Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 16 juin 2017

Monique Pinçon-Charlot : « La gauche est majoritaire dans notre pays »

Sociologue des classes supérieures, candidate malheureuse aux législatives dans les Hauts-de-Seine, Monique Pinçon-Charlot démonte les faux-semblants d’Emmanuel Macron et explique comment elle conçoit son "job d’intellectuelle".

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  • J’ai trouvé complètement ridicule votre candidature, Madame. Histoire d’éclater un peu plus les candidatures ? Franchement, vous ne méritez plus que l’on vous écoute. Le ridicule tue l’estime, voyez-vous. On se passera de vous, voilà !

    Amram D Le 16 juin à 15:28
       
    • Qui prétend à l’exclusivité de la vérité et de la pureté du combat ? Est-ce la bonne voie pour gagner ?

      dominique courtois Le 16 juin à 15:33
  •  
  • Ca fait maintenant un certain temps que l’on voit et entend Mme Pinçon- Charlot et son époux décrire le comportement de classe des dominants, c’est intéressant.

    Maintenant organiser les classes exploitées contre ceux qui les ponctionnent c’est autre chose..

    Au niveau de la praxis, il me semble que Melenchon et la FI ont justement réussi, avec leur campagne pour les présidentielles, a remettre la conscience politique au centre du débat et à redonner envie de se battre EN MASSE à des gens qui détestent la politique et on les comprend, c’est normal quand on s’est tellement fait rouler dans la farine par les politicards.

    Il me semble que l’on a pas à baisser la tête, 19 % on avait pas vu ça depuis quand ?

    Malheureusement le travail de fond des médias a été déterminant et une grosse partie de ces électeurs ne sont pas retourné voter pour les législatives, les médias organisent à chaque fois une campagne pour favoriser l’abstention aux législatives. Le record c’était après l’élection de chirac en 2002, quand les blaireaux de gauche se « pinçaient le nez » en mettant le bulletin pour chirac mais ne s’étaient même pas déplacés pour les législatives alors que c’était une occase en or pour bien niquer chirac et toute sa bande de truands de droite… Du coup il avait pu attaquer les retraites dés la rentrée suivante.

    Par contre la bourgeoisie sait toujours défendre ses intérêts, et sur ce coup là le bon cheval c’est macron ; même les plus cathos conservateurs sont allé voter pour lui, « en marche » cartonne aussi dans des coins comme Versailles..
    les dominants n’auraient pas été se disperser pour une Pinçon-Charlot de droite, leur truc c’est la gagne !!
    pour garder tout pour eux et encore gratter tout ce qu’ils pourront.
    L’apparente cohérence, l’intégrité, la pureté ; il y a la messe pour ça.

    Arouna Le 16 juin à 15:39
  •  
  • Bravo pour le travail de sociologue, salutaire, indispensable.
    En revanche, s’agissant de la France Insoumise et de son programme j’y vois bien de l’ approximation, et de Jean-Luc Mélenchon la reprise de préjugés répandus par la propagande médiatique la plus vulgaire. Comme quoi la violence verbale en politique n’épargne pas non plus ses soi-disant victimes...
    Ainsi sur la question du programme une simple lecture de celui de la PHI "L’avenir en Commun" aurait rassuré M. P-C : elle aurait lu que les mesures qu’elle aurait proposées pour la démocratie, contre la corruption, contre l’évasion fiscale, le cumul des mandats etc , sil elle avait été élue, y figurent largement et de manière bien plus complète et radicale que ce qu’elle en dit. Quant à la question du choix des mots, effectivement ils sont importants pour désigner les réalités que l’on veut nommer et les stratégies que l’on veut mener. Il ne s’agit donc pas que d’une manière de parler plus ou moins à la légère. Il est bien regrettable que l’intellectuelle qu’est M. P-C ait abordé ce sujet en termes polémiques et superficiel ("Je ne parle pas comme ça.") , car sur ce sujet théorique, là aussi, la lecture et l’étude lui auraient appris : 1- que son vocabulaire et celui de la PHI se recoupent largement , 2 - Que les idées et principes qui fondent le programme de la France Insoumise ont bien plus à voir avec la tradition de la "lutte des classes", l’héritage des "luttes ouvrières" contre le "système capitaliste" qu’elle ne croit d’une part, et que d’autre part ses références politiques théoriques peuvent ne pas être incompatibles avec celles de la PHI : la preuve nous est fournie par Sarah Legrain sur ce site : regards.fr/web/article/sarah-legrain-l-espoir-de-la-france-insoumise-peut-se-concretiser-a-l-assemblee
    A bientôt de lire le prochain ouvrage des sociologies Monique et Michel Pinson-Charlot.

    Victor Le 16 juin à 16:13
       
    • Les préjugés sur Mélenchon sont le résultats d’une communication brutale et grossière de Mélenchon lui-même. La logique Trumpiste, c’est puissant, ça attire et parfois cela fait gagner. Mais gare à l’effet boomerang.

      Quant à Monique Pinçon-Charlot n’est elle pas ici victime de préjugés parque n’ayant pas rejoint la FI ?

      Pour l’avoir écouté à Bordeaux, il y a 4 ans avec son époux, je considère son analyse pertinente sur le plan sociologique. Cela ne lui donne pas raison sur tout, mais elle mérite d’être entendu. Moins qu’à la FI on refuse la confrontation des idées ?

      SB Le 16 juin à 19:24
    •  
    • @ SB Le 16 juin à 19:24
      Je ne vous ai pas attendu pour connaître la valeur des travaux de sociologie du couple Pinsot-Charlot, travaux que je salue du reste dans mon commentaire auquel vous réagissez.
      Quant au reste de vos divagations, inutile de répondre à qui pense avec ses viscères.

      Victor Le 16 juin à 19:43
  •  
  • Je suis admiratif du travail effectué par le couple Pinçon-Charlot visant à décrire le monde des possédants vu de l’intérieur : n’importe quelle personne après la lecture d’un de leurs livres et à moins d’appartenir à la classe en question ou d’être victime du syndrome du larbin s’interdirait résolument de placer un de ses représentants à la tête du pouvoir ! Cela étant dit je n’ai pas bien compris la différence profonde entre sa description du conflit oligarchie / reste du monde et celle de la FI élite / peuple... il me semble pourtant bien que l’on parle de la même chose...

    Franck B. Le 16 juin à 18:11
       
    • @ 16 juin 18:11, par Franck B.
      et pour cause, il n’y en a pas ! Ce qui me fait dire dans mon 1er commentaire que visiblement Monique Pinsot-Charlot, avec tout le respect et la reconnaissance pour ses travaux courageux qu’on lui doit (et à son conjoint), est peu au fait du programme de la France Insoumise. On peut être excellent sociologue et piètre politique. Du reste, elle reconnaît elle-même qu’ elle ne s’y reprendra pas ("on" lui a demandé de se présenter, dit-elle), son combat se situant dans son champ d’expertise, en quoi elle a raison.

      Victor Le 16 juin à 19:50
  •  
  • Les Pinçon Charlot dans la FI ca aurait eu de la gueule.
    Dommage pour des combattants historiques des élites.

    irae Le 16 juin à 19:03
       
    • Si les Pinçon-Charlot n’ont pas rejoints la FI c’est peut-être par ce que cette forme prétendue de rassemblement qui vous impose de passer sous les fourches caudines est trop étriquée pour eux ?
      A eux de le dire ....

      SB Le 16 juin à 19:34
    •  
    • @ Irae - 16 juin 19:03
      Monique Pinsot-Charlot a soutenu avec enthousiasme la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle (on se demande pourquoi vu ce qu’elle en dit ici), et l’a fait savoir dans maintes déclarations aux médias. Suite à quoi (l’échec de peu au second tour) elle a regretté que la stratégie de la France Insoumise ne soit pas celle du défunt Front de Gauche de 2012 et que Mélenchon ait "créé" celle-ci (comme elle l’a déclaré). D’où sa candidature aux législatives. Ou du moins le fait d’accepter la proposition qu’ "on" lui a faite (c’est elle qui le dit). Ce genre d’objection de la part de celles et ceux qui ont eu la même démarche m’a toujours laissé perplexe car la France Insoumise avec son programme L’Avenir en Commun a préexisté au cycle électoral et elle a toujours été très claire quant à sa stratégie dès le début du processus électoral (cf. la charte électorale). Bref, c’est déjà du passé ; faisons-en table rase.

      Victor Le 16 juin à 20:17
  •  
  • Quand on a en face un bloc capitaliste hégémonique qui a trouvé avec macron son champion, profite plus que jamais d’un moment historique et peut avoir tous les outils en main pour faire :

     disparaître le salariat en le faisant substituer par du travail à la tache et de l’auto entreprenariat quitte à ce que l’état, mais certainement pas les « investisseurs », aide avec un revenu de base de misère pour compresser encore le prix du travail.

     remplacer la sécurité sociale par de l’assurance privée et de la CSG (c’est à dire de la solidarité capitaliste car non déboursée par l’employeur mais par l’impôt, c’est à dire nous)

     mettre en place la retraite par capitalisation en laissant sa prise en main définitive par les marchés.

    Il aurait peut être été plus sage d’agir un peu plus modestement qu’une rock star qui se lance dans une carrière solo.

    Il y a quand même des moment où, quand on a un peu le sens des priorités, on devrait se demander si ce n’est pas un peu déplacé de faire 4 % à une élection aussi dangereuse pour nous tous...

    Arouna Le 16 juin à 19:43
  •  
  • @Victor

    Quand on lis le nombre de "commentaires" que vous avez laissé sur cet article, cela soulève pas mal de questions...

    Quel genre de lavage de cerveau avez-vous subit ? Quelles instructions avez-vous reçues des équipes digitales de Jean-Luc Mélenchon. Non vraiment, ça frise la paranoïa. L’insécurité qui transpire de vos mots me fait penser à un adolescent complexé qui appréhende les reproches.

    En bref, vous êtes effrayant. Effrayant d’autoritarisme, effrayant d’obstination. Mais... pourquoi tant de haine ?

    Désactivez-donc vos alertes Google #franceinsoumise #jlm, quittez reddit et sortez prendre l’air, ça tombe bien, il fait beau.

    Tony Le 16 juin à 23:43
       
    • @tony - je pense que les symptômes que vous décrivez renvoient plus à ce qu’on appelle "avoir des convictions" non ?
      Beaucoup de monde à gauche lui préfère ce qu’ils appellent le "réalisme" ou le "pragmatisme"... Est-ce votre cas ?

      carlos Le 17 juin à 08:12
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    • @ Tony 16 juin 23:43
      Allons bon, 3 commentaires et me voilà "lessivé du cerveau, paranoïaque, angoissé, autoritaire, infantile, complexé, haineux, manipulé, effrayant". Waooh. Il vous en faut peu, pour atteindre votre point Godwin dans la discussion. Il est vrai que vous brillez ici par votre rare argumentation dont vous me faites l’honneur et qui rappelle les prodigieux diagnostics de la plus belle époque soviético-stalinienne au motif desquels on expédiait vite fait les hérétiques (hitlero-trotskistes) au goulag. Glaçant.

      Victor Le 17 juin à 15:43
    •  
    • @ Carlos Le 17 juin à 08:12
      je pense que les symptômes que vous (= Tony) décrivez renvoient plus à ce qu’on appelle "avoir des convictions" non ?
      J’espère bien que non ! En tous cas pas pour ce qui me concerne à la lecture de mes commentaires. Il faudrait alors enfermer tous les gens de raison, si on entend par "convictions" idées fondées par l’exercice de la critique et de la raison libre. En revanche le symptôme de ces "symptômes" en question est plutôt celui du ressentiment occasionné par une profonde frustration. :-)

      Victor Le 17 juin à 20:06
  •  
  • le rappel à Marx et à la lutte sans merci que livre la classe dominante (et des mercenaires nombreux dans les médias, les entreprises,...) aux exploité.e.s me paraît salutaire ! Je pense en effet que diluer la notion de classe dans celle de peuple n’est pas opératoire. Par contre cela nécessite de revenir aux fondamentaux : théorie de la valeur, analyse dialectique,...
    Nous aurions tous à y gagner, PCF compris !

    gredin Le 17 juin à 11:09
       
    • Je pense la même chose, le concept de "gens" ou "peuple" est commun à la droite et même à l’extrême-droite. C’est un concept mou.
      La lutte des classes, les travailleurs appartiennent à des concepts qui départagent la gauche de la droite, les exploités des exploiteurs.

      Maintenant si dans la société certains ne voient plus que "les gens", tant pis.

      SB Le 17 juin à 20:49
  •  
  • Mme Pinçon Charlot nous dit avoir été sollicité pour être candidate , mais elle ne nous dit pas par qui , il est donc difficile de connaître son programme . Il faut arrêter ces faux procès en sorcelleries comme quoi JLM et la FI nient l’existence de la lutte des classe et veut remplacer ce concept par celui de peuple . Cette affirmation est totalement fausse , mais très pratique pour masquer les vrais enjeux. Intéressant qu’elle se réfère à P Bourdieu qui reconnaissant l’apport fondamentale aux sciences sociales de K Marx , lui reprochait d’avoir confondu " la logique des choses avec les choses de la logique " . Autrement dit que l’interprétation que l’on fait après coup d’ un processus n’est pas nécessairement ce qui à provoqué ce processus. Particulièrement dans les processus de domination, où le dominé a " intégré "sa propre domination . Également le rôle joué par les affects, dont le champ politique est le lieu de prédilection.

    Mme Pinçon Charlot se revendique du marxisme, mais elle psychologise et personnalise á outrance le débat à gauche , or le debat est nécessaire et salutaire . Surprenant de la part d’une intellectuelle reconnue de ne pas placer ce débat au bon niveau, on est moins surpris quand par soucis tactique, c’est la direction du PCF qui se livre à ce petit jeux. Si l’on met de côté les questions de personnes qui n’ont rien à faire dans le débat politique, il existe á gauche , pour faire vite , deux projet différents sur une question fondamentale . Ce que F Lordon appelle le cadre à reconstruire . Pour lui les libéraux ont raison de dire qu’il n’y a pas d’alternative possible . Mais il ajoute aussitôt dans le cadre actuel. Pour lui être de gauche c’est vouloir sortir du cadre existant pour en reconstruire un nouveaux, sans quoi aucun changement n’est possible, sauf á la marge . Nous savons , c’est inscrit dans le marbre des traités de l’UE et ceux à venir tel que le CETA , qu’aucune autre politique que celle que nous impose l’UE n’est possible . Faire croire, ou laisser croire le contraire est mortifère . C’est aller au devant de grande de grandes déceptions. C’est recommencer ce que la " gauche " fait depuis 1983 , et qui nous a conduit là où nous sommes aujourd’hui . Sans renégociation possible des traités de l’UE , dont le CETA et celui qui a été imposer aux Français alors qu’ils avaient dit non , il n’y a pas " d’alternative possible " .

    La gauche majoritaire dont parle Mme Pinçon Charlot c’est celle de l’union de la gauche et du programme commun . Pour moi c’est non merci , j’ai déjà donné. Vous avez raison Madame un bon sociologue doit faire de la sociologie, et ca n’en fait pas nécessairement un ou une femme politique éclairée.

    GG Le 17 juin à 17:37
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  • Marx et d’autres avaient analysé les caractères DES classes en présence à leur époque, et théorisé que pour qu’il y ait lutte des classes il fallait que la classe ouvrière prenne avant toute chose conscience d’être une classe.
    Dans leurs ouvrages, MPC et son conjoint ont brillamment analysé le mode de vie de la haute bourgeoisie, démontré que cette haute société a développé un sens très aigu de solidarité de classe qui lui permet de se reproduire dans l’entre-soi.

    Que cette haute bourgeoisie n’a jamais cessé de pratiquer la lutte des classes en fait.

    C’est très intéressant, mais ce n’est pas un travail comparable à celui d’un Marx, d’un Engels ou d’un Paul Lafargue, qui d’ailleurs n’ont pas été les premiers à définir l’oppresseur et les mécanismes de sa domination. la différence c’est que le mouvement de l’internationale socialiste cherchait à organiser LES classes exploitées pour qu’elles se transforment en une classe révolutionnaire.
    De nos jours également, il y n’y a pas que la classe bourgeoise qui existe, on en serait presque à se le demander quand on écoute MPC…

    Il existe aujourd’hui des classes potentiellement révolutionnaires et c’est avec celles ci que doivent s’associer encore et encore toutes les personnes de bonne volonté qui veulent en finir avec la dictature du capital.
    Au moment présent, vu le traitement de choc que nous préparent les illuminés macronistes, il est assez regrettable d’envoyer valser, au nom d’une sorte d’anti-populisme vaguement marxiste, un mouvement comme la FI qui a réussi à faire participer à la vie politique des quartiers et des milieux sociaux qui n’intéressent plus les autres formations politiques, à part, pour de mauvaises raisons les hyènes du FN et leurs semblables..
    François Ruffin assume à sa façon un populisme de gauche, Martin Luther King se définissait comme un populiste, on va pas se faire tout piller par les fachos pour le plus grand plaisir des think tanks anti communistes et libéraux de droite ou de gauche, STOP !!

    Arouna Le 17 juin à 19:44
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  • Que de commentaires pathétiques. La gauche la plus bête du monde ? Sans doute. Les résultats du deuxième tour risquent de le confirmer. Le peuple va crever de la bourgeoisie violemment incarnée par la macronie, mais c’est pas grave : j’ai raison et ils ont tort.

    Seb Le 18 juin à 17:35
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  • @ SeB

    Bobo la tête ?
    Pas l’intention de crever !

    Vous avez l’air bien fatigué mon vieux !
    On est mal barré avec des zozos comme vous, on fait pas une révolution avec des poltrons qui baissent les bras pour un oui pour un non, nom de dieu !

    Faut avouer que le gugusse Melanchon, on peut dire ce qu’on veut, et il y en a des choses à dire sur le bonhomme, mais c’est un téméraire et ils l’ont élu ; ils aiment quand ça boulègue les marseillais !

    Claude Le 18 juin à 23:11
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  • La Gauche est sociologiquement majoritaire (les 99%) et financiaro-mediatiquement minoritaire (le 1% de l’oligarchie qui contrôle de fait les 99% de la media-finance).

    La gauche sociologique ne peut se retrouver que si le dialogue autour des mesures à combattre et des mesures à prendre l’emporte sur la guerre des ego.

    Morice47 Le 1er juillet à 08:24
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