Accueil > Résistances | Par Laura Raim | 22 mai 2016

Nuit debout : anticapitalistes et "Bisounours" se disputent la communication

L’appropriation du site Internet et des comptes Twitter et Facebook de la Nuit debout par quelques activistes est contestée par une partie des nuitdeboutistes. Sous le différend, une profonde différence d’appréciation sur la nature du mouvement.

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Nuit debout a-t-il été récupéré par des professionnels apolitiques du militantisme 2.0 ? C’est l’accusation qu’a portée sur la place de la République une partie du mouvement lors de l’Assemblée générale samedi 14 mai. « Sous couvert de contraintes techniques, de connaissance des mécanismes du buzz ou par imposition autoritaire d’une stratégie de communication positive et inclusive qui bannit par exemple le préfixe "anti" », les personnes qui se sont « accaparées la communication en ligne » « trient et censurent les contenus publiés sur Facebook sur Twitter et sur le portail nuitdebout.fr », ne diffusent que des « messages apolitiques inoffensifs » et « démobilisateurs », a ainsi déploré Victor, jeune nuitdeboutiste actif depuis les premiers jours dans la commission Action – qui a depuis fusionné avec les commissions Convergence des luttes et Grève générale au sein d’un pôle Lutte debout.

 

 

Un "media center" trop indépendant ?

Dans un texte diffusé jeudi intitulé "Leur combine, nos luttes", une trentaine de « participant-e-s actifs/ves aux commissions structurelles et thématiques qui permettent l’occupation concrète de la place de la République » développent cette critique. Ils dénoncent notamment le fait que le nom de domaine Internet nuitdebout.fr ait été acheté par une société privée, Raiz.

Cofondée par Baki Youssoufou, cette « agence spécialisée dans le conseil, la formation et le recrutement en community management, stratégie digitale et brand content » s’est en effet empressée, dès le 1er avril, d’acheter le prometteur nom de domaine. Si Baki Youssoufou crie à la diffamation, assurant l’avoir immédiatement cédé à la commission Numérique, ses détracteurs se plaignent de ne pas avoir eu accès aux codes d’administration, ce qui les a obligés à utiliser une autre url : convergence-des-luttes.org. Quant aux messages postés sur les comptes Facebook et Twitter de la Nuit debout, ils sont eux aussi contrôlés par la commission Media center animée notamment par Benjamin Ball, Joseph Boussion et… Baki Youssoufou, qui revendiquent leur « indépendance » et ne soumettraient donc pas la ligne éditoriale aux autres commissions.

Il faut croire que le coup de gueule a commencé à produire ses effets : le site nuitdebout.fr s’est métamorphosé samedi 21 mai, affichant de nombreux articles offensifs, y compris du site Lundi Matin, proche du groupe de Tarnac. Jusqu’alors, la page d’accueil se contentait de présenter un "manifeste" de sept lignes expliquant vaguement que « des assemblées se forment où les gens discutent et échangent » sur « l’avenir de notre monde » et que « l’humain devrait être au cœur des préoccupations de nos dirigeants ». Une pétition We sign it, non moins vague, était aussi mise en avant : « Cette pétition ne porte pas d’autre revendication que de permettre à tous ceux et celles qui veulent participer à une #NuitDebout de pouvoir s’organiser et le faire. » On aurait cherché en vain la moindre mention de la loi El Khomri, du néolibéralisme, des actionnaires ou des patrons.

"Historiques" anticapitalistes vs militants professionnalisés

Si le site nuitdebout.fr s’est indéniablement enrichi de manière à mieux refléter la diversité des approches politiques qui traversent le mouvement, il n’en reste pas moins que deux conceptions opposées de l’action politique continuent de s’affronter.

D’un côté, les "historiques" qui ont travaillé en amont de la première Nuit debout, lancée dans la foulée de la contestation de la Loi El Khomri, et qui sont très impliqués sur la place de la République, notamment dans les commissions structurelles (logistique, accueil, animation, cantine etc.) et dans le pôle Lutte debout. Ils affirment dans leur texte être « attaché-e-s viscéralement au combat anticapitaliste et à une critique radicale de la démocratie représentative ». Un contenu politique explicite dès le premier communiqué de presse : « Nos gouvernants sont murés dans l’obsession de perpétuer un système à bout de souffle, au prix de "réformes" de plus en plus rétrogrades et toujours conformes à la logique du néolibéralisme à l’œuvre depuis trente ans : tous les pouvoirs aux actionnaires et aux patrons, à ces privilégiés qui accaparent les richesses collectives ». Un autre communiqué daté du 4 avril inscrivait la réforme du travail dans les politiques d’austérité imposées dans toute l’Union européenne.

De l’autre côté, un militantisme professionnalisé, maîtrisant les outils numériques, mettant l’accent sur la « conscientisation » des « individus » et ne se reconnaissant pas dans les « formes traditionnelles de lutte » structurées par des « collectifs en lutte ». Dans sa "lettre ouverte en réponse à l’intervention en AG du 14 mai", l’équipe du Media center fustige ainsi les « défenseur-se-s de la pureté idéologique » et rappelle que « nous ne changerons pas le monde avec une minorité radicale qui détiendrait la vérité ». Il s’agit là d’une approche plus "inclusive", réfutant par exemple la notion d’ "ennemis de classe".

Nommer l’adversaire pour faire converger les luttes

Parlant à Regards « uniquement en son nom propre », Baki Youssoufou, qui a également cofondé le site de pétitions en ligne We sign it, justifie ainsi sa vision de l’action politique : « C’est facile de critiquer le capitalisme, tout le monde peut le faire. Même Valls et Hollande le font. Mais c’est trop souvent incantatoire et pas assez incarné », estime-t-il. S’il dit s’inscrire lui même dans une démarche anticapitaliste, il met en garde contre la tendance « paternaliste » de certains à « imposer un vocabulaire » marxiste qui risque d’éloigner « ceux qui pourraient vouloir lutter et rejoindre un mouvement de contestation de l’ordre établi en utilisant leurs propres mots ». « Obliger les gens à jurer sur la bible de l’anticapitalisme avant de nous rejoindre c’est comme obliger les croyants à prier dans une langue qui n’est pas la leur », s’emporte Youssoufou, qui en a « assez d’être traité de mou ou de Bisounours » sous prétexte qu’il « n’est pas dans l’insulte ».

Si la volonté de l’activiste de « toucher les masses » et non pas seulement « les gens initiés » en évitant un vocabulaire trop clivant peut se comprendre, on peut douter de l’efficacité d’un mouvement qui, à force de se vouloir inclusif et positif, craint trop de nommer ses adversaires. « Car c’est précisément le fait d’identifier et de nommer ses adversaires communs qui permet d’amorcer la convergence des luttes, par exemple avec les ouvriers et les quartiers », insiste une militante du pôle Lutte debout.

Énoncer clairement ses objectifs politiques c’est enfin le meilleur moyen d’éviter de tomber dans le « citoyennisme intransitif » fustigé par Frédéric Lordon ou dans ce que le philosophe Jacques Rancière appelle « la dilution de la politique dans une sorte de fraternité new age ». Un storytelling positif et édulcoré des enjeux de la Nuit debout peut contribuer à attirer plus de personnes au mouvement. Mais comme le disait Victor en AG, « la révolution des like n’aura pas lieu. »

Article édité le 23/05 à 9h pour intégrer les rectifications de Benjamin Ball

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Vos réactions

  • CQFD. La neutralité n’existe pas elle est du côté du pouvoir car inoffensive.

    choucroute Le 22 mai à 14:20
       
    • Et puis elle présente un énorme avantage (du point de vue du pouvoir) : celui de démobiliser.

      On voudrait transformer NuitDebout en un deuxième OccupyWallStreet qu’on ne s’y prendrait pas autrement...

      Hopfrog Le 23 mai à 12:20
  •  
  • Salut les copains,
    Juste un petit message pour vous signaler quelques petites erreurs et approximations dans cet article.
    Le site convergence des luttes existait en dehors de tout contrôle collectif et transparent avant que le site nuitdebout.fr qui est contrôlé collectivement et de manière transparente par la commission numérique (et pas par le Média Center) ne soit créé.
    Baki Youssoufou, Joseph Boussion et moi même n’animons pas le Media Center mais nous y participons avec 24 autres personnes. Les "historiques" ne sont pas les seuls à avoir travaillé en amont de la première #NuitDebout, plusieurs personnes du Media Center également.
    Nous ne rejetons pas les formes "traditionnelles" de luttes et travaillons depuis le départ à un équilibre entre les 20% de participants déjà militants politiques syndicaux et associatifs dont quelques uns sont des professionnels, et les 80% de participants pas encore en lutte.
    Il se trouve que les objectifs de #NuitDebout sont clairs, se mobiliser contre la loi travail, faire converger les luttes progressistes, se retrouver sur les places pour débattre et prendre nous même en main nos vies. Ce dénominateur commun nous le défendons depuis le début au Média >Center comme dans les milliers de groupes de travail de commissions qui existent dans ce mouvement.
    Le storytelling que nous utilisons n’est en rien édulcoré, il permet un équilibre entre la convergence des luttes et la convergence avec les masses pas encore en lutte. Il permet de plus de politiser progressivement les sympathisants et participants de nuit debout en les amenant à soutenir la grève le boycott les blocages, les occupations, la désobéissance civile contre la loi travail et son monde contre toute forme d’oligarchie.

    Benjamin Ball Le 22 mai à 23:37
       
    • Cette lettre ouverte du media center, que j’ai lue attentivement, ne répond à aucune des critiques très précisément formulées dans l’article intitulé "Leur combine, nos luttes" .

      Elle se contente d’aligner les déclarations vagues : nobles idéaux, pures intentions, désintéressement absolu, compétence (prétendue) des pros de la com’, etc. Bref une chanson bien connue ; mais sur le fond, rien de bien précis.

      Par ailleurs, Laura Raim a tout a fait raison de pointer l’aspect plus que vague de la pétition que les gens de WeSignIt (ce sont à peu près les mêmes que ceux qui ont acheté le nom de domaine NuitDebout) ont mise sur la page d’accueil de NuitDebout.fr. On croirait lire un texte flower power des années 70 (pour ceux qui s’en souviennent), à base de marijuana et d’unanimisme simplet. Si on voulait démobiliser les gens, les fixer dans le confort factice de l’entre-soi et de la contestation intransitive, bref assurer depuis l’intérieur l’échec du mouvement, on ne s’y prendrait pas autrement.

      L’utilité de cette pétition (car il y en a une quand même) ? Contrairement à ce qui est écrit, on voit mal comment la signer permettrait "à tous ceux et celles qui veulent participer à une #NuitDebout de pouvoir s’organiser et le faire". C’est même complètement idiot d’écrire ça : cliquer, ce n’est pas participer (seulement s’en donner l’illusion).

      Oui, mais "cette pétition est un moyen de nous compter localement et globalement." Hmoui bon. Mais le nombre total des signataires, si vous le communiquez à Valls ou Hollande, vous croyez que ça va beaucoup les impressionner ? :-D

      Évidemment, il y a encore un autre aspect. Une pétition en ligne, ça produit forcément (et gratuitement) un fichier d’adresses. Et un fichier d’adresses, ça produit de l’argent si on sait l’exploiter ou si on trouve à qui le revendre. Mais c’est là une autre histoire.

      Hopfrog Le 23 mai à 13:58
  •  
  • Merci à vous pour ces précisions.

    Laura Raim Le 22 mai à 23:45
  •  
  • Tout ceci me fait penser à ce poème d’Aragon, dans Un destin français :

    ANCIEN COMBATTANT

    J’ai fait le mouvement Dada
    Disait le dadaîste
    J’ai fait le mouvement Dada
    En effet
    Il l’avait fait

    La privation de sommeil vous rend tous un peu dada

    La Renaudie Le 23 mai à 08:21
  •  
  • Merci de mettre le lien vers la lettre ouverte du Media Center.
    Article plein d’imprécisions.
    https://blogs.mediapart.fr/mediacenterdebout/blog/200516/lettre-ouverte-du-media-center-nuit-debout

    Emma Le 23 mai à 09:10
       
    • Voir ma réponse un peu plus haut sur ce fil, je me suis trompé de destinataire.

      Hopfrog Le 23 mai à 14:02
  •  
  • Reprocher à un article sur Nuit Debout d’être plein d’imprécisions c’est un comble ! S’il avait été "précis" vous l’auriez accusé de tentative de récupération ou de dévoiement de spontanéité alternative citoyenne blablabla...Le Diable est dans les détails, soyons flous, vagues et modestes.

    René-Michel Le 23 mai à 10:05
  •  
  • Difficile de trouver plus cynique, plus malin pour faire du fric et donc, oui, plus violent que certains Bisounours.

    Prenez le temps d’aller lire l’excellent texte "Leur combine, nos luttes" donné en lien dans l’article : c’est précis, détaillé. Ça démonte très bien les rouages de la prise de contrôle qui a été tentée. Ça montre aussi à quel degré l’appât du gain (gain de fric, d’image ou de pouvoir) peut en abaisser certains.

    Certains qui sur ce fil essayent - bien maladroitement d’ailleurs - de se justifier en invoquant les (prétendues) nécessités du storytelling. Le storytelling ? Ah oui, cette jolie invention qui assure l’anesthésie globale et permet à ceux d’en haut de canaliser toute évolution, tout changement dans la direction qui leur convient...

    Hopfrog Le 23 mai à 10:50
  •  
  • Eh bien... les membres d’Ensemble se soutiennent... sur la place et dans la presse ! <
    Bel article plein d’erreurs, digne d’un article de 20minutes sur le niveau d’imprécisions ! C’est bien dommage je considérais ce journal comme un peu plus "professionnel" ! J’en prends acte !

    Georges Le 23 mai à 12:32
  •  
  • Baki Youssoufou dont vous parlez n’est autre que l’ancien président de la Confédération étudiante ( https://fr.linkedin.com/in/baki-youssoufou-81a85930 ), syndicat étudiant financé par la CFDT qui soutient actuellement la loi "travail". Donc attention à ne pas prendre pour argent comptant ses propos, quand il affirme par exemple "s’inscrire dans une démarche anticapitaliste", il s’agit pour lui surtout de faire fructifier une reconversion professionnelle...

    Alain Le 23 mai à 13:43
       
    • La CFDT, clairement, c’est moins rassurant que SUD ! Cerise sur le gâteau : deux autres membres de cette fine équipe sont des anciens de Nouvelle Donne ! Maintenant je comprends mieux pourquoi la page d’accueil de NuitDebout est restée à peu près inerte pendant tout ce temps : il fallait confisquer la com’ puis s’arranger pour donner l’impression qu’il ne se passait rien sauf quelques vagues palabres entre ados attardés. Heureusement qu’il y avait le site Convergence des luttes...

      Pour un historique très complet de cette histoire, avec le pedigree détaillé des auteurs du détournement (et de leurs contacts dans les milieux politiques), c’est ici : http://seenthis.net/sites/929538

      Bonne lecture !

      Hopfrog Le 23 mai à 15:50
    •  
    • Un gros bémol par rapport au message que je viens de poster :

      1°) Certaines des infos les plus intéressantes ont été retirées du fil que je viens de citer ;

      2°) L’auteur de ce fil, un certain Gastlag, signale comme une possible souce d’info sur NuitDebout le "dossier" éponyme mis en ligne sur le site confusionnisme.info, animé par la (tristement) célèbre Ornella Guyet. Ce dossier est une saloperie absolue. Donc méfiance.

      Autant pour moi : je serai plus prudent une prochaine fois...

      Hopfrog Le 23 mai à 16:37
    •  
    • +1
      J’ai bien fait de lire les commentaires pour voir si l’info avait déjà été signalé.

      C’est pas du tout quelqu’un qui veut que la société change.

      Lucie Le 27 mai à 16:52
  •  
  • Monsieur Benjamin Ball,
    c’est quand même un comble :
    vous vous imposez responsable à Nuit Debout car propriétaire de l’outil (nom de domaine)
    et de plus vous refuser d’être révocable !!!!!!
    Ce sont de flagrantes contradictions avec l’idéal exprimé actuellement dans la rue et vous place de fait de l’autre coté de la barricade.

    Il n’y a aucune raison de subir vos enfumages en plus du gazage des lacrymos.

    Pour être concret :

     Sachant que toute association doit obligatoirement tenir une comptabilité, même simple,
    en toute transparence surtout lorsqu’on fait appel aux dons,
    veuillez, avec votre complice Xavier Renou, fournir l’ensemble des documents comptables et administratifs des associations : « la boutique militante » et la « boîte militante » qui englobe aussi l’alterJT.

     D’autre part, vous vous vantez de collectionner et d’accumuler des fichiers de militants, donateurs, ou sympathisants que vous récoltez au gré de votre parcours d’opportuniste.
    Que l’usage de ces fichiers soient commerciaux (revente) ou pas, il n’en reste pas moins illégaux sauf à soumettre à chaque personne la possibilité de consulter sa fiche et de se « faire oublier »

    Monsieur Benjamin Ball, les personnes qui descendent dans la rue viennent DONNER leurs espoirs, compétences, colère, temps, réflexions, solidarité…
    vous et vos comparses ne venez que PRENDRE !

    Insolences Le 23 mai à 14:40
  •  
  • Si c’est ça la nouvelle démocratie à l’oeuvre, jamais vu un tel bordel, un tel panier de crabes. On se croirait au PS !!!

    René-Michel Le 23 mai à 23:58
  •  
  • Vu de l’exterieur, en sympathisante mais pas tres active, je dois le dire, tout comme le faisait remarquer la personne juste avant : vos querelles, le dogmatisme qui transperce a chaque phrase, ca donne autant envie qu’un "bon"vieux parti, de droite comme de gauche, qui a le setiment d’avoir la science infuse . Dommage.

    dom Le 24 mai à 06:55
  •  
  • Jospeh Boussion, opportuniste et ambitieux ? Jugez plutôt :
     2014 : tête de liste pour Nouvelle Donne aux Européennes
     2015 : porte-parole de Nouvelle Donne avant d’être tête de liste aux régionales pour la Vague citoyenne
     2016 : candidat déclaré à la présidentielle sur la primaire.org
    CQFD

    BBruno Le 24 mai à 09:29
       
    • De la Vague Citoyenne je suis une militante ! Oui Joseph BOUSSION était bien tête de liste de la Vague Citoyenne pour les régionales 2015. Je le savais ambitieux, opportuniste, non ! Hé oui je me suis trompée ! J’ai été très surprise de le voir apparaître au nom de La Vague dans les messages de "NUIT DEBOUT", qui, par définition, rassemblait des citoyens qui s’exprimaient en leur nom propre !

      Dans ses déclarations il ne représentait que lui même, pas la Vague Citoyenne ! je regrette qu’il n’en ai rien dit, c’eût été plus correct pour les personnes qui l’avaient soutenu. Aujourd’hui, il ne représente plus la Vague Citoyenne. Je pense que son Ego Surdimensionné lui a fait tourné la tête !!....

      Parfois on rencontre des Gens que je nommerai "des Hurluberlus".... il faut être sérieux quant on porte les idées de plus de 38000 personnes qui y ont cru ? Joseph la Vague Citoyenne est en dehors de ton nouveau parcours et c’est peut être mieux pour nous.

      TRAHISON Le 7 juin à 10:39
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  • @ René-Michel et dom

    Là justement, il s’agit de remettre à leur place les habituels gourous autoproclamés du militantisme.
    Ces gens orientent, détournent et confisquent l’expressions des citoyens.
    Ils sont malhonnêtes d’abuser de la bienveillance qu’ils suscitent pour se faire personnellement de l’argent (boutique sur la place et en ligne, appels aux dons et vente de fichiers ainsi constitués)

    C’est pour cela que je demande qu’ils mettent sur la place publique leurs comptes (s’ils en ont) afin qu’on puisse en juger.

    Insolences Le 24 mai à 12:17
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  • @Insolences. Ma remarque ne visait pas ton commentaire en particulier, mais la naïveté des uns et surtout les manipulations à l’oeuvre d’origines diverses et souvent nocives.

    René-Michel Le 24 mai à 23:25
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  • Terriblement bobos les nuitsdebout de ma ville de province ; bobos et anticapitalistes . Rien d’original, rien de nouveau. Cherche leaders connaissant les conditions de vie des prolos ,nos fins de mois , notre fatigue... Personne en vue . 4 nuits debouts à se peler pour écouter la pensée bourgeoise de "gauche".
    Désespérant.

    nini Le 25 mai à 00:30
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  • Un petit article sur la première #nuitdebout de Bayonne et monsieur Boussion (pas Buisson)

    http://www.eric-verhaeghe.fr/ny-a-de-podemos-francais/

    Sophie Le 5 juin à 18:45
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