Accueil > Résistances | Par Guillaume Liégard | 30 mai 2016

Loi travail : panique au sommet

Devant la persistance du mouvement contre la loi travail, la condescendance le cède à un franc mépris de classe, et à un affolement palpable. Médias de garde, Medef, majorité et opposition ont compris que la contestation était proche d’une victoire.

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Hier encore, ils affichaient leur morgue et leur arrogance. Vous refusiez la loi travail ? Une lubie liée à une altération du jugement, on allait donc vous ré-ex-pli-quer la modernité, le réel. Le Français moyen (tellement moyen, c’est aberrant à la fin), souillé, déformé par des décennies d’égalitarisme absurde se révèle souvent un peu benêt. Et après tout, la pédagogie c’est aussi la répétition, alors éditorialistes, représentants du gouvernement et "économistes" officiels en tout genre se sont relayés jusqu’à la nausée pour expliquer tous les charmes cachés de cette loi El Khomri injustement incomprise.

Dans les cercles du pouvoir, on ne se reconnaissait qu’une seule faute, le manque de pédagogie. Mais oui bien sûr, puisque cette loi est bonne et même la seule possible, seul le manque d’information et un caractère obtus pouvaient susciter un éventuel rejet, il fallait donc revenir cent fois sur le métier – même si c’est agaçant, à la fin, d’être en butte à une population aussi intellectuellement limitée.

On serre les rangs

Avec la grève des raffineries, le blocage des dépôts d’essence, les grèves à répétition qui ne faiblissent pas, changement de ton : fini le temps du mépris, place au déluge de haine. C’est que le mouvement social, loin de se contenter d’un baroud d’honneur, a la possibilité de gagner. Et là, ça ne rigole plus. Tout le monde serre les rangs derrière le gouvernement. Après les modifications apportées à la première mouture du projet de loi, Pierre Gattaz – en partenaire utile au gouvernement – avait fait le dégoûté, agité la menace de quitter la table des négociations sur l’Unedic.

C’était le 19 avril : le patron du Medef fustigeait alors « une loi vidée de son sens » et annonçait que les patrons avaient atteint « leur point de rupture ». C’est pourtant le même qui, le 27 mai sur Europe 1, suppliait le gouvernement « de ne surtout pas toucher à l’article 2 », « de résister à l’intimidation » syndicale car voyez-vous, « il ne faut absolument pas céder » (voir le verbatim). De son côté, François Fillon expliquait le 29 mai, doctement et en toute cohérence, que la loi travail, « il n’y a plus grand-chose dedans mais son retrait serait une catastrophe ». Avant d’ajouter que la CGT « est sortie du cadre démocratique et républicain », bref on est au bord de la dissolution de la principale confédération syndicale.

Terrorisme, sabotages et guerre civile

Mais c’est surtout du côté des médias que le changement est le plus net. Jusque ici, avec la plus grande application, ces derniers avaient focalisé toute leur attention sur les violences, les casseurs. À se demander, parfois, s’il y avait encore des manifestations ou des grévistes. Manifestement, cela n’a pas suffi, et donc depuis quelques jours c’est en treillis et munis de casques lourds qu’ils occupent les antennes, un peu comme ces journalistes "embedded" (intégré) de la guerre du Golfe.


Tout y passe, et le vocabulaire est un peu étrange, surtout après les attentats de 2015 (une collection de perles à lire ici ou encore ) : « La radicalisation de la CGT pose incontestablement un problème », nous déclare Manuel Valls. Pour d’autres, ce sera « les Français pris en otages », le « terrorisme social » – d’autant qu’en temps de guerre « le sabotage » (allons-y carrément) est passible de la cour martiale. Mention spéciale à Jean-Michel Apathie qui, dans un tweet tout en finesse d’analyse, écrit : « La CGT veut étendre le mouvement aux centrales nucléaires et à l’électricité. Prochaine étape, la guerre civile ? L’appel aux armes ? » Pas de doute, ils sont en guerre de classe.

Fébrilité maximale

Autre grand moment de déontologie journalistique, le choix par France 2 des "Français normaux" chargés de porter la contradiction à Jean-Luc Mélenchon : dans l’ordre d’apparition, un petit boulanger (juste dix-sept salariés comme l’écrasante majorité des boulangeries sans doute), qui se révèle être le fournisseur de l’Élysée, puis une représentante des Jeunes agriculteurs, qui non seulement nie les liens organiques avec la FNSEA (tiens, de vrais casseurs de préfectures, eux), mais vient du monde de la finance et a trouvé le moyen d’être prise en photo avec Manuel Valls et Stéphane Le Foll, en toute indépendance bien sûr.

Le ton hargneux de ces derniers jours n’est pas sans rappeler la dernière ligne droite du référendum contre le TCE en 2005. Tant mieux, c’est le signe que la victoire est possible, qu’elle est à portée de main. La fébrilité au sein du gouvernement atteint son comble : sortie de route d’Emmanuel Macron à Lunel, lapsus sur la nécessité « d’apprivoiser euh approvisionner les français » de Manuel Valls ou le désormais célèbre « Bruno relou » de Stéphane Le Foll. Au sein même de la direction socialiste, la cacophonie règne et nombreux sont ceux qui ne veulent pas mourir sur la croix pour Manuel Valls. Tout dépend désormais de la mobilisation sociale de ces prochains jours. Plus que jamais, on ne lâche rien.

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Vos réactions

  • Il ne faut surtout pas lâcher.

    jean ANNEZO Le 30 mai à 16:35
       
    • merci pour ce beau texte

      pascal chasson Le 1er juin à 02:28
  •  
  • Merci, c’est parfait ! On est effectivement en lutte des classes, et ce n’est pas Apathie et ses confrères qui ramènent de l’argent à ce pays se sont bel et bien les travailleurs !

    Noleau Le 30 mai à 17:01
       
    • Ouais, c’est nous qui produisons et reproduisons la valeur du capital, comme dirait Marx. mais attention de ne lutter que sur des positions défensives ( préserver l’existant) nous devons aussi gagner de nouveaux droits adaptés au temps de travail capitaliste ( moins d’heures de boulot = augmentation du salaire indirect, allocs, etc.). le retrait de la Loi Travail, le changement des fondés de pouvoir du capital au prochaines élections, c’est franchement une faiblesse du mouvement actuel que de ne même pas proposer une forme de démocratie sans classe politique, sans représentation ! C’est remettre les mêmes causes en place qui nous ont amenés à la Loi Travail. Vous verrez.

      Karim Le 31 mai à 00:27
  •  
  • Je soutiens fortement la CGT. Hollande, VAlls , Macron, El khomri, suppriment le code du travail, démantèlent la SNCF le nombre de voies supprimées est considérable et il faudrait accepter toutes ces aberrations. le gouvernement n’est même pas capable de parler à l’unisson et le petit salaud de premier ministre comme un dictateur s’enfonce. Macron insulte les ouvriers chaque jour. Les journalistes bien sur soutiennent leur caste de nanti.

    parisse Le 30 mai à 18:12
  •  
  • Rappelez-vous les conditions expliquées par Lénine du déclenchement d’une situation pré-révolutionnaire. Je résume
     en haut ils se divisent
     en bas on en peut plus
     entre les deux, ils hésitent

    Cet article rend bien compte de la situation, surtout de ceux d’en haut.
    Alors c’est le moment de porter le coup de grâce, dont ces deux articles me donnent encore plus le goût que jamais dans ma longue existence :

    Etat provisoire des appels à la grève dans le processus de mobilisation

    Loi Travail : le NPA veut « faire tomber Valls » (vidéo)

    Louis Le 30 mai à 18:46
       
    • bravo pour la citation de Lénine. 100 millions de morts sur les bras avec ses autres copains communistes.

      Le plus regrettable est que vous ne compreniez rien au monde qui nous entoure... Vous êtes dépassées. Vos solutions sont déconnectées de la réalité et vouées à l’échec.

      La cgt et autres groupuscules fascistes représentent combien de salariés en France ? Posez vous les bonnes questions.

      francois Mhollande Le 31 mai à 07:26
    •  
    • Je veux bien qu’on ressorte le bilan soviétique à chaque fois qu’on parle du communisme.
      Ayez au moins l’honnêteté de donner le bilan du capitalisme alors... guerre du Vietnam, guerres du golf, guerre en Afhanistan et toutes ces belles dictatures qui fleurissent à trvaerrs le monde et qui se servent de toutes les ficelles capitalistes pour asservir son peuple. Combien de morts au Mexique chaque année ? en Colombie, etc ?
      Vous, posez-vous les bonnes questions !
      François Hollande et le PS représentent combien de salariés en France ?
      Enfin je me mettrai à votre niveau sur l’utilisation du qualificatif fasciste en me servant d’une très bonne citation de cour d’école : c’est celui qui dit qui est...

      Flutiot Le 31 mai à 11:17
    •  
    • Je pense que beaucoup de politiques rêveraient d’avoir des sondages comme ceux qui supportent actuellement la lutte contre cette loi et ce malgré les blocages, la cgt, les violences, le peu de monde aux manifs, le mondial qui arrive, etc...
      Comme quoi les français doivent être différent de ceux que l’on nous montre aux JTs

      albertville75 Le 31 mai à 18:59
    •  
    • M. Mouhollande, mais oui nous savons tout ça, on nous le répète à longueur de journée dans les media de M. Bolloré. On a même supprimé les Guignols, l’émission ce soir ou jamais et autre pour pas nous embrouiller. Maintenant à nous de faire de la pédagogie : nous voulons le retrait pur et simple de la loi travaille, une fois. Nous voulons le retrait pur et simple de la loi travaille. Peut-être un jour vous comprendrez ce que nous voulons, mais ça risque d’être long. En attendant, nous sommes peut-être cons mais têtus, on ne lâche rien.

      clmasse Le 1er juin à 01:25
  •  
  • Magnifique article, la meilleure analyse du moment que nous vivons. Merci !

    Chttps://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog

    Jean-Pierre Anselme Le 30 mai à 19:10
  •  
  • Merci pour cet article !

    Auvinet Le 30 mai à 20:56
  •  
  • Cette analyse est excellente. Les débordements du côté des médias pour fustiger les luttes en cours inadmissibles. Il faut continuer à informer librement et je soutiens votre information autant que la CGT et le durcissement des luttes. Nous n’avons jamais rien obtenu sans détermination.

    tabary lydia Le 30 mai à 21:07
  •  
  • Panique à bord, ce ne sont plus les NUITS DEBOUT, ni les Casseurs, mais les syndicats dont il faut se méfier le plus
    la gauche contre le gouvernement PS
    Il est temps de stoper le gâchis Mise en place dUNE NOUVELLE MOTION DE CENSURE = Démission du gouvernement immédiate

    padom Le 30 mai à 22:03
  •  
  • Il faudrait tenir jusqu’à l’euro. Là, c’est sûr, Valls saute. Et la loi avec.

    Yoda Le 30 mai à 23:06
  •  
  • Tout mon soutien au mouvement social contre la loi du travail . Le capitalisme libérale provoque des inégalités et injustices intolérables

    Lena Le 31 mai à 01:02
  •  
  • à François Mhollande

    Faites comme vous voulez le compte des victimes du stalinisme. Mais un peu de sérieux historique : ne faites pas de Lénine, de Louise Michel ou de Spartacus les responsables.
    Les premières victimes du stalinisme furent les dirigeants de la révolution russe, dont tout le Comité Central encore vivant a été éliminé par Staline.
    Ces dirigeants, comme ceux de la Commune et tant d’autres avant et ailleurs, sont des combattant pour l’émancipation humaine contre toute oppression et exploitation.

    Louis Le 31 mai à 08:07
  •  
  • à François Mhollande

    Faites comme vous voulez le compte des victimes du stalinisme. Mais un peu de sérieux historique : ne faites pas de Lénine, de Louise Michel ou de Spartacus les responsables.

    Les premières victimes du stalinisme furent les dirigeants de la révolution russe, dont tout le Comité Central encore vivant a été éliminé par Staline.

    Ces dirigeants, comme ceux de la Commune et tant d’autres avant et ailleurs, sont des combattant pour l’émancipation humaine contre toute oppression et exploitation.

    Louis Le 31 mai à 08:08
  •  
  • A François Mhollande,

    Vous devriez réviser votre histoire. Vous apprendriez que les morts de Staline n’ont rien à voir avec Lénine. Vos raccourcis haineux vous dispensent de tenir la comptabilité des millions et millions de morts dues aux guerres coloniales, à ceux des deux guerre mondiales déclenchées par ceux-là même qui, en France, à la veille du deuxième conflit, beuglaient le joli slogan du "Plutôt Hitler que le Front populaire". Bref ceux que vous soutenez, ripolinés en bleu-marine, bleu et rose.
    C’est justement parce que nous comprenons ce monde que nous le contestons. Ne vous arrogez pas le monopole de l’intelligence. A trop le cultiver, vous risqueriez d’être victime de flatulences encéphaliques Je vous laisse à votre triste principe de "réalité ", vielle antienne des dominants contre laquelle des "fascistes" (comme vous y allez waouh ! Savez-vous ce qu’est réellement le fascisme ?) permirent que mes aïeux, nos aïeux n’eussent pas, pour eux, leurs descendants, une vie par trop dégueulasse dans ce court passage sur terre. Hâtez-vous d’aller compter vos futurs morts. Cordiales salutations

    Babeuf

    babeuf Le 31 mai à 08:58
       
    • Depuis quand n’at-il pas lu un livre d’histoire...Les bancs de l’école ???...supérieure....

      genevieve Le 31 mai à 10:16
    •  
    • Je suis tout à fait d’accord avec vos propos , pour ma part , je trouve qu’en regard à ce que les "grands " de ce monde préparent pour nos enfants , c’est à dire une vie d’esclave ... nous ne nous révoltons pas assez . Désolée pour ceux qui prennent les manifestants et les syndicats pour des fascistes , qu’ils ouvrent les yeux et s’instruisent un peu .

      Rigat Le 31 mai à 10:58
  •  
  • comme dans la chanson de J.B Clément la semaine sanglante de la Commune SA BRANLE DANS LE MANCHE houéééééééééé vite place aux peuple 1793 2017 on va régler les compte place de la nation les Aristos à la lanterne

    le boucher Le 31 mai à 09:44
  •  
  • @Guillaume Rien à redire. On continue de pousser et l’on ira jusqu’où l’on peut en fonction des rapports de force. En face, nous avons des adversaires prêts à tout. Il y a déjà un gagnant, les salariés , un perdant le P"S" de droite.
    Demain matin filtrage devant l’usine Arc en Ciel de traitement des OM, jeudi manifestation et dimanche Paris avec Jean-Luc Mélenchon.

    rody Le 31 mai à 10:42
  •  
  • Simplement il est inacceptable,intolérable que le gouvernement puisse agir de la sorte,prétendre qu’ils peuvent faire ce que bon leurs semble sans tenir compte du peuple ce n’est plus possible alors je tiens à vous apporter à 100% mon soutien,syndicats, étudiants,les travailleurs qui luttent sans cessent contre cette loi,votre détermination viendra à bout de ces politiciens sans cervelle,sans respect des travailleurs.De la Nouvelle Calédonie je vous soutiendrai jusqu’au bout.

    François Le 31 mai à 11:10
  •  
  • Je suis enseignant. Cette loi travail ne me concerne pas directement. Mais le massacre du droit du travail est un problème qui touche ou touchera tout le monde !
    Donc, quel qu’en soit le prix à payer dans l’immédiat (manque d’essence, pénuries diverses...) je me souci du futur et j’apporte tout mon soutien aux "preneurs d’otage" ! Tenez bon ! Bloquez, manifestez, criez haut et fort votre refus de cette classe dirigeante qui nous méprise !

    P.S : j’appelle tous mes collègues enseignants à refuser de se coucher pour les quelques miettes qu’on nous promet pour acheter notre calme.

    Philippe B. Le 31 mai à 12:39
  •  
  • Ils ont voulu le bras de fer parce qu’ils veulent défendre les intérêts du MEDEF et des banques,qui par ailleurs volent l’Etat effrontément.Maintenant,il faut qu’ils assument mais le point de non retour est atteint avec toutes leurs rodomontades. De toute façon,ils n’ont pas voulu écouter la voix du peuple de qui ils détiennent leur pouvoir,ils sont donc illégitimes .Qu’ils partent un peu plus tôt sous la pression de la rue et des grévistes ou un peu plus tard suite au choix des citoyens dans les urnes,leur sort est scellé.Leur avenir politique est derrière eux.

    Henri CHANCEL Le 31 mai à 14:19
       
    • La loi travail n’est que l’un des sujets à traîter, mais il y en a bien d’autres, dont le cumul des salaires et des avantages directs et indirects de nos politiques dont bons nombres cumulent des postes sans réellement en assumer les obligations. Leurs retraites dorées pour quelques années de service pillent les finances en toute impunité.

      bebefocvoile Le 2 juin à 05:51
    •  
    • On parle volontiers de la radicalisation de la CGT et de son Secrétaire Général Philippe Martinez, mais la radicalisation initiale et principale est celle de ce Gouvernement et surtout de son 1er Ministre qui veut mettre à bas le code du travail. Pas de négociation préalable avec les Syndicats, pas de débat parlementaire ni d’amendements avec le 49-3...c’est une radicalisation autoritaire !

      Lecocq JP Le 5 juin à 23:10
  •  
  • Ce François Mhollande est un extrémiste d’un autre âge. Renvoyons le en 1933.

    Axou69 Le 31 mai à 16:05
  •  
  • Une grosse vague de transformation technologique nous arrive sur la gueule sans que l’on sache se mettre d’accord pour la négocier au mieux. Les forces de la marche arrière ou du sauve-qui-peut sont à action pour couler le bateau. Il est peut être temps que notre vieux pays sombre.

    MAB Le 31 mai à 17:44
  •  
  • Il faut soutenir la cgt car un tombereau d’injures s’abattent sur eux.Dans cette tourmente hostile,il est difficile de tenir.Que les cégétiste se rappellent les martyrs qui ont tenu.Bientôt la victoire,en 1943 la Gestapo et les anti cgtistes régnaient,en 1944 ce fut la libération puis la victoire totale grâce au cégétiste ambroie croizat ;CGT vaincra !

    Maurice Le 31 mai à 17:58
  •  
  • Patrons, financiers et gouvernement veulent nous faire payer la crise dont ils sont à l’origine.
    Ils sont isolés, minoritaires, et rejetés !

    Ca suffit !
    Y en a marre des patrons qui se gavent
    Y en a marre des actionnaires qui s’enrichissent
    Y en a marre des salariés qui s’appauvrissent
    Y en a marre des patrons qui licencient
    Y en a marre de la misère et de la pauvreté.

    Alors NON à la casse du code du travail ! Unis jusqu’au bout pour le retrait du projet de loi !

    NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE, RETRAIT, RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL !!!

    Laurent Le 31 mai à 18:52
  •  
  • Sans la critique du système économique qui nous a mené à la catastrophe sociale et écologique dans laquelle nous sommes, ces mouvements ne pourront pas perdurer et trouver des solutions ... Il ne s’agit pas simplement de critiquer la reculade sur nos droits mais surtout, de comprendre pourquoi !

    zouni Le 31 mai à 19:48
  •  
  • Voir sur https://www.facebook.com/andre.martin.9085 la belle affiche colorée « Je soutiens la grève contre la loi travail ».

    Si seulement la moitié de ceux qui se mobilisent contre la loi travail mettaient cette belle affiche comme photo de profil de leur FB (plutôt qu’en photo de couverture), les listes d’amis prendraient de belles couleurs ... visibles par tous et en permanence ... Ce pourrait être un record de viralité dont les médias se feraient l’écho, comme ils l’ont fait pour les 1,3 millions de signataires de la pétition ... Des militants et des grévistes, souvent réticents à l’égard de FB, ouvriraient par milliers des comptes FB pour amplifier la viralité ... Hollande, Valls, Gattaz et Berger en deviendraient verts.... Alors, au lieu du bouton "J’aime", et pour diffuser en même temps la suggestion et l’affiche ... utilisez le bouton "Partager" sur https://www.facebook.com/andre.martin.9085

    andré martin Le 31 mai à 21:35
  •  
  • ne nous arretons pas a une seule victoire !

    la victoire sur la lois travail est proche mais cela n est qu une bataille !
    n oublions pas le TAFTA et la loi sur l evasion fiscale ainsi nous devons continuer a nous battre et faire entendre nos voix pour finalement eradiquer ce gouvernement dictatorial au service du lobby et non du peuple !

    partant de la nous pourront redonner le pouvoir au peuple et assurer l avenir de nos enfants, familles amis !!!!

    ne nous arretons pas a 1 victoire ! Le 1er juin à 01:38
  •  
  • IL faut continuer jusqu’à la victoire.Un gouvernement qui utilise le 49/3 pour ne pas avoir à tenir compte de la décision des représentants du peuple n’est plus légitime.Il faut qu’il parte de gré ou de force...et nous l’y forcerons.

    Henri CHANCEL Le 2 juin à 06:05
  •  
  • Trop de mensonges , d opportunisme politique ont érodé la confiance des Français . Les Français doivent regagner leur place dans la parole politique confisquée depuis trop longtemps.
    Le temps de la vérité est arrivé , il y a urgence a redonner aux Européens le bon sens économique et humain .

    thierry Le 3 juin à 16:49
  •  
  • Tout le monde a tort ...Il n’est pas suffisant de bien savoir compter pour résoudre les problèmes économiques, sinon les mathématiques auraient trouvé la solution depuis longtemps.
    l’économie sans les rapports humans puis sociaux est impossible. Un ordinateur peut calculer le taux de productivité
    idéal mais ne peut déterminer si tout le monde sera d’accord.
    Toutes les activités humaines agissent sur l’ordre moral, éthique qui contiennent des valeurs qualitatives et l’économie ne peut pas les quantifier ; S’enrichir , c’est bien, donc s’appauvrir c’est mal ? Par exemple si " je n’ai pas une rolex à 50 ans, j’ai raté ma vie, " donc dans la vie il n’y a presque que des " ratés " .
    Si l’on pose la question : pourquoi s’enrichir ? la réponse est :
    " parce que JE vivrai mieux " ( les autres ne sont pas concernés, or l’autre induit une valeur morale ). Cela prouve l’intêret personnel, que tout le monde veut s’enrichir . Or c’est impossible, parce que la richesse n’existe que par rapport à la pauvreté . Comment définir le jour sans la nuit ? Donc il ne faut pas que " tout le monde veuille devenir riche . " Mais comment faire ? en s’attaquant aux milliardaires ? Comment avec des bâtons ? Pas du tout, il faut s’en prendre à CE qui permet d’être riche : la conception de la vie et du bonheur . Si l’on fait du Monde , un vaste territoire marchand
    ( les marchands du Temple de Jesus ) l’ économie dirige tout et fonde toute la vie sur elle . Cette conception a un nom : le matérialisme, qui a eu ses enfants :
    consumérisme, mercantilisme, productivisme, capitalisme...
    Dans ce système l’ homme lui-même devient un OBJET : on l’utilise , on le forme, on l’adapte aux besoins du système .
    C’est une valeur économique, marchande, quantifiable ( on a par exemple " des ressources humaines " )
    Il y a inversion des valeurs, et c’est grave : l’ homme est LE sujet qui crée le monde.

    merci

    Le defenseur Le 4 juin à 00:51
       
    • Quelque chose me dit que vous semblez très imbibé par le néolibéralisme mafieux (au sens littéral du terme) qui gouverne la France et l’Union Européenne.
      Je vous conseille d’avoir la curiosité de lire la Loi Travail, pour observer la manière subtile qu’utilise le néolibéralisme pour détruire progressivement le Code du Travail par l’inversion de la hiérarchie des normes.
      Direz-vous ensuite que tout le monde a tort ?

      JANCAP Le 6 juin à 05:28
  •  
  • "Non mais faut pas déconner ! Il faut arrêter ces grèves... Avoir du coeur (NDLR : de la tendresse ?). Avec ces inondations, les braves gens ont assez de difficultés sans être pris en otages. Et puis, c’est bientôt l’Euro de foot. Bon, pour les matchs, tout est organisé. Mais nos visiteurs ? Tous ces étrangers qui vont venir en France, on ne va quand même pas leur faire le coup de la grève des trains et des avions ? Ayez donc pitié. Soyez à la hauteur !"

    C’est à peu près le langage de François Hollande et Valérie Pécresse en direction des grévistes, ce dimanche 5 juin 2016.

    Réponse des grévistes : "Nous n’y sommes pour rien. Dites à Valls de retirer la Loi Travail et nous reprenons le boulot immédiatement. Croyez nous, nous serons à la hauteur !"

    JANCAP Le 6 juin à 05:15
  •  
  • Tout le monde a un devoir de lucidité.
    Force est de constater que la mobilisation contre la loi travail si elle a été importante, quoiqu’en disent certain médias est loin d’être à la hauteur de ce que nous avons connu dans le passé.
    Il suffit de se rappeler la lutte contre le CPE il y a dix ans.
    On peut se livrer à des incantations, dire que la victoire est pour demain, on peut rêver à un sursaut de la mobilisation, mais la réalité est là :
    Les étudiants et lycéens préparent les examens, le rassemblement "nuit debout" devient squelettique, et hormis la SNCF , mais c’est avant tout pour des motifs propres à l’entreprise, combien de grévistes aujourd’hui ?
    Au lieu de chercher à mobiliser en masse, certains ont dit "on bloque tout" en pensant qu’à quelques milliers on pourrait comme ils disent "bloquer l’économie" et faire caler Valls Hollande.
    Cela n’a pas été efficace, mais est ce seulement légitime ?
    On ne décide pas à la place des gens, la grève par procuration cela ne marche pas.
    Demain il faudra tirer les enseignements de cette période.

    Danhioannis Le 8 juin à 16:27
  •  
  • Le français moyen n’est ni un abruti ni un mouton, le gouvernement a oublié Mai 68 !
    Tous les étudiants les salariés les paysans les commerçants les enseignants.... doivent marcher main dans la main et faire capituler le gouvernement, abandonner cette loi travail ! Pas besoin de faire science po pour élaborer une telle horreur, le code du travail qui protège les salariés va en prendre un coup. L’employeur aura tous les droits. Demain, le salarié sera son sujet, son kleenex, son esclave. Refusons l’esclavage des temps modernes. L’esclavage a été abolit me semble-t-il ? Il ne faut pas en créer un autre non merci.
    Nous sommes déjà devenus esclaves de l’argent dans cette société de consommation alors stop à la bêtise humaine.

    Les grèves et les manifestations ont un sens, elles signent le mécontentement du peuple français entier et aussi des minorités qui subissent de surcroît le racisme.

    ALORS black, blanc, beur, étranger, français de souche, sans papiers.... serrons nous les coudes c’est L UNION QUI FAIT LA FORCE. la devise des politiciens C’est DIVISER POUR MIEUX REGNER, c’est vieux comme le monde. C’est aussi une technique managériale utilisée aussi par les dirigeants de certaines entreprises diviser leurs salariés pour mieux les manipuler.
    " le Français" n’est pas habitué à la dictature !
    Manuel WALLS cherche semble t il la révolution peut être ?, il y a mieux à faire car des innocents vont encore payer de leur vie...
    De surcroît il n’est même pas français de souche puisque né en Espagne si les souvenirs de la dictature lui manquent qu’il aille dans le pays de son enfance ces ancêtres lui raconteront comment ils ont vécu.....n’oublions jamais nos racines !
    j’ai le courage de mes opinions.
    zen restons zen

    maryse GODET HAUT Le 9 juin à 07:09
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