Accueil > Société | Entretien par Gildas Le Dem | 6 mai 2015

Natacha Henry : « Le paternalisme lubrique reste difficile à déjouer »

Natacha Henry revient sur la publication, dans Libération, d’une tribune de femmes journalistes dénonçant le « paternalisme lubrique » de certains hommes politiques – une notion dont elle est l’auteure –, et célèbre la proche défaite d’un ordre social et sexuel.

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Natacha Henry est l’auteure de Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique (Gender Company, nouvelle édition 2012) et Les Sœurs savantes, Marie Curie et Bronia Dluska (Vuibert 2015).

Regards. Comment avez vous réagi à cette tribune parue dans Libération, qui faisait allusion à vos travaux ?

Natacha Henry. Comme beaucoup, j’en ignorais l’existence avant sa parution dans Libération. J’avoue avoir éprouvé une très heureuse surprise en découvrant sa publication. Non parce que cette tribune faisait référence à mon travail, mais parce qu’elle témoignait, enfin, d’un mouvement de mobilisation de grande ampleur. L’expression de « paternalisme lubrique » que reprend cette tribune désigne un phénomène ordinaire, qui reste malheureusement difficile à déjouer. Par paternalisme, j’entends cette attitude de condescendance propre, déjà, aux industriels du XIXe siècle. Des industriels dont on sait qu’ils étaient d’autant plus prêts à témoigner des formes de reconnaissance à leurs employés, que ces formes de reconnaissance laissaient, en fait, le rapport de domination intact, et contribuait même, au fond, à le renforcer. C’est, si vous voulez, ce qui s’exprime dans la phrase si typique : « C’est bien, mon petit. »

« Les femmes mobilisent leur énergie à espérer que la situation prenne fin »

En quoi ce paternalisme est-il lubrique ?

Au sens où il est, le plus souvent, le fait d’hommes plus âgés, plus élevés dans la hiérarchie sociale, qui adressent des remarques sexuelles à des femmes plus jeunes, en position de subordination ou même précaire dans la hiérarchie sociale. Cette double attitude – de condescendance et de pression sexuelle – contribue à l’intériorisation, par les femmes, pour peu qu’elles se retrouvent isolées dans cette situation, d’une hiérarchie sociale et sexuelle avec laquelle elles doivent compter à tous les instants. Et qui les dissuade, également, de conquérir un monde dans lesquelles elles sont, en permanence, placées en position de vulnérabilité réelle ou potentielle. Ce phénomène est donc à l’origine de ce qu’on appelle le "plafond de verre", qui voit encore peu de femmes s’engager dans les milieux de pouvoir comme la politique, la haute finance, etc. Car les femmes mobilisent leur énergie à espérer que la situation prenne fin, plutôt que de pouvoir travailler normalement.

On est frappé de la permanence de telles structures de domination, malgré les avancées législatives ou sociales…

Si ces phénomènes persistent c’est, en premier lieu, me semble-t-il, le fait d’une méconnaissance de la loi du 6 août 2012, qui ne condamne pourtant pas seulement les actes de harcèlement sexuel, mais également ce que le législateur définit comme une ambiance sexiste. Les employeurs sont donc tenus – au moins à travers des instruments comme les directions des ressources humaines – de faire œuvre de prévention et, le cas échéant, de prendre des sanctions. Le harcèlement n’est donc plus possible en droit, sauf à être, en fait, soutenu par une hiérarchie qui fait régner le silence. Dans le cas qui nous occupe, puisque les députés ou les hommes politiques qui sont à l’origine de tels propos ou de tels actes ne sont pas les employeurs des journalistes concernées, il faut s’interroger sur le rôle des rédacteurs en chef. La première réaction d’un rédacteur en chef digne de ce nom devrait être de décrocher son téléphone pour informer un député, quelle que soit sa position ou son "importance", de ce que cette conduite est insupportable. Bien plus : susceptible de poursuites.

« Un ordre social et sexuel est, littéralement, en train de se défaire sous nous yeux »

Pourquoi ces pratiques perdurent-elles ?

Il faut, je crois, l’attribuer à un esprit de corps, d’autant plus puissant qu’il est le fait d’institutions (le monde politique, la presse) assez solides pour résister aux avancées, dans la société, des luttes des femmes. Il faut donc se réjouir que des journaux ouvrent leurs colonnes pour porter ce problème à la connaissance d’un public plus large. Et surtout que de jeunes journalistes prennent, même anonymement pour certaines, l’initiative d’une prise de parole collective et publique, seule capable de défaire des phénomènes d’emprise qui, sans cette mobilisation, les laisseraient isolées. Le seul fait d’en parler collectivement est déjà une manière d’instituer un rapport de forces.

On a vu réapparaître, à cette occasion, des arguments qui entendaient défendre la tradition d’une "séduction à la française", contre une invasion – supposément américaine – de théories féministes politiquement correctes…

En effet, on a aussitôt vu, comme dans l’affaire DSK, des éditorialistes se précipiter pour célébrer les charmes d’un "féminisme" spécifiquement français, fondé sur une tradition de "séduction à la française". Outre ce qu’a de grotesque et de nationaliste un tel geste – qui prétend s’opposer à une soi-disant importation d’un modèle américain –, il faut faire remarquer qu’il ne s’agit que de s’opposer, en France comme aux États-Unis du reste, au progrès social et au progrès pour l’égalité. Que je sache, ce progrès n’a en rien entamé, aux États-Unis, les relations entre hommes et femmes ; je ne sache pas qu’on y ait vu disparaître les passions amoureuses ou les histoires d’amour, ni même les relations sexuelles entre hommes et femmes !

À quoi ce discours cherche-t-il à se raccrocher ?

L’argument de la séduction prétend que ces combats témoignent d’une phobie du sexe. Or il suffit d’imaginer ce qui adviendrait si, aux sollicitations d’un de ces députés, une femme journaliste répondait : « OK, prenons la première chambre d’hôtel venue, allons-y ! » Il est à peu près certain que le prédateur se retrouverait perplexe… C’est dire que le désir de l’homme dans ce cas, ce que j’appelle le paternalisme lubrique, tient tout entier dans l’exercice d’une forme de domination. Si finalement ces arguments sont aussi dérisoires, c’est sans doute qu’ils témoignent d’un ordre social et sexuel dont l’évidence est, littéralement, en train de se défaire sous nous yeux. Réjouissons-nous de la parution de telles tribunes, car la multiplication de ces initiatives publiques annonce enfin, pour les femmes, la liberté de travailler dans de bonnes conditions, dignes d’une société égalitaire.

Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique , de Natacha Henry, Gender Company nouvelle édition 2012.

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Vos réactions

  • C’est très avant-gardiste ou très naïf ...

    "Or il suffit d’imaginer ce qui adviendrait si, aux sollicitations d’un de ces députés, une femme journaliste répondait : « OK, prenons la première chambre d’hôtel venue, allons-y ! »"

    c’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? tout le monde sait que c’est à A Couche que veux-tu ... particulièrement dans ces milieux pourris : politicards et journalistes.

    Y’a que Mélenchon qui est honnête :-)
    (Clémentine A. rigole)

    Non, revenons-en à l’humain

    clara z

    clarazavadil Le 6 mai 2015 à 09:27
  •  
  • Et les allumeuses,les machas,les manipulatrices,n’existent elles pas ?
    Tout individu féminin est par définition irréprochable ?
    Et les journalistes,dont trés peu sont de véritables journalistes,elles sont sacrées ?
    Allons un peu d’humilité,les ’meufs’,c’est un ’mec’qui vous le dit...Vous n’allez pas nous raconter que vous êtes des saintes nitouches ?
    Et vous les journalistes ,pour la plupart au service exclusif de la pensée unique,combien d’entre vous mènent des enquêtes d’investigations ?
    De Trierweiller,à Pulvar en passanrpar Dominique Reynié,les compromissions des journalistes avec les politiques sont récurrentes..y compris à regard ?

    sceptik Le 6 mai 2015 à 14:41
       
    • Merci "sceptik" de cette solide argumentation. On avance !

      Patricia Deschamps Le 6 mai 2015 à 15:07
  •  
  • Dans le monde anglo-saxon, ce type de comportement serait réprimé par la loi. En France, les législateurs qui ont mis en application les lois féministes de répression sexuelle, ont considéré que les femmes avaient aussi la possibilité d’être adultes et de se défendre, et ont considéré que tout ne devait pas tomber sous le coup de la loi. Sinon, en considérant que la plupart des hommes sont maladroits, mal-éduqués, mal-habiles... , ils faudrait sans doute mettre environ 100% des hommes en prison. Ou vivre dans une société totalement aseptisée sur le plan sexuel. Mais sur le fond, vous avez raison, ces hommes sont des gros lourdeaux. Et, malheureusement depuis Françoise Giroud, les patrons de presse ont pris la mauvaise habitude de leur envoyer les journalistes les plus jeunes, les plus séduisantes. Après, peut être aussi que vous ignorez ce que c’est que d’être un homme dans un milieu professionnel de femmes. A peu près l’équivalent.

    totoLeGrand Le 8 mai 2015 à 01:20
       
    • "Après, peut être aussi que vous ignorez ce que c’est que d’être un homme dans un milieu professionnel de femmes. A peu près l’équivalent."
      Qu’est-ce donc encore que cette SYMETRIE ?

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 02:05
  •  
  • Je vous conseille la lecture du livre suivant :
    " Les femmes s’emmerdent au lit : Le désir à l’épreuve du féminisme et de la pornographie " de Sonia Feertchak. Un peu sur le même thème (enfin thème contraire en fait) et très intéressant.

    totoLeGrand Le 9 mai 2015 à 23:40
       
    • Cela veut dire quoi ? Que le féminisme aurait tué le désir, y compris des femmes ? Fort intéressant, en effet, pour un lepéniste !...

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 09:55
    •  
    • Evidemment, pour vous, Monsieur le Tautologue, comme pour, par exemple, Eric Zemmour, un homme est un homme, ...et sans nul doute une femme doit rester une femme : elle n’a nul besoin d’être féministe en plus !...

      Aubert Sikirdji Le 10 mai 2015 à 15:39
    •  
    • Pour votre gouverne Mr Sirkidji, Sopnia Feertchak est une femme. Lisez donc avant de réagir inutilement.

      totoLeGrand Le 14 mai 2015 à 16:16
    •  
    • Et oui Mr Sirkidji,
      Tout peut être critiqué. Le communisme, comme le féminisme. Je sais que c’est difficile à admettre pour un Stalinien. Réveillez vous. Nous sommes en démocratie et le Goulag a été fermé.

      totoLeGrand Le 14 mai 2015 à 16:20
    •  
    • Monsieur Toto,
      Il ne m’a pas échappé que Sonia Feertchak est une femme. Merci. Quant à me traiter gratuitement de stalinien partisan du goulag, c’est une obscénité minable dont vous avez l’habitude, avec votre façon de jouer à l’âne pour avoir du son... A propos de sens critique : Marx en parlait comme "tête de la passion", et non une simple passion de la tête ravageuse..., comme celle que manifeste les suiveurs simplistes de " l’indécrottable cheptel des profiteurs d’abîme", comme disait Antonin Artaud, auquel vous émargez obstinément...

      Aubert Sikirdji Le 15 mai 2015 à 09:53
    •  
    • Vous me traitez de Lepeniste, alors que je n’ai jamais soutenu Lepen. Pour le reste il suffit de relire vos messages pour voir que vous avez tenté d’expliquer, de justifier le goulag. Pour le reste si vous pouviez cesser de me répondre ce serait bien ou alors répondre courtoisement. Je viens ici pour débattre pas pour être injurié par un olibrius, comme je vous l’ai déjà expliqué (sans succès)

      totoLeGrand Le 16 mai 2015 à 00:55
    •  
    • Juste déjà veuillez me laisser vous répondre sur "Et oui Mr Sirkidji, (en fait, c’est Sikirdji, mon nom...) Tout peut être critiqué. Le communisme, comme le féminisme. Je sais que c’est difficile à admettre..." (totoLeGrand Le 14 mai à 16:20)
      ...Ben...que néni, ça n’est pas trop difficile à admettre, ...car : oui, ...tous les "-ismes" peuvent être critiqués, tous les dogmatismes, comme d’ailleurs tous les "pragmatismes..." !!...

      Aubert Sikirdji Le 19 mai 2015 à 12:38
  •  
  • 1/- Encore une fois, ne renversez pas la vapeur !... Vous prétendez que vous n’avez soutenu ou ne soutenez aucun(e) Le Pen, ni même le FN ? Précisez alors !...Votre Parfait Mr Ménard, selon son dire, le soutient, lui, à 80%. Et vous ? Je m’en voudrais de déformer quoi que ce soit de votre point de vue, ce serait stalinien. Et puis la dite « lepénisation des esprits » n’a jamais été synonyme de ce que les gens deviennent lepénistes… Pas besoin de cela !... On la voit dans le sarkozysme, le vallsisme, avec ses propos sur les Rroms, etc.

    2/- Mais lorsque vous prétendez assimiler le communisme à ce qui s’est réalisé en son nom, …basée sur une sorte de soif du sang, signifiée par le drapeau rouge…, …est-il besoin de vous dire que c’est d’une absolue violence et saloperie intellectuelle, nous ramenant quelque part à l’archaïsme des fantasmes de l’homme au couteau entre les dents ?... (Il est bizarre au demeurant que vous prétendiez alors communiquer sur une telle base avec moi sur le ton de radio courtoisie… Euh… Si du moins l’appellation n’était pas déjà prise…) Qui de nous deux a commencé ? Qui provoque ? Qui pose AU DEPART un prédicat faux, obscène et violent ? Un ILLOGIQUE signe égal entre communisme et violence, comme si la violence était une invention, fort regrettable, du communisme ?... Vous parlez de « réalité » ? Eh bien la rigueur nécessite de dire que : la QUESTION communiste n’est pas on-ne-sait-quelle « aspiration à la violence » tombée du Ciel, et qu’elle restera posée, tant que règne la réalité d’un capitalisme (qui n’est pas une « chose » maléfique, mais un rapport social déterminé), et je ne crois pas être dans l’injure ni la déformation si je CONSTATE que vous considérez, de votre côté, ce capitalisme comme une réalité perpétuelle et insurmontable… Yes or no ? Tout ça, c’est très basique… Et vous avez le don de nous cantonner sur un terrain, je vous l’accorde, pas « hyper-intellectuel » !... Où, encore une fois, la question se pose si vous ne nous (dont vous-mêmes)… prenez pas, en tant qu’interlocuteurs, que pour des sots !... Il ne suffit d’ailleurs pas de vous en défendre… et puis de continuer de le faire quand même !... Ainsi, vous obstinez-vous à MENTIR : NON, il ne suffit pas de voir mes posts, …il suffit que VOUS lisiez mes posts pour y voir que je justifierais le Goulag !... C’est d’une parfaite indécence, qui appelle immédiatement l’insulte (et non l’injure). Car vous ne savez pas le prix que j’ai payé pour être un communiste libre de toute possibilité d’accusation de stalinisme (encore une fois au sens générique)… Parfaitement, je prétends que la difficulté de « juger » le « Komounizme », qui s’est fait passer pour guide vers le communisme provient de ce qu’il s’est soutenu de l’idée du Bien, de « l’homme nouveau » à éduquer, voir à rééduquer !... Qu’il y-a-t-il de totalitaire là-dedans, je vous prie ?... J’ajoute même que cette déviation en a fait autre chose : à savoir, à son cœur de doctrine défendant, …un désastreux REFORMISME d’Etat !... En réalité contre-révolutionnaire…

    3/- C’est vous, encore une fois, qui, tordu, voyez le mal partout, et du coup portez le tort et la torsion du raisonnement partout… Si l’on devait formuler cela de manière humoristique, l’on pourrait avoir recours à …Eugène Ionesco… Dans sa pièce « le Rhinocéros » (où il est justement question de la montée du totalitarisme,…tandis que les êtres humains se changent les uns après les autres en rhinocéros…) , il TORD le principe du syllogisme, de déductif en inductif… : ce qui donne le curieux enchainement : « Tous les chats son mortels/Socrate est mortel/Donc, Socrate est un chat !... » Que faites-vous d’autre, en prétendant que si le communisme a produit des résultats sanglants, et que d’aucuns se disent encore communistes, c’est qu’ils sont assoiffés de sang ?... Merci de nous épargner ce genre de STUPIDITE !!!...

    4/- De plus, …je vous re-re-signale que je ne suis ni un sot ni un « olibrius ». Que je considère que face à quelqu’un d’extrême droite, non pas « tous les coups sont permis », mais TOUTES LES RESSOURCES DE L’ESPRIT SONT RECQUISES ne fait de moi un « fantaisiste » que dans le bon sens du terme… Aussi, ne profitez-pas du fait de pouvoir vous abriter derrière l’écran d’internet, et dans l’anonymat, pour poursuivre vos provocations, s’il-vous-plait !... Car : grosse erreur sur la personne. Je ne suis juste pas un interlocuteur à votre convenance… Car je n’ai aucunes concessions à vous accorder. Maintenant, permettez-moi néanmoins, puisque mon prénom est Aubert, de vous soumettre ce poème, d’un communiste, à savoir Paul Eluard, qui a joué un rôle central pour la constitution de mon idéal-du moi :

    L’AUBE DISSOUT LES MONSTRES

    Ils ignoraient
    Que la beauté de l’homme est plus grande que l’homme

    Ils vivaient pour penser ils pensaient pour se taire
    Ils vivaient pour mourir ils étaient inutiles
    Ils recouvraient leur innocence dans la mort

    Ils avaient mis en ordre
    Sous le nom de richesse
    Leur misère leur bien-aimée

    Ils mâchonnaient des fleurs et des sourires
    Ils ne trouvaient de cœur qu’au bout de leur fusil

    Ils ne comprenaient pas les injures des pauvres
    Des pauvres sans soucis demain

    Des rêves sans soleil les rendaient éternels
    Mais pour que le nuage se changeât en boue
    Ils descendaient ils ne faisaient plus tête au ciel

    Toute leur nuit leur mort leur belle ombre misère
    Misère pour les autres

    Nous oublierons ces ennemis indifférents
    Une foule bientôt
    Répétera la claire flamme à voix très douce
    La flamme pour nous deux pour nous seuls patience
    Pour nous deux en tout lieu le baiser des vivants.

    Aubert Sikirdji Le 16 mai 2015 à 19:52
       
    • (...Et pardon aux lecteurs éventuels d’avoir été contraint de revenir ici sur des échanges précédents, sous d’autres articles, avec le Monsieur caché derrière "Toto"...).

      Aubert Sikirdji Le 16 mai 2015 à 19:56
  •  
  • le ’Monsieur’ pourrait être une dame car l’idéologie est un mot du genre féminin.tout est affaire de nuances.
    Mais Toto le grand,aue tu es petit,dans ta rage anti-Aubert.
    Soutien total à Aubert Sikirdji même si nous avons eu l’occasion de présenter nos différences,toujours dans le respect.
    Aubert,Tu n’es plus depuis longtemps cotisant au PCF mais je ne nierai jamais tout ce que tu as fait au sein du grand PCF,dans un autre temps.
    De même pour ta fidélité à Lucien Bonnafé.
    Mais,à la fin de ma vie,les époques se télescopes,et pour moi,tu es de mon parti,le mythique grand PCF,celui de son empreinte en France et de ces dons à la culture du XXième siècle et ses prolongements actuels persistants.
    Bien sûr ,tu seras révolté que je te range parmi ceux du PCF canal historique mais comme tu le sais pour moi,trop de dénigrements sur ce PCFcanal historique mutile la mémoire militante.
    Toto le petit,comme ces komandos pédégés,c’ est inadmissible ,de te traiter de stalinien,de façon ,infondé,récurrente,obsessionnelle et sans fondements donc totalement injuste.
    En 1977,François Georges a montré que le stalinisme de 1945-1953Roosevelt,Churchill CNR,PCF,MRP,SFIO rendait hommage au symbole Staline,représentant uniquement l’armée rouge qui libéra Auschwitz..
    Rien à voir avec celui de la Guépéou,KGB,PCUS en URSS !
    Ce stalinisme réel,sanglant,héritage des guerres civiles et du communisme de guerre des bolchéviks où Trotsky,Staline et d’autres excellèrent.
    Comme tout membre du PCF tu es,Aubert,exempt de cette accusation sanguinaire.
    Stalinien,le PCF,le fut comme un enfant croit au Père Noël ;sans plus.
    Notre parti n’a jamais été bolchévik au grand dam de Lénine,Trotsky,Staline.
    Dès sa naissance ,singulière dans le monde,unique dans l’histoire,puisque notre parti vient d’une transformation démocratique (quasi-intégrale ,aux 2/3 des délégués à Tour 1921,de la SFIO en une SFIC).
    Aucun autre parti communiste dans le monde,n’a eu cette transformation.
    En effet,de part l’existence d’un courant communiste français,ante-bolchévik,jauressien, ,hors scission minoritaire,entière,volontaire et à 66% d’un grand parti sfio en un grand parti sfic.
    le pcf, n’était,bolchévik, que par le nom selon Lénine et les soviétiques avec qui j’ai pu discuter.
    Saches que tu es apprécié,Aubert Sikirdji,pour ce que tu as été,ce que tu es et bon sang ne saurait mentir,ce que tu seras.
    Même si je n’ai pas ton style,je l’apprécie car il résonne énormément dans ma noosphère pécéfienne..
    Avec mon total soutien,meilleurs voeux à toi pour ta santé et ton combat !!

    Maurice Le 17 mai 2015 à 09:58
       
    • Merci Maurice. Non, je ne suis certainement pas révolté que tu me classes parmi ceux du PCF canal historique. Je considère que ce n’est pas de mon fait si le squelette s’est éloigné de la chair. (Je préfère dire que le PCF "s’est séparé de moi", qu’il m’a quitté, plutôt que l’inverse...) J’en reparlerai... Car je trouve en l’occurrence que tu vas quelque part un peu trop vite en raisonnement : ...pour lisser la question du léninisme, et qui plus est du stalinisme, comme simple "croyance au père Noël" du "peu ce feu PCF" (...= ce peu de chose qu’il est devenu aujourd’hui, après ce qu’il a été...) Il faudrait reprendre une démarche autocritique bien comprise, en ce sens, sur une séquence pertinente (ce qu’indique par exemple Bernard Pudal)... : et poser la question de ce que ce parti a réellement fait de lui-même depuis 68... Il ne suffit pas d’affirmer haut et fort que, après ce moment charnière, les pays de l’Est n’auraient pas compris les exigences de démocratisation... Et donc qu’il n’y aurait rien à redire à... l’ère Georges Marchais !...

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 14:30
    •  
    • Maurice,
      Je ne fais pas d"anti-Sikirdjisme primaire. Je ne fais que répondre à la violence verbale, psychique et aux injures, déployée envers ma personne par ce Monsieur dès mes premiers messages sur ce forum. N’étant pas par nature du genre à tendre la deuxième joue. Et si, il est vrai j’ai été petit, c’était juste pour me mettre au niveau de cette personne.

      totoLeGrand Le 17 mai 2015 à 17:13
    •  
    • Et si je l’ai traité de stalinien, c’est juste par opposition et parce que dans un message précédent il a tenté de donner un justificatif au goulag.

      Je cite Sikirdji :

      "Ceci dit, IL EST PARFAITEMENT IMPOSSIBLE D’ASSIMILER COMMUNISME ET NAZISME, parce que les dits totalitarismes qu’ils ont produits procèdent d’illusions totalement inverses !... (Précisément dans un cas l’illusion du Bien, et dans l’autre l’illusion du Mal !...) Les illusions communistes ont consisté dans l’immense aspiration à pouvoir sauver l’humanité, par l’éducation, et le cas échéant la rééducation... (Voir l’article « Persécuté persécuteur ? » par Lucien Bonnafé, sur le site de l’Humanité)... « Le Goulag », cela ne reposait pas sur le programme du Mal Absolu, d’une absolue « cohérence », à savoir un programme d’extermination d’une partie du genre humain, en vue de préservation de la race !."

      En résumé pour lui le Goulag n’était qu’un centre de rééducation pour les mals pensants (rien à voir avec un programme d’extermination systématique ! )Oh comme disait Pol Pot, ils sont morts par erreur, il y a eu des problèmes techniques, nous avions tant de problèmes à résoudre et nous étions inexpérimentés !

      Quand au Staline, libérateur d’Auschwitz, je vous rappelle, à toute fin utile, que en 1944 il y eut à Varsovie une révolte des polonais contre les nazis, sentant l’armée rouge aux portes de Varsovie. La contre-offensive d’Hitler fût sans pitié : Varsovie totalement anéantie et 200 000 morts civils. Staline laissa faire, la révolte n’étant pas menée par les siens. Et ça, c’était avant l’URSS comme dit François Georges, rendant hommage à Staline et en omettant ce détail.

      totoLeGrand Le 17 mai 2015 à 17:43
    •  
    • Même notre grand spécialiste BHL n’assimile pas exactement nazisme et stalinismes (au sens large)... Même lui dit que c’est le nazisme qui donne la mesure du mal... Ceci dit, il faut s’approprier... Hannah Arendt : ce qu’elle dit de la banalité du mal, reposant sur les critères juste "pragmatiques" (qui n’ont rien de banaux, ajoute Zygmunt Bauman, mais qui reposent sur une rationalité de bas étage...) : ceux précisément que vous dites à la base de l’action illégale de Robert Ménard, pour la vanter, ...de sélection des enfants en fonction de la consonance de leurs prénoms... (Faut-il que moi aussi je vous cite ?)...

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 20:11
    •  
    • Vous pouvez me citer , j’assume totalement.
      Et si vous aviez écouté Ménard dans son intégralité, vous auriez compris sa position. Faire des statistiques ethniques, c’est la gauche qui a commencé. C’est la Halde, SOS racisme, le cran et toutes les asso qui ont besoin de connaître les proportions ethniques pour pouvoir militer.
      Et comme vous le savez peut être chaque directeur d’école a besoin de savoir combien de repas sans porc il doit servir à la cantine. Aussi ces statistiques ethniques qui sont visiblement pratiquées partout, ne peuvent émouvoir que les Cassandres de la République, les bigotes de la bien-penssance, et surtout les enfumeurs de la réalité.

      totoLeGrand Le 17 mai 2015 à 21:45
    •  
    • ...Parce que la réalité n’est que ...statistique, d’après vous ? Et comment au juste les faites-vous parler, les statistiques ? Quel est le but du jeu ? Se mettre (bien qu’illégalement)... mieux au service des gens ?...
      Par ailleurs, je réitère ma question : quelle est la porte-parole du Front de Gauche qui, selon vous, sévirait un peu trop sur les ondes, alors que nous ferions mieux d’avoir Florian Philipot à sa place ? Les gens n’ont-ils pas un nom ? Ne sont-ils que des statistiques ?...

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 22:16
    •  
    • (Voir, sur ce dernier point :..."Et c’est qui, la porte-parole du FdG, qui se permet d’être honteusement tous les soirs de 19h15 à 20h sur RTL, dans l’émission de Marc Olivier Vogiel, "On refait le monde" ?... Donnez l’info complètement, pendant que vous y êtes..."
      Aubert Sikirdji Le 17 mai à 21:39, sous : http://www.regards.fr/article/le-clientelisme-arme-dassault-a#forum18406 )

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 22:28
    •  
    • Il s’agit de Mme Autain, bien sûr.

      totoLeGrand Le 18 mai 2015 à 01:23
  •  
  • Est ce que les millions de morts liés au stalinisme au maoïsme, au polpotisme (et j’en passe...) seraient un détail pour vous tous ?

    Que vous puissiez à ce point considérer que l’on puisse continuer à défendre la même idéologie qui prétend juste faire le bien de l’humanité ?

    Avec des personnes qui pratiquent une gymnastique hyper-intellectuelle permettant d’aboutir à l’absolution de l’idéologie.

    Et qui par ailleurs ont des personnalités pour le moins de premier abord rigides, sectaires, aux propos violents, insultants demandant la disparition de ceux qui ne pensent pas comme eux et qui de toute évidence semble prêts à appliquer les mêmes recettes ?

    totoLeGrand Le 17 mai 2015 à 17:51
       
    • Il semblerait que vous radotiez, Monsieur le Toto...

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 19:59
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    • Non,... les millions de morts liés au stalinisme au maoïsme, au polpotisme (et vous en passez...) n’ont rien d’un détail pour nous tous !... Encore une fois, permettez-nous, dans les circonstances actuelles, de considérer cette supputation comme la première des violences, car ce n’est pas parce que le FN se débarrasse de son fondateur, que l’extrême droite pourra désormais d’autant plus s’exonérer de son Histoire, sur "notre dos"... Permettez-nous de considérez comme la pire obscénité que vous prétendiez alors d’autant plus pouvoir vous moucher dans le mouchoir de "l’extrême-gauche", comme vous dites abusivement...

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 20:18
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  • Aubert Sikirji,Toto le grand,que pensez vous de Michel Clouscard ?
    En effet,la comparaison sans fin entre le bolchévisme réel Polpot,la révolution culturelle,KimJong il en corée,et les ravages du nazisme,colonialismes,totalitarismes religieus,fascismes en tout genre,va nous épuiser.
    De toutes les façons le constat de Toto est sans appel.
    Mais,effectivement,les abominations concernant les différentes branches de notre famille politique ,avaient une source totalement différente ’de Mein Kampf’.
    Les socialos/communisto/bolchéviks voulaient libérer l’être humain et désincarcérer les potentiels de chacun.
    C’est pour cela que coute que coute,jamais de grès,toujours de force,nos anciens ont collectivisé à 100%,et voulu créer un ’Homme nouveau’.Cela se réalisa uniquement au 20ième siècle.
    Tortures,souffrances furent innombrables,abominables et méritent d’être reconnues.Lorsque j’ai compris ça,ma honte fut infinie...Ni haine,ni oubli,nous sommes au 21ième siècle.
    Mais le projet collectiviste était motivé par un ressort de désaliénation universel.
    C’est une différence factuelle majeure,effectivement soulignée entre autre par hanna Arendt.
    Pas le projet Nazi,ni les projets fascistes,coloniaux,totalitaires religieux ou fondamentalistes des finances.
    La libération ’humaine’ est la justification initiale du combat socialo/communiste.
    Pour moi au 21ième siècle,la collectivisation à 100ù,de force,est évidemment à éviter absolument,c’est pour ça que je considère que les trotskystes sont des ennemis politiques.Ils ne veulent pas tirer les leçons du passé abominable du bolchévisme,et c’est inacceptable.
    L’histoire a tranché.
    C’est pour travailler sur des thèmes plus prolifiques que je vous pose cette question sur un autre sujet.Ainsi vous arréterez cette polémique vaine et stérile.
    Aubert Sikirdji,Toto le grand,que pensez vous de Michel Clouscard ?

    Maurice Le 17 mai 2015 à 22:18
       
    • ...Ce n’est pas le moment, me semble-t-il, sous cet article d’aborder l’apport incontournable et essentiel, hors de toute "vulgate" marrxiste, de Michel Clouscard...
      Je ne vois pas ça que Monsieur le Toto aurait à faire de Michel Clouscard, vu le niveau de ses chicanes... En attendant, avançons ici une simple précaution, vu l’utilisation qu’a fait de ce sociologue-philosophe Alain Soral, et son influence dans tout le débat sur l’opposition entre le social et le sociétal, sur mai 68 considéré comme "contre-révolution", ...sur des gens comme Dominique Pagani, Jean-Claude Michéa, etc., ... et vu que les derniers propos analogiques de Monsieur le Toto furent sur le "besoin" à gauche comme à l’extrême droite de "connaître les proportions ethniques pour pouvoir militer"...
      Cette précaution , c’est histoire d’éviter à nouveau tout rapprochement "fumeux".... : voici donc ce que Michel Clouscard déclara de son vivant à l’Humanité, à propos de la récupération de sa pensée par l’extrême droite :
      « Sartre avec lequel j’ai eu en tout et pour tout un entretien de cinq heures était intéressé par ma démarche de travail et c’est à ce titre – fait rare – qu’il accepta d’être de mon jury de thèse. Pour autant, cela n’entraînait en aucun cas un soutien enthousiaste à ma pensée pas plus que le mien à la sienne, nos positions sur bien des aspects étant totalement divergentes.
      On est dans le même malentendu à propos d’Alain Soral quand on le présente comme le vulgarisateur et continuateur de mon œuvre. Cette proclamation (ou auto proclamation ?) me laisse pour le moins perplexe. Je n’ai en effet jamais assigné à cette tâche Alain Soral, je ne l’ai jamais désigné comme héritier, car si je lui ai reconnu et lui reconnais certes du talent, je ne me reconnais par contre pas du tout dans l’exercice qu’il croit bon de faire à présent de ses dons pour poser un statut de penseur. Associer donc d’une manière quelconque nos deux noms s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées pro lepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. »
      Ceci posé, puisque malgré tout je me retrouve à dire un mot de lui : justement à propos de "déni de la réalité sociale" dont la gauche de gauche se serait rendue coupable, selon certains... : je rappelle que M. Clouscard a fait la proposition de créer, à côté du Parlement et à la Place du Sénat, une chambre dont le rôle ne serait pas une représentation territoriale, mais du monde du travail en tant que tel....

      Aubert Sikirdji Le 17 mai 2015 à 23:03
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  • L’analyse de Clouscard est intéressante, mais elle est très communiste en ce sens où elle est une sorte d’extension de la notion de lutte des classes dans la société du loisir et de la jouissance.

    Factuellement tout n’est pas juste. Il considère par exemple le féminisme comme un néo-capitalisme imposé par la société marchande. C’est la théorie qui est soutenue par certains (comme Alain Soral). Alors que mois je pense que le féminisme moderne relève aussi des idées marxistes, au sens où la femme est considérée comme une victime dominée par son mari, au même sens que le prolétaire est dominé et esclave du capitaliste. D’ailleurs la plupart des grandes féministes sont marxistes ou très à gauche.

    D’autre part la plupart de ses thèses ont été produites dans les années 70/80. Elles ne tiennent pas compte de l’immigration de masse, des délocalisations, de la mondialisation , de l’essort de la Chine, et des BRIC. En clair des grandes réorganisation ethno-sociologiques au niveau mondial qui ont bouleversé les rapports économiques mondiaux de ces 30 dernières années (aïe... Sirkidji va me traiter de raciste !!)

    Car s’il parle dans ses livres de la transformation du capitalisme fondamental vers un capitalisme plus superficiel (au sens de la frivolité des objets produits et des besoins nouveaux engendrés), il persiste à considérer que le fond dessein reste l’exploitation du producteur (le prolétaire). Ceci est parfaitement exact au niveau mondial, mais sans tenir compte des grandes mutations locales : chômage de masse en Occident, essor des pays pauvres (qui le sont donc moins), émergence des classes moyennes dans les BRICS, prolétarisation des classes moyennes en Europe, et disparition de la classe ouvrière.

    Au total, une analyse assez juste au niveau mondial, mais avec des conséquences extrêmement variables selon les continents.

    totoLeGrand Le 18 mai 2015 à 02:15
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  • Merci pour vos deux textes de très grande qualité.
    je les communique à des personnes intéressées ainsi que le conseil de venir visiter cet excellent site quand les débats ne tournent pas au vinaigre.
    Il me semble que les récents abus et hégémonismes religieux,auraient probablement orienté Clouscard vers la nécessité d’une protection et d’un renforcement de la laïcité.
    Pour moi,c’est une priorité politique cruciale actuelle et sur le long terme

    Maurice Le 18 mai 2015 à 09:01
       
    • ...« Des textes de très grande qualité », un site devenu soudainement excellent par la fin des mauvaises querelles ?... Bah...bah... Pas d’emballement, Maurice !... Et ne te pose pas trop en arbitre idéaliste et allumé, sioux plait, ...nous sommes tous grands garçons... Le pisse-vinaigrisme n’a pas ici abdiqué... Ni le racisme caméléon... La théorie et la pratique du « remplacement » est son prétexte... Et il sait aussi s’abriter derrière « la laïcité », promue en l’occurrence « valeur » de remplacement... des seules valeurs républicaines, à savoir liberté, égalité, fraternité... Ces valeurs ne s’usent que si l’on cesse de les mettre au travail... Je ne crois pas que tu puisses reconvoquer ainsi Clouscard, qui fut un penseur profond,... pour entériner le « renforcement », pour le moins... : fort ambivalent,... d’une simple règle de vie commune... C’est comme l’idée de respect et de reconnaissance de « la diversité », ou « des minorités visibles »... : idéologiquement, politiquement, cela ne suffit pas... Qu’a fait d’autre... Sarkozy, que de prétendre, en un sens, « renforcer » la laïcité ?... Tout en faisant franchir un cap à la DIVISION et à la « jalousie » sociale, à la normalisation ordo-libérale de la guerre de tous contre tous, comme de chacun contre chacun ?!?...

      Aubert Sikirdji Le 18 mai 2015 à 10:54
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    • Michel Clouscard a tenu selon moi un créneau essentiel, original... (Voir par exemple l’émission d’Apostrophes, où il est opposé à Jacques Séguéla...)..., mais de manière schématique et nécessairement "dogmatique" !... Il n’a pas besoin que des perroquets aux différents plumages viennent répéter son travail pour le durcir encore plus dans le schématisme !... Dans le sujet du présent article, sous lequel nous discutons, d’aucuns pourraient avoir beau jeu, par exemple, de "citer" Clouscard sur "le féminisme", afin d’en tirer leurs conclusions, qui n’auraient pas été les siennes !... Etc.

      Aubert Sikirdji Le 19 mai 2015 à 11:11
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