Accueil > La Midinale | Entretien par Pierre Jacquemain | 27 juin 2017

Olivier Dartigolles : « Pour réinventer la gauche, il ne faut exclure personne »

Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles revient sur la décision de former un groupe indépendant de la France insoumise, et appelle autant à la transformation de son parti qu’à la reconstruction d’un projet politique à gauche.

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  • La lutte des places continue au PCF. Dartigole indique que comme c’est pas Vieù qui remplace jlm au Parlement européen, le PCF ne peut pas fusionner avec le groupe insoumis à l’AN !
    J’ai le souvenir de l’aide nulle aux européennes en région Centre !
    Pour ne pas parler des dernières Présidentielles !

    Pierre Magne Le 27 juin à 14:48
       
    • @ Pierre Magne

      Vous parlez de lutte des places concernant le PCF comme si FI pucelle vertueuse en la matière.

      Faut-il vous rappeler que Marie Pierre Vieu (PCF) était numéro 2 sur la liste commune Front de gauche pour les élections européennes ?

      Jean-Luc Mélenchon ne pouvant cumuler les deux députations, la loi électorale pour les élections européennes (et non un caprice du PCF) précise que c’est la personne qui est en seconde position qui remplace la tête de liste. Au nom de quoi devrait-elle céder sa comme l’exigeait Jean-Luc Mélenchon céder sa place à un lieutenant de ce dernier ?

      Qui cherche ici à placer un de ses lieutenants - Manuel Bompard en l’occurence, son directeur de campagne - en lieu et place de l’ayant droit ? C’est facile après de parler de "lutte des places" en en faisant l’apanage des autres sans dire mot sur celui qui demande que l’on contourne la règle pour "placer" son lieutenant.

      SB Le 27 juin à 15:45
    •  
    • Curieux à travers ce genre de débat nous voyons se mettre en place les vieux clivages
      PS/PCF d’antan. Je crains que ce débat ne recycle sous des formes nouvelles (mutantes
      je dirais) la vieille figure du conflit, gauche réformiste gauche révolutionnaire, même si la
      sémantique joue ici à cache cache.
      Communiste, j’ai à chaque élection voté pour JLMélenchon sans hésitation, mais, mais... me voilà perplexe quant à l’avenir. S’il y avait quelque chose à retenir de plus important
      que d’autres, dans ma longue vie de militant communiste, c’est que les raccourcis, nous les avons toujours payé très chers. Nous y sommes ! Comme le dirait Althusser " L’Avenir dure longtemps".
      Mitterrand en faisant alliance avec le PC avait en tête de lui piquer
      3 millions de de voix, et il a réussi, désormais JLMélenchon c’est carrément la peau du PCF
      qu’il veut. C’est sans doute le versant cocasse de l’histoire...Sauf JLMélenchon oublie qu’en près d’un siècle d’histoire, les communistes furent nombreux à donner leur vie pour ce parti.
      Je n’ai évidemment aucun doute sur la question centrale qui se pose aux communistes aujourd’hui :
      demain sur quelles bases construire le communisme ? Sachant que cette question se pose sans exclusive à l’ensemble des forces se prétendant du communisme.

      charles barbeitos Le 2 juillet à 18:54
  •  
  • Bonjour,
    Aucun mot sur la responsabilité de la direction (dont lui) du PCF sur son déclin. Le resultat est là : 2%. Les recettes qu’il propose sont toujours les memes. Il n’a rien compris au mouvement citoyen de la FI. Résultat de FI : 19,7 %. C’est à se demander s’il a lu l’Avenir en Commun quand il parle d’articuler social et environnement. Il revendique comme nouveauté démocratique un mouvement citoyen ou personne ne serait exclu. Et c’est quoi la force citoyenne FI ? Bof une interview pour rien qu’on a meme pas envie de commenter. Continuons a être Maitre d’Ouvrage ET Maitre d’Oeuvre sans nous preoccuper de ces vieilles formules politiques. Allez faisons quand meme preuve de bonne volonté en leur adressant un conseil. Faites un congrès au PCF, pour virer entierement la direction du PCF qui n’a jamais fais campagne pour FI (exemple la fédération du PCF de la Haute Garonne avec comme retour le fabuleux score de Lacaze : 2,74%) et réinventer l’outil qui doit se mettre AU SERVICE de la force citoyenne. Mais bon c’est pas gagné. Le temps qu’ils mettent en débat le débat du débat...

    ecureuil66 Le 27 juin à 16:12
       
    • @ ecureuil66

      Vous opposez les 2% (en fait 2,7%) attribués aux candidats PCF aux législatives au 19,7% attribués au candidat de la France insoumise à la présidentielle. Il aurait été plus prudent de comparer les résultats pour chacun des scrutins car sinon il faudrait vous interroger sur le fait que le score de la FI est passé de 19,7% à 11% en quelques semaines. Cela devrait pousser a un peu plus de modestie pour un parti qui prétendait imposer une cohabitation et un premier ministre de ses rangs à Macron. Quant aux 2,7 % du PCF, c’est pas si mal pour "la mort et le néant" : 11 députés PCF - 17 députés FI.

      Je ne pense pas qu’Olivier Dartigolles n’ait "rien compris au mouvement citoyen de la FI", il est simplement pas totalement d’accord - et moi aussi - avec une certaine façon de faire de la politique même si bien des aspects qui programme de la FI sont partagés par les deux tendances.

      La FI n’a pas le monopole en matière de mouvement démocratique et citoyen. Tout le monde à gauche ne se retrouve tout simplement pas dans la logique de la FI et encore moins dans son leader.

      Quant à votre formule "bof, un interview pour rien qu’on a même pas envie de commenter" elle montre une certaine inconséquence puisque vous venez justement de la commenter... Moi quand je n’ai pas envie de commenter, je ne commente pas.

      SB Le 27 juin à 18:30
    •  
    • oui c’est un fait le PCF fait 2% Mais un autre fait de 7 millions de voix FI n’en garde plus que 2 millions autre fait la visite du Chef gourou chez les syndicalistes même en bannière bleu blanc rouge a fait plouf et puis jlm perd sa place à Bruxelles moi j’ai lu l’avenir en Commun pas le mot Capitalisme pas de notions de plus value de variation de taux de profit pas d’article 50 du TUFE pas de nationalisation
      les 2% du pCF c’est le résultat de ne plus revendiquer tout cela alors les abeilles les circuits court les éoliennes les cellues solaires les tri des poubelles à la maison , le gachis de la vainde à la cantine du petit dernier et même le portrait du Che ou son poster ne remplaceront ni les écrits de MARX ni ceux de CLOUSCARD ni les méthodes de LENINE ni les faits de guerre de STALINE ni la longue marche celle de MAO ceux là étaient vraiment plus hauts que les gaudrioles de Mélenchon ou Dartigoles

      ouvrierpcf Le 27 juin à 23:19
    •  
    • Laisser la place à Bompard, le fossoyeur de l’unité avec les communistes, non mais et puis quoi encore ! Si la FI continue comme cela, elle va vite le rejoindre le score du pcf. Non au parti unique, vive la pluralité des gens, des partis,et de l’union !

      yves Le 28 juin à 22:21
    •  
    • Laisser la place à Bompard, le fossoyeur de l’unité avec les communistes, non mais et puis quoi encore ! Si la FI continue comme cela, elle va vite le rejoindre le score du pcf. Non au parti unique, vive la pluralité des gens, des partis,et de l’union dans le respect de tous ,

      yves Le 28 juin à 22:23
  •  
  • ecureuil66
    Résultat de FI : 19,7 % à "FI" il est plus compréhensible pour tous d’ écrire Mélenchoniste. FI c’est la Marque commerciale,
    par ailleurs l’article était en SuperPromo dans les gondoles du prêt à penser.

    93 Le 27 juin à 16:53
  •  
  • Le remplacement au sénat de JLM par Marie-Pierre Vie, suite à l’élection de JLM comme député ne pose pas un pb de règle de fonctionnement du sénat, mais un pb politique. Le duo JLM-MPV était fondé politiquement sur le FdG... qu’on a tué. Sur quoi repose aujourd’hui la substitution de JLM par MPV ? Quelle politique va-t’elle promouvoir ? Celle du PC ? Celle des Insoumis ? Est-elle crédible pour cela ?

    Abbé Béat Le 27 juin à 17:30
       
    • @ Abbé Béat
      Comme Jean Luc Mélenchon jusqu’à ces derniers jours, la politique à promouvoir comme dépité au Parlement européen est celle des ceux et celles qui vous ont élu. Lors des dernières élections européennes, les électeurs du Sud-Ouest n’ont pas voté pour Mélenchon ou la France insoumise (qui n’existait pas) mais pour une liste Front de gauche et sa profession de foi - sauf s’ils ont voté à la tête du client ou par hasard. Dans ce cas Marie-Pierre Vieu doit défendre la politique sur laquelle la liste avait été élu. Lorsque Jean Luc Mélenchon a fondé les Insoumis et déclaré la mort du Front de Gauche, étiquette sous laquelle il avait été élu, personne ne lui a demandé de démissionner de son poste de député. Il démissionne pour une autre raison, il a été élu député à l’Assemblée nationale (incompatibilité). De quel droit celui-ci a-t-il exigé que la seconde sur la liste (suppléante automatiquement) doive laisser la place à son directeur de campagne ? Et après on accuse les autres (ici le PCF) de pratiquer la "lutte des places" ? La FI ne devrait-elle pas balayer devant sa porte en la matière ?

      SB Le 27 juin à 18:08
    •  
    • Réponse à SB du 27/6 commentant mon intervention du même jour.
      Votre réponse à ma remarque concernant le remplacement automatique de JLM par MP Vieu selon les règles du Parlement européen n’est pas satisfaisante : je posais une question politique et, simultanément, de terminologie. Quelle sera sa référence politique ? Le sigle politique auquel elle se référera ? Le FdG, valable à son élection, mais mort aujourd’hui ? Au moment où la terminologie de dénomination des organisations politiques devient obscure (ou farfelue ?) : Républicains ou Socialistes, "historiques" ou "compatibles"... il faut être clair. Mon souci est de savoir s’il y aura au Parlement européen un député, ou une, qui - politiquement - sera le continuateur d’un JLM ou non ?

      Abbé Béat Le 28 juin à 17:19
  •  
  • Il t a t il eu accord écrit aux européennes sur le remplacement des députés européens ?.
    Sinon Dartigolles cherche à sauver les meubles.
    Quant à FI dont je suis , la considérer comme LE mouvement unificateur de la gauche de gauche. Ça me rappelle le PCF de la grande époque... attitude très stalinienne...

    ducono Le 27 juin à 18:47
       
    • @ ducono
      Il n’y a pas d’accord sur le remplacement comme Jean Luc Mélenchon tente de l’imposer a posteriori car cela ne se passe tout simplement pas comme ça, sauf à tromper les électeurs qui ont voté pour une liste et non pour un seul homme. Simplement l’application légale - que les intéressés connaissaient parfaitement - de la règle de l’ordre de la liste. C’est la même chose que lors d’un scrutin majoritaire où l’on désigne un titulaire et un suppléant. Si le premier vient à décéder ou démissionne, c’est le suppléant qui le remplace. Pour un scrutin de liste comme pour les européennes, c’est le suivant sur la liste, ici en l’occurrence Marie Pierre Vieu. Le vrai problème, c’est la tentative de Mélenchon de faire pression sur le PCF pour obliger la seconde à céder sa place à ...Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon. Alors lorsque des Insoumis parlent ici de "lutte des places" pour tacler le PCF, je leur fais remarquer qu’ils n’ont pas de leçons à donner en la matière.

      SB Le 27 juin à 19:00
  •  
  • C’est quoi l’argument de JLM pour refuser l’accession de MP Vieu au parlement européen ?
    Il n’est plus pour la proportionnelle ?

    pierre 93 Le 27 juin à 19:16
  •  
  • Nullissime. C’est lui qui parle de "faire de la politique comme cela"

    choucroute Le 27 juin à 19:55
       
    • Comme je ne conçois pas une seconde que le refus de JLM de voir MPV accéder au parlement européen soit basé sur l’anticommunisme, et qu’il ne peut pas avoir renoncer à la proportionnelle, pourquoi ce refus ?

      pierre93 Le 27 juin à 20:46
    •  
    • pas plus nul que ce vieux politicien, cela ne vous gène pas cette recherche permanent du buzz de la par de mélenchon, moi j’appelle cela du cinoche, pour en revenir a l’entretien de dartigolles il n’émet aucune critique de la direction, le refus de présenter une candidature communiste alors que les sociaux démocrates présentaient 2 candidats un ps canal officiel hamon et les ex socialistes toujours sociaux -démocrate fussent-ils"insoumis" Mélenchon, le choix était limité et cela c’est joué à celui qui passe le mieux à la télé,

      leon Le 28 juin à 17:10
  •  
  • Bonjour

    pour nombre d’entre nous le renouveau est passé par la France insoumise une autre façon de faire de la politique, l’avenir en commun son mode de construction et de discussion. Olivier dartigolles ne semble pas vouloir en prendre la mesure. Il ne semble voir que Mélenchon et vouloir revenir qu’à l’union de la gauche qu’il connaît. Comment faire avec quelqu’un qui nie, ignore, refuse de voir, entendre, écouter un tel changement ? Je le prends comme une rature sur ce qui a redonné de l’espoir, un appétit à tant de gens divers qui veulent continuer à faire vivre l’expérience qu’ils ont vécu. Pour lui apparemment ça ne compte pas. Quelle désespérance ! Demain c’est avec bonheur que je vais aller me réunir avec les groupes d’insoumis de mon coin.

    mtt Le 27 juin à 21:11
  •  
  • @93 et SB
    Bonsoir,

    En avant propos : je ne suis pas anti communiste, loin de là. Je suis né dans une famille communiste et mon père est toujours membre du parti. De plus j’ai un profond respect pour les communistes. Leur engagement sans faille dans les heures les plus sombres de notre histoire ; les grandes conquêtes : la SS avec Croizat, la nationalisation Edf-Gdf avec Marcel Paul, etc... sans oublier les 28 millions de morts soviétiques pour libérer le monde du nazisme. Oui sans détour, respect et même admiration. Rien ne pourra jamais ternir ce positionnement si vertueux. D’accord avec Poutine : "on ne refait pas l’histoire" adressé â ces 2 minables : Merkel et Hollande lors de la cérémonie à Auschwitz.
    Et celà fait mal de voir ce si bel outil malmené par une direction inflexible aux critiques citoyennes !
    Venons en à ce qui m’amène à réagir.
    Vous ne répondez pas aux interrogations : comment un parti comme le PCF stagne depuis pas mal d’années à 2/3 % ? Pour ma part, je pense que depuis Georges Marchais, sa stratégie est devenue totalement illisible. Le programme Commun était une stratégie de l’époque qui a permis des avancées significatives entre 81 et 83. Mais cette stratégie n’a plus lieu d’être tant le PS est devenu un parti social démocrate, c’est à dire un parti de droite. Vous indiquez que FI est un parti. Et bien figurez vous que je suis dans la FI mais que je suis incapable de vous sortir une quelconque carte. Encore une fois vous n’arrivez pas à comprendre que FI est une force citoyenne Maitre dOuvrage ET Maitre d’Oeuvre. Vous parlez de Melenchonistes sans connaitre son mode de fonctionnement. Mieux vaut s’interdire de croire en croire mais de pousser un peu plus le raisonnement pour atteindre le savoir. Vous êtes cordialement invité sans aucun à priori à venir assister à une réunion d’un groupe d’appui quelconque. Faites l’effort d’y aller, vous serez à même de vous faire une raison. Vous avez fait campagne à la présidentielle de manière autonome (je me demande encore que signifie cette gestuelle ; peut être j’y vais tout en y allant pas...)). Vous avez fait campagne sur les législatives : question sur quel programme de gouvernement ? Sans doute sur La France en Commun (du moins c’est ce que je suppose ( peut être mal)). Mais si c’est sur ce programme, alors question : par qui a été élaboré ce programme que les militants communistes n’ont pas validé et qui a été présenté par Pierre Laurent en janvier 17 ? Savez vous comment a été construit et validé l’Avenir en Commun. Répondre à ces 2 interrogations c’est permettre d’identifier factuellement ce que l’on entend par "Commun". Je vous conseille de lire "Commencer par les fins" de notre ami et philosophe Lucien Seve qui a été membre du CC du PCF. Le suivisme est le sujet. Je m’apercois que les pratiques n’ont vraiment pas changées...
    Je pense que cette législature doit être mise à profit pour élargir la force citoyenne afin de construire une conscience citoyenne (justement) politique majoritaire. Les partis doivent nous y aidet en se mettant à son service. Ils ont tout à y gagner.
    Ensemble OUI mais le peuple devant !
    Bien cordialement à vous.

    ecureuil66 Le 27 juin à 21:43
       
    • Ensemble OUI mais le peuple devant !

      Gloups.... Qui est le peuple dans cette phrase de conclusion ?
      La FI ?

      florent Le 27 juin à 23:06
    •  
    • @ ecureuil66

      Merci pour votre long message.

      Plus le temps passe, plus je vais éviter de dire "les" Insoumis au profit "des" Insoumis.

      En effet, il y a une différence entre vos propos respectueux et les propos haineux que nous avons entendus depuis des mois ici à l’encontre du méchant PCF qui n’a pas voulu soutenir totalement et inconditionnellement le programme l’Avenir en commun et son candidat unique (y-t-il eu un jour un appel à candidature avec pluralité de candidats et vote pour les "départager" au sein du PG ou de la France insoumise comme dans toute organisation démocratique ?). Ce méchant PCF dont les adhérents ont préféré pour un peu plus de 50% un soutien avec campagne autonome (ce que je regrette car parfaitement illisible) et qui a malgré tout et avec hésitation (encore heureux que l’on puisse hésiter à soutenir une organisation sans y adhérer et sans être obligé de mettre le petit doigt sur la couture du pantalon tout de même) donné ses parrainages. Cette bande "d’abrutis", dirigée par des "apparatchiks trotskistes des années 1970" (délicieux de la part d’un homme qui est resté pendant 20 dans les salons du Sénat au PS et avec... la cravate), ce corbillard qui envoi assister aux voeux de nouvel an du candidat Mélenchon son secrétaire général sans retour de politesse etc. La "mort et le néant" qui refuse de mourrir et se bat malgré tout pour conserver son autonomie et se débrouille tant bien que mal pour faire élire des députés et former un groupe. J’en passe et des meilleurs. Et ces humiliations de la part d’une organisation (le PG dont sont issus les principaux dirigeants de la FI - Bompard, Corbière, Coquerelle etc.) qui prétend donner des leçons à toute la gauche à moins de se prendre pour la gauche à elle toute seule.

      Les résultats décevants du PCF ne datent pas d’aujourd’hui et ne sont pas exclusivement le résultat de la concurrence avec la FI. Ils tiennent à des raisons historiques et surtout à une évolution sociologique qui a vu la classe ouvrière se comprimer et se transformer jusqu’à prendre son homogénéité d’autant. La réussite du projet Mitterrandien (auquel Jean Luc Mélenchon a adhéré avant de s’en éloigner en ... 2008) d’inversion du rapport des forces entre communistes et socialistes. Une réussite et un effondrement du parti qui avait, dans un rapport des forces inégalée depuis, aidé à obtenir les acquis sociaux que vous avez fort justement mentionnés. Un projet mitterrandien d’hégémonie socialiste avec des résultats qui ont vu les acquis sociaux diminuer et les inégalités augmenter en même temps que le PCF déclinait. C’est pas d’aujourd’hui. Rien de bien nouveau pour le PCF.

      Et la FI dans tout ça.
      Un succès véritable (tant pour la construction de l’organisation avec des groupes de soutien efficaces et attractifs auprès des jeunes que pour la campagne présidentielle). Simplement, ce succès est aussi le résultat de :
       la posture tribunicienne de Jean-Luc Mélenchon (difficile à accepter de la part d’un PCF qui s’en est éloigné depuis longtemps comme du culte de la personnalité et de la discipline de parti), posture faites d’agressivité et de recherche du scandale et du buzz - stratégie de communication employée par Jean Marie Le Pen dans les années 1980 (et sur ce plan Jean Luc Mélenchon est plus efficace que Marine Le Pen même si au final elle était devant),
       l’échec du PS qui n’est pas seulement celui d’Hollande mais des choix que ce parti avait fait dès 1983 (le tournant de la rigueur) puis avec Maastricht, stratégie qui a fonctionné avec le "vote utile" jusqu’au ras-le-bol complet des électeurs qui en 2017 ont enfin dit "niet" (sans se souvenir que le tournant de la rigueur et le traité de Maastricht avaient été à l’époque assumés par Jean Luc Mélenchon lui-même - sur ce plan il me fait penser au pompier-pyromane) mais en remplaçant son hégémonie par une autre,
       la souffrance toujours plus grande de nos compatriotes et de nous mêmes à subir un système toujours plus injuste socialement à laquelle le "dégagisme" prôné par Jean-Luc Mélenchon offre une occasion de se venger ("châtiez-les"), de se défouler.

      Le problème pour ceux qui comme moi n’adhéreront pas à la FI, c’est qu’une partie de ce qui a fait le succès de la FI et que je viens d’évoquer (le tribun, le dégagisme et la logique hégémonique de Jean Luc Mélenchon etc.) ne nous plaît pas du tout. S’il faut singer la FI sur ces aspects-là pour progresser électoralement, alors je préfère un "petit" PCF, parce que pour moi la fin ne justifie pas les moyens. Je suis un communiste d’aujourd’hui, pas d’hier (même si comme vous je conserve un respect pour l’histoire). Pour moi, la gauche ne peut être que diverse, le parti avant-gardiste m’est étranger. Ce que je ne considère pas pour mon propre parti, je ne peux l’accepter de la FI.

      Pour autant, il faut sortir de la logique d’opposition irréductible que certains Insoumis ici sur ce forum, de même que certains proches du PCF, considèrent. Lorsque j’écoute François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Danielle Obono, je suis d’accord qu’il y a peut-être plus de choses qui nous rapprochent qu’il n’y paraît. Le problème c’est que pour "gagner", Jean Luc Mélenchon a poussé très loin le bouchon du clivage, de la stratégie de la tension. On ne peut pas en sortir du jour au lendemain... Mais il le faudra si nous voulons être utile aux travailleurs et pas simplement jouer notre partition dans la recomposition à gauche.

      Le PCF doit se remettre en question, c’est une évidence. Simplement, il a aussi une histoire et un identité que ses adhérents ne veulent pas passer par dessus bord comme d’autres veulent les pousser à le faire. Il a un fonctionnement et un programme. Il n’est pas plus soluble dans le PS que dans la FI. Maintenant, dire cela c’est une chose mais ne rien dire sur la remise en question tout aussi nécessaire de la FI, ce serait une grave erreur. La FI a-t-elle atteint les objectifs qu’elle s’était fixée ? Jean-Luc Mélenchon, président ? Une majorité FI imposant une cohabitation ? Je pense que son succès (un succès qui peut aussi n’être que sans lendemain - qui sait ce que sera la France dans 5 ans, ce qui séduira les Français ?) ne doit pas faire illusion. Les vrais vainqueurs sont Macron et l’abstention. Pas plus le PCF que la FI ne peuvent l’ignorer.

      Vous dites que vous n’êtes pas anti-communiste. Et bien moi, même si je suis en désaccord avec la FI et quelle n’aime pas le personnage Mélenchon, je peux vous dire que je ne suis pas anti-insoumis. J’espère que l’on pourra travailler ensemble mais c’est pas gagné. Nous n’aurons peut-être tout simplement pas le choix.

      SB Le 27 juin à 23:35
  •  
  • Bonsoir,
    Vous citez Lucien Sève et je partage son point de vue sur le suivisme, mais la critique peut être aussi largement appliquée à la FI qu’au PCF quand on voit l’idolâtrie dont JLM est l’objet de la part de certains Insoumis (je ne dis pas tous). Lisez l’extrait suivant d’un appel du 16/09/2016 :
    « Afin de nous engager toutes et tous ensemble dans ce combat politique si important pour l’avenir de notre pays, il est indispensable que soit constitué au plan national, avec toutes les parties concernées, un lieu d’échange et de coordination qui rendra compte de notre diversité politique et sera ouverte aux acteurs des mouvements sociaux comme aux intellectuels, créateurs et artistes, qui manifestera notre ambition commune et donnera à nos campagnes présidentielle et législatives la plus grande efficacité. Nous proposons que celles et ceux qui entendent se joindre à notre appel contribuent activement à la convergence des forces sociales et politiques de gauche et écologiste dans les villes, les départements et les 577 circonscriptions législatives, avec les organisations locales du PCF, du PG et de « La France insoumise », d’Ensemble, d’EELV et des groupes de socialistes critiques, ceux de l’Appel des cent, les assemblées citoyennes créées dans le cadre du Front de gauche ainsi que les citoyennes et citoyens, celles et ceux qui se sont mobilisés depuis des mois contre la politique du gouvernement, les femmes et les hommes susceptibles de participer à une démarche de rassemblement et d’innovation à gauche pour 2017.C’est la clé d’une convergence à gauche audacieuse et déterminée, d’une véritable dynamique collective et donc du succès. »
    Cet appel qui soutient la candidature de JLM mais se prononce pour une convergence à gauche sans ralliement à la FI qui en serait une des composantes est signé, entre autres par... Lucien Sève... Le résultat à l’Assemblée n’aurait-il pas été meilleur si cet appel avait été suivi ?
    Cordialement.

    Marc Sidonny Le 27 juin à 23:26
  •  
  • Si ce n’est pas Melenchon qui se presente en 2022, je n’en ferai certainement pas un fromage ! Par contre, j’espere bien que d’autres figures émergeront durant ces 5 ans qui feront que le projet des insoumis ( programme qui aura certainement évolué avec les problematiques auxquelles il propose des solutions )
    sera bien représenté en 2022 !

    Carlos Le 28 juin à 08:32
  •  
  • Depuis mon enfance et les camps Vaillants, je peux dire que j’ai été proche du PC, même si après les années UEC, je ne suis pas demeuré longtemps écarté au parti que j’ai quitté après la volte face à propos de la Tchécoslovaquie. Mais aujourd’hui je m’en eloigne encore plus à cause de gens comme Dartigolle ou Chasseigne.
    Les campagnes présidentielle et législatives menées avec FI m’ont donné de l’espoir et le désir de remiliter malgré l’âge. Qu’en sera-t-il dans l’avenir, je n’en sais rien, mais je doute que le PC qui a saboté ces élections retrouve un jour ma confiance.

    DMc Le 30 juin à 18:47
  •  
  • Le Dartigolles il nous prends pour des petits poisson rouge.
    Pour mémoire : Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon https://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-a-jean-luc-melenchon-30214.html
    Avec un tel porte-parole le PCF va rester sans voix.
    34 ans après le virage libéral (mars 1983), il serait temps de comprendre que l’union de la gauche à l’ancienne ça ne fonctionne plus.
    Concernant la politique du PCF, elle n’est toujours pas sorti de la crise "de direction" depuis le fameux comité central de juin 1984. (Voir l’ouvrage de Michel Cardoze "Nouveau voyage à l’intérieur du PCF" et notamment le chapitre "Naissance d’un comité central" P 117

    Sodol COLOMBINI Le 6 juillet à 04:23
  •  
  • La présentation initiale, et les commentaires qui la suivent, me donnent une impression désagréable : on y assiste à un combat souvent assez haineux entre des tenants que l’on devine être d’une certaine sensibilité communiste et des tenants que l’on devine être d’une certaine sensibilité FI, plus d’autres probablement encore... Je pense que si l’on prend les choses ainsi on n’est pas prêt d’en sortir, quand, simultanément on dit qu’il faut arriver à « un large rassemblement, n’excluant personne » … Je crois au contraire qu’il faut prendre les choses de plus haut et avec une certaine rigueur théorique. Pour ma part, je reste convaincu que la méthodologie initiée par Marx, il y a plus d’un siècle et demi, est toujours la bonne méthode… C’est, en tout cas elle que j’essaye d’utiliser à ma façon.
    Le monde d’aujourd’hui s’est complexifié depuis Marx. Aux classes « bourgeoises » (le Capital : la classe exploiteuse) et « prolétariennes » (la classe ouvrière et, maintenant plutôt, « les couches populaires » : la classe exploitée) que Marx avait bien identifiées en son temps, est venu s’adjoindre depuis le « fordisme » des années 30, « les classes moyennes ». Je pense qu’il faut les considérer comme une « 3ème classe », pour mieux comprendre ce que nous vivons actuellement… et les manières de s’en sortir
    A la différence des deux autres classes (« marxiennes » ou « historiques ») cette classe moyenne devrait être considérée comme « partiellement exploitée », donc, partiellement « exploiteuse », « en soi », mais surtout dans la conscience qu’elle a de sa position (ce que les marxistes nomment « la classe pour soi »). Sur le plan politique, cette classe moyenne est aujourd’hui emmenée par une élite (énarques, traders, hauts fonctionnaires, etc…). Elle a façonné les partis politiques qui représentent cette classe moyenne et, notamment, le PS. L’élite mène le jeu et une masse importante de cette classe suit le mouvement, surtout par opportunisme. Etre avec ceux qui gagnent peut rapporter davantage qu’être avec ceux qui peinent : on en récolte toujours quelques miettes, même si, au fond de soi-même, on se sent brimé… Ces sentiments, propres à une fraction importante de la classe moyenne, se propagent aussi au sein des classes populaires, ce qui complique évidemment les choses… Et dans cette classe-là, une large fraction, non identifiable à la précédente, mais qui suit le mouvement, ne se fait plus beaucoup d’illusion, et se vit donc dans une perspective décourageante. Ce qui complique encore davantage les choses…
    Pour sortir de cette situation sans issue apparente, car les classes moyennes dans un pays « avancé » comme la France, englobent une large fraction des « 99 % » de la population (selon P. Laurent) je ne vois pour ma part qu’une solution : unir les fractions les plus conscientes de la situation dans les deux classes « exploitées » (les plus exploités et les partiellement exploités : les « populaires » et les « moyennes »). Compter sur cet embryon d’union pour progressivement l’étoffer, jusqu’à ce qu’il devienne majoritaire dans les urnes (probablement appuyé par la rue !). La croissance de ce rassemblement-là se fera en opposition à l’évolution négative qu’impose le Capital (la classe capitaliste) à ces « classes moyennes » elles-mêmes, notamment de la minorité qui lui est inféodée. Il s’agit que ces « inféodés » prennent conscience de leur situation ambiguë, soit de leur propre chef, soit, à mon avis, par l’éducation politique que sauront inculquer ceux qui ont pris les devants dans la compréhension du monde actuel qui les entoure. L’expérience montre que cette « avant-garde » se rassemble dans des partis politiques qui « représentent », plus ou moins les catégories sociales existant dans la société. Mais où sont les partis politiques représentatifs de ces deux classes plus ou moins exploitées, c’est-à-dire ceux qui sont porteurs de cette conscience politique d’action commune, contre leur exploiteur ? Où est l’embryon d’union entre elles susceptible d’amorcer la pompe ? Car il est certain qu’une telle union attirera à elle en se renforçant les hésitants, les désespérés de la politique, les opportunistes, ceux qui se fourvoient vers des solutions qui, en réalité, les méprisent et les trompent … Ces laissés pour compte, si on les met en mouvement, viendront toujours davantage grossir les rangs de l’union nécessaire, puisqu’ils disposent, d’une réserve énorme de possibles confrères (les 99% !). Passons en revue les partis politiques représentatifs des classes en question et voyons s’il y a des chances de les unir pour cette bonne cause.
    Les partis de droite ou du centre ? Ils sont les « fondés de pouvoir » du Capital, ils sont donc à combattre. Peu d’espoir de ce côté : ce seront les derniers à admettre qu’ils doivent abandonner le Capital, leur mentor. Et ce ne sera pas une petite affaire !
    Les partis de « classes moyennes historiques » : PS, Verts, et quelques autres plus microscopiques ? PS, Verts, ont été laminés aux dernières élections et persistent à rester sur leur position dépassée par la fraction qui a rejoint Macron, et qui en veut davantage : peu d’espoir pour l’instant de ce côté-là aussi. Mais si l’union dont on parle s’affirme, le rapport de forces ainsi créé en convaincra sans doute un nombre accru de rétropédaler, pour les raisons évoquées ci-dessus.
    Les partis « représentatifs » des classes populaires ? Ils se réduisent aujourd’hui à deux essentiels : le FN… mais il ne peut être considéré comme un parti représentant « historiquement » les classes populaires. Son succès actuel, bien que certain, résulte de l’absence d’un parti fort, historiquement quant à lui ancré dans les classes populaires, et qui offrirait une alternative à ce FN. Un tel parti était le PC et, s’il s’est « évaporé », il conserve encore un noyau qui peut repartir… à condition qu’il le veuille !
    Un parti de classes moyennes apte à une union avec ce PC déclinant (mais toujours proche des classes populaires car toujours marqué par son passé d’authentique parti « de la classe ouvrière », qui fut porteur d’une « théorie politique » efficace : le marxisme). En cherchant bien et en dépit des mots doux échangés…je ne trouve dans la liste que les Insoumis : leur programme se retrouve pour l’essentiel au PC dans sa forme actuelle, et s’il ne se dit pas marxiste, il reprend souvent des analyses politiques qui s’en inspire. On doit pouvoir concilier ces deux forces politiques. Il reste cependant à renouer le dialogue, que le FdG avait réussi à démarrer. Alors : un peu de bonne volonté de part et d’autre… et cela devrait marcher ! Pour moi, actuellement, c’est le pari à faire … Si impasse il y a, c’est de penser que chacun, tout seul, pourrait se passer de l’autre, être en somme l’unique pôle de ralliement pour tous, ou, ce qui est pire, que chacun pourrait s’en tirer avec des alliances contre nature. Il y a bien deux classes à allier : une « populaire » et une « moyenne » dont les seuls partis représentatifs et aptes à amorcer le mouvement ensemble sont aujourd’hui le PC et les Insoumis… Ce n’est peut-être pas encore beaucoup de monde… mais pensons à l’objectif qu’ils doivent avoir, d’unir 99% de la population : on a de la réserve ! En tout cas, si dans ces partis et leur voisinage, on n’est pas tout à fait dans la même classe sociale, si l’on admet, comme moi, l’existence de cette « 3ème classe », ce n’est pas une raison pour s’injurier… mais de reconnaître que chacun, isolé, est impuissant à réaliser une « transformation sociale » bénéfique pour tous, dans le monde tel qu’il est devenu…

    Abbé Béat Le 8 juillet à 22:24
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  • @Abbé Béat Le 8 juillet à 22:24
    Mon père,

    Comparer FI et ses 7 millions à "la mort et le néant" du pauvre Dartigoles....c’est comparer un athlete et un cadavre. C’est insensé. Cela ne mérite pas le débat.

    Dominique FILIPPI Le 12 juillet à 12:13
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