas réformable il faut changer de systéme et trouver quelque chose de plus juste. Un toit pour tous, la santé pour tous, une bonne éducation pour tous, le bonheur pour tous, etc.....Un revenu de base pour tous, ça manque d’ambition je trouve...L’intérêt commun construire une société meilleure ou la voie de chacun compte, en dehors de tous systéme d’exploitation de l’homme par l’homme

      poulpe Le 7 janvier à 15:51
  •  
  • Bon article en tout cas, merci Laura Raim ! même un des rares intéressants que j’ai pu lire ces derniers temps où ce revenu est redevenu dans l’air du temps.
    Car cet article ne se contente pas de pinailler sur le ou ? Quand ? Et surtout comment ? financer ce revenu mais sur les conséquences qu’entrainerait sa mise en place.
    Il est important aussi de savoir que des personnages peu suspects de sympathie pour l’idée d’un « commun » comme Friedman, Madelin à une autre époque où Gaspard koening aujourd’hui, sont des grands défenseurs de ce revenu.

    L’idée de rendre gratuit tous les frais de santé, les études, le logement et les transports me semble par contre un bon préalable, sachant que la compression des salaire, « la baisse du coup du travail » a pour première conséquence un retour des patologies du XXème siècle et un mal logement scandaleux.
    Sinon le problème est toujours là :
    Renault a besoin de techniciens, d’ouvriers et d’ingénieurs pour produire des voitures de qualité mais croire que des carlos goshn ou des bernard arnauld sont indispensables relève d’une croyance complètement irrationnelle, d’une religion officielle mise en place depuis trop longtemps.

    STOP ! Cela doit finir, la ponction de ces parasites sur notre travail est inadmissible dans une société décente.
    Soyons des athées du capitalisme.

    Nous devons TOUS nous réapproprier la création des richesses, que nous TOUS produisons.

    Pour répondre à l’impertinent bdpif, je ne suis pas fonctionnaire, j’ai été très longtemps intermittent du spec puis travailleur sur des chantiers, en Europe et en Afrique. Ma fille est fonctionnaire dans la santé publique où elle mériterait de voir son salaire au moins triplé vu ses conditions de travail, et ils sont nombreux dans ce cas dans le public comme dans le privé.
    Alors continuez à opposer fonction publique et privé, pauvre petit inconséquent que vous êtes Mr bdpif ! Allez expliquer à la veuve d’un salarié de la poste qui vient de mettre fin à ses jours que son mari était un privilégié de fonctionnaire..

    Dans nos manifs on se fait nasser et gazer ensemble nous !!

    Arouna Le 6 janvier à 08:50
       
    • Oui, bien sur, et moi je vais vous envoyer mes centaines de clients des restaurants du coeur faire des manifestations avec vous en leur expliquant qu’un revenu universel, qu’ils aient plus d’argent, ce n’est pas bon pour eux, qu’ils seraient mieux avec des bibliotheques gratuites, et que c ’est bien plus profitable pour eux que le salaire de votre fille , fonctionaire, triple, lui par contre. Ils vont être content, vous pourrez les employer en tant que femme de menages, ou petit peintre pour vos residences secondaires à la plage. Pour info, et ca n’a pas l’air d’être votre monde, mais les pauvres, ont déjà les transports , les bibliotheques et les soins gratuit. Grace aux socialistes, et aux communistes. Vous me semblez être une belle bande d’escrocs de gauche, qui êtes plus là pour augmenter vos salaires que pour l’intéret des pauvres. Je vous prédis un bon 10 % aux elections. Si ce n’est moins.

      bdpif Le 6 janvier à 12:39
    •  
    • "Il est important aussi de savoir que des personnages peu suspects de sympathie pour l’idée d’un « commun » [...] sont des grands défenseurs de ce revenu".
      Duquel parlez-vous ? L’article en aborde au moins 4 variantes, allant du cauchemar misérabilo-capitaliste à l’utopie égalitariste consistant à y consacrer 1/3 du PIB national.

      Karl Le 7 janvier à 01:04
  •  
  • Bonjour
    En tout cas , je constate une chose, moins vous aurez cotisé, en travaillant, moins vous toucherez de retraite et mêmes de chômage. Au bout d’un certains temps des travailleurs se retrouvent sans indemnités chômage , et pratiquement pas de retraite , pour ne pas avoir assez de points , cotisé,pas d’indemnité de fin de droit....nada. Cela c’est fait , il me semble avec l’accord de certains syndicats. Les générations qui arrivent , les jeunes, vont se retrouver dans la très grande pauvreté, plus tard, car beaucoup ne cotiseront pas assez , pris dans le système des petits boulots précaires, cdd, chômage, rsa, auto-entrepreneur, ou vous cotiser a rien....ainsi de suite. alors !!deux école s’affrontent ; il faut du travail pour tous, combien d’heures ?, payer combien ?, nous sommes dans un système capitaliste !, et ceux qui veulent donner un revenu universel, déconnecté du travail, on prend l’argent ou ?...toujours rapport capitaliste !. Beaucoup de gens nous proposent des scénarios bleue, comme au temps de la réduction du temps de travail, et du débat sur la fin du travail (Gorz, aznar,Meda, lipietz, rifkin ....et j’en passe).Fut un temps au chômage, on toucher un " minimun", quelques soit la durée de votre chômage, cela a disparu, la vrai solidarité entre travailleur disparait. Cela pour dire que je reste sceptique sur les solutions techniques, qui ne sont pas forcement fausses, mais qui ne peuvent se mettre en place que si , il y a un rapport de force, en faveur des travailleurs, beaucoup de projets été impossible a une époque (sécu , chômage, congé....), mais les travailleurs en imposant leur projet, on modifier la donne et les capitalistes se sont adapter.

    bob Le 6 janvier à 10:46
       
    • De Gaule et les droitards ont toujours voulu mettre la santé et les retraites dans la main des marchés mais les grands responsables de cette baisse des cotisations, les mêmes qui ont d’ailleurs mis sur pied la CSG sont les représentants de la deuxième gauche ;

      les Rocard, Delors, la CFDT et tous leurs réseaux d’influence ont été des acteurs redoutables car très intelligents.
      Ils ont su profiter de la perte d’influence des communistes et de la CGT pendant les années 70/80 en se faisant passer pour des modernes et commencer à démonter ce qui avait été construit par le CNR.

      Ce sont les mêmes qui ont imposé comme dogme européen absolu "la concurrence libre et non faussée".

      Arouna Le 6 janvier à 11:26
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  • Bonjour
    Lisons les deux articles sur le revenu universel et celui sur l’évasion fiscal (avec mon intervertion plus bas, je m’excuse)...)en dessous. Uniquement sur le financement, beaucoup de projet son réalisable si l’argent rentre !?, mais si l’argent ne rentre pas dans les caisses de l’Etat !?. Tout se tiens, il faut pour cela un projet politique global, collectif......

    bob Le 6 janvier à 12:11
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  • à M bdpif
    La tromperie d’une mise en place d’un « revenu garanti » dans sa version capitaliste serait justement de mettre fin à toutes ces prises en charge gratuite comme la CMU ; afin de diriger la santé, les transports, les retraites intégralement sous la coupe des "marchés" ; L’occasion est trop belle !

    Et oui, toutes ces personnes bien incapables de travailler aux yeux des braves gens seraient dorénavant bénéficiaires d’un revenu, non ?
    Il suffira alors aux investisseurs/assureurs le soin de mettre en place des contrats "top free santé" 3ème classe pour continuer la fête.
    Et puis tant qu’à faire j’expliquerais à ma fille qu’il n’y a pas si longtemps que ça le travail d’infirmière n’était pas payé, par ce fait réservé aux bonnes sœurs et que c’était le bon temps !
    Génial !
    Voilà comment lui faire fermer son clapet de petite privilégiée et lui faire rendre rendre sa carte du syndicat aussi.
    Ce doit être le souhait de votre inspiratrice Christine boutin qui, tout comme vous, votre majesté Bdpif, doit aussi considérer les USAGERS des restos du cœur comme des CLIENTS.

    Quand aux élections.. il est encore bien tôt pour engager les paris mais il est fort probable que vous surestimiez les 33% prédits à votre chouchoute murène lapine.

    Arouna Le 6 janvier à 15:22
  •  
  • Un revenu universel descent est certainement une solution pour sortir de l esclavage salarial qui aliene, deconscientise et produit des citoyens normopathes, anesthésies par les medias de tous genres complices. Comment peut on encore parler de droite ou de gauche et même d’extrême droite ou gauche ? J’ai acquis la conviction que tous ceux qui ont accès aux médias servent le système. Ceux qui denoncent les aberrations de notre système sont purement exclus des medias, comme par exemple le tristement inconnu prix nobel d’economie Maurice Allais. L’exemple de l’extrême gauche élue en Grèce le montre. Ne peuvent être élus dans cette pseudo democratie que ceux qui ne changeront rien au système ! Un revenu universel de 1000€ couterait 600 milliards. La question est de savoir s il est preferable de depenser 600 milliards pour le peuple qui l’utilisera et fera tourner l’economie ou donner plus de 40 milliards ( les intérêts de la dette) à quelques nantis auxquels on a donne le pouvoir incommensurable de la creation monétaire, qui les tesoriseront

    auffan Le 6 janvier à 19:40
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  • à bdpif.
    Vous êtes vexé... Il ne faut pas vous enerver.
    Que dîtes vous au fait que : "Ceux qui travaillent et touchent le RU pointeront du doigt ceux qui ne travaillent pas et touchent le RU" ?

    Vous dîtes : "Oui, à vous lire, donnons leur plutôt à manger des livres et des maillots de bain pour habiller leurs enfants plutôt qu’un revenu universel". Ne soyez pas caricatural, la cantine scolaire et le RestoU aussi peuvent devenir gratuits...

    Croyez-vous que les prix ne vont pas augmenter si le RU passe ? Dès le lendemain, les commerçants changent leurs prix. Gain de l’opération proche du zéro. Sans travailler, rien qu’avec un RU, impossible de se vêtir, d’acheter à manger etc.

    Vous dîtes : "Je vous souhaite un bon Fillon, puisque vous avez tout fait à gauche de la gauche pour le faire passer au second tour, dans votre unique but de devenir la principale force d’opposition, qui ne servira plus à rien, devant le PS et contre la droite, voir l’extreme droite, que vous n’irez même pas combattre avec un bulletin de vote utile. Puisque vous n’avez l’air d’en avoir rien à fiche des pauvres, et de leur RU, j’en viens presque à souhaiter que Fillon commence à toucher à vos salaires de fonctionnaires et pourquoi pas vos retraites de fonctionnaires aussi."
    AHHHHH je comprend mieux. Vous êtes en mission d’intoxication pour le PS chez les méchants rouges !
    Qui vous dit que ne pense pas voter pour Peillon ?
    Vous quittez bien vite le débat d’idée pour révéler votre vrai nature. Quelque soit votre parti, vous n’êtes pas ouvert au dialogue.

    Vous dîtes : "Cà vous apprendra à comprendre le mot d’égalité, d’entraide et d’humanisme entre ouvriers et gens pauvres, en allant manifester avec eux."
    ça va merci, j’ai quelques km de marche dans les manifs au compteur. Pour les retraites, contre la loi travail, depuis quelques années déjà...

    Salutations solidaires.

    pierre Le 6 janvier à 21:28
       
    • Bonjour Pierre, encore un commentaire de ma part ou je devoile mon extraordinaire tact et douceur dans mes propos. C ’est acide, mais en réponse des arguments de gens qui le sont encore plus acide que moi, mais plus finement, eux. Je promet d’etre un peu plus doux dans mes propos.De faire l’effort du moins.Amitiés solidaire Pierre,

      bdpif Le 7 janvier à 23:07
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    • Bonjour Pierre, encore un commentaire de ma part ou je devoile mon extraordinaire tact et douceur dans mes propos. C ’est acide, mais en réponse des arguments de gens qui le sont encore plus acide que moi, mais plus finement, eux. Je promet d’etre un peu plus doux dans mes propos.De faire l’effort du moins
      .Amitiés solidaire Pierre

      bdpif Le 7 janvier à 23:08
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    • Bonjour Pierre,
      encore un commentaire de ma part ou je devoile mon extraordinaire tact et douceur dans mes propos. C ’est acide, mais en réponse des arguments de gens qui le sont encore plus acide que moi, mais plus finement, eux. Je promet d’etre un peu plus doux dans mes propos.De faire l’effort du moins
      .Amitiés solidaire Pierre

      bdpif Le 7 janvier à 23:08
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    • @ Pierre,
      encore un commentaire de ma part ou je devoile mon extraordinaire tact et douceur dans mes propos. C ’est acide, mais en réponse des arguments de gens qui le sont encore plus acide que moi, mais plus finement, eux. Je promet d’etre un peu plus doux dans mes propos.De faire l’effort du moins
      .Amitiés solidaire Pierre

      bdpif Le 7 janvier à 23:09
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  • Wow... Article intéressant mais commentaires à ras les pâquerettes oO.

    C’est vrai que le revenu de base est le rêve des neo-liberaux car elle permettrait à la théorie neo-liberale du marché du travail de coller à la réalité.
    Actuellement, à gauche on le rappel sans cesse, le travail est une nécessité donc le salarié est en position de faiblesse par rapport au patron, alors que la théorie neo-liberale nous dit que le marché du travail se régule à son équilibre le plus efficace et juste car les salariés ne choisiraient qu’un travail assez payé par rapport à la difficulté/pénibilité du travail ( c’est très résumé ), ce qui est totalement aberrant dans la situation actuelle !

    Est-ce que c’est bien ou mal ? Il ne faut pas être dogmatique et bien avouer que les marchés peuvent être efficace et juste ( encore faut-il avoir lu et compris comment cela fonctionne ), mais il est clair que dans un monde où l’état ne régule plus rien, on observe que les marchés peuvent totalement dériver au delà de toute morale.

    Je serais partant du moment que le montant permet vraiment de vivre décemment ( 1000€ en province, 1400€ en région parisienne ? ) et que l’état garde quand même une capacité de régulation du code du travail, sinon même si les salariés seraient en position plus forte de négocier de meilleurs salaires et conditions de travail, on connaît l’ingéniosité dont certain peuvent faire preuve pour faire passer le profit avant la morale.

    Flavien Henrion Le 7 janvier à 08:04
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  • Ce n’est pas le revenu universel qui est de gauche ou de droite, c’est son montant.
    Si la droite tente effectivement de le réduire à une aumône nettement inférieure au seuil de pauvreté qui s’établit autour de 800/900 € en France, il n’en va pas de même pour les progressistes qui en parlent (Liogier le propose aux environs de 1500/1800 € par exemple). L’objet d’un revenu universel élevé serait d’empêcher le capitaliste d’exploiter pour une bouchée de pain le prolo, celui-ci ayant de quoi subvenir à ses besoins basiques et par conséquent ne se sentant pas obligatoirement condamné à se livrer pieds et poings liés à un patron.
    Quand à ceux qui trouveraient la mesure idéaliste, divisez la fraude des banques (70 milliards) par le nombre de Français (70 millions). En répétant la même opération pour le budget militaire afin de le réduire au seul plan défensif et on approche la somme de Liogier sans même avoir à taper dans la caisse. Evidemment cela implique un autre raisonnement que la doxa néo-libérale, voire l’humanisme sirupeux d’une certaine gôche solférinienne...

    EricN Le 7 janvier à 09:03
       
    • Citation L’objet d’un revenu universel élevé serait d’empêcher le capitaliste d’exploiter pour une bouchée de pain le prolo, celui-ci ayant de quoi subvenir à ses besoins basiques et par conséquent ne se sentant pas obligatoirement condamné à se livrer pieds et poings liés à un patron.

      Et nous allons encourager la faineantise des gens qui ne seront plus obligé de travailler, en ayant un salaire en restant chez eux.
      Où allons nous trouver le nombre de salariés utile au développement de notre nation ?
      Où allons nous trouver le nombre de fonctionnaires utiles à l’état ?
      Vous croyez que les gens vont aller travailler , s’ils sont payés à ne rien faire. Une très mauvaise mesure de droite des solfériniens , que l’on appelle faussement de gauche. La vrai gauche elle est chez les insoumis, nous proposons de vrais emplois dans le maritime, avec du travail, qui fournira une émancipation intellectuelle et psychologique aux humains, fiers de leur ouvrage et justement rémunéré. Tous avec Jean Luc, le 7 mai, nous allons crever une nouvelle société. Loin des traitres de socialistes, communistes et autres NPA.

      JUSTE Le 7 janvier à 11:31
    •  
    • Si un système entretient bien la ’fainéantise’, c’est bien celui qui est en place actuellement : fainéantise des rentiers, actionnaires, héritiers, sans compter les postes non productifs (DRH, managers, ...) dont le seul but est de sucer encore un peu plus jusqu’à la moëlle l’os ouvrier. Avec un RMG élevé, le patron devra mieux partager les profits avec ses salariés, sans quoi il pourra se mettre tout seul derrière les machines.
      De tels commentaires prouvent à quel point la doxa des exploiteurs s’est insidieusement infiltrée jusque dans les couches exploitées...

      EricN Le 7 janvier à 19:09
    •  
    • Pour le calcul : 70 milliards € divisé par 70 millions d’habitants cela fait 1000€ par personne. Ce qui ne finance qu’un seul mois à 1000€ de revenu dans l’année me semble-t-il.

      Fredhtag Le 9 janvier à 23:38
  •  
  • Il y a une certaine gauche qui n’aime les idées que lorsqu’elles sont ultra-minoritaires et donc, inapplicables. Qui voit l’argent comme quelque chose qu’on détruit en le dépensant. Qui n’imagine pas qu’un SMIC augmenté ou un RDB trop haut risque de favoriser l’inflation et donc de ne rien changer au pouvoir d’achat. Heureusement il y a aussi une gauche moderne non stalinienne qui réfléchit au RDB concrètement, et s’autorise à y réfléchir en compagnie de gens "de droite", et à vrai dire, vu les postures dépassées d’une certaine extrême gauche populiste, grand bien leur fasse...

    Epsilon Le 7 janvier à 12:22
  •  
  • Avec Macron président, un revenu garanti à 530€ et ma super camionnette coiffure / plaquiste "uber alles 7j/7 - 24h/24" on a la super-pêche !

    Vive la freedom de vivre libre dans un monde open bar !

    Claude Le 7 janvier à 12:36
  •  
  • Hola hola calmos ! faut pas s’énerver !
    Cette histoire de revenu minimum pourrait avoir du bon dans cette période où tout le monde fait la gueule .

    Il y a moyen de trouver le financement .
    Si on encourageait les jeunes à financer leur scolarité à partir du collège je peux vous dire qu’ils auraient un peu plus les pieds sur terre et que ça serait fini la glandouille devant les jeux vidéo .
    Si papa et maman ont pas les moyens, on se prend par la main et on va voir le banquier , on est un pays développé pas en union soviétique ici .

    Avec cet argent récupéré on débourse un revenu de consommation pour tout le monde , on met 600 € sur la table pour la compagnie et il a plus qu’a mettre en place un partenariat avec Carrefour ou Auchan pour que les rigolos fassent pas les cons et aillent pas dépenser tout leur pognon en cannabis .
    Et puis ceux qui ont envie de bosser, ils se lèvent le matin pour gagner plus , comme Bibi !

    Il faudrait peut être arrêter de tout politiser dans ce pays, et faire appel au bon sens bon sang !

    Patrick Le 7 janvier à 18:45
  •  
  • L’attaque des trolls !

    pierre Le 7 janvier à 20:09
  •  
  • Je lis sur le billet "prends moi pour un poisson rouge" du blog de Jean-Luc Mélenchon le paragraphe suivant :
    "Le débat sur le revenu universel garanti qui est ainsi instauré est largement un dévoiement. La seule proposition de revenu universel cohérente et digne est celle que présente Bernard Friot. Car elle indexe le montant de ce revenu à la qualification des personnes concernées. Mais elle suppose la socialisation de toute la plus-value. En ce sens, elle annonce honnêtement ce qu’elle est : un choix de société, un choix de rupture intégrale avec le capitalisme. À l’inverse, les différentes déclinaisons des candidats du PS ou de Fillon sont une sorte de RSA généralisé financé par l’impôt. Elles ne se contentent pas d’enfermer en toute bonne conscience des gens dans un niveau de revenu avec lequel on n’arrive pas à vivre. Elle fonctionne aussi comme une pression à la baisse sur les salaires puisque chaque salarié est ainsi « subventionné »."

    La vidéo de l’audition de Bernard Friot par jlm2017 a été celle qui a eu l’audience la + importante et les contributions sur "le salaire à vie" ont été les plus nombreuses. Il y a donc une forte attente des membres de la FI mais aussi de nombreux camarades qui hésitent encore.
    Or on ne pourra pas se contenter des mesures que préconise le programme "L’avenir en commun" rappelées par Charlotte Girard dans l’Huma du 5 janvier 2017.
    Il y a une véritable offensive patronale relayée par Fillon et les candidats du PS. Il faut donc leur opposer de véritables mesures à la hauteur. Bernard Friot indique dans la vidéo sus-citée des mesures possibles immédiatement et sans qu’il y ait "socialisation de toute la plus value".
    Il faut donc que Jean-Luc Mélenchon s’en empare quitte à rencontrer à nouveau Bernard Friot pour des précisions.
    Autre source d’information les "voeux" de Bernard Friot dans l’Huma du 2 janvier page 5 où il propose que la nation s’empare d’un certain nombre de secteurs clés et les confie en propriété d’usage aux salariés. Les chantiers de St Nazaire par exemple pourrait être un cas d’école.

    Je note qu’aussi que cette phrase du blog de JLM indique au mouvement social ce qu’il devra oser revendiquer si Jean-Luc Mélenchon gagne l’élection présidentielle (ce que je crois vraiment possible si on donne vraiment ces perspectives à celui-ci) : appropriation de l’outil de production et augmentation de la cotisation sur la plus value pour financer des caisses de salaires et d’investissement. En un mot ce ne sera pas "le grand soir" qui imposera ces mesures mais les travailleurs eux-mêmes et progressivement par leurs luttes mais il nous appartient de donner un LA suffisamment sonore !!

    Ce texte a été envoyé à l’équipe de direction de la France Insoumise et à Christian Audouin et Leïla Chaibi membres de l’espace politique afin qu’elle soit soumise directement à Jean-Luc Mélenchon. En effet avec la montée d’Hamon on ne peut se contenter de critiquer le revenu universel. Il faut faire (et Tourcoing peut être le lieu) des propositions positives qui peuvent enthousiasmer le monde du travail.

    Gérard Blanchet Le 7 janvier à 20:33
       
    • Bonne initiative, c’est une piste.
      J’avais regardé la vidéo de l’audition sur le salaire à vie ou Bernard Friot était rentré dans le lard des propositions concernant le travail dans le programme de la FI .
      J’ai l’impression que même si celui-ci n’a pas été encore remanié beaucoup, la proposition du salaire à vie a été prise en compte et retenue comme la seule vraiment révolutionnaire, ce qui est un très bon signe.

      Arouna Le 7 janvier à 20:54
    •  
    • En effet avec la montée d’Hamon on ne peut se contenter de critiquer le revenu universel. Il faut faire (et Tourcoing peut être le lieu) des propositions positives qui peuvent enthousiasmer le monde du travail.

      Hamon, lui, il fait des propositions positives pour entousiasmer les pauvres et les chomeurs à vivre un peu mieux. Nuance de taille. Vous ne faites pas partie de la meme gauche. Vous voulez récupérer les usines pour les salariées, mais rien pour les pauvres. Ils ne vous interessent pas. La droite veut plus d’argent pour les patrons, et vous plus d’argent pour vos salariée, mais vous avez en commun cette abscence d’interet pour les chomeurs et les pauvres.

      AMEN

      bdpif Le 7 janvier à 21:56
    •  
    • @bdpif il faut lire les propositions de Friot et de réseau salariat avant de dire n’importe quoi : le salaire à vie est pour TOUT un chacun à partir de 18 ans avec un premier niveau à 1500€ net et dans sa vidéo à jlm2017 Bernard Friot propose de commencer justement par les premières tranches de jeunes de 18 à 27ans pour amorcer la pompe. Quand il explique ça aux jeunes il est parfaitement compris et ça les enthousiasme. TOUS les jeunes youtubeurs qui ont fait #OnVautMieuxQueça sont tous et toutes pour le salaire à vie.

      Gérard Blanchet Le 7 janvier à 22:12
    •  
    • Que nous dis Jean Luc ? Lisons ces ecrits en commun et analysons en ce dimanche matin.
      Donc sur le revenu universel /

      Le sujet c’est : est-ce que nous sommes d’accord pour décréter par exemple que tous les Français auraient 534 Euros par mois comme le propose mon camarade Benoît Hamon, sachant que c’est en-dessous du seuil de pauvreté. Donc comment on va d’en-dessous du seuil de pauvreté à un revenu minimum décent – c’est par pour rien qu’il y a un Smic qui existe – sinon en allant travailler. Donc on est en train d’inventer un RSA socle plus développé qui permet à l’employeur de dire : bien, je te paie moins puisque de toute façon tu touches ton revenu minimum, voilà !

      Donc il y aurait un SMIC, mais les employeurs pourraient le contourner en decidant eux mêmes du salaires qu’ils donneraient aux ouvriers. C"est illogique et mensonger, le SMIC est obligatoire. Riens ne tiens la route dans son raisonement. Par contre, la valeur travail obligatoire, cà à l’air de beaucoup vous toucher. Que les gens n’aient pas d’emplois ou ne peuvent travailler, ou ne veulent pas se faire exploiter, n’a aucun interet pour vous. I !s travailleront ! Et vous allez vous battre pour qu’ils soient un peu mieux dans leur boulot, mais surtout qu’ils aillent aux travail !

      Hamon est le diable DE LA FAINEANTISE, diffusons la bonne parole de Jean Luc sur you tube et Facebook.

      Amen

      bdpif Le 7 janvier à 22:23
    •  
    • @ Blanchet

      Désolé, je n’avais pas vu votre commentaire précédent me répondant, le mien ne vous était pas destiné, vous savez les jeunes vont pas sur You tube pour écouter du Friot, que peux d’adultes ne connaissent. Et encore moins les jeunes.
      Rien de personnel contre vous donc. Allez, passons une bonne nuit ;) Bonne soirée à vous.
      (paix aux hommes de bonnes volontées)

      bdpif Le 7 janvier à 22:31
  •  
  • C’est effectivement, le revenu universel, l’acceptation de la défaite du système d’entre-aide , de la sécu, de la mutualisation, mais aussi du combat pour un travail épanouissant, bref l’acceptation de la défaite de la gauche, de ce qu’elle a entrepris depuis sa naissance au 19ème : changer le système de l’intérieur.
    Alors c’est triste, c’est sûr.
    Mais c’est vrai. La gauche a perdu, elle n’existe plus politiquement, elle ne subsiste qu’épisodiquement dans la culture, méconnaissable.
    Le travail n’a pas changé : la vision libérale a gagné et développé sa maitrise. L’usine était déjà aliénante, pour raison d’efficacité, c’est maintenant l’ensemble du travail qui l’est : le service, le tertiaire, autant que la production. Même un paysan devient un ingénieur agricole, même un artiste devient un communicant. Bien sûr vous trouverez toujours quelques profs passionnés, quelques pompiers volontaires, quelques artisans heureux : mais ils sont l’équivalent de gauche du millionnaire parti de zéro, soit un improbable ticket de tombola gagnant.
    La réalité, c’est que si on veut sortir du RSA ou devenir propriétaire il faut s’asseoir sur ses valeurs, vendre des choses inutiles fabriquées de manière honteuse, travestir des idées pour un compromis commercial, déguiser son discours pour manipuler sa cible. Que vous soyez télé-opérateur, instit ou consultant, cinéaste, agent de caisse ou maraicher.
    Non pas que le libéralisme soit plus virulent qu’aux siècles passés : mais parce qu’il a fini par investir les plus petites parcelles de nos existences. Il a gagné, sur ce point, c’est évident.
    La gauche, mais aussi les valeurs traditionnelles qui existaient avant elle ( heureuses ou non ), ont fini par disparaitre de ces parcelles d’existence.
    Dans ces conditions, demander de continuer le combat à des smicards convertis à la consommation, d’espérer un travail épanouissant à des chômeurs déprimés, d’accepter une refonte des valeurs à un système triomphant, me parait trop ambitieux pour être viable, et trop dur pour ceux qui n’ont pas grand-chose.
    Il y a une autre méthode que le changement des structures par l’intérieur : construire des parcelles d’existences à l’extérieur des structures. Comme beaucoup l’on fait dans notre Histoire : Épicure et son jardin, les moines et leurs communautés, Diogène et son tonneau, les inuits et leur banquise, les anarchistes et leurs communes, les artistes et leurs squats etc...
    En somme rechercher l’autonomie, plutôt que l’affrontement, et parier stratégiquement sur l’exemple.
    Et peut-être que le revenu universel pourrait aider cette méthode. Peut-être qu’il pourrait être la fameuse corde de Marx, vendue naïvement par le capital.
    Si le revenu universel n’est pas une fin en soi, ne pourrait-il pas servir de transition, en libérant pour un moment un temps de vie, qu’il ne tiendrait qu’à nous de remplir correctement, pour apprendre à se passer du monde que l’on fuit, et commencer à construire celui que l’on souhaite ?
    Parce qu’en attendant les lendemains qui chantent, nous ne sommes pas tous des économistes salariés.

    sdfsdf Le 8 janvier à 11:49
  •  
  • Bonjour
    Bon point de vue de sdfsdf, bien sentie !
    Il y a quelques chose qui me gène dans ce revenue universelle. d’abord , beaucoup y on penser , je pense a Duboin (économie distributive), Gorz et d’autres. Mais Certains veulent donner ce revenue minimun a tous, parce que tous citoyens Français ?.....
    Mêmes a Madame Bettancourt ou autre grandes fortunes, ou salaires trés élevés !?, et de plus pas a des personnes qui n’on pas la nationalité Française, mais qui travaillent en France ?!. Il faudra mieux m’expliquer. Puis reste le financement, je reste sceptique dans une économie capitaliste, dirigé par des capitalistes, et la logique du profit. Il n’y a qu’a voir , ce qu’est devenu le RMI de Rocard, tranformé en RSA, puis maintenant ceux, que les gouvernant veulent en faire.
    Mais , il y a beaucoup de commentaires qui me gènes, surtout ici, au delà des questions techniques, financement, application, plus ou moins discutable. C’est l’état d’esprit, la philosophie de certains, je lis des mots , cela encourage la fainéantise, l’assistanat, cela est déplorable, q’on me dise cela empêche des prises de concience, de luttes, de combats de plusieurs générations, d’accords, mais les arguments moraux n’ont pas leur place ici. Mais surtout ,je ne pense pas que la très grande majorité des gens soit inactif, par volonté de ne rien faire , d’abords cet le système qui les rejette, la plupart veulent travailler, la plupart , on souvent honte de leur situation (beaucoup de gens ne sont pas inscrit au chômage, et ne touche pas le RSA alors qu’il y on droit) ? beaucoup aussi vivent des souffrances psychologiques, des handicaps sociaux....On n’est pas chômeurs, inactif par choix ( a part une minorité de marginaux). la plupart des gens sain, équilibré, veulent travailler , s’activer, s’intégrer a un groupe....

    bob Le 8 janvier à 12:59
       
    • @Bob

      Bonjour, sans vouloir être dérangeant, ni vous contredire, d’aprés votre commentaire, vous avez une vision qui ne connait pas le monde du travail, personne ne veut travailler comme "la plupart des gens sain, équilibré, veulent travailler , s’activer, s’intégrer a un groupe...."

      Personne. Ou une minorité. Tout le monde travaille par obligation pour trouver de l’argent, pour nourrir sa famille, se loger, et personne n’aime travailler pour un patron qu’il soit capitaliste ou commissaire du peuple (Brin d’humour pour nos chef du salariat). Tout le monde travaille par obligation !!!

      Le RSA a commencé à libérer un peu le peuple du patronat. Une toute petite partie, qui a eu le choix de vivre bien plus pauvre, mais plus heureux, sans ne plus jamais avoir l’obligation d’obéir à un parton, un chef.

      L’autoentreprise ( une bonne mesure d’un voleur haut de gamme, pourtant) à encore accentué la chose.

      Il ne reste plus que le Revenu Universel pour continuer l’évolution vers la liberté du peuple de ne plus travailler pour quelqu’un mais pour lui même. C ’est encore un autre pas positif vers la liberté humaine.

      bdpif Le 8 janvier à 13:56
  •  
  • Bonjour
    Il y a des malentendus, incompréhension entre nous bdpif . je ne dit pas que les gens ne sont pas obliger de travailler par obligation, sur cela on est d’accord . l’ordre du salariat y vielle.
    L’autoentreprise actuellement est une catastrophe, pour la plupart ; ils n’auront cotiser a rien , est se retrouveront sans chômage, retraite, assurance santé.
    Mais j’ai remarqué souvent que il existait souvent une grande confusion entre activité libre, travail salarié.

    BOB Le 8 janvier à 17:59
  •  
  • Membre du collectif Mouvement Français pour le Revenu de Base (MFRB) depuis sa création, je soutiens ce concept qui me paraît un formidable outil pour défendre et développer notre système de protection sociale et une première étape vers un « salaire à vie ».
    Tout d’abord, je rappelle les enjeux liés à la mise en place du régime général de sécurité sociale (ordonnances d’octobre 1945) : caisse unique, taux unique de cotisation, gestion citoyenne (sans tutelle étatique). L’histoire ne lie donc pas la protection sociale au budget de la nation c’est à dire que l’impôt n’est pas nécessaire à son financement.
    C’est sur ce point que je souhaite attirer votre attention car dans les médias (France Inter ce dimanche 8 janvier 2017 à 13 heures avec B. Amon) qui évoquent de plus en plus souvent le RdB, je n’ai jamais ni entendu, ni lu de thèse intégrant ce concept émancipateur dans un projet sociétal co-gérer par le citoyens eux-mêmes, visant à défendre voire à développer notre protection sociale.

    Les prestations sont universelles alors pourquoi ne pas rendre les cotisations universelles ?

    Ce serait une mesure nouvelle car, dès l’origine, les recettes de la sécu reposent sur les cotisations associées à l’emploi. Depuis les années 70 le nombre des emplois diminue et par conséquent les recettes liés à ces emplois s’amenuisent : aujourd’hui il ne reste que 60% des recettes de la sécu qui reposent sur les revenus de ceux qui ont un emploi (et peut-être moins suite aux exonérations appliquées sur les faibles salaires).
    Une mauvaise décision politique fut prise dans ces années 70 ( reprise régulièrement par les politiciens dont certains étaient déjà à ces postes de décision) de combler le « déficit » de la sécu en faisant appel à l’impôt (taxes « affectées », CSG, CRDS, emprunt ….) et/ou en diminuant les prestations (augmentation de l’âge de départ en retraite, dé-remboursement de médicaments ou de soins, voire liant une allocation aux revenus du ménage ….). Ces mesures témoignent d’une confusion entre ce qui relève de la protection sociale et de ce qui relève d’un partage des richesses. En France l’outil de ce partage des richesses est une des composantes de l’impôt (et force est de constater que, sur ce plan, cet outil fonctionne « mal …).
    Pour tendre vers l’universalité, l’équité et surtout la pérennité de ce système, revenons à l’esprit fondateur : prestations universelles et cotisations universelles
    Pour cela, en même temps que le transfert des cotisations sociales, je propose le versement d’un revenu de base universel (décent, donc supérieur à 1000€, inaliénable et cumulable avec d’autres revenus) dont le financement sera assuré par des cotisations prélevées au moment de l’achat d’un bien ou d’un service. Le prix de ces biens et services ne changeant pas (ou peu) car leur coût diminue grâce au transfert de ces cotisations (salariales et patronales) depuis l’emploi vers la consommation. Dans cette proposition, tous les habitants de notre pays continuent d’ être bénéficiaires de la protection sociale et deviennent 65 millions de cotisants (je rappelle qu’une cotisation ouvre un droit, ce que ne fait pas un impôt).
    Le financement de la sécu fonctionnerait donc comme la TVA actuelle : prélèvement de la cotisation par le commerçant ou prestataire de service mais le versement régulier de ces cotisations se fera à des caisses locales de sécurité sociale co-gérées par des citoyens comme le furent ces caisses dès 1946 (à l’époque c’étaient des ouvriers qui étaient les gestionnaires). Bien sûr, ces sommes collectées ne seraient pas intégrées au budget de l’état. Ce système a parfaitement fonctionné pendant 30 ans et continue de fonctionner (voir en Alsace) même sans l’intervention des mutuelles (qui sont des assurances privées) vers lesquelles de nombreux candidats veulent nous orienter et détruire à, terme, notre sécurité sociale.
    Dans une société qui met le citoyen au centre de son fonctionnement, la protection sociale est un enjeu majeur. Ne laissons pas cette protection à la merci des choix politiques qui, forcément, sont fluctuants (l’impôt, lui, est un instrument au service de la politique ; il assure aussi le fonctionnement de l’état et en particulier les services et les personnels que le gouvernement juge relever de sa compétence : santé, éducation, justice, police nationale). La défense (armée), selon moi, relève d’une gestion européenne.

    Jean-Marc SCATTOLIN

    Jean-Marc Le 8 janvier à 18:47
  •  
  • Chaque fois que nous sommes virulent contre quelqu’un nous nous privons de la possibilité d’écouter et de comprendre une idée différente et nous lui supprimons la possibilité d’argumenter son opinion.
    Ceux qui sont sans emploi, en fin de période d’indemnités, les jeunes qui n’ont pas encore trouver leur premier emploi, ceux qui ont un salaire qui ne leur permet pas d’avoir un logement : tous les gens qui vivent dans la pauvreté crient haut et fort leur appel au secours. Pour eux, un revenu même faible est une aide importante. Ils ne se soucient pas des noms qu’on lui donne et peut-on les blâmer de ne pas prendre le temps d’étudier en long et en large le problème de savoir si cela sert ou non le capitalisme, si c’est bon à court ou moyen terme mais mauvais à long terme, etc. Quand on a terriblement faim et terriblement froid on demande à manger chaud ici et maintenant, pas dans un hypothétique lendemain. Les restos du cœur et d’autres associations servent des millions de repas : va-t-on dire à tous ceux qui sont aidés "attendez qu’on ai redressé la situation avant de venir réclamer" ou bien "on ne veut plus prendre l’argent des donateurs alors nous attendons l’argent de l’état" ? Et pendant que ces millions de repas sont servis est-ce décent de se chamailler sur le montant d’un revenu de base et de son degré de nuisance ou de complicité envers le capitalisme ? Je comprends que des gens disent, sans examiner le sujet au-delà, "le revenu de base, sans condition, c’est une bonne chose".
    Sans insulter ceux qui sont dans cette optique, je peux me poser des questions sur l’utilité réelle de ce revenu. Son financement ne va-t-il pas faire disparaitre d’autres aides ? Que deviendront les rapports entres les employeurs et les salariés ? Est-ce que cela aggravera ou non les conditions de travail et la difficulté de trouver un emploi ? Finalement, me poser toutes les questions débattues ici.
    Sans insulter qui que ce soit, je peux dire à chacun "oui, mais" et échanger, discuter, argumenter de façon à faire sortir une idée qui sera encore meilleure ou qui conciliera les deux opposées.
    Je ne prétendrai jamais être capable d’y arriver.
    Je suis pour un revenu universel. Je le voudrai tel, qu’il nous libère du salariat. Que grâce à cette assurance de revenu, on puisse entreprendre les études de notre choix après avoir obtenu une éducation de base. Qu’ainsi, nous puissions montrer une compétence utile pour moi et la société dans laquelle je trouverai une juste place. Que ce ne soit plus les employeurs qui me l’imposent parce ce qu’alors ils ne décideront plus du travail que je dois accomplir. Ainsi, je ne serai plus travailleur par nécessité mais travailleur pour le bien de tous. Et, de mille manières possibles, la société m’assurera - si possible totalement gratuitement - la sécurité médicale, l’accès au logement, à l’éducation, à la culture et au sport.
    Quel montant pour ce revenu universel ? Je n’en sais rien. Et comment y arriver. J’ai encore moins d’idées. Par contre, une chose dont je suis sûre, c’est que cela n’arrivera pas d’un seul coup d’un seul. Donc il sera sans aucun doute nécessaire de mettre en place , en même temps :
     les dispositions spécifiques qui permettront d’aboutir à ce revenu universel,
     les mesures temporaires qui permettront de couvrir les besoins immédiats des 9 millions de pauvres en France.
    Comment ? Que sont ces dispositions et ces mesures ? Encore pas d’idée mais elles s’inscrivent dans une politique globale dont elles ne sont qu’une partie.
    A nous de discuter pour élaborer des propositions réalisables qui rendront ces possibles "sûrs et certains". Quelques commentateurs ici ont commencé à le faire, merci à eux. La discussion peut continuer sereinement.

    Alain Le 9 janvier à 16:38
  •  
  • à bdpif.
    Une réponse ? si ce n’est pas trop demander .

    pierre Le 9 janvier à 19:17
       
    • Quelle réponse ? completement d’accord avec Alain. Pour les sources de fincancement, moi je serais plus qu’on fasse des taxes à l’importations sur les produits chinois, déjà, ce serait un tout petit pas. Après c ’est aux economistes certifiés ( Tous sauf Jacques Genereux) d’avancer des idées. Revenu universel, oui, mais pas pour tous, non plus, juste pour les sans emplois, et avec une obligation de ne pas acheter de produits étranger comme chinois ou Russe. Ce serait juste mon idée à moi. Valable ? A mon avis non, il faut être aux commandes de l’économie pour avoir plus d’élements viables pour faire des propositions. Mon point de vue, sans prétention.

      bdpif Le 10 janvier à 14:40
  •  
  • Le seul dispositif qui puisse tenir la route est celui du salaire à vie, tel que le conçoit et le décrit Bernard Friot. Parce qu’il repose sur une bifurcation nouvelle de société, et modifie la propriété des moyens de production.

    Titus Le 12 janvier à 11:15
  •  
  • Bonjour
    a BDPIF, pourquoi écarter jacques Génereux ? , parce qu’il est proche de Mèlenchon, et pourquoi taxer les produit Chinois et Russe, par Russophobie ...?? , pourquoi pas d’autres pays ?.
    Expliquer moi, ne ne comprends pas, ou j’ai mal compris.

    bob Le 15 janvier à 15:12
  •  
  • Bonjour !

    Pour un représentant des idéaux de l’École Nouvelle, le Revenu universel ne saurait être prometteur qu’à la condition de le réorienter vers le concept d’un Salaire de Citoyen avec l’exercice réel ce cette participation et d’un pouvoir partagé.
    Ce qui n’intéresse aucun Élus. Aucun d’entre eux ne vivrait avec un minima, quel qu’il soit, sans aucun sens et aucune possibilité d’agir. Ce qui est pourtant le fondement même de la vie, de la quête du nourrisson et de l’adulte.

    En résumant le projet tel qu’il est : c’est prescrire pour les dominés (P.Bourdieu) et les humiliés (Dostoïevski) de faire du sport sur prescription médical et regarder "Guignol" une à deux fois par semaine, le tout remboursé par la sécurité sociale. C’est le projet le plus abouti de la gauche caviard. Cette gauche avait déjà récupéré à son profit, les pédagogies humanistes de l’École Nouvelle en inscrivant leurs enfants chez M.Montessori ou Decroly tout en oubliant les contextes et les priorités de leurs créateurs ; à cette occasion d’ailleurs n’oublions surtout pas ni F. Deligny, ni J.Korczak, ni A.S Neill et son école de Summerhill qui reste un véritable modèle de démocratie directe sans prédiction de l’octroi automatique d’un revenu minimaliste...

    Le lien entre les champs de la philosophie, de la politique et de la pédagogie réside bien sur, dans le partage d’un certain nombre de valeurs communes (refus de la compétition sous toutes ses formes par ex) mais aussi et dans tous les cas la revendication d’une participation égalitaire, effective de chacun, à la vie de la "cité". De plus, donner un revenu sans rien attendre de "l’autre", c’est nier son existence ; c’est faire comme si, en paraphrasant Winnicott à propos du bébé : "un humain pouvait exister sans interaction avec son semblable" et sans pouvoir exercer la moindre pression dans son contexte de vie . C’est exiger de chacun, de faire l’expérience de la chambre Pascalienne et d’affronter l’angoisse existentielle dans un pur néant. Beaucoup de gens n’ont guère eu le temps de faire l’apprentissage de la responsabilité puisque la stratégie de L"Éducation Nationale est de produire de l’inégalité et des asservis sous la domination de "Responsables" successifs qui les obligeront à avoir des comportements infantiles de façons à légitimer leur domination. Les théories mysticos-gélatineuses de la Génétique servent d’ailleurs à dédouaner les riches des inégalités sociales et les dominés ont intégrés les discours des dominants.

    Et qui sont-ils ces fameux dominants ? Ceux d’un revenu universel ? Non, ce sont ceux qui peuvent agir sur...

    Lionel Trouplin, Educateur

    Lionel Trouplin Le 1er février à 02:02
  •  
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