Accueil > Politique | Par Catherine Tricot | 11 février 2016

Mélenchon face au peuple et à lui-même

En annonçant sa quasi-candidature à l’élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon prend de court son propre camp, auquel il ne laisse pas d’autre choix que celui de son propre leadership. Les dés sont lancés.

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C’est sur TF1 que Jean-Luc Mélenchon a décidé hier soir de rendre publique sa candidature à l’élection présidentielle. Certes, la formule est un peu alambiquée : il « propose » sa candidature. Mais il ne fait aucun doute que cette proposition est davantage qu’une hypothèse. Un site – jlm2017.fr – est déjà en ligne et il en a fait la promotion de façon réitérée lors de l’émission.

Mélenchon a jeté toute son énergie dans cette nouvelle bataille. Il s’y sent conduit par une analyse de l’état de la gauche. D’abord, il a récusé encore une fois l’hypothèse d’une primaire de toute la gauche. On le comprend : elle n’a aucun sens tant les bases politiques communes se sont davantage dissoutes pendant le quinquennat.

Il fait ensuite mine de ne voir aucune force favorable à une primaire de l’autre gauche. Il n’en est évidemment rien : l’idée d’un rassemblement des forces opposées à gauche à la politique gouvernementale s’exprime et se défend. Mais il récuse cette possibilité. Il est convaincu d’être le seul représentant crédible d’une alternative au hollandisme. En fait et plus au fond, il ne croit plus à une dynamique possible autour des partis et des forces constituées, notamment au Front de gauche.

Il décide donc de se présenter en s’adressant directement au peuple. D’où son choix d’un média de plus large audience – le 20 heures de TF1. D’où surtout son modèle d’une mobilisation citoyenne "à la Bernie Sanders" dont il fait aujourd’hui sa référence.

La gauche, selon lui, n’est plus une réserve de mobilisation. Il fera donc campagne au nom du peuple. Son slogan est trouvé : "La France insoumise, le peuple souverain". Sa visée est « l’intérêt général humain ». Sa méthode se trouve dans la sortie des traités européens et dans une laïcité affirmée.

Sur ces bases, Jean-Luc Mélenchon escompte un soutien direct et massif à travers son site Internet. Il met ses alliés de la gauche de gauche devant le fait accompli. Il ne négociera rien. C’est à prendre ou à laisser. On verra rapidement ce qu’il en est de ses espoirs de rassemblement citoyen sur une telle base.

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Vos réactions

  • La candidature de LJM ne prend personne de court . C’est un choix décidé de longue date . En se plaçant " au dessus des partis " il s’inscrit totalement dans la logique de la 5ème : une rencontre entre un homme et le "peuple" . Qui m’aime me suive ! A ce jour et si rien ne change le vainqueur des présidentielles est le MEDEF .
    L’urgence de la construction collective d’une alternative est évidente !

    Valentin Michel Le 11 février à 16:02
       
    • Avec le PS, le MEDEF a gagné depuis longtemps grace à Hollande, Valls et Macron mais aussi aux députés et sénateurs PS.. La V république existe, il fait avec comme avec le vote majoritaire. Il est pour la VI république et la proportionnelle.
      Le FDG était mort et enterré depuis les dernière séries d’élections, notamment, mais pas seulement, par l’attitude d’un PCF qui n’a cessé de jouer les alliances à géométrie variable.
      C’est à nouveau le cas avec les primaires qui sont à la gauche, ce que le mirage est au désert, un phantasme au mieux, une escroquerie au pire.
      Les ex-partenaires au FDG sont obligés d’arrêter de jouer la montre et l’esquive. Le Verts viennent de se démarquer et se démasquer. On n’en attendait pas autre chose. De même pour les frondeurs ; ils rentreront sagement au bercail de l’investiture.
      Qui s’intéresse aux lundis de la gauche (et un peu de droite) organisés par le PCF.? Toutes ces constructions ne sont que des leurres, en attendant la tête de gondole Hollande, Valls ou Macron. Rien d’impossible dans ce monde de brute..
      Chacun prendra ses responsabilités, Jean-Luc Mélenchon le fait. C’est tout à son honneur. Il oblige ce qui reste du feu FDG à se positionner, sans attendre des lustres. Il met un coup de pied salutaire dans la fourmilière du consensus mou. Il met fin à des carambouilles d’initiés et d’entourloupes politiciennes. Imaginons-nous un Cohn-Bendit soutenir un Laurent et vice et versa ?
      Le programme existe, l’Humain d’Abord commun au FDG en 2012. Il doit être actualisé sur plusieurs points, notamment l’Europe et l’euro mais pas que.
      Trois hypothèses s’offrent à présent au PCF et Ensemble : la première continuer l’ actuelle danse du ventre avec les Verts, Ensemble, les pseudos frondeurs..., la seconde décider de leur propre candidat, la troisième prendre en compte ce nouveau scénario (même si son bulletin de décès vient de paraître) et trouver un compromis encore possible avec Jean-Luc Mélenchon et le PG. Les convergences programmatiques sont plus grandes avec Jean-Luc, qu’avec les Verts ou les Frondeurs. Rien n’est impossible ? Mais dorénavant la pertition n’est plus tout à fait la même.
      Reste un dernier scénario, le retrait de JL Mélenchon. Peu envisageable dans la configuration actuelle.
      Bonne route à toi Jean-Luc. Le chemin est fortement miné. Les coups vont pleuvoir de tous les côtés.

      rody Le 11 février à 17:36
    •  
    • un candidat de partis sans pourcentages qui rêve d’aller à l’Élysée ?... il nous faut une candidature de 1er tour qui n’oublie personne (Bové, Eva Joly, NPA, LO...), qui puisse autoproclamer le Gouvernement transitoire d’une Union écologiste élargie au Front de Gauche ; pour que puisse s’enclencher la notion de révolution citoyenne car de la Révolution Française ne faut-il pas retenir que sa force a été de pouvoir autoproclamer le Gouvernement ? ‎Mélenchon‬, sa candidature de 1er tour doit se résoudre à ‪‎Matignon‬ et inviter un Président marxiste pour l’accompagner ; pas de cette candidature de second tour quasiment avortée d’avance.

      La candidature de Mélenchon n’est pas une candidature de 1er tour mais constituerait plutôt une candidature de second tour… Quelle arnaque donc que peut bien constituer cet emballement à se présenter au nom d’un Front de Gauche dont on ne sait même plus ce qu’il en est avec son Union élargie écologiste représentative des remparts du versant minoritaire qu’est censé défendre Mélenchon ?… Non, Mélenchon est trop pressé et grille les étapes qui étaient, pour le 1er tour, d’en faire le Chef du Gouvernement auto-proclamé en Consistoire, en attente, patiemment, du choix du candidat socialiste qui sortira de la primaire du flanc majoritaire, pour lui présenter le Président qu’il devrait nommer au lieu de se nommer lui même à sa place faisant disparaître les autres composantes du versant minoritaire ainsi que celles qui ne font plus ou n’ont jamais fait partie de ce Front de Gauche… Et puis tiens, rien ne nous dit pas, même à être fou, que même si Mélenchon y parvenait à la fonction suprême, si il ne ferait pas que de nommer du Parti de Gauche dans les ministères en guise de bras d’honneur à ceux qui l’auront accompagné jusque-là, de bons cadrillons, de bons chefaillons ; et de nous demander au final si dès le premier tour nous n’aurions pas mieux fait d’annoncer Öcalan à l’Élysée avec Krivine et Laguiller tout de suite

      laurentgantner Le 11 février à 17:56
    •  
    • à @laurentgantner

      Propos incohérents, touffus et donc incompréhensibles. Dommage.

      rody Le 11 février à 18:09
    •  
    • "L’urgence de la construction collective d’une alternative est évidente". Le problème c’est que cette phrase, cela fait trente ans que nous l’entendons. Pourquoi aucune des initiatives censées enfin lancer cette grande alternative commune n’a abouti ? Faut-il les recenser toutes pour mieux nous accabler ? Le supplice chinois depuis les dernières présidentielles, couronné par les municipales puis les régionales ? Et toutes ces rencontres du "progrès du futur", autour des refondateurs, autour du pôle de radicalité ? Voulez-vous un décompte des débats organisés par Politis, par le regretté Gilbert Wasserman, l’université d’été de la Ligue avec ses débats sur la recomposition finalement jetés par dessus bord au nom d’un projet chimérique et sectaire ...? Faut-il rappeler le désastre de la campagne Bové, les divisions des sous familles vertes compréhensibles d’elles seules (enfin je suppose, restons polis), le gaspillage incensé des munitions fournies par le Non au réferendum de 2005 ? Tout cela doit à présent se terminer. Sur un constat d’échec, certes, et alors ? Trop de boutiques encombrent le paysage au nom du seul besoin de se perpétuer dans leur être, au nom du maintien d’un certain nombre de maroquins (je parle ici de ministères de la parole...).

      Parce que la catastrophe guette et pour éviter que le néant ne nous avale, le big bang tant attendu, c’est maintenant.

      Alors, certes, la forme et le ton du lancement de la campagne peuvent déplaire. Mais ce ne sont que des problèmes d’esthètes, prompts à débusquer l’atteinte inqualifiable aux grands principes invariables... qu’ils fouleront aux pieds allègrement lors du premier congrès venu ... Le vrai sujet c’est : quelle autre solution, à part la soupe à la grimace de primaires ridicules, le ralliement à des candidatures sans avenir sérieux ? Montebourg ? Vraiment ? Vous allez les coller les affiches ?
      Vous n’aimez pas Mélenchon, c’est votre droit mais voilà, c’est le meilleur. Je dis cela tranquillement, n’ayant jamais -jusqu’à ce 11 février fatidique- adhéré à son courant ou au PG.
      Il importe désormais de transformer cette candidature JLM en une sorte de mouvement social, comme ce fut quasiment le cas en 2012. L’argument du verrouillage par le parti du grand chef à plumes ne tient pas. Ce parti est exsangue et attend les bonnes volontés. Cette candidature soit disant d’un seul homme sera aussi ce que nous en ferons. Les axes de campagne ne demandent qu’à être développés. Les fafs, les barbus, Gattaz, Macron-Valls, Juncker et Texaco Inc se foutent des prochaines "rencontres de l’alternative" à la salle Gagarine autour d’une bolée de cidre bio.

      reed Le 11 février à 19:29
    •  
    • JLM ,le PG et les dirigeants du PCF, depuis des mois ne partageaient plus rien ,donc réduisait à néant l’efficacité du FDG qui devanait inaudible..." un astre mort " " en mort clinique "
      Le FDG est mort et enterré depuis les dernières suites d’élections, en partie , mais pas seulement par l’attitude du PCF qui n’a céssé de jouer les alliances à géométrie variable, ce qui a conduit à une totale illisibilité !
      C’est à nouveau le cas avec les primaires de cette pseudo gauche qui ne sont qu’un leurre , un énorme traquenard !
      La décision de JLM m’ouvre un horizon nouveau, il y a une petite lueur j’en suis heureuse !

      Medialuna Le 12 février à 11:56
    •  
    • Pour mesurer ce à quoi la candidature de JLM pourrait nous permettre d’échapper, je vous invite à regarder sans tarder la vidéo édifiante du débat Pierre Laurent/ Bernard Stiegler sur la révolution numérique, en ligne sur le site du PCF.

      René-Michel Le 13 février à 11:28
    •  
    • Sa République bourgeoise et cocoricarde n’est pas celle qu’il nous faut pour éviter la barbarie dans la crise en cours.
      Ai trouvé une revue de détail, sur la base de ses déclarations. C’est sans appel : http://wp.me/p5oNrG-jIJ

      Louis Le 13 février à 17:30
    •  
    • Les primaires sont comparables à des soins palliatifs qui évitent à la gauche (on en dirait à peu près autant de la droite classique) de regarder en face ses propres contradictions. Encore le remède participe-t-il ici au mal : les primaires ôtent aux militants des partis le droit de participer à l’élaboration des programmes pour les réduire au statut de supporters mis au service d’une écurie présidentielle. Si, à la faveur de la lassitude populaire à l’égard de Nicolas Sarkozy, l’illusion a pu fonctionner en 2012, elle est condamnée aujourd’hui à l’échec.

      Michaël Fœssel (revue Esprit)

      dedelorca Le 14 février à 11:35
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  • Vous oubliez un aspect important de sa déclaration (et dèes le début !) "Le changement climatique a commencé. Il ne faut plus céder aux lobbys productivistes pour changer notre façon de produire et de consommer. " lier écologie et social une articulation si peu entendue par l’amicale de la primaire

    Bobo Le 11 février à 16:12
  •  
  • " ses alliés de la gauche de gauche"... qui s’allient sans cesse à la gauche de droite depuis 2012 ??!!!!!

    François 70 Le 11 février à 16:33
       
    • Méluche a ses limites, il veut trancher les contradictions actuelles en faveur d’un versant souverainiste de gauche (qui refuse l’alliance avec les courants de droite bien entendu). Ce n’est sans doute pas assez fédérateur.
      Mais comment ne pas voir que les queues de comète de la gauche plurielle s’empressent d’aller à la soupe du pouvoir Hollande, de façon obscène. Emmanuelle Cosse (ancienne collaboratrice de Regards), après Pierre Laurent qui s’est affiché en appui à la candidature ratée de Bartolone (bras droit de Hollande et gestionnaire de la déchéance de nationalité), alors on peut comprendre que le Méluche n’a aucune envie de négocier avec ces chefs de parti, qui se disent à la gauche du PS. Effectivement, l’appel primaires est un énorme panier à crabes !

      Alors, quelle alternative, quel mouvement démocratique de masse ? Vite, une réponse politique de fond !

      Rosa Luxembourg Le 11 février à 19:08
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  • (@ Valentin Michel) Homme de la Vème, Mélenchon ? Lui qui a été l’Initiateur de m6r ? Il faut être aveuglé par l’esprit de chapelle pour dire ça !
    "Ma proposition de candidature est donc un appel à l’engagement. Il s’adresse à qui a compris ce point essentiel : tant que dureront la monarchie présidentielle et les traités européens actuels, notre peuple sera privé de tout pouvoir pour régler ses problèmes. Là est la racine de toutes nos misères, celle qu’il faut trancher d’urgence."
    La Vème, ce sont les petites intrigues de partis pour les places et pour l’hégémonie (qui ont coulé le FdG, avec le refus d’une adhésion directe des citoyens à égalité de décision), c’est le replâtrage d’une majorité bancale qui continue à faire fructifier le FN, c’est la politique spectacle d’une "primaire" propre à éclipser le vrai débat démocratique et l’action des résistants de terrain. Une primaire qui voudrait faire oublier que NOUS avons déjà pour programme de base l’Humain d’abord, que nous avons voté NON au TCE, et que nous refusons le chantage de Bruxelles et la politique-TINA qui en découle. Nous, c’est-à-dire nous tous adhérents ou non d’un parti, qui avions sincèrement milité pour le succès d’une gauche radicale solide et ouverte sur l’écologie, contre le MEDEF- Cac-40 et ses serviteurs. Bon vent à Mélenchon, il en a assez bavé avec ses "alliés".

    Autrement Le 11 février à 19:19
       
    • Enfin Mélenchon s’est décidé, si on avait attendu, on aurait eu droit au couplet du Pcf " nous le plus grand parti de France et de la classe ouvrière on doit consulter nos militants ! , ( comprendre réveiller les grabataires) et on vous donnera une réponse en mars 2017 ; comme pour les législatives, les municipales et les européennes , pour qu’à la finale on entende Laurent déclarer sans rire " on se doit de respecter la le désistement républicain ,bien entendu ,ce n’est pas pour sauver nos élus.
      Si on avait attendu les écologistes , suivant lequel ou laquelle candidat ou candidate , on s’adressait ,on aurait eu droit a deux réponses différentes , voir 3 ou 4 ou 5 suivant, les régions, les villes, les cafés et les calculs tacticien.
      Si on avait attendu , Ensemble, la fase , les alternatifs , dans ce cas nous aurions du attendre les avis des réseaux emails des retraités d’Attac , les réunions des repaires de la bas si j y suis, les réunions de collectifs, de groupes de paroles, de citoyens, de groupes alternatifs ( pas toujours au courant) bref la réponse aurait eue lieu après les élections.
      En se positionnant seul et sans demander l’avis a quiconque et y compris aux militants , et bien il évite la comédie du FRONT de GAUCHE , qui intéresse le PCF suivant le nombre d élus a sauver selon les régions et les circonstances.
      Si le front de gauche est mort ,tant mieux , de toute manière le sigle appartient au PG ( marque déposée) et cela évitera la comédie des européennes.
      Enfin , de vrais positionnement vont devoir se produire , Montebourg, LIENEMAN, Aubry , Hamon , Dufflot , Laurent ,et évitera la comédie des Primaires ( concept US) qui ne servent qu’a détruire le débat politique pour servir la soupe a Hollande et aux socs.

      buenaventura Le 11 février à 20:56
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  • Effectivement il faut un grand courage pour donner un coup de pied dans la termitière ! Et JL Mélenchon l’a fait !

    Dès la fin des présidentielles, au moment des législatives, le PCF a posé ses conditions, draconniennes : 80 % pour lui et le reste pour les autres ! les souvenirs de 2007 n’était pas remontés à la surface : 1,93 %...Ensemble qui est arrivé ensuite n’a pas compté avantage.

    En fait, le Front de gauche est mort de ça : la volonté hégémonique d’un PC, croyant qu’en broutant à tous les rateliers il reviendrait à ses anciennes heures de gloire, croyant encore à l’union avec un PS qui a passé la frontière depuis longtemps rejoignant les idéologies néolibérales. Les communistes sont assez grands pour savoir ce qu’ils font. Reconnaître l’idéologie marxiste dans ce fatras devient aussi compliqué qu’un PS votant les lois austéritaires en disant que c’est pour notre bien.

    Ce que je regrette, c’est de voir une force militante comme celle des communistes diluée dans une primaire qui va les entraîner au fond du trou noir et de quelques autres tournant en orbite autour. EELV vient de mettre un pied dans sa tombe avec E Cosse, l’opportunisme devient une habitude chez les verts...les maroquins peuvent parfois coûter cher, avis aux amateurs primaires...

    Alors, quoi faire ? se lancer dans cet appel au peuple comme le fait JL Mélenchon. Appeler non seulement à résister mais à créer, organiser un mouvement pour sortir de ce bourbier et tant mieux si des écolos des communistes et des socialistes nous rejoignent.

    Cette candidature c’est la lutte contre une Europe du fric et des compromissions, celle des traités scélérats qui ruine notre République, c’est ce que nous tous allons faire qui compte !

    morelle noire Le 11 février à 20:46
       
    • Le grand leader a ses affides, cet homme a un ego surdimentionne, il est temps qu’il prenne sa retraite et dit cela sans polemique

      leon Le 11 février à 21:28
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    • Bien dit, Morelle Noire !

      Gilles FERNANDEZ Le 14 février à 04:29
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  • JLM a eu le nez fin en annonçant sa candidature pour 2017 hier avec aujourd’hui la rentrée au Gouvernement des " soit-disants écologistes" Emmanuelle Cosse, Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé. Mais au faît, que devient la primaire à gauche et que pensent leurs initiateurs, Piketty, Cohn Bendit, et ceux qui voulaient les rejoindre, Pierre Laurent, Clémentine Autain...

    Camel Le 11 février à 22:10
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  • « Le moment n’est pas à l’insulte ou au bon mot. C’est une rude bataille à mener contre de nombreux adversaires politiques et contre les tireurs de ficelles de ce théàtre où se joue une pièce mortifère. De l’extrème droite aux écologistes qui se rallient à hollande : rien à espérer. Tous les autres n’ont d’autre morale politique possible que de faire bloc. Avant de passer la 6ème nous sommes soumis aux régles de la 5ème (sauf à imaginer un "grand soir" d’ici 2017...). Donc la cible reste la présidentielle. Mélenchon a-t-il fait une OPA ? De mon point de vue non car il peut se targuer de sa campagne passée qui a pâti essentiellement du vote de peur (dit vote utile par beaucoup qui se sont fait piéger alors). Nous sommes en train de voir le pays sombrer, nos valeurs bafouées, les intrigants aux manettes, les trottoirs se garnir de misère, les jeunes se tourner vers la haine, la guerre pointer le bout de sa sale face avec nos soldats aux fronts, et nous allons laisser pourrir notre planète ! Va-t-on faire des assemblées, colloques ou autres commissions pour savoir si on entre dans l’action ? JLM doit gagner. Pour cela le terrain à reconquérir est énorme. Les organisations mobilisables (syndicats, partis, mouvements divers et multiples mais atomisés) doivent se mouvoir rapidement et en cohérence. Chacun doit appeler à se mobiliser pour les sujets défendus par les autres. C’est en luttant ensemble que l’on s’apprécie. Il faut libérer les inutiatives et ouvrir les vannes de la révolte qui couve mais qui aujourd’hui ne trouve pas de rails communs pour l’action. Si on loupe cette febêtre de tir on va descendre encore d’un cran. Peut-être le cran irréversible. Comme au cinéma mais pour de vrai : ACTION !

    pimlico Le 11 février à 22:52
       
    • Nous verrons si le pari de JL M de faire une proposition de candidature sans s’appuyer sur une structure militante sera un succès ou un échec. Les coups médiatiques sont toujours faciles quand on a accès aux journaux du 20 h.

      Le loupé du lancement du M6R montre qu’il ne suffit pas de parler citoyenneté.

      Le PG fond comme neige au soleil et la confusion idéologique est grande : Euro ? UE ? alliance avec EELV ? M6R ?

      Face à un capitalisme de plus en plus brutal (faire payer la crise aux peuples ) le positionnement de classe devrait être la boussole du rassemblement.

      gb26100 Le 12 février à 09:13
    •  
    • Je suis tout à fait d’accord. J.L. Mélenchon tire enfin un trait sur les combinaisons d’appareils. Le moment est parfaitement bien venu. Les principes de son action sont clairs, adaptés à la situation et peuvent rassembler bon nombre de militants et de citoyens. Et la Vème république, à très court terme, peut nous donner les moyens de donner le coup de barre nécessaire pour ouvrir les perspectives nouvelles et urgentes qu’on attend.
      Il y a seulement un bemol. Cet homme de très grandes qualités apparentes, dont l’invention et la sincérité, peut foncer dans des directions discutables. Exemple ses positions sur la politique russe. Mais j’ai aussi l’impression qu’il sait écouter.
      Bref, il me semble qu’on peut être avec lui dans l’immense coup de balai nécessaire, tout en restant vigilants et critiques.

      EN VUE Le 12 février à 22:14
  •  
  • Billet d ’humeur devant l’annonce de la candidature Mélenchon.

    D’habitude ma mauvaise humeur est dirigée contre mes adversaires naturels et voilà qu’aujourd’hui, j’ai les boules contre Mélenchon pour qui j’avais une certaine estime tempérée par son ego exacerbé et parfois énervant.
    Ce billet fait à chaud,, présente sans doute le défaut de manquer de recul et d’analyse collective mais n’est ce pas le propre du billet d’humeur ?
    Mais qu’est ce qu’il lui a pris pour s’auto-désigner comme représentant idéal de notre gauche ?Voilà une vraie marque de mépris envers tous ceux qui avec lui et d’autres ont travaillé et travaillent encore à l’idée du changement dans le sens du progrès de l’humanité.
    J’avoue ne plus avoir confiance en sa personne qui se situant en dehors des partis, négligeant ses partenaires du Front de Gauche décrédibilise encore plus la chose politique remettant en selle le recours au « sauveur suprême ».
    Sans nier ses talents d’orateur et sa grande culture, JLM prétend il avoir la réponse à toutes les questions que se posent les citoyens dont il se décrète unilatéralement le représentant naturel ?
    Ave César !
    Au delà d’une prétention démesurée, il décide de mettre hors jeu les citoyens, encartés ou non, qui ensemble veulent définir des projets avant de désigner celui ou celle qui portera nos propositions.
    Jean Luc permets moi de te dire mon sentiment : volontairement ou non , tu donnes un sacré coup de main à nos adversaires de droite, d’extrême droite et à ceux qui ont trahi la gauche. Et de cela, je commence à t’en vouloir.
    Pierre Pradel

    pradelpierre Le 11 février à 23:54
       
    • Avec des si, on pettrait le Front de Gauche en bouteille et nous aurions une autre allure !

      Si le Front de Gauche avait eu les coudées franches, il aurait conservé les forces acquises depuis 2012, et même, représenterait aujourd’hui la force principale de gauche.

      Seulement voilà, la conception du PC est très... egocentrée sur lui-même, refusant que l’on puisse adhérer à un Front de Gauche en dehors des partis qui le constitue. Les élections suivantes ont confirmé cette volonté de dominer à tout prix et parallèlement, la désagrégation des forces acquises. Mais ce n’est pas nouveau, l’attitude du PC en 2005/2007 était déjà sur cette voie.
      Le programme l’humain d’abord, le PC n’en parle plus, il est regrettable que son ralliement vers des idées plutôt réformistes (avec des Cohn-Bendit, entre autre, dont l’anticommunisme n’est pas a démontrer) le conduise vers des primaires qui sont viciées dès le départ et le PC le savait si j’en crois les premières réactions de O. Dartigolles. Il reconnaît que pour les élections régionales ; le PC "s’est planté". Mais c’est tout ?

      JL Mélenchon s’appuie sur ce programme, qu’il faudra bien entendu actualiser, Qu’attendent les autres composantes du FdG pour en faire autant ? Il n’a jamais voulu être seul dans cette rude bataille.
      Devant les silences et les attermoiements du PC et d’Ensemble, faut-il s’étonner qu’il propose sa candidature ? n’y a -t-il pas extrême urgence pour permettre que les français perçoivent où sont les vraies réponses ?

      morelle noire Le 12 février à 19:40
    •  
    • Non Pradel, sa candidature est au contraire salutaire : place au peuple : il est fédérateur de toutes les envies de changer le système décadent dans lequel nous sommes embourbés. Autour de sa candidature émergent les grandes lignes du vrais changement de fond : sixième république, dénoncer les accords scélérats de l’Europe, en finir avec notre système absurde de pseudo-démocratie qui usurpe la parole et la volonté du peuple au profit de l’oligarchie politico-financière qui se gave !

      Gilles FERNANDEZ Le 14 février à 04:44
  •  
  • c’est avec des égo centriques comme Mélenchon que la gauche n’arrive pas à percer en France. Mélenchon parle au nom du peuple comme tous les politiciens professionnels mais qu’il laisse la parole au peuple. Alors qu’en France nous en sommes encore et toujours à voter pour contrer ceux que nous ne voulons, en Espagne ils ont créé "Nous pouvons". Mais avec un Mélanchon candidat, nous allons perdre encore 6 ans pour espérer faire "Podemos". Mélenchon YA BASTA !

    yol Le 12 février à 01:07
       
    • Podemos ne se pose pas la question en Espagne de savoir si un Mélenchon espagnol aurait la stature d’empêcher la naissance et l’extension de ce parti .....le peuple "avance" !
      s’il n’ y a pas de "podemos" en France , yol , faut chercher les raisons de cette absence hors des partis et des élus mais bien dans la mentalité des citoyens formatée par des années de 5iem République où la stature du chef est sans cesse mise en avant ....

      PrNIC Le 12 février à 23:17
  •  
  • Entre les godillots de la primaire des gôches de Cohn Bendit à Pierre Laurent en passant par Thomas Piketty, Emmanuelle Cosse etc....moi j’ai choisi !

    http://www.jlm2017.fr/

    PS : Emmanuelle cosse au gouvernement et en qualité d’ancienne rédactrice en chef, Regard va peut-être toucher des subventions !

    JMS76 Le 12 février à 08:18
  •  
  • Un point de vue sur l’égo. Je suis convaincu que tous les personnages politiques se sont forgé leur identité au sein de structures - partis ou autres - qui leur ont permis de développer leur intelligence de situation. Hollande en est l’archétype. JLM n’a pas de surcroît d’égo de ce point de vue. Sa manière de l’exprimer est moins "jésuite" peut-être. Mais il est de gauche me semble-t-il. Par les temps qui courent...je prends ! Allons au-delà de cet aspect : les partis sont une survivance d’un passé plus ou moins glorieux. Lucien Sève, qui connaît bien le PCF pour l’avoir quitté après bien de vaines batailles internes pour le rénover, invite à dépasser la forme-parti. La présidentielle n’est pas un exercice trés démocratique et serein, mais nous ne sommes pas en mesure de fixer les règles. Actualisons notre programme de 2012 et en avant !

    pimlico Le 12 février à 08:48
  •  
  • Eh bien moi, je suis très contente de cette candidature.
    Pour tous les gens qui pensent que c’est une réaction égocentrique, participez donc sur sa plateforme à l’élaboration de son programme. Evidemment le programme l’Humain d’abord n’est pas obsolète (et même très nécessaire) mais à nous à rajouter nos idées. Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de politique qui s’adresse ainsi aux gens. Nous ne sommes pas loin des cercles de Podemos dont on parle beaucoup sans y être et donc sans voir peut-être les défauts inhérents à tout système.
    En tout cas, cette candidature est réjouissante

    anne Le 12 février à 09:20
  •  
  • « On verra rapidement ce qu’il en est de ses espoirs de rassemblement citoyen sur une telle base. » C’est consternant d’inaction. Vous passerez donc votre temps à observer dans vos salons et autres réunions de préparation à la discussion sur l’éventualité de soutenir une proposition d’élaboration d’une primaire (relisez, ça a malheureusement un sens !). Pendant que lepen, juppé, hollande et consorts sont en campagne, notre camp devrait donc passer son temps à se regarder le nombril. Affligeant d’égocentrisme ! Passons à l’action avec le seul qui est notre porte-parole et a toujours été loyal en tant que candidat commun. Le FDG a été tué par les trahisons d’alliance avec le PS et les déclarations de candidature (et non "proposition" cette fois) de Pierre Laurent aux régionales.

    Boris Bilia Le 12 février à 10:59
       
    • Qu’il soit aussi permis de constater, pour la déplorer, l’ingratitude de celles et ceux que la campagne Mélenchon-2012 a sorti du trou électoral et de l’anonymat.

      François 70 Le 12 février à 12:15
  •  
  • Qui est donc ce « révolutionnaire par les urnes » ?
    c’est à lire ici : http://revolutionnaires.forumactif.com/t1142p15-lutte-des-classes-primaires-conspiration-des-egosjlm

    arnold Le 12 février à 12:22
  •  
  • Que de réactions à la candidature de Mélenchon.Tout est dit ... ou presque que ce soit de la part des groupies ou des sceptiques.
    En ce qui me concerne, je dirais que c’est la réflexion de pradelpierre qui se rapproche le plus de ce que je ressens.

    Moi aussi j’en veux à Mélenchon : il entérine la mort du Front de Gauche .Même s’il ne faut pas ignorer les responsabilités du PC depuis la présidentielle de 2012, avec sa stratégie à géométrie variable à but essentiellement électoraliste, comment peut-on de façon aussi abrupte tourner le dos aux principes démocratiques qui devraient régir une "organisation" telle que le FdG ? Une précision utile : pendant la période évoquée le PG n’a pas été non plus exempt de tout reproche en matière de stratégie électorale.

    Alors soyons pragmatiques : dans la situation actuelle le pays, et l’Europe- dont on parle peu mais qui régit en grande partie notre vie- ont besoin plus que jamais de forces de gauche unies. Si Mélenchon ne veut pas s’inscrire dans cette logique laissons -le à ses rêves de sauveur autoproclamé et que les forces qui restent fidèles aux principes et ambitions du Front de Gauche s’attaquent rapidement et résolument à l’élaboration de propositions novatrices en matière de pratiques politiques capables de séduire la jeunesse, de lui donner des raisons de croire en la politique et en l’avenir. Pour cela il faut commencer par ECOUTER réellement les gens.
    Tout cela ne passe pas par le jeu politicien de primaires dont le PCF, Ensemble et toutes les forces de gauche risquent de ressortir "cocues" une fois de plus ! Il paraît beaucoup plus important d’élargir la base politique de créer une structure solide, pérenne qui offre une véritable alternative aux politiques libérales menées par la droite ou le PS. Avec une partie des Verts, avec le mouvement de Liem Hoang Ngoc ,et d’autres il y a sans doute moyen de créer cette force qui soit véritablement porteuse d’espoir.
    Bernard Berthelot

    bernard berthelot Le 12 février à 15:03
       
    • On peut écouter en marchant ensemble. On connaît les pbs à résoudre. L’un d’eux s’appelle PS. Si on attend d’avoir tout mis en équation la réalité aura changé. Action dans le débat cumulatif. Agissons ensemble et créons ensemble. JLM a posé un jalon. On se bouge !

      pimlico Le 12 février à 21:36
  •  
  • Curieux quand on se bat pour la 6ème République de se comporter comme un vieux briscard de la 5ème.
    Bizarre.
    Pour reconstruire à gauche, il va falloir du temps, se parler, échanger, confronter les idées et propositions afin de dégager une alternative qui nous fait défaut aujourd’hui.
    Et le tout dans le respect des uns et des autres, sans a priori et calculs.
    C’est pourquoi l’initiative de Jean-Luc Mélenchon me parait inopportune et contraire au rassemblement dont nous avons besoin.
    Il serait bon que les égos disparaissent à tout jamais ....

    GOUNOU Le 12 février à 15:55
       
    • #GOUNOU Respectez-vous, parlez, échangez, confrontez vos scénari de gôôôche, "il va falloir du temps"...de "chantiers de l’espoir" en "lundis de gauche", en "agora de l’Humanité", en bla bla bla citoyens ! Libre à vous, qui vous en empêche ? Mais ne crachez pas, vous qui n’avez jamais demandé l’avis de vos alliés avant d’aller systématiquement à la soupe avec le PS, sur ceux qui estiment qu’il urge de mobiliser le peuple et de renverser la table avant de foutre un bon coup de balais !

      René-Michel Le 14 février à 09:23
  •  
  • Je constate beaucoup d’inquiétudes quant à la mobilisation autour de la candidature de Mélenchon... Oui, la mobilisation se fera, oui, nous collerons les affiches, oui, nous aurons les finances. On s’en sortira très bien avec ou sans les aigris, avec ou sans les appareils...

    Paul Aymic Le 12 février à 16:57
  •  
  • Comme je ne veux pas que l’on dise de moi que je suis une pince, alors...
    http://i68.servimg.com/u/f68/19/41/01/43/scree167.jpg

    arnold Le 12 février à 17:02
  •  
  • je veux rendre "humaine" l’exploitation, arrondir les luttes de classe : http://i68.servimg.com/u/f68/19/41/01/43/scree179.jpg
    c’est par ici pour les autres montages : http://revolutionnaires.forumactif.com/t1142p15-lutte-des-classes-primaires-conspiration-des-egosjlm

    arnold Le 12 février à 17:05
  •  
  • Franchement, l’urgence n ’est pas la présidentielle, dont personne à gauche a la capacité à la gagner ; et même si on la gagnait, nous le ferions que de façons hasardeuse par des jeux d’alliances qui nous bloqueraient, à rejouer ce passé désastreux.

    L’urgence est de mettre tout à plat, de trouver le rêve du peuple de gauche, afin que celui ci se reconnaisse et fasse groupe, solidarité, alors nous aurons la force et l ’utilité à la victoire.

    Je lis la manœuvre de JL Mélenchon que dans cette perspective. sinon on a pas besoin d’un homme providentiel - fini la 5ème et la France catho qui se trouve un jésus pour finir par le planté sur la croix avec elle même.

    La Renaudie Le 12 février à 18:12
       
    • @La Renaudie. Le moins qu’on puisse dire est que la clarté ne caractérise pas ton propos ! Il y a urgence à ne plus reculer, "procrastiner (?) . Quoi d’autre, cette primaire de pacotille n’est qu’une triste et sinistre pantalonnade, agonie d’une "gauche" politicienne, PC, PS, élus verts, refusant la fin de ses sine cures au bord du gouffre. Place au peuple ! On ne lâche rien parce qu’on a rien à perdre que nos chaines.

      René-Michel Le 13 février à 15:09
  •  
  • je peux savoir pourquoi ma contribution au débat a été viré. JE re.
    En fait ou Mélenchon reste un vrai visionnaire et un politique avisé, sur ce coup là, son annonce de candidature, il coupe l herbe sous le pied des Con-bendits et autres Cambadélis qui sont les pompiers de service d’ Hollande.

    Un petit rappel, la primaire historique c’est celle qui en Italie a vu Romano Prodi émerger de la primaire avec la suite que l’on connaît, c’est a dire la disparition totale de toute opposition de gauche en Italie.

    Ensuite, la primaire "socialiste " de 2011 qui a vu le candidat Hollande être plébiscité, on est en train d’en savourer les conséquences, la liquidation de la gauche justement par celui qui était censé incarner ses mêmes valeurs.

    En se déclarant candidat et donc en refusant de fait, des primaires encadrées dans les thèmes abordés, Jean Luc Mélenchon, redonne toute sa place au débat politique.
    Sans les primaires et son périmètre bien quadrillé par de savants sachant, se méfiant du peuple, vont pouvoir enfin s’exprimer sans les partis, les paysans qui crèvent, les ouvriers, les chômeurs et plus génialement tous ceux qui ne veulent pas débattre dans les clous de la social démocratie et la « valse Macrobendisé » a la sauce Hollandaise.

    buenaventura Le 12 février à 19:37
       
    • Bien dit buenaventura !
      Les primaires ont été ridiculisées par le gouvernement et cocufiées par la nomination de Valls. Elles vont donner la nausée avec la droite.
      Nous n’en pouvons plus de l’étalage des petites différences qui feront le lit des compromis. Un socle commun, même minimal, absolument intransigeant ou rien.

      icelui Le 12 février à 20:22
    •  
    • bien dit !!!

      bob Le 14 février à 20:50
  •  
  • Personnellement,je ne suis pas passionné par l élection présidentielle.On ne peut,d un coté,en dénoncer les excès(autoritarisme,égocentrisme,idolâtrie,et j en oublie....)et,d un autre ,chercher fiévreusement à présenter ,à toute force,le ou la candidat(e) idéal(e).
    Le scrutin des législatives,comme les municipales,européennes,régionales,et à condition de gagner un
    mode de scrutin démocratique(proportionnelle intégrale à un tour),sont bien plus importantes,pour avoir une chance d être représenté(e)s.
    Mais,réflexion faite,je pense que Mélenchon a bien fait de proposer sa candidature.Face au boulet arriviste EE LV,au PS/PRG qui n ont plus rien à foutre à gauche depuis des lustres,face aussi aux NPA ,POI et autres LO,fermés à double tour,et à un PC qui va nous rejouer la sinistre farce du désistement PS au 2e tour,ou, pire,alliance dès le 1e tour,que pouvait il faire d autre ?
    En tout cas,ça donne un bon coup de pied dans le marigot.Et il apparaît(à juste titre ?)comme le seul qui cherche vraiment à sortir la gauche et le peuple du merdier.

    HLB Le 12 février à 22:33
  •  
  • Lorsque l’on voit les déclarations à la gauche de gauche après les régionales, malgré la sympathie que je peux avoir pour les personnes qui la composent, je suis désespéré de voir un jour une alternative poindre le bout de son nez.
    JLM, que je peux parfois désapprouver, prend une initiative qui crée une dynamique et qui nous sort de l’impuissance, à ce titre il fait de la politique.
    Après on peut critiquer qu’il nous met devant le fait accompli, mais pour les régionales il a multiplié les appels à l’unité et rien n’ y fit. Sa décision d’y aller avec le peuple est un pari qui peut soulèver des émotions suscitant du désir de politique.
    Fraternellement
    Philippe

    Philippe Le 13 février à 11:38
  •  
  • Les communistes et leur parti et les militants d’Ensemble ! sont désormais face à leurs contradictions. Et pour paraphraser Mme Tricot "On verra ce qu’il en est ... de leur force d’engagement réelle en faveur d’une société libérée des traités et de la dictature de la finance, ou si au final l’inertie réformiste les engluera une fois de plus dans des colloques, assemblées post-it et autres échappatoires mortifères.

    Mac Cullers Le 13 février à 13:32
  •  
  • bonjour
    Mélenchon a raison de vouloir se présenter, il a peut étre senti que les primaires était fait pour l’exclure !. Primaires en tant que telle , plus que discutables. On voit le résultat partout (USA, France). En France les primaires du PS , cela a donner Hollande, comme résultat,....le PPDC, au lieu du PGDC .En France on a des élections présidentielles à deux tours, c’est cela nos primaires !.
    Que chaque candidat se présente, chaque formation...les gens ferons eux mêmes leur choix, en fonction des programmes, des idées.

    bob Le 14 février à 14:46
  •  
  • je ne vois pas dans la candidature de JLM, celle de l’homme providentiel, mais la possibilité pour tous ceux et celles qui veulent se battre contre les puissances d’argent, pour un pays démocratique et pour une répartition plus juste de nos richesses...de le faire dès maintenant, sans se fourvoyer dans des "primaires" qui ne seront que jeu politicien, magouilles, et cie...
    Reste à construire un programme actualisé de ’l’Humain d’abord", construire des plate-forme politiques locales, les législatives suivront : ce sera aussi l’occasion de débattre, de construire...avec les formations politiques existantes et les assemblées citoyennes qui peinent à se faire reconnaître des appareils politiques classiques.

    Erka Le 14 février à 15:36
  •  
  • Il se prend pour De Gaulle le 18 juin 1940, à moins que ce soit le 13 mai 1958

    Babeuf Le 15 février à 14:52
       
    • Ce sont tous les partisans de la 5ème, sans exception, de gôche comme de droite, qui sont les héritiers du 13 mai 58 ; pas Mélenchon qui milite pour la 6ème !!!

      Babeuf ou Beauf-bœuf ?

      François 70 Le 15 février à 18:31
    •  
    • Seul contre tous, en passant par dessus toutes les organisations démocratiques, ça ne vous rappelle rien ? Moi, ça me rappelle "moi ou le chaos" cher au général

      Babeuf Le 15 février à 19:46
    •  
    • " les organisations démocratiques " ... dont les apparatchiks copulent allègrement depuis 2012 avec le parti anti-social et anti-écologique de la rue de Solférino, jusqu’à avoir transformé notre Front de Gauche en Front de gôche manipulé par des primairistes à la solde de l’Élysée ???

      François 70 Le 16 février à 08:08
    •  
    • Par "organisations démocratiques" je ne pensais pas au PS dont Mélenchon a été membre pendant 32 ans, lui qui a voté OUI à Maastricht en 1992. Ce n’est pas la première fois qu’il a un comportement déloyal vis à vis de ses partenaires du Front de gauche. Je suis très sceptique sur sa volonté d’aller vers une 6ème République. Il se coule parfaitement dans les institutions monarchiques de la 5ème. Quant au carriérisme, il en est un exemple flagrant.

      Babeuf Le 16 février à 10:31
    •  
    • Les chiens aboient, la caravane passe...

      René-Michel Le 16 février à 22:27
    •  
    • Lire l’article de Philippe Marlière,
      "la chevènementisation de Jean-Luc Mélenchon"
      https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog

      GOUNOU Le 19 février à 16:59
    •  
    • Oui, j’ai lu ce torchon de Marlière dans les colonnes de L’OBScur . Il devrait se méfier, sa mélenchonophobie pathologique ( de gôche !) risque de le conduire très loin ... Jusqu’à retourner, primaire aidant, au bercail solférinien, bras armé du Medef pour détruire le droit social ?

      François 70 Le 19 février à 17:36
  •  
  • Bien sur qu’il a eu raison ! complètement d’accord avec Buenaventura et bien dautres ’ ! sur tout ....
    Maintenant ils pataugent tous ds leurs contradictions , leurs mensonges , leur carrièrisme
    , PS...PC...etc , !
    Et l’espoir , l’envie de se battre , de tracter , de coller , d’exister ....Je respire mieux !

    medialuna Le 16 février à 10:05
  •  
  • Il a bien raison de tirer les leçons des erreurs stratégiques successives, aux differentes élections depuis les présidentielles 2012, qui s’apparentent hélas à un sabordage du Front de Gauche.

    Philippe Le 18 février à 16:47
  •  
  • Il est faut de dire que Mélenchon n’a pas de programme. Il suffit de lire “l’Ère du peuple” pour s’en convaincre.
    Et tant-mieux s’il prend de court tous ces traine-savates du PCF et consorts : Les “fronts populaire et citoyen de gauche” ne se décrètent pas. Il en a assez de toutes ces incantations !
    Mélenchon carriériste, Mélenchon providentiel, on s’en tape. Par contre qu’il porte le projet de l’indispensable VIe République sociale, laïque et citoyenne ; qu’il esquisse avec d’autres les contours de l’écosocialisme, là oui !
    Enfin avec lui je refuse le piège mortel des primaires tendu par le PS. Quelles qu’elles soient, elles ne servent qu’a détruire toutes singularités dans la proposition politique. Cette p... de... m... d’élection présidentielle a deux tour, ne prenons pas les français pour des vaux, présentons des candidats dans la diversité et le peuple tranchera.

    olivier Le 18 février à 16:52
       
    • "on s’en tape". point de vue vachement responsable !

      Babeuf Le 18 février à 19:28
  •  
  • "Il n’est pas de sauveur suprême
    Ni dieu, ni césar, ni tribun,
    Travailleurs sauvons-nous nous même
    Décrétons le salut commun"
    (chanson universellement connue)

    Babeuf Le 19 février à 20:53
  •  
  • La lutte des classes existe mais c’est la mienne qui est en train de la gagner. WARREN BUFFET (gestionnaire de fonds spéculatifs)
    ...le pire c’est qu’il a raison !

    impatient Le 21 février à 17:38
  •  
  • Moi-je !... suivez-moi... rejoignez-moi, mon parti... bien obligé derrière moi sans consultation... discutez aux marges mon bouquin-programme comme Sarko et les libéraux... les partenaires et une réflexion programmatique consultant le peuple... n’ont qu’à me suivre ; ; ; les doigts sur la couture du pantalon... après moi...
    Non, ça ne passe pas !
    Oh... temps glorieux des egos éléphantesques dans la culture héritée du PS... Les vieux de la vieille ont beau se donner un coup de badigeon... on ne change pas une culture qui ...
    Voilà de quoi hésiter à soutenir Moi-je !
    Résistons et lançons avec tous les partenaires de la vraie gauche sociale, antilibérale, écologiste anti productiviste... des rencontres vers un projet puis une consultation sur les candidats possibles pour une candidature unique, jeune, féminine de préférence, non marquée du poids du passé qu’on rejète !

    rebel déçu Le 22 février à 10:51
       
    • Vous avez voté NON au TCE ? Alors ne réclamez pas cette primaire fourre-tout, téléguidée de l’Euro-Young-leaders- Cohn-Bendit pour diviser et marginaliser la vraie gauche, c’est-à-dire, non pas les politicailleurs rose-verts, mais le peuple de gauche tout entier qui a voté NON au TCE. Oui, une candidature jeune et féminine, ce serait sympa, mais dans l’immédiat, pas politique pour deux sous, et si Clémentine (qui est évidemment quelqu’un de bien) se laissait prendre à ce jeu (superficiel), elle le regretterait aussi amèrement que MG Buffet après 2007. Elle qui appelait justement aussi à un "front du peuple", et non pas à une nouvelle combinaison d’appareils, assortie de sondages préfabriqués.
      L’unité et la mobilisation en bloc du NON de gauche au TCE, – dont la suite des événements a amplement démontré qu’il avait raison, surtout depuis l’écrabouillement de la Grèce – , voilà ce qui fait peur au CAC 40, à la finance eurocrate, et au TAFTA qui est en route (et à l’OTAN, qui revient s’installer chez nous après avoir placé ses bases dans toute l’Europe !).
      Les "éléphants", désormais bien assimilés à droite, ce sont Hollande, Cambadélis, Placé et Cosse , et Valls et leurs pareils, c’est tous "Moi-je", là-dedans, voyez Gattaz, Macron et tous les autres ! Mépris complet des gouvernés par les gouvernants. Diviser pour régner sur le grand nombre, eux et les médias aux ordres, pour cela ils font flèche de tout bois, y compris des ragots de rancoeur et des plus plates calomnies. Mélenchon fait appel aux citoyens qui veulent en finir avec la monarchie présidentielle et avec les traités euro-scélérats, qui nous imposent de soumettre notre budget à la commission de Bruxelles et d’appliquer la politique désastreuse qui découle de l’ordo-libéralisme. Il propose, non pas le suivisme de sa personne (qui s’éclipse évidemment de toutes façons devant une assemblée constituante !), mais une politique fondée sur le socle, déjà commun, de l’Humain d’abord (qui contient de solides mesures anti-capitalistes), et de l’écososialisme, pour tous ceux qui ont enfin compris qu’il ne peut y avoir de vraie politique écologique dans le cadre de la TINA actuelle (même Hulot le dit !). Mélenchon a fait ses preuves de combattant éclairé lors de la campagne de 2012 ; et nous sommes déjà à cette heure, depuis le 10 février, 59079 à penser qu’il est le meilleur porte-parole de la politique que nous voulons.

      Autrement Le 22 février à 13:31
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  • Amen... Alleluia...
    Vive Dieu-Moi-je qui éclaire le monde.

    Bien sûr, il y a de bonnes propositions qui avaient avant fait le fruit de rencontres et choix collectifs... et chacun vraiment à gauche partage les critiques du système... mais... il faudrait élaborer une grille projet avec les partenaires en consultant de manière collective pluraliste les militants et le peuple.... Cela demande modestie et écoute, disponibilité au partage !
    Et il faut lire intégralement les messages : oui à UNE primaire claire... pas au fourre-tout du PS et associés.
    "Moi-je" ne peut pas se décréter sauveur suprême et candidat autoproclamé d’un savoir décrété démocratique.
    Nul ne gagnera en divisant seul la couverture. Seul le rassemblement peut faire renaître l’espoir.

    rebel déçu Le 22 février à 14:10
       
    • Mélenchon n’a pas "décrété" sa candidature, il la propose. Ce n’est pas lui qui éclaire le monde (!!! quelle idée infantile vous faites-vous donc de la représentation politique ??!!), c’est à NOUS de lutter tous terrains, et de dicter la politique que NOUS voulons, à partir du socle commun le plus solide et le plus pertinent déjà existant : celui du NON de gauche au TCE. Avez-vous assisté aux joyeuses et victorieuses tribunes de 2005 ? Vous souvenez-vous de l’unité et de la mobilisation populaire d’alors ? Voilà ce qu’il faut faire revivre, pour réveiller le grand nombre de nos concitoyens. Ce sont EUX qui feront le reste, et non un "sauveur-amen-alleluhia" ! Comme vous dites, "cela demande modestie et écoute, disponibilité au partage ", ce que les partenaires du FdG se sont obstinément refusés à faire, depuis qu’ils ont trouvé plus intéressant de quémander des places d’élus avec les voix du PS...partout où le PS a bien voulu d’eux ! Les citoyens indépendants et insoumis, eux, sont restés fidèles à tout ce qu’il y a de solidement antilibéral et d’écologique (au sens noble du terme, voir le fondateur René Dumont) dans le programme de l’Humain d’abord ; ils ont compris qu’il faut cesser de fonctionner "à la combine" si on aspire à une véritable souveraineté populaire.

      Il n’y a pas de primaire "claire" . Une primaire, c’est le brouillard par définition : qui l’organise, qui la finance, qui y participe ? Le "corps électoral" n’y est même pas défini, et ce sont les éditocrates qui en font ce qu’ils veulent au gré de "petites phrases". Rien que cela invalide l’opération. Et en fonction de quoi y choisit-on un candidat ? En fonction des sondages qui prétendent indiquer d’avance qui a le plus de chance de l’emporter sur tel ou tel, et non en fonction du programme qui, dans le cas d’une primaire, n’est jamais qu’un bout de papier provisoire (témoin ce que que Hollande a fait du sien ). Et qui choisit les thèmes, à l’exclusion des autres, qui vont faire l’objet du débat "primaire" ? L’arbitraire des arrière-pensées de chapelles.
      La "primaire" n’est pas une opération de démocratie (voir le carnaval et les sommes dépensées aux USA par les lobbys) ; c’est une opération de publicité, et c’est en l’occurrence une opération de dévoiement de l’opinion, par rapport au problème du présidentialisme (justement), et des euro-traités, qui conditionnent tout le reste, jusqu’à l’odieux emprisonnement des syndicalistes récalcitrants.

      Libre adhésion à NOTRE PROPRE programme, et non embarquement pour le mitoir aux alouettes ! Bien cordialement.

      Autrement Le 22 février à 17:05
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